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AutreC à vous (sur YouTube)· 10 septembre 2025 59 minMixte

Michel Cymes réalise son rêve de gosse - C à Vous l’intégrale - 10/09/2025

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pensent dans le monde. ... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec l'équipe.

Une émission spéciale reconversion. Non seulement il y a une vie après la télévision, mais parfois, il y a aussi de la télévision après la politique. - A.-E.Lemoine: O.Véran, ancien ministre de la Santé, neurologue de profession, est l'un des animateurs de la nouvelle chaîne de télévision de M.Cymes, qui lui-même se lance au théâtre à l'affiche d'une pièce qu'il a coécrite et dans laquelle il tient le rôle d'un restaurateur.

L'occasion de se mettre littéralement au service. - M.Cymes: On me le dit souvent.

Il paraît que je lui ressemble. J'aurais bien aimé faire des études, mais...

Vous êtes prêt pour la commande? Je vais venir avec quelqu'un, je n'ai aucune mémoire. - M.Cymes: On me le dit souvent. - A.-E.Lemoine: Salut, M.Cymes.

Merci de filer un coup de main en cuisine. Je vous présente notre chef, D.Accettulli.

Chef, vous avez un quasi professionnel de la cuisine. Michel a obtenu un CAP de cuisine. - M.Cymes: Je n'ai pas encore obtenu le CAP.

J'ai passé l'épreuve pratique, il me reste l'épreuve théorique. L'épreuve pratique s'est bien passée. Je n'ai jamais eu une note comme ça pendant mes études. - A.-E.Lemoine: Je ne suis pas sûre d'être rassurée.

Diego, c'est le moment de voir... - D.Accettulli: De passer à la pratique.

Ca vous dirait de préparer un ravioli? Je vous laisse préparer le ravioli. Avec une farce au confit de canard. - M.Cymes: On le met où? - D.Accettulli: On va rester sur cette partie.

Vous pouvez farcir cette partie. Il va être un peu ferme, c'est du canard. - M.Cymes: Il va exploser...

Je pousse. Pour pousser, je pousse. - D.Accettulli: Je dirais que c'est parfait. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas beau.

On en met partout. - M.Cymes: Je mets... - D.Accettulli: Vous connaissez la technique.

Ensuite, on va plier la pâte. - M.Cymes: Comment vous pliez la pâte sur un ravioli? - P.Lescure: Ca ressemble à une petite merde. - D.Accettulli: Il faut enlever tout l'air qu'il y a à l'intérieur.

C'est parfait. - A.-E.Lemoine: Pardon, mais ils ont été indulgents pour le CAP cuisine. - M.Cymes: J'ai eu des profiteroles aux noix de pétoncles en entrée. - D.Accettulli: Je ne vais pas vous demander le pliage qu'on a fait.

Je demande un moule, vous les mettez au centre et vous forcez un peu. Bien forcer... - M.Cymes: Quand on est bien constipé.

Je ne savais pas que ça existait. - A.-E.Lemoine: C'est magnifique.

Il faut détacher. - D.Accettulli: Le ravioli est prêt.

C'est magnifique. - A.-E.Lemoine: Un ravioli signé M.Cymes.

Bravo. On est ravis de vous avoir à J-2 avant votre baptême du feu. Votre 1re sur les planches dans le rôle d'un patron de restaurant, qui est le QG de 4 amis médecins, dont un psychiatre qui compte dans sa patientèle un futur candidat à la présidentielle.

Il souffre d'une pathologie, ce candidat. Va-t-il briser le secret professionnel pour le bien commun? C'est une problématique au coeur de votre métier.

Ca ne vous empêche pas d'avoir un trac fou avant de monter pour la 1re fois sur les planches. - M.Cymes: Le problème ici, c'est qu'à chaque fois que je viens, un truc se concrétise un peu plus.

J'ai toujours rêvé de faire ça. Quand je le vois, est-ce que vraiment...? - Il faut y aller, maintenant. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, P.Lelièvre.

Vous êtes un ami de 30 ans de Michel, et le metteur en scène de "Secret(s) médical". - P.Lelièvre: J'étais là au départ de l'histoire. - A.-E.Lemoine: C'était une évidence qu'il finisse par jouer de la comédie? - P.Lelièvre: Oui.

Michel a envie d'être acteur. Quand on a envie et qu'on se donne les moyens, on est très à l'écoute...

Il est très demandeur. Je n'y serais pas allé, sinon. Ce n'est pas parce qu'on est amis que je l'aurais mis en scène. "Il faut d'abord qu'on améliore la pièce et toi, je vais essayer de t'améliorer au fur et à mesure." - A.-E.Lemoine: C'est vous qui avez proposé à Michel d'être plutôt un restaurateur? - P.Lelièvre: "Je suis médecin, si je suis comédien, il faut que j'interprète un médecin..." Je lui ai dit qu'il était l'auteur de cette pièce, qu'il était le candide.

C'est beaucoup plus fort. J'ai essayé de lui gommer le Cymes. Je lui ai dit de se faire pousser les cheveux.

Je lui ai trouvé des lunettes. - A.-E.Lemoine: C'est le syndrome de l'imposteur qui faisait que vous vouliez être absolument médecin? - M.Cymes: J'ai fait quelques téléfilms dans lesquels je jouais un médecin.

Je trouvais que c'était plus facile pour commencer ce métier, de faire ce que je savais, des gestes, le vocabulaire...

Quand j'ai exercé, je voulais que mes patients n'aient pas l'impression de voir un restaurateur ou un proxénète en consultation. Je ne consulte plus. Je me suis laissé convaincre.

C'est plus surprenant de me voir comme restaurateur que comme l'un des 4 médecins. - A.-E.Lemoine: Cette pièce traite d'un sujet qui vous obsède en tant que médecin, le secret médical, qui n'est pas assez respecté en France.

Des médecins qui parlent entre eux de leurs patients, ça existe et ça ne devrait pas? - M.Cymes: Le code de déontologie, qui est notre bible en tant que médecins, est très clair sur le secret médical: un médecin ne doit pas parler d'un patient, y compris à un confrère, si ce n'est pas dans l'intérêt du patient.

Je n'ai pas le droit de dire à mes collègues: "Tu ne sais pas qui j'ai vu ce matin?" En général, les médecins aiment bien se faire mousser. C'est interdit.

C'est ce qui se passe dans la pièce. - A.-E.Lemoine: Là, il s'agit de sauver la France.

Vous détenez un secret qui, potentiellement, pourrait mettre en péril 70 millions de vos compatriotes. Vous ne bougez pas. Vous ne dites rien. - M.Cymes: C'est une comédie.

On va se marrer. Si les spectateurs se marrent autant que nous, ça va être très bien. Il y a un sujet de fond, qui est très médical.

La question qui se pose, c'est est-ce que le psychiatre qui a dans sa clientèle ce leader politique, qu'il suit et qu'il ne suit pas pour rien, va violer le secret médical au risque de se faire radier...

A la demande de ses copains qui lui disent qu'il ne peut pas laisser faire. On est en plein dans l'actualité, ce n'est pas volontaire. Avec tout ce qu'il se passe en politique en France aujourd'hui...

On demandera à O.Véran s'il connaît des gens qui voudraient être président mais qui feraient mieux de ne pas l'être...

On a un vrai sujet de fond aujourd'hui: est-ce qu'un président de la République devrait être contrôlé régulièrement par des médecins, des psychiatres? Je pense que oui. - A.-E.Lemoine: Il devrait s'y soumettre volontairement? - M.Cymes: Oui, ou qu'il y ait un collège de médecins qui dise que cette personne est capable d'exercer la fonction.

J'avais posé la question à F.Hollande sur Instagram. "Vous ne pensez pas qu'un président pourrait avoir un psychiatre un jour?" Il avait vécu le 13 novembre.

Il m'a dit: "Oui, bien sûr". - A.-E.Lemoine: A quel moment la transparence est souhaitable?

Y compris sur l'état de santé d'un homme...

Elle peut être exploitée politiquement. - M.Cymes: On a des exemples de Mitterrand, qui faisait faire des faux bulletins de santé au docteur Gubler.

Théoriquement, un candidat devrait rendre public son état de santé. On a le droit d'exercer la fonction de président de la République en étant malade, en ayant un ulcère...

C'est son intimité. C'est son secret. Il n'est pas forcé de tout dire.

A partir du moment où ça n'a pas de conséquences sur son exercice...

Dans la pièce, ce qu'a le candidat, il vaut mieux qu'il ne soit pas président. - P.Cohen: M.Cymes, comédien et médecin d'abord...

Les premiers pas de comédien, c'était dans "La Vérité si je mens 3"en 2011. On va vous retrouver en médecin légiste en 2018, "Meurtres en pays d'Oléron". - C'est un ancien cimetière protestant abandonné il y a 3 siècles.

A l'époque, les protestants enterraient leurs morts sans préciser leur identité. Médecin légiste, historien local. - Vos 1res impressions? - Vous avez touché le gros lot.

Un corps nu en position foetale, sur une tombe. Vous n'aurez plus qu'à le raconter à vos enfants. - P.Lelièvre: C'est bien, Michel. - P.Cohen: C'est plus qu'un hobby, une opportunité.

C'est un rêve de gosse. - M.Cymes: Que vous ne pouvez pas concrétiser quand vous êtes médecin. - P.Cohen: Vous aviez pris des cours de comédie? - M.Cymes: Non.

Quand vous êtes avec Lelièvre toute la journée, les cours de comédie, vous les prenez. Je n'ai jamais eu des cours comme ça depuis l'école primaire. C'est un rêve de gosse.

On écrit une pièce avec des potes, on la propose et finalement, on va jouer au théâtre Saint-Georges. Même dans mes rêves les plus fous, je n'aurais pas imaginé ça. - L.Sénéchal: Depuis 10 ans à la télé, vous êtes le mari de M.Bernier dans "La Stagiaire".

Un époux un peu délaissé. - Tu sais ce qui n'est pas gagné? C'est nos week-ends.

Quand tu n'es pas en train de bosser, tu parles de ton boulot ou tu penses à ton boulot. Tu penses à tout sauf à nous. Pourquoi tu fais 300 km pour venir faire ici ce que tu fais à Marseille?

Merde! - Tu es injuste. Tu n'as pas le droit de dire que je ne pense pas à vous et encore moins à toi.

Je ne fais que ça, 24h/24, toute la semaine. - L.Sénéchal: J'ai lu que vous êtes tellement associé à M.Bernier que, quand vous êtes avec votre vraie femme dans la rue, on se demande ce qu'il se passe.

On se demande si vous êtes en train de tromper M.Bernier. - P.Lelièvre: Ca fait un peu polygame dans la rue.

J'adore les avoir toutes les 2. Quand elles se sont rencontrées, ça a été le coup de foudre. J'ai ma vraie femme et ma fausse femme.

Quand elle me voit, elle me dit "embrasse ta vraie femme". Et ma femme me dit "embrasse ta fausse femme". - M.Cymes: Ce que vous avez, c'est ce qui se passe pendant les répètes. - A.-E.Lemoine: Vous dites qu'il est rentré dans votre cerveau. - M.Cymes: Oui.

On commence à 9h, on finit à 19h. Je rentre, je n'ai pas posé mon sac que j'ai un coup de fil de Philippe le soir. "J'ai pensé à un truc..." Je m'endors avec lui, je me lève avec lui.

Je n'en peux plus. - A.-E.Lemoine: Puisque vous êtes entré dans la tête de Michel, on va vérifier si vous connaissez tout de la vie de Michel.

Quelle blague Michel a-t-il racontée à F.Hollande lors d'un dîner de gala au château de Versailles? - P.Lelièvre: Raconte, Michel...

Tu la racontes bien. - M.Cymes: Tu ne peux pas. - A.-E.Lemoine: C'est la blague de la femme qui sent l'oignon. - P.Lelièvre: Elle est très longue, très élégante... - M.Cymes: C'est la femme qui a quelque chose qui sent l'oignon... - A.-E.Lemoine: Le président a été stupéfié avant d'éclater de rire.

Quel chanteur Michel aimait-il imiter pendant son internat? - P.Lelièvre: Peut-être J.Iglesias.

C'est l'ouverture du spectacle... - M.Cymes: J'ai réussi à imposer ça.

Vous les femmes...

Je n'ai pas changé. M.Cymes parle avec un accent. - P.Lelièvre: On a chanté aussi du Y.Montand.

Michel est prêt à tout. Ce n'est pas une posture de la part de Michel. C'est un gros travailleur.

Il est très intelligent, il comprend vite. Ce n'est pas pour autant qu'il fait tout de suite. Je lui ai dit qu'on comprenait et qu'il n'y avait pas un rendu immédiat.

Aujourd'hui, on est à 6 semaines de répétition. J'ai souhaité que ce soit assez long pour que Michel soit à l'aise. Sincèrement, il est vraiment en place déjà 15 jours avant.

Il est très bien entouré. - A.-E.Lemoine: Il y a les autres comédiens. - M.Cymes: Ils sont indispensables.

Ils me tiennent comme ça. - A.-E.Lemoine: "Secret(s) médical", à partir du 25 septembre jusqu'au 19 décembre. "La Stagiaire", ça revient mardi.

Tout de suite, L'OEil de Pierre. Restez avec nous. - P.Lescure: On va parler de cinéma et de médecine.

R.Hudson est l'un des symboles des stars des années 50. C'est aussi l'histoire tragique de la première personnalité qu'on a sue en juillet 85 être atteinte du sida.

Il aurait eu 100 ans cette année et il est mort, presque jour pour jour, il y a 40 ans, emporté par le sida. Un grand et bel homme venu de l'Illinois. Hollywood a fait de lui une de ses figures stars.

C'est D.Sirk qui va le faire connaître. - P.Lescure: Hollywood propose R.Hudson, son visage et sa silhouette à toutes les jeunes femmes de cinéma.

Lui, comme il a dit, a dû faire semblant toute sa vie, cachant son homosexualité. Au faîte de sa gloire, il tourne avec J.Dean dans "Géant". - P.Lescure: Adrien Gombeaud, qui vient d'écrire un joli livre sur R.Hudson, raconte ces années 70, lorsque l'étoile de R.Hudson va pâlir un peu. - Lui est un pur produit Hollywood: à côté, à New York, il y a l'Actors Studio.

Là arrivent des acteurs différents, plus naturels, façonnés par Hollywood. - Le cinéma...

De Niro, A.Pacino, D.Hoffmann... - Lui aura cette formule géniale: "Les petits moches ont pris le marché". - P.Lescure: En 84, R.Hudson ne se sent pas bien.

Il consulte, c'est le sida. On le regarde en juillet 85, ce géant sympathique, presque cassée. Peu après, on vient à Paris où on lui a dit que la recherche a avancé.

On écoute sa triste fin, qui dit tant de l'époque où on tournait le dos au sida. - A un moment, on s'aperçoit qu'il ne va pas s'en sortir. Il n'est pas français, il ne peut plus rester en France.

Il est chassé de tous les endroits où il va. On lui dit de partir à l'hôpital américain. Au Ritz, on ne veut plus de lui.

Aucune compagnie aérienne ne veut R.Hudson à bord, à partir du moment où son sida a été déclaré. La solution est de trouver un Boeing entier et de l'évacuer vers la Californie, où il va finir ses jours chez lui, dans une demeure extraordinaire. - P.Lescure: Il s'éteint le 2 octobre 85.

La révélation de sa maladie a aussi permis à beaucoup de regarder le sida en face, et de prendre par l'épaule ceux qui étaient touchés. En librairie, ce livre, "Géant". Il y a également ce très beau coffret.

C'est la 1re personnalité qui a fait qu'on a regardé le sida en face. - A.-E.Lemoine: Merci, Pierre.

Dans un instant, on parle de "Mieux", votre nouvelle chaîne de télévision. - Désolé, je ne trouvais pas mon hair curler. Pour les boucles... - Tout ce que tu dis, c'est de la merde. - On peut changer, si ça ne vous plaît pas. - Ce n'est pas à toi que je parle.

Si, c'est à toi que je parle, abruti! C'est n'importe quoi. Tu te rends compte à quel point tu me fais mal? - Pardon? - J'ai le magazine sous les yeux, je te vois main dans la main avec elle.

C'est ça...

Oui, à chaque fois qu'on traverse le trottoir, on se tient la main. Ca fait mal. Stop!

C'est à toi que je parle. J'ai le cuir chevelu sensible. Je suis à HMC.

Grâce à toi, j'ai la tête ravagée. Quand on part en tournée, on se tape quelqu'un de l'équipe? C'est ça que tu veux?

Arrête, stop. Je n'en peux plus. Oui, oui...

Non...

Oui, mais c'est ça. Ca fait 30 minutes que je refuse les avances de mon coiffeur. Tu sais quoi?

Je vais me le taper. Si! Dis quelque chose.

Non...

Vas-y, dis quelque chose, s'il te plaît. Toi, il croit que je mitonne. - Bonjour, je suis le coiffeur. - Non, il est timide.

D'accord. Toi tu te tapes la styliste, je me tape le coiffeur. Là!

Viens tout péter. On t'attend avec... - Dis juste "le coiffeur". - Tu ne nous fais pas peur. - Un peu... - Tchao!

Super, le curling. - A.-E.Lemoine: Si vous êtes client Orange, ça se passe depuis le 1er septembre sur le canal 115.

Dès la fin septembre sur france.tv. Une nouvelle chaîne de télévision dédiée à la santé.

Une pléiade d'animateurs et de journalistes connus du grand public et un petit nouveau! - O.Véran: De la médecine prédictive au cerveau connecté.

L'innovation en santé ressemble parfois à de la science-fiction. Pourtant, elle est déjà là. Dans TechCare, je vous propose qu'on découvre ensemble ce qui pourrait changer votre vie. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Olivier Véran.

Merci de votre présence. Hier, vous avez enregistré la 1re de votre émission. Vous parlez d'évolution médicale.

Vous avez hésité avant d'accepter la proposition de M.Cymes? - O.Véran: D'abord, vous faites un métier difficile.

Je vous le dis. Je n'imaginais pas ça. J'ai fait un certain nombre de télés politiques mais je n'avais jamais été de votre côté.

Quand on arrive sur un plateau, il faut bien regarder la caméra. Vous avez un timer, pas de prompteur. C'est un exercice difficile.

Je me suis mis dans le bain hier. J'espère que le rendu sera bon. - A.-E.Lemoine: Il n'aurait pas été question de faire de la télévision s'il n'était pas question de santé? - O.Véran: C'est assez cohérent.

J'aime la santé. J'ai une passion pour tout ce qui touche à la santé. J'aime beaucoup la technologie, l'innovation, l'IA.

J'aimais l'idée de pouvoir mettre à l'honneur tous ceux qui créent, qui innovent. C'est un parcours du combattant de créer une start-up en santé. J'ai trouvé le projet très enthousiasmant. - P.Lelièvre: Rassurez-moi, vous n'êtes pas tenté par le théâtre? - O.Véran: Je voudrais me voir en présentateur d'abord.

On en reparlera. - A.-E.Lemoine: Pourquoi vous avez fait appel à O.Véran? - M.Cymes: J'ai rencontré et connu Olivier lorsqu'il était ministre de la Santé durant le covid.

Je trouve que ça a été un excellent ministre de la Santé, dans une période terriblement difficile. En plus, j'ai su qu'il était très expert dans tout ce qui était technologie, IA, en matière de santé. Il y a une révolution dans ce domaine qui arrive en médecine.

L'IA va bouleverser complètement l'exercice de la médecine et donc, la santé des patients. Il était pour moi logique de demander à Olivier de venir présenter cette émission. - A.-E.Lemoine: L'objectif de cette chaîne est aussi de lutter contre les fake news, les fausses informations.

Il en est encore temps? - M.Cymes: J'espère.

C'est une catastrophe. Il y a un tsunami. On n'est pas aidés.

Les Américains ont nommé un ministre de la Santé, R.Kennedy Jr, qui est... - A.-E.Lemoine: Antivax. - M.Cymes: Pas seulement.

C'est délirant. Il vire tous les experts scientifiques des plus grandes instances américaines. Ca devient dingue. - A.-E.Lemoine: Il veut abolir les obligations vaccinales. - M.Cymes: En Floride, ils l'ont fait.

Quand il est interrogé par les sénateurs, on lui demande s'il sait combien il y a eu de victimes du covid aux Etats-Unis...

Il est incapable de répondre! Il est incompétent, complètement dogmatique. Il ne nomme que des gens incompétents à la tête des plus grandes institutions médicales américaines.

Tout ça est en train de nous arriver. C'est du pain bénit pour les antivax et les complotistes en France. Nous avons lancé cette chaîne pour qu'elle soit la référence en lutte contre la désinformation.

Toutes les personnes qui viendront voir l'information sur Mieux, verront une information scientifiquement prouvée et présentée par des experts dans leur domaine. Olivier en est un. - A.-E.Lemoine: On est plus efficaces pour lutter contre les fausses informations à la télé à la tête d'un ministère? - O.Véran: Je ne comparerais pas les 2.

Une de mes grandes convictions depuis longtemps, c'est qu'on a dépossédé les citoyens de toute forme de connaissance sur le corps humain. Les grands-mères en savaient plus que nous sur le fonctionnement du corps humain. Quand j'étais au collège, j'ai appris à disséquer un oeil de boeuf, mais on ne m'a pas expliqué pourquoi fumer allait boucher les artères, quel était le mécanisme...

Ca s'explique simplement. On m'a expliqué qu'il ne fallait pas fumer car ce n'était pas bien. Or, quand on est ado, c'est l'âge de transgression.

Si vous n'avez pas les clés de lecture, il peut se passer des catastrophes. Cela permet aux gens de mieux comprendre comment prendre soin d'eux. Cela a une utilité sociale et sociétale. - M.Cymes: C'est la 1re et seule chaîne santé qu'on a sur le Paf.

Peut-être qu'on aura une fréquence TNT et que ce sera le même numéro pour tout le monde. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, le Pas de côté de Patrick. - P.Cohen: Avec une archive extraordinaire.

On voulait faire 2 choses: rendre hommage au père des émissions médicales à la télé, avec qui vous avez travaillé, Igor Barrère, qui a créé la première émission médicale en 1956, et présenté quelque chose qui est assez étonnant, une émission médicale du début des années 60 qui se passe en direct depuis un bloc opératoire. On faisait les émissions médicales en direct. En juillet 62, c'est une endoscopie, une exploration du corps humain, qui est proposée aux téléspectateurs.

C'est avec les moyens de l'époque: une sonde complètement rigide de 40 cm. - O.Véran: Rentrée où? - M.Cymes: De long, pas de...

Musique de suspense. - Où sommes-nous exactement, docteur, dans les profondeurs du poumon? - Au niveau de la partie moyenne... - A quelle profondeur? - 28 cm environ. - Est-ce que le patient souffre de cet examen? - Mon malade va vous répondre lui-même.

C'est terminé. - Vous pouvez rester allongé, monsieur. Vous n'avez pas mal?

Une petite gêne? - P.Cohen: Vous avez vu ce qui est sorti de la gorge de ce monsieur, quand même!

La question, c'est: qui est ce monsieur? Quelle est cette personne qui a subi une endoscopie? Igor Barrère répond qu'il s'est retrouvé face à un mur, au directeur de l'information de l'époque.

Il a expliqué son projet. "Mais à qui allez-vous faire ça?" A un malade à l'antenne, pas possible!

On ne sait pas comment il va réagir à l'introduction d'une sonde. En interne? "Non, ce serait une faute déontologique de pratiquer un examen sur une personne qui n'est pas malade." Il a trouvé la solution...

L'identité de ce monsieur, sa profession...

Regardez cette archive de 2000. - Je suis allé à Pigalle le soir, mais pas pour chercher des petites femmes, mais pour chercher un avaleur de sabres. C'est un avaleur de sabre qui m'a avalé mon endoscope en direct, le lendemain ou le surlendemain.

Cela a été un des événements les plus grands dans ma carrière, d'avoir montré l'intérieur du corps humain grâce à la performance d'un avaleur de sabre. - P.Cohen: Un avaleur de sabre qui a pu ingurgiter une sonde... - O.Véran: C'est plutôt dans le gosier, normalement. - M.Cymes: A mon avis, ils ont fait un montage.

Au moment où ils retirent...

C'est impossible qu'on mette un tuyau pareil dans le larynx, ensuite la trachée, les bronches, sans qu'en le retirant, il y ait une toux ou une irritation. - P.Cohen: Première fake news! - M.Cymes: A l'époque, c'était déjà spectaculaire, mais je pense qu'ils ont fait un montage. - P.Cohen: Je précise qu'I.Barrère est l'un des producteurs de l'émission mythique "Cinq colonnes à la une".

En 94, sur La 5e, avec M.Cymes à la présentation...

Qu'avez-vous retenu de cette émission, Michel? Vous voilà! - M.Cymes: J.-M.Cavada, qui devient le patron de La 5e, m'appelle un jour. "J'aimerais que vous soyez le médecin de la chaîne.

Et votre émission sera produite par Igor Barrère." Quand vous avez 2 personnalités comme ça qui vous appellent...

Igor Barrère était l'idole de mon père, même de tous les médecins qui regardaient les émissions médicales. Pour moi...

Encore aujourd'hui, je n'en reviens pas. Ensuite, je l'ai rencontré et on a travaillé ensemble. - A.-E.Lemoine: Ce qui a fait votre vocation de médecin, d'animateur télé...

Voici le parcours d'O.Véran dans le Bonus de Lorrain. - L.Sénéchal: Votre parcours en politique s'étale sur 12 ans.

Un parcours dont on retrouve les racines à gauche et dans la lutte syndicale. Vous étiez alors interne en grève à Grenoble contre un projet de gouvernement qui aurait limité la liberté d'installation des médecins et le surnombre géographique. - Olivier, interne en neurologie, fait partie des meneurs de cette grève, suivie selon lui par 80 % des 160 internes grenoblois. - O.Véran: Le problème, quand on arrive à faire grève, c'est qu'on en arrive à la dernière solution possible puisque toutes les tentatives pour négocier directement avec le ministère se sont révélées inefficaces. - L.Sénéchal: C'était en 2007. - O.Véran: J'avais une trouille bleue pendant ce reportage!

Pardon, je ne veux pas vous couper...

J'avais un plateau télé à faire de 5 minutes. J'avais pris un whisky, un bêtabloquant...

La réalisatrice de l'émission m'a demandé si je voulais annuler. "Non, je vais le faire." Je m'étais dit "plus jamais". - L.Sénéchal: Vous avez poursuivi vos études en médecine et votre engagement politique.

Le neurologue O.Véran est élu député PS suppléant en 2012. Le titulaire est appelé au gouvernement.

Vous devenez donc l'un des benjamins de l'Assemblée à 32 ans. - O.Véran: Je vais devoir m'appliquer sur le terrain politique, plongé dans le grand bain. - O.Véran a savouré la victoire tard dans la nuit.

A 32 ans, celui qui devient un des benjamins du Parlement partagera son temps entre Paris et Grenoble, en gardant un pied à l'hôpital. - L.Sénéchal: Vous êtes un des 1ers alliés d'E.Macron en 2017, comme l'un des 6 relais du macronisme à l'Assemblée.

Durant la période des "gilets jaunes", vous étiez rapporteur général de la Commission des affaires sociales. Vous avez porté les mesures d'urgence en réponse à ce mouvement, notamment la défiscalisation des heures supplémentaires. On vit aujourd'hui un mouvement qui ressemble un peu à celui des "gilets jaunes".

L'un des éléments déclencheurs à l'époque, c'était les 80 km/h, la taxe sur les carburants. Cette fois-ci, c'était les 2 jours fériés supprimés. C'était une bêtise?

Quel regard portez-vous? - O.Véran: Je ne me pose même pas la question de savoir si c'est bien ou pas.

Réduire la dette, évidemment. Mais si on est pragmatique, si on supprime 2 jours fériés, on prive des dizaines de millions de Français d'avantages sociaux, d'acquis sociaux. Ils ne vont pas être contents.

Donc une partie va faire grève. Il y a des manifestations. Quand on manifeste aujourd'hui en France, il y a des violences.

Le coût des violences et des dégradations ne va faire qu'augmenter, jusqu'à ce que le gouvernement soit obligé de faire un chèque pour calmer la grogne sociale. Le montant du chèque est en général supérieur à l'économie qu'on aurait pu espérer en passant la réforme. Il faut trouver d'autres chemins pour faire des économies.

Je ne dis pas que c'est simple, mais voilà. - L.Sénéchal: Un avis éclairé. - O.Véran: Les mêmes causes produisent les mêmes conséquences.

Vous voulez faire une économie, et à la fin, ça vous coûte plus cher. Le coût de la dissolution aura coûté plus cher que si vous n'avez pas fait la réforme... - L.Sénéchal: Vous avez été projeté en première ligne de la crise du covid par la démission d'A.Buzyn.

Un mois plus tard, vous décidez...

Vous inventez avec E.Macron et E.Philippe le confinement.

La France découvre le télétravail et les visios, même à la télé. - O.Véran: Cette épidémie est un choc face auquel nous devons faire bloc, mais un choc qui nous a amenés à prendre des mesures inédites dans notre pays, inédites dans le monde.

Je m'efforce de faire chaque jour et d'apporter des réponses aux Français. Il faut être capable de dire quand nous ne savons pas. Restez chez vous. - L.Sénéchal: Vous avez montré l'exemple en vous faisant vacciner devant les caméras.

C'est aussi la montée du mouvement antivax, galvanisé par l'administration Trump aujourd'hui. Les antivax ont porté plainte contre vous auprès de la Cour de justice de la République, qui a fini par vous blanchir. Comment avez-vous vécu ces années de soupçon, d'enquêtes? - O.Véran: J'étais face à 2 motifs d'accusation et de plaintes de natures différentes.

Il y a ceux qui estimaient que je n'en avais pas fait assez et ceux qui estimaient que j'en avais trop fait. Vous vous retrouvez face à des magistrats: 3 juges...

J'ai passé plusieurs jours en audition. Les questions s'alternent pour savoir si vous êtes allé trop loin. C'est un peu schizo.

Je m'y suis prêté volontiers. Une perquisition chez moi, à 6h du matin... "Bonjour, c'est la police." Il y en a même à qui j'ai fait des oeufs.

Ils n'avaient pas mangé. - P.Cohen: Dans le bouquin, c'est spectaculaire. - O.Véran: Après, il fallait que des réponses soient apportées.

Je crois que j'étais le seul ministre de la Santé au monde à rendre des comptes devant la justice. - L.Sénéchal: Vous êtes réélu député en 2022 après un bref passage aux relations avec le Parlement. 18 mois pendant lesquels vous avez dû maîtriser des sujets les plus inattendus, en tant que porte-parole du gouvernement.

Cela a inspiré B.Chameroy. - Il y avait une nouvelle mission d'inspection et de surveillance des câbles sous-marins.

Je n'ai pas bien compris la réponse que vous avez donnée, c'était vrai ou non. - O.Véran: Je ne sais pas ce que vous appelez "mission d'inspection des câbles".

Elle est permanente, la surveillance. - B.Chameroy: Olivier veut faire appel à un ami. "La sécurité des câbles sous-marins, c'est une priorité constante de l'Etat.

Cela me semble opérationnel." - O.Véran: J'ai fait un appel...

La sécurité des câbles sous-marins est une priorité constante de l'Etat. Je vous l'ai dit tout à l'heure, notre système de surveillance de contrôle des câbles sous-marins me semble opérationnel. - B.Chameroy: Bonne réponse! - O.Véran: J'avais même assisté à un conseil de défense sur la question.

C'est un sujet hyper important. Vous avez plein de câbles qui passent sous l'Atlantique, sous les mers, qui transportent les données. Les tentatives de piratage en profondeur nécessitent qu'on sécurise.

Aller sécuriser tout un océan. C'est compliqué. C'est ce que j'ai retenu de la réunion... - A.-E.Lemoine: Vous y retournerez, à ce poste de porte-parole? - O.Véran: Non! - A.-E.Lemoine: La crise politique fait que vous ne pourriez pas faire partie...

Vous ne souhaiteriez pas faire partie de ce gouvernement? - O.Véran: Je suis concerné par tout ce qui se passe, évidemment, passionné de politique depuis toujours...

J'essaie de me soigner. J'ai disparu pendant un an. Ca fait plaisir de vous revoir.

Mais je n'en fais pas trop. Je veux participer au débat politique avec des idées, mais ne pas avoir de rôle exécutif ou de fonction particulière. J'ai toujours été contre le cumul dans la durée.

J'avais voté la loi qui disait "pas plus de 3 mandats". J'ai eu plusieurs fois l'occasion sur des plateaux de télé de dire que je ferais autre chose que de la politique, que je tournerais cette page. - A.-E.Lemoine: Elle a été tournée improprement avec la dissolution.

Vous en voulez à E.Macron? - O.Véran: D'avoir dissous?

Oui, bien sûr. C'était une énorme erreur. On est depuis dans un univers qui n'a plus de repères.

C'était son erreur, à titre de citoyen, pas à titre de député qui a perdu son mandat...

Pour le pays, bien sûr. Je pense que tout le monde le reconnaît aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Michel, vous n'avez jamais été tenté par la politique?

On ne vous a jamais proposé un poste de ministre de la Santé? - M.Cymes: Je vais voir avec le nouveau gouvernement...

Je serais obligé de refuser car je suis au théâtre à partir du 25 septembre. - O.Véran: C'est un autre théâtre! - M.Cymes: Je ne suis pas en train de bosser comme un malade pour faire autre chose... - A.-E.Lemoine: Vous n'hésitez jamais à avoir un discours engagé, des prises de position fortes, notamment des prises de position féministes, en vous adressant aux hommes pour leur rappeler 2-3 évidences.

C'est une vidéo postée sur le site de Dr. Good!, qui s'intitule "Les gars, on va se dire les choses". ... - A.-E.Lemoine: Bienvenue à tous les 3 à la table de "C à vous" pour déguster le coeur fondant de canard confit accompagné de raviolis, en partie fabriqués par Michel, mais surtout par notre chef D.Accettulli.

Vous avez goûté le raviolo de Michel? - D.Accettulli: Non, je l'ai gardé pour l'emporter à la maison. - O.Véran: C'est là qu'on voit qu'on a changé d'univers, qu'on n'est plus en politique.

C'est la 1re fois que je mange ici! - A.-E.Lemoine: Sensibiliser les hommes aux questions féministes et à la réalité, le quotidien des femmes, c'est encore une urgence?

Il y a du boulot? - M.Cymes: Oui, car les gamins voient ce qui se passe sur les réseaux sociaux, et ce n'est pas toujours des choses en faveur de la lutte contre la charge mentale, le consentement...

Il faut éduquer nos enfants. Sur les réseaux sociaux, car c'est ce qui me permet de toucher les jeunes, j'essaie d'avoir un langage comme ça, pour dire que quand une femme dit non, c'est non, pas "peut-être". - A.-E.Lemoine: Vous dites aussi qu'il faut savoir pleurer. - M.Cymes: Oui.

Sur le post, j'ai dit: "Les garçons, vous pouvez pleurer, ce n'est pas grave." J'ai expliqué pourquoi un garçon avait le droit de pleurer. Cela a fait des milliers de commentaires comme si c'était normal. - P.Cohen: Pleurer dans ses poils, ou pas? - M.Cymes: Dans ses poils? - P.Cohen: Car vous parliez d'épilation il y a une seconde. - M.Cymes: Pardon, Patrick, je ne vais pas assez vite. - A.-E.Lemoine: J'étais larguée aussi! - M.Cymes: C'était 2 sujets différents!

On en parle tout à l'heure... - A.-E.Lemoine: Je voulais poser une question plus bête, du genre: est-ce que vous pleurez quand le PSG perd ou le PSG gagne? - M.Cymes: Non.

Mais je suis très sensible. Je peux pleurer très facilement. - A.-E.Lemoine: Vous aussi, Olivier? - O.Véran: Si vous saviez devant quels films je peux pleurer!

Devant quelles séries télé! - A.-E.Lemoine: Et au ministère de la Santé? - O.Véran: J'ai pleuré une fois.

Je m'en souviens très bien. C'est le moment où j'ai sorti une feuille de papier. C'était le début de mon bouquin.

J'ai appelé la mère de mes enfants pour lui annoncer...

Même en reparler, ça me...

Ca ne guérit jamais, ces choses-là. C'était pour annoncer à la mère de mes enfants qu'on allait fermer les écoles et que je ne reverrais pas mes petits avant plusieurs semaines. En raccrochant, je me suis dit...

J'ai pris conscience du poids de cette décision, de ce que ça allait...

J'ai visualisé les gens. Je voyais une succession d'images. On ne sait même pas pour combien de temps on prend cette décision...

C'était très, très lourd. Je me suis dit "pas longtemps". - P.Lescure: Vous n'avez pas pleuré hier avec la victoire un peu difficile de l'équipe de France devant l'Islande, mais vous avez réagi quand le Parc des Princes a sifflé Rabiot, tout ça parce qu'il a joué à l'OM. - M.Cymes: Franchement, il y a des moments...

C'est tellement inadmissible, honteux. Cela fait 50 ans que je suis supporter du PSG. Je sais de quoi on parle et de quoi je parle.

On peut ne pas aimer A.Rabiot, estimer qu'un joueur du PSG ne doit pas signer à l'OM, et encore...

A partir du moment où il porte le maillot de l'équipe de France...

Ce qui s'est passé hier au Parc des Princes, c'est honteux...

Une bande de débiles s'est mise à siffler A.Rabiot, tout ça parce qu'il a joué à l'OM! Je trouve que les journaux...

Même "L'Equipe" a fait un encadré ce matin. Cela aurait mérité plus. Hier, nous, on n'a pas eu la bonne réaction au Parc des Princes.

Sur cette bande de tarés qui sifflaient A.Rabiot...

Tout le reste du Parc des Princes aurait dû applaudir pour couvrir les sifflets. Je ne l'ai pas fait et je m'en veux. La prochaine fois, il faut que tout le monde s'y mette.

C'est inadmissible. Il porte le maillot de l'équipe de France. - P.Lescure: On doit le supporter.

Je suis d'accord. - A.-E.Lemoine: Patrick, entre 2 raviolis... - P.Cohen: Philippe, c'est à vous.

C'est votre 1re télé. Sur votre fiche Wikipédia, il y a écrit: "P.Lelièvre a fait sa première télé en 1990." 1980...

Vous la connaissez peut-être. A.Sinclair, l'invitée du jeudi, juin 81...

C'est S.Signoret qui est l'invitée d'A.Sinclair.

Elle invite 2 jeunes comédiens dont vous faites partie. - Je vous présente Laure Duthilleul et P.Lelièvre. - P.Lelièvre: On se connaît par l'intermédiaire du Cours Florent...

C'était un stage. On a travaillé dessus pendant 2 mois. Par rapport à la figuration, c'est autre chose.

On part pour 6 jours de tournage... - Avec un vrai rôle. - P.Lelièvre: Oui, à Bordeaux.

Sinon, en juillet, le film...

Ce sera certainement une silhouette, mais Fred "Zinnemann", en anglais. C'était "5 jours ce printemps-là". Musique de M.Legrand. - P.Cohen: Vous avez quoi, 17 ans? - P.Lelièvre: Il faut que je fasse attention avec mon âge.

Je dois avoir 18 ans, un truc comme ça. - P.Cohen: On vous voit intimidé, quand même. - P.Lelièvre: Extrêmement.

Et encore, c'est passé. Mais quand elle est venue me dire bonjour, voir ce monument du cinéma, qui était d'une gentillesse, mais avec un regard puissant...

Je pense qu'elle aimait les gens, les acteurs. Quand elle m'a serré la main, j'étais impressionné. J'ai tourné avec Alain Delon, qui m'a choisi pour un film sur une photo. "C'est toi qui fais le rôle." J'ai eu des scènes avec Delon.

On peut ne pas l'aimer, mais quand vous avez Delon à 25 cm de vous...

Il vous habite. L'anecdote est amusante. Il devait me donner un coup de pied dans les parties. "Je vais te taper, on va faire 3 prises, mais je ne te toucherai jamais." J'étais un peu inquiet.

Il fallait que j'écarte les jambes et qu'il me donne un coup de pied dans les parties. Il m'a donné 3 coups de pied identiques. Il me tapait très fort dans les fesses.

Les petites choses étaient là. Je n'étais pas très rassuré. - P.Cohen: C'est quel film? - P.Lelièvre: "Le Choc". - A.-E.Lemoine: C.Miller vous avez demandé d'embrasser I.Adjani à 20 ans et ça a été coupé au montage.

Mais pour vous préparer psychologiquement, vous avez mangé une gaufre? - P.Lelièvre: Qui a balancé?

Je suis son premier amant dans le film. C'est là où j'ai rencontré Serrault, l'homme de ma vie. Il m'a donné envie de faire du théâtre.

Pour parler d'I.Adjani...

C.Miller me dit: "On va changer. Finalement, tu vas peut-être l'embrasser." J'ai eu l'impression d'avoir mangé un zébu.

Je me suis dit: "Ca va être terrible!" On est dans une vraie fête foraine. Je vais acheter une gaufre.

Je croise I.Adjani. J'ai de la gaufre à peu près partout.

Elle me regarde et me dit: "Ca va être pratique..." - P.Cohen: D'où l'expression "rouler une gaufre"! - A.-E.Lemoine: "Secret(s) médical", c'est à partir du 25 septembre prochain.

Gros merde! Tout de suite, les Actualités de Bertrand. ... - B.Chameroy: Ca va, et vous?

Bonsoir. Nous sommes le 10 septembre. A la une...

La nomination de S.Lecornu à Matignon, hier...

Juste avant l'annonce officielle, un autre Sébastien était l'invité de franceinfo pour dire du bien du Premier ministre. - Madame Y.Braun-Pivet, S.Lecornu... - B.Chameroy: Une annonce rendue palpitante par N.Saint-Cricq qui a lu le communiqué de l'Elysée à l'antenne, comme ma mère qui regarde les messages que je lui envoie sur WhatsApp... - N.Saint-Cricq: "Il l'a chargée de représenter les forces politiques représentées au gouvernement en vue d'adopter un budget..." - B.Chameroy: "Qu'est-ce qu'il dit?" C'était quand même mieux quand il avait fait la dépêche Reuters pour annoncer la mort de la reine.

Avant le 20h, ce il y avait des spots pub qu'il connaît parfaitement. "S.Lecornu est Premier ministre!" "Ca ne va rien changer pour nous!" On a redoublé un ou deux dialogues...

Un mandat court, sur lequel P.Praud a sa théorie... - P.Praud: Je ne dis pas qu'il voulait être juste Premier ministre à vie avec tous les avantages sur son CV qu'il aura...

Je ne le dis pas mais je peux le penser de temps en temps. - Vous savez qu'il n'aura pas d'avantages? Il a 74 ans.

Il a passé l'âge. - P.Praud: T'as l'impression qu'il voulait juste ça sur son CV!

Peu importe... - B.Chameroy: "Peu importe..." Autre actu de ce mercredi: les blocages dans toute la France.

Une journée couverte en live par CNews et P.Praud qui tenait à entendre les revendications des manifestants...

Mauvaise idée. - P.Praud: Il y a plein de jeunes avec vous.

Ils ont peut-être envie de parler. J'aimerais les entendre. Il y a une jeune fille derrière.

Allez lui demander...

Demandez-lui si elle veut parler à la caméra. - Je ne suis pas sûr...

Je n'ai pas entendu du bien sur vous. Pourquoi vous manifestez ici? ...

Ecoutez, je crois que c'est un peu difficile, ici. C'est un peu compliqué. - FACHOS!

FACHOS! - B.Chameroy: Annule et remplace.

La grève a également touché le 12/13 de France 3. Il a assuré le service minimum. Je pense que le Real était en grève. - On va prendre la direction de la gare du Nord.

Quelle est la situation ce midi? - B.Chameroy: Perso, je regarde "Tout le monde veut prendre sa place".

Le média Frontières était également de la manifestation. - Je vais à nouveau faire des interviews...

On va y aller tout de suite. Monsieur, bonjour. Je vois votre pancarte.

Vous dites: "Macron, pars, pars..." Bonjour... - Non! - B.Chameroy: Chou blanc.

Heureusement, il avait des copains dans la manif, les forces de l'ordre. - On va faire quelques interviews. Cela risque de se retourner contre nous.

Est-ce qu'on peut se replier derrière vous? - B.Chameroy: Mais finalement, ils ont changé d'avis... ... - B.Chameroy: Allez.

Ils ont quand même eu une exclu. Frontières est un média Dans l'instigation et ça se voit. - Je peux vous demander pourquoi vous manifestez?

Vous avez un air de L.Boyard. - De L.Boyard? - B.Chameroy: Le mauvais sosie de L.Boyard...

Depuis hier, nous faisons un point quotidien sur la chaîne H24 de France Télévisions qui filme le brame du cerf pendant 504 heures. C'est l'heure de "Pendant ce temps-là, à Rambouillet..." - Il y a des animaux...

C'est des sangliers et des faons...

Mais pas de cerfs. - B.Chameroy: On revient à l'actualité politique du jour.

S.Lecornu est notre nouveau Premier ministre pour la passation de pouvoir qui a eu lieu à Matignon à midi. Les dernières images qui nous sont parvenues sont limite aussi passionnantes que celles de Rambouillet.

Musique d'ascenseur. Pendant ce temps-là, du côté des ministres démissionnaires, on trouvait que ça traînait en longueur...

R.Dati était morte de rire. Musique de cirque.

E.Lombard prépare une reconversion dans le beatbox. Musique rap en beatbox.

Il est balèze! La ministre démissionnaire de la Culture, R.Dati, voulait absolument parler avec les journalistes, mais ils étaient planqués de l'autre côté de la cour. ... - B.Chameroy: La fameuse!

L'ancien ministre des Armées, le 7e locataire de Matignon depuis 2017, le 3e depuis la dissolution, faisons connaissance avec lui...

Déjà, il a de l'humour. Lors de sa dernière prise de parole avant Matignon, jeudi dernier... - S.Lecornu: Si une bombe tombait ici, en ce moment, et nous détruisait, ce serait plus grave que si elle tombait sur un gouvernement.

On trouverait immédiatement des membres pour ce gouvernement, mais on ne retrouverait pas immédiatement des hommes capables de créer. Le propos peut prêter à sourire, surtout en ce moment... - B.Chameroy: Non...

Sacré Seb. Sonnerie de téléphone. Non...

C'est fou, il est juste devant moi. C'est S.Lecornu.

Quel ministère? N'importe lequel? N'importe lequel, vous choisissez lequel? - O.Véran: Raviolis au canard, ça existe? - B.Chameroy: Le Premier ministre souffre d'un mal qui le ronge...

Ils sont 2 dans sa tête. Il y a Seb le Rigolus, et Lecornu le Magnifique. On ne sait jamais lequel des deux se manifeste.

Musique de cirque. Musique rock. Ils sont deux.

Hier, quand son nom est tombé, à l'ABC, on s'est dit "on va se faire chier". Et puis, je me suis rappelé. De cesser.

S.Lecornu bafouille. Evidemment.

Le nouveau chef du gouvernement doit proposer un nouveau gouvernement. J'ai hyper hâte qu'il accueille ses ministres avec sa spéciale...

Le bisou front! Impacts. L'info continue demain, bonne soirée!

Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 3.

Bonne première. Merci d'avoir accepté notre invitation. 25 mars pour votre première... - M.Cymes: 25 septembre!