Enseignement privé sous contrat : un financement opaque ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour Christopher weisberg merci d'être dans ce studio vous êtes le député renaissance des Français de l'étranger co-auteur avec votre collègue de la France insoumise Paul Vanier d'un rapport sur l'enseignement privé que vous rendez aujourd'hui dans ce rapport il y a d'abord le constat 2 millions d'élèves sont aujourd'hui scolarisés dans le privé ça représente quoi 10 % des élèves à peu près he un peu non un peu plus 17 % des élèves plus 17 % donc près de 20 % jusqu'à 50 % d'ailleurs dans certains dans certaines régions hein c'est le cas de la Bretagne notamment est-ce que vous nous révélez ce matin sur RMC c'est que ça coûte cher à l'État et qu'on sait pas exactement ni combien ni à quoi sert cet argent c'est-à-dire alors j'aiécouté un de vos auditeurs qui disait on devrait tout mettre dans le public faut quand même savoir que c'est pas une exception française ce privé sous contrat le privé sous contrat ça existe à peu près dans tous les pays nous on est en 10e position au niveau du financement c'est-à-dire que l'État finance à peu près à 75 % à hauteur de 75 % le les frais du privé donc c'est exigeant c'est très important c'est une dépense importante qui nécessite plus de contrôle mais c'est pas une exception française et ce serait donc un peu étrange de vouloir le supprimer et d'être une exception française en nayant pas de priv là vous mettez ce préambule aussi parce que on le sent bien il y a une crainte de rouvrir une forme de guerre entre le public et le privé on a vu d'ailleurs au moment de des révélations sur l'école d'Amélie des enfants d'Amélie ou des casttera à quel point tout cela était inflammable et donc c'est absolument pas l'objectif bah non parce que ce serait en fait ce serait le pire je dirais que une des raisons pour laquelle ça ça fait à peu près 40 ans qu'on on s'intéresse moins au problème c'est justement par la crainte un peu fantasmée parfois que on ravive la guerre scolaire qui a été à son apogé au moment de la loi SAVARIE dans les années 80 avec François mitteran qu'est-ce que vous dénoncez au fond il faut repréciser les choses les professeurs eux sont payés ils sont payés par l'État tout comme les professeurs des établissements publics ce qui différenci c'est l'argent des collectivités territoriales ça se chiffrerait à une dizaine de milliards d'euros c'est ça entre 10 et 12 milliards d'euros alors si on regarde bien il y a à peu près 8,2 milliards d'euros qui sont financés par l'État comme vous dit à 90 % ce sont les salaires des professeurs il y a 1,8 milliards qui correspondent aux collectivités territoriales donc c'est des sommes très importantes et ceux dont on s'est aperçu c'est que dans l'évaluation de tout ça parce que il y a différents financements on n pas une vision très précise de ce que coûte par que une partie c'est officiellement pour financer le patrimoine de ces écoles une autre partie ça va être quoi ça va être des associations ça va êre au fond on ne sait pas exactement ni à combien ça se chiffre ni pour quelle visée précise et c'est ce que vous dénoncez vous demandez plus de transparence moi je voilà exactement moi je pense que le l'important l'essentiel pour éviter ces fantasmes c'est qu'on ait une véritable transparence de ce qu'on dépens de ce que les collectivités dépensent de ce que l'État dépense et que en échange parce que on fait une délégation de service public il faut aussi que le privé se plie à davantage de contrôle qu'on sache pourquoi il dépense quand ils font des erreurs quand ils font des fautes il faut que l'État puisse reprendre la main puisse exiger un certain nombre de Ch vous pensez à quoi quand vous dites erreur ou faute qu'est-ce qui pourrait qu'est-ce qui serait passé sous les radars il y a les cas emblématiques on pourrait revenir dessus de Stanislas par exemple mais je dirais que ça c'est presque l'arbre qui cache la forêt globalement ce sont des acteurs qui se comportent bien qui ont une mission de service public et qui l'appliquent mais parfois on va apercevoir soit des exceptions je dirais à la à la règle qui est établie par la loi de Bray par exemple des cours de catéchèes qui pourraitêtre donné sur l'argent qui est donné public ça par exemple c'est pas accepté par la loi et donc il faut pouvoir le contrôler et il faut qu'ensuite le le l'état puisse trouver des réponses à ces problèmes alors évidemment au moment où vous vous citez cet exemple on pense au collège Stanislas c'est donc le collège assez emblématique d'abord parce que c'est un des meilleurs lycée collège lycée de de France mais aussi parce que c'est un des plus sélectif et que les enfants d'Amélie oua ctera il étaient ils sont d'Ille d'illeurs scolarisé autour de ce collège Stanislas il y a eu une enquête qui a été menée qui laisse entendre que des cours de catéchisme aurait été donné de manière obligatoire à tous les élèves ce qui est strictement interdit quand on est un collège ou un lycée sous contrat il peut y avoir des cours de catéchisme qui doivent être obligatoirement optionnels pourquoi il y a pas pourquoi il y a pas de conséquence à ça bah il y en aura peut-être c'estàd qu'il y a eu un rapport de d'inspection de l'Académie qui était assez assez sévère il faut le dire hein et donc euh l'État leur a dit il faut que maintenant vous appliquez les règles euh il y aura des contrôles et tout l'objectif nous mais là il y a eu un contrôle il il n pas été ce que je veux dire c'est que est-ce que est-ce qu'on peut justifier que ce contrôle n''est pas été suivi de fait ou de décision c'est d'ailleurs ce que dénonce votre comp ou et puis il a raison ce serait inacceptable si euh après avoir eu ses recommandations le le l'établissement en question n'est pas en mesure de se rattraper de régler les problèmes et il y en a d'autres hein qui sont parfois même assez graves et ben L Stanislas ou il y avait des fait homophobie il y avait des faits de groupe vous savez des groupes de filles et de garçons qui dis on est désolé on va changer ça suffit ah non il faut qu'on le contrôle c'est tout c'est tout notre objectif a des inspecteurs qui puissent vérifier que ces comportements là ont été corrigés mal à comprendre que vous disiez en fait il y a eu un contrôle il y a eu des conclusions donc la conclusion c'est qu'il faut qu'il y a des contrôles non il faut qu'il change il faut qu'il change leur comportement il faut que ça s'arrête il faut qu'il soit il respecte les règles et on refera un contrôle le risque ultime la sanction ultime c'est que ça sorte du contrat la question c'est aussi la mixité sociale je voudrais juste un mot avec gaell parce qu'elle nous a appelé au 3216 et elle est directrice d'une école élémentaire publique bonjour Gael un mot un mot précis parce que l'une des choses aussi une unee des conclusions de ce rapport c'est aussi la la question de la mixité scolaire de la mixité sociale et c'est un des points aussi sur lesquels vous vouliez intervenir et dire la différence entre le public et le privé Gael alors oui alors moi je vais parler pour Paris et la Bretagne la Bretagne c'est encore culturel c'est différent il y a autant d'écoles privées que d'écoles publiqu des fois les écoles privées sont plus proches de domicile comme votre auditeur de ce matin h donc voilà moi ça me pose pas de problème euh mes filles sont allés dans le privé finir leur bac parce que ben en fait il y avait pas de lycée qui pouvait les accueillir donc j'ai pas de souci avec ça par contre là où j'ai un souci c'est quand votre chroniqueur dit le niveau est meilleur alors il ne peut être meilleur parce que en fait j'ai euh j'ai moi des parents qui viennent me voir pour me demander les LSU donc les livrés euh avec des bonnes appréciations parce que les lycées les collèges privés euh du secteur prennent les meilleurs élèves h c'est tout simple question c'est une question c'est une question de de de sélection et ça ga je voudrais que le député puisse y répondre et promis je poserai aussi la question à la ministre de l'Éducation nationale tout à l'heure Nicole Boubé qui sera mon invité à 8h30 je m'appuierai sur votre témoignage Gael Christopher weisberg sur cette questionl on se souvient que notamment papendia avait beaucoup insisté sur la nécessité des écoles privées d'avoir une sorte de contrepartie qu'on échange des subventions et ben on leur demande une mixcité sociale plus grande est-ce qu'il faut mixité sociale et question de niveau prendre des élèves y compris des élèves qui sont moins bons est-ce que là-dessus il faut engager davantage de contrôle ou davantage de contrepartie alors oui c'est ce qu'on promet dans dans notre rapport il y a plusieurs points la première c'est que alors que pendant très longtemps on avait un peu mis le sujet sous la T sous le tapis on est en train de le remettre sur la table justement et donc donc typiquement papend on a souvent parlé de sa du protocole qu'il avait fait avec le le secrétariat général deenseignement catholique il y avit un autre point dont on a moins parlé c'est que aujourd'hui dans l'attribution des ressources il y a 30 % qui sont attribués des des enseignants qui sont attribués au privé sur des critères sociaux donc sur un IPS qui est plus faible donc ça existe déjà et nous ce qu'on recommande enfin moi ce que je recommande parce qu'on a des parfois des recommandations qui peuvent diverger d'autres qui sont communes c'est que ces 30 % ils soient inscrits dans la loi et qu'on le sache dans la loi ou plutôt au ça fait aussi partie de votre de votre demande de davantage de transparence aussi un autre point qui est important c'est que comme l'a dit votre la votre intervenante parfois certains établissements privés se délestent d'élèves qui ne seraient pas au niveau nous ce qu'on recommande moi ce que je recommande c'est que à chaque fois que un établissement dit qu'un élève n'a pas le niveau ou n'est pas n'est pas un comportement irréprochable et qu'il soit sorti du l'établissement que le recteur valide ou non ce choix de l'établissement Pr merci Christopher weisberg d'être venu nous donner vos conclusions je rappelle que vous êtes donc député renaissance des Français de l'étranger et co-auteur de ce rapport sur l'enseignement privé merci à [Musique] vous
Christopher Weissberg