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interviewBACKSEAT· 13 juin 2024 166 min

BACKSEAT - S03E26 - avec @clemovitch & François Ruffin

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Tu connais le Club Backseat ? Avec un abonnement à 15€ par mois, tu peux intégrer ce club très fermé et bénéficier de plein d'avantages. Parmi eux, ton nom au générique de l'émission, la VOD YouTube en avant-première dès le vendredi matin, les vidéos bonus en avance, l'accès au débrief, mais surtout, la possibilité de venir dans le public gratuitement à la dernière minute, l'invitation à des événements VIP et une magnifique carte de membre ultra collector. Le Club Backseat, c'est le plus grand soutien que tu puisses apporter à l'émission, alors je te donne rendez-vous sur KissKissBankBank, le lien est en description sous la vidéo. Tout de suite, ta VOD.

Bienvenue dans cette émission qui commence un tout petit peu en avance cette semaine, je vais vous expliquer pourquoi, je suis très heureux de vous retrouver dans cette émission. Bonsoir à tous, le chat de Twitch, vous êtes en face de moi, bonsoir si vous nous regardez en replay sur YouTube ou si vous nous écoutez en podcast. Ce soir, c'était censé être la dernière émission de la saison de Backseat, c'était comme ça qu'on l'avait conçue, mais on va en parler. Et il est possible qu'il y ait de nouvelles émissions qui soient organisées pour pouvoir couvrir la dissolution et surtout les élections législatives anticipées qui auront lieu les 30 juin et 7 juillet prochains.

Comme c'était censé être la dernière émission de la saison, j'avais préparé un engagement que j'avais pris devant vous, c'était de revenir vers vous pour vous parler du financement de Backseat, pour faire un point, pour faire le bilan sur comment est-ce qu'on a réussi à rendre possible cette émission pendant cette saison, où est-ce qu'on en est du financement de Backseat, c'est votre argent qu'on a utilisé, donc c'est bien la moindre des choses de revenir vers vous. Et pour ça, on a préparé un magnifique PowerPoint, évidemment, que je vais vous présenter immédiatement. Voilà, saison 3, bilan du financement, un PowerPoint vachement mieux que ceux de Vincent, évidemment.

Alors, on va commencer, je voudrais commencer par souligner quelque chose d'important sur la slide suivante, c'est que la saison 3 a été une saison extrêmement spéciale, elle a été très particulière, on a fait beaucoup d'émissions, événements, beaucoup d'émissions en dehors des murs de ce studio. On a eu aussi plein de présentateurs et plein de présentatrices, j'ai été malade pendant une partie de la saison, et j'ai pu compter sur Léa, Malek et Adèle, qui ont été absolument brillants lorsqu'ils m'ont remplacé à la présentation de l'émission, ils ont réussi à faire vivre Backseat, et ça, ça montre qu'on a une équipe, qu'on a une équipe hyper soudée, et c'est vraiment génial.

Plus largement, je voudrais en profiter pour remercier toutes les personnes qui travaillent sur Backseat, les chroniqueurs, les chroniqueuses, les invités qui acceptent de venir, Equalprod, qui s'occupe avec moi de la coproduction de l'émission, Gozulting, qui s'occupe de la réalisation de cette émission, et toutes les autres personnes qui ont participé aux émissions. Sur la slide suivante, je voudrais vous parler, avant d'entrer dans le détail, quelques remarques.

On avait pris un engagement avec vous, rappelez-vous, au début de la saison, c'était que par rapport à la saison 2, on voulait, je voulais, que Backseat repose moins sur votre financement à vous, et plus sur le financement des partenaires qui participent au financement de l'émission, avec les bifors notamment. Et c'était aussi le but du jeu, c'était d'arrêter de vous saouler en vous parlant de pognon toutes les deux minutes. Et du coup, on a fait mieux que prévu, figurez-vous, sur cette saison, puisque votre argent représente 40%, 40% du budget de Backseat. Le reste, c'est les partenaires qui l'ont apporté, et le financement du CNC notamment.

Sur la slide suivante, je veux aussi vous rappeler que si on fait cette présentation, c'est parce que c'est très important pour nous d'être transparents. Je commence par un avertissement. Cette présentation, elle a été écrite avant les événements de dimanche soir, lorsqu'on partait du principe que ce soir, c'était la dernière. Tous les chiffres que je vais vous présenter datent de dimanche soir. Il y a des chiffres qui ont bougé depuis, je vous en parlerai un tout petit peu après. En attendant, voici le retour sur la saison 3 jusqu'à dimanche soir dernier. On a récolté 420 000 euros cette saison.

Le camembert suivant, le camembert que vous voyez détaille d'où vient l'argent qu'on a réussi à récolter. Vous voyez, 39,6%, c'est l'argent que vous avez dépensé sur KissKissBankBank. Il y a aussi le merch qui ne représente que 0,4%. La billetterie, les personnes qui viennent dans le public, c'est 2,8%. Le CNC, c'est 11,9%, presque 12%. Youtube, l'argent de la Youtube monnaie, ça représente 2,7% du budget. Et les partenariats, c'est 42,7% du budget. Voilà l'équilibre de l'argent qui a été reçu cette année. On va regarder votre argent à vous. Ce que vous avez apporté, regardez le camembert, il est criant. 98% de l'argent que vous nous avez donné, c'est par des abonnements.

Vous avez été très nombreux et très nombreux à vous abonner, à donner de l'argent tous les mois à Backseat. Les dons ponctuels, ça ne représente que 2%. C'est extrêmement important pour nous d'avoir des abonnements parce que ça nous permet, en plus d'avoir de l'argent, ça nous permet d'avoir de la visibilité et de pouvoir préparer, organiser des émissions qui parfois mettent des mois à se préparer, notamment les émissions événements. Un immense merci du coup pour votre fidélité. Ensuite, sur la slide suivante, vous êtes 800 membres du Club Backseat. C'est 50% de la somme des abonnements. Un abonné sur deux est membre du Club Backseat.

Je vous rappelle que le Club Backseat, c'est un don de 15 euros par mois. Merci du fond du cœur pour les abonnés au Club Backseat. Vous avez une magnifique carte, normalement, dans votre portefeuille qui symbolise ce lien qui nous unit, Backseat et vous. Merci beaucoup à vous. C'est un vrai succès, le Club Backseat. J'en suis vraiment très, très heureux. Sur la slide suivante, qu'est-ce qu'on a fait avec votre argent ? Vous avez ici le camembert qui montre comment est-ce qu'on a dépensé votre argent. Je vous rappelle que Backseat, une émission de Backseat, ici dans le studio, ça coûte 13 500 euros hors taxes. Avec les taxes, c'est 15 000 euros à produire. Et produire, ça veut dire quoi ?

Vous voyez la répartition. Toutes les personnes que vous ne voyez pas parce qu'elles sont derrière la caméra, la production, les journalistes, assistants, plateau, chef opérateur, ingéson, réalisateur, technicien vidéo, réseau sociaux. Ça représente 37%, c'est la plus grosse part de dépense. Ensuite, il y a les chroniqueurs et le présentateur que vous voyez, c'est 16%. Il y a le matos qu'on loue, caméra, micro, lumière. Et ensuite, il y a le lieu, la location de l'espace du studio, ici avec son bel écran, où on fait les émissions. Et la bouffe pour le buffet, pour les gens qui viennent dans le public, ça représente 25%. Voilà pour la répartition de la dépense.

Le financement cette année, votre financement, sur la slide suivante, nous a aussi permis de faire un tas d'événements. Rendez-vous compte de ce qu'on a fait sur cette saison. On a lancé l'émission, on a lancé la saison de backseat avec un backseat exceptionnel à l'humanité, avec Jean-Luc Mélenchon comme invité. On a fait une émission à Strasbourg pour les élections européennes. On était à Frames à Avignon, on était à la Bellevilloise à Paris. On a fait un jeu de rôle à la Sorbonne, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, avec Libération. Et les donation goals, les donation goals, il y en a plein qui n'ont pas encore été faits, mais qui seront faits, assurez-vous.

Qui représentent 8% du budget, les donation goals. Voilà aussi ce qu'on a réussi à faire pendant cette saison. Slide suivante. Et qu'est-ce qu'on fait pour la saison 4 ? Pour la saison 4, chers amis, on va lancer à nouveau un questionnaire. Et même deux questionnaires différents. Il y aura deux questionnaires différents qui vont être envoyés. Il y aura un questionnaire qui va être envoyé à absolument tout le monde, y compris les gens qui ne donnent pas d'argent à backseat, pour que vous puissiez nous faire des retours sur l'émission, sur ce que vous aimez dans l'émission, sur ce qu'on pourrait améliorer, changer, etc. On est très, très, très, très preneurs de vos retours.

Et on aura un deuxième questionnaire, ce sera le même, mais celui-là ne sera envoyé qu'aux membres du club. On veut avoir le point de vue, évidemment, des personnes qui nous financent le plus. On va donner une importance particulière aux personnes qui participent au financement de l'émission. Donc, il y aura un questionnaire spécial pour les membres du club qui recevront par mail un lien secret, un lien privé. Je ne sais pas comment on dit, je m'en fous. Tac, tac, tac. Voilà. Slide suivante. Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Maintenant, venons-en à la partie la moins prévue de cette présentation. Dimanche soir, tout a changé. Tout a changé. Le moment est assez grave.

On veut le vivre avec vous. Le mois de juin est un mois extrêmement particulier, celui qu'on va vivre. Une campagne des élections législatives très bizarre. Et nous, on a envie de continuer à faire backseat pour couvrir cette actualité politique exceptionnelle. Je vous rappelle que si on récolte 13 500 euros de dons, on fait une émission supplémentaire d'ici à la fin des élections législatives. Si on récolte 27 000 euros, on fait deux émissions. Et si on récolte 49 500 euros, on fait trois émissions. Voilà l'objectif qu'on se donne. On vous montre le prix, on vous dit combien ça coûte et on vous dit faites des dons. Allez-y. C'est le moment.

Si vous voulez voir Backseat, si vous voulez que Backseat couvre cet événement, ce mois de juin exceptionnel, c'est sur vous qu'on compte pour nous permettre de financer ça. Voilà. Vous avez le lien évidemment qui est dans le chat. Vous allez sur le site KissKissBankBank. Vous pouvez faire un don régulier, un abonnement, ce qui vous permettra de participer au financement de la séance suivante. Mais vous pouvez faire aussi un don ponctuel. Vous pouvez faire un don ponctuel. Voilà, surtout n'hésitez pas. On a enregistré cette vidéo rien que pour vous. Il va vraiment cliquer ? Oui. Évidemment. Évidemment. Qu'est-ce que je voulais dire ? Vous pouvez également faire un don ponctuel.

Un don ponctuel qui n'est pas un abonnement. Ce n'est pas très clair sur la page KissKissBankBank. C'est un peu caché. Il faut scroller vers le bas. Mais vous pouvez ne faire qu'un petit don. Si vous n'avez pas assez d'argent, n'hésitez pas à faire qu'un petit don. pour participer au financement de ces émissions qu'on espère vraiment pouvoir produire. Objectif, 40 000 euros d'ici la fin de l'émission. Aujourd'hui, en don ou en abonnement. Pour l'instant, depuis dimanche dernier, on a fait le calcul. Vous avez donné 3 200 euros en abonnement et 5 250 euros en don ponctuel. Ça, c'est ce que vous avez donné depuis dimanche dernier parce que j'en ai parlé en stream sur ma chaîne.

Donc, surtout, n'hésitez pas. On compte sur vous. Participez au financement de Backseat et on serait très, très, très, très heureux de pouvoir vous présenter à nouveau des épisodes de Backseat. Concentrez-vous, saisissez votre carte bancaire. C'est le moment, les enfants. On y va. Merci à toutes et à tous d'avoir suivi ce PowerPoint que j'ai voulu le plus synthétique possible pour être transparent avec vous, pour vous montrer où on est et pour vous remercier du fond du cœur pour votre soutien pendant toute cette saison. Sans plus tarder, je vous propose qu'on lance le générique de Backseat et qu'on commence cette émission exceptionnelle. C'est parti, générique.

C'est du fond du cœur, chers amis. Très heureux de vous retrouver pour cette émission Backseat exceptionnelle. Peut-être pas la dernière de la saison. Merci d'être avec nous. Je suis entouré des meilleurs chroniqueurs et chroniqueuses du monde. Merci beaucoup d'accueillir Antoine Bristiel. Antoine, tu es docteur en sciences politiques et tu es le directeur de l'Observatoire de l'Opinion de la Fondation Jean Jaurès. Exactement. Merci d'être avec nous Antoine, ça fait plaisir de te retrouver. On est aussi avec Léa Chamboncel. Léa, tu es fondatrice du média Popol et tu animais une contre-soirée électorale dimanche soir.

12:06
Locuteur

Ouais.

12:06
Invité

Ça va ? C'était le feu.

12:09
Présentateur

Ah bah attends, tu m'étonnes. C'était le feu. Tu m'étonnes.

12:12
Invité

J'étais en pleine animation de table ronde quand on est venu me souffler dans l'oreille. T'as 10 sous.

12:17
Locuteur

Y'a ma croquette.

12:19
Invité

J'étais là. T'as un an ?

12:21
Présentateur

T'as eu la SMR, c'est incroyable.

12:22
Invité

À lui aussi.

12:23
Présentateur

On va en parler évidemment. On est aussi avec Malek. Malek, tu es l'auteur du podcast Autour de moi et tu viens de fonder la Casa Podcast à Casablanca.

12:37
Invité

Au Maroc, j'avais prévu de mener une autre vie. Emmanuel Macron en a décidé autrement. Exactement parce que tu es revenu. Exactement. Et pour mener la lutte. Parce que je pense que c'est pas les bras qui vont manquer.

12:50
Présentateur

Et c'est pas une blague, t'es vraiment revenu pour ça. Parce que les temps sont graves, tu vas nous raconter. On est aussi avec Sacha Beckerman. Sacha, tu es journaliste sport à France Télévisions. Comment ça se passe Roland-Garros ? C'est vrai que j'étais en dépression. C'était dur aujourd'hui Roland-Garros.

13:12
Invité

Je me suis fait rouler dessus pendant Roland-Garros. Et puis après c'est Emmanuel Macron qui m'a roulé dessus. Donc voilà.

13:17
Présentateur

Eh ben écoutez, on est bien. On est bien. On n'est pas dans la merde. Chers amis, ça va être une émission exceptionnelle ce soir. Usul n'est pas là. Usul n'est pas là pour des raisons de santé malheureusement. Il a préféré garder ses germes pour lui. On le remercie pour ça. Et on l'embrasse très fort puisqu'il nous regarde.

13:31
Invité

Quel altruisme.

13:31
Présentateur

Ah oui, il est extraordinaire. Merci Usul. Qu'est-ce que je voulais dire ? On va commencer par les cartes blanches. C'est parti pour les cartes blanches. Alors, vos cartes blanches, vous avez chacun préparé un sujet. Un sujet dont vous vouliez parler, que vous voulez apporter sur la table. Un sujet qui vous intéresse. Et on va commencer avec toi Antoine si ça te va. Tu voulais nous parler de quoi ? Direct comme ça. Ouais, qu'est-ce que t'en penses ? Un peu l'interro surprise. J'avais peur que ça tombe sur moi.

14:01
Invité

Sans se mouiller la nuque en fait. Allez, let's go. Alors, j'ai réfléchi longuement. Ce dont j'avais envie de parler, c'était un peu toute cette hype qu'on entendait dans les commentaires journalistiques sur l'utilisation des réseaux sociaux par les représentants politiques, en particulier par les candidats. On pense à TikTok et Bardella par exemple ? Exactement. C'est ça mon point d'entrée. De dire que justement, il avait... Alors, le lien qui était fait dans les commentaires, c'était Bardella est hyper fort chez les jeunes parce qu'il est sur TikTok et il fait des vidéos qui sont hyper vues.

Alors, mon premier point, c'est de dire qu'il n'est pas si fort que ça chez les jeunes parce que finalement, la première catégorie de jeunes, c'est ceux qui ne vont pas voter. Il y a eu quand même à peu près 70% d'abstention chez les plus jeunes. Et au total, ça fait à peu près seulement un jeune sur dix qui a voté Bardella. Donc, il faudrait un peu se calmer déjà sur cette idée qu'il y a une énorme vague d'extrême droite au sein de la jeunesse française. Sur le second point, c'est vrai qu'on voit qu'il y a une vraie mutation de la façon dont les réseaux sociaux fonctionnent et de la façon dont les représentants politiques se mettent en avant sur les réseaux sociaux.

Avant, tu avais des réseaux sociaux sur lesquels tu pouvais avoir du fond. C'est-à-dire, par exemple, quand tu voyais Mélenchon qui utilisait sa chaîne YouTube, en fait, tu avais beaucoup plus d'enjeux politiques mis en avant que dans les médias classiques, que même dans les interviews à la télé où ça tournait vraiment sur la course de petits chevaux entre les candidats. Et ce que l'on voit justement avec cette nouvelle génération de réseaux sociaux, Instagram, TikTok, c'est que c'est vraiment quelque chose qui est centré sur la personnalité des candidats. C'est des vidéos qui sont hyper courtes et qui mettent juste en avant. On le voit dans les coulisses en train de manger des bonbons.

C'est ce genre d'image. Et en fait, cette forme de communication, ça ne marche pas tant que ça. J'allais demander, est-ce que ça marche ? Pas tant que ça. Parce qu'en fait, quand tu demandes aux gens, aux électeurs, quelles sont les raisons qui vont motiver votre choix de vote, tu vois qu'effectivement, la personnalité des candidats, c'est hyper important. C'est à peu près aussi important que leurs idées. Mais les idées, c'est plus important chez les jeunes et la personnalité, c'est plus important chez les vieux. Ah ouais ? Ouais. C'est énorme, ça. Donc, en fait, ça remet quand même un peu en question cette idée que tu devrais toucher la jeunesse.

Ça revient un peu à prendre les jeunes pour des cons, pour le dire plus clairement. C'est-à-dire que c'est seulement en leur montrant quelque chose d'hyper simple et d'hyper personnalisé que tu vas pouvoir les amener à voter pour eux. Alors, ça peut marcher sur quelques personnes, mais dans les faits, pas tant que ça. Et là, ça va me faire un point. On voyait aussi que dans cette campagne, il y a 75% des gens qui considéraient qu'ils n'avaient pas été suffisamment informés ou pas bien informés. Pas de la bonne manière. Ok, intéressant. Donc, c'est pour ça. Faites des dons à Baxit pour qu'on puisse continuer. T'as vu comme je l'ai vu ? C'est smooth. C'est smooth de vous.

C'est en douceur, c'est beau. Donc, voilà. Faites des dons à Baxit pour ce type d'émission. On ne va pas juste être dans le commentaire des espèces d'interactions entre les candidats et les potentiels candidats, mais qu'on va vous expliquer le fond, qu'on va discuter du fond tous ensemble. Et ça, c'est hyper important. Est-ce que ce que tu nous as dit, on peut le retrouver dans des enquêtes ou des études de la Fondation Jean Jaurès ? Oui, complètement. C'est notamment toutes les enquêtes qui sont sorties au moment de... Il y a eu cinq vagues d'enquêtes qui ont été réalisées sur des énormes échantillons de plus de 12 000 personnes.

Donc, c'est quand même des énormes enquêtes qui suivent les mêmes personnes tout au long de la campagne. C'est aussi hyper important parce que tu peux voir vraiment des évolutions. Et c'est l'Institut Ipsos qui fait ça pour la Fondation Jean Jaurès et pour le Monde. Donc, voilà. Si vous voulez voir ces choses-là de manière rapide.

17:11
Présentateur

La source se trouve sur le site de la Fondation Jean Jaurès. Exactement. Merci beaucoup Antoine pour cette carte blanche. On enchaîne avec... J'ai noté quoi ? Léa ? Léa, ça te dit ?

17:21
Invité

Allez, chaud.

17:22
Présentateur

Vas-y, vas-y.

17:23
Invité

Bien, moi je voulais vous parler du fait que le féminisme d'extrême droite n'existe pas. Ah ! Voilà. Ça a l'air évident, mais...

17:30
Présentateur

Non, mais tu sais, on est à un moment où il faut redire des évidences. Je pourrais t'arrêter là.

17:36
Invité

Oui, c'est vrai. Mais non. Mais non, je vais quand même démontrer parce que... Attends. Est-ce que ce message est adressé à Thaïs Descuffons ? Pardon ? Est-ce que ce message est adressé à Thaïs Descuffons ? Entre autres. Oh, Paquel, malheureusement. Entre autres. À Discordier et tous ces gens. Voilà, exactement. Non, pourquoi j'avais envie de vous parler de ça ? Parce qu'il est vrai que le Rassemblement national, dans cette logique de dédiabolisation qui est à l'œuvre depuis un certain temps désormais, cherche notamment à toucher un électorat féminin.

Alors que pendant très longtemps, notamment lorsque Jean-Marie Le Pen était encore à la tête du Front National, l'électorat féminin n'était pas un sujet politique pour l'extrême droite. Aujourd'hui, ça l'est. Et ça l'est plus particulièrement. Parce que, déjà, ils ont compris que les femmes votaient. Première nouvelle. Ça a pris quelques décennies. Oui. Et qu'elles ne votent pas forcément comme le font leur mari. Parce que, voilà, c'est aussi un aspect assez important. Donc, il a fallu nécessairement, comment dire, séduire ce potentiel électorat.

Ça a passé en 2021 par une féminisation assez forte de l'organe dirigeant du Rassemblement national qui, à Perpignan, lors de son congrès, a fait monter un certain nombre de femmes. C'est-à-dire que c'était tellement difficile de faire élire des femmes que toutes les femmes qui sont présentées ont été élues de force, en quelque sorte. Il n'y en a pas beaucoup. Bref. Et du coup, il y avait cette volonté de féminiser le parti.

Je voulais parler de ça parce qu'on a beaucoup vu Marion Maréchal, en France, pendant la campagne des Européennes, qui a axé sa campagne sur une rhétorique transphobe, xénophobe, et qui a sorti des propos complètement lunaires en prétendant protéger les femmes contre les personnes qui leur feraient du mal, et notamment les personnes étrangères, évidemment. Donc je voulais souligner qu'il y a cette tendance assez forte en Europe que l'on appelle du féminationalisme.

C'est un terme qui a été élaboré par une chercheuse anglaise qui s'appelle Sarah Faris, et qui a travaillé notamment sur l'extrême droite en France et en Hollande, et qui a relevé qu'il y a effectivement une instrumentalisation des droits des femmes au profit de rhétoriques racistes dans les parties d'extrême droite. Je vous donne un exemple très concret. Marion Maréchal dit que les femmes sont essentiellement violées par des personnes étrangères dans notre pays. Il faut savoir que c'est faux, pour la bonne et simple raison que 9 victimes sur 10 connaissent leurs agresseurs.

Donc ce sont souvent des personnes qui sont dans leur entourage et finalement pas quelqu'un qu'elles ne connaissent pas, et certainement pas quelqu'un qu'elles ne connaissent pas du tout, puisque c'est quelqu'un qui est étrangère à elle, bref, ou qu'elle n'a peut-être jamais croisé dans sa vie. Donc voilà, il faut remettre certaines vérités en avant, et pour ce faire, il suffit de dire à quel point le Rassemblement national n'a jamais vraiment rien fait de manière très concrète pour promouvoir les droits des femmes ou des personnes LGBTQIA+. Petit exemple, il y a un certain nombre de députés RN qui se sont abstenus et qui ont voté contre aussi l'inscription de l'IVG dans la Constitution.

Il y a aussi systématiquement une opposition à l'augmentation du SMIC, alors que l'on sait très bien que la majeure partie des personnes qui sont au SMIC sont des femmes. Je donne d'autres exemples concernant les droits des personnes LGBTQIA+. Par exemple, en Pologne, il y a eu la mise en place de zones où les personnes LGBTQIA+, n'ont pas le droit d'accéder, dans la rue, dans l'espace public. Il y a eu aussi la remise en cause du droit à l'avortement, et la liste est longue, hélas. Georgia Meloni, un autre exemple de ce fémo nationalisme bien européen, a fait toute sa campagne et a été élue finalement sur la rhétorique de « je suis une femme, je suis une mère ».

En mettant en avant deux axes forts, le racisme, bien entendu, notamment contre les hommes, et la nécessité de promouvoir une famille traditionnelle, comme on l'entend dans ce camp-là, à savoir un papa, une maman, et puis toute une ribambelle de bambins heureux. Voilà, je pensais que c'était important de rappeler ça, et qu'il est nécessaire de ne pas tomber dans le panneau. Là, on va rentrer dans une nouvelle campagne, qui sera virulente. Donc ne nous laissons pas avoir, tâchons de regarder la vérité, et de mesurer le danger que cela peut représenter, malgré le vernis qu'ils essaient de se mettre sur les doigts et ailleurs.

22:13
Présentateur

Merci beaucoup, Léa, pour cette carte blanche. C'est la chambre ? Merci. Merci à toi. Alors, je vous l'annonçais, Usul n'est pas là, mais il nous a quand même envoyé une vidéo, donc on va écouter la vidéo d'Usul.

22:28
Invité

Salut, bonjour tout le monde. Je ne suis pas très en forme, mais je tenais quand même à vous dire un mot à Backseat, parce que, tout simplement, la première année de Backseat, la première saison, j'avais parlé, je parlais déjà de crise de régime. Je disais, ouh là là, où est-ce qu'on va avec tout ça ? On a un truc qui s'appelle encore la République, mais est-ce que c'est encore la République ?

On se rappelle de ce qu'a fait Macron, de ce qu'il a fait aux corps intermédiaires, de ce qu'il a fait à nos droits, à nos systèmes de solidarité, de ce qu'il a laissé faire aussi, de ce qu'il a laissé faire dans la police, de ce qu'il a laissé faire de ces ministres, qui peuvent être accusés de trucs, et toujours reconduits, de ce qu'il a laissé faire dans la presse, de la manière dont il a laissé évoluer le système médiatique sans régulation et tout. Donc on se retrouve aujourd'hui, en effet, dans une situation où on a l'extrême droite aux portes du pouvoir, une police prête, toute prête, toute prête à y aller, là, il n'y a pas de problème, tu leur dis attaquer, ils vont attaquer.

On a un système médiatique qui est complètement désagrégé, tout à fait plié à ce que l'extrême droite de toute façon comptait en faire, mais c'est bon, c'est déjà fait, Macron a laissé faire. Et nous, on se retrouve dans une position bien délicate, d'autant plus que nos institutions, dont Macron a eu des interprétations extrêmement personnelles. On rappelle que la France, c'est pas une démocratie parlementaire comme les autres. Notre constitution de 1958, c'est un régime présidentialiste, un truc, on parle de parlementarisme rationalisé, c'est-à-dire qu'en gros, le Parlement n'a pas beaucoup de pouvoir.

D'ailleurs, vous le voyez, tout s'est décidé dans le bureau de Macron, là, dimanche soir, j'ai décidé de dissoudre. Voilà, tout le monde peut pas faire ça dans tous les pays. Bon bah lui, il a décidé, il a décidé de foutre le zbeul dans le pays. Et nous, notre responsabilité, c'est de dire que la République, c'est nous. Là, on se dirige vers un truc qui n'est plus tout à fait une République, qui va... Peut-être qu'ils vont enlever le mot au bout d'un moment, mais dans un premier temps, ils vont le garder si l'extrême droite arrive au pouvoir. Mais on est dans une phase intense, là, de lutte. Parce que je vais vous donner trois scénarios. Soit on gagne, et alors là, la lutte va être acharnée.

Parce que cette police, il va falloir la réformer. Ce système médiatique, il va tirer sur le gouvernement de gauche à boulet rouge. Soit Macron gagne. Et il a déjà promis, cet abruti, de continuer la guerre de classe de manière intensive. Et en plus, il a promis des coups de vis, de la fermeté, de l'autorité, des trucs absurdes aussi, des fois, sur le téléphone ou je sais pas quoi. Il a promis de nous faire de l'extrême droite lui-même. C'est à peu près ce qu'il nous a dit dans le discours hier. Et soit l'extrême droite gagne, auquel les cas, on va aussi vers des moments de troubles intenses, des troubles à l'ordre public.

Je veux dire, dans tous les cas, il y aura des troubles à l'ordre public, là. Soit on va avoir des bornes de fachos dans les rues qu'il va falloir gérer. Soit on va avoir d'immenses mouvements sociaux. Et c'est ce qu'il faut préparer dès maintenant. C'est à dire, si l'extrême droite passe, on ne peut pas juste quitter le pays et dire bah vas-y, finito, on lâche l'affaire. Il y a des gens dans ce pays, il y a nos proches dans le pays, il y a nos familles, il y a nos amis. Donc il faut s'organiser auprès des syndicats, il faut s'organiser auprès de votre syndicat lycéen, de votre syndicat de travailleurs, de votre parti politique. Il va falloir organiser la lutte.

Et oserais-je le dire, la résistance. En attendant, la résistance, elle se fait aussi dans la presse et dans les médias indépendants. Et donc soutenez vos médias indépendants parce que alors là, on ne va pas être bien non plus sous l'extrême droite. Je vous jure qu'on va, si on va vers un truc à la Orbanne, on va être les premiers attaqués avec des procès, avec des amendes, avec des... Ils vont essayer de nous faire couler. C'est comme ça que ça s'est passé en Hongrie. Donc soutenez Baxi, soutenez tous les autres médias indépendants pour lesquels j'ai travaillé ou non. Allez-y, vous pouvez y aller. Et en attendant, courage à tout le monde, continuez. Bon débat. Moi, je vais me recoucher.

Ciao. Merci beaucoup, Isul. Une immense pensée pour son voisin qui devait être en dessous et qui a dû se demander ce qui se passait.

26:09
Présentateur

Absolument, absolument. Grosse pensée aux voisins d'Isul. Merci beaucoup. Il a renseignement à Faf parce que de toute façon, il est à Lyon.

26:17
Invité

Je plaisante les Lyonnaises. Je plaisante.

26:20
Présentateur

C'est très grand, Lyon. C'est magnifique. Malek, est-ce que tu veux nous parler de ta carte

26:24
Invité

blanche ? Alors, waouh, on en a des choses à dire. Déjà, j'ai vu que le Kiss Kiss Bank Bank ne marchait pas. Donc, gardez votre motivation, gardez vos sous et donnez-les un peu plus tard. Ça marche aussi. Je l'ai laissé à Popole entre temps. Je t'avoue que je n'ai pas vraiment écrit ma carte blanche. Je ne sais pas vraiment de quoi je vais vous parler. Ça va être un peu un freestyle. Tous mes potes m'ont dit toute la journée, Malek, fais gaffe à ce que tu vas dire ce soir. Mon avocate aussi compris que j'embrasse. Je vais vous raconter en vrai parce que Usul vous a parlé la semaine dernière de mon départ progressif vers l'étranger. Mais je n'ai pas eu l'occasion de le faire.

Donc, moi, j'ai commencé à militer à l'âge de 15 ans. J'ai commencé à travailler pour des politiques à l'âge de 18 ans jusqu'à mes 28 ans. Déjà 10 ans de carrière. Purée. Et on parle souvent du burn-out militant, de cette fatigue. Et moi, j'avoue que la politique, je l'ai compris l'année dernière au sens global du terme, m'avait fatigué, m'avait usé. C'est pour ça que j'avais arrêté de bosser pour des politiques. J'étais content de vous retrouver parce que ça reste une passion. J'étais content de vous retrouver toutes les semaines pour la commenter avec vous. Mais ça, couplé à une odeur qui pue en France, au-delà des scores de dimanche dernier.

Mais cette parole raciste qui est complètement banalisée et libérée dans les médias, dans la sphère même aujourd'hui médiatique au sens large, créateur de contenu, artiste. Enfin voilà, maintenant, on peut tout dire et c'est OK. Enfin, c'est OK pour eux, mais ce n'est pas OK pour moi. Je ne sais pas si mon départ était une bonne chose, mon départ progressif vers l'étranger. Je sais juste que j'ai vu une petite respiration dans un pays où, pour le coup, parce que je suis pas que, mais d'origine maghrébine aussi, en l'occurrence au Maroc, on n'allait pas me regarder à travers mon origine, pour le coup, qu'on n'allait pas me regarder à travers de ma religion réelle ou supposée.

Et j'ai vu une petite bouée d'air frais, une petite bouée d'air frais, pas du tout, je ne sais pas, une petite bouée d'air frais. C'est ça, une bouée et une bouffée d'air frais, les deux. Donc voilà, donc semaine dernière, je pars donc à Casablanca pour inaugurer mes studios de podcast là-bas, la Casa Podcast. Je reviens. Je passe une bonne journée le dimanche. Je pars voter. D'habitude, moi, mes dimanches avec mes clients, c'était de faire le tour des bureaux de vote. Donc là, c'était un dimanche comme tout électeur et c'était cool.

Je partis ensuite voir un film au cinéma, un film qui sort l'année prochaine en 2025 avec mon ami, mon frère Saïd El Alami, un film qui s'appelle La Pampa d'Antoine Chevrolier, qui parle de la ruralité, de l'amitié, de l'homosexualité, bref, de plein de choses. Et je vous inviterai à aller le voir l'année prochaine. Et ensuite, je suis allé au resto avec quelqu'un aussi que j'aime énormément en disant la première soirée électorale au resto sans être focus devant les chaînes info. On va recevoir les résultats comme tout le monde et c'est OK. Bon, en vrai, je suis encore dans les boucles de politique dont j'avais reçu les estimations à 19h. Donc, c'était OK.

Et là, pas que votre pote, il annonce une dissolution à la télévision. Malek, complètement choc-bar. Donc, on n'a pas dîné, de guibag, on s'est barré. Tout de suite, j'ai compris que c'était la merde. J'ai mon ami Nesrine Slawi qui est en train d'animer un live sur Instagram et qui m'a dit, mais viens parler. Et j'étais dans une voiture, j'étais sonné. Et bref, tout ça pour vous dire, qu'est-ce qui se passe pour moi là depuis dimanche ? C'est que j'avais déjà parlé dans le film Backseat en conclusion de mon défaitisme total, de ma peur, de ma crainte de l'accession en 2027 au pouvoir par l'extrême droite.

Emmanuel Macron a décidé que 2027, c'était peut-être trop loin et qu'il fallait se jouer avec le feu dès 2024. C'est OK pour lui, mais ce n'est pas OK pour moi. D'un côté, j'ai énormément de peur, j'ai énormément de crainte parce que le réel et le danger est réel. On en parlera pendant cette émission là. Mais en même temps, il se passe des trucs qui me donnent quand même un peu espoir. Ce front populaire, mais ce n'est pas que le front populaire, c'est aussi là de voir qu'il y a énormément de monde dans le public. Peut-être que Nico va faire un plan. Voilà, vous allez voir, il y a du monde.

De voir que des artistes sont en train de m'écrire, de se mobiliser, de voir que des créateurs de contenu font des tribunes dans des journaux où d'habitude ne s'expriment pas. J'ai l'impression qu'il se passe quelque chose. Et du coup, moi, j'ai dû reprendre mon tablier. Moi, je m'occupais de la communication de politique et c'était donc une ancienne vie. Et depuis lundi, mardi, mercredi, j'ai des candidats qui vont se présenter dans chacune des circonscriptions pour aller lutter contre Macron et Bardella, qui m'appellent. Et en vrai, sans me poser vraiment la question, contre l'avis de mes proches, j'ai repris du service. J'ai décidé de repasser des nuits blanches.

Donc là, en ce moment, on fait que de la... J'enchaîne les écritures de profession de foi parce qu'il va falloir prendre ça très vite. Et ça, c'est la petite partie que les gens ne voient pas. Et donc, ça, c'est mon quotidien depuis dimanche. Je voulais rebondir vite fait sur les édits, les petits édits TikTok, etc. Parce que c'est vrai que des copains de gauche ont décidé pour contrer ces édits de Bardella où on voit qu'il est mignon, qu'il est sympa et qu'il a du charisme apparemment. Des copains ont décidé à gauche de lutter contre ça en en faisant eux-mêmes.

Hier, je répondais à une journaliste de Mediapart dans un papier là qui sort dans les prochaines heures où je disais que moi, ça m'inquiétait parce que justement, on est en train d'appauvrir, on est en train de se détourner du fond et que pour moi, ça reste le plus important. But, but, but, but, je vous annonce, le Front Populaire, j'y crois tellement et je vous demande les gars vraiment de signer ce putain d'accord. Si vous le faites, je balance moi-même un édit que j'ai préparé toute la journée sur Sébastien Delogu. Vraiment, pour moi, c'est l'édit de l'année. Je le balance dès que c'est signé, je l'ai promis et j'espère que ça se fera pendant le backseat.

Et voilà, bref, tout ça pour vous dire que je suis archi content de vous retrouver et que, contrairement à ce qu'on peut nous dire, je suis persuadé que notre camp des progressistes, mais au-delà de ça, du camp de la gauche et de la justice sociale, on peut gagner. Et voilà, je suis archi content et je suis archi optimiste et ça y est, j'ai repris du bol de la bête.

32:16
Présentateur

Eh bien, ça fait plaisir, Malek, de te voir comme ça. Très content de te trouver. Merci beaucoup. Sacha, toi, tu es venue avec une photo de ton chien ?

32:31
Invité

Ouais, j'ai rien à dire. Moi, j'ai rien à dire. Je pense qu'on avait tous besoin d'un peu de réconfort aujourd'hui. Donc, j'ai envoyé une dizaine de photos de Scott à Laurent et je m'engage si on parvient tous à lever des fonds pour les trois prochaines émissions, à créer des diaporamas de Scott et à en faire un par semaine. Et à ce qu'on ait un diaporama de Scott dans les trois prochaines semaines à venir. Donc, voilà, donnée pour ces trois prochaines émissions. Et là, on n'a qu'une photo ? Oui, là, il n'y en a qu'une seule. Là, c'est pour vous donner l'eau à la bouche, faites des dons. Exactement, mais ça marche. Je suis super déçue. Elle est trop belle en plus.

Est-ce que tu peux me faire aussi ? Parce qu'il faut que je m'entraîne, tu peux m'envoyer les dix, je vais faire un petit édit de Scott. Tu le mets sur les boucles ou pas ? Mais je le balance dessus. Non, mais en vrai, celle-là, tu peux me l'envoyer ? Bien sûr. Je suis chaud. On peut la laisser ? J'ai besoin de Scott. On peut la laisser parce que Baxit, on sait que c'est Baxit. Non, non, non.

33:24
Présentateur

Non, non.

33:25
Invité

Je vous l'enverrai.

33:27
Présentateur

Merci beaucoup pour cette photo de Scott, cher Sacha. Chers amis, on va continuer avec cette semaine. Nous avons le plaisir de recevoir un invité exceptionnel. Il est spécialiste de politique et de rhétorique. Un teneur d'applaudissements pour Clément Victorovic.

33:59
Invité

C'est trop. C'est trop, c'est beaucoup trop.

34:01
Présentateur

C'est beaucoup trop. Incroyable. Clément, tu es streamer et chroniqueur. Tu viens de quitter France Info. Quel plaisir de te retrouver. On voulait te recevoir ce soir. Ce soir, un petit peu spécial, en ce Baxit un peu particulier, vu ce qui se passe. On va faire ton interview. On va parler un petit peu de toi. Et après, tu vas être chroniqueur comme les autres. Tu vas participer à l'émission avec nous. On a envie d'avoir tes analyses aussi sur ce qui est en train de se passer. C'est la réunion des Avengers, en fait. C'est exactement ça. On voulait te recevoir notamment parce que tu quittes France Info pour te consacrer à YouTube, à Twitch et à la création.

Est-ce que tu en avais ras-le-bol de la télé ?

34:36
Invité

La télé, ça fait un moment que je n'y suis plus déjà, puisque j'ai quitté Quotidien à la fin de la saison dernière. Quitté France Info à la fin de cette saison. Évidemment, mon regret, comme toujours, le contre-temps. J'ai mal choisi mon moment, puisque j'ai démissionné il y a trois semaines. Ce qui m'a empêché de démissionner en soutien à Guillaume Meurice hier. Mais moi, je dis que ça compte. Moi, je veux que tout le monde le sache. J'aurais démissionné en soutien à Guillaume Meurice. Disons que tu as anticipé, en fait. C'est tout. Moi, je vais demander à faire requalifier ma démission. On va inventer ça. Non, je ne dirais pas que j'en avais marre de la télé.

Par contre, je dirais que j'en avais marre du format chronique. J'en ai écrit 500 en 5 ans. Et en fait, vient un moment où on se répète oui et non. De toute façon, l'analyse politique est une infinie répétition. Mais l'exercice lui-même devenait répétitif. Au bout d'un moment, les textes écrits en 3 heures sur 2 pages, ça devient un exercice qui, pour moi, en tout cas, a perdu de sa passion au fur et à mesure des années. Et donc, j'avais besoin de plus de fraîcheur. Et effectivement, je la trouve à la fois sur Twitch où, au fond, j'arrive à faire, ah oui, dernier jour, terrible, à la fois sur Twitch où, en fait, j'écris des chroniques, mais d'une autre manière désormais.

Puisque je les écris sur 3 heures, mais en 3 heures de live et après en recoupant des petits bouts de phrases pour faire une chronique. Et puis, j'avais aussi besoin de faire des formats longs parce que les chroniques, c'est bien. Sauf qu'en 500 chroniques, en 500 jours de travail, combien restent au bout d'un an et combien restent au bout de 5 ans ? Je ne sais pas, peut-être 3, 4 chroniques que j'ai écrites et qu'aujourd'hui, je peux revendiquer comme quelque chose qui a peut-être amené une petite plus-value réelle dans le débat public.

Alors que, bah oui, quand on écrit un livre, un spectacle, quand on se consacre pendant un an à un texte, j'ai l'impression qu'on peut aller un peu plus loin et puis essayer de faire quelque chose qui reste un peu plus aussi.

36:35
Présentateur

Tu l'as dit, tu as été longtemps un acteur de la télé, tu as été sur beaucoup de plateaux différents, notamment des plateaux qui parlent de politique. Quel regard tu portes sur le paysage télévisuel aujourd'hui, notamment d'un point de vue politique ? Est-ce que la politique est bien traitée à la télévision ? Est-ce que tu y trouves ton compte ?

36:50
Invité

Alors, à dire vrai, je peux désormais révéler ce dark secret. C'est que, en fait, j'ai du mal à te répondre parce que moi, la télé, je ne la regarde pas. C'est même pire que ça, c'est que je ne l'ai jamais regardée. Je ne regardais pas les émissions auxquelles j'ai participé avant d'y participer. Je les regarde assez peu après y avoir participé. Et quand je les vois, en réalité, c'est sur Internet, sur les réseaux sociaux et pas en linéaire. Donc, j'ai du mal à te répondre. Après, pour ne pas me cacher totalement quand même, évidemment, je fais le même constat qu'un peu tout le monde. Déjà, on a un problème assez radical avec les médias boloréens.

Je pense que ça n'est une surprise pour personne. Alors, je dis ça, sauf que je me suis imposé un exercice que je ne m'étais pas imposé depuis quatre ans et que je pense, je suspecte, peu de personnes ici s'imposent. C'est que j'ai regardé ces news. Alors, c'est comment ? Depuis dimanche dernier. Alors déjà, première chose, ça est la première fois en plusieurs années que je regarde BFM. Parce que, comme beaucoup, j'ai envie d'avoir cette info, l'info à la seconde près. Et je me surprends à brancher ces news. Eh bien, c'est intéressant. Non, mais c'est intéressant parce que c'est pire que ce qu'on croit quand on en a que les échos éparses dans les journaux.

J'ai écouté l'homélie du prêtre pro lundi matin. Ah, mais alors attendez ! Alors, si Tabouaf, Salomé Saquet, les chroniqueureuses de Baxit et moi-même sommes des journalistes ou chroniqueurs militants, alors qu'on aille écouter l'homélie de Monseigneur Pro lundi matin, c'est-à-dire que c'est une tribune pour le Rassemblement National, c'est-à-dire que ce n'est même pas simplement son allégeance à un camp, à une idéologie, à des valeurs. C'est une tribune pour le Rassemblement National, c'est une tribune fascisante, dans laquelle il s'élève contre le gouvernement des juges du Conseil d'État et du Conseil constitutionnel.

Alors, c'est ma nouvelle croisade, je le répéterai dès lors que je prendrai la parole, s'attaquer au Conseil constitutionnel, c'est ouvrir la voie vers le fascisme, s'attaquer au contrôle de constitutionnalité des lois, c'est vouloir que la majorité puisse opprimer la minorité. Je sais que ce n'est pas sexy, cours de droit constitutionnel première année, hélas, peu de gens l'ont eu. Donc, il faut le dire, quand on entend s'attaquer au Conseil constitutionnel, généralement, on ferme les oreilles parce que le mot le plus long de la langue française et donc, par définition, le plus chiant, c'est « anticonstitutionnellement ».

Donc, dès lors qu'il y a « constitution » dans le mot, les gens cessent d'écouter. Je le dis, je le répète, le Conseil constitutionnel, non-obstant toutes les critiques qu'on peut lui adresser, et elles sont nombreuses, c'est le dernier garde-fou qui nous sépare du fascisme. Oui, tant que les fachos ne sont pas au Conseil constitutionnel, tant fait. Précisément, c'est compliqué, en fait, de faire un renouvellement. C'est un vrai sujet. Ça peut prendre du temps, mais ça peut arriver. Tout à fait. C'est comme la Cour suprême américaine. Mais en fait, ça peut aller beaucoup plus vite que ça, en fait. C'est une réforme constitutionnelle et on n'en parle plus.

Donc, Pascal Praud, c'est intéressant de le dire, non seulement critique l'immigration de masse incontrôlée, critique Sciences Po, le wokisme, les dérives de l'écologie politique. Bon, c'est un prêche politique, mais il critique même le Conseil constitutionnel. Donc, on a, sur ce qui est aujourd'hui la première chaîne d'info de France en audience, on a l'animateur phare qui, le lendemain d'une élection, le lendemain d'une soirée électorale, nous fait un prêche partisan et fascisant par ailleurs. Bon, je pense que c'est intéressant et le problème qu'on a avec les médias Bollorien, je pense qu'en fait, on n'a pas pris conscience de son ampleur.

40:34
Présentateur

Tu présentes un spectacle également qui s'appelle « L'art de ne pas dire » depuis la fin de l'année 2023. Ce n'est pas ta première scène, puisque tu avais déjà été avec Guillaume Meurice sur scène par le passé. D'où ça te vient, mais c'est ton premier seul en scène, en tout cas, d'où ça te vient cette envie d'aller sur scène ? Comment c'est né ce projet ?

40:52
Invité

Il y a deux réponses qui sont suffisantes seules. La première, en fait, tu l'as dit, c'était la scène en elle-même. C'est-à-dire que les gens me connaissent parfois par justement les écrans. Mais en fait, moi, mon premier métier, c'est prof. Moi, l'endroit où j'ai toujours été le plus heureux, c'est dans un amphithéâtre à faire cours parce qu'il y a le contact avec les gens, tout simplement. Et en fait, ça, ça me manquait. Et ça faisait longtemps que je rêvais de retrouver ce contact-là, sur scène notamment. Donc ça, c'est la première raison. J'avais depuis longtemps envie de retrouver le public.

Et la deuxième raison qui, en fait, est plus profonde, c'est que ça faisait, en fait, des années et des années que dans mes chroniques, en filigrane, j'abordais un sujet qui, pour moi, est absolument fondamental, qui est le fait que la communication politique contemporaine est en train de malmener le langage, de vider les mots de leur sens et de leur contenu, de nous amener à ne plus savoir de quoi nous parlons quand nous parlons politique, ce qui n'est pas le moindre des problèmes. Et même depuis quelques années, et notamment au sein du pouvoir macroniste en place, la communication politique est devenue une ère de la contre-vérité.

Et en fait, quand on fait la liste des contre-vérités flagrantes, je ne parle pas de mensonges, des mensonges d'État, il y en a toujours eu, mais je parle des contre-vérités flagrantes. Gérald Darmanin a quand même dit, durant l'élection présidentielle de 2022, je crois qu'il n'y a pas un Français qui considère qu'Emmanuel Macron n'a pas été un bon président. Il a dit ça. Je crois qu'il n'y a pas un Français qui considère qu'Emmanuel Macron n'a pas été un bon président. Il n'y a aucun univers existant où cette phrase est vraie, mais de personne. Il y a toujours quelqu'un qui considère que quelqu'un d'autre a fait de la merde, quoi qu'il ait fait d'ailleurs. Donc, cette phrase, elle est...

Je prends ça comme exemple, mais combien d'autres ? Quand j'entends parler de violences policières, je m'étouffe. Le terme était peut-être mal choisi. Les soignants ont tous des masques, alors que tout le monde voyait que ce n'était pas vrai. Et on peut comme ça faire la liste. On va mettre fin au VSS avant la fin du quinquennat. Alors ça, c'est une promesse rompue. Mais par contre, sur ce dossier-là, Emmanuel Macron qui dit je n'ai jamais soutenu Depardieu contre ces victimes. Ben si, j'ai un texto. Et puis, il suffit vraiment d'ouvrir YouTube pour le constater. Et donc... Il n'y aura plus aucun sans domicile fixe dans la rue. Non mais voilà. On peut en faire la liste. Non mais c'est fou.

En fait, c'est fou. Et nous vivons aujourd'hui dans une société politique qui s'est au pouvoir trumpisé, où tout et n'importe quoi peut être dit. Et c'est ce que la philosophe Myriam Revaudelhomme appelle l'ère de la post-vérité. Non pas une ère du mensonge généralisé, mais une ère de l'indifférence au vrai. Que ce que nous disions soit vrai ou faux, ça n'a plus d'importance. Et pour moi, c'est quelque chose de très inquiétant parce que ça vient menacer le cœur même de notre démocratie.

Un monde, une société politique dans laquelle les mots n'ont plus de sens, dans laquelle on ne sait plus de quoi on parle, dans laquelle, au fond, les citoyennes et les citoyens ne se soucient même plus de savoir si ce qui est dit est vrai et se pose simplement la question est-ce que ça me plaît ? Ce monde-là est un monde où absolument tout peut se produire, où on peut tout prétendre et où plus aucune responsabilité ne peut être tirée puisque plus rien de ce qui est dit n'a d'importance. C'est le début de la fin de la démocratie. C'est ce que tu appelles la trumpisation du paysage politique. Exactement. On est plus responsable de ce qu'on dit. En tout cas, on n'en paye pas le prix.

Et moi, exactement. Et je voulais tirer cette sonnette d'alarme, dire notre démocratie est en danger et ça commence, ou en tout cas, ça passe aussi par le langage. Ça atteint le cœur même de ce que l'on considère comme l'idéal démocratique. Et je l'ai dit dans de multiples tribunes. Et j'ai vu que, en fait, ça engage des enjeux et des questionnements tellement existentiels. J'ai vu que ça ne passait pas. C'est-à-dire que c'était de loin les chroniques qui étaient le moins relayées. Les gens écoutaient, ils disaient, ah tiens, c'est intéressant. Puis ils repartaient manger leur crème dessert et je ne leur en veux pas. Parce que pour s'ouvrir à cette réflexion-là, il faut prendre le temps.

Il faut avoir un peu le temps de prendre, de faire cette prise de conscience. Et ça, ça passe notamment par la scène. Ça passe notamment par le théâtre. Et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu aller sur scène avec une pièce de théâtre qui n'est pas une conférence. Antoine ? Passe par l'artistique. Moi, je suis déjà très content que tu sois allé en plateau avec nous parce qu'en réalité, on a pas mal de points communs. Déjà, on était tous les deux chroniqueurs à quotidien. Et en plus, dans le monde de la recherche, t'es mon oncle parce que ta directrice de thèse, c'est la propre directrice de thèse de mon directeur.

45:19
Présentateur

Incroyable ! Oh, c'est beau ! C'est qui ton directeur ? J'ai rien compris.

45:23
Invité

Ah, évidemment, un copain, bien sûr, tout à fait. Donc, moi, ma question, c'est que tu parles souvent du fait qu'il y a un appauvrissement de la rhétorique politique. On se focalise de moins en moins sur les enjeux politiques. Les politiques mettent beaucoup moins ça en avant dans leur communication. Pour toi, c'est quoi les facteurs explicatifs ? À quand tu dates ça ? Quelle est la raison de ce phénomène-là ? Alors, c'est évidemment la question à un million de dollars. C'est difficile d'avoir une réponse simple. Bon, je vais comme tout le monde blâmer les réseaux sociaux, mais sauf qu'en réalité, je pense qu'il y a un impact assez direct.

C'est-à-dire que, qu'ont créé les réseaux sociaux, ils ont créé un espace public paradoxal où la contradiction n'a jamais été aussi présente. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, quoi que tu dises, tu es sûr d'être contredit. Mais même dire, salut les gars, aujourd'hui ça va bien, j'ai pris un petit café. Ah non ! Comment ? Et tu oublies tous ceux qui nous font. Bon, tu vois, tu dis bonjour, sur Twitter. Non, désolé, la journée est très mauvaise. Bon, voilà. Donc, quoi que tu dises, tu es contredit. Donc, l'espace public est devenu hyper contradictoire.

Et en même temps, il fonctionne, et c'est la vieille rengaine, mais elle est vraie, il fonctionne dans des bulles de filtres qui sont soit des bulles de sélection personnelle, c'est-à-dire que, sur Facebook, Instagram, les contenus auxquels tu assistes, c'est les contenus que tu as toi-même choisis, de gens que tu as choisis de suivre, donc, qui a priori te ressemblent, probablement pensent comme toi. Donc, ça crée une vraie bulle de contenus qui te conforte dans ce que tu pensais déjà et dans ce que tu détestais déjà.

Soit, sur Twitter, on a, et un peu TikTok, TikTok, c'est encore différent, mais sur Twitter, on a un réseau social qui est désormais algorithmé et qui va te présenter soit des contenus qui vont t'hyper contenter, que tu vas immédiatement liker, soit des contenus qui vont t'hyper agacer et qui vont susciter ton indignation. Mais en fait, ça reste un réseau social, du coup, non contradictoire parce qu'on ne se convainc jamais en étant exposé qu'à des choses soit qu'on adore, soit qu'on déteste. Évidemment, la conviction nécessite d'avoir accès à un peu de nuances, à des opinions qui ne sont pas ni blanches ni noires, mais peut-être un peu plus grises.

Et donc, on est dans un monde où, pour toutes ces raisons, tu peux dire n'importe quoi en étant contredit, mais sans que cette contradiction ait de l'effet. C'est-à-dire que, et l'exemple typique, c'est le trumpisme et je crains que de Boris Johnson à Jair Bolsonaro en passant par Emmanuel Macron, plusieurs pouvoirs, ce n'est pas vrai pour tout le monde, mais plusieurs pouvoirs en est tiré la conséquence. Aujourd'hui, tu peux dire n'importe quoi en étant sûr d'être contredit, mais en étant sûr également que tes partisans ne seront pas exposés à la contradiction. Et c'est ce qui se passe. Aujourd'hui, Jordan Bardella peut dire n'importe quoi.

On peut avoir des kilos de threads qui montrent les contradictions du RN, les mensonges du RN, les votes du RN. Ça ne compte pas puisque les électeurs du RN n'y seront pas exposés. Et alors là déjà, d'une part, on a un vrai problème, mais là, on a un problème démocratique que je ne sais pas résoudre, sinon en plaidant comme tout le monde pour l'apparition de réseaux sociaux soit régulés, soit même européens. Bon, mais ça, on peut toujours le souhaiter. Et voilà, on est dans ce monde et je crois que c'est ce qui autorise tout le monde à dire n'importe quoi. Malek ? J'ai introspection en même temps que Clément parle parce que j'ai aussi un crime... T'as dit n'importe quoi ?

Non, ça m'est arrivé. J'ai bossé sur les émissions de Thierry Lanouna, donc j'ai bossé pour un média boloréen. D'ailleurs, on voit que ce soir, ce n'est pas du tout la même D.A. On accueille Clément et François Ruffin ce soir pendant qu'eux accueillent Sébastien Chenu, Éric Ciotti et Sarah Knafo. Grosse line-up. Ah, ils vont passer une bonne soirée !

Et non, et ce que tu dis est intéressant parce que c'est vrai que sur les émissions de Lanouna où il y avait le camp du pour et du contre, on devait chacun choisir cette petite pancarte, en réalité, je pouvais dire quelque chose de très factuel et appuyer mes propos, mais il y avait toujours quelqu'un en face qui allait me dire que j'avais tort avec pas forcément des arguments et il y allait avoir des partisans pour l'autre partie.

Ceci étant dit, moi Clément, je veux avoir ton regard sur un truc qui m'inquiète un peu, c'est que en 2002, j'étais gamin mais j'avais accompagné ma mère pour aller manifester quand Jean-Marie Le Pen a accédé au second tour et je me rappelle d'une révolte un peu globale, je me rappelle de James qui avait chanté sur une scène pour un grand concert et tout le monde avait chanté, tout le monde s'était élevé et là, dimanche, je suis allé à Repu et il y avait des jeunes, ok, bravo à eux et merci à eux mais ça reste quand même un peu timide. Qu'est-ce qui fait que l'extrême droite, c'était No Way en 2002 et aujourd'hui, ça a l'air un peu ok ?

Ils ont pour l'instant gagné la bataille culturelle, voilà, tout simplement. Alors, bien aidé en cela aussi par les médias, Bolloréens qui ont joué quand même là-dedans un rôle absolument fondamental, le rôle de CNews aura été dans toute cette affaire absolument cruciale mais en fait, il ne faut pas non plus tout mettre sur le dos de Vincent Bolloré.

Avant cela, la droite s'est organisée, de toute façon, ils ont pensé la bataille culturelle, le Gramschisme depuis deux décennies, voilà deux décennies que d'abord, Éric Zemmour et Yvan Riouffol, ils n'étaient pas nombreux au début, d'abord, Éric Zemmour et Yvan Riouffol ont travaillé, la société française, ont assumé d'être des francs-tireurs, d'avoir des paroles qui étaient inacceptables, qui étaient situées en dehors de la désormais célèbre fenêtre d'Overton, qu'ils ont agrandie à grands coups de butoir, en risquant à chaque instant d'eux-mêmes subir des anathèmes, ils ont d'ailleurs, Yvan Riouffol, je ne crois pas, mais Éric Zemmour a d'ailleurs été condamné à de multiples reprises, bon, et donc, ils ont comme ça élargi le spectre de l'acceptable, réussi à faire rentrer dans le raisonnable, l'idée qu'il y a trop d'immigrés, qu'il y a un problème d'identité en France, que les immigrés coûtent trop cher, que ce sont eux qui sont sans cesse agresseurs, etc., etc., qu'il faut se protéger, faire remonter des frontières.

les horreurs qu'il et elle ont prononcées, parce que rejoint ensuite par la deuxième génération, Eugénie Bastier, Charlotte Dornelas, puis aujourd'hui, la troisième génération d'identitaires, bon, ceux qui sont, on a vu le, moi j'ai vu le papier d'Uzul sur le réseau Atlas qui est éloquent, voilà, c'est-à-dire qu'on voit bien que derrière, il y a aussi une organisation pour promouvoir tout cela, bon, ils ont mené la bataille culturelle et en face, à gauche, cette bataille culturelle par confort, par habitude, par certitude d'être le camp du bien, camp de la science et donc de n'avoir plus besoin d'argumenter, la gauche a abdiqué la bataille et partie du principe que c'est bon, de toute façon, c'est nous qui avons raison, on n'a plus besoin de rien dire et voilà comment on en arrive là avec, moi je le dis, des responsables de gauche qui ont été pendant des années et des années coupables, coupables de ne pas avoir de parole forte sur l'immigration, sur l'accueil, sur l'intégration, coupables de ne pas dire des choses qui sont réelles mais que les responsables de gauche n'assument pas, le fait que par exemple sur l'immigration, puisque c'est l'un des grands thèmes sur lesquels le Rassemblement National progresse, de dire que oui, il y a un problème d'intégration en France mais pourquoi ?

Parce que la République n'intègre pas, c'est facile de dire aux gens vous n'êtes pas intégrés quand depuis 70 ans la politique c'est de parquer les arrivants dans des bars d'immeubles, dans les mêmes quartiers, sans service public, avec une école désarmée, avec les enseignants les plus débutants, sans moyens, sans commerce, sans rien et c'est facile derrière de dire vous vous intégrez pas mais il faut penser l'intégration mais c'est pas aux gens de s'intégrer, c'est à la République française d'intégrer ceux qui viennent sur son sol. Pourquoi la gauche ne dit pas ça ? Pourquoi la gauche a tant que cela abandonné le terrain du décolonialisme ? Pourquoi la gauche n'a plus de...

Il y en a qui le disent. Non mais, aujourd'hui oui, mais ça fait quelques années qu'on voit la bataille culturelle revenir, mais souvenez-vous au temps du hollandisme. Quel ministre de Hollande a tenu ces discours-là ?

Moi, j'ai discuté parfois avec des élus de gauche, je ne vais pas dire le parti, sur les questions d'immigration à qui j'ai pu dire écoutez les amis, je crois qu'à un moment donné il va falloir qu'on ait une réflexion collective, y compris à gauche, sur l'héritage de la guerre d'Algérie par exemple et du colonialisme parce qu'il me semble quand même que tout ça n'est pas tout à fait soldé et qu'une grande partie du malaise que l'on voit poindre aujourd'hui qui s'exprime dans les révoltes des banlieues, une grande partie de ce malaise-là vient prendre ses sources dans l'héritage colonial français qui n'a pas été pensé, déconstruit et sur lequel il n'y a pas eu de travail de mémoire.

J'ai eu des responsables de gauche élus au Parlement qui m'ont ouvert des billes grandes comme ça en me disant ah bon ? T'es sûr que ça a un rapport ? Non mais sérieux ! Donc il faut travailler, il faut commencer à écouter les penseurs, on a des générations entières d'universitaires qui ont écrit des livres, qui ont écrit des rapports qui ne sont pas lus, on a des états-majors partisans qui ne travaillent pas, qui pendant des années, la seule chose qui les intéresse c'est qui va être secrétaire général, c'est quoi la dernière petite saloperie sur WhatsApp, ah tiens, je vais ouvrir Twitter, je vais envoyer... Non ! Il faut bosser !

54:22
Présentateur

On continue, on continue, tu restes avec nous Clément Victorovitch pour la suite de l'émission. Comment on enchaîne après ça ? Pardon ! Je suis en colère !

54:31
François Ruffin

On est là !

54:33
Présentateur

Il n'y a pas de PowerPoint de Vincent cette semaine puisque Vincent ne pouvait pas être avec nous, c'était prévu de longue date mais il nous a envoyé une petite vidéo, chers amis, on regarde la vidéo de Vincent. Et c'était un faux départ ! Évidemment, c'était la rentrée. Ah là, ça va marcher, ça va marcher, ça va marcher. Évidemment que ça va marcher. Mais je suis serein, je suis serein jusqu'à 18h50 et après, descendre d'organe à notre complet. Oui, alors attends, on meuble deux secondes. Et cette fois, cette semaine-ci, il marche. Là, c'est bon, là, je crois que c'est bon. C'est bon, ça me calme. Ah, c'est génial, ça me calme. Non, ça marche, là ? Non, ça marche pas.

Je débranche et je rebranche. Je mets dans du riz. On reçoit ? Alors, ils disent que non. T'as des problèmes de professeur de SVT. Ça marche ? Non, ça marche pas. Ah, non, ça marche pas. Non, mais c'est trop bizarre. Mon adaptateur, je suis désolé. On voit bien, est-ce qu'on... Aïe, aïe, aïe. Bon, tu sais, ce qu'on va faire, Vincent, c'est que tu vas rester avec nous. Parce qu'il faut que je mette le câble, c'est pour ça, en fait. Non, vas-y, on te laisse faire, on te laisse faire. Et à un moment, moi, je suis professionnel, voilà. Pour ce Hall of Fame, un an de gêne, c'était merveilleux. Merci beaucoup, Vincent. Quel génie.

Ça nous a fait super plaisir pendant toute cette année d'être avec toi, Vincent. Merci pour toutes tes chroniques. Chers amis, on va continuer la suite de la soirée. On va passer au jeu à la con, quand même. C'est parti pour le quiz à la con. Alors, c'est un quiz à la con. Non, non, tu peux laisser les écrans, Liam, t'inquiète pas. C'est un quiz à la con.

56:21
Invité

Mais attends, mais pourquoi on n'est jamais prévenus ? On ne sait jamais si c'est un jeu. Parce que sinon, on sait que tu révises. Voilà,

56:27
Présentateur

parce qu'on te connaît, on sait que tu révises et tout, donc on ne veut pas.

56:29
Invité

Je ne peux jamais me préparer.

56:30
Présentateur

Tu appelles Usul pour avoir les questions et tout, non ? Alors, question, donc quiz à la con, c'est simple, je vous propose des questions, quatre propositions de réponses, vous essayez de trouver et vous, dans le chat, vous votez pour ce que vous croyez être la bonne réponse. Première question, combien de litres d'eau minimum serait nécessaire pour dissoudre l'Assemblée nationale si elle était en sucre ?

56:51
Invité

Ça m'a manqué !

56:55
Présentateur

Je précise, pour que vous fassiez vos calculs, que nous parlons de l'hémicycle et qui fait une température de 20 degrés. Je vois bien ça. C'est la base de calcul. Réponse A, 3200 m3, soit la consommation annuelle de 56 Français. Réponse B, 3900 m3, soit la consommation quotidienne de coca en France. Réponse C, 42 millions de m3, soit la consommation annuelle de la ville de Nice, qu'on embrasse. Non.

57:23
Locuteur non identifié

Non.

57:26
Présentateur

Réponse D, le sucre brun ne se dissout pas dans l'eau.

57:30
Invité

Qui a fait les questions ? Alors, François et Quentin, c'est trop leur cam de questions, nos producteurs. Complètement.

57:36
Présentateur

Et Laurent aussi, ils se sont arrachés les cheveux avec des calculatrices tout à l'heure. Mais des malades. Avant que vous arriviez. C'est la preuve

57:45
Invité

qui a fait les questions. Mais tu sais que ces gens-là sont payés. Les gars, je sais que ça va pas. Tout le monde va mal en ce moment, mais parlez-nous. Déjà, entre eux, du coup, il faudrait connaître le volume de l'Assemblée nationale, de l'hémicycle. Bah, c'est assez haut.

58:02
Présentateur

Les gars, j'ai fait littéraire. La salle, l'hémicycle de l'Assemblée nationale fait 397 m² et 19 m de haut.

58:09
Invité

Ah, ça mède. 397 m² et 19 m de haut.

58:14
Présentateur

Ça vous avance, hein ?

58:16
Invité

Et de toute façon, il y a deux réponses qui sont super proches. Une qui n'a rien à voir et une qui n'est pas du tout proche. Parce qu'entre 3200 m3 et 3900 m3, il n'y a pas une grosse dif, quoi. Personne n'a fait S ici ? Non.

58:27
Présentateur

Non. Si. Ah. T'as fait S, toi ? Bah, évidemment. Je ne savais pas. Évidemment. Bon. Eh bah, vas-y, sort de la réponse.

58:35
Invité

Non, non, mais là, à Fudney, c'est la réponse C. C'est sûr.

58:39
Présentateur

Réponse C, 42 millions de minutes cubes. D'accord. Donc, ça, c'est la réponse de Clément Victorovitch. Vos réponses. Moi, j'ai fait S, les gars. Faites-moi confiance. Eh bah, pareil. Réponse C, également pour Antoine Bristiel.

58:50
Invité

Moi, je vais encore, mais je ne peux plus arrêter. Il faut que j'arrête avec ces techniques de donner la mauvaise réponse à chaque fois pour essayer de me distinguer. Parce que là, du coup, je voulais dire 42 millions, mais comme tout le monde le dit, bah, je n'ai plus envie. Est-ce que c'est scientifiquement vrai que le sucre brun se dissout pas dans l'eau ?

59:09
Présentateur

Non, ça, c'est pour rigoler.

59:11
Invité

Ça aurait pu être une réponse, hein ? Bah, ouais. Et par rapport au point qu'on a eu sur le reste de l'année ?

59:20
Présentateur

La densité du sucre brun, c'est plus de 800 kg par mètre carré.

59:25
Invité

Ça m'aide vache, franchement.

59:26
Présentateur

Par mètre cube, par mètre cube.

59:27
Invité

Vous êtes des psychopathes. Franchement, merci. Il faut donner une réponse, l'ère. On met plus de temps à répondre à cette question que de Macron de décider de dissoudre l'Assemblée nationale. Ouais, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai. Mais on a la même tête que les ministres de Macron quand il a décidé de dissoudre l'Assemblée nationale. Malek. Et à mon avis, c'était le même pari que nos réponses, en fait.

59:44
Présentateur

Je ne m'a donné une réponse au pif. Je n'ai pas une idée, donc je vais te dire la D, mais pour pointer le sucre brun. Réponse D, le sucre brun ne se dissout pas dans l'eau. Léa ? Euh... Je vais dire la B. Réponse B pour Léa, 3900 m3. Juste pour le game. Sacha, tu dis réponse B également. Eh bien, personne n'a la bonne réponse. C'était la réponse A.

1:00:03
Invité

Ah ! C'est un peu déceptif, là, du coup. Bah, c'est nul. 3200. Voilà.

1:00:09
Présentateur

Je ne vous fais pas le détail du calcul. Je l'ai sur mon document, là.

1:00:12
Invité

Tu pourras nous le partager ?

1:00:13
Présentateur

Voilà. Pour ceux que ça intéresse, dites-vous que 3200 m3, c'est à peu près l'équivalent de ce bassin de stockage à Chatillon dans les Hauts-de-Seine qui est actuellement en vente pour 4 millions d'euros. D'accord ?

1:00:23
Invité

En termes de méga bassin, ça donne quoi ?

1:00:25
Présentateur

Vous avez l'image.

1:00:26
Invité

Ah ! Voilà.

1:00:28
Présentateur

Je ne sais pas pourquoi on fait... C'est une émission politique, vous savez. C'est très important. Deuxième question de ce couille à la con. Si on ne compte pas ses biens privés, pour l'instant, combien de bureaux disposent Éric Ciotti ? Ah, intéressant. De combien de bureaux disposent Éric Ciotti ? À quelle minute ? Pour compter ceux qu'il a éventuellement chez lui, mais à ça, on ne peut pas... Il y en a au moins. Ah, vas-y, pardon.

1:00:49
Invité

Bureau meubles ou immeubles ?

1:00:51
Présentateur

Pardon ?

1:00:52
Invité

Bureau meubles ou immeubles ?

1:00:55
Présentateur

Meubles ? Enfin, la pièce. Ah ! La pièce dans laquelle il y a un bureau et une chaise.

1:01:02
Invité

Mais selon le compte Twitter ou selon le compte Facebook des Républicains, ce n'est pas forcément la même chose ?

1:01:06
Présentateur

Du coup, destitué ou non destitué ? Il nous a mis une vidéo sur Twitter pour bien nous montrer qu'il était toujours dans son bureau.

1:01:12
Invité

Il y a toujours au moins un bureau.

1:01:14
Présentateur

Avec strictement rien sur le bureau. Il n'y a rien du tout sur le bureau. Il n'y a pas d'ordi, il n'y a rien. C'est un super parti. Il a dit qu'il était au travail.

1:01:20
Invité

Avec un téléphone. Il n'y a pas de réponse. C'est à nous dire. Il doit avoir un bureau.

1:01:28
Présentateur

Excusez-moi les réponses. Pardon, excusez-moi. Réponse A, un bureau. Réponse B, trois bureaux. Réponse C, quatre bureaux. Réponse D, six bureaux. J'ai ma réponse. C'est quoi ta réponse, Malek ? Trois bureaux.

1:01:42
Invité

Moi aussi, j'ai répondu. Trois bureaux. Réponse B pour Malek. Il y a son bureau de Kester à l'Assemblée nationale. Il y a son bureau au siège des Républicains. Il doit bien avoir un bureau dans les apps maritimes. Du coup, il en a quatre. Il a son bureau chez les Républicains, son bureau à la Kesture, son bureau en circo. J'en ai bien. Non, trois bureaux. Et son bureau au siège ? Non, tu l'as dit. Siège, Kesture, Kesture. On est bon ? Oui, trois. Il n'est pas président de groupe, c'est Olivier Marlex. Est-ce qu'il a un mandat local, Ciotti ? Peut-être qu'on s'est municipal. Départemental. Peut-être qu'on s'est départemental. Peut-être qu'on s'est départemental.

Dans ce cas-là, t'as Kesture, le siège des Républicains. Il doit bien avoir un petit bureau en tant qu'élu local, je ne sais pas où. Plus la circonscription. Moi, je dis quatre. Il doit avoir un petit cabinet de conseil, un truc dans le genre aussi, non ? Non, je ne crois pas. Plus son bureau chez Vincent Bolloré parce qu'apparemment, il le voit avant de prendre sa décision. La bonne question, ça aurait été de combien de bureaux il a les clés ?

1:02:43
Présentateur

Alors, vos réponses. J'ai besoin de vos réponses. Quatre. Tout le monde dit quatre bureaux ? Non, non, moi, j'ai envie de dire un. Toi, tu dis un seul bureau. Réponse A pour Léa. Eh bien, tout le monde a raison sauf Léa. Par contre, vous vous êtes trompés. Vous vous êtes trompés. Il a un bureau à l'Assemblée nationale. Il a un bureau au siège des Républicains. Il a un bureau dans sa permanence de Nice. Et il a un bureau au conseil départemental des Alpes-Maritimes. Il n'a pas de bureau de Kesteur. La Kesteur, c'est son bureau à l'Assemblée. C'est son bureau à la Kesture ? Non, c'est un bureau normal. La Kesture, il n'a qu'un logement de fonction, mais il n'a pas de bureau de Kesture.

C'est son bureau de député qui sert de bureau.

1:03:24
Invité

Mais là, concrètement, actuellement, il n'a pas son bureau de député ?

1:03:28
Présentateur

Non, t'as raison.

1:03:30
Invité

C'est vrai qu'il l'a plus. Justement, si, parce qu'il est Kesteur. Non, mais ils ont du... Il n'y a pas de bureau, on l'a dit, à la Kesture. Non, mais en fait, comme il est Kesteur, il a le droit d'y aller.

1:03:49
Présentateur

Troisième question. Quel loser. Troisième question. On s'emmerde pour des vrais trucs. Non, mais... En 1880, le président de l'Assemblée nationale, qui s'appelait la Chambre des députés à l'époque, c'était Léon Gambetta. Il a exclu pour 15 séances le royaliste Léon Armand-Charles de Baudry-Dasson, qui foutait trop le bordel à l'Assemblée et qui, par ailleurs, était un antisémite notoire. Le député royaliste a alors refusé de quitter l'hémicycle. Que s'est-il passé ? Réponse A, il a décidé de mettre le feu au Palais Bourbon. Réponse B, il a été envoyé dans le cachot de l'Assemblée. Réponse C, il a demandé à ce qu'on le peigne à son bureau en train de travailler.

Réponse D, il a été sorti menu militari par la baronne Pécresse.

1:04:37
Invité

Réponse E, Gaël Braun-Pivet s'est mis à hurler.

1:04:42
Présentateur

La réponse D, c'est rapport à Ciotti dans son bureau. Ils font ce qu'ils peuvent.

1:04:52
Invité

Du coup, il y avait un cachot à l'Assemblée. Ouais. À 100%, c'est ça. Bah ouais. Est-ce que je vais arriver à donner au moins une bonne réponse ?

1:05:01
Présentateur

Une réponse B. Toi, tu dis réponse B, il a été envoyé dans le cachot de l'Assemblée. C'est sûr.

1:05:07
Invité

Mais c'est un peu trop fasteux.

1:05:08
Présentateur

Clément aussi. C'est sûr.

1:05:10
Invité

Sacha aussi. qui pète un boulon et qu'il essaye de mettre le feu au palais Bourbon. Est-ce que l'autre, c'est trop évident ? Putain, les gars, il faut y aller pour mettre le feu au palais. Non, mais il faut vraiment être givré. De nos jours, je pense que ça prend feu vite.

1:05:23
Présentateur

Ouais. Pardon. Ce n'est pas une incitation. Ce n'est pas mon genre. On va avoir des problèmes. Carrément.

1:05:33
Invité

Déjà que tu es responsable de monter l'extrême droite. Oui,

1:05:35
Présentateur

c'est de ma faute. C'est de ma faute. C'est que toi. C'est complètement de ma faute. Antoine. Moi, je dis A. Toi, tu dis réponse A. Il a décidé de mettre le feu. Léa ?

1:05:43
Invité

Pareil.

1:05:44
Présentateur

Réponse A aussi. La bonne réponse, c'était la réponse B. Effectivement, nous avons une image de ce cachot à l'assemblée. Pour ceux qui ne le savaient pas, il y avait bien un cachot à l'assemblée. Il a foutu le feu. C'était plus une cellule de dégrisement qu'un cachot en réalité. C'était une petite pièce avec des meubles, pas de chauffage et des toilettes. Gambetta a envoyé les gardes pour mettre Baudry Dasson dans ce cachot. Il n'y avait pas le chauffage, mais il y avait une cheminée,

1:06:15
Invité

Jean.

1:06:15
Présentateur

Il y restait plusieurs jours. Cellule de dégrisement, alors que maintenant, on les laisse bourrer à l'âge sur les filets du bois. Je ne sais pas sur le filet du bois. Quatrième question, qui est devenu le cachot de l'assemblée ? Réponse A, l'infirmerie. Réponse B, la buvette pour les journalistes. Réponse C, le bureau des membres du service com du groupe Renaissance. Réponse D, le bureau d'Éric Ciotti.

1:06:37
Invité

Un des bureaux d'Éric Ciotti, le plus précis.

1:06:44
Présentateur

Qui est devenu

1:06:44
Invité

le cachot de l'Assemblée nationale ? L'infirmerie. Ouais. Infirmerie, ça a l'air d'être une infirmerie. La buvette pour les journalistes, elle est plutôt classe et je doute que ça allait ressembler à un cachot. Infirmerie. Infirmerie, toi aussi, réponse A. Il y a cachot et cachot. Il y a cachot et cachot. Après, cachot, c'est en sous-sol, je pense. Pas forcément.

1:07:04
Présentateur

Léa, ta réponse ?

1:07:05
Invité

Le cachot de l'Assemblée était en sous-sol ou pas, Jean ?

1:07:07
Présentateur

Je ne crois pas, non.

1:07:10
Invité

Ah !

1:07:11
Présentateur

Non, non, non. Je vais te dire la buvette pour les journalistes. Non, on appelait cachot une petite pièce meublée dans laquelle on foutait les mecs trop bourrés. La plupart du temps, c'était des mecs trop bourrés. Là, il se trouve que c'était un mec particulièrement vénère. Effectivement, Baudry Daston, il avait foutu le Daoua au moment de la loi dans 1905 sur la laïcité, notamment. Bref. Vos réponses ? Réponse B. Réponse B. A. La buvette des journalistes. OK. Léa ?

1:07:37
Invité

J'ai envie de dire C.

1:07:39
Présentateur

Réponse C. Le bureau des membres des services com de Renaissance. Foutu pour foutu. Le chat. On va avoir la réponse du chat dans quelques instants. Le chat a voté. Réponse A. L'infirmerie. Eh bien, la bonne réponse, c'est Léa qui l'a. Tenez d'applaudissements pour Léa. C'est bien aujourd'hui les membres du service com du groupe Renaissance qui occupent ce petit bureau. Il faut faire preuve de courage, parfois. Il faut le savoir. Cinquième et dernière question de ce quiz à la con. laquelle de ces personnalités a appartenu ou appartient au Rassemblement National ? On n'a pas la même question. Réponse A. Léon Gauthier, chroniqueur à Radio Vichy et ancien membre de la Waffen SS. Réponse B.

Victor Barthélémy, ancien collabo et secrétaire général fédéral à Nice du PPF de Jacques Doriot. Gros casting. Réponse C. André Dufresse, ex-secrétaire adjoint de la CGT de Nice, puis engagé avec l'armée allemande et surnommé Tonton Panzer.

1:08:37
Locuteur non identifié

Yes.

1:08:38
Présentateur

Réponse D. Jean-Marie Le Pen, père de Marine Le Pen et grand-mère de Marion Maréchal et tortionnaire en Algérie. Ah. D'après vous, qui a fondé le Front National ?

1:08:47
Invité

Ça n'est pas Jean-Marie Le Pen, contrairement à la... une légende qui circule. Ah, c'est compliqué. Il fait partie des membres plus ou moins fondateurs, mais ce n'est pas lui qui a fondé le Front National ? Moi, je dis B. Victor Barthélémy, d'accord. J'ai tout oublié du podcast de Philippe Collin sur Jean-Marie Le Pen qui est incroyable et je pense que la réponse est dedans.

1:09:09
Présentateur

Ah oui.

1:09:09
Invité

C'est con, t'es oublié. Écoutez-le, c'est très intéressant et tout ce que fait Philippe Collin est très intéressant. Il y a un mec dans le chat qui a mis soldats en Algérie. Non, c'est bien tortionnaire en Algérie Jean-Marie Le Pen. Oui. Ce n'est pas André Dufres que ça me dit quelque chose. Allez, je dis André Dufres. Ce n'est pas... Refais le profil d'André Dufres, Jean.

1:09:34
Présentateur

Ex-secrétaire adjoint de la CGT de Nice puis engagé avec l'armée allemande et surnommé Tonton Panzer.

1:09:39
Invité

Mais ce n'est pas lui justement qui met en avant pour dire mais si, si, le Front National... Non, c'est un autre. Ah, putain. C'est un autre qui a été résistant. Ah, voilà, c'est ça. Oui. Autant pour moi. Cette musique d'ascenseur

1:09:53
Présentateur

Le chat a l'air unanime. Il y en a qui ont la réponse dans le chat. Mais il triche le chat depuis toujours. Du coup, réponse A. Réponse A pour toi, Antoine.

1:10:07
Invité

Il triche aussi. Ah, ok. Il ouvre la voie. Réponse A, donc.

1:10:11
Présentateur

Léa ? Non, non, je reste sur la B. Réponse B. Malek ? Réponse A. Réponse A. Sacha ?

1:10:18
Invité

Réponse A. Je ne sais plus. Moi, je vais rallier le chat. Je fais confiance

1:10:23
Présentateur

à l'info de chat, évidemment. Léon Gaultier. Eh bien, vous avez tous raison parce que ce sont les quatre qui ont été parmi les fondateurs. Effectivement, un Waffen-SS, un collabo du PPF de Jacques Doriot, un membre de la Wehrmacht qui a collaboré avec le nazisme et Jean-Marie Le Pen a lui aussi fait partie des membres fondateurs. Incroyable. Les quatre font partie des fondateurs du rassemblement. Ah oui, c'est ça, il fait partie des différents membres fondateurs. Absolument. Et on aurait pu en rajouter beaucoup d'autres. Merci les copains. Ça vous dit qu'on parle de politique maintenant ? Allez, c'est parti pour l'actu de la semaine. De quoi ?

Chers amis, l'actualité cette semaine, quelle actualité ! On va commencer par le bilan des Européennes. C'était dimanche soir, tout se passait comme prévu. Les élections européennes ont eu lieu et se sont déroulées tout au long de la journée de dimanche après une campagne en demi-teinte qui a été assez peu suivie. Et on a eu donc ces résultats en France que je vous propose qu'on commente. Déjà pour commencer, on a le graphique qui s'affiche. Voilà, vous l'avez tous vu. Large victoire de Jordan Bardella et de la liste du Rassemblement National avec 31,36% des voix. Arrivée en deuxième position péniblement la moitié de ce score, celui de la liste Renaissance.

Derrière, c'est Place Publique qui lead à gauche avec 13,83% des voix. Puis la France Insoumise avec 9,89%, pratiquement 10% des voix. Les Républicains à 7,24% et Reconquête à 5,47%. Quels sont les enseignements ? J'ai oublié les écologistes qui ont fait 5,5%. Je vous rappelle que la barre des 5% est très importante parce que c'est celle qui permet d'avoir des élus. J'ai entendu dans ton stream, Clément, que toi, tu étais particulièrement choqué par le score de Reconquête.

1:12:06
Invité

Non, mais c'est pour moi presque davantage. Il ne faut pas dire ça. Mais le score de Reconquête, je le trouve fou parce que j'ai écouté. Alors là aussi, je me suis infligé ça. J'ai écouté Éric Zemmour et Marion Maréchal durant la campagne. Mais alors, Reconquête, c'est un parti fasciste. Mais alors, ce n'est pas un parti crypto-fasciste, néo-fasciste, extrême-droite. Non, c'est un parti fasciste. Ils veulent abolir le contrôle de constitutionnalité des lois. Ils veulent que les policiers aient la présomption de légitime défense et qu'ils puissent faire usage davantage de leurs armes.

Marion Maréchal a dit que les auteurs de La fusillade qui a coûté la vie à deux surveillants pénitentiaires, elle a dit qu'elle aimerait qu'ils soient retrouvés morts ou vifs. Éric Zemmour a quand même... Alors, ils sont pour la remigration des délinquants ou criminels étrangers. Mais alors, remigration, c'est le mot... Là aussi, pareil, il y en a marre à un moment donné. Remigration, c'est le mot poli pour dire déportation. On a remplacé un mot par un autre, mais il suffit d'aller voir la définition de déportation, c'est exactement la même chose. Donc, ils veulent la déportation des criminels délinquants étrangers, mais pas seulement étrangers.

Éric Zemmour a dit ceci, il a dit si vous êtes binational, donc français et algérien, par exemple, ou si vous êtes français, français, mais que vous pourriez avoir la nationalité algérienne, par exemple, parce qu'un de vos parents est algérien, mais vous ne l'avez pas demandé. Vous n'avez jamais foutu les pieds en Algérie, vous n'êtes jamais allé là-bas, vous n'avez aucun lien, mais vous pourriez la demander. Eh bien, dans ce cas-là, au premier délit, au premier crime, vous êtes déchu de la nationalité française et déporté en Algérie. Bon, donc, c'est un programme explicitement fasciste. Éric Zemmour veut l'oppression des droits des minorités par la majorité qui aurait voté pour lui.

Il veut l'abolition de l'état de droit, c'est ce qui se passe quand on abolit le contrôle de constitutionnalité des lois. Il revendique la brutalité et les violences policières qu'il aimerait plus nombreuses et moins punies. C'est un programme fasciste. Cinq députés reconquêtes ont été élus au Parlement européen en France. La France envoie cinq fascistes au Parlement européen. Et tout cela, et je ne le dirai jamais assez, tout cela avec la complicité coupable du macronisme. Parce que, enfin, on a des off, pas seulement des off, il y a même un in d'une députée à Libération. On a des off et des in des cadres de renaissance et même des ministres de l'entourage qui ont essayé

1:14:48
Présentateur

de faire monter reconquête.

1:14:49
Invité

Exactement. Qui disent, notre pari, c'est de faire monter Marion Maréchal pour espérer grappiller quelques points à Jordan Bardella. Parce qu'ils étaient tellement sûrs de ne pas réussir à convaincre. Ils se savaient tellement démonétisés, décrédibilisés, inaudibles, incapables de rapporter la moindre voie supplémentaire à leur liste, que leur seule stratégie pour tenter de limiter l'humiliation de l'écart qui les séparait de Jordan Bardella, c'était d'essayer de faire perdre quelques points à Jordan Bardella en faisant monter Marion Maréchal. Et ça a donné quoi ? Ça a donné, notamment, le duel que Valérie Hayé consent à Marion Maréchal sur CNews.

Valérie Hayé n'a pas débattu avec Manon Aubry, elle n'a pas débattu avec Marine Tondelier, elle n'a pas débattu avec Raphaël Glucksmann, elle a débattu avec deux têtes de liste seulement, Jordan Bardella et la petite candidature de Marion Maréchal. Pour moi, c'est coupable, grave, le macronisme a contribué, porte une partie de la responsabilité du fait que la France est envoyée au Parlement européen cinq députés fascistes. Vous en pensez quoi

1:15:51
Présentateur

de ces résultats ? Moi, j'ai été assez impressionné par le faible score des écologistes. Marie Toussaint n'a semble-t-il pas réussi à imprimer pendant cette campagne, ça tranche avec les résultats qu'avait fait Yannick Jadot il y a plusieurs... En 2019, en 2009, qui faisait 13%. Les écolos se voyaient en leader à gauche de cette élection et c'est pour ça qu'ils ont refusé de faire union avec les insoumis. Est-ce qu'ils le regrettent aujourd'hui ? Je ne sais pas, je ne pense pas, mais quand même, ça tranche quand même singulièrement. Il faut reconnaître aussi qu'entre 2019 et 2024, la campagne et l'ambiance n'étaient pas la même.

En 2019, on sortait des manifs climat, on était dans un moment d'émulation un peu particulière, il y a eu une surreprésentation des jeunes dans le vote aussi, les écolos avaient le vent en pouf. Là, la pauvre Marie Toussaint, j'ai l'impression qu'elle n'arrivait pas à exister. Toute la campagne, on n'a pas arrêté de l'emmerder avec le pacte vert européen et de lui reprocher tout ce qui n'allait pas en Europe. C'est à cause des écolos, les agriculteurs se sont mobilisés contre les mesures environnementales soi-disant, etc.

1:16:44
Invité

Il y a deux choses, je pense, qui expliquent ça. C'est que, d'une part, l'enjeu environnemental a fortement baissé pendant toute la campagne. Il était beaucoup plus fort au début de la campagne qu'à la fin de la campagne. C'était selon le quatrième enjeu, derrière les questions d'immigration, derrière les questions de pouvoir d'achat et derrière les questions même de la protection du système de santé. C'est ce qui explique ces votes assez faibles, il faut dire le terme, pour ELV. La seconde raison, c'est que ELV n'est plus propriétaire de l'enjeu environnemental.

C'est-à-dire que, quand tu regardes les personnes qui se disent préoccupées, dans leurs trois premières préoccupations, qui citent l'environnement, c'est le cas pour les électeurs de Manon Aubry, c'est le cas pour les électeurs de Valérie Haillet et c'est le cas pour les électeurs de Raphaël Glucksmann. Donc, bien sûr, aussi ceux de Marie Toussaint, mais bon, c'est quelque chose qui est beaucoup plus largement partagé. Donc, il ne faut pas non plus, je pense, dire que l'environnement ne préoccupe plus du tout les électeurs, c'est juste que ELV a fait aussi une campagne pourrie.

1:17:43
Présentateur

Sacha, toi, tu as noté que le taux d'abstention était moins élevé que pour les législatives.

1:17:46
Invité

Oui, ça m'a beaucoup étonnée. Le taux d'abstention législative au deuxième tour des législatives en 2022, il était d'à peu près 53,8%, ce qui est plutôt conséquent. Là, on est sur un 48-49% d'abstention. Et honnêtement, je pensais que le taux d'abstention serait équivalent à celui de 2019 et qu'on resterait sur cette lancée-là. Et je n'analyse pas le fait que, surtout, que les gens se soient déplacés massivement, plus massivement en tout cas, pour cette élection qui, a priori, est moins nationale que pour une élection des législatives. Elle l'était un petit peu. C'était un peu une élection

1:18:25
Présentateur

de mi-mandat aussi, je pense. Oui, c'est vrai. C'était une élection sanction pour Macron, assez clairement. On reparlera de la dissolution tout à l'heure. Mais on a aussi un graphique intéressant, c'est la répartition en nombre de sièges du Parlement européen. C'est toujours intéressant aussi d'avoir ça en tête. Ça permet aussi de regarder différemment les résultats puisque ça montre que, voilà, vous avez les groupes au Parlement européen. Le groupe qui remporte vraiment ces élections européennes, c'est le PPE. C'est la droite européenne. C'est la droite traditionnelle. C'est l'équivalent des Républicains en France. C'est François-Xavier Bellamy qui siège au sein du PPE.

Nous, en France, on n'a pas du tout cette représentation de l'art. On n'a pas cette dynamique européenne. Nous, on a une surreprésentation de l'extrême droite à 40% et les Républicains qui font péniblement 7% comme à la présidentielle. Non, pas comme à la présidentielle, pardon, mieux que à la présidentielle.

1:19:13
Invité

Oui, mieux que à la présidentielle. Je pense que c'est quand même un... Quoi qu'il en soit, l'extrême droite s'implante durablement au sein des institutions européennes.

1:19:25
Présentateur

Elle progresse un peu.

1:19:26
Invité

Elle progresse un peu, mais... Moins que ce qu'on avait prédit, honnêtement. Enfin, moi, j'avais l'impression que tout le monde prédissait une vague d'extrême droite sur l'Europe. Oui, oui, oui, mais bon, il y a quand même... Je ne dis pas que ce n'est pas inquiétant. Oui, oui, bien sûr, mais moi, je pense que c'est inquiétant parce qu'on voit que c'est doucement mais sûrement. C'est ce qu'on dit. On voit que quand même Fratelli d'Italia ou le parti de Giorgia Meloni qui a fait quand même un score remarquable, c'est un peu inquiétant.

On aurait pu espérer qu'après toutes les mesures qu'elle a prises depuis qu'elle est à la tête du pays, présidente du Conseil italien, on aurait pu espérer qu'il y avait peut-être un vote sanction qui allait se mettre en place et que les Italiens et italiennes allaient se réveiller un peu. Hélas, non. On voit aussi le résultat qu'a fait Vox en Espagne, pourtant un pays relativement progressiste. Si on ajoute à ça qu'à partir du 1er juillet, c'est la Hongrie de Viktor Orban qui va présider le Conseil de l'Union européenne. Ça pique. Bref, non, je pense qu'il faut mesurer quand même l'ampleur de la situation.

On a une extrême droite qui s'implante de manière durable dans toutes les institutions européennes et c'est particulièrement inquiétant. On a une extrême droite qui d'ailleurs surfe sur un anti-européanisme qui est aussi particulièrement inquiétant et qui pour autant arrive à pousser les portes du pouvoir des institutions européennes. Je m'interroge sur la suite et sur aussi l'avenir du projet européen en tant que tel, vraiment.

1:20:57
Présentateur

En Pologne et en Hongrie, l'extrême droite a reculé, on dit dans le chat. Intéressant. Intéressant, c'était pas attendu.

1:21:03
Invité

Sur les élections européennes, oui. En Pologne, ça pouvait s'attendre parce que les dernières élections nationales ont fait sortir l'extrême droite. Donc, c'est un mouvement qui est plutôt cohérent avec ce qui s'est passé l'année dernière et c'est plutôt rassurant, effectivement. Mais ça reste, pour moi, ça reste alarmant. Vraiment très alarmant. Malek ? En Allemagne, l'AFD, l'extrême droite allemande, a gagné six sièges par rapport à 2019. Oui, tout à fait. Mais c'est beaucoup moins que ce qui a été prévu il y a encore quelques mois. Leur envolée a été...

Enfin, ça s'est explosé en plein vol quand les médias allemands ont révélé le plan de remigration, de déportation de 4 millions d'Allemands que préparait l'AFD. Et rappelons que l'état-major de l'AFD était très, très proche, il y a encore quelques semaines de cela, de Marine Le Pen. Moi, je veux qu'on parle un peu du score de Manon Aubry parce qu'elle a, dans les sondages, plafonné à 7% jusqu'à quelques jours avant le scrutin pour finalement la retrouver à presque 10%. Moi, il y a un truc qui m'a un peu chagriné sur cette élection européenne, c'est qu'on n'a pas du tout parlé Europe en réalité. Oui, c'est clair. C'est qu'on n'a pas parlé quand...

Enfin, le score des verts, le score de Marie Toussaint, il y avait une aubaine pour Marie Toussaint. Elle aurait pu parler d'une autre écologie, d'une écologie populaire. Elle aurait pu sortir un peu du logiciel des verts depuis quelques années qui font qu'ils arrivent à ce plafond de verts-là. Elle a décidé de... Elle a décidé de jouer un jeu et c'est un truc que j'entends beaucoup d'ailleurs chez les politiques et ça commence vraiment à me saouler. Oui, moi, je veux occuper l'espace de Mélenchon à Macron. On en a assez de ça. Finalement, vous ne savez pas où vous êtes. Vous voulez occuper un espace. Qui ça, dit ça ? Marie Toussaint. OPS, c'est un discours qui est tenu souvent.

C'est un discours aussi qui est tenu chez les verts. On veut occuper l'espace de Mélenchon à Macron. En final, on ne sait pas où est-ce que vous êtes, les gars. On ne sait pas ce que vous racontez. La liste de Marie Toussaint, il y avait des personnalités que je connais bien de la société civile type Priscilla Ludovski, mais il y avait aussi des personnes sur cette liste qui auraient très bien pu se retrouver sur la liste de Valérie Ayé. Donc, en fait, ça ne voulait rien dire et le score s'explique comme ça. Et Renaissance a beaucoup tapé sur LFI, beaucoup plus que Bardella, en vampirisant la liste LFI, notamment sur la question du génocide en Palestine.

Et tout bizarrement, on n'en parle plus dans les médias depuis dimanche. C'est encore une occasion parce qu'il n'en manque jamais de rappeler qu'il faut en cesser le feu en Palestine. Mais on a cherché à vampiriser comme ça à tout prix la liste LFI parce qu'il y avait Rima Hassan entre autres, mais pas que, mais surtout parce qu'en réalité c'est la seule liste qui s'est plus ou moins positionnée clairement en disant qu'il y avait un génocide en Palestine. Et au final, le scrutin a parlé et au final, on les prédisait à 7 et ils se sont retrouvés à 10.

Mais voilà, ce positionnement de Renaissance de vouloir taper beaucoup plus sur LFI que sur Bardella, je pense que ça devrait tous nous inquiéter un petit peu.

1:23:48
Présentateur

On verra la suite au Parlement européen qui devrait se réunir assez rapidement. Je suppose qu'Ursoir von der Leyen va être réélu puisque la coalition qu'il avait portée à la tête de la Commission européenne PPE, Sociodémocrate et Renew devrait être reconduite, je le suppose. En tout cas, les équilibres le permettent. Donc, on verra, on suivra ça. Non, surtout ce qui s'est passé, la vraie déflagration politique dimanche, elle est arrivée moins d'une heure après l'annonce des résultats.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé dissoudre l'Assemblée nationale, une dissolution qui intervient de manière assez surprenante, déjouant pas mal de pronostics, une dissolution qui provoque l'organisation d'élections législatives qui se siendront les 30 juin et 7 juillet prochains partout en France. À quoi il joue Emmanuel Macron ? Pourquoi il a pris cette décision ? Moi, j'ai eu du mal à la comprendre, sa décision. Moi, j'estime qu'il n'avait pas besoin de dissoudre. J'estime qu'il pouvait continuer à gouverner avec une majorité relative. Il l'a fait depuis deux ans. Ça ne l'empêche pas de prendre des décrets. Ça ne l'empêche pas de faire passer des lois.

Il a réussi à faire passer des lois. Alors, certes, c'est un peu difficile, il faut travailler, mais c'est faisable. Je ne comprends pas. Il s'en est justifié dans une conférence de presse qu'il a donnée mercredi dans laquelle il a expliqué que, je le cite, plus de 50% des électeurs ont voté pour les extrêmes, puisqu'il met la France insoumise dans le même panier que le Rassemblement national, et que donc, c'était un signal clair contre sa politique. Je suis d'accord avec toi. Je suis d'accord avec lui. Je suis d'accord avec toi, mon vieux. Tu t'es pris une tôle aux élections. C'est les élections intermédiaires. Le pouvoir en place se prend toujours une tôle aux élections intermédiaires.

C'est normal. Ça fait partie de la vie politique de se prendre une tôle aux élections intermédiaires. Ce n'est pas sa première tôle électorale, en plus. Je ne comprends pas pourquoi il a dissolu maintenant et pourquoi il n'a pas dissolu à l'époque de la réforme des retraites. Je n'arrive pas à le comprendre.

1:25:29
Invité

On dit qu'il a dissolu ou qu'il a dissolu ?

1:25:31
Présentateur

Il a dissolvé. Il a fait du mal aussi. Je n'en sais rien. Les Français n'y arrivent pas.

1:25:37
Invité

Antoine, t'en penses quoi, toi ? Je pense que c'est aussi un pouvoir qui pense que la politique, c'est juste de faire des coups. C'est le nouveau coup de communication. Et je pense aussi qu'il misait sur deux choses. La première, c'était sur l'effet de sidération, de faire cette dissolution au moment où on voit le score du Rassemblement national qui est aussi important. Et justement, de encore une fois, rejouer le jeu de c'est moi ou le chaos. Il a pensé ça comme une séquence ? Je pense que c'était ça.

Et la deuxième chose, c'est de miser sur le fait que la gauche serait incapable de s'allier et qu'il y aurait finalement des seconds tours aux législatives entre Renaissance et le Rassemblement national et que les électeurs de gauche, encore en se pinçant le nez, iraient re-voter pour Renaissance pour refaire barrage au Rassemblement national. Est-ce que vous êtes d'accord

1:26:28
Présentateur

avec Macron qui était convaincu qu'il allait se prendre une motion de censure à l'automne prochain ? Ce n'était pas écrit ça.

1:26:33
Invité

Mais non, je suis d'accord avec toi. C'est pour ça que je vous pose la question. Non, c'était que dans sa tête. Je t'avoue que je n'arrive toujours pas à expliquer le fait aussi qu'il l'ait fait en tout petit comité sans prévenir par exemple son Premier ministre. C'est ce que nous donne un papier, c'est ce que nous dit un papier du monde. Je pense que ça dit tout. C'est qu'en réalité, il a pris une décision à un tout petit cercle qui lui a un petit peu bourriné la tête. Je vois, il y a Bruno Roger Petit qui est cité dans le chat. Bruno Roger Petit qui est ancien journaliste conseiller mémoire d'Emmanuel Macron.

C'est ce même mec qui a opéré cette petite stratégie de la triangulation avec l'extrême droite qui faisait des petits déjeuners avec Marion Maréchal Le Pen il y a quelques années de ça. Et voilà, je t'avoue que je n'arrive pas à comprendre. J'essaye de me dire qu'il y a cette volonté d'Emmanuel Macron, cette obsession de vouloir rentrer dans l'histoire. Il y a un peu de ça. Il y a ce truc de oui, mais peut-être qu'en trois semaines, je vais renverser la table et je vais en ressortir vainqueur. Peut-être qu'il y a de ça. Mais là, il risque de rentrer dans l'histoire. Il va rentrer dans l'histoire. C'est sûr, on va s'en souvenir.

Moi, je pense qu'il y a quand même alors je suis d'accord avec cette idée, c'est soit moi, soit le chaos. Mais de toute façon, ça, c'est quelque chose qui joue depuis un certain temps. Il n'y a qu'en 2017 qui faisait une candidature à peu près digne de ce nom avec une proposition qui avait le mérite au moins d'être un peu un peu novatrice dans le paysage politique français. Mais depuis 2022, on est clairement sûr de toute façon, c'est Le Pen ou c'est moi. Donc, je ne vais pas faire d'efforts, je ne vais pas faire campagne. Voilà. Je vais vous dire que ça va être l'enfer et on va encore une fois convoquer des affects négatifs pour vous faire flipper.

La peur, le ressentiment et puis après derrière, on vous dira de toute façon, c'est ça ou c'est le chaos. Effectivement. Mais moi, j'ai une autre hypothèse. Il en a plein le cul. Il en a marre. Il en a marre. Il veut arrêter. Pourquoi ? Mais parce que...

1:28:28
Présentateur

Il a nommé attaque il y a deux jours.

1:28:30
Invité

Je ne sais pas. Je me dis... Et c'est une stratégie quand même assez lâche mais je ne serais absolument pas surprise de cette stratégie-là parce que finalement, c'est en train de barrer en couille comme pas possible dans le monde. Il est très, très mauvais en géopolitique. On l'a bien vu. Il n'arrive pas à prendre les bonnes décisions. Il a essayé d'aller murmurer à l'oreille de Poutine mais bon, la table faisait 650 mètres de long donc du coup, l'autre ne l'a pas entendu et ça l'a encore plus vénère. Biden, la moitié sourd, il ne sait pas qui c'est. Ils sont balais les couilles tout autant. Cette espèce de... Comment dire ?

D'image qu'il voulait avoir sur la scène internationale, il n'arrive pas du tout à l'avoir. Au sein de l'Union Européenne, il n'est plus l'un des dirigeants moteurs de l'Union Européenne. Ça ne fonctionne pas. En interne, enfin, sur le plan national, tout le monde le déteste. Mais genre, tout le monde le déteste. Pourquoi se tirer une balle dans le pied comme ça ? Écoute, je ne sais pas. Je me dis, au moins, là, c'est acquis. Il y aura une cohabitation potentielle. Si ça marche, il n'a plus rien à foutre. Et il y a quand même... Après, je ne sais pas. Est-ce que vraiment, il est dans la sauce au point où il se dit j'en peux plus, j'en ai marre ?

Ou est-ce que c'est, encore une fois, une façon pour lui de ne pas se saisir d'un certain nombre de sujets ? Et on parle là encore... Il y a des sujets qui sont très très chauds sur la table. Je veux dire, il y avait des discussions au Parlement sur des sujets très importants. Il y avait la fin de vie. Il y avait tout un tas de projets de loi qui étaient en cours et qui ont été totalement arrêtés du fait de cette dissolution surprise. Il y a aussi, et il faut encore le rappeler, merci Malek, et je voulais le dire, le fait qu'on ne parle plus du tout de Gaza.

C'est-à-dire que cette annonce de dissolution a totalement invisibilisé un certain nombre de sujets dont les élections européennes en soi, parce qu'il était 20h58 quand il a annoncé cette dissolution. Les gens étaient encore en train de dépouiller dans les bureaux de vote, concrètement. Donc on a totalement invisibilisé les questions européennes. On a invisibilisé aussi ce qui est en train de se passer à Gaza parce que là, tu regardes, il n'y a plus aucun média qui est en train d'en parler. Il y a eu vite fait des articles quand il y a eu la résolution au sein de l'ONU qui a été adoptée avant-hier. Mais c'est tout.

La question de la reconnaissance de l'État de Palestine, du coup, est complètement renvoyée aux oubliettes. C'est-à-dire qu'il n'y a plus d'urgence. De toute façon, Macron ne voulait pas le faire. Donc ça l'arrange bien que ce ne soit pas maintenant. Et voilà, moi je me dis, est-ce que c'est stratégique pour faire encore un coup de com ? C'est probable. Est-ce que c'était ingouvernable ? Je ne pense pas non plus. Et en ça, je te rejoins. Je suis très surprise. Il y aurait pu avoir un remaniement. Ça, ça aurait pu s'entendre.

Il aurait pu aussi décider de rectifier le tir aussi sur, je n'en sais rien moi, le parti, changer la tête du parti, revoir un peu la stratégie pour les prochaines élections. Mais dissoudre au lendemain d'une élection européenne, ça n'a aucun sens. Attal aurait proposé sa démission.

1:31:12
Présentateur

Ouais, je suis complètement d'accord. Clément, est-ce que Emmanuel Macron pense sincèrement pouvoir gagner ces élections législatives anticipées ?

1:31:20
Invité

Alors, déjà, il y a deux choses. Je réponds à ta question dans une question. D'abord, pour revenir juste avant. Moi, je suis d'accord avec tout ce que vous avez dit. J'ajoute un élément, deux éléments supplémentaires. Le premier, il ne faut pas oublier qu'Emmanuel Macron, pendant cinq ans, s'est enivré de son pouvoir absolu. Et Emmanuel Macron est quelqu'un qui n'a pas de culture parlementaire. On le sait, ça remonte au moment où il était ministre de l'économie et des finances de François Hollande. on se souvient de la gifle qui a été la loi Macron qu'il a dû faire passer au 49-3 alors même qu'il avait passé deux mois à négocier avec le Parlement. Parce qu'il était nul.

C'est vrai, c'est vrai. Oui, parce que l'effrondeur, etc. Et lui, il en a conçu une sorte d'offense personnelle. Et depuis ce jour-là, Emmanuel Macron a une forme de détestation du Parlement. Il est lui-même un président antiparlementariste, ce qui, ça n'est pas le moindre des paradoxes qu'il accuse sans cesse LFI d'être antiparlementaire. On peut leur faire plein de critiques sur le style mais pas celui précisément d'être antiparlementaire. Lui, il l'est.

C'est quand même, je rappelle, puisque ça a été un peu oublié, Emmanuel Macron, le seul président de l'histoire qui, dans une réforme constitutionnelle avortée, proposait de restreindre le droit d'amendement des députés, c'est-à-dire le droit pour les députés de faire la loi, tout simplement. Donc, Emmanuel Macron s'est enivré pendant cinq ans d'un pouvoir absolu. Et depuis 2022, il n'a pas su trouver la clé, parce que ça n'est pas un homme de négociation, ça n'est pas un homme du jeu parlementaire, il n'a pas su trouver la clé de cette majorité relative qu'il a à l'Assemblée nationale. Et il ne cesse depuis deux ans de tenter de faire des coups.

Alors, d'abord, c'était le Conseil national de la refondation dont lui-même ne savait pas. Il s'est dit, on va faire ça, ça va marcher, ça n'a pas marché. Évidemment, ça existe déjà, ça s'appelle le Parlement. Ensuite, c'était les grandes rencontres de Saint-Denis avec les chefs de parti. Bon, ça n'a pas marché, pour une raison simple, c'est que ça s'appelle le Parlement. Mais lui, il ne veut pas aller au Parlement.

Et donc, je pense qu'il ne faut pas minorer le fait que pour Emmanuel Macron, son entourage, mais avant tout Emmanuel Macron, et on a un off de Brigitte Macron là-dessus, qui, je ne sais plus à quelle occasion, a confié à un journaliste, je crois qu'au moment de la réforme des retraites, je crois, elle a dit, on ne va pas pouvoir tenir comme ça quatre ans. On ne va pas pouvoir tenir comme ça. Et le tenir comme ça, c'est vraiment ce contexte politique où ils doivent négocier, où ils n'ont plus les clés absolues du pouvoir qui, je crois, leur est insupportable.

Et donc, oui, ça pouvait tenir, bon an, mal an, deux décrets en 49-3, ils pouvaient tenir comme ça avec deux ans, où ils étaient un an et demi, deux ans à la fin, où ils étaient sans doute paralysés. Mais bon, Chirac l'a fait avant eux, un mandat, un quinquennat où tu ne fais pas grand-chose. Donc, ça pouvait tenir encore. Et là, je pense que ça leur était juste insupportable. Par ailleurs, il y a ce truc d'Emmanuel Macron de vouloir être le maître des horloges, de ne jamais vouloir subir, de faire des coups, en effet, et de les réussir parfois.

Enfin, le grand débat national au moment des Gilets jaunes, c'est un coup qui était une belle fourberie, mais qui a merveilleusement bien marché pour reprendre en main une séquence qui s'annonçait désastreuse pour lui. Donc, je pense qu'il y a toute cette logique-là, plus le fait de se dire, et ça a bien marché, qu'il allait nous voler sa défaite, parce que c'est ce qui s'est passé, Léa, c'est ce que tu disais à juste le titre, il nous a volé sa défaite. À 20h58, on ne commente plus la défaite d'Emmanuel Macron, on commente sa décision. Donc, je pense que tout ça se conjugue et avec, et c'était ta question, Jean, et j'y réponds, avec cette croyance qu'il a de se dire, je peux gagner.

Je pense qu'il dissout et Bruno Roger Petit et les génies de l'Elysée, c'est une antiphrase, évidemment, qui se disent vraiment, on peut gagner. Il parie, mais en fait, il faut un pari qui, dimanche soir, à 20h45, ne paraît pas déconnant. Ils font le pari que la gauche ne réussira jamais à s'allier. Et en vrai, dimanche soir, à 20h45, quand on se retéléporte dans le temps, ce n'était pas absurde. Je veux dire, Glucksmann et Aubry se sont agonies d'injures et d'anathèmes pendant toute la campagne européenne. La question palestinienne a laissé des failles béantes et des fractures béantes à gauche. Et donc, on pouvait réellement craindre que la gauche ne s'allierait pas.

si la gauche ne s'allie pas, et je le dis d'autant plus que l'alliance à gauche n'est pas faite, si la gauche ne s'allie pas... Attends, point mercato, je crois, sur l'alliance à gauche.

1:35:27
Présentateur

Breaking news, priorité en direct sur Baxi. Un communiqué de presse vient de sortir de la part du Front Populaire. Je cite, une page d'Histoire de France s'écrit avec le nouveau Front Populaire. Avec un programme de gouvernement et des candidatures uniques dans les circonscriptions de France, les forces politiques qui ont constitué le nouveau Front Populaire donne rendez-vous aux Françaises et aux Français les 30 juin et les 30 juillet prochains. Une immense attente d'union s'est exprimée, elle est scellée.

A partir d'aujourd'hui, partout en France, nous oeuvrons à élagir ce rassemblement avec toutes celles et ceux, Françaises et Français, associations, syndicats, partis politiques, personnalités engagées dans le débat public qui partagent nos idées et nos orientations. Nous aurons des candidates et des candidats communs capables de représenter la société française. Nous avons oeuvré à un programme politique de rupture avec une déclinaison pour les 100 premiers jours de mandat, des propositions concrètes et réalistes pour que la vie des Françaises et des Français changent vraiment. Désormais, l'arrivée du Rassemblement National au pouvoir n'est plus une fatalité.

Soutenez l'émission Baxit en faisant des dons sur sa page. C'est un accord qui a été trouvé entre les organisations de gauche dans ce Front Populaire. Ça tombe bien. J'allais y venir. C'était ma question suivante. C'est hyper bien fait, cette émission. J'allais y venir, effectivement. À gauche, un espoir est né lundi matin avec l'annonce sur la matinale de France Inter par François Ruffin d'une idée de nom de nouveau rassemblement qui s'appellerait Front Populaire pour prendre la suite de la NUPES. La NUPES qui était issue des résultats de la présidentielle. Là, le Front Populaire sera issu des résultats des européennes en partie.

J'ai un milliard de questions, évidemment, sur ce qui est en train de se passer à gauche, sur ce qui a été signé ce soir. Je meurs d'envie de connaître le détail de ce qu'a écrit dans ce putain de programme commun parce que j'ai beaucoup de questions et j'ai un milliard de questions sur les circonscriptions. Qui sont les personnes qui sont maintenues ? C'est qu'Adrien Quatennin c'est candidat, etc. Ça fait partie des questions que j'ai envie de poser et pour l'instant on n'a pas exactement la réponse. On peut revenir quand même sur ce qui s'est passé lundi matin.

Est-ce que François Ruffin, on l'aura en invité dans la deuxième partie de cette émission Backseat en visio, il est actuellement dans sa circonscription à Amiens, François Ruffin, est-ce qu'il s'est placé en leader de cette nouvelle union de la gauche en lançant le nom Front Populaire ?

1:37:45
Invité

Il faut voir ce qu'il y a dans l'accord, des derniers bruits, c'était que la formule retenue soit d'abord les élections, ensuite on regarde quel groupe a le plus de députés et il reviendra à ce groupe de proposer le nom de l'éventuel premier ou première ministre. Bon, apparemment c'est ça qui est inscrit et auquel cas François Ruffin a fait acte de candidature mais au même titre que d'autres personnalités Fabien Roussel, Jean-Luc Mélenchon et on attend encore d'autres noms. Ce qui me semble clair, moi je l'ai dit de toute façon je l'ai dit très publiquement c'est que le Front Populaire a besoin de rassurer derrière la bannière d'une personnalité qui ne soit pas clivante.

Toute personnalité est clivante par nature mais il y a quand même quelques personnalités à gauche qui suscitent plus que du clivage de la détestation à tort ou à raison je ne rentre même pas là-dedans je fais un constat que certaines personnalités suscitent une détestation sur laquelle une partie de la gauche ne réussira pas à passer. Il me semble que Jean-Luc Mélenchon effectivement en fait partie.

François Ruffin j'ai l'impression qu'il coche pas mal de cases je l'ai dit puisque c'est un homme de la France insoumise qui a été désigné comme héritier potentiel par Mélenchon lui-même dont un sondage dont on ne sait pas trop ce qu'il vaut mais un sondage tout de même donnait la victoire possible au second tour d'une élection présidentielle qui par ailleurs me semble être acceptable pour les écologistes les communistes et les socialistes voilà j'ai l'impression qu'il coche des cases mais comme je l'ai dit si c'est pas lui il y en a d'autres pourquoi pas un ou une syndicaliste Sophie Binet par exemple j'en sais rien Laurent Berger je pense que précisément il ne serait pas de nature à rassembler Sophie Binet Il est mou

1:39:34
Locuteur non identifié

mais en fait

1:39:38
Présentateur

c'est un deuxième argument que tu peux rajouter Clivant et pas mou pas Clivant et pas mou

1:39:41
Invité

pas Clivant et mou Laurent Berger il ne faut pas qu'il soit mou tout le monde l'oublie mais Laurent Berger a signé au titre de la CFDT la réforme des retraites d'Emmanuel Macron en 2019 mais oui je ne sais pas si une partie de la gauche lui pardonnera cela nonobstant l'opposition vigoureuse qu'il a eu à la réforme des retraites en 2022 voilà moi je pense qu'il faut effectivement quelqu'un qui puisse rassembler qui n'agonise pas toute une partie de la gauche à titre personnel j'aimerais bien qu'on connaisse le nom avant les élections je trouve que pour les électeurs et les électrices devoir mettre un bulletin dans l'urne sans savoir qui serait le premier ou la première ministre potentiel sachant que oui il y a un programme mais que la personnalité du leader ou de la leader compte quand même je ne sais pas si c'est de nature à fonctionner mais manifestement c'est ça la formule qui a été retenue

1:40:25
Présentateur

Sacha je ne t'ai pas encore donné la parole qu'est-ce que tu en penses de cette union de la gauche qu'on a apprise ce soir est-ce que tu penses qu'elle peut remporter ces élections

1:40:31
Invité

Ah oui oui très clairement je pense qu'il y a des noms qui feront toujours peur à certains on le verra mais Quatennens par exemple ou même si Jean-Luc Mélenchon se présente à Marseille on va voir ça fera certainement peur à certains mais non c'est une bonne chose que la gauche ait trouvé un accord moi je trouve ça toujours un peu dommage après c'est le jeu politique on n'a pas le choix mais qu'on soit d'abord dans la tambouille politique c'est-à-dire la négociation des circos avant de montrer un projet commun politique je me dis les gens détestent déjà tellement la politique et ce qu'elle représente qu'elle ne voit à travers il n'y a pas que la gauche mais il y a le jeu on est dans la tambouille politique de l'extrême droite à la gauche à la gauche donc je ne pense pas que la politique aux yeux des gens ressorte grandi pour le coup de toutes ces négociations qui sont compliquées partout a priori et puis aussi on va élire un ou une première ministre pour moi les élections les législatives ce n'est pas ça ce n'est pas le nom d'un premier ministre ou d'une première ministre qui doit être un argument électoral entre guillemets c'est un projet de société

1:41:41
Présentateur

je vois ce que tu veux dire je comprends ce que tu veux dire je précise que ces négociations entre les partis de gauche visaient à rééquilibrer ce qu'était la NUPES en tenant compte de la poussée de Raphaël Luxman aux élections législatives et en donnant davantage de circonscription aux partis socialistes et moins de circonscription à la France insoumise et en gros en rééquilibrant en fonction des forces

1:42:01
Invité

et moins au vert aussi je crois pardon et moins aux écolos

1:42:05
Présentateur

ils en ont perdu également

1:42:05
Invité

Antoine je suis complètement d'accord avec Sacha sur le point que la problématique majeure de ces élections c'est qu'on ne va absolument pas parler du fond on va juste parler des interactions stratégiques entre les différents partis soit pour créer des accords soit parce que l'enjeu principal ça va être le Rassemblement National et finalement les idées le programme ça va vraiment être le grand absent de ces législatives tu penses ?

et c'est quand même le fait que normalement tu as entre 20 et 40 jours pour pouvoir entre le moment de la dissolution et le moment où les élections ont lieu et là on a vraiment les 20 jours c'est le délai le plus court donc c'est le délai où il n'y aura pas vraiment de campagne qui pourra se lancer et à peine les listes vont déjà être faites qu'il faudra déjà choisir pour qui aller voter et pour se mobiliser oui mais les listes elles doivent être rendues le 16 juin donc il y a quand même deux semaines de campagne on a jusqu'à dimanche dimanche mais deux semaines de campagne pour quelque chose qui va être déterminé de manière aussi fondamentale et peut-être pour l'élection la plus importante de ces 40 dernières années c'est clair c'est très court mais je ne pense pas qu'ils vont passer les deux semaines à partir du moment où les listes seront déposées ils vont quand même parler du fond j'espère je pense que les médias vont juste s'intéresser ah oui mais attendez est-ce que Mélenchon il ne va pas être Premier ministre et que dit l'autre qui n'a pas dit exactement la même chose et à renaissance on va encore avoir la saga avec Ciotti et tous les républicains pendant je ne sais pas combien de temps de qui est le mieux enfermé dans son bureau ça va juste être ça pendant toute la durée de la campagne ça va être des affrontements de personnalité ça va juste être des affrontements

1:43:32
Présentateur

de personnalité en fait est-ce que l'argumentaire déployé par Emmanuel Macron qui parle d'une union indécente en reprochant aux socialistes aux sociodémocrates de s'allier à ce qu'il appelle l'extrême gauche pour parler de la France insoumise est-ce que cet argumentaire-là peut fonctionner auprès des électeurs sociodémocrates de centre-gauche etc.

1:43:49
Invité

ça n'a pas marché en 2022 il n'y a aucune raison pour que ça marche maintenant en fait ça a plus marché que ça parce que quand tu regardes finalement les duels du second tour des législatives de 2022 il y a eu 58 duels entre la NUPES et le Rassemblement National la NUPES on a gagné 43% de ces duels mais quand c'était LFI contre le RN c'était seulement 36% de victoire alors que quand c'était PS par lire dans son micro pardon j'ai toujours ce problème quand c'était LFI contre le RN on a gagné 36% des duels alors que quand c'était PS contre RN le PS on a gagné 73% donc je pense que tu as quand même cette problématique-là à l'heure actuelle que la diabolisation qui a été réalisée sur la France insoumise porte dans l'électorat et si tu te retrouves dans des duels de second tour entre LFI et le Rassemblement National je ne suis pas forcément certain que des électeurs de centre-gauche aillent de manière évidente voter pour la France insoumise après intéressant est-ce que vous avez suivi la courbe de presse de Macron lundi je ne sais pas si vous souvenez mais à la fin il y a une journaliste du Nouvel Obs qui pose la question à Macron est-ce que à force de mettre l'extrême gauche et l'extrême droite sur le même plan vous finissez c'est quoi votre bataille contre l'extrême droite en faisant ça et là il s'est énervé en fait il s'est énervé comme à chaque fois qu'on lui pose des questions sur sa lutte contre l'extrême droite je me souviens Emilio nous racontait pour l'interview à l'Humanité que pareil il s'était énervé quand on lui demandait ce qu'il faisait contre l'extrême droite et enfin je ne sais pas comment vous l'analysez vous cet énervement à chaque fois que le sujet est mis sur la table mais enfin voilà je ne sais plus ce que je voulais dire je précise que là il y a un accord entre les parties mais que chaque partie doit valider devant son instance ça devrait passer chez tout le monde sauf au PS où ça va être un peu musclé ça peut passer mais je vous le dis ça va être un peu musclé François Hollande

1:45:48
Présentateur

est invité du 20h ce soir

1:45:49
Invité

oui non juste ce que je voulais dire c'est que ouais putain c'est déstabilisé là tu ne sais plus quoi dire je ne sais plus quoi dire non non si Emmanuel Macron en gros il compte un peu sur les électeurs de gauche mais un peu comme en 2022 tu vois oui oui il ne faut pas aller voter LFI on vampirise encore LFI on compte sur les électeurs sociodémocrates un peu comme en 2022 d'ailleurs sur la conférence de presse il nous a dit exactement ce qu'il avait dit en 2022 je vais gouverner autrement il nous l'a déjà fait à Marseille à l'entre-deux-tours de 2022 et au final qu'est-ce qu'il nous a fait il nous a niqué avec la réforme des retraites il y a eu l'inflation et les gens on les a laissés dans la merde on les a laissés encore crever la dalle alors qu'ils travaillent bref donc ça c'est passé j'ai envie de dire c'est passé et encore c'est passé parce qu'il y avait Le Pen en face c'est passé une fois mais ça ne repassera pas cette fois-ci et ce que je voulais dire aussi c'est que enfin putain évidemment qu'il n'amène plus la guerre contre l'extrême droite je vous rappelle qu'il y a encore quelques mois ce matin il y avait Gabriel Attal sur France Inter qui nous disait oui mais moi j'ai milité au parti socialiste le parti socialiste d'aujourd'hui c'est plus le parti socialiste d'antan mon pote il y a quelques mois tu nous as tenu exactement le même discours que le Front National

1:46:59
Présentateur

Emmanuel Macron dissout parce qu'il souhaite que le Rassemblement National arrive au pouvoir pour qu'on se rende compte qu'ils sont nuls et qu'on revote pour les macronistes en 2027 c'est un truc que j'ai beaucoup lu sur internet

1:47:11
Invité

ouais beaucoup de gens l'ont dit moi je l'ai dit aussi ah ouais tu penses ?

mais je crois pas en fait je crois pas je crois pas ce que je dis c'est l'ère de la post-vérité c'est l'hypothèse à laquelle on a toutes et tous pensé dimanche soir mais en fait quand tu y réfléchis un petit peu déjà d'une part Emmanuel Macron je pense désire une chose espère une chose c'est ne pas rester comme le président qui aura permis l'accession au pouvoir de Marine Le Pen d'ailleurs enfin du Rassemblement National d'ailleurs de l'extrême droite d'ailleurs quand la question lui est posée dans sa conférence de presse il nous fait justement un magnifique truce de post-vérité en disant je ne veux pas être le président qui amène l'extrême droite au pouvoir mais attendez le Matignon c'est pas le pouvoir c'est Matignon et il nous a fait quelque chose comme ça et t'es là tu hausses les deux sourcils et tu ne comprends pas exactement donc je pense que d'autant que il n'a jamais lu la constitution ce mec non mais complètement fou non mais d'autant que en plus si Emmanuel Macron permettait l'accession d'un Jordan Bardella à la tête de Matignon est-ce qu'il pourrait rester président évidemment aujourd'hui ils nous disent bien sûr il démissionnera pas c'était ma question il a été élu pour il a été élu pour 5 ans bon on ne sait pas tout est possible enfin souvenez-vous de la première cohabitation en 1986 tout le monde imagine que François Mitterrand va dissoudre enfin va dissoudre va démissionner parce que c'est ainsi que fonctionne l'esprit des institutions bon et François Mitterrand dit contre toute attente non je reste pas de problème je vais prendre des vacances m'occuper un peu de la politique étrangère et voilà sauf que là c'est quand même Jordan Bardella et ce qu'Emmanuel Macron va assumer de rester président d'un pays où Jordan Bardella lui rend compte de ce qui se passe à l'Assemblée nationale ça me paraît ça me paraît compliqué j'ajoute un élément connexe mais qui n'a pas été évoqué encore et qui pour moi est capital le fait qu'Emmanuel Macron ait donné le temps le plus court pour que ses élections se tiennent 21 jours le temps le plus court 20 jours entre le moment où il prononce et bon ce qui nous amène au 30 juin 7 juillet alors pourquoi ça s'explique stratégiquement par le fait que ça ne laissait pas l'espérit-il le temps à la gauche de s'organiser en une union donc c'était ça son calcul mais il faut quand même voir ce qu'il y a derrière d'une part on va voir des élections au début de l'été quand sans doute beaucoup d'électeurs ne pourront pas aller voter parce qu'ils n'auront pas fait les démarches pour faire une procuration etc bon il me semble que quand tu fais une élection nationale a fortiori de cette importance tu devrais avoir envie quand même que le plus de gens y participent et puis tout de même j'ajoute nombre sont ceux qui vont me dire on s'en fiche mais non vous vous trompez les amis on ne s'en fiche pas il y a les Jeux olympiques deux semaines plus tard alors il faut quand même imaginer l'hypothèse ou hypothèse de loin la plus probable aujourd'hui ce soir depuis l'union de la gauche où ce ne soit pas le macronisme qui soit reconduit à la tête de Matignon donc il va falloir nommer un nouveau gouvernement à deux semaines des Jeux olympiques vous allez avoir un nouveau ministre des sports vous allez avoir un ou une nouveau ou nouvelle ministre de l'intérieur à deux semaines des Jeux olympiques au moment où le risque terroriste n'aura jamais été aussi élevé en France où il y a des millions de touristes et spectateurs spectatrices qui sont présents à Paris vous allez avoir un ministre de l'intérieur qui va débarquer il va découvrir ça alors les gars où est le plan de sécurisation c'est quoi vous imaginez l'irresponsabilité du calcul juste pour espérer que la gauche n'ait pas le temps de s'unir c'est ça qui me semble complètement fond de l'air il a été dit que ça ne changerait pas grand chose pour le coup vu que tout est déjà organisé tout est déjà acté il ne serait pas un ministre de l'intérieur ou un ministre sauf qu'il se passe n'importe quoi il se passe n'importe quoi c'est bien le ministre qui prend les décisions ce n'est pas son administration je suis d'accord avec vous il y a un plan il y a une autre fonction publique effectivement je vois ce que tu veux dire un ministre politiquement c'est lunaire les services de sécurité ont en revanche soulevé le problème que si à la suite de l'élection à la suite de la nomination pardon de quelqu'un de l'extrême droite qui ait des soulèvements ou des manifestations en France il résume en avoir d'autres voilà en termes de gestion et des manifestations et d'événements et des jeux là ça va être impossible à gérer mais la ministre des sports en soi que ce soit Amélie ou Déacastera ou quelqu'un d'autre ça n'aura aucune influence sur les jeux olympiques

1:51:19
Présentateur

Léon ?

1:51:19
Invité

j'avais une autre hypothèse encore

1:51:21
Présentateur

alors c'est quoi ?

1:51:22
Invité

alors vas-y

1:51:22
Présentateur

allez on y va

1:51:23
Invité

c'est que et c'est la première hypothèse qui m'est venue à l'esprit c'est que finalement est-ce que Macron il serait pas plus confortable pour lui de gouverner avec l'extrême droite parce que finalement il y a quand même pas mal de projets de loi qu'il a apporté qui ont été plutôt à la faveur de l'extrême droite je veux dire à partir du moment où on deal le principe même de la préférence nationale dans un texte qui est porté par le gouvernement on y est on est sur les idées d'extrême droite je sais pas il y a un certain nombre de réformes qui ne choquent pas l'extrême droite notamment sur le plan social ou encore sur le plan économique moi j'arrive à me poser la question très sincèrement est-ce que finalement c'est pas plus simple pour lui de gouverner avec une assemblée nationale d'extrême droite

1:52:05
Présentateur

qu'une assemblée nationale

1:52:07
Invité

avec une majorité relative ou il est obligé pardon

1:52:10
Présentateur

c'est sûr qu'ils seront dociles

1:52:12
Invité

non mais c'est ça et donc est-ce que lui finalement dans son projet politique et idéologique c'est pas plus simple vraie question je pose ça là en fait il gouvernera pas parce que s'il y a une cohabitation c'est le premier ministre qui prend les décisions pour l'intérieur et surtout mais des décisions qui pourraient lui aller tu vois mais indépendamment en fait indépendamment de la politique en termes rhétoriques en termes discursifs Emmanuel Macron a construit son identité contre l'extrême droite ce qui est je suis d'accord une opposition largement rhétorique c'est-à-dire qu'effectivement quand on voit la loi immigration qu'ils ont fait voter c'est une loi que n'a pas renié le rassemblement national qui l'a voté en disant nous on aurait préféré aller plus loin mais cette loi là nous va bien mais Emmanuel Macron a construit son opposition jusqu'à dire contre toute réalité là encore on est en pleine poste vérité jusqu'à dire cette loi n'acte pas le principe de la préférence nationale quand le rassemblement national lui-même disait si si la préférence nationale on sait ce que c'est c'est ce qu'il y a dans la loi donc je crois qu'en termes de discours purs Emmanuel Macron ne pourra pas assumer de gouverner avec ceux qu'il désigne constamment continuellement depuis 2017 comme ses principaux adversaires oui mais entre ce qu'il dit et ce qu'il fait tu vois je pense que déjà il y a une grande une grande distance il y a un énorme gap moi j'arrive à me demander si finalement en laissant un peu les choses se faire ça irait pas presque dans son sens sur le projet idéologique et politique qu'il cherche à porter pour la France

1:53:34
Présentateur

en tout cas je vous rappelle que nous recevrons dans la deuxième partie de cette émission après la pause François Ruffin le peut-être futur premier ministre j'en sais rien

1:53:42
Invité

on se marre

1:53:43
Présentateur

mais ça se trouve François Ruffin qui sera avec nous à distance depuis sa circonscription d'Amiens autre autre élément qui s'est déroulé ces derniers jours l'implosion d'un parti politique historique les républicains les républicains c'est un parti qui peut faire prêter à sourire vu ces dernières années mais qui est quand même l'héritier d'un immense camp politique dans ce pays qui sont les gaullistes la droite républicaine la droite conservatrice classique c'est quand même un parti politique qui a donné plusieurs présidents de la république au pays qui a donné plusieurs premiers ministres au pays qui a été plusieurs fois dans l'opposition aussi et ce parti s'est effondré lorsque lundi soir à la surprise générale non c'était mardi midi pardon Eric Ciotti son président a annoncé sa volonté de proposer un accord électoral avec le Rassemblement National pour les élections législatives cette proposition faite l'écrasante majorité des ténors de ce parti les républicains ont fait savoir de manière extrêmement bruyante leur désapprobation du plan d'accord avec le Rassemblement National ce qui a donné lieu à un espèce de vaudeville et de psychodrame absolument lunaire chez les républicains puisque un conseil politique s'est réuni pour voter l'exclusion du parti du président Eric Ciotti Eric Ciotti qui a contesté en disant que ce bureau politique n'avait pas de base légale pour se réunir le bureau politique s'est réuni le lendemain pour reconfirmer sa décision c'était aujourd'hui et pendant ce temps-là Eric Ciotti continue à dire non non tout va bien je suis bien le président du parti et il a déjeuné ce midi avec Jordan Bardella pour sceller cet accord putain c'est quand même dingue ce qui s'est passé chez les républicains

1:55:26
Invité

est-ce que Adèle aurait pu l'écrire non

1:55:28
Présentateur

non non

1:55:29
Invité

je pense que ça dépend de notre imagination les amis je vous coupe parce que c'est lunaire François Hollande apparemment apporte son soutien au nouveau front populaire sur TF1

1:55:36
Présentateur

François Hollande apporte son soutien au front populaire

1:55:39
Invité

en même temps pourquoi lunaire pourquoi lunaire en vrai

1:55:45
Présentateur

les socialistes sont renforcés

1:55:47
Invité

je vous le dis avec des frissons j'y crois c'est bon alors on est tranquille là c'est bon boulevard

1:55:53
Présentateur

il y aura plus de socialistes dans le front populaire que ce qu'il y en avait dans la NUPES donc les socialistes ils sont contents

1:55:58
Invité

oui mais Cazeneuve je sens que Cazeneuve il va nous faire une petite sortie demain en disant c'est inadmissible ouais mais bon

1:56:03
Présentateur

Cazeneuve on sait ce que ça vaut allez j'espère en tout cas

1:56:07
Invité

sinon on va s'ennuyer

1:56:09
Présentateur

bon bah donc c'est bon donc finalement on peut fréquenter l'extrême gauche c'est pas si infréquentable que ça ma question donc on était en train de parler des républicains parce que eux aussi parce que Hollande bon d'accord mais les républicains c'est quand même c'est quand même très particulier ce qui s'est passé quelle analyse est-ce que vous en avez

1:56:24
Invité

moi j'aurais une petite pensée pour Emilien Warvial parce qu'il est quand même en train de terminer cette thèse justement sur les républicains le dernier chapitre qui lui restait à écrire c'était justement pour expliquer pourquoi les républicains d'un point de vue idéologique c'était rapproché du RN mais n'avait jamais franchi le rubicon Emilien on t'embrasse extrêmement fort

1:56:47
Présentateur

alors qu'il est

1:56:47
Invité

donc c'était le mais oui en effet je pense qu'il y a quand même énormément d'opportunistes de la part d'Éric Ciotti on parle d'idéologie etc mais certes d'un point de vue idéologique il y avait eu un rapprochement énorme entre la position des républicains et la position du rassemblement national c'est vrai mais là ce que fait Ciotti c'est juste qu'il veut garder ses petits avantages personnels

1:57:06
Présentateur

alors on parle de la circonscription des Alpes-Maritimes dans la ville de Nice Éric Ciotti où le rassemblement national a fait un score phénoménal et donc il se rend bien compte Éric Ciotti qu'il ne va pas durer très longtemps si le RN met face à lui un mec du RN et bien c'est lui qui sera élu député ce ne sera pas Éric Ciotti Éric Ciotti qui en plus ambitionne d'être maire de Nice en 2026 Mais pour aller plus loin

1:57:27
Invité

dans l'opportunisme politique Nice Matin a publié un article il y a un ou deux jours qui disait que Éric Ciotti avait été quémandé un ministère auprès de la Macronie un peu avant le résultat des européennes donc On dirait un jeu de rôle de de fibrotique Imaginez le jeu de rôle donc il y a dimanche soir il y a le score de Bellamy ok il discute avec l'archer avec tout son bureau politique avec ses copains bon les gars faut qu'on essaye de trouver une solution faut réveiller un peu les LR ok de l'autre côté donc il a ses petites relations avec les gars de la Macronie on a donc cette info qui dit qu'il serait allé voir son papa Vincent Bolloré ouais apparemment c'est ouf Eva qui nous annonce derrière le dos de tout le monde qu'il veut faire un accord avec les fachos il est fou ce jeu il est zanzant mais là où il y a énormément d'opportunités je pense c'est que je voyais jamais Ciotti prendre une décision contre Wauquiez parce que Wauquiez c'est quand même la ligne la plus à droite au sein des Républicains d'autant que je rappelle

1:58:33
Présentateur

qu'ils étaient liés par un pacte tous les deux Éric Ciotti est arrivé à la présidence des Républicains en promettant que le candidat en 2027

1:58:39
Invité

ce serait Laurent Wauquiez et que là Laurent Wauquiez soit opposé à l'alliance avec le RN et que Ciotti décide de la faire quand même ça c'était un peu le point qui m'a le plus étonné

1:58:49
Présentateur

qui il a encore avec lui Éric Ciotti parce que c'est aussi le défilé l'ensemble des sénateurs Gérard Larcher Valérie Pécresse le président de la région du Nord Xavier Bertrand enfin voilà je peux faire la liste encore longtemps ils sont très très nombreux les classiques du parti Éric Ciotti on a l'impression qu'il a je crois une députée avec lui qui est une de ses copines

1:59:12
Invité

et puis c'est tout mais ça amène la question de quelle importance au fond mis à part le plaisir de l'histoire il s'est enfermé etc mais quelle importance de toute cette affaire c'est-à-dire que si in fine cela n'est que le débauchage par le RN d'Éric Ciotti oui bon bah ils ont déjà débauché Mariani avant maintenant ils débauchent Ciotti la compatibilité idéologique de toute façon était très forte si les républicains restent les républicains sans Ciotti j'ai envie de dire tout ça c'est vraiment une tempête dans un petit verre d'eau cela étant la vraie question pour les républicains le vrai moment de clarification est devant nous c'est-à-dire que indépendamment de tout ce psychodrame les républicains sont tous aux sorties d'affaires ils vont avoir devant eux lors de ces législatives un rassemblement national impérial qui s'impose à droite comme désormais la force politique principale avec laquelle il faut composer et qui a quand même gagné un petit gage de respectabilité avec le ralliement de Ciotti ils ont à leur gauche enfin à leur gauche si on peut s'exprimer ainsi le bloc renaissance qui est en train de jouer son va-tout et dont on peut imaginer que la campagne va être elle aussi féroce comment les députés RN y compris actuels vont-ils sauver leur siège c'est-à-dire que là il y a une tenaille qui devrait les pousser à la clarification une clarification idéologique qui devrait être claire c'est-à-dire une partie des LR ont de toute façon alors pas sur l'économie mais sur les enjeux d'irégaliens des positions qui sont très proches du rassemblement national les ralliements pourraient être naturels une partie des LR ont des positions qui sur tous les sujets sont très proches des macronistes les ralliements pourraient être naturels d'ailleurs c'est pas pour rien si aujourd'hui l'essentiel des ministres d'Emmanuel Macron viennent directement des rangs des républicains la clarification des LR elle est attendue depuis longtemps en réalité le parti pourrait très bien se scinder en deux et les débats seraient plus clairs le pari que eux font c'est que la Macronie est un navire qui part déjà à la dérive qui est déjà en train de couler et qu'en 2027 ils tireront les dividendes de la fin du macronisme donc le pari des républicains depuis le début c'est de s'agripper à leur petit siège d'essayer de tenir sur leur radeau jusqu'en 2027 en se disant ce sera notre moment il est possible mais ça nous verrons ça les 30 juin et 7 juillet prochains il est possible que cette stratégie ne résiste pas devant le principe de réalité qui est que comment vont-ils s'en sortir là dans trois semaines la question est posée il y a autre chose aussi qui commence à être assez intéressant à voir bouger au sein du bloc Renaissance justement c'est que ce bloc commence à se fissurer et notamment avec l'annonce d'Edouard Philippe qui dit qu'il faut que ces députés candidats sous la bannière horizon et non pas de la majorité présidentielle

2:01:55
Présentateur

c'est vrai qu'il faut noter qu'aucun candidat de la majorité ne mettra la tronche d'Emmanuel Macron sur ses affiches et sur ses tracts ça c'est vu et revu mais ça va plus loin il propose même de prendre l'étiquette horizon

2:02:07
Invité

de prendre l'étiquette horizon moi je ne serais pas surprise que ça que ça fasse un petit appel d'air j'imagine bien un Bérou faire quelque chose de similaire je veux dire à partir du moment où de toute façon rien n'est garanti pour Renaissance à l'heure actuelle rien n'est garanti Malek Edouard Philippe était le seul patron de parti dans la coalition présidentielle qui n'était pas présent à la conférence de presse d'Emmanuel Macron il a même d'ailleurs dit en in d'ailleurs à des journalistes que lui il était contre le fait que le président mène campagne que ça affaiblissait la fonction présidentielle et il l'a dit à haute voix et il est allé au bout de sa logique en ne se présentant pas à la conférence de presse de mardi matin mais de toute façon Renaissance il faut se souvenir que Renaissance à la base c'est En Marche et En Marche c'est les initiales d'Emmanuel Macron c'est l'archétype du parti personnel En Marche puis Renaissance et Macron ne peut pas se représenter en 2027 donc de toute manière tu as une recomposition qui s'annonce et qui est obligatoire au sein de cet espace là et si pendant un temps c'était porteur de mettre la tête de Macron sur son bulletin sur son affiche de campagne et se positionner derrière lui vu qu'il y a ses niveaux de détestation à l'heure actuelle c'est beaucoup plus opportun de s'en différencier et de faire de jouer sa petite musique enfin sa petite musique c'est sa petite partition personnelle Excuse-moi Jean juste pour revenir sur LR je pense que si un peu pour suivre Clément je pense que si Macron a bien réussi un truc c'est de dire on a levé le masque sur les valeurs avec sa décision

2:03:45
Présentateur

les masques tombent

2:03:46
Invité

et moi je vois pas de chute de survie en fait aux républicains après ce qui vient de se passer c'est-à-dire que pour moi c'est effectivement soit il y a une partie d'ailleurs Bellamy l'a assez bien montré aujourd'hui en disant bien sûr que je voterais Rassemblement National s'il venait à avoir un second tour avec le nouveau Front Populaire donc il va y avoir effectivement une partie des républicains qui vont qui vont se rattacher de facto au Rassemblement National et l'autre pour survivre va aussi être obligé peut-être de négocier des circos avec Renaissance slash Horizon slash le Modem enfin pour moi Ciotti a tout seul signé l'acte de mort des républicains là on a fait trois jours plus Macron ils ont trois jours concrètement pour les négo quoi d'autant que quand même pour ajouter un dernier élément il y a l'affaire judiciaire aux républicains c'est-à-dire que Eric Ciotti a déposé en référé une contestation de l'acte de destitution en disant le bureau des républicains doit être réuni sous demande du président or je n'ai pas demandé de réunion donc la réunion qui a eu lieu c'est une réunion de personnalité qui ont choisi de passer un moment ensemble mais qui n'ont aucune autorité à prendre une décision pour les républicains on pourrait voir quelque chose qui serait alors hilarant c'est que le tribunal lui donne raison en se fondant simplement sur le point de droit c'est-à-dire les statuts des républicains et disent effectivement il est encore président il est donc puisqu'il avait démis la présidente de la commission nationale d'investiture il est donc en position de nommer le prochain ou la prochaine président de la commission nationale d'investiture et donc de faire les nominations tout seul ce qui permettrait à Eric Ciotti tout seul enfermé dans son bureau pour le coup de couler les républicains en les faisant absorber par l'URN ça ce serait savoureux

2:05:31
Présentateur

en tout cas ça ce serait savoureux on verra où tout ça nous mène en tout cas chers amis je vous rappelle que dans la deuxième partie de cette émission après la pause nous allons recevoir François Ruffin qui sera en visio avec nous depuis sa circonscription à Amiens François Ruffin potentiel futur Premier ministre si d'aventure le Front Populaire venait à remporter les élections législatives du 30 juin et du 7 juillet ces élections législatives sont un véritable événement politique nous souhaitons nous à Backseat vous proposer de nouvelles émissions Backseat supplémentaires en plus de celles qu'on avait prévues pour toute la saison pour nous permettre de commenter les résultats de ces élections législatives rendez-vous sur Kissis Bank Bank on a besoin de votre argent pour ça chaque émission Backseat coûte 15 000 euros à produire c'est grâce à vos dons c'est grâce à la solidarité de tous et à votre mobilisation qu'on pourra vous proposer je l'espère des émissions à la fin du mois de juin et au début du mois de juillet prochain c'est parti pour la pause les amis on se retrouve juste après la pause à toutes du fond du coeur vous êtes merveilleux bienvenue à toutes et à tous dans cette émission exceptionnelle merci vous avez fait planter Kissis Bank Bank encore une fois merci du fond du coeur les amis sur le chat bienvenue si vous nous écoutez en podcast ou si vous nous regardez en replay sur Youtube chers amis nous allons recevoir notre invité politique François Ruffin mais avant la chronique que vous attendez toutes et tous c'est parti pour la vie d'Adèle salut salut Adèle ça va ça va et toi ?

super j'avais pas prévu d'être là normalement mais je sais pas on m'a dit qu'il y avait vachement de monde qu'il y a un public de feu qui sont tous là c'est incroyable puis bon je crois qu'il faut qu'on en parle évidemment c'est la raison pour laquelle je suis là c'est quand même le sujet incontournable de la semaine et des semaines à venir Anne Hidalgo va-t-elle se baigner dans la scène ? je reste concentrée sur les infos essentielles qui ne donnent pas envie de se suicider donc on ne juge pas mais vous avez vu d'autres trucs passer vous importants cette semaine ?

2:07:39
Invité

trois fois rien

2:07:40
Présentateur

oh mais attendez mes couilles ne serait-ce pas la musique de précédemment dans Los Republicanos un vent d'apocalypse souffle sur la Holding France International Incorporated le chef du cartel El Macron a pété un plon il a utilisé l'arme interdite la dissolution était-ce mu par un désir d'autodestruction un complexe à cause d'une panne d'élection ou une façon d'échapper à un plongeon dans une rivière remplie d'étrones quelle qu'en soit la raison tout le monde s'accorde à dire que c'était une belle idée à la conne néanmoins cela forcera tout le monde à clarifier sa positionne alors que le nouveau gang El Frente Popular annonçait avoir fait en 24h cette union de cartels de gauche qui ne cessait d'échouer depuis 30 ans 100 ans c'est bon en fait parce que ça change toutes les 20 secondes c'est annoncé au mégaphone j'étais un peu inquiète de l'autre côté de la ville chez los republicanos les choses partirent en suceta coup de tonnerre le patrino du partido le fidèle compagnero de Bruno Retaio Don Riquisio Tito a choisi de rejoindre les dangereuses camisas brunas a-t-il succombé aux sirènes du patriotismo ou s'est-il juste dit les élections à Nice ça va être chaud il faut peut-être que je me sauve mon petit culot quelle qu'en soit la raison Riqui a mis le feu à la maison abasourdi le reste du clan fit néanmoins front uni contre lui face à cette dinguerie isolée si au Tito a choisi le quartier général du clan pour s'y retrancher dès lors une seule question se pose chez los republicanos comment ramener Riqui à la raison et finaliser son exclusion alors fallait-il lui hurler Riqui fais pas le con sinon on t'envoie Gérardo le taulier du sénado et on lui dira que c'est toi qui as fini son burrito faut-il appeler à la rescousse l'ancien chef du clan Nico Sarkovar mentor de Siotito et des mineurs émirites de Human Bomb il connait les forcenaires le clan a opté pour une troisième voie non moins audacieuse celle d'aller chercher le double des clés ah oui parce qu'ils en avaient ce qu'ils avaient depuis le début puisque c'était aussi leur bureau c'est parfois dans le feu d'action tu oublies ces choses simples une fois la stratégie établie ils mandatèrent la Doña Valeria bien déterminée à en découdre égard à quiconque s'interposerait sur son passage ah non non non et pourtant le lendemain Riqui fit comme si de rien et reprit l'impassible le chemin de son bureau solo oui parce que lui aussi avait gardé son set de clés décidément ils sont très très forts à Fort Boyard les gens de droite Bruno Retailleau se remettra-t-il de la perte de son Riqui devenu comme un Tintin sans Milou un Shirley Sandino un Campé un Copé sans pain au chocolat ou est-ce que d'autres membres de Los Republicanos finiront eux aussi retranchés à leur tour genre Gérardot et Larcher dans la cave Francesco Fillono dans la penderie ou encore Francesco Javier Bellamigo dans l'incohérence enfin y aura-t-il un nouvel épisode de Los Republicanos ou est-ce le grand finale avant que la série ne devienne un spin-off de 50 nuances de fachos sexy vous le saurez en continuant de suivre Backseat merci beaucoup je voulais juste dire que vraiment je ne devais pas être là et c'est vraiment une forme d'obligation donc je voudrais remercier tous ceux qui m'ont aidé à construire à l'arrache ce Republicanos aujourd'hui donc merci à tous Samir, Clara Xénon pour l'affiche qui nous l'a envoyé sur Twitter donc merci beaucoup Clément Lanneau pour les images de Ciotti à sa fenêtre mythique et surtout merci à Ricky Ciottito sans qui la semaine aurait été moins fatigante mais aussi moins rigolote retrouvez-moi sur les réseaux sociaux Adèle Barbers avec un S à la fin parce que je fais des blagues je fais des 30 minutes au mois de juillet donc voilà ravie de vous retrouver sur scène bisous Adèle ce n'était pas prévu elle a dû stopper dans un taxi pour le rejoindre en urgence merci beaucoup Adèle Barber chers amis nous allons passer la séquence qu'on attend tous et tous nous allons retrouver notre invité politique en direct depuis sa circonscription à Amiens il s'agit de François Ruffin député à la fille sortant et initiateur du Front Populaire est-ce que vous ne m'entendez François Ruffin ?

2:12:16
François Ruffin

je vous entends très bien moi je vous entends

2:12:17
Présentateur

et bien super je vous entends aussi merci beaucoup d'être avec nous François Ruffin on l'a appris ce soir au cours de l'émission un accord a été trouvé entre les formations de gauche pour un programme commun un pacte gouvernemental commun et un accord dans les circonscriptions quelle est votre réaction ?

2:12:33
François Ruffin

ben bravo chapeau et moi je veux saluer le chemin qui a été fait depuis dimanche puisque dimanche on avait une gauche qui était en miettes et qui était à ramasser à la petite cuillère dont le moral était dans les limbes et en quatre jours il y a eu quelque chose qui est parti avec la possibilité de gagner donc le fait que tous les partis se soient rassemblés et qu'ils aient trouvé un accord à la fois sur le front et un accord électoral me paraît une bonne chose je pense que ça redonne un sentiment de fierté à la gauche et ça va aider à faire sortir les gens de gauche le 30 juin et le 7 juillet d'autant plus que moi ce que je vois c'est que dans le même temps de mon point de vue le Rassemblement National commet des erreurs alors ceci dit ils sont tellement installés dans le pays que c'est pas dit que les erreurs à court terme du Front National se payent mais je veux quand même les signaler parce que je pense qu'ils rouvrent un vrai espace à une gauche populaire je pense que le démarchage de Ciotti et de Maréchal droitise sur le plan social et économique le Rassemblement National et donc ouvre un espace qui se traduit par deux prises de position dont une qui peut paraître anecdotique mais qui est par exemple la déclaration de mon collègue Rassemblement National de la Somme Jean-Philippe Tanguy qui dit que plutôt que de payer un service postal Amazon pourrait très bien faire le boulot or je pense qu'il y a des tas de coins de France évidemment dans les petites communes où on est très attaché à la poste et où déjà c'est une blessure d'égalité que de ne plus pouvoir avoir sa poste dans son village et donc je pense que cette déclaration-là je donne des arguments pour tous les gens qui j'imagine vont avoir à aller reconquérir du terrain face au Rassemblement National je pense que cette déclaration de Jean-Philippe Tanguy elle doit être encadrée elle doit être utilisée face à des électeurs potentiels de Bardella et la deuxième déclaration vous la connaissez tous mais il faut vraiment s'appuyer dessus c'est le fait qu'ils disent qu'ils n'abrogeront pas la retraite à 64 ans moi c'est l'un des éléments majeurs que j'ai mis dans ma profession de foi que j'ai rédigé ce matin là oui les électeurs ont le choix entre les macronistes qui vont garder la retraite à 64 ans le Rassemblement National qui va garder la retraite à 64 ans ou le Front Populaire qui lui dit très clairement la première chose qu'on fera ce sera d'abroger cette mesure donc je pense que là il y a un autre argument qui auprès des classes populaires peut porter du moins c'est celui que je vais m'appliquer enfin à utiliser maintenant parce que j'ai déjà j'ai déjà fait mes 10 000 pas aujourd'hui très largement et j'ai monté des cages d'escalier et ça ne fait que commencer donc c'est une forme de sport alors d'ailleurs j'ai eu une anecdote sur le sport ce matin à France 2 j'ai déclaré que je serais très fier si j'étais un ministre du Front Populaire d'être l'équivalent de Léo Lamange qui a donc au moment de 36 donné les congés payés aux ouvriers les premières fois où ils sont allés voir la mer moi si jamais je peux porter le sport pour tous j'en serais très content et j'ai rencontré à Longo un ancien cheminot honnêtement j'espère qu'il ne m'écoute pas mais un petit peu pour le tripotant et qu'il m'a dit franchement je vais me forcer à porter pour tous François Ruffin

2:15:29
Présentateur

c'est vous qui avez initié le mot Front Populaire dès dimanche soir vous avez dégainé extrêmement rapidement est-ce que c'était quelque chose que vous prépariez ?

2:15:38
François Ruffin

Non je préparais une réaction à la montée en puissance du Rassemblement National en tout cas dans un premier temps j'ai réagi avant la dissolution en disant voilà nous pouvons l'emporter j'ai dit ce que disent les gens de gauche soyons unis arrêtons les conneries et j'ai dit au parti j'ai cité Marine Tondevier j'ai cité Manuel Vampart j'ai cité Olivier Faure j'ai cité Fabien Roussel en leur disant maintenant on arrête les conneries donc ça c'était ma première impulsion qui était préparée parce que le résultat malheureusement du Rassemblement National n'a pas été un coup de tonnerre bien le contraire et dans un coin comme le mien il frôle les 50% et je n'en suis malheureusement pas surpris et on ne s'attendait pas à un sursaut gigantesque donc je savais que j'avais une responsabilité à être un homme de ce sursaut possible parce que le Rassemblement National j'ai déjà battu deux fois ici et je compte bien le faire une troisième fois et donc je voulais passer le message avec clarté qu'il n'y a pas de fatalité nous pouvons l'emporter donc ça ça a été le premier réflexe dans un premier temps on m'appuie déjà sur trois exemples historiques le premier c'est 1936 la crise de 1929 qui aboutit au nazisme en Allemagne mais qui aboutit au New Deal aux Etats-Unis et au Front populaire en France donc on voit bien que les histoires peuvent en fonction des hommes et des situations historiques donner des résultats différents mais aussi dire que jamais pas une seule fois dans notre histoire le Rassemblement National enfin l'extrême droite est arrivé au pouvoir par les urnes et ils sont arrivés une seule fois au pouvoir et ça a été par la défaite de nos armées et ça n'a pas donné des grands souvenirs joyeux au pays et le troisième échange que je donnais était très personnel puisque Marine Le Pen a pris ce cours fait 55% à la présidentielle il y a maintenant deux ans et c'est moi qui fais 55% législative donc il n'y a pas de fatalité à ça et puis ensuite est venue la dissolution et comme on voyait un côté tétanisé chez tout le monde et je dois dire que ma première réaction m'a été de me dire quel taré et j'ai livré mon analyse à pif et j'ai enchaîné en disant voilà ce qu'il nous faut c'est un Front populaire ce qu'il nous faut c'est réussir à refaire ce qu'a fait le Front populaire de 1936 si on se souvient il faut voir quelle était la violence des communistes à l'endroit des socialistes à l'époque les communistes étaient ultra sectaires ils traitaient les socialistes de hyènes tous les jours dans l'humanité quasiment et ça paraissait impensable qu'il y ait une alliance et qu'il aille jusqu'au parti radical il faut dire ce qui a aidé à l'époque ce qui a aidé à l'époque c'est que Maurice Thorez a été rappelé à Moscou et que Staline lui a dit maintenant tu vas faire l'alliance avec la bourgeoisie parce qu'on a besoin que la gauche l'emporte sinon c'est le fascisme qui va l'emporter aussi en France et on ne pourra pas avoir d'accord militaire pour cerner l'Allemagne c'était le fonds géostratégique qui a permis l'alliance du Front populaire alors le problème c'est qu'on n'a pas de Staline je ne veux pas que cette phrase elle sorte en dépeche

2:18:35
Présentateur

ce ne sera pas nous mais voilà

2:18:38
François Ruffin

j'ai une petite question à vous poser

2:18:40
Invité

pardon j'ai une petite question à vous poser je permets

2:18:43
François Ruffin

qu'on pose des questions

2:18:44
Invité

non c'était très intéressant mais là on est sur un accord électoral qui a pour l'instant un court terme c'est-à-dire les législatives anticipées les 30 juin et 7 juillet prochains est-ce que vous pensez que ça peut être une base pour une grande union des gauches peut-être vers 2027 ou pour l'instant c'est un peu au jour le jour

2:19:03
François Ruffin

écoutez moi je vais vous dire la vérité j'ai du mal à ne pas la dire il va falloir mettre de l'amour dans tout ça il ne faut pas que ce soit qu'une négociation de circo il ne faut pas que ce soit seulement un truc d'appareil il va falloir mettre de l'amour dans tout ça et il faut de l'amour partout il faut de l'amour entre les chefs et il faut de l'amour entre les militants il faut de l'amour partout on n'en est pas à l'étape de l'amour on n'est pas à l'étape de la fécondation du couple qui va porter un bel enfant vous voyez je veux dire la vérité donc là il y a une étape il y a une rencontre il y a une union qui est possible pour qu'il y a le dur il va falloir y mettre de l'amour et je pose une autre condition moi quand je dis Front Populaire je dis que ce n'est pas qu'un accord entre les partis ce qui a permis qu'on garde en mémoire le Front Populaire c'est qu'il n'y a pas eu seulement Léon Thoum à Batignon et c'était déjà pas mal parce que la première but était quand même de stopper le fascisme en France bon ça ça a été réussi parce qu'il y a eu une émulation une ébullition populaire vous savez très bien avec les grèves les occupations d'usines et sinon on n'aurait pas eu les 40 heures et les congés payés et donc aujourd'hui si jamais il arrivait qu'on ait une victoire du nouveau Front Populaire il faut absolument que ça soit comme un ressort qui se lâche dans le pays vous savez je considère que le pays il est écrasé comme un ressort depuis 40 ans les salariés ils vivent dans une forme de peur bon et bien il faut que si jamais la gauche n'emporte le 30 juin et le 7 juillet ça détende un ressort que ça soit des ébullitions partout qu'il y ait des gilets jaunes sur les péages d'autoroutes il faut qu'il y ait un embrasement quelque part du pays un embrasement positif un embrasement constructif mais qui vienne porter une dynamique populaire profonde parce que moi je n'ai jamais cru qu'on arrivait à transformer un pays juste parce qu'on avait l'Elysée l'Assemblée les ministères ce n'est pas vrai

2:20:57
Présentateur

ce soir on a appris aussi il était invité du 20h de TF1 ou France 2 je ne sais plus François Hollande qui a apporté son soutien au nouveau Front Populaire est-ce que ça vous surprend ? Est-ce que vous avez de l'amour pour lui ? Vous parliez d'amour

2:21:10
François Ruffin

Écoutez il faut jeter les rancœurs à la rivière c'est parfois plus compliqué donc écoutez c'est pas le moment des querelles d'accord c'est pas le moment de revenir sur le passé mais on n'aurait pas eu Macron parce que vous savez la première chose quand on tape à une porte à Longo comme je l'ai fait aujourd'hui c'est quand même de dire qu'il faut sortir de Macron et c'est ce qui fait consensus après l'issue de la sortie est-ce que c'est par l'extrême droite ou est-ce que c'est par la gauche elle amène à des débats avec les gens qu'on a en face de nous mais le fait qu'il faille sortir de Macron et qu'il nous amène à la catastrophe c'est un diagnostic qui est partagé en tout cas très très largement bon et bien on n'aurait quand même pas eu je ne peux pas m'empêcher de l'oublier même un jour sain comme le nôtre qu'on n'aurait pas eu de Macron à l'Elysée si on n'avait pas eu Hollande pour l'emmener dans ses bagages

2:22:03
Invité

J'avais moi une petite question si vous le voulez bien l'un des points d'achoppement des négociations à gauche aujourd'hui était notamment la nomination de Quatennens le fait que Quatennens reste et soit soit désigné pour une circonscription savez-vous s'il est oui ou non maintenu au sein de ce nouveau front populaire ?

2:22:23
François Ruffin

Alors moi je ne sais rien d'accord je le dis aussi à tous les gens qui m'envoient des messages pour me demander des investitures d'accord parce que je n'ai pas eu la question

2:22:33
Invité

peut-être si vous ne savez pas est-ce que vous pensez que c'est une bonne ou une mauvaise chose de le maintenir ?

2:22:39
François Ruffin

Écoutez moi je vais vous dire quel était mon raisonnement quand ont été révélées les violences conjugales je pense que tout homme a la loi à une rédemption maintenant que ça réclame une traversée du désert que ça réclame un temps de retrait de retraite de réflexion de retour sur soi Mais pas quand on est

2:23:00
Invité

un représentant politique monsieur Ruffin

2:23:02
François Ruffin

Ce que je regrette je vous dis ce que je regrette c'est que dans le cas d'Adrien Cadenas il n'y a pas eu ce temps de retrait de retraite de recul et de retour sur soi il y a eu la volonté immédiate de revenir à l'Assemblée le plus vite possible et je crois que ça n'est pas une bonne chose ni pour lui ni pour la gauche mais je pense que ce n'est pas une bonne chose pour lui non plus parce que je pense qu'il y a des épreuves comme ça qui peuvent permettre de se transformer de se transformer en profondeur en s'appuyant sur elle Donc là c'est peut-être l'occasion

2:23:36
Invité

de sa retraite dans le désert

2:23:38
François Ruffin

Je vous en tire cette conclusion

2:23:40
Invité

Merci Vous le dites on parle beaucoup des interactions stratégiques entre les différentes formations de gauche justement dans la construction de ce Front populaire et le risque c'est qu'on parle beaucoup justement de ce jeu politique davantage vraiment que des mesures qui vont être mises en place Pour vous ce serait quoi les trois principales mesures que le Front populaire devrait porter dans une campagne aussi courte ?

2:24:04
François Ruffin

Je vais vous dire d'abord puisque j'avais déjà réussi l'union des gauches en 2017 sur ma législative en tout cas des insoumis des communistes et des écologistes et je considérais que c'était l'union des gauches le partage socialiste de l'époque n'y appartenant plus mais ce que je dis j'ai toujours dit aux militants attention l'union est une condition nécessaire mais non suffisante et ça n'est pas un argument de campagne vous ne pouvez pas aller taper à la porte des gens en leur disant c'est super regardez on a l'union les gens ils s'en fichent ils n'en ont rien à cirer donc ça maintenant c'est fait il ne faut plus en parler je le dis aux militants qui vont avoir à aller reconquérir du terrain c'est pas en leur disant regardez on est mis ils n'en ont rien à ficher au contraire ils considèrent que ça devrait aller de soi donc ce n'est pas un argument de campagne surtout ne pas en faire un argument de campagne moi j'ai posé comme mesure je pense que le fonds populaire a transformé les vacances des français je serais favorable à ce que dès cet été on ait un acte qui soit posé sur les vacances pour les vacances du mois d'août c'est à dire que ce n'est pas les mesures les plus prodigieuses je vous dirai qu'est-ce que j'ai mis comme dix mesures dans mon programme dans mon tract mais que dès l'été les gens se disent ça change c'est quoi c'est ph gratuit si vous voulez je vous explique comment on le fait mais bon et c'est le train à 49 euros par mois pour tout le monde partout illimité comme ça a été fait en Allemagne vous voyez je dirais déjà ça qui est la possibilité une facilité à partir en vacances et ensuite comme mesure plus importante à la rentrée scolaire je souhaiterais que l'école redevienne vraiment gratuite vous savez normalement théoriquement elle est gratuite laïque et obligatoire et aujourd'hui en vérité elle n'est plus gratuite pour chaque enfant c'est à peu près 1500 euros que ça coûte aux parents sur l'année pourquoi ?

parce qu'il y a à payer la cantine il y a à payer le centre périscolaire il y a à payer les fournitures et en fait quand on rencontre des mamans à la sortie des écoles et bien très vite elles en viennent à expliquer qu'elles ne mettent plus leurs enfants à la cantine parce qu'il n'y a pas les sous ou alors qu'elles ne mettent plus ce qui est au moins aussi triste pour moi au centre périscolaire le soir que le gamin ne fera pas de basket ne fera pas de zumba et ainsi de suite et n'aura pas à partager parce que sinon ça va les mettre à découvert et je pense que si on arrivait et qu'au 1er septembre les gens n'aient plus à payer pour tout ça sur l'école et que l'école redevienne vraiment gratuite les gens se diraient ah ouais il y a quand même quelque chose qui a changé et vous savez moi je ne pense pas que les gens ils soient aujourd'hui en attente d'un horizon magnifique et magique ils n'y croient plus donc si jamais on arrivait à changer quelques petites choses en mieux dans la vie des gens ils en seraient déjà étonnés et c'est quelque part la confiance qui pourrait être restaurée et ça serait parce que ce qu'on a à chasser vous savez je répète toujours mon adversaire c'est bien sûr la finance vous voyez que j'ai un point commun avec François Hollande enfin dans les mots mais c'est surtout l'indifférence c'est la résignation c'est l'abattement voilà ce à quoi on doit se confronter tout le temps et avec quoi on doit se battre chez les copains les cousins les collègues dans la famille ce c'est comme ça vous savez c'est la phrase la plus terrible c'est comme ça c'est une tautologie le ça renvoie au ça et c'est comme si ça avait toujours été comme ça ça serait toujours comme ça et c'était partout comme ça et donc on était enfermés dans ce c'est comme ça et nous on a comme bagarre de dire non on peut sortir de ce c'est comme ça et là la deuxième bagarre c'est on peut sortir de ce c'est comme ça mais c'est pas par barder là donc ça c'est une autre lutte qui a à voir

2:27:38
Invité

François Ruffin j'ai une petite question un peu de petite souris j'aimerais savoir ce qui s'est passé juste après l'appel de dimanche est-ce que vous avez eu des contacts avec Marine Tondelier et Olivier Faure avec les chefs de parti ça c'est pour ma petite question petite souris et ensuite je partage votre ambition de dépassement des partis politiques je pense que ça doit être plus large les syndicats les associations la sphère de la culture bref tout le monde comment on fait pour parler à tous ces gens là pour les unir pour les mettre en mouvement pour parler aussi au quartier populaire parce qu'il faut des mesures bien claires et bien fortes parce que les vacances etc franchement je vous rejoins il n'y a pas de débat mais en ce moment il y a des gens qui crèvent la dalle alors qu'ils travaillent donc qu'est-ce qu'on leur dit à tous ces gens là

2:28:16
François Ruffin

vous posez plusieurs questions différentes sur qu'est-ce qui s'est passé après dimanche lundi matin j'ai eu une matinale de France Inter où il n'était pas prévu que je dialogue avec Olivier Faure mais il y a eu ce dialogue ça s'est bien passé et il a dit qu'il rejoignait pleinement cette volonté d'union populaire et donc voilà ça faisait quand même une alliance un début d'alliance et puis ensuite il y a eu des échanges avec Marine Tondelier et puisque très vite en fait Fabien Roussel Marine Tondelier et Olivier Faure ont dit leur accord pour participer à un front populaire et dans l'après-midi de lundi Manuel Bampard a rejoint le mouvement donc voilà ça s'est réglé de cette manière là mais ensuite sur qu'est-ce qu'il faut dire je pense qu'en tout cas la question sociale est une question clé qu'il s'agisse de la France des bourses ou de la France des tours et vous en parlez sur ils crèvent la dalle c'est une vérité mais je pense que c'est pour ça que je parle des enfants parce que souvent les parents se privent pour leurs enfants et c'est par en fait ils ont une inquiétude ils ont une angoisse pour eux ça va pas bien pour eux mais ce qu'ils ont comme pire angoisse c'est qu'est-ce que ça va être pour mes enfants et je pense que c'est ça qu'il s'agit de chasser c'est pour ça que je prends la question par les vacances certes pour dire qu'il y a quelque chose qui doit changer assez vite vous savez on a fait une proposition de loi sur les vacances l'année dernière et il y avait des socialistes et il y avait des communistes et il y avait des écologistes qui étaient rassemblés des générations qui étaient rassemblées sur cette proposition et donc bon voilà donc je pense que rallumer la lumière des vacances c'est quand même quelque chose mais ensuite sur le social il faut l'indexation des salaires sur l'inflation là quand même ce qu'a fait gagner Macron au capital est gigantesque il a quand même fait gagner grosso modo 5 points de salaire qui ont été grattés par l'inflation et qui sont quasiment passés au capital c'est un hold up tranquille invisible gigantesque

2:30:14
Présentateur

on a appris aussi le soutien du nouveau parti anticapitaliste au frau populaire ça veut dire que c'est une union de la gauche qui va du NPA à François Hollande comment faire en sorte de ne pas décevoir les électeurs une fois qu'elle sera au pouvoir

2:30:26
François Ruffin

moi je pense que les électeurs ils attendent pas la révolution je vous donne mon raisonnement sur ce qu'est l'état d'esprit du pays et puis vous pouvez vous dire que je suis bien peu motivé en espérance mais ce qu'ils attendent vous savez Macron depuis 7 ans a mis le pays en instabilité il n'a cessé de créer du désordre et ça a été du désordre par l'injustice qu'il a produit par exemple suppression de l'ISF et ensuite on va gratter de la CSG sur les retraités des APL et ainsi de suite une arrogance de l'injustice avec les gens qui ne sont rien et quand les gens n'étaient pas d'accord on leur tapait dessus comme sur les gilets jaunes plutôt que de chercher le chemin d'une réconciliation ou sur les retraites on passait en force y compris sur les syndicats je veux parler des syndicats ensuite mais on passait en force sur 8 salariés sur 10 qui n'en voulaient pas tous les syndicats unis et y compris une majorité à l'Assemblée nationale donc y compris un désordre financier jamais autant de dettes n'a été créées dans notre pays que sous Macron vous savez et si jamais la gauche avait fait la moitié de ce qu'il a fait en matière de dettes on serait considéré comme les naufrageurs du pays donc en fait Emmanuel Macron et les gens le sentent très bien jusque dans les pénuries de médicaments sur un peu plus dans les prix dans les supermarchés que le pays a été placé en grande instabilité sans que l'État joue son rôle de régulateur et je pense que l'esprit qui doit être le nôtre l'état d'esprit qui doit être le nôtre pour aller parler aux gens ça doit être un esprit de rassurer un esprit de donner confiance un esprit de protection et voilà ce qui d'apaisement et voilà ce qui doit dominer je pense que c'est par ce chemin là qu'on s'en sortira et dire que voilà l'État sur un certain nombre de points va jouer son rôle de régulateur et va venir stabiliser le pays alors qu'on a un Emmanuel Macron qui l'appelait c'est en instabilité qui l'a le place au sommet du désordre politique et qui se propose comme issue de nous faire basculer dans le chaos

2:32:27
Présentateur

François Ruffin vous ne parlez pas du tout de racisme dans cette campagne qui pourtant doit vous opposer au rassemblement national pour gouverner le pays je sais que c'est quelque chose qui intéresse beaucoup notamment les insoumis les jeunes insoumis qui vous reprochent parfois de ne pas toujours être à l'avant-garde sur la question du racisme

2:32:43
François Ruffin

Écoutez dans les dix mesures que j'ai proposées il y en a une qui concerne l'égalité par exemple et qui est sur la fin des contrôles d'identité quand aucun délit n'est constaté vous voyez c'est la quatrième mesure que j'ai posée c'est-à-dire que on n'autorise plus la police à venir contrôler les gens et on sait très bien qu'en France on a un double problème sur ce plan-là dans les contrôles policiers c'est qu'on pratique beaucoup plus les contrôles policiers que le font les pays alentours et que par ailleurs les contrôles policiers sont beaucoup plus ciblés et ils sont ciblés au faciès donc voilà la première mesure que je prendrai non pas faire un récipicé j'ai jamais trop cru à ces histoires de distribuer des papiers mais dire voilà on gèle on fait un moratoire sur les contrôles d'identité sans qu'aucun délit ne soit constaté et on voit si la police parvient à travailler sans ça et ma conviction c'est qu'elle travaillera mieux sans ça par ailleurs hier dans le discours de lancement de campagne que je faisais j'ai cité l'obsession de Jordan Bardella pour sur la question du racisme je dis que le front national pardon le rassemblement national est au fond le parti des inégalités il faut savoir que dans le programme du rassemblement national pas une seule fois le mot égalité n'est prononcé et égalité est pourtant évidemment au cœur de notre triptyque républicain et je pense que c'est parce que l'égalité est blessée que depuis 40 ans la France va mal mais quand on regarde donc c'est le parti des inégalités de classe j'en ai déjà parlé c'est le parti des inégalités de genre on pourrait y revenir mais c'est aussi le parti des inégalités évidemment de race comme ils disent ou du moins comme ils pensent puisqu'ils s'appliquent à en dire le moins possible sur ça mais quand on regarde leur programme sur la question des salaires comment on va parvenir à avoir de meilleurs salaires en France c'est par la maîtrise de l'immigration qu'il y aura des effets bénéfiques sur les salaires qu'est-ce qu'on va faire en matière d'écologie là ils revendiquent la complicité avec la nature et comment on va l'avoir ça en réduisant les migrations qu'est-ce qu'on va faire sur le logement et bien on va chasser les logements occupés par les étrangers et on en aura ça libérera des places qu'est-ce qu'on va faire sur la famille tout ce qu'on va faire sur la famille c'est supprimer les subventions pour les familles immigrées il est évident qu'il n'y a pas un français qui croit aujourd'hui que c'est simplement qu'on va résoudre les questions des salaires de l'écologie du logement et de la famille simplement en tapant en fait ils n'ont qu'un seul marteau ils tapent sur le clou ils tapent sur un clou ils tapent sur un clou et ils ne tapent que sur celui-là donc il est évident que ça fait un fossé avec la conviction qui est la nôtre qui est

2:35:18
Présentateur

François Ruffin dernière question est-ce que vous pourriez être Premier ministre de la France dans moins d'un mois ?

2:35:27
François Ruffin

En tout cas je souhaite j'ai ma place dans l'équipe j'ai ma place dans l'équipe c'est à décider ensemble si je dois porter le brassard de capitaine ou pas maintenant je veux ajouter deux choses je vais vous répondre à votre question vous avez cité tout à l'heure les syndicats et je veux dire le rôle admirable joué par les syndicats depuis un an ils ont été un modèle et un espoir de se rassembler sur la bataille des retraites malgré les différences et les divergences et de continuer à se tenir unis ensuite ça a été un modèle pour le Front Populaire et c'est déjà le rôle qu'ils avaient joué en 1936 je voulais le saluer et saluer le choix de Maryse Léon et de Sophie Binet et de d'autres syndicats qui s'y sont associés de rentrer pleinement dans la bataille et de dire voilà nous sommes partie prenante de ce Front Populaire c'est quelque chose qui n'était pas advenu et vous savez j'habite Amiens qui est aussi la ville la charte d'Amiens et c'est un premier pas qui peut permettre de débloquer une situation et de faire qu'on ne reste pas dans l'entre-soi des partis mais que ça déborde dans la société et ensuite sur le Premier ministre je me réfère toujours au Front Populaire il faut lire un livre de Jean-Pierre Chabrol qui s'appelle L'embelli et qui raconte l'histoire du Front Populaire et dans c'est un roman et dans les personnages il y a un personnage qui est Léo Lagrange Léo Lagrange est ministre des loisirs me semble-t-il à l'époque et quand il entre dans son cabinet en mois de juin 1936 c'est un cabinet c'est-à-dire que ça ressemble à des chiottes tellement c'est minuscule et ridicule et à partir de ce petit cabinet et bien il va inventer le billet de train gratuit pour les ouvriers enfin pour tout le monde ou peu cher il va inventer le fait qu'on puisse avoir des auberges de jeunesse il va stimuler tout un mouvement qui va permettre qu'on ait des vacances je vous le dis si dans le nouveau Front Populaire je dois être Léon Blum j'en serais très fier mais si je dois être Léo Lagrange j'en serais très fier si je dois être Jean Zé j'en serais très fier quel que soit le poste qui me sera attribué je ferai de mon mieux pour transformer la vie des gens un peu en mieux

2:37:37
Présentateur

Merci beaucoup François Ruffin d'avoir accepté notre invitation

2:37:40
François Ruffin

merci pour vos explications

2:37:42
Présentateur

je vous souhaite une bonne campagne dans votre circonscription de la Somme là où vous êtes à Amiens merci d'avoir été avec nous tout à vous au revoir Merci Merci beaucoup Voilà donc c'était François Ruffin qui a été l'initiateur de la marque Front Populaire qui vient d'être conclu on l'a appris ce soir par les parties de gauche il vous a convaincu ?

2:38:01
Invité

Non Pas du tout Je veux te le dire très tranquillement alors j'avais pas non plus des masses d'attente mais j'ai trouvé ça très lèche très light et un peu déçu en vrai parce que pour quelqu'un qui veut porter qui a l'ambition un peu de porter le brassard je m'attendais à une vision un peu plus solide voilà Ok d'accord Intéressant Plus structurelle notamment sur l'antiracisme sur les questions féministes On est ouais ouais je suis un peu un peu surprise de voir qu'on est finalement à 20 jours de cette élection les questions ne sont pas abordées de manière ambitieuse

2:38:39
Présentateur

Après il était comme d'habitude François Ruffin Ouais mais justement

2:38:43
Invité

du coup s'il veut porter effectivement cette union il ne faut pas qu'il soit comme d'habitude D'accord ok ok Je pense mais c'est mon emblédier Il est comme d'habitude mais ça fait déjà quelques mois qu'on nous dit qu'il a cette ambition alors on parlait d'une ambition pour 2027 là en l'occurrence il y a la situation qui fait qu'il faut prendre des responsabilités il y avait un petit moment quand même pour travailler une vision quelque chose de plus structurel je suis d'accord voilà et en réalité la finalité c'est qu'on va rappeler le vieux quoi Je ne suis pas sûr je ne suis pas sûr que les socialistes acceptent d'avoir Jean-Luc Mélenchon pour un ministre Je ne suis pas trop d'accord avec vous en fait parce que je trouve que justement le contre-pied qu'il a et qui à mon avis parle à une large partie de la population c'est de prendre les problèmes par des choses très concrètes et quand il dit que voilà les vacances scolaires la rentrée plutôt que d'avoir souvent des grandes oppositions théoriques ou des débats qui peuvent paraître un peu incompréhensibles pour des personnes qui ne sont pas fans de politique et qui ne sont pas hyper intéressées par ces choses-là plutôt que de parler par exemple du pacte vert et des choses qui paraissent hyper abstraites là tu parles concrètement du fait que tu vas pouvoir aller en vacances gratuitement ou que tu vas être aidé davantage pour pouvoir avoir accès à l'école ça parle quoi finalement Oui bien sûr mais l'un n'empêche pas l'autre tu peux à la fois proposer des mesures très concrètes pour changer la vie quotidienne des gens et cela je pense que c'est fondamental qu'il le faut mais aussi je ne sais pas parler par exemple d'un racisme systémique au sein de notre état c'est quand même des choses qu'il faut dire Je pense qu'on a été habitué à la radicalité permanente de Jean-Luc Mélenchon pendant des années et j'ai l'impression que François Ruffin est beaucoup moins là-dedans quand même le discours est un peu plus lisse parce que je pense qu'il veut brasser un peu plus large donc je pense que ce n'est pas de François Ruffin qu'on peut attendre ça et petite info qui me vient à l'instant tous les sortants sont réinvestis normalement ça reste à être précisé concernant Quattenance

2:40:25
Présentateur

Ah d'accord ça reste à être précisé pour Quattenance c'est pas encore ils ont laissé une option sur cette circonscription là

2:40:30
Invité

Non pour toutes enfin oui tous les sortants réinvestis tous les sortants sont normalement réinvestis mais ça reste à être précisé demain Ok

2:40:38
Présentateur

à voir donc on aura plus d'informations probablement dans les prochains jours Qu'est-ce qu'il y a Malek je te sens perturbé

2:40:43
Invité

Ah Malek Je ne veux pas te laisser comme ça Je ne vais pas bien dormir je vous le dis Ok c'est plus consensuel c'est tout ça après il n'a eu que 20 minutes aussi c'était peut-être pas assez long pour le coup je ne sais pas Et les gens n'auront que 30 secondes de l'isolo Les parties l'ont dit il y a un besoin d'un putain de programme de rupture J'ai évolué moi sur cette question Comme je l'ai dit c'est Macron moi qui m'a radicalisé J'étais un putain de sosdem qui pensait que voilà il fallait J'étais un putain de mec tchède d'accord et je suis persuadé qu'il faut un programme de rupture et que oui on a besoin de radicalité je le dis et que encore plus là face aux défis qui sont face à nous et face à l'extrême droite et au macronisme qui est devant nous et j'ai trouvé j'ai trouvé François Ruffin trop light mais bon c'est avec mon âme de la vie

2:41:23
Présentateur

Ok d'accord Ecoutez ce sera affaire à suivre de toutes les façons puisqu'on va rentrer dans une période de campagne Mais après c'était génial de l'avoir ce soir Je suis très très heureux C'est trop cool qu'il ait accepté C'est très cool qu'il ait accepté depuis sa circonscription il est extrêmement sollicité il y avait beaucoup de journalistes qui étaient très jaloux avec la cuisine Il a réservé sa réaction à Baxit sur la formation du Front Populaire et j'étais très heureux qu'il soit avec nous donc ça c'est très cool on arrive à la fin de cette émission ce n'est peut-être pas la dernière émission de l'année Donnez des sous Mais ça ça dépend de vous On a besoin d'argent pour pouvoir vous produire deux émissions supplémentaires pour couvrir les élections législatives Rendez-vous sur KissKissBankBank pour nous soutenir N'hésitez pas à prendre un abonnement pour nous soutenir tous les mois C'est ça qui nous permet d'avoir de la visibilité budgétaire et qui nous permet d'ambitionner de faire des émissions sur le plus long terme et quoi qu'il en soit je serai très heureux de vous retrouver à partir de septembre pour une saison 4 Chers amis c'est la fin de cette émission Est-ce que vous avez de la pub à faire pour vos réseaux sociaux tout ça tout ça ?

Non Non Allez lire les études de la fondation Jean Jaurès C'est moi qui m'en charge Léa Où est-ce qu'on te retrouve ?

2:42:31
Invité

Moi j'ai quelques actus Déjà je serai à Lyon le 19 donc la semaine prochaine pour une rencontre autour de mon dernier ouvrage qui s'intitule Au revoir Simone à la librairie dans le 3ème arrondissement qui s'appelle L'Esprit Livre Voilà donc je vous invite les lyonnais et lyonnaises qui veulent venir ce sera suivi d'un petit pot dans la librairie donc très très cool Je serai ensuite à Limoges samedi et dimanche pour Lire à Limoges qui est un grand festival autour de la littérature etc et quoi d'autre ?

Tu fais une tournée dans toute la France en fait Ouais je bouge pas mal Si si il y a aussi une info si bien sûr il faut soutenir les médias les médias indépendants les médias qui vous proposent aussi de casser un peu le discours dominant vous proposent de nouvelles figures de nouveaux visages et aussi des nouvelles d'autres réflexions que celles que vous avez peut-être l'habitude d'entendre dans les médias plus mainstream donc soutenez Baxit à fond soutenez Baxit à fond et puis merci Jean on fait un cross-posting et oui j'ai lancé une petite offre d'abonnement pour les personnes qui souhaitent soutenir Popol à partir de 2 euros par mois donc soutenez Baxit et soutenez Popol ça vous coûtera 7 balles par mois ça va ?

Cool on a des médias super cool Malek moi on me retrouve sur mes réseaux sociaux Twitter parce qu'en ce moment je suis en pétard je suis bien en forme donc il faut vraiment ce que sur Twitter parce qu'en ce moment je me l'âge sur Instagram les stories et sur TikTok je vais balancer l'édit sur Sébastien Delogu juste après l'émission je l'ai promis je vais le faire et voilà que je voulais dire d'autres oui peut-être que c'est ma dernière émission je ne sais pas mais peut-être qu'on ne se reverra pas d'ici l'élection d'ici la fin de la saison c'est parce que vous allez donner des sous et qu'il y aura d'autres émissions dans tous les cas je vous demande donner des sous pour Baxit mais ce que je voulais vous dire c'est que là c'est pas vraiment le chroniqueur politique qui parle mais vraiment le militant je pense vraiment qu'une victoire est possible et allez demander à vos potes d'aller voter on sent en vrai je ne vous demande même pas de leur dire d'aller voter pour le Front populaire mais juste d'aller voter putain parce qu'on en a besoin et qu'on a l'extrême droite en face bordel de merde et que Baxit est engagé face à l'extrême droite et voilà donner des sous et Malek délégué sur les réseaux sociaux bisous bisous merci Malek Sacha dans mes bureaux de vote les 30 juin et 7 juillet non Roland-Garros c'est fini c'est fini je vous remercie il y a l'Euro de foot qui va commencer là il y a l'Euro de foot qui commence vendredi après Wimbledon et après les Jeux Olympiques donc voilà sur France Info Sport les Bleus il y a une petite info le Parisien tous les Bleus vont voter au législatif par procuration ah oui alors petite mention à Ousmane Dembele quand même parce qu'on a beaucoup critiqué les sportifs de ne pas s'être engagés et à appeler à voter et à faire front contre le Rassemblement National Ousmane Dembele l'a fait cet après-midi en conférence de presse un boss ce qui n'arrive pas souvent profitons-en donc voilà c'est petit petite dédicace à Ousmane Dembele qui nous écoute évidemment évidemment

2:45:24
Présentateur

il voulait suivre Ruffin lui aussi ok d'accord merci à toutes et à tous c'est la fin de cette émission merci à toutes et à tous salut bye bye

2:45:31
Locuteur

merci à tous