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interviewC à vous· 20 mars 2026 59 min

Bigflo et Oli ont-ils peur de vieillir ? - C à Vous l’intégrale - 20/03/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - M.Bouhafsi: On est de retour dans "C à vous" en direct jusqu'à 21h.

Notre cheffe est C.Ferrari. Vous avez trouvé le péché mignon de Bigflo et Oli. - Ce sont des empanadas de carne.

Vous sentez cette odeur sur le plateau? - M.Bouhafsi: Surtout Amandine.

Elle a très faim. - Il y en aura pour tout le monde. C'est traditionnellement à base de vinaigre, d'huile, de piment rouge, d'origan.

J'ai ajouté ma petite touche italienne avec du basilic et des tomates confites. - M.Bouhafsi: C'est le piment.

Vous en mettez plus pour Paul? Il aime très pimenté. Merci beaucoup.

On va se régaler avec vous. Jusqu'à 21h, on est en direct. Au menu: ils ont commencé dans leur chambre, à Toulouse.

Aujourd'hui, ils remplissent les plus grandes salles d'Europe. 2 frères, 2 pépites du rap. Leurs chiffres donnent le tournis. 3 Victoires de la musique, 9 millions d'abonnés sur les réseaux sociaux.

Bigflo & Oli sont nos invités. Est-ce que l'âge ne serait pas surtout dans la tête? A.de Caunes et le gériatre B.Fougère répondront à mes questions.

A.de Caunes défie les lois du temps. ...

A.de Caunes et B.Fougère sont les invités de "C à vous". - Forever young... - M.Bouhafsi: Il n'y a pas mieux que cette chanson pour vous accueillir.

Le plus longtemps possible? - A.de Caunes: Il paraît qu'elle fait des empanadas.

J'aime la cuisine italienne. - M.Bouhafsi: La dernière fois, on avait fait votre péché mignon.

Il en faut pour tout le monde. On est hyper heureux de vous recevoir. A.de Caunes, vous êtes à la tête du magazine "Vieux".

Le 8e numéro est disponible depuis début mars avec, en couverture, K.Viard et J.Magre. - A.de Caunes: C'est le journal qu'on finira tous par lire. - M.Bouhafsi: Je vous trouve plus beau dans la vraie vie que sur le magazine. - A.de Caunes: C'est un compliment.

On va changer de dessinateur. - M.Bouhafsi: B.Fougère, vous êtes professeur de gériatrie à l'université et au CHU de Tours.

Vous publiez ce livre, "L'âge, c'est dans la tête". - B.Fougère: L'âge, c'est en partie dans la tête.

On peut être très bien, se considérer très bien en étant très jeune et inversement. - M.Bouhafsi: On se sent forcément vieux quand on prend de l'âge?

On est allés à la rencontre des Français pour leur poser la question. - Vous vous sentez vieux, aujourd'hui? - Pas du tout. - Je suis bloquée à 50 ans. - Ca dépend des jours. - Avec des douleurs en plus. - Je peux continuer à voyager, faire des quantités de choses. - Vieillir, ça vous fait pas peur? - Même enfant, je rêvais d'être une grand-mère.

Je fais toujours marcher mon cerveau. - 9 fois 8? - 72. - Vous êtes injouable.

Vous vous sentez plus jeune après cette interview? - M.Bouhafsi: On va aller taper sur les doigts de notre journaliste.

Antoine, vous avez fêté vos 73 ans il y a quelques mois. - A.de Caunes: Non, 72.

Je compte bien atteindre les 73. - M.Bouhafsi: Vous êtes d'accord avec les Français? - A.de Caunes: Je ne suis pas agrégé de mathématiques, mais c'est de l'entraînement.

Il faut être vigilant, continuer à s'amuser. - M.Bouhafsi: Vous signez la préface du livre de B.Fougère.

Vous dites que l'âge, c'est un état d'esprit. M.Jagger a enflammé la scène à 82 ans.

C'est un modèle pour vous? - A.de Caunes: On observera quand même que tous ces gens qui ont passé leur vie à se défoncer, à jouer du rock'n'roll et à faire du sexe sauvage sont dans un état assez enthousiasmant. - M.Bouhafsi: C'est pas toujours valable. - A.de Caunes: Dans le rock, il faut dépasser l'âge fatidique de 27.

Regardez B.Springsteen, P.McCartney...

Ca entretient, le rock. - M.Bouhafsi: Dans une époque où on célèbre le jeunisme, c'est important de dire que c'est cool, d'être vieux? - E.Eméyé: A partir de quel âge on est vieux? - B.Fougère: En Inde, celui de 15 ans pense que celui qui en a 30 est vieux.

On est le vieux de quelqu'un, soit jamais vieux. Par rapport à notre âge chronologique... - M.Bouhafsi: On a eu un débat à la rédaction aujourd'hui.

A partir de quel âge vous vous êtes sentis vieux? - A.Bégot: C'est l'autre qui nous renvoie la vision des vieux.

Si je discute avec mon fils de 10 ans...

J'ai l'impression d'être vieille. Ca dépend avec qui on en parle. - M.Bouhafsi: Une collègue à nous a dit qu'à partir de 25 ans, elle avait eu des doutes. 25 ans, c'est rien. - B.Fougère: Aujourd'hui, 65 ans, c'est rien.

L'espérance de vie d'une femme, c'est 86 ans, aujourd'hui. Dans la société d'aujourd'hui, les gens qui ont entre 60 et 80 ans sont en forme olympique parfois. - M.Bouhafsi: On a prévu de pas vous poser la question pendant toute l'émission.

Une question que tout le monde vous pose...

Comment vous faites pour...

On n'a pas prévu de la poser. - A.de Caunes: Vers 19h, le soir, je commence à devenir vieux. - M.Bouhafsi: C'est problématique. - A.de Caunes: Comme la journée a été active, 19h le soir...

Avant, c'était le début. - M.Bouhafsi: Vous restez avec nous.

On est ensemble jusqu'à 21h. Tout de suite, l'OEil d'E.Eméyé.

Vous vous êtes penchée sur le grand âge dans la culture. - E.Eméyé: Tout le monde s'accorde à dire que vous êtes le plus beau vieux de France, A.de Caunes.

Pourtant, c'était mal parti. Entre le Didier l'Embrouille de vos 40 ans et aujourd'hui, il n'y a pas photo. Pour la plupart des gens, il y a un moment charnière.

Je me suis posé une question sérieuse. Quel est le secret de ceux qui vieillissent bien? J'ai regardé la pop culture et j'ai fait le même constat que vous.

Plus on vieillit, plus on devient une rockstar, pas forcément avec une guitare, mais au moins avec la même énergie. A plus de 60 ans, T.Cruise saute toujours d'un avion à l'autre et fait ses cascades lui-même.

S.Stallone continue à se battre contre des cartels mexicains dans "Rambo". H.Ford ne manquait pas de place dans "Blade Runner 2049". ...

Coups de poing. - M.Bouhafsi: Il a de quoi répondre, R.Gosling. - E.Eméyé: C.Eastwood a 90 ans.

Il continue de réaliser des films. La retraite, Si on en croit Hollywood, c'est le moment où on commence sa 2e carrière. Il y en a plein.

Là où ça devient vraiment impressionnant, c'est dans la musique. Quand Iggy Pop, 78 ans, chante torse nu sur scène, on se dit que le punk est forcément le meilleur élixir de jeunesse. Je ne parle pas de M.Jagger. 82 ans et une tournée mondiale.

C'est un miracle cardiovasculaire. - P.Larrouturou: Il n'y a pas que les hommes... - E.Eméyé: Regardez Cher, 79 ans.

Quand je serai grande, je voudrais être Cher. - M.Bouhafsi: Il est d'accord, votre mari? - E.Eméyé: Pas du tout.

Il y a la Queen parmi toutes qui a choisi de revenir dans la lumière à 88 ans. ... - E.Eméyé: L'icône fitness des années 80, J.Fonda. - M.Bouhafsi: Forcément, avec de l'argent et un bon coach, c'est plus facile de vieillir. - E.Eméyé: Ma mère saute encore en parachute.

Plongez-vous sur TikTok. Vous verrez toute une génération de mamies super rock'n'roll, des grands-mères qui dansent, qui font du hula-hoop à 90 ans. Comme si elles se disaient "j'ai survécu à mon travail, à mon mari, à mes enfants, enfin, je fais ce que je veux".

Elles lâchent du lest et peut-être que c'est le secret pour bien vieillir: continuer à faire ce qu'on aime, se moquer des injonctions, garder une énergie rock quelque part, avoir du panache. Au fond, vieillir, c'est peut-être devenir la version la plus libre de soi-même. - B.Fougère: Il y a un point commun entre tous: ils ont tous des projets.

Ca permet de bien vieillir. - A.de Caunes: Il y a un très beau portrait de H.Mirren dans le magazine. - M.Bouhafsi: On adore tous votre magazine.

On adore le magazine "Vieux". Ca ne concerne pas que les vieux. Tout le monde peut le lire.

On est tous à la rédaction en train d'attendre le prochain numéro. On va accueillir 2 immenses stars du rap français. Ils enchaînent les Zenith et les stades.

Avant de figurer parmi les personnalités préférées des Français, ils ont grandi devant nous. Leurs premières sessions de rap et leur adolescence se sont déroulées sous nos yeux. - Bigflo: Je suis plus lourd que vous 2 réunis.

Je suis Bigflo. - Oli: Ils ont pas le quart de mon talent. J'ai pas la moitié de leur âge. - Bigflo: Ils veulent pas laisser leur place. - Oli: Un peu comme... - Bigflo: Alors qu'ils ne sont pas beaux... - Oli: Ils voulaient faire du rap, Ils finiront au McDo. - Bigflo: Putain, qu'est-ce qu'ils veulent? - M.Bouhafsi: Bigflo & Oli sont les invités de "C à vous".

Salut, Flo. Salut, Oli. - E.Eméyé: Bonsoir. - M.Bouhafsi: Il m'a pas fait cet accueil, Flo. - Bigflo: On a la chance de se connaître un peu.

Respect des anciens. - A.de Caunes: Tu sais ce qu'ils te disent, les anciens? - M.Bouhafsi: Vous vous connaissez bien tous les 3.

Vous venez nous présenter votre album sorti vendredi dernier, qui cartonne déjà. C'est le 5e album le plus écouté au monde cette semaine. Bravo.

Applaudissements. - Oli: Tu nous as tous pris de court. - M.Bouhafsi: Je ne soutiens pas.

On la refait. Applaudissements. On est en train de dire les Américains...

On a Bigflo & Oli et ils sont 5es dans le monde. - Oli: Après 10 ans de succès... - Bigflo: Ca fait longtemps qu'on est dans le game.

On est à côté de monsieur A.de Caunes. Tout ce qu'on va dire, ça va tomber à l'eau. - M.Bouhafsi: A.de Caunes a déjà oublié ce qu'il a dit il y a 10 secondes.

Vous avez respectivement 33 et 30 ans. Vous avez commencé très jeunes. Ca vous fait quoi, d'être devenus les grands frères du rap français? - Bigflo: Je vous entendais parler en loge de ce truc, prendre un coup de vieux.

Quand je croise des jeunes artistes qui ont 20 ans et qui me disent qu'ils ont grandi avec notre musique...

Comment c'est possible? C'est un nouveau statut pour nous. - Oli: Pas mal de gens nous ont vus grandir.

On faisait notre 1er Olympia et je fêtais mes 18 ans. On avait fait "Le Grand Journal". On était sans barbe, tout petits. - Bigflo: On est un peu les Harry Potter du rap français. - M.Bouhafsi: Sans les cicatrices.

Ca vous arrive de vous sentir vieux? - Oli: Je vais avoir 30 ans dans 2 semaines. Je râle sur certains trucs quand je vois des choses sur TikTok...

Ca va, en fait. L'art et le rap, ça maintient dans une forme de jeunesse un peu éternelle. On est tout le temps passionnés, sur les routes, entourés de musiciens. - Bigflo: Ce qui m'a grave inquiété, c'est le retour de la tecktonik.

Je l'ai pas vu venir. Quand tu vois un truc comme ça revenir, tu te dis que du temps est passé. - A.Bégot: C'est le titre que vous aviez chanté avec J.Doré il y a 3 ans.

On va l'entendre. "C'était mieux avant". Etre vieux, ça commence avec les 1ers cheveux blancs? - Bigflo: Oli n'aura jamais de coup de vieux.

Ca va avec. Mes premiers cheveux blancs m'ont mis un petit coup. J'ai fait ma 1re teinture. - A.Bégot: Pourquoi?

C'est beau, des cheveux blancs! - Bigflo: Quand il y en a plein, c'est harmonieux. Là, c'est très bien.

Il y a une vibe poivre et sel très classe. - A.de Caunes: Tu tombes vite dans le D.Rivers avec la teinture. - Bigflo: J'ai pris la bonne teinte. - M.Bouhafsi: B.Fougère, vous dites que le vieillissement est trop souvent abordé comme un problème à résoudre, un processus à ralentir coûte que coûte que l'on combat.

On nous pousse à être en guerre contre nous-mêmes? - B.Fougère: On veut tous vieillir.

Autrement, c'est que ça s'est mal passé avant. On veut tout vieillir, mais en restant jeune. Le vieux, on dit que c'est celui qui a 85 ans, qui est dépendant dans un établissement.

Autrement, on n'est jamais vieux. Il faut regarder ce vieillissement avec joie. Ca apporte plein de choses, de vieillir.

Des études ont montré que le pic de bonheur est à 65 ans dans notre société. - E.Eméyé: C'est le moment où on apprend qu'on va arrêter de travailler. - B.Fougère: Que les enfants sont partis de la maison, assurés pour la majeure partie d'entre eux, financièrement, on peut être plus à l'aise.

Les problèmes de santé ne sont pas présents. C'est quand même sympa de se dire qu'on va vieillir. - M.Bouhafsi: Quand on pense au vieillissement, on pense à la perte de force...

Le sport, c'est l'une des clés essentielles pour se sentir bien, pour bien vieillir. Ce n'est pas M.Drucker, le senior le plus célèbre de France, qui va vous dire le contraire.

Musique de "Rocky". - M.Drucker: J'ai pas la forme que j'avais quand j'avais 40 ans.

J'ai l'habitude de ramer. Imagine ça tous les jours, 5 jours par semaine. Je fais entre 5 et 6 heures de sport par semaine, sans fumer, sans boire, sans faire de gueuleton. - M.Bouhafsi: Bertrand, il a tout compris? - B.Fougère: Pour bien vieillir, il y a 3 choses: activité physique, activité physique, activité physique.

On dit qu'il faut faire de l'endurance, qu'il faut suer un peu. La musculation a montré que ça avait de l'efficacité pour regagner du muscle, et les étirements. - M.Bouhafsi: A.de Caunes, vous avez une morning routine comme M.Drucker?

Vous dites que ce qui vous tient en forme, c'est la curiosité. - A.de Caunes: L'exercice aussi.

Je marche beaucoup. Je fais tout à pied, dans Paris. Je prends le métro de temps en temps, mais sinon, je fais tout à pied.

La marche un peu tonique, et surtout, la curiosité. Quand on marche, la curiosité...

On est en éveil permanent. On a le temps de renifler, de s'arrêter. - M.Bouhafsi: C'est essentiel.

On retrouve ça dans vos émissions tout le temps. - A.de Caunes: Tout m'intéresse, tout m'excite, tout m'amuse.

J'en ai vraiment pas fini. - P.Larrouturou: Vous connaissez C.Bancarel?

Il a 93 printemps et il a fait le marathon en à peine 7 heures et 23 minutes. - A chaque foulée, il oublie le poids des années. - Ca va.

On gère bien. - Après plus de 7 heures, il est arrivé le coeur serré. - C'est magnifique.

J'ai les larmes aux yeux avec tout ce qui m'arrive. Tous ces gens qui m'encouragent, qui m'applaudissent, c'est super. - P.Larrouturou: On adore C.Bancarel, qui était chauffeur de bus.

Une vie très sédentaire. Il s'est mis à la course à pied à 55 ans et a couru son 1er marathon à 70 ans. Il est jamais trop tard? - B.Fougère: Le bien-vieillir, c'est comme un compte épargne.

Plus vous allez épargner tôt, plus vous allez épargner votre santé, mais il est jamais trop tard. C'est vraiment un exemple typique. Profession sédentaire, il s'est mis à courir à 56 ans. 1er marathon à 70 ans.

Jamais trop tard. - M.Bouhafsi: Dans le magazine, il y a une interview de G.Kolinka.

Elle a 101 ans. Le thème du prochain numéro, c'est "lâcher du lest", lâcher tout ce qui nous encombre dans la vie? - A.de Caunes: J'ai plein de choses qui m'encombrent.

J'ai un bureau qui est une caverne d'Ali Baba. J'ai tout amassé pendant des années. Je sais où les choses sont rangées, mais maintenant, ça commence à m'encombrer.

J'ai envie de revenir à quelque chose de plus zen. J'ai envie de me concentrer sur des choses précises au lieu d'être dans une dispersion. - M.Bouhafsi: Parmi les conseils pour lâcher du lest, il y a le conseil de déshériter ses enfants.

On dit que c'est peut-être une bonne solution. Je vois Bigflo et Oli qui font... - A.de Caunes: On n'a pas le droit de le faire en France.

P.McCartney a aménagé son héritage. - A.Bégot: En quoi ça aide à mieux vieillir? - A.de Caunes: Que ce ne soit plus un souci, qu'il n'y ait pas la pression des mômes derrière qui attendent, qui espèrent.

On leur donne un pécule. Pas un rouleau de "pécul", un pécule. Ils se débrouillent avec. - M.Bouhafsi: B.Fougère...

Se libérer au maximum pour bien vieillir, c'est une bonne technique? Comme on peut le lire dans le magazine? - B.Fougère: L'idée, c'est d'être le plus libre possible dans sa tête.

En vieillissant, on va se centrer sur les activités, sur ce qu'on a envie de faire, beaucoup plus que quand on est plus jeune, quand on est contraint par la vie familiale, le travail. Quand on vieillit, on fait ce qui nous fait plaisir. Des fois, c'est un peu paradoxal.

On accumule. On voit plein de personnes âgées avec plein de choses chez elle. A côté de ça, ils essayent de se dire "ça ne me fait plus plaisir, je ne le fais pas". - M.Bouhafsi: Un autre article a attiré mon attention.

Un philosophe dit que s'inspirer de l'enfance, c'est le meilleur moyen de vieillir. - A.de Caunes: Retomber en enfance...

C'est une expression qui m'a toujours étonné. On ne tombe pas en enfance pour commencer. Ca veut dire quoi?

Retomber en enfance, ça m'échappe encore plus. Je sais pas si j'ai répondu à votre question. - M.Bouhafsi: On a souvent dit, quand on parlait de vous, "il a le syndrome de Peter Pan". - A.de Caunes: On a même fait "Péteur Pan".

Le personnage de Peter Pan arrêtait pas de loufer. - M.Bouhafsi: Vous aimez beaucoup la pétomanie.

C'est pas une maladie d'avoir le syndrome de Peter Pan? - A.de Caunes: Il faut pas que ça devienne une obligation de rester jeune coûte que coûte.

C'est une autre forme de névrose. En revanche, garder la candeur de l'enfance, la curiosité et l'enthousiasme de l'enfance, ça me semble capital pour vieillir heureux. - M.Bouhafsi: C'est un point commun que vous partagez tous les 4.

Dans "Karma", comme dans tous vos albums, vous évoquez votre vie et tous vos souvenirs d'enfance. Vous avez peur d'oublier? - Oli: On ouvre l'album sur une sorte de portrait de famille, plein de flashs d'enfance, de notre quartier de Toulouse, les Minimes, avec nos parents...

On se replonge souvent dans cette nostalgie. On revit en tant qu'adultes avec un regard différent et une écriture différente. - A.Bégot: Vous évoquez la perte de mémoire évoquée à la vieillesse dans votre livre.

On a tendance à l'associer à la démence sénile. - B.Fougère: Ca n'existe pas.

C'est pas parce qu'on vieillit qu'on doit perdre la mémoire. Autrement, on n'aurait pas de grands écrivains. On serait tous condamnés à perdre la mémoire. - A.Bégot: C'est pas une fatalité? - B.Fougère: Pas du tout.

On se rend compte qu'en vieillissant, on peut se permettre d'avoir tous les âges dans notre tête. On peut, à 60 ans, se dire "aujourd'hui, j'en ai 40, je suis une working woman, je suis une petite fille de 7 ans"...

On peut se dire qu'on vit tous les âges et qu'on peut se souvenir de tous les âges. - M.Bouhafsi: Dans la préface du livre de B.Fougère, A.de Caunes, vous écrivez cette phrase. ...

Quand on vieillit, on gagne en sérénité? - A.de Caunes: Je l'espère.

Envisager ça comme une aventure, certainement. Pour moi, c'est une aventure. Je ne sais pas ce qui va m'arriver.

C'est une aventure. - M.Bouhafsi: Un sociologue partage le même point de vue que vous.

Il a 104 ans. C'est Edgar Morin. - E.Morin: Je crois que l'important, ça a été les moments de bonheur.

Le bonheur ne peut pas être permanent. Il faut des conditions intérieures et extérieures. La vie est une aventure inconnue, avec ses aléas, ses incertitudes, ses possibilités.

Il faut accepter pleinement cette aventure et essayer de la vivre au mieux. - M.Bouhafsi: Accepter cette aventure, accepter les aléas, avoir de la résilience? - A.de Caunes: Je savais que j'avais des points communs avec E.Morin. - B.Fougère: C'est l'exemple typique que la démence sénile n'existe pas.

On doit s'adapter à des pertes. On a des capacités physiques qui peuvent diminuer. On peut avoir des deuils.

Le départ à la retraite, c'est parfois aussi un deuil. Bien vieillir, c'est apprendre à adapter à ces situations de deuil. - M.Bouhafsi: Bertrand, dans votre livre, vous démontez une autre idée reçue.

Passé un certain âge, le sexe, c'est moins bien. La libido s'émousse. C'est faux aussi? - B.Fougère: Pourquoi il n'y aurait plus de sexe quand on vieillit? - M.Bouhafsi: Répondez-nous. - A.de Caunes: Il y a toujours du sexe quand on vieillit. - M.Bouhafsi: Bigflo se retient de rire. - A.de Caunes: Il n'y a pas de sexualité pour nos parents.

On est forcément nés dans des choux et des roses. Il faut travailler le désir. - M.Bouhafsi: Ca va Bigflo? - Bigflo: Ca va très bien. - Oli: Il fallait pas les mettre à côté, les 2! - M.Bouhafsi: C'est le sexe des personnes âgées qui... - A.de Caunes: Ca l'excite! - Bigflo: Pas du tout.

Tout le monde vit sa vie. - A.de Caunes: Il est à côté d'une personne âgée et d'un seul coup... - A.Bégot: La sexualité, c'est un sujet dont vous avez parlé avec vos 2 grandes soeurs, A.de Caunes. - Je n'ai plus aucune libido.

Voilà. - A.de Caunes: Tu as tout mis dans ton travail. - J'ai une vie sexuelle géniale, remplie, riche, tout ce que je pouvais attendre de la vie.

Aujourd'hui, je suis tellement heureuse d'être seule, de ne plus avoir à me préoccuper des amours, des passions... - Je trouve ça triste. - A.de Caunes: Que la libido se tasse un peu, certainement. - Ca dépend chez qui. - A.de Caunes: Sauf chez Blandine, bien sûr! - Vieillir et jouir, ce serait mon mantra. - A.Bégot: 2 soeurs, 2 ambiances. - A.de Caunes: 2 salles, 2 ambiances, oui.

Elles n'ont pas leur langue dans leur poche. J'arrivais pas à en placer une. - M.Bouhafsi: Vieillir, c'est jouir ou plutôt l'autre côté? - A.de Caunes: Je suis entre les 2.

Ca dépend des jours. - A.Bégot: Ca dépend de l'heure... 19h... - A.de Caunes: Ca s'entretient.

Comme disait Difool et Oli...

Non! "Ce n'est pas sale." - M.Bouhafsi: Vous vous voyez où à 65 ans, Bigflo & Oli? - Bigflo: Tu nous enchaînes après tout ça? - Oli: Encore ensemble, déjà, entre frérots.

Toujours dans la musique. - Bigflo: Les rappeurs, ça vieillit pas mal. Quand on était vraiment jeunes, on se demandait...

Le rap, on se demandait ce que ça allait donner. Dr. Dre, Snoop... - Oli: Eminem a fêté ses 55 ans.

Oxmo et MC Solaar sont encore là. - M.Bouhafsi: On a tous adoré...

J'ai écouté votre album toute la semaine. C'est votre dernier album, "Karma", qui est sorti un vendredi 13. Il contient 13 titres.

Vous êtes superstitieux, Flo? - Bigflo: Oui. C'était volontaire.

On est très superstitieux. On n'a pas de religion, avec Oli. Comme on est entre frères depuis très longtemps, on a nos propres idoles, nos propres choses à faire.

On a nos codes, un langage commun, qui est un peu de la superstition. - M.Bouhafsi: Oli, vous dites que c'est la 1re fois que vous n'avez pas peur des réactions du public. - Oli: Oui.

On s'est vraiment retrouvés entre frères après les tournées. On a eu Envie de sortir des formats. C'est la 1re fois qu'on voulait faire la musique qui nous plaît à 100 % en studio.

Parfois, on réfléchissait à quel morceau irait bien en concert ou en radio. Là, on s'est lâchés. C'est l'expérience qui fait ça, qui donne cette détente. - A.de Caunes: Pourquoi "Karma"? - M.Bouhafsi: Parce que c'est la religion du karma.

On va l'expliquer. On peut répondre tout de suite. - Bigflo: Dans notre société, c'est difficile de trouver de la spiritualité pour notre génération.

C'est un peu sale d'en parler, parfois. A nos âges...

A chaque fois que je parle d'âge...

J'ai l'air d'un con! A 30 ans, on commence à trouver des réponses dans d'autres choses. C'est pour ça que cet album tourne autour du karma, de cette croyance.

On a vu des gens partir, des gens qui méritaient d'avoir des mauvaises choses et à qui c'est arrivé. D'autres, non. C'est cette question de la recherche de spiritualité. - M.Bouhafsi: Si le karma existe, on peut dire qu'il a été positif pour vous. - Oli: Artistiquement... - Bigflo: Et même humainement. - Oli: On est contents que le public nous suive encore. - M.Bouhafsi: A.de Caunes, vous croyez au karma? - A.de Caunes: Oui, évidemment.

Tout ça tourne et on finit par se retrouver. - M.Bouhafsi: Plus on fait du bien, plus on a du bien? - A.de Caunes: J'aimerais le penser. - M.Bouhafsi: C'est un peu ça, le karma. - A.de Caunes: C'est que ça se paye, à un moment. - M.Bouhafsi: Vous aimeriez que ça se paye plus? - A.de Caunes: Il y en a qui mériteraient de prendre davantage. - M.Bouhafsi: Qui?

J.Garcia? - A.de Caunes: Je veux dire un truc sur ces deux-là.

Ils ont une énergie et un enthousiasme extraordinaires. Je comprends pourquoi ils ont autant de succès. Je les aime d'autant plus qu'ils sont fidèles à un festival qui s'appelle Solidays.

Ils y seront à l'affiche en juin. - Oli: Un super souvenir. On avait lancé ensemble un joyeux bordel... - A.de Caunes: Je suis très sensible à la fidélité. - B.Fougère: On avait une proposition à leur faire sur le fait d'intégrer l'album dans le magazine et le livre pour faire un package. - M.Bouhafsi: Ca va coûter cher!

On verra ça après avec le manager. Il va adorer l'idée... - Bigflo: C'est des histoires de contrat. - M.Bouhafsi: Ils ont aussi gagné en maturité dans le business.

Derrière vous, Antoine, il y a Luc, votre guitariste, qui nous a rejoints. - Oli: Il est avec nous depuis le lycée. C'est une histoire qui date. - M.Bouhafsi: Il a déjà sa guitare. - Bigflo: C'est le directeur musical de tous les shows.

Il était avec nous au lycée. - Oli: C'est ce que je viens de dire. Je viens de te le dire! - Bigflo: Il était avec nous au lycée... - M.Bouhafsi: Vous allez interpréter "Karma". - C'est dans le grand vide abyssal qu'on voit le plus les étoiles briller.

Mon parrain sur un lit d'hôpital et moi, le grand pragmatique, j'me mets à prier. Je sais bien que le ciel, c'est du gaz. Mais au fond d'moi, j'espère que c'est plus.

Le cycle de la vie nous fait mal. J'ai pleuré sa mort en position foetale. Le soir, ma femme me tire les cartes.

Elle les étale partout dans l'appart. Elle m'dit qu'y croire, c'est le principal. C'est pas une porte qui claque, mais un esprit qui parle.

Ha-ah Karma, je t'attends. Des fois, c'est dur de croire en toi. J'apprends à garder mon sang-froid.

C'que tu jettes à l'univers, il t'le renvoie. A Mexico avec Oli dans les allées du marché noir. Superstitieux, je ramène un porte-bonheur chez moi.

On rencontre un petit gars qui se détache de la foule. Quelques jours plus tard, il sera tué par la foudre. Oli m'a appelé en larmes, répétant qu'Dieu n'existait pas.

Le soir même, on a chanté dans un festival et sur scène. J'me suis absenté, j'aurais voulu l'entendre chanter. - Et j'attends que tu viennes, que tu règles mes problemes.

J'ai contenu ma haine. Faut que tu me protèges de moi-meme. - LAISSE FAIRE LE KARMA.

FAUT QUE TU ME PROTEGES DE MOI-MEME. LAISSE FAIRE LE KARMA. COMBIEN DE FOIS ON M'A DIT QU'IL VIENDRAIT?

LAISSE FAIRE LE KARMA, LE KARMA. LAISSE FAIRE LE KARMA. - Si j'avais lu l'histoire à l'envers, j'aurais su qu'derrière mes problèmes s'cachait un happy end.

Espoir à double vitesse. J'avais une barque qui prenait l'eau, mais j'étais le capitaine. J'voulais faire justice moi-même.

J'crevais les pneus du voisin qui tapait sa femme. Dépendant d'mes états d'âme, j'fixais des fleurs sur la route, accrochées aux platanes. Quand Flo avait peur d'avoir une maladie, j'avais peur qu'il s'en crée une pour de vrai.

J'avais des TOC et des fixettes de petit frère. Auto-religion, j'improvise des prières. Karma, tu m'as oublié, à croire que tout ça, je l'ai mérité.

La boule au ventre, j'étais terrifié. Et j'veux pas mourir sans connaître cette vérité. J'grattais des prières à mes potes muslims.

J'laissais s'asseoir les bonnes soeurs dans le métro. On sait jamais, peut-être que ça va marcher. Personne sait si c'est vrai, mais on sait jamais.

J'attends le karma, la ligne minuscule à la fin du contrat. J'attends le karma. La dernière mélodie d'un piano qui se crashe. - COMBIEN DE FOIS ON M'A DIT QU'IL VIENDRAIT?

LAISSE FAIRE LE KARMA, LE KARMA. LAISSE FAIRE LE KARMA. LAISSE FAIRE LE KARMA. - Laisse faire le karma.

Applaudissements. - M.Bouhafsi: Bravo!

Bravo, Bigflo & Oli. Un énorme merci à Luc, qui vous accompagne depuis le lycée! C'était magnifique.

Je repense à vos mots, A.de Caunes. - A.de Caunes: Aboule le "Karma". - A.Bégot: C'est quoi, cette boîte? - M.Bouhafsi: Elle est magnifique. - Bigflo: C'est la boîte influenceur.

Il vaut mieux prendre juste le livre. La boîte fait pas partie du pack. - Oli: Vu que les gens n'achètent plus vraiment de CD, on a voulu sortir des choses différentes pour régaler nos fans.

C'est un bouquin avec des punchlines. - M.Bouhafsi: Et ça sent très bon. - Bigflo: Il y a de l'encens. - M.Bouhafsi: Je vous offre tout le pack.

Il y a une pierre. - Bigflo: Et Luc était avec nous au lycée! - M.Bouhafsi: Il y a des belles punchlines dans votre album, qui sont recensées dans ce livret.

Une vraie légende aimerait vous poser une question. - F.Cabrel: Hola, amigos.

Ravi de savoir que vous sortez un nouvel album. C'est une écriture commune. Qui de vous 2 écrit des phrases du genre "on m'a volé mon vélo mais c'était un vélo volé"? - M.Bouhafsi: De qui est-ce? - Oli: Je l'ai écrite.

Ca fait plaisir de voir Francis. C'est l'un des 1ers grands noms qui a cru en nous. Il nous a donné du temps.

C'est ça qu'on aime avec les anciens. Ils sont dans le partage. On a passé des super moments chez lui et à son studio.

On l'a invité à notre festival. On est très honorés de cette question. Je ne sais pas s'il me chambrait... - Bigflo: Quand tu vieillis, tu repenses à ça.

C'est un ami de notre père qui vendait des vélos. On a réalisé plus tard que c'étaient des vélos tombés du camion. C'était pas un vendeur de vélos.

C'est des trucs que tu réalises quand tu as 30 ans. "Attends, le pote à papa, c'était des vélos volés?" On parle de ce genre de souvenirs dans l'album. - M.Bouhafsi: Je suis touché par votre réaction.

F.Cabrel a accepté de le faire. Il ne le fait jamais.

Quand on lui a demandé, on n'y croyait pas. Il l'a fait pour vous. Vous avez fait un titre avec lui, "Trèfle", en 2022.

C'est une légende de la musique. Ce qui vous a le plus surpris chez lui, c'est son humilité. - Oli: Quand on est arrivés chez lui en studio, on avait l'impression d'être les chefs d'orchestre.

Il nous a demandé comment on voulait qu'il chante. C'est souvent le cas avec les grandes légendes. C'est souvent les plus simples.

On a beaucoup appris à ses côtés. - M.Bouhafsi: J'aimerais revenir sur la couverture de l'album.

C'est une photo de vous 2 en studio. Quand on zoome sur le bureau, il y a un coupe-ongles. Il est à qui? - Oli: C'est à moi. - Bigflo: On aurait dû le photoshoper! - Oli: On va le faire gagner sur le Instagram de "C à vous". - M.Bouhafsi: Il y a une magnifique photo de vous 2.

Vous êtes trop choux! - Oli: C'est une photo d'enfance prise par notre père. On s'endormait comme ça.

C'est pour prouver qu'on est frères. - M.Bouhafsi: Vous avez 3 ans d'écart mais vous vous considérez comme des jumeaux.

Ca tient à votre éducation. Votre père a été séparé de son frère à 18 ans, quand il est parti en Europe. Il a tenu à ce que vous vous entendiez tous les 2 tout le temps. - Bigflo: Le cadre sur la cover, c'est notre père qui nous l'a imprimé.

Il était très loin de son frère qui était en Argentine. Il nous répétait que les frères étaient unis comme les doigts de la main. Il traduit en espagnol.

Il nous disait ça comme ça avec une lumière rouge. - M.Bouhafsi: Ca n'a pas été facile pour vous d'assumer vos différences, de comprendre que vous n'étiez pas totalement semblables.

Vous êtes allés voir un psy. - Oli: On a fait une thérapie de couple de travail. On a assumé d'en parler.

On ne voulait pas idéaliser la relation entre frères. On s'engueule souvent. Pour apprendre à séparer le perso et le pro, on a fait des séances mythiques de psy. - Bigflo: Toi qui as été en duo pendant longtemps, c'est aussi une histoire d'équilibre.

Il faut que chacun trouve sa place. - A.de Caunes: On n'a pas fait de thérapie de couple avec José. - M.Bouhafsi: Vous auriez pu et vous auriez dû!

Qui connaît le mieux son frère? On va vérifier. - Bigflo: Ah, il y a un jeu? - M.Bouhafsi: Oui, vraiment un jeu.

Il y a de la création. Oli, quel est le prénom du 1er crush de Flo? - Bigflo: J'ai mis "célébrité" Pour pas afficher quelqu'un. - Oli: E.Watson. - M.Bouhafsi: Bravo.

Le prénom du 1er crush d'Oli? - Bigflo: Au collège? La violoniste?

Putain, comment elle s'appelle... - Oli: On l'embrasse. - Bigflo: Je n'ai plus. - M.Bouhafsi: Manon.

Oli, l'aliment que Flo déteste? - Bigflo: Tu auras pas, ça. - M.Bouhafsi: Les poivrons.

L'aliment qu'il déteste le plus? - Bigflo: Il aime rien...

Le fromage de chèvre! - M.Bouhafsi: Oli prend l'avantage.

Le souvenir le plus embarrassant d'Oli? - Oli: En Argentine, il m'est arrivé une histoire... - Bigflo: Le mec qui vendait des bonbons...

C'est trop long! Ca me fait un point. - M.Bouhafsi: Oli, le plus beau souvenir de vous 2 ensemble? - Oli: J'espère qu'il a répondu le Stadium à Toulouse. - M.Bouhafsi: Oui.

Flo, la matière préférée d'Oli? - Bigflo: Il a dû répondre "aucune". - Oli: Arts plastiques! - M.Bouhafsi: Le professeur qui a le plus marqué Flo? - Bigflo: Tu l'as. - Oli: Le prof de musique? - Bigflo: Non, au collège...

Il donne le nom du professeur. - M.Bouhafsi: Vous vous connaissez très bien.

Vous avez tous les 2 remporté le match des frères. - P.Larrouturou: Le 1er titre de l'album s'appelle "Family Business".

Vous racontez l'histoire de votre famille. - Papa chante la salsa...

Maman et son cancer... - P.Larrouturou: On a parlé de votre papa et de ses origines argentines.

Votre maman est d'origine algérienne. Cette chanson, c'est un duel entre les racines... "On essaye, on s'échappe, on regarde trop loin." - Bigflo: C'était 2 frères passionnés dans une chambre avec 2 parents assez atypiques.

Notre père, chanteur de salsa. Notre mère, agente algérienne de voyage. On ne voit pas ce mélange souvent.

On avait cette envie de "trop loin". On lançait le caillou et on savait qu'on visait trop loin. - M.Bouhafsi: Dans cette chanson, vous évoquez votre maman et son cancer.

Elle a été très malade quand vous étiez enfants. Elle est retombée malade récemment. Les médecins lui avaient dit qu'elle ne devait pas assister à vos concerts, mais la magie a eu lieu. - Oli: Du bruit pour la maman!

Acclamations. Une pensée pour tous les gens qui se battent au quotidien. ... ...

Du bruit pour la patronne! - M.Bouhafsi: Vous appelez votre maman "la guerrière".

Ca vous émeut de voir ces images? Vous en gardez quel souvenir? - Oli: Un souvenir assez dingue, lunaire.

C'était une belle revanche, aussi. Notre mère, on lui doit beaucoup. C'est grâce à elle qu'on a cette carrière.

Elle a été très dure avec nous, mais elle nous a toujours soutenus, mis en lumière. On était très émus ce soir-là, très fiers. Je ne suis plus le seul chauve de la famille, c'est ce que je lui disais pour rigoler. - M.Bouhafsi: Ca vous fait quoi de revoir ces images? - Bigflo: Là, tu m'as eu. - Oli: Quand il boit, c'est qu'il fuit. - Bigflo: Ca vaut plus que n'importe quel disque de platine. - M.Bouhafsi: On va passer à table dans un instant.

On voulait vous montrer une image. Antoine, je crois que votre fils est méga fan de rap, plus particulièrement d'un homme... - A.de Caunes: Il écoute beaucoup de Drake.

C'est mon fils! - M.Bouhafsi: Et qu'est-ce qui s'est passé?

Flo est reconnu par Drake en septembre. - Bigflo: A chaque fois que je vois cette image, j'hallucine! - M.Bouhafsi: Il est heureux de vous voir, en plus. - Bigflo: On se connaît.

C'est la famille... - Oli: J'avais offert un livre de Drake à Flo.

On l'a rendu à Drake. C'était lunaire. Flo s'est dit qu'il allait se faire reconnaître.

Je lui ai dit qu'il allait s'afficher devant toute la France. - M.Bouhafsi: Et ils sont devenus meilleurs potes.

On passe à table avec C.Ferrari, qui vous a préparé votre péché mignon. Vous reconnaissez ce son?

Oli a un bon déhanché. - Oli: Il dit ça parce qu'on est déjà sortis en soirée ensemble. - M.Bouhafsi: Il sera bientôt à Paris...

Bienvenue à notre table. On est hyper heureux de vous réunir. Carla a trouvé votre péché mignon. - C.Ferrari: Petit clin d'oeil à votre papa, empanadas de carne avec une sauce au chimichurri. - M.Bouhafsi: J'ai appris que vous aviez une technique pour savoir ce qu'il y avait dans les empanadas grâce au pliage. - Bigflo: Le pliage permet de savoir ce qu'il y a à l'intérieur.

Quand c'est comme ça, c'est viande. Mais elle l'a dit. - C.Ferrari: Complètement au hasard! - Bigflo: Ceux qui sont pincés en bas à gauche, c'est en général poulet. - Oli: Tu dis n'importe quoi. - Bigflo: Les gens confirmeront sur les réseaux...

Ou pas. - M.Bouhafsi: Sauce chimichurri. - C.Ferrari: A l'italienne.

Vinaigre, huile, ail, piment, persil, origan et tomate confite. - A.de Caunes: 2 empanadas et au lit! - M.Bouhafsi: C'est parce que c'est A.de Caunes qu'on rigole.

On revient sur votre père, Bigflo & Oli. Il était surnommé Flaco. Il a quitté l'Argentine très jeune, à 18 ans, pour l'Europe.

Il a fait la manche alors qu'il avait tout en Argentine. Il avait senti un appel de l'Europe. - Oli: Il avait cette envie de tenter sa chance et de voir plus loin.

Flo valide les empanadas. Il a une histoire particulière. Il a été dans des cirques.

Il s'est retrouvé dans des cabarets en Autriche. Il a fait la manche en Allemagne. On est super fiers. - Bigflo: Passe-lui un bonjour.

Il nous regarde. - Oli: On l'embrasse très fort. - M.Bouhafsi: Antoine, vous avez présenté pendant 10 ans les César.

C'était magnifique. Vous vouliez rendre hommage à B.Lavernhe. - A.de Caunes: Il a plié le game.

Il y a jamais eu une cérémonie des César aussi réussie que cette année. - M.Bouhafsi: Pourquoi c'est aussi dur de présenter les César? - A.de Caunes: Ca tient à plein de choses.

Ca dépend des enjeux, des films, de l'humeur...

Le travail qu'il a fait avec M.Hamidi, entre autres, c'est magistral. C'est un comédien du Français.

Il a cette discipline dans la préparation, dans l'interprétation. Ce soir-là, tout marchait bien. Il n'y a pas eu de prises de parole intempestives ou à côté de la plaque.

Une petite longueur avec Adjani, mais toute la cérémonie était géniale. - E.Eméyé: Ca va être dur de passer après. - A.de Caunes: Surtout l'an prochain, à 2 mois des élections. - A.Bégot: A la fin de l'année, Oli, vous allez sortir votre 1er EP en solo.

C'est une émancipation? - Oli: Non. C'est juste une petite parenthèse.

Je suis le petit frère hyperactif. J'ai quelques morceaux d'avance, quelques textes que j'ai mis sur le côté. Je les partage.

C'est validé par mon grand frère et supervisé par lui. - M.Bouhafsi: Tout de suite, la photo de la semaine. - P.Larrouturou: Je vous laisse manger Tranquillement.

On va revenir sur les photos marquantes de cette semaine dans "Paris Match". Nous étions très tristes du décès de B.Salomone.

Vous avez choisi les photos qui vous ont le plus inspirés. On commence par Antoine. Cette photo de B.Salomone... - A.de Caunes: L'hommage, c'est que...

Je l'ai croisé sur le tard, à l'époque où il avait fait son spectacle, il y a une dizaine d'années. J'avais été stupéfié par sa virtuosité sur scène et son immense gentillesse. - P.Larrouturou: Et il avait une voix incroyable. - A.de Caunes: Extraordinaire.

Je suis désolé qu'il faille mourir pour avoir la une de "Match". - P.Larrouturou: Vous pensez qu'il n'a pas été assez de son vivant... - A.de Caunes: Il n'a pas eu la carrière qu'il méritait. - Bigflo: Je voudrais rendre un hommage pour tous les fans de "Kaamelott".

Il a joué Caius. Ca m'a fait vraiment mal. - P.Larrouturou: Rosalia, l'autre reine d'Espagne... - Oli: On était à son concert hier ou avant-hier avec Flo.

C'est une artiste que j'ai vu évoluer, que j'ai eu la chance de croiser. C'est l'une des plus grandes artistes de notre génération. - P.Larrouturou: Pourquoi elle? - Oli: Elle mélange plein de musiques différentes.

Elle a mis un coup de neuf dans le flamenco. Elle rend accessible la musique classique. Son concert, c'était un hommage à la peinture.

C'était dingue. - M.Bouhafsi: Ca a dû être un show exceptionnel. - Bigflo: C'est l'un des plus beaux shows actuels.

C'est l'une des meilleures. Si vous connaissez pas trop pour Rosalia, allez l'écouter. - A.de Caunes: Il y a photo et photo.

Le même soir, il y avait D.Byrne à la Nouvelle Scène. - M.Bouhafsi: On peut adorer D.Byrne et en même temps Rosalia. - A.de Caunes: Je ne pouvais pas être aux 2 concerts en même temps. - M.Bouhafsi: Je pensais que si. - A.de Caunes: Antoine 2 Caunes! - M.Bouhafsi: On va jouer au blind-test de vos vies.

On se régale tous. D'abord, il y a le blind-test...

Le principe est simple. Oli adore les blind-tests. Il faut retrouver le nom de l'artiste, pas le titre.

Et ça a un lien avec vos vies. Premier titre... - Bigflo: Mano! - M.Bouhafsi: Bravo, Flo, sur une note. - Bigflo: Manau, un album classique qu'on a beaucoup écouté avec Oli.

Ils mélangeaient le folklore de leur région, la Bretagne, avec le rap. Comme on était très chauvins toulousains, ça nous parlait. - Oli: C'est un des singles rap les plus vendus de l'histoire. - M.Bouhafsi: 1-0 pour Flo. 2e titre... - A.de Caunes: Bruce! - M.Bouhafsi: Quelle élégance!

C'est le Boss. - A.de Caunes: Toujours.

Et il repart en tournée. Il fait une tournée américaine intramuros très politique. - M.Bouhafsi: Vous dites que ça vous aide à mieux aborder la vie et à voir le rêve dans la vie. - A.de Caunes: J'ai dit ça, moi?

C'est un homme extraordinaire. J'ai la chance de le fréquenter de temps en temps. Son travail, son attitude, sa musique...

Tout ça me soutient. - Oli: Tu connais B.Springsteen? - A.de Caunes: Ouais. - M.Bouhafsi: Vous dites que "Philadelphia" était une chanson écrite pour sensibiliser au sida.

Vous êtes un grand président d'honneur de l'association Solidarité Sida. Il faut absolument assister à Solidays. - A.de Caunes: Avec Bigflo & Oli! - M.Bouhafsi: 3e titre... ... - NOUGARO! - M.Bouhafsi: Egalité.

Je suis incapable de dire qui a eu le point. - Oli: Tu étais bien capable... - Bigflo: C'est moi. - M.Bouhafsi: "Toulouse" de C.Nougaro.

Il faut la chanson 5 pour déterminer qui va gagner. ... - Oli: "Pokémon"!

Ca va me durer des semaines entre frères... - Bigflo: Tu as dit que tu étais le meilleur en blind-test. - M.Bouhafsi: C'est vrai. "Karma" est disponible.

Vous serez bientôt en tournée dans toute la France. 5 dates exceptionnelles. Les 19 et 20 octobre à l'Accor Arena à Paris.

Il faut venir voir votre spectacle sur scène. Ca dure 2 heures 30. A.de Caunes, le 8e numéro de "Vieux" est disponible.

B.Fougère, "L'âge, c'est dans la tête" est disponible. Tout de suite, sur France 3, il y a de la musique et de la curiosité.

Il y a les Victoires de la musique classique. On était heureux de vous réunir tous. - A.de Caunes: Ca fait beaucoup, non? - M.Bouhafsi: Non.

La bienveillance et la gentillesse, ça paye pas. Vous avez raison, A.de Caunes!

Je l'aime trop. Merci à tous et à demain.