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interviewSud Radio — L'invité politique· 23 juin 2026 18 min

L'invité politique Sud Radio - Avec Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-Seine, rapporteur général du Budget, chef du service des Urgences de l'Hôpital Pompidou

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili. Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-Seine, rapporteur général du budget, chef du service des urgences de l'hôpital Pompidou et l'invité de Jean-François Aquili. Messieurs, c'est à vous. Bonjour Philippe Juvin. Bonjour.

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Philippe Juvin

Nous évoquons la canicule, bien évidemment. Les urgences, celles notamment de Georges Pompidou à Paris, les vôtres, est-ce qu'elles sont en surchauffe ? Est-ce qu'elles tiennent ? Alors les urgences tiennent, elles ont à faire face en fait à essentiellement deux types de patients. Des patients âgés qui sont déshydratés, qui ne boivent pas, personne n'est là pour s'en occuper et puis décompensent leur pathologie. Et puis des patients jeunes, parfois jeunes, très jeunes, 20 ans, 25 ans, 30 ans, qui font du sport et qui arrivent en situation d'hyperthermie. Parce qu'ils vont courir en surchauffe quoi. Exactement.

Et je suis assez frappé que, alors même quand même quand il y a des messages d'alerte, on continue à avoir des gens jeunes encore cette nuit, qui arrivent très déshydratés après avoir fait des efforts, avec des nausées, des vomissements, etc. Donc je dis à tout le monde, c'est sûrement pas le moment d'aller faire un footing quand il fait 40 ans. Mais ce n'est pas la submersion ? Non, enfin la submersion, je ne sais pas ce que ça veut dire. Le sujet qui vient à Joris en 10 disent que les jours qui viennent vont être difficiles. De toute façon, vous savez, chaque année, les urgences sont submergées par la vague de froid en hiver, et par la vague de chaud en été.

Parce qu'on a un système de santé qui est devenu probablement d'une certaine manière inadapté à la population et qui est également mal utilisé d'ailleurs. Il y a des tas de gens qui vont aux urgences qu'ils devraient voir leur médecin traitant. Vous avez la clim à Pompidou, Philippe Juvin ? Dans certains services, en particulier le service des urgences, nous avons la climatisation. Il y a beaucoup d'hôpitaux en France qui n'ont pas la clim.

Et j'ai découvert, ça paraît absolument fou, alors vous allez me dire que ça ne s'applique pas aux hôpitaux, je veux bien le préciser, mais il y a dans le code de l'énergie une disposition qui dit que les bâtiments qui sont climatisés, sauf exception, genre les hôpitaux, ne doivent pas baisser leur température autour de 25 degrés. Autrement dit, en France, on n'a pas de climatisation dans les bâtiments en général, mais quand il y en a, il s'est trouvé un haut fonctionnaire pour édicter une règle, qui a d'ailleurs été signée par un ministre, sans n'avoir lequel, qui dit qu'il ne faut pas trop l'utiliser. Tout ça, c'est absurde, c'est uburois. Encore la bureaucratie en la matière.

Philippe Juvin, vous êtes d'accord avec Marine Le Pen, qui revendique un grand plan clim national et qui a épinglé au passage le CHU de Nantes, où la clim n'est pas installée partout. Ah oui, je crois qu'elle a raison. Oui, elle a raison. Tous les gens qui, depuis des années, nous disent, nous bassinent les oreilles avec l'idée qu'il ne faut pas de climatisation, c'est mauvais pour le climat, oublient une toute petite chose. C'est qu'en France, nous avons une électricité qui est décarbonée. Donc, quand on a des appareils, des éclimatiseurs, ils consomment de l'électricité, certes, mais c'est de toute façon de l'électricité qui ne pose pas de problème.

Et puis, la clim, c'est très ponctuel, ça sauve des vies ponctuellement. Et dans la balance coûts-bénéfices, il faut évidemment mettre des climatisations un peu partout en France. On va parler du budget parce que vous êtes rapporteur général. Juste au passage, le fond vert qui a été raboté, ce n'est pas la bonne idée, du coup ? Le sujet désormais, c'est quoi ? C'est que nous n'avons plus les moyens. Écoutez, tout ce qu'on finance, de nouveau d'abord, mais aussi nos retraites, nos salaires des fonctionnaires, sont financés à crédit.

Donc, dès lors que personne ne prend à bras-le-corps la question des déficits, du fait qu'on dépense trop en France et qu'on dépense mal, et on ne produit pas assez, eh bien, va conduire à des rabots, dont le fond vert, malheureusement. Mais aussi la justice, mais aussi l'éducation, etc. Tiens, puisque vous parlez de la justice, on va parler du budget, rassurez-vous. Sur l'IANA, première conséquence du pré-rapport rendu après le meurtre de la fillette dans le Gers, on nous dit, Laurent Lunez mute deux gendarmes, et puis c'est Gérald Darmanin qui annonce l'ouverture d'une enquête administrative contre la substitut du parquet d'eau. Il faut attendre les conclusions finales à la rentrée.

C'est la bonne réponse à vos yeux, Philippe Juvin. Il faut des sanctions. Je crois qu'il y a deux choses. S'il y a des responsabilités personnelles, il faut évidemment qu'elles soient... Donc là, c'est le cas. C'est ce que semblent dire les ministres, mais je ne connais pas le dossier, ni vous, ni personne ici. On verra ce que dit l'enquête. Et puis après, il y a une question plus systémique. Et on a bien relevé ces derniers jours, par exemple, qu'il y avait des fichiers informatiques qui ne communiquaient pas entre eux. On a relevé qu'entre deux tribunaux, on s'échangeait des courriers par la poste, alors qu'il existe quelque chose d'assez miraculeux qui s'appelle le mail.

Donc, on voit bien qu'on a une justice qui est sous-équipée, qui n'a pas l'habitude de gérer des masses et des masses d'informations. Et quand Emmanuel Macron dit, on ne répond pas à un drame par des cris, le président qui veut agir sans précipitation ni démagogie. Vous le soutenez là-dessus ? Oui, on ne peut pas dire le contraire. On ne peut pas dire qu'on veut répondre aux crises par des cris et de la démagogie. Simplement, nous devons aussi veiller à une chose, c'est de ne pas simplement faire du commentaire, essayer de colmater les brèches quand il y a un drame, et ne pas s'occuper aux questions de fond.

Je vous le répète, prenons ce simple exemple de la communication entre les fichiers informatiques, entre les services. Déjà, si on réglait cette question, je pense qu'on sauverait probablement des vies. Oui, là, il y a eu échange de courrier par la poste parce que des vidéos pèsent trop lourd au regard des systèmes informatiques qui équipent la justice. C'est bien connu, en France, on a un microclimat qui fait qu'on ne peut pas transférer des fichiers vidéo. Enfin, tout ça est absurde. On voit bien que nous sommes à l'âge de pierre du numérique dans l'administration et qu'on le paye parfois très cher.

L'âge de pierre du numérique dans l'administration, vous le vivez à l'hôpital aussi, Philippe Juvin ? À l'hôpital, en tout cas, moi, j'ai la chance d'être dans un hôpital qui est plutôt moderne, donc j'ai vraiment cette chance-là. Ce n'est pas le cas de tous les hôpitaux en France. Je connais des hôpitaux où les moyens sont comptés, humains et matériels, évidemment. La question de l'informatique dans les hôpitaux est clé. Par exemple, vous allez faire une radio, vous, en ville, dans un cabinet de radiologie, un scanner, et bien il est quasi certain que l'hôpital dans lequel vous irez consulter ensuite n'aura pas accès aux images ou de façon compliquée. Pareil pour votre dossier médical.

Est-ce que c'est normal ? Non, ce n'est pas normal. Philippe Juvin, le budget arrive. Vous êtes rapporteur général. Quatre experts économistes prestigieux qui vont aider Bercy à préparer le budget de 2027. Il y a 130 000 fonctionnaires qui travaillent pour le ministère de l'Économie et des Finances. Il n'y a pas de ressources, à vos yeux ? Non, mais les quatre experts, c'est une opération de communication. Tout le monde le sait. Que vont dire les experts si ce n'est ce qu'ils ont déjà eux-mêmes écrit, ce que d'autres ont écrit ? La situation est assez claire, malheureusement.

Un, le déficit est en train de progresser de façon considérable, d'exploser, la Commission européenne dit qu'à la fin 2027, nous aurons un déficit de 5,7% du PIB alors que nous étions engagés à avoir 4,1%. Deuxièmement, il faut dépenser moins, il faut dépenser mieux et il faut travailler et produire plus. Les choses sont assez faciles. Et j'ajoute deux choses. Quand on dit qu'il faut dépenser moins, ce n'est pas tant le train de vie de l'État, même s'il faut évidemment le réduire. Mais où sont les dépenses ? La première dépense, ce sont les retraites. Donc si on n'a pas de réforme des retraites, on n'y arrive pas. Et la deuxième dépense, c'est la santé.

Si on n'a pas une réforme du système de santé, il n'y aura pas de rétablissement des comptes plus. Et Sébastien Lecordule, le Premier ministre, veut un budget pour février. Fallait-il peut-être une loi spéciale, puisqu'il y a la présidentielle qui est arrivée à la campagne, quelques mois en réalité ? Il y aura une nouvelle bataille sur les budgets. Philippe Juvin, est-ce que c'est le moment ? Je ne vais pas rentrer dans des termes techniques, mais il faut un budget d'abord pas pour février, il faudra un budget pour le 31 décembre, c'est ce que dit la loi. Deuxièmement, il y a deux manières de faire.

Il y a un certain nombre de gens qui disent ce budget, au fond, il embête tout le monde, il y a des élections présidentielles qui arrivent, on va faire un budget de gestion et puis on laissera le nouveau président se débrouiller. Moi, je pense que c'est une très mauvaise idée, parce que le monde entier nous regarde et le monde entier a besoin de direction. Donc je pense que ce budget-là, il faut que ce soit un budget de vérité où on commence à mettre sur la table ce que nous ferons pour les cinq ans à venir.

Et j'ai vu le Fonds monétaire international la semaine dernière, et je vous dis une chose très simple, le Fonds monétaire international nous exprime une grande inquiétude et si le président élu au mois de juin ou mai prochain n'a pas les idées claires et ne sait pas très rapidement mettre sur la table son plan de rétablissement des comptes publics pour les cinq ans, ça se passe très mal pour le pays. Donc il faut dès le mois de novembre qu'on commence à mettre des solutions sur la table. Sinon, encore une fois, les Français vont le payer cher. L'objectif des 5% est oublié, j'imagine.

En tout cas, la Commission européenne nous dit que fin 2027, on sera à 5,7% et le bruit court que certains ministres diraient plus de 6%. D'ailleurs, j'ai interrogé M. Amiel sur le sujet. En tout cas... Nous pourrions être au-dessus de 6%. Il y a effectivement des bruits qui courent là-dessus. J'ai fait une demande officielle en tant que rapporteur général à Bercy pour qu'ils me répondent quels sont leurs chiffres. En tout cas, la Commission dit 5,7% et je vous rappelle qu'il y a un an, la France s'était engagée pour fin 2027 à 4,1%. Ça signifie que oui, le déficit est désormais hors de contrôle. Donc vous dites budget et opération vérité, Philippe Juvin.

Il y a également le débat sur la fin de vie. Dernier ronde à l'Assemblée nationale pour ce projet de loi au fond auquel vous êtes farouchement opposé. Vous-même, en tant que médecin, vous l'avez évoqué ici même à ce micro. Philippe Juvin, mi-juillet, il y aura une adoption. Vous avez l'impression que les Français sont passés à côté du sujet ? J'ai l'impression qu'on a mal posé les termes du débat. Si vous dites est-ce que vous préférez mourir dans d'affreuses souffrances et à l'agonie douloureuse ou éventuellement pouvoir choisir votre mort ? Évidemment, les gens ne veulent pas mourir dans d'affreuses souffrances. Donc la question n'est pas bien posée. La vraie question, c'est...

Il y en a plusieurs. Moi d'abord, je ne veux pas comme médecin quand j'entre en blouse blanche dans une chambre que le patient ait à se poser la question de la raison de ma venue. Et deuxièmement, ma crainte compte tenu du système de santé qui est très paupérisé, c'est qu'on fasse en réalité appel à l'euthanasie par défaut d'accès à des soins et des soins palliatifs. Vous savez, Jean-François Aquilly, combien de temps il faut aujourd'hui pour avoir une consultation contre la douleur en France ? Deux à neuf mois. Et vous savez en combien de temps on pourra obtenir l'euthanasie ? Deux à dix-sept jours. Deux à dix-sept jours. Donc le risque est là.

C'est que les gens risqueront par défaut d'avoir accès à l'euthanasie parce qu'ils ne pourront pas être soulagés. Donc pour vous, c'est l'impensé de cette loi, c'est-à-dire régler un problème économique vis-à-vis de la mort ? Ce n'est pas pour des raisons économiques, c'est simplement que des gens seuls, pauvres, des gens qui ne pourront pas se faire soigner correctement, ne pourront pas être soulagés, ne pourront pas être accompagnés, par défaut risque de demander l'euthanasie. Vous savez qu'on a dit, on va faire deux lois, une loi sur l'euthanasie, une loi sur les soins palliatifs, comme ça les gens auront le choix.

Mais la loi sur les soins palliatifs, qui est très bien, mais elle va mettre dix ans à se mettre en place. C'était le choix de François Bayrou, Premier ministre. Il y a une asymétrie dans l'offre. Il y a des soins palliatifs qui vont être développés, mais qui vont mettre du temps, et l'euthanasie qui sera immédiatement proposée. Et ça, c'est un vrai... Vous vivez cette loi qui sera votée, nous sommes d'accord, mi-juillet, vraisemblablement, comme une défaite, Philippe Juvin ? Oui, assurément, assurément. Et puis j'attire l'attention des Français, vous savez, sur un point qui est un point de principe. Il y a toujours eu un interdit de donner la mort.

Et le fait de donner des exceptions à cet interdit expose à ce que demain, d'autres personnes donnent d'autres exceptions à ce même interdit. Philippe Juvin, 2027 arrive, nous l'avons évoqué. Vous étiez présent samedi au Parc Floral en soutien à votre candidat, Bruno Retailleau ? Vous étiez là ? Oui, je suis évidemment... Vous n'étiez pas tous là, hein ? Il n'y avait pas Laurent Wauquiez, pas Xavier Bertrand. Il faut leur poser la question. Oui. Bruno Retailleau qui dit vouloir aller jusqu'au bout. Chaque fois que nous posons la question aux personnalités de votre camp, comment est-ce que ça se départage, tout ça, à la rentrée ? Personne n'a la réponse, Philippe Juvin ?

Non, alors moi j'avais une réponse, mais qui n'a pas été choisie par mon parti. Oui, je pensais qu'il fallait qu'on ait une grande règle de départage de type primaire 2017. Bon, ça n'a pas été choisi. Je suis certain que les candidats de droite et du centre auront l'intelligence au moment donné de dire... Quel est le moment donné à vous dire ? De dire, finalement, je n'y vais plus et je soutiens. Simplement, le grand paradoxe sous la Ve République, c'est qu'un parti politique ne peut pas ne pas avoir de candidats à l'élection présidentielle. Et il est assez logique que Bruno Retailleau joue crânement les Républicains et la chance des Républicains.

Je pense que la France est à droite, elle a besoin de solutions et d'alternatives. À nous de persuader que ce sont nos solutions. Philippe Juvin, c'est un temps fort ce soir, l'entrée de Marc Bloch et avec son épouse Simone au Cantéon, une cérémonie voulue par le président Emmanuel Macron, qui dit au Figaro ce matin, je pense que Marc Bloch dit quelque chose dans le moment, c'est-à-dire que l'étrange défaite qui évoque le 1940, la débâcle, nous évoque peut-être par certains côtés ce qui se passe aujourd'hui.

Oui, je crois que dans l'étrange défaite, il y a une phrase qui est nous avions une armée, c'est pendant la débâcle de 1940, nous avions une armée de temps de paix alors que nous sommes en guerre. Une armée qui s'est défilée, par exemple, mais qui ne sait pas faire la guerre. C'est un peu le cas, je trouve, du pays. Nous avons un pays un peu insouciant alors que les temps et les périls nous guettent. Encore une fois, c'est vrai en matière économique, c'est vrai en matière d'éducation. Nous avons une éducation qui ne répond plus aux besoins d'un pays qui a besoin de se développer. C'est une question de démographie, c'est une question de défense.

Nous sommes un pays de temps de paix alors que nous sommes en guerre. Allusion sans doute à cet écrasement bureaucratique, la faillite des élites, l'impréparation, ce que vous disiez, collective à la guerre, la vacuité de la vie politique. Philippe Juvin, je vous sens très pessimiste ce matin. Je suis un pessimiste qui se soigne. C'est-à-dire que je passe par des phases où effectivement, je me dis que les choses vont mal et des phases où je me dis qu'au fond, les choses sont très faciles parce que les solutions, on les a à portée de main, on les connaît. et il suffirait qu'il y ait une ou des personnes qui disent, ben voilà la ligne et voilà ce que nous vous proposons.

Ce que j'attends moi du candidat à la présidentielle, Bruno Rotaillot, c'est mon candidat et d'autres, si d'autres sont candidats, j'attends la chose suivante, non pas qu'ils me fassent des propositions de mesures techniques. Ça, c'est intéressant. C'est pas suffisant. J'attends qu'ils me donnent une vision du pays. Où est-ce qu'ils nous emmènent ? C'est ça dont nous avons besoin. Donc à ce titre-là, je suis optimiste.

15:19
Présentateur

Je suis frappé par les mots de Philippe Juvin et merci pour cette interview avec Jean-François Aquili. Mais vous nous dites la France est à droite et puis dans la phrase qui suit, vous nous dites oui, je suis un pessimiste qui se soigne. Pourquoi ? Vous avez déjà... Je vous projetez dans quelques mois

15:36
Philippe Juvin

et vous vous dites de vous redouter une étrange défaite. Un pessimiste qui se soigne, c'est quelqu'un qui prend les mesures pour que le malheur n'arrive pas. La France est à droite et attend quelque chose. C'est à nous maintenant de répondre avec un projet de société qui ne soit pas des mesures techniques mais une vision du pays et les leviers sont relativement faciles à mettre en oeuvre. Il suffit simplement de le vouloir. On sait ce qu'il faut faire. On sait qu'il faut dépenser moins. On sait qu'il faut dépenser mieux.

16:04
Présentateur

Je suis un homme politique, je sais ce qu'il faut faire et malheureusement, ça ne va peut-être pas se produire parce qu'il y a des enjeux politiciens. C'est un peu ça.

16:10
Philippe Juvin

Non, parce qu'il y a une culture du renoncement en France où on se dit à quoi bon, etc. Regardons tous les pays qui sont passés par la même face que nous. Ils y sont arrivés. Le Canada, le Portugal, l'Espagne, même la Grèce. Donc c'est en cela que nous devons être des pessimistes qui deviennent optimistes.

16:27
Présentateur

Comme ça, on finit sur une note positive. Merci infiniment. Et puis je retiens aussi en tout début de cet entretien avec Jean-François Achilly. La mise en garde au sujet de la canicule à tous ceux qui nous écoutent. On comprend bien qu'il y a des personnes âgées dans les hôpitaux parce qu'elles se sentent seules, etc. Elles ont besoin d'aide. Mais alors que des jeunes fassent des footings à 8h du matin quand il fait 40 degrés et ensuite viennent encombrer les urgences, non mais franchement... Le problème n'est pas

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Philippe Juvin

qu'ils encombrent les urgences et qu'ils se mettent en danger.

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Présentateur

Mais c'est ça. Mais moi, je les vois courir et je me dis mais ce n'est pas possible. Enfin, je veux dire, il y a eu dans l'actualité malheureusement récemment un jeune homme qui est mort à l'occasion lorsqu'il a couru à 10 kilomètres. Donc c'est un risque. Merci en tous les cas Philippe Juvin avec votre double casquette d'expert à la fois politique mais aussi votre regard bien entendu puisque vous êtes chef du service des urgences de l'hôpital Pompidou. Merci d'être venu dans le studio de Sud Radio. On se retrouve dans un instant pour le grand débrief. On va poursuivre cette discussion. On abordera également la discussion autour du rapport d'enquête sur l'IANA.

On avait l'avocat ce matin des petites filles de Joël Barrella qui nous disaient c'est un rapport qui a pour but de couper les têtes. Vous êtes d'accord ? Vous n'êtes pas d'accord ? Vous nous appelez au 0826 300 300. On se retrouve dans un instant. Très bonne matinée à tous. Il est 8h33 sur Sud Radio.