Poutine sous pression
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les micros du G7 ont aussi surpris une conversation entre V.Zelensky et E.Macron qui raconte bien l'atmosphère qui y régnait hier. - L'Amiral Grigorovitch, une frégate russe de 80 000 t, 125 m de longueur dotée d'un arsenal militaire surpuissant.
Face à un navire de croisière sous pavillon britannique 10 fois plus petit. Le face-à-face avait fait les titres des journaux anglais. - Des marins à bord d'un navire de guerre russe aurait tiré en direction d'un yacht dans la Manche. - Nous savons que cet incident s'est produit vers midi, à 20 km au sud de l'île de Wight. - C'est la 1re fois que la marine russe ouvre le feu si près des côtes britanniques et françaises.
Moscou assure que son navire voulait éviter une collision. Les fusées et les signaux sonores utilisés n'auraient pas suffi. ...
Selon la marine britannique, 450 m séparaient les 2 bateaux, pas de quoi justifier l'usage de tirs, surtout que le couple à bord du yacht, des retraités de 68 et 70 ans, assurent qu'ils n'étaient pas dans la trajectoire du navire russe. - Ils ont donné 5 coups de corne, ce qui signifie "est-ce que vous nous avez vus?" Nous avons immédiatement viré de 2 degrés sur bâbord pour qu'ils voient que nous avions délibérément changé de cap.
Une minute ou deux plus tard, ils ont donné 5 autres coups de semonce immédiatement suivis de 4 à 5 tirs d'arme légère. - L'Amiral Grigorovitch patrouillait le long des côtes britanniques depuis plus de 2 mois, escortant des pétroliers appartenant à la flotte fantôme russe. Le Premier ministre K.Starmer joue l'apaisement et évoque une précaution du navire russe. - K.Starmer: Ce qui s'est passé dans la Manche était imprudent.
Le ministère de la Défense a procédé à une évaluation. Il s'agissait de tirs d'avertissement. - K.Starmer refuse d'y voir des représailles.
Il y a 2 jours, des commandos de la marine britannique montent à bord de ce navire, un des navires de la flotte fantôme. Il transportait du pétrole russe. Il est arraisonné et saisi.
Mais la Russie assure qu'il n'y a aucun lien entre les 2 incidents. Moscou fait profil bas à l'heure où les Européens poussent pour intensifier la pression. Recentrer Trump sur l'Ukraine, objectif clairement affiché hier à Evian, lors du sommet du G7. - E.Macron: Est-ce que tu as besoin qu'on organise des entretiens? - Tête-à-tête organisé.
D.Trump et V.Zelensky renouent le dialogue.
Le président américain a même félicité son homologue ukrainien pour la performance de son armée. - D.Trump: La Russie devrait conclure un accord.
La seule raison pour laquelle je m'en mêle, c'est que je n'aime pas avoir 25 000 jeunes mourir par mois. Chaque mois, 25 000 personnes meurent. Des jeunes qui commencent leur vie.
Ils partent au front et se font exploser. L'Ukraine perd aussi beaucoup de monde. Tout ça est ridicule.
Vous voyez, je vais faire tout ce que je peux. - Les Etats-Unis ont soutenu la déclaration commune des chefs d'Etat du G7 convenant d'accroître la fourniture à Kiev de capacités de défense aériennes et de longue portée. - A.Casse: On va vous raconter les coulisses du G7 dans un instant.
D'abord, une question. - Gal D.Trinquand: Toujours.
Un bateau a toujours une mission de renseignement. Donc peut-être sa mission de protection, mais aussi du renseignement. - A.Casse: Que sait-on du tête-à-tête entre V.Zelensky et D.Trump?
On entendait cette discussion entre E.Macron et V.Zelensky sur une discussion tendue avec D.Trump ce dimanche.
Qu'est-ce qui a changé? - I.Lasserre: Au risque de vous décevoir, je serais tentée de dire "pas grand-chose".
L'ambiance est bien meilleure que celle qu'on avait connue, que V.Zelensky avait connue dans le bureau Ovale. Il a cessé de se faire humilier brutalement par D.Trump.
C'est sans doute en grande partie parce que D.Trump a dû abandonner les négociations. - A.Casse: On voit la photo.
Ca contraste avec l'humiliation dans le bureau Ovale. On les voit proches. - I.Lasserre: D.Trump lui avait dit qu'il n'avait pas de cartes en main.
V.Zelensky est en train de récupérer du terrain. En Ukraine, il a des cartes en main et est capable de faire exploser des raffineries en plein coeur de Moscou.
En termes de rapports de force, D.Trump, qui ne comprend que le rapport de force, le méprise un peu moins. Sur le fond, tout ça peut être de la communication et des mots.
D.Trump dit qu'il va faire tout ce qui est en son pouvoir pour le faire...
Il a déjà essayé et ça n'a pas marché. V.Poutine, pour l'instant, ne veut pas d'une paix qui ne soit pas à son entier avantage.
D.Trump n'a pas réussi à le faire plier. Ce qu'il a dit aux journalistes après avoir vu V.Zelensky, c'est un message différent.
C'est: "Je ne veux pas me mêler de ça. Ca ne m'intéresse pas." En gros, l'Ukraine est le problème des Européens.
Ce qui l'intéresse, c'est de vendre des armes aux Ukrainiens, juste le fait de vendre des armes. - A.Casse: Il y a ce que raconte le journaliste du "Point".
Il nous dit que V.Zelensky a l'habitude de venir avec des photos. Dans le bureau Ovale, ça n'avait pas ému Trump.
Là, il a apporté des photos d'une cathédrale détruite. Ca aurait apporté une franche désapprobation de Trump. Une autre source française dit: "Dans la grille de lecture de D.Trump, le statut des Ukrainiens semble avoir basculé.
Ils ne sont plus des losers mais des winners." - I.Lasserre: Leur statut a basculé.
D.Trump a l'habitude de se contredire tous les jours. Avant le sommet d'Anchorage, en août 2025, qui s'est terminé par une espèce de capitulation théorique de D.Trump face aux exigences de V.Poutine pour soi-disant mettre fin à la guerre, il y avait eu aussi des espèces d'espoirs de reprise de relations avec V.Zelensky.
Il dit ça aujourd'hui. Demain, il va appeler V.Poutine et il pensera exactement le contraire.
S'il espère refaire le coup de son "bad deal" en Iran, ça va être beaucoup plus difficile. Il est tout seul avec les Iraniens. Quand on parle de l'histoire iranienne...
Là, il y a les Européens au milieu. Il s'est un peu dégagé de l'Europe. Ca fait 2 ans qu'il dit que c'est une histoire européenne.
Les Européens l'ont entendu. Aujourd'hui, les Européens, à 95 %, aident l'Ukraine. Les Européens ne lâcheront pas l'Ukraine donc il n'y aura pas de plan de paix sans les Européens. - A.Casse: J'entends votre prudence.
Je voudrais l'éclairage de N.Bacharan. Il y a une musique qui change.
Il y a ce que dit M.Rubio, secrétaire d'Etat, qui dit que selon lui, tout le monde est d'accord sur un point: "L'invasion de l'Ukraine est un désastre pour les Russes. Ils ne seront jamais capables un jour d'atteindre militairement les objectifs qu'ils revendiquent." Est-ce que vous percevez une bascule? - N.Bacharan: Pas une bascule.
Je ne m'attends pas à des actes fondamentaux importants de la part de D.Trump en faveur de l'Ukraine. On ne peut pas nier non plus que ce G7 s'est passé beaucoup mieux que d'autres rencontres précédentes.
Il y a eu comme un échange de bons procédés où les Européens ont flatté D.Trump sur son deal avec l'Iran tout en disant qu'il faudrait rajouter la balistique et les stocks d'uranium. Les Européens ont aussi dit qu'il va donner un coup de main pour le déminage et sécuriser le détroit d'Ormuz.
En échange, D.Trump doit soutenir les efforts envers l'Ukraine. C'est ça, le climat immédiat.
En réalité, il y a encore des armes données par les Etats-Unis qui partent vers l'Ukraine parce que ça date des crédits votés par le Congrès sous J.Biden. Il y a les ventes d'armes qui intéressent D.Trump, qui transitent vers l'Ukraine.
La difficulté principale, c'est le rythme de fabrication, la répartition des besoins...
Je parle côté américain. Les besoins américains ont été accrus par ce qui se passe en Iran. Il y a des besoins de l'Otan et les besoins de l'Ukraine.
La chose importante après cette discussion avec V.Zelensky, c'est l'approbation par Trump
Emmanuel Macron