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InterviewTMC / Quotidien (sur YouTube)· 2 septembre 2026 17 minAutoproduitActualité / polémique

Le Pen et Mélenchon au second tour, ça se précise ? L'analyse du patron d'Ipsos

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Bris rebienvenue sur le plateau de quotidien. Comment allez-vous ? Très bien et vous-même.

Très bien. Très bien merci. Voici une partie de l'équipe et voici le public directeur général délégué Dipsos figure incontesté de l'opinion des Français et de l'analyse politique.

OK. Pour nous aider à prendre un peu de hauteur parce qu'on a un peu de mal même après une semaine, on a un peu de mal. Alors, quel est l'état d'esprit des Français en cette rentrée ?

Quel est l'état d'esprit de brise teinturier en cette rentrée ? On commence par l'état d'esprit de Brise ceinturier. Est-ce que c'est une rentrée normale pour vous ?

Pas tout à fait normal. C'est un mélange à la fois, moi que j'éprouve d'excitation et d'inquiétude parce qu'on est sur une présidentielle, je crois, totalement atypique avec des choses probablement jamais vu inédite. Je vais essayer de vous dire pourquoi un petit peu.

Et du coup, ça crée de l'excitation parce que c'est passionnant que la politique c'est quand même ma passion depuis une bonne quarantaine d'années, mais un peu également de de vigilance, d'inquiétude parce qu'on ne sait pas dans quoi on peut basculer. Et jusqu'à maintenant, il y avait beaucoup d'incertitude à chaque fois, mais peu ou prou, les règles du jeu étaient calées. Euh le système, on le voyait plus ou moins bien, mais on le voyait quand même un peu.

Là, c'est une autre affaire. Est-ce que Est-ce qu'on peut dire que vous êtes plus inquiet que d'habitude ? Est-ce que vous avez musclé votre équipe aussi ?

Voilà. Alors, vous m'avez présenté comme étant directeur général délégué d'IPS, c'est l'IPSOS BBA puisque nous avons acquis BVA et donc les équipes effectivement sont beaucoup plus nombreuses, beaucoup plus musclées encore et nous formons je crois une équipe nouri expérimentée. En tous les cas, on va essayer de faire le meilleur travail possible pendant cette présidentielle.

Bris, regardez juste ce qui se passe en ce moment dans les médias et sur le terrain depuis quelques jours. Bonsoir Anor Coudret. Annecler Coudret.

Lna est avec nous. Bonjour Édouard Philippe comment on vous dévoilera le tout dernier sondage. Raphausman c'est une chouchou des médias.

Écoutez le candidat en une semaine je le rattrape déjà dans le sondage des oui Jordan Bardella qui fait son arrivée à la foire agricole Olivier Fort s'exprime je suis candidat. Nous sommes dans une campagne qui commence très très tôt. J'ai pas mis ce matin ma petite culotte de chou pour me faire brûer le derrière par les petits lapins.

C'est extraordinaire. Nous sanctionnerons le port du voile. Ce sont des populistes.

Si on avait un doute, ça y est, la campagne est lancé. Terminable pour de On a 34 candidats moment et ouais, c'est moins d'une semaine hein. On a vraiment compilé les images en en y allant rapidement parce que ça va trop vite en ce moment.

Comment vous qualifiez ce début de campagne ? D'abord, on est dans en plein déjà dans la campagne. Elle a effectivement démarré ce qui est quand même un peu étonnant par rapport aux autres présidentiels.

On avait plutôt une longée en puissance. Là, on voit bien, on sent bien que ça y est, on y est. Pourquoi est-ce qu'il y a tant de candidats ?

C'est pas le signe de la force du politique, c'est l'inverse. C'est parce que le politique c'est considérablement affaibli et du coup, il n'y a plus de procédure clair de sélection des candidats, de procédures naturelles. Aucun candidat ne s'impose naturellement.

Enfin, il y a des chefs de parti, des candidats sauf le P Mélenchon quand même. On va y venir. On va y venir.

Mais mais du coup la la plupart des candidats hors Mélenchon et Le Pen et bien ont du mal à à trouver leur système de sélection. Pour les uns et moi je crois que c'est un très mauvais système. Ils s'en remettent au sondage d'opinion donc à au français tel qu'on va mesurer.

C'est un mauvais système. Oui, j'ai écrit une tribune là-dessus. Euh je pense que les primaires sont avec leurs inconvénients un meilleur système que les Mais pourquoi ?

Pour des raisons très simples, quand est-ce qu'on arrête les compteurs avec les sondages ? On se dit si vous prenez par exemple Philippe Atal puisque c'est bah c'est problématique du coup parce que ces deuxlà comptent sur vous hein pour se décider à la fin pour se réunir pour savoir qui va porter les couleurs du centre pour les mesures. Mais non précision importante quand même.

Mais on arrête les compteurs quand ? En novembre, en décembre, en janvier. Euh, on se dit que qu'est-ce qui va faire l'arbitrage ?

C'est deux points d'écart, tr points, 4 points. Donc, vous voyez bien que c'est une solution potentiellement très imparfaite. Et s'il ne se départage pas dans l'opinion, c'est arrivé, souvenez-vous avec Xavier Bertrand qui avait une petite avance mais pas décisive.

Donc il y a plein d'inconvénients à s'en remettre au sondage d'opinion, pas parce que ce serait des instruments épouvantables, parce que simplement les règles du jeu, il faut se mettre d'accord sur quand et avec quel niveau de de différence entre les différents candidats. En 2022, vous parliez d'une campagne TFAL parce que toutes les idées n'accrochaient pas personne, en tout cas les Français n'étaient pas touchés par les thèmes qui étaient abordés pendant cette campagne. Là, c'est une campagne comment ?

C'est une campagne quoi ? Ah, ça serait une campagne beaucoup plus rugueuse. Je pense qu'il y a des tas de choses qui vont accrocher au contraire. parce qu'on est dans une campagne véritablement perçue dès maintenant par les Français à 87 % comme historique ou décisive.

Qu'ils en attendent beaucoup, qu'il déclare s intéressés à 85 %. C'est élevé hein quand même. On est on est fin au début septembre.

Et pourquoi ? Parce que il y a justement cette montée des populismes qui considère que l'état du pays dans lequel nous sommes provient de 40 ans passés de de gouvernants qui ont mal fait leur job. Et c'est quelque chose qui imprègne beaucoup de Français et pas simplement ceux qui vont voter pour ces candidats de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon ou du RN Marine Le Pen.

Il y a vraiment le sentiment qu'on est à un moment décisif où bou système que la France est en déclin 85 %. Les Français sont un niveau de mécontentement que je n'ai jamais vu. Quand vous leur demandez vous avez le sentiment d'appartenir à une France apaisée où tout va bien, à une France mécontente mais pas forcément en colère ou contestatrice ou à une France en colère et qui veut contester.

Alors il faut saluer les 2 % de Français qui dans leur dernière enquête nous ont dit "J'appartiens à une France apaisée". Oui. Et où je suis satisfait 2 %.

Non, non, mais on en sourit, mais quelles sont les thématiques qui vont ? Et juste encore un point, c'est euh la majorité maintenant, ce qui est nouveau, la majorité nous dit, "J'appartiens à une France non seulement mécontente mais en colère." Et ça c'est un des moments du populisme quand vous considérez que le pays est à un niveau épouvantable en terme de de déclin ou de résultat que vous commencez à globaliser ce qu'on voit dans nos enquêtes, la responsabilité sur l'ensemble des gouvernants et bien c'est un moment populiste, c'est-à-dire qu'on peut céder à une ça veut dire que l'extrême droite ça va gagner si on vous écoute depuis 2 minutes et dem Non non on va revenir sur intention de vote si vous voulez il y a d'autres freins qui vont intervenir.

Ce que j'essaie de décrire, c'est l'état d'esprit des Français qui se disent aujourd'hui, il faut peut-être renverser la table, il faut peut-être quelque chose de nouveau. Avant les campagnes, elles se sont faites toujours sur le va se traduire dans les urnes. Bah, l'état d'esprit, on va le suivre et on va voir s'il se calme ou si au contraire la dynamique de demande de radicalité se poursuit.

Les français se sont radicalisés. Il y a une radicalité qui est en hausse parce qu'il y a ce sentiment qu'il faut peut-être aller chercher des solutions qu'on a jamais essayé tant la responsabilité des gouvernants passés de droite de gauche de droite et de gauche semble au français bien finalement non seulement très forte mais très forte dans un échec puisque le constelaat c'est on est en déclin les finances partent en quenouille il y a de multiples problèmes dans la fonction publique à l'hôpital et cetera donc il y a cette idée et c'est ça le populisme, vous avez passé des images de Miley. C'est quand en Argentine c'est arrivé et dans d'autres pays aussi, c'est quand on s'est dit le temps est peut-être venu d'aller essayer ce qu'on avait jamais essayé.

Oui. Ce que j'essaie de l'écrire, c'est dire dans la tête de nombreux Français et pas seulement ceux qui votent donc aux extrêmes, il y a ce sentiment. Donc il y a plein de conséquences.

Alors justement Brise teinturier dans les sondages, il y a souvent les mêmes sept personnalités qui sont testées. On va les voir tout de suite et on va commencer par ce second tour, Le Pen Mélenchon qui nous est qui nous est prédit le taux de probabilité pour que ça se passe vraiment. Alors là, vous êtes sur donc des résultats de premier tour.

Oui. Euh d'abord arrive en tête. Ouais.

Oui, à 9 mois d'une d'une campagne, je ne cesse de le répéter. Euh nous avons commencé d'ailleurs nous des intentions de vote présidentiel de premier tour à partir seulement de ce mois de juillet parce que je considère que c'est tellement fragile auparavant que il faut se calmer. On commence à le faire pour avoir un point.

C'est pas crédible. Pourquoi vous le faites ? Mais c'est c'est pas que c'est pas crédible, ça dépend si vous dites la crédibilité des enquêtes d'opinion, c'est par rapport à leur caractère prédictif.

Bon, si je vous dis vous pensez vraiment qu'un sondage d'opinion réalisé 9 mois avant le scrutin alors que la campagne n'a pas démarré, ça va vous donner le résultat final. C'est Oui, mais du coup, vous vous rendez compte de la responsabilité que vous avez vous les sondeurs. C'est-à-dire qu'on est à effectivement à 8 mois d'élection présidentielle.

Vous balancez des chiffres comme ça effectivement avec merci de ne pas globaliser, de dire les sendeurs, vous balancez et cetera. Moi je suis en train de vous dire a raison que je l'ai toujours fait ainsi. On démarre à peu près un an avant le scrutin pour avoir un point zéro pour comprendre pour voir ensuite l'évolution.

On démarre pas pour dire ça y est Pierre Paulou Jacques qui va l'emporter. Ça c'est absurde. Est-ce que j'ai tort quand je dis que les sondeurs aujourd'hui les sondages globalement et ben influencent carrément la campagne présidentielle et ça c'est quand même dangereux.

Il y a plein de présupposés hein dans ce que vous dites parce que les sondages ou les sondeurs influencent influencent qui influence à partir de quoi le débat médiatique le débat public et les candidats eux-mêmes qu'ils aient des effets dans le débat public c'est incontestable c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles je ne fais pas de second tour nous ne faisons pas Ipsos BVA de second tour dès maintenant parce que je pense que là on introduit une donnée dans le débat public qui est beaucoup trop fragile. On l'a encore vu en 2024 quand les électeurs ont les résultats du premier tour, ça peut changer beaucoup de choses. Donc on démarrera nous des seconds tours mais un peu plus tard en fin d'année ou en début d'année, on verra suivant la situation.

Maintenant, c'est utile, c'est intéressant d'avoir des enquêtes de premier tour. Ça vous donne quand même des rapports de force, ça vous donne des niveaux, ça vous décrit un état d'esprit. Qu'est-ce qu'on saurait de cette campagne si on avait pas ces enquêtes qui nous disaient Marine Le Pen est entre 30 et 35 % ?

Ça dit quelque chose malgré tout sur l'état du pays. Oui, mais ce sont les sondeurs qui décident qui sont les personnalités politiques, les candidats qui sont testés. Don ça veut dire que vous donnez de la crédibilité à certains et pas à d'autres.

Mais là encore précisé, j'ai envie de dire mais bah regardez ce que nous nous présentons comme liste de candidats. On essaie d'être le plus cohérent possible. Donc on ne peut pas multiplier ce que vous avez rappelé le nombre de candidatures qui tous les jours arrivent.

Il faudrait démultiplier le nombre d'attentions de vote. Donc d'abord, on part de ceux qui sont déclarés ou même s'ils l'ont pas tout à fait formellement encore dit, ont de fortes chances d'être des candidats ensuite. Et on attend pour les candidats qui évidemment témoignent et cetera, mais on attend d'avoir un peu plus de crédibilité.

Vous prenez les candidats déclarés ou quasi déclarés ou qui l'était lors des élections présidentielles précédentes. Vous avez déjà quand même une liste, allez d'une dizaine de personnalités. Vous vous dites que c'est la vérité qui va être le grand enjeu de cette campagne.

Ça veut dire quoi ? Ben ça veut dire que je pense qu'on est dans un moment de rupture potentielle et pas de changement. Le light motive les campagnes précédentes, c'était le changement, le changement maintenant, le changement et cetera.

Et là, c'est la vérité. Là, je pense que la grande affaire de cette élection présidentielle perçue comme décisive ou importante par 87 % des Français, c'est parce qu'ils se disent pour la première fois, peut-être avec une telle intensité, qu'est-ce qui se joue dans ce qu'on doit désigner comme modèle politique et comme leader pour avoir bah ce que les Grecs appelaient la cité juste ? C'est pas simplement la vérité de l'information.

C'est la vérité de l'information. C'est aussi un des débats, les informations vraies, les fake news et cetera. Vous avez vérité alternative, ça va au-delà.

Je pense qu'il y a une interrogation très profonde sur bon finalement ce camp de la raison d'un côté ou dit de la raison d'un côté et l'autre camp de l'autre dit populiste, est-ce qu'il y a pas s'interroger profondément sur qui a raison et c'est pour ça que le populisme est si s'il ne s'agissait d'expliquer le RN que par l'immigration les explications classiques qui sont pertinentes, hein, on ne parviendrait pas à expliquer pourquoi il est si élevé. Ça veut dire que le RN est perçu comme le parti de la vérité. Non, ça veut dire qu'il y a, c'est pas ça que je veux dire, c'est qu'il y a une interrogation chez les Français qui n'avait pas à ce point auparavant et qui consiste à se dire "Mais finalement, est-ce qu'ils n'ont pas raison ?

Finalement, est-ce qu'il faut pas une rupture très profonde ? Finalement, quand on nous dit ça serait de la folie et cetera, est-ce que il y a pas quelque chose à qu'on a jamais essayé avoir de la valeur Après chacun se moi je ne prends pas partie évidemment j'essaie de dire que cette interrogation sa profondeur son intensité qui se nourrit des résultats que je vous ai donné de la colère du sentiment de déclin de gâchi et cetera, il prend une intensité qui fait qu'il y a une interrogation qui va au-delà des campagnes précédentes classiques. On va changer et cetera.

C'est pas on va changer. C'est plus proche de 80 avec l'idée de rupture. Est-ce qu'il faut une rupture ?

Est-ce qu'il faut renverser la table ? Est-ce que la vérité c'est pas avec des solutions diamétralement différentes ou est-ce que non ce serait pour le coup une aventure et quelque chose d'extrêmement négatif ? Il faut des propositions certainement radicales pour les candidats qui veulent ne pas être dans ce dans ce populisme ambiant et malgré tout se faire entendre.

Mais il ne faut pas basculer dans cette idée du peuple et des élites, des élites qui ont failli euh et la représentation du peuple par le RN ou ou la France insoumise. On va parler des euh thématiques de ce début de campagne, le voile, erreur aux stratégies du RN, marqueur classique du RN qui cherche à s'imposer à nouveau dans le débat sur sa ligne qui est une ligne populiste, le peuple contre les élites. des élites qui ont failli notamment parce qu'elles n'ont pas réussi à admettre et à régler le problème de l'immigration selon Marine Le Pen.

La même façon que Jean-Luc Mélenchon et tous les médias ont embrayé derrière, ce soit pour Jean-Luc Mélenchon ou pour Marine Le Pen, a fait sa rentrée politique autour de sa proposition sur on annule 18 % de la dette. Et bien à chaque fois ça produit les mêmes effets. Chacun est sur ses marqueurs et chacun entend dire avec moi il va y avoir une vraie rupture et ça va marcher.

Je moi j'ai peut-être enfin une analyse peut-être un peu différente. J'étais un peu surpris que le Rassemblement national commence par là. Pour la première fois de son histoire, le Rassemblement national peut obtenir le pouvoir.

Donc présenter une mesure très clivante. Bien sûr, on comprend que ce que veut faire le Rassemblement national, c'est souder son électorat de base. Mais pourquoi ? parce que Marine Le Pen sera obligée de concéder beaucoup de choses dans la campagne si elle veut vraiment accéder au pouvoir sur les retraites, sur les finances publiques, sur l'Europe.

Et donc à son électorat fidèle, elle va aussi proposer des choses qui sont contraires au discours qu'elle lui tiennent depuis 10 ans, 15 ans, 20 ans. Donc là, elle le soude pour ensuite mieux l'amener à accepter des choses que peut-être cet électorat aura du mal à accepter. Donc c'est une scène compliquée, je trouve.

J'aurais bien émettre dans les réunions, ils ont décidé de commencer la campagne par là. Mais c'est pas du tout antinomique. Ça veut dire qu'on commence par un marqueur fort qui soude votre électorat et ensuite on peut adapter éventuellement d'autres mesures.

Et sur quelle thématique elle va jouer cette présidentielle ? Est-ce que vous le savez déjà sur quelle thématique elle va se jouer ? On sait ce que les Français veulent comme thématique et ce qu'ils pensent qu'ils vont avoir de la part des candidats et des médias.

C'està-dire sont les mêmes. Non, justement, ils veulent que l'on parle très clairement. prioritairement du pouvoir d'achat les français là quand vous les interrogez sur il faut qu'on parle de quoi dans cette campagne il nous disent le pouvoir d'achat très haut la sécurité ensuite tout ce qui concerne l'avenir des services publics les retraites et cetera, la dette euh l'immigration mais loin derrière quand même.

Important mais loin derrière. Bon encore une fois le pouvoir d'achat on va dire est et en est en tête pour les Français. Et alors quand on leur dit et les candidats et les médias vont nous parler de quoi ?

Ils vont nous parler d'immigration et de sécurité. Donc il y a un risque très important de disjonction. Je pense qu'ils ont raison et de disjonction entre ce qu'ils souhaitent et ce à quoi ils s'attendent de la part des candidats.

Si les candidats embrayent effectivement sur ce malentendu dès le départ et parlent insuffisamment des sujets qui préoccupent vraiment les Français et bien ça coincera. Maintenant je pense qu'on va parler de tous les sujets parce que il y en a de nombreux qui préoccupent les Français. Juste une dernière question après 10 ans de macronisme, est-ce que est-ce qu'un candidat du centre peut vraiment gagner ?

Et si c'est le cas, Atal ou ou Édouard Philippe, est-ce que ça aura des conséquences dans le pays ? Réponse en deux temps. Quand on demande aux Français si cette élection présidentielle aura des conséquences sur le pays, positive, négative ou pas de conséquences, ils nous disent à 44 % que ça aura des conséquences positives, à 20 % que ça aura des conséquences négatives.

Donc on a les les 2/3 quasiment des Français qui nous disent ça va créer des choses, plutôt des choses positives. Non, ce que je veux dire et c'est massif au RN et du côté de la France insoumise. Donc il y a une énorme attente.

Et pourquoi ? parce que vous avez ce bilan qui pèse, ce déclinisme ressenti. Et donc pour répondre à votre question, il est évidemment beaucoup difficile, beaucoup plus difficile d'aller dans cette élection quand vous portez ou quand on vous fait porter le poids du bilan des 10 dernières années.

M.