Franck Riester, ministre délégué chargé du Commerce extérieur – 28/02
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:09OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez nous donner un peu plus de précision sur ces 10 milliards ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Les investissements directs dans des entreprises ou via des véhicules ?
- 2:50FerméeRéponse directe
Ça, c'est pour quand ?
- 3:19RelanceRéponse partielle
Est-ce que ça peut continuer jusqu'où ?
- 4:29RelanceRéponse partielle
Vous pensez que vous pouvez aller plus loin ? Le gouvernement peut aller plus loin ?
- 6:25FerméeRéponse directe
Est-ce qu'il y a une majorité pour voter ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:19Invité politiquePromesse
« D'abord, c'est une annonce très importante. 10 milliards d'investissements d'ici à 2030 par le Qatar, dans le cadre notamment du plan France 2030, pour réindustrialiser le pays et décarboner le pays, en investissant notamment dans des secteurs d'avenir. »
- 1:37Invité politiqueChiffre
« Il y a des exportations et des échanges commerciaux qui sont presque à 3 milliards d'euros en 2023. »
- 3:59Invité politiqueChiffre
« 82 milliards d'euros d'exportation et un excédent dans la balance commerciale de plus de 6 milliards d'euros. »
- 13:57Invité politiqueFait
« sur l'année 2023 il y a une nette baisse notamment parce que le coût de l'énergie et des importations de l'énergie s'est amélioré. »
- 14:17Invité politiqueChiffre
« la balance des paiements qui est en amélioration, qui est à moins de 33 milliards. »
- 15:21Invité politiqueFait
« la France est toujours à la fois dans le nombre d'investissements sur son sol et de la perception des acteurs économiques internationaux le pays le plus attractif d'Europe. »
- 15:56Invité politiqueFait
« c'est qu'on est encore trop compliqué en France, il faut qu'on simplifie. »
Temps de parole
- Franck Riester73 %
- Présentateur27 %
≈ 3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
BFM Business présente Edwis Chevriot, la grande interview. Bonsoir à tous, bienvenue dans la grande interview. Franck Christaer, le retour au commerce extérieur. Bonsoir Franck Christaer. Bonsoir. Merci d'être notre invité. Vous êtes désormais de nouveau, mais vous avez élargi votre champ de compétences puisque vous êtes ministre délégué chargé du commerce extérieur. De l'attractivité, ça tombe bien. Il y a un sondage, une enquête qui a été faite par l'AMCHAM, l'American Chamber, sur le regard des Américains sur la France. On en dira un mot. Vous êtes aussi ministre de la Francophonie et des Français de l'étranger. Beaucoup de questions vous posez.
Demain, vous allez au Salon de l'Agriculture, peut-être pour expliquer pourquoi les accords internationaux, c'est quelque chose de formidable et qui profite à l'agriculture française. À mon avis, vous aurez peut-être un petit peu de mal à les convaincre, mais on va en parler d'abord, une question sur le Qatar. Hier, visite d'État, première visite en 15 ans du chèque Altani, de l'émir Altani, pardon, il a annoncé 10 milliards investis dans la France, dans l'économie française. Quelques gros secteurs ont été définis comme ça. Est-ce que vous pouvez nous donner un peu plus de précision sur ces 10 milliards ?
D'abord, c'est une annonce très importante. 10 milliards d'investissements d'ici à 2030 par le Qatar, dans le cadre notamment du plan France 2030, pour réindustrialiser le pays et décarboner le pays, en investissant notamment dans des secteurs d'avenir. Et puis, c'est la démonstration des bonnes relations entre le Qatar et la France. Il y a des exportations et des échanges commerciaux qui sont presque à 3 milliards d'euros en 2023. Beaucoup d'entreprises françaises qui vont au Qatar, qui exportent au Qatar. Et des investissements qu'on souhaite plus nombreux du Qatar en France pour accompagner la décarbonation de notre économie et la réindustrialisation.
Les secteurs d'activité, vraisemblablement, c'est autour du secteur électronique, autour du secteur de l'énergie, autour de tout ce qu'on fait en matière d'intelligence artificielle, de calcul quantique. Vous savez que la France est leader avec les Etats-Unis sur l'intelligence artificielle. C'est un des grands champs d'investissement pour l'avenir, une priorité pour notre pays. Et si on peut être accompagné par un certain nombre de pays, dont le Qatar, c'est une très bonne chose.
Oui, mais justement, la question était de savoir, est-ce que j'en profite pour dire que Bruno Bonnel, justement, qui porte France 2030, sera mon invité la semaine prochaine, ça tombe bien, ça sera les investissements directs dans des entreprises ou via des véhicules ?
Dans les deux, il y aura à la fois des investissements communs dans des fonds avec BPI ou avec d'autres fonds comme Ardian, Tikeo et autres, ou alors directement dans le capital des entreprises.
D'accord. Et ça, c'est pour quand ?
D'ici à 2030.
Ce n'est pas 10 milliards d'un seul coup versé ?
Non, ce n'est pas on fait un chèque pour tel truc. C'est un engagement d'investir 10 milliards d'euros en France dans les projets qui sont des projets prioritaires de la France, mais aussi du Qatar.
Franck-Christer, demain, vous allez au salon de l'agriculture. Demain, il y aura beaucoup de monde. Je crois qu'il y aura Édouard Philippe. Oui, je crois. Votre ami Édouard Philippe, il y aura l'ancienne première ministre, Elisabeth Borne. A priori. C'est devenu quand même un peu un cirque pour reprendre l'expression Gabriel Attal, le salon de l'agriculture.
Samedi, c'était compliqué. Mais depuis, objectivement, les échanges sont nombreux. C'est bien que les responsables politiques aillent à la rencontre, à cette occasion, des agriculteurs, des acteurs de l'agriculture. Il ne faut pas qu'ils le fassent qu'à ce moment-là. Mais à ce moment-là, c'est aussi un moment particulier. Moi, je vais passer la journée, rencontrer à peu près toutes les organisations professionnelles, toutes les filières. Je crois que c'est important, notamment parce que l'agriculture, en tant que ministre du Commerce extérieur, est un des grands fleurons à l'international.
82 milliards d'euros d'exportation et un excédent dans la balance commerciale de plus de 6 milliards d'euros.
Il faut mieux souligner, parce que c'est vrai que ça n'existe pas beaucoup. Troisième pilier de l'exportation. Juste avant un petit commentaire, puisque vient de sortir à l'instant un sondage est là pour nos confrères de BFM TV. Mobilisation des agriculteurs, toujours très largement approuvée par l'opinion publique, par les Français, 83%. La réponse du gouvernement, toujours jugée insuffisante, 53%, même si elle va dans le bon sens. Vous pensez que vous pouvez aller plus loin ? Le gouvernement peut aller plus loin ? Ou il y a un moment, vous ne pouvez pas tout lâcher ?
Mais il ne s'agit pas de lâcher, il s'agit de travailler avec le monde agricole pour permettre de relever les défis auxquels il est confronté, accompagner ceux qui sont le plus en difficulté, et puis relever les défis de demain, autour de la souveraineté alimentaire, autour de la protection, la protection des agriculteurs, mais aussi de nos compatriotes, et de protection de la nature.
Et puis enfin, sur le renouvellement des générations, je crois que le président de la République, samedi, le Premier ministre, hier, ont bien démontré à quel point le gouvernement, dans son ensemble, et Marc Fénaud et Agnès Pagnon-Raché sont très mobilisés aussi, ainsi que tous les membres du gouvernement qui ont une action ou un lien avec l'agriculture, pour dire, on est là, à votre écoute, à vos côtés, pour relever les défis de votre secteur d'activité si important dans notre souveraineté.
Mais le gouvernement a déjà beaucoup donné, si vous préférez, vous avez raison, peut-être un meilleur mot, mais il y a aussi des revendications, ça y est, qui ont été largement entendues, on voit bien. Est-ce que ça peut continuer jusqu'où ? Parce qu'après, vous allez avoir tout le secteur du BTP aussi qui est en train de les confronter à une crise du logement absolument sans précédent. Vous voyez, il y a beaucoup d'autres secteurs aussi
qui sont en grande difficulté. Il y a des choses qu'on peut régler rapidement, des choses qui vont prendre du temps à être réglées. Ce qui compte, c'est se donner une méthode. C'est la méthode qu'a bien précisé le Président de la République et le Premier ministre. Il y aura un rendez-vous à l'Élysée dans trois semaines pour faire un point d'étape sur tous les chantiers qui ont été lancés.
Et puis bien sûr, sur le temps long, le Premier ministre sera un point tous les mois avec les principaux acteurs de cette transformation de l'agriculture pour lui permettre à la fois, encore une fois, de s'inscrire dans l'avenir, de renouveler les agriculteurs, d'assurer la souveraineté alimentaire de notre pays et de permettre de faire tout ça en protégeant les agriculteurs, les acteurs eux-mêmes de ce secteur, les Français et la nature.
Une question à l'ancien ministre chargé des relations avec le Parlement puisqu'il y a une loi d'orientation agricole qui va être présentée bientôt. En tous les cas, c'est ce que nous disait hier soir Agnès Pannier-Renaché. Elle peut passer 149.3 ? Vous pensez ? Est-ce qu'il y a une majorité pour voter ?
Pour cette loi ? C'est ce qu'on souhaite. Chacun sera devant ses responsabilités. Mais chacun sera devant ses responsabilités. Comme chacun sera devant ses responsabilités lors du vote du projet de loi de ratification de l'accord du CETA avec le Canada qui sera à l'ordre du jour du Sénat le 21 mars prochain. Est-ce que oui ou non les sénateurs vont voter un accord commercial qui permet à la France en 5 ans de sa mise en oeuvre provisoire de voir ses excédents commerciaux augmenter nettement, des exportations augmenter de plus de 33% en 5 ans et y compris dans le secteur agroalimentaire et agricole.
Je vous donne un chiffre plus 60% d'exportation des fromages des fromages et plus quasiment 50% des vins espiritueux en 5 ans au Canada parce que c'est un bon accord et donc quand j'entends certains dire qu'il faudrait que la France se referme sur elle-même mais non
il y a deux poids deux mesures mais non il n'y a pas deux poids deux mesures
mais non mais écoutez-moi la France est un grand pays exportateur deux tiers des calories produites en France sont exportées nous avons besoin d'exportation et les accords commerciaux sont pas en soi l'alpha et l'oméga mais sont pas aussi en soi à rejeter ça dépend de l'accord et de sa capacité
la France va signer le CETA
et notre capacité elle est contrôlée la France a signé le CETA et maintenant il faut le ratifier par le Parlement français il y a eu un vote positif à l'Assemblée nationale en 2019 il faut maintenant que le Sénat le vote ce texte de ratification c'est important parce que nous avons un accord qui nous
qui est bénéfique
qui est bénéficiaire pour nos agriculteurs bénéficiaire pour nos industries finalement voter contre le CETA ça serait voter contre nos agriculteurs sur la filière bovine dont vous parliez c'est 51 tonnes de bovins qui ont été exportés du Canada vers la France c'est quasiment rien du tout en 2023 ça veut dire qu'il n'y a pas d'impact négatif sur les filières sur lesquelles on a toujours avec juste raison un regard tout particulier parce que ce sont des filières sensibles dans la compétition internationale et donc nous devons soutenir un accord qui est bon pour nos agriculteurs et en même temps ne pas lâcher sur ce qu'est notre volonté c'est que notre commerce européen soit moins naïf qu'on impose un certain nombre de producteurs à l'étranger des mesures miroirs c'est-à-dire des obligations de production similaires à ce que nous imposons aux nôtres
j'ai écouté le président de la république nous expliquer que les grands accords internationaux il ne fallait plus du tout qu'ils soient ceux qu'on avait déjà signés que le Mercosur il ne fallait pas le signer
vous n'avez pas entendu bien le président de la république il a dit qu'il fallait soutenir le CETA que c'était un bon accord mais qu'en revanche il y a un accord qui dans la négociation est moins bon nettement moins bon qui est l'accord du Mercosur et qu'on ne veut pas signer en l'état bien sûr parce qu'un accord en soi c'est un cadre d'échange particulier s'il n'y a pas d'accord commercial pour autant les échanges continuent aujourd'hui pour autant il y a des échanges avec le Mercosur simplement l'avantage de l'accord commercial c'est que ça encadre les relations ça permet de bien préciser quels sont les engagements des uns et des autres encore faut-il qu'il soit bien négocié le Mercosur pour l'instant il ne nous satisfait pas l'accord CETA nous satisfaisait nous satisfaisait
c'était en 2019 le climat a bien changé
oui mais on a vu on a vu les résultats de sa mise en oeuvre provisoire qui sont des résultats ultra bénéficiaires pour l'économie française dans son ensemble avec une balance commerciale en fort excédent et en fort augmentation avec le Canada et notamment dans le secteur agroalimentaire et agricole
juste un point si jamais demain dans le 21 mars le Sénat ne ratifie pas le Sénat
ne vote pas le projet de loi de ratification voilà
je simplifiais qu'est-ce qui se passe
ça repasse à l'Assemblée nationale
et vous pensez que ça passera
on verra mais vous savez c'est très important c'est pas évident on verra bien mais toujours est-il
attendez
il y a le vote au Sénat je pense qu'on peut en responsabilité prendre des choix quand on est un parlementaire qui sont bons pour notre économie bons pour les acteurs économiques bons pour nos agriculteurs il faut expliquer aux producteurs de fromage qui voient leur exportation augmenter de 60% au Canada qu'il faudrait revenir sur les avantages qu'ils ont eu en termes d'exportation vers le Canada il faut expliquer pourquoi les indications géographiques protégées les fameuses AOP vous savez de fromage bien connus en France ne pourraient plus être protégés
le lait
et ensuite il est transformé ce sont les produits laitiers les produits laitiers on est très excédentaires en exportation on exporte beaucoup plus que ce qu'on importe est-ce qu'on va fermer nos frontières ou est-ce qu'on va continuer d'accompagner celles et ceux qui produisent du lait à pouvoir trouver des débouchés à travers les produits laitiers c'est ça qu'il faut dire aux français et l'expliquer le commerce international est nécessaire pour l'agriculture nécessaire pour que nous ayons un pays souverain en matière alimentaire
c'est ce que vous allez expliquer demain au salon de l'agriculture mais bien sûr vous pensez que vous allez être entendu
mais les agriculteurs le savent très bien
en revanche certains les vins et spiritueux vous l'avez dit les céréaliers pas tout le monde
mais alors après il y a certaines filières qui ont besoin d'être davantage accompagnées que d'autres mais c'est parfois pas le commerce à l'extérieur de l'Union Européenne c'est parfois le commerce à l'intérieur de l'Union Européenne c'est par exemple ce qu'a proposé le Président de la République de dire écoutez sur un certain nombre de normes environnementales d'utilisation de produits phytosanitaires par exemple regardons ceux auxquels vous avez le droit en France ceux auxquels d'autres pays européens ont le droit et essayons d'harmoniser tout ça pour pas que vous soyez en situation de concurrence déloyale en fait le commerce international c'est bon à condition qui est la concurrence loyale et donc regardons tout ce qui est positif et ce qui est négatif travaillons-y sans rejeter la totalité de ce qui est très bénéfique à notre pays en termes de croissance en termes de finances et en termes d'emploi
regardez aussi ce qui se passe sur les céréaliers avec l'Ukraine c'est très compliqué vous avez des céréaliers français qui sont des grandes exploitations mais qui ont en face des énormes exportations
alors sur les céréales on a réagi puisque la commission européenne sur l'agriculture avec l'Ukraine a pris un certain nombre de décisions notamment d'ores et déjà de mesures de sauvegarde automatique sur le sucre sur la volaille et sur l'oeuf c'est à dire en gros si jamais il y a des importations trop importantes automatiquement seront mis en place des tarifs à partir d'un certain niveau et en ce qui concerne les céréales là aussi la commission va s'engager très clairement pour mettre en place des mesures de sauvegarde s'il y a une déstabilisation du marché des céréales oui elle existe mais bon non non attendez il y a une déstabilisation dans les pays limitrophes aujourd'hui sur l'Union Européenne c'est pas vrai si jamais ça devait exister la commission prendra des mesures de sauvegarde
un mot est-ce que vous avez le chiffre du mois de janvier pour le déficit du commerce extérieur sachant que vers l'année 2023 ça a été mieux mais ça reste quand même catastrophique vous avez
ça reste sur l'année sur l'année 2023 il y a une nette baisse notamment parce que le coût de l'énergie et des importations de l'énergie s'est amélioré et donc pour autant il y a encore des efforts à faire il faut toujours regarder pas que les commerces de biens mais il faut regarder aussi le commerce des services et les revenus des investissements qu'on fait à l'étranger parce qu'on a la balance des paiements qui est en amélioration qui est à moins de 33 milliards donc elle est encore mauvaise donc il faut travailler il faut travailler en accompagnant le maximum d'entreprises à l'international en continuant d'améliorer la compétitivité l'attractivité du pays en envoyant ce message de mobilisation générale des acteurs économiques dans le déploiement à l'international et en arrêtant d'imaginer que c'est en refermant nos frontières nous français ou nous européens qu'on va relever les défis économiques de demain
Justement je crois que vous étiez du reste cet après-midi à l'américaine Chambers qui sortait son 24ème baromètre sur l'AMCHAM 24ème baromètre sur l'attractivité de la France ou pas on voit qu'il y a un sentiment un peu mitigé des investisseurs américains ils continuent à plébisciter la France comme le meilleur pays au sein de l'Europe mais en même temps on voit que le contexte économique qui s'est amélioré plus 33% on pense qu'il s'est amélioré mais ils sont 32% à trouver que ça s'est détérioré on voit qu'il y a quand même beaucoup d'interrogations sur le coût du travail comment est-ce que vous interprétez vous ce baromètre ?
D'abord vous l'avez dit une satisfaction c'est que la France est toujours à la fois dans le nombre d'investissements sur son sol et de la perception des acteurs économiques internationaux le pays le plus attractif d'Europe ça c'est pas le fruit du hasard c'est le fruit de toutes les réformes qui ont été faites par le président de la république depuis 2017 pour améliorer le climat des affaires et on va continuer en matière de fiscalité en matière d'investissement dans l'innovation la recherche en matière de simplification et c'est là où il y a beaucoup à faire c'est le point le plus saillant de cette étude de ce baromètre c'est qu'on est encore trop compliqué en France il faut qu'on simplifie c'est le mot d'ordre du premier ministre simplification simplification simplification vous savez qu'il y a un projet de loi de simplification qui va être présenté dans quelques temps par Bruno Le Maire une deuxième loi sur l'industrie verte pour raccourcir notamment les délais pour pouvoir investir dans la décarbonation de notre industrie il faut simplifier moi je suis en train de préparer un plan spécifique de simplification de la vie des exportateurs il faut qu'on simplifie nos démarches administratives il faut qu'on simplifie les normes il faut qu'on garde l'ambition en matière sociale l'ambition en matière environnementale mais qu'on fasse confiance aux acteurs économiques et ça c'est la priorité des priorités pour notre gouvernement
Franck-Christière toute dernière question vous rentrez d'Abu Dhabi où se tenait justement une réunion des ministres du commerce sur l'OMC l'OMC est un peu en mort clinique on voit qu'elle est complètement bloquée notamment à cause des américains il faut appeler un chat un chat vous avez le sentiment qu'un jour elle pourra de nouveau régler les contentieux ou comme vient de le dire le ministre du commerce américain il y a encore beaucoup beaucoup de travail à faire
oui il y a beaucoup de travail à faire c'est plus bloqué depuis la nomination de la nouvelle directrice générale de l'OMC la docteure Ngozi Okonjo-Iwala il y a maintenant un peu plus de deux ans il y a deux ans à Genève il y a eu déjà des premiers progrès dans les discussions on a réussi à avoir des accords sur la pêche par exemple on a remis en place un groupe de travail pour réussir à remettre en fonction le règlement des différents de l'OMC et donc c'est long c'est difficile vous voyez bien qu'il y a de plus de tensions
géopolitiques mais parce qu'il faut faire la démagogie
ça permet de mettre sur la table multilatérale des sujets qui touchent au business sur la totalité du globe il faut qu'on puisse avoir ces lieux d'échange de discussion sur la politique industrielle et les subventions qui sont faites par certains pays je pense à la Chine par exemple il faut qu'on puisse avoir des règlements des différents pour pas que ça soit une guerre commerciale entre pays mais qu'il puisse y avoir un règlement international au conflit qu'il peut y avoir commerciaux entre tel ou tel acteur économique ou tel ou tel pays c'est la clé pour la croissance mondiale et on va continuer nous français de mobiliser toute notre énergie pour trouver des solutions d'amélioration du fonctionnement de cette OMC
Franck Christophe d'énergie en tous les cas il faut si on veut essayer de rétablir le commerce extérieur merci beaucoup merci à vous d'être venu nous voir
Franck Riester