Déclaration du Président Emmanuel Macron et du Président de la République d’Angola João Lourenço.
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« Quatre instruments de coopération ont été signés devant les deux chefs d'État. »
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« Nous avons accompagné ce mouvement par un prêt budgétaire de l'Agence française de développement de 200 millions d'euros. »
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« La France continue d'être présente, en permettant à peu près à 1 million d'habitants d'avoir accès à l'eau potable. »
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« Nous appliquons ici la stratégie de souveraineté alimentaire à laquelle nous croyons pour le continent africain. »
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« Vous êtes en quelque sorte une exception parce que votre pays a, quant à lui, restitué, au bénéfice des visiteurs du château de Versailles, des œuvres d'art qui étaient à la main de l'Angola. »
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Mesdames et Messieurs, l'arrivée des deux présidents de la République, le président de la République d'Angola et le président de la République de France. [INAUDIBLE] c'est vraiment d'une importance significative parce que nous considérons, avec cette visite du président Macron en Angola, que les deux pays vont profiter de cette opportunité pour relancer, renforcer et resserrer de plus en plus le lien d'amitié et de coopération entre nos deux pays, l'Angola et la République française. Quatre instruments de coopération ont été signés devant les deux chefs d'État.
L'Angola réitère son intérêt à coopérer avec la France dans plusieurs domaines, notamment dans celui de l'agriculture et de l'élevage, de la transformation des produits venant de la terre, de la pêche, du tourisme, et aussi de l'énergie. C'est quelque chose qui n'est pas nouveau pour nous tous ici, parce que vous savez que, depuis que l'Angola est très dépendant dans ce domaine de l'énergie, nous avons toujours l'appui de la France pour survivre à la transition énergétique, à travers les sources que possède l'Angola. [INAUDIBLE] de la France et des entreprises privées françaises.
La France travaille avec l'Angola dans le domaine de l'éducation et de l'enseignement supérieur, et nous sommes intéressés pour continuer à travailler avec la France parce que c'est un bon partenariat pour nous, surtout au niveau européen. Laissez-moi vous dire que le fait que nous construisions ici, en Angola, une école 42, comme on les nomme, et une école d'inspiration française, c'est une école de succès au monde, qui est inspirée par une initiative française. On n'a pas eu l'opportunité de la visiter parce que les travaux ne sont pas encore finis, mais on le fera à une prochaine occasion.
Monsieur le président Macron, une fois de plus, soyez le bienvenu en Angola et soyez sûr que vous y avez un partenaire fiable dans ce continent africain, qui coopérera avec la France dans tous les domaines, y compris dans le domaine de la sécurité et de la paix, non seulement dans notre continent, mais aussi au niveau du monde. Merci beaucoup, Monsieur le Président. Merci, Monsieur le Président Lourenço, cher João.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Ambassadrices. Merci, Président, pour vos mots et votre accueil, après les visites que vous avez effectuées à Paris ces dernières années. Je suis heureux qu'avec la délégation, nous puissions en effet venir pour ces échanges et ces signatures, après un voyage qui était initialement programmé au printemps 2020, mais l'épidémie de Covid avait eu raison de cette échéance.
Je veux d'abord remercier l'Angola pour le rôle de partenaire stratégique qu'elle joue pour la France dans toute la région, et c'est le sens de ma visite. Un partenaire qui, depuis de longues années, a œuvré avec beaucoup d'engagement, en particulier vous-même à titre personnel, pour la stabilité de la région et de son environnement. Nous venons de passer un long moment avec le président pour évoquer aujourd'hui la situation dans l'est de la République démocratique du Congo, et je veux vraiment saluer le rôle qui est le vôtre dans le mécanisme de supervision et de surveillance du cessez-le-feu, et les négociations qui sont en cours.
Nous avons eu une discussion approfondie qui nourrit des espoirs légitimes de résultats concrets dans les prochains jours, pour obtenir une désescalade et un chemin de paix. En tout cas, l'Angola joue aujourd'hui un rôle essentiel en termes stratégiques pour nous tous et pour la région. Au-delà de cela, nous avons noué un partenariat stratégique dans beaucoup de domaines, vous l'avez rappelé, Président : l'éducation, la formation, l'enseignement supérieur et la recherche.
Plusieurs accords ont été signés aujourd'hui, d'autres seront signés dans les prochaines heures, en particulier entre l'INAMET et Météo France International avec notre ministre, montrant d'ailleurs la force de ce partenariat appliqué au sujet du climat. Nous avons également renforcé, dans le domaine de la défense, ces dernières années, ce partenariat entre nous, avec en particulier le développement de coopération en termes de formation et de sécurité maritime, qui jouent un rôle très important pour votre pays et toute la région. Et nous avons, grâce à votre implication aussi, renforcé l'attractivité de la francophonie dans votre pays, ce qui est à mes yeux un élément véritablement clé.
Au-delà de cela, le coeur de cette visite et de nos échanges, et au-delà des sujets régionaux, c'est évidemment le renforcement du partenariat en matière agricole. En effet, dans le domaine de l'enseignement et de la formation professionnelle, avec la création d'un institut de technologie agroalimentaire qui a été inauguré en 2020 par vous-même, un appui au lycée agricole par l'Agence française de développement, et un appui dans le domaine vétérinaire à vos écoles nationales, ce que nous avons fait ensemble ces 5 dernières années a fait, je crois pouvoir le dire, de la France le partenaire de référence en matière de formation agricole. Maintenant, nous passons aujourd'hui une nouvelle étape et, grâce au Forum d'affaires qui a été organisé ces derniers jours et à la mobilisation de nos entreprises, j'étais tout à l'heure, avec votre ministre d'État, à la conclusion de ces travaux, nous allons pouvoir acter d'une nouvelle étape en matière de production agricole.
Je le disais, un nombre inédit d'entreprises dans tous les domaines, du café en passant par le manioc, le soja, le coton, la viande, le lait et la pisciculture étaient là, en matière de transformation et de distribution alimentaire aussi. Nous appliquons ici la stratégie de souveraineté alimentaire à laquelle nous croyons pour le continent africain, et qui a été au coeur de l'initiative FARM lancée il y a maintenant un an. Votre pays s'en saisit et en fait un instrument de sa diversification économique, ce qui est au cœur de votre stratégie.
Je veux vraiment saluer cet engagement, vous dire que ce qui a été signé aujourd'hui en la matière constitue, là aussi, des éléments importants de ce chemin, et de ce à quoi nous croyons : bâtir des partenariats équilibrés et réciproques, impliquer les secteurs privés pour travailler ensemble, y compris les entreprises les plus petites, avec ce que nous allons mettre en place avec Choose Africa 2 et les mécanismes en matière agricole, que nous avons déployés de secteur privé à secteur privé pour financer des engagements de PME et de TPE, et développer une stratégie made in Africa qui doit devenir une marque de référence. Au-delà de cela, c'est une manière aussi pour nous d'accompagner la transition économique et financière de l'Angola menée par le président Lourenço. Je veux appuyer tout le travail fait pour normaliser le climat d'affaires et améliorer la gestion des finances publiques.
Notre pays appuie, depuis 2022, nombre de réformes en la matière : gouvernance des entreprises publiques, du secteur financier, opérationnalisation des partenariats public/privé. Nous avons accompagné ce mouvement par un prêt budgétaire de l'Agence française de développement de 200 millions d'euros. Au-delà de tout ce que j'ai cité, je voudrais ici conclure en disant qu'évidemment, en matière d'infrastructures et d'eau tout particulièrement, la France continue d'être présente, en permettant à peu près à 1 million d'habitants d'avoir accès à l'eau potable par les travaux que vous avez souhaités, qu'en matière d'éducation, vous avez mentionné l'école 42, ce qui est un partenariat important mais que le sport aussi, le basket, avec un partenariat impliquant en particulier le club de basket de l'ASVEL Lyon Villeurbanne et l'Académie Tony Parker, est un élément clé de ce partenariat.
Je voulais terminer en vous remerciant tout particulièrement, Président, parce qu'on a souvent parlé des restitutions d'œuvres d'art avec le continent africain, mais vous êtes en quelque sorte une exception parce que votre pays a, quant à lui, restitué, au bénéfice des visiteurs du château de Versailles, des œuvres d'art qui étaient à la main de l'Angola et de votre ambassade. Je veux vraiment vous remercier de ce geste inédit qui permet au monde entier de découvrir ces œuvres aujourd'hui, et qui fait de vous un partenaire unique, francophile dans un environnement francophone. Je sais que c'est l'objectif qui est le vôtre.
Voilà, je ne serai pas plus long, mais je remercie à nouveau le président pour le travail excellent que nous menons ensemble depuis 5 ans, l'un et l'autre, au niveau bilatéral et régional. Pour moi, la réunion d'aujourd'hui a vraiment permis d'accélérer et d'intensifier les choses sur le partenariat stratégique régional, et en particulier sur le partenariat agricole. Merci beaucoup.
Comme nous avons informé tous les journalistes, il n'y aura pas de questions.
Emmanuel Macron