Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCI (sur YouTube)· 31 mars 2025 51 min

Condamnée à 5 ans d'inéligibilité immédiate, Marine Le Pen fait appel|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] La suite de cette édition spéciale après la condamnation, le jugement contre Marine Le Pen. 24 autres prévenus dans l'affaire de financement d'emploi au sein du Parlement européen. condamnation exemplaire, retrait, on verra d'une partie de la vie politique.

En tout cas, ce qui est sûr pour Marine Le Pen, c'est que à moins qu'il y ait une surprise en appel, il n'y aura pas de candidature pour l'élection présidentielle. On en parlait il y a un instant, regardez cette autre image et on va en attendre beaucoup. Jean-Luc Mélenchon qui se trouve avec les salariés et les ouvriers d'une usine Sanofi.

Nous sommes dans le Loiret. On attend d'un instant à l'autre la première déclaration euh du patron de LFI à cette condamnation de Marine Le Pen. Chose promise, chose du c'est C Bougou qui prend la parole.

Et oui Valérie, comme quoi voyez tout arrive. C'est la tiens sur ce match d'ailleurs parce qu'on en parlait juste avant de se quitter la fameuse affiche dont tout le monde nous rabâchait les oreilles. Celle qui faisait peur à tout le monde, celle de Jean-Luc Mélenchon face à Marine Le Pen pour le 2e tour de la présidentielle.

Euh oui et celle qui certainement faisait rêver Jean-Luc Mélenchon jusqu'ici et qui d'ailleurs a a communiqué lui aussi pour soutenir en quelque sorte Marine Le Pen, sa meilleure ennemie en expliquant euh en expliquant pardonnez-moi que la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple. Euh et donc c'est intéressant aussi de noter euh là ce déplacement de Jean-Luc Mélenchon, on l'entend plus beaucoup en réalité, on le voit plus beaucoup sur le terrain. Euh c'est c'est pas euh récurrent, j'allais dire que les journalistes sont invités à le suivre.

Euh donc déjà juste sur le plan de la communication, c'est intéressant de le voir s'afficher au côté de salarié pour montrer que lui pendant que Marine Le Pen et euh dans une période de tempête euh se trouve au côté des Français qui ont des préoccupations bien concrètes. Euh donc première chose. Deuxième chose sur sa réaction.

D'abord, elle n'est pas surprenante. C'est vrai que ce duel avait de quoi donner des sueurs froides et des cauchemars au sein du bloc central ou encore au sein de la droite républicaine. On attendra de voir ce qu'il ce qu'il déclarera tout à l'heure.

Moi, ce que je voulais ajouter sur Marine Le Pen, on parlait tout à l'heure de de de savoir si elle allait abandonner le combat politique ou non. J'ai envie de dire step by step, pas à pas. ce soir, elle va déjà avoir un moment fort en venant s'exprimer sur le plateau du 20h de TF1 avec la volonté, comme à l'époque des réquisitions, de prendre l'opinion à témoin.

Euh, ça c'est une première chose. Deuxième chose, c'est vrai qu'elle a eu des propos très durs et on en parlait en antenne à l'instant. Elle a eu des propos très durs sur la justice et ses lieutenants aussi, mais elle est dans une stratégie euh de notabilisation, de respectabilité et donc son enjeu ce soir euh au-delà de contester vigoureusement avec force cette décision de justice, ça va être aussi de de rester, j'allais dire dans la limite du raisonnable parce que une attaque de l'état de droit, un refus d'une décision de justice pour une candidate qui est aujourd'hui favori dans des tas de de sondage et qui en tout cas un socle électoral électoral pardon très fort.

Ça pourrait aussi lui faire perdre des voix. Ces voix qu'elle va chercher les unes après les autres auprès de ceux qui habituellement ont voté pour la droite républicaine qui n'étaient pas de son obédience. Donc ça va être un moment très important aussi sur le plan stratégique.

Voilà petit mouvement de foule. Je dis bien petit parce que nous sommes en direct du siège du rassemblement national. Se trouve depuis maintenant près d'unh30 Marine Le Pen arrivé en premier mais également Jordan Bardella.

On vous retrouve Sylvie Amicon dans un instant parce qu'il y a beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux pas du gouvernement. Vous nous expliquerez pourquoi. Parce que ils n'ont pas le droit de parler.

Consigne donnée par Matignon. Mais on va retrouver Nicolas Laurent et Arthur Grollet. Beaucoup de monde depuis ce midi autour de Marine Le Pen, là où vous vous trouvez au siège du Rassemblement national.

Oui, on continue de scruter les allées venues ici rue Michelange dans le 16e arrondissement de Paris au siège du Rassemblement national. beaucoup de journalistes, vous le voyez derrière moi, des dizaines et des dizaines de caméras, y compris la presse étrangère, mais forcé de constater que pour l'instant ces membres du Rassemblement national, ces cadres du parti, ils sont t à la fois sur les réseaux sociaux où là je scrutais à l'instant les réactions sur Twitter, très peu de tweets des cadres du Rassemblement national, mais c'est pareil à notre micro puisque que ce soit Marine Le Pen, Jordan Bardella, Louis Aliot ou encore Laurent Jacobelli, ils n'ont pas voulu dire un mot aux journalistes présents ici. En fait, pour tout vous dire, ils sont en train de coordonner leur repost, leur contre-attaque.

C'est ce qui est en train de se jouer ici au 5e étage de cet immeuble, de ce siège du Rassemblement national avec autour de la table bien sûr Marine Le Pen entouré de ses fidèles Renault Labé, son directeur de cabinet, Victor Chabert, son conseiller presse et communication bien sûr Jordan Bardella et l'ensemble des portes-paroles du mouvement parce qu'il va falloir distellerer les les éléments de langage. Il va falloir aussi préparer minutieusement peser chaque mot de cette intervention médiatique ce soir puisqu'elle sera l'invité, je rappelle du 20h de TF1. Peser chaque mot alors que la colère est toujours très forte.

On l'a constaté nous journalistes lorsqu'elle est arrivée en début d'après-midi 20 minutes après avoir quitté le tribunal judiciaire de Paris. Elle a demandé au journalistes d'un ton agacé de se pousser. La colère n'était pas redescendue et cette décision judiciaire n'est évidemment pas toujours digérée.

Merci beaucoup Nicolas. Merci à Arthur qui vous accompagne. Sylvia Micon, vous êtes avec nous.

Euh Arthur, il faisait allusion. Beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux. Alors, pas du gouvernement, on explique pourquoi.

Parce que il y a eu un vétoignon. Aucun ministre ne devra parler sur les réseaux sociaux mais également face caméra. Ça n'empêche pas, Sylvia, les autres de s'exprimer et on le verra avec vous et grâce à vous jusqu'à très loin à l'étranger.

Oui, effectivement. Et on commence par Jordan Bardella qui ne s'est pas exprimé effectivement tout à l'heure en arrivant au siège du Rassemblement national mais qui a tout de suite réagi sur X hein. Voilà ce qu'il dit aujourd'hui.

Ce n'est pas seulement Marine Le Pen qui est injustement condamné, c'est la démocratie française qui est exécutée. Marion Maréchal a également réagi il y a quelques minutes. Marine Le Pen menait notre camp sur le chemin de la victoire.

C'est sa seule culpabilité. C'est bien pour cela qu'elle est condamnée. Il a été l'un des premiers à réagir, Eric Sioti pour dire que le destin démocratique de notre nation confisqué par une cabale judiciaire indigne.

He voilà ce qu'il disait. La France est-elle encore une démocratie ? Soulignons également le commentaire d'Éric Zemour.

Ce n'est pas au juges de décider pour qui doit voter le peuple. Et aussi cette réaction de Laurent Voquier, donc toujours à droite candidat à la présidence du parti. Cette décision, dit-il, va nécessairement avoir un poids très lourd sur le fonctionnement de notre démocratie.

Ce n'est pas sans doute pas le chemin qu'il aurait fallu prendre. Voilà ce qu'il dit. À gauche, une réaction de Jean-Luc Mélenchon qui s'exprimera peut-être tout à l'heure mais qui a déjà parlé sur X.

La décision de destituer un élu devrait revenir au peuple, dit-il. Marine Tondelier a également répondu à Jordane Bardella. Voilà ce qu'elle dit.

La justice est la même pour tout le monde. Sa remise en cause par des politiques qui prétendent au plus hautes responsabilités est gravissime et dit beaucoup du peu de cas qu'ils font de l'état de droit. Fabien Rousell pour le Parti communiste appelle à respecter la justice.

Christophe tweet de soutien en France dans l'hexagone mais également à l'international. On va juste écouter Laurent Jacobelli. C'est en direct c'est sur LCI.

Et attendez, soyez patients. Vous savez, l'élection c'est une personne, une rencontre entre une un candidat et et le peuple. Et clairement, les juges ont voulu que ce ne soit pas Marine Le Pen, ils ont voulu les priver de leur candidate naturelle et peut-être d'une prochaine élection présidentielle.

C'est très grave. Qu'est-ce qu'elle vous dit Marie ? Combative.

Qu'est-ce autour de la table ? Par contre, je vais essayer d'avancer. Je vous me permettrai de garder ça pour vous.

Mais euh clairement nous avons bien compris bien compris que le système était dans des sous ressaut qui voulait l'empêcher que une candidate et les électeurs se rencontrent. Très clairement. Très clairement tout est dit.

Par exemple quand on parle de risque de récidive pour que la peine d'ligibilité soit prononcée immédiatement. Quel récidive Marine Le Pen n'est plus député européen. Ça fait 10 ans que le Parlement européen ne nous a rien reproché.

à partir du moment où il nous a dit qu'il n'était pas il n'avait pas la même consécution nous des collaborateurs parlementaires. On voit bien du coup qu'il y a une volonté politique derrière et qu'on est bien au-delà simplement du fait de dire la loi. C'est quoi la suite pour le rassemblement national jour par contre je vais vraiment faire monsieur Jacobi quand vous parler de système tout ça est à l'éc monsieur Jacob quand vous parlez de système qu'est-ce qui différencie au propos du complotisme tout monsieur tout relisez relisez clairement les attendus du jugement et vous verrez bien le système j démocratie très intéressante cette séquence que l'on vient de voir en direct en fait avec Laurent Jacobelli.

C'est la première réaction officielle du Rassemblement national depuis cette condamnation. Il y a tout à l'intérieur euh parce que on a l'argumentaire notamment de cette intervention ce soir attendue aux 20h de TFA et sur LCI de Marine Le Pen. Il y a du système, il y a la volonté, il y a un état de droit qui n'existe plus.

Oui, très sincèrement, je pense que Laurent Jacobelli sera un des seuls à s'aventurer à parler à parler avant Marine Le Pen. Peut-être son passé d'homme des médias qui le rattrapent cette envie de de réagir. Il a peut-être même été lâché comme ça pour ça aussi.

S'il sort et il s'exprime, il sait quand même qu'il y a un troupement de journalistes et qu'on attend bien évidemment une parole. Donc c'est c'est peut-être fait également exprès. De toute façon, en ces circonstances, il est très difficile effectivement d'échapper, comme on le dit dans le jargon à la meute des journaliste. reste qu'il a posé les lignes rhtoriques qui vont être celles empruntées par le Rassemblement national dans les heures et les jours à venir avec notamment l'accusation du système, la mise en cause d'un système qui a voulu interférer dans la rencontre entre les Français et leur candidat leur supposé candidat naturel que serait Marine Le Pen.

Évidemment, l'argument des Français qu'elle représente sera sans cesse mise en avant à Forceori parce que nous sommes au lendemain d'un sondage IFOP pour le journal du dimanche qui l'a placé à 37 % à l'élection présidentielle de 2027. Et si vous voulez, c'est évidemment ce au-delà du pouvoir des juges, c'est probablement sur le terrain très glissant de la mise en accusation de l'état profond un petit peu à l'instar de ce que l'on voit pratiquer avec Trump aux États-Unis que vont s'aventurer les orateurs, les porte-paroles du Rassemblement national au risque au risque de mettre en risque la stratégie qui était la leure depuis très longtemps de respectabilisation. Exctement, c'est exactement ce que disait Sylvia.

Mais c'est c'est très intéressant le système judiciaire, la volonté politique, la volonté judiciaire. Bien au-delà de dire le droit et la loi, le système système. C'est même c'est vaah au-delà du système justifire, c'est le système, c'estàd c'est une référence, ce que disait d'ailleurs un de vos collègues, c'est une référence complotiste assez forte et donc ça témoigne d'une sans doute d'une colère mais d'une radicalité dans la réponse qui est bon.

Et si certains poussent à ça, c'est queil y a c'est aussi en il faut lire ça comme étant une radicalité qui limite aussi un certain nombre de possibilités externes. On envisageait dans déjà visiblement trop rapidement euh la possibilité d'une convergence de d'une partie de la droite et l'extrême droite. La notion de système renvoie euh quand même à un blocage et à une fermeture.

Peut-être que certains souhaitent d'ors et déjà ancrer l'idée de la fermeture du RN et non pas de son ouverture. Certains si Laurent Jacobli est quand même infidèle pardon mais s'il utilise ces mots s'il sort du siège du rassemblement national alors que l'on sait que Marine Le Pen je parlais à tous l'état majorier avant cette grande interview ce soir au 20h de TF1 voilà c'est pas enfin moi je je pas trop théoricien du complot donc s'il sort a priori on lui a demandé de sortir c'est c'est pas dit franchement franchement c'est pas dit parce que la stratégie de Marine Le Pen peut aussi être celle de dire je m'exprimerai ce soir, pas un mot avant et que sans qu'on lui ait dit de ne pas s'exprimer publiquement, il a pris la liberté de le faire. Deux choses peut-être sur la stratégie des uns et des autres.

Jamaen doute. Je pense que quand même il est il est il est il est missionné. il est missionné ou il se missionne.

S'il se missionne, c'est qu'il y a un débat politique parce que le mot système renvoie c'est que le mot système renvoie quand même à quelque chose. Enfin, je pense vous faites la transition parfaite. Il y a un débat politique, il y a deux lignes au Rassemblement national sur la stratégie à adopter.

Euh il y a une ligne qui est populiste, on vient de l'entendre euh avec les sous-bressaux du système. C'est un bingo dans lequel on a euh toutes les toutes les cases qui sont qui sont euh cochées. Mais euh il y a aussi euh une ligne qui consiste à dire on va écouter juste pardon, désolé, c'est l'avocat de Marine Le Pen qui va s'exprimer pour la première fois.

Donc ça veut dire qu'il y a des gens qui sont mis contre votre cliente. Et bien d'abord en indiquant que nous allons faire appel, ce qui est le premier point. Le deuxième point, c'est que je suis assez, je le dis lourdement et solennellement assez consterné de voir que l'un des motifs qui permet pour le tribunal de retenir l'exécution provisoire est l'exercice par madame Le Pen de d'une défense.

La présidente a indiqué que parce que madame Le Pen comme les autres prévenus avaient exercé les droits de la défense comme par exemple demander une prescription, ce qui est quand même la base de n'importe quelle défense, de n'importe quel prévenu, et bien il y avait un risque de réitération ou de récidive. C'est totalement absolument incroyable. Il y a une forme de criminalisation de la défense que je trouve pour ma part extrêmement scandaleuse.

Marine Le Pen, elle vous le dira elle-même. Ce qui est certain, c'est que son avocat est particulièrement mécontent et que je crois que je ne suis pas le seul des avocats qui ont assuré la défense des prévenus dans cet état d'esprit. Il y a vraiment de ce point de vue-là une façon de procéder, une façon d'imaginer la récidive. encore une fois en disant "Vous avez exercé la défense, c'est moche, c'est louche.

Vous êtes donc de près ou de loin en mesure de réitérer des faits." C'est une pour ma part une première. Vous dites qu'elle va faire appel.

Est-ce que vous pensez que cet appel peut intervenir avant 2027 et lui permettre d'être candidate à la présidentielle ? Mais c'est tout le problème de l'exécution provisoire. Chacun sait ici qu'il n'existe pas de recours contre l'exécution provisoire.

C'est-à-dire que Marine Le Pen, malgré son appel, ne peut saisir aucune institution, aucun élément, euh j'allais dire aucune euh aucun tribunal euh pour voir suspendre cette exécution provisoire. C'est là où le bab blesse et c'est là où il y a une véritable difficulté, mais j'imagine que si elle le faisait, on lui dirait qu'on lui reprocherait encore de se défendre. C'est un cercle absolument vicieux et je trouve fondamentalement que le coût qui a été donné aujourd'hui est un coup pour le coup je reprends les termes du tribunal un coup à la démocratie.

Merci à tous française. Merci à tous. Je portell quand on entend ces mots.

Alors, on était dans un système, on va y revenir, lâché par un proche de Marine Le Pen il y a quelques minutes. Maintenant, on est dans une criminalisation de la défense. Euh et ce soir quand vous entendez et ce soir, on verra 20h sur TFA et sur LCI quand vous entendez ces mots.

On va loin pour se défendre bien évidemment et puis on rajoute cette démocratie qu'on a tué, les propos de Jordan Bardella tout à l'heure. Mais écoutez, on est dans un état de droit, on est à peu près tous d'accord là-dessus. Euh les lois qui ont été appliquées pour prononcer la culpabilité, la peine et les peines complémentaires, ce sont des textes qui font partie de l'état de droit.

Donc je vois mal comment on peut critiquer tel que c'est critiqué. Attendez, à moins de dire qu'effectivement comme certains à droite ou à l'extrême droite le disent que bah l'état de droit finalement c'est pas si important que ça. C'est pas éternel.

Je ne fais que reprendre les termes de Bruno Rotaillot. Voilà. Donc moi, c'est ça qui m'inquiète à partir de ce soir, c'est qu'effectivement cette critique du système soit reprise et élargi et que ça n'en reste pas, malheureusement comme vous le dites, euh uniquement concentré sur les troupes du RN.

Ça va beaucoup plus loin. On est aujourd'hui dans le monde entier et pas simplement en France dans une attaque violente violente de l'état de droit aujourd'hui dont fait partie la justice mais pas que. Donc ce sur quoi tu te souviens des grandes tirades de Donald Trump contre la justice bien sûr.

Oui oui oui mais c'est quotidien aux États-Unis c'est pas simple mais c'est la justice dans son ensemble parce que ce dont on parle souvent aujourd'hui c'est les attaques de Donald Trump contre un certain nombre de juges au point que le président de la Cour suprême quand même est obligé de d'intervenir pour au point mais c'est euh c'est contre les avocats. Enfin, c'est l'ensemble du système qui est mise en cause aux États-Unis, en Israël, en Hongrie, sans parler de tous les États illibéraux qui commencent à puler aujourd'hui. Donc voilà, c'est le le débat à partir de ce soir.

Ça va être ça. Ce qui est intéressant d'ailleurs, c'est que une attaque contre l'état de droit. Depuis cette condamnation, depuis ce jugement, on se pose toutes ces questions sur ce plateau et on voit se dessiner en fait minute par minute avec ces prises de position ce que sera la stratégie du Rassemblement national, ce que dira peut-être ce soir Marine Le Pen, en tout cas la riposte et au-delà de la riposte parce que avant la décision euh il y avait quelque part une tentative d'influence sur la décision des juges, j'allais même peut-être dire de chantage en en faisant bien sentir au magistrat qu'ils avaient droit de vie ou de mort sur l'avenir politique de Marine Le Pen.

Très vite dès le prononcé de la décision, c'est une atteinte à la démocratie. Au rythme où les choses ce soir nous sommes en dictature. Donc si vous voulez et la pente qui était indiquée par maître Portelie est celle-ci.

C'est-à-dire que vous avez commencé par dire nous sommes tous d'accord pour dire que nous sommes en état de droit ici en France. Oui, mais le problème c'est que peut-être que en dehors de ce plateau, en dehors deous en dehors des cercles autorisés, un nombre croissant de personnes se convainc que nous ne soyons plus en que nous ne sommes plus en état de droit. L'avocat de Marine Le Pen parle de criminalisation de la justice.

C'est pas rien quand même. C'est c'est c'est extrêmement grave dans la brouche d'un avocat que de parler de criminalisation des droits de la défense. Donc vous passez de l'état de droit h à un état de droit qui n'est pas éternel.

Donc l'état du droit a finalement une part croissante de personnes qui vont se convaincre qu'en réalité les décisions qui sont prises par les justes ne sont que le fruit d'interprétation parfaitement arbitraire par le système revient à ce qu'on a entendu tout à l'heure dans la bouche de Laurent Jacobelli. Voilà et trois points et trois points forment une ligne et vous y êtes et vous êtes dans une dérive complotiste qui personnellement m'inquiète énormément. Alors moi je crois que les mots utilisés jusqu'à présent par les amis, les conseils de Marine Le Pen sont extrêmement forts.

Peut-être que le l'avocat utilise des mots d'autant plus forts que sa stratégie de défense n'a pas été extraordinairement performante. Bon et le moins qu'on puisse dire. Voilà après être dans la défense de son client, sa cliente en l'occurrence et et des autres prévenus, ça me semble tout à fait normal.

Je pense qu'il faut qu'on attende un peu que la que l'émotion, que la colère et cetera retombe pour déterminer On voit bien la ligne de défense. Effectivement, vous avez raison, il va y avoir un accusé euh ce soir aux 20h de TF1. Ce ne sera pas Marine Le Pen condamné par la justice, mais ce sera la justice elle-même, c'est ses ses manières de faire et les mots employés.

Mais euh je pense qu'il ne faut pas non plus penser que Laurent Jacobelli, même s'il est proche ou maître Boselu, même s'il est l'avocat de Marine Le Pen, porte la stratégie de Marine Le Pen à ce moment-là. Vous avez raison par principe, sauf qu'on peut pas imaginer sérieusement ou alors c'est que c'est un fouttoir incroyable au Rassemblement national, ce que j'avais pas tendance à penser spontanément. C'est pas possible que Jacobelli sorte d'une réunion sans qu'on lui dise un ou tu ne t'adresses pas à la presse ou si tu t'adresses à la presse, tu dis ça et ça.

Et pareil pour l'avocat quand il sort, tout le monde sait que l'avocat va être interviewé et c'est pas possible que en plus il fait une déclaration, il est pas vraiment interviewé, il fait une déclaration. il a forcément un mandat et dans dans cees mandats, il a tout ce qu'il vient de dire là, il l'a redit en interne d'abord et donc il a un feu vert sur le fait de le dire en interne. Alors peut-être que c'est ce qu'ils disent eux et que ce soir elle dira autrement mais en baissant en baissant le niveau.

Mais c'est l'idée de Valérie. Voilà, c'est c'est là. Non, moi je voulais juste ajouter quelque chose.

C'est vrai que avec une nouvelle pareille, on a tendance à se focaliser sur ce qui se passe maintenant. Mais vous parliez à très juste titre de la défense de Marine Le Pen, mais rappelons-nous des témoignages accablants pendant ces 3 mois de procès. La défense de Marine Le Pen était certes difficile, mais alors que dire des autres prévenus ?

Il y a eu tout de même euh euh enfin, je veux dire, c'est une décision de justice qui ne se base pas. Il a eu des déclarations qui ont fait du mal. Il y a eu des déclarations, il y a eu des échanges de mails qui ont été retranscrits, reproduits pendant les audiences.

J'en sors une parce qu'on a'ura pas le temps de toute façon de les détailler mais c'est tout de même important pour ceux qui nous regardent. Euh quand euh Valrand de Saint-Juste euh à l'époque trésorier écrit "Nous ne nous en sortirons que si nous faisons des économies importantes grâce au Parlement européen en ajoutant un peu plus loin ce que Marine nous demande équivaut à ce consigne pour des emplois fictifs. Je comprends les raisons de Marine mais on va se faire allumer.

Pardonnez-moi, c'est euh voilà, c'est c'est sans équivoque. C'est-à-dire que il y a eu tout de bour à l'audience. Alors, on comprend effectivement le choc que cette décision peut provoquer sur le plan politique.

Euh on a vu euh des soutiens, j'allais dire inattendu jusqu'à Jean-Luc Mélenchon. C'est normal parce que la classe politique se projette et se dit tiens et si demain cela m'arrivait aussi, j'aimerais bien que l'on me défende. Mais il faut pas oublier le fond de ce dossier et sur les choses sur lesquelles se repose la présidente de ce tribunal.

Euh voilà, il y a il y a il y a quand même eu euh si vous voulez des faits euh et et donc euh leur défense euh a été parfois malmenée, qu'il s'agisse de Julien Odoule, euh de madame Griset, enfin euh voilà, j'invite ceux qui nous regardent aussi parfois à aller lire les compte-rendus de ces de ces audiences euh qui sont précieux et qui nous qui nous expliquent aussi ce qui a motivé cette décision. la présidente, il quand même trois juges, peutre le rappeler mais vous avez tout à fait raison, c'est là de rappeler ces faits parce que la présidente au prononcé du jugement revient fait de la pédagogie sur le pourquoi quand elle dit Main Le Pen coupable de fait de complicité comme le parti, le tribunal parle même d'un système mise en place perfectionné pour financer le parti. Marine Le Pen au cœur de ce système, c'est elle qui arbitre les montants des enveloppes et leur répartition.

C'est elle qui décide des embauches sans que les députés soient consultés. Alors, bien évidemment, tout ça sera publié. Moi, je voudrais revenir sur ce système qui est dénoncé, qui a été dénoncé en direct sur LCI, sur cette volonté, je cite, politique qui va bien au-delà euh de ce que dit la loi.

Qu'est-ce qu'il y a derrière tout cela ? Le système, c'est quoi ? C'est la nouvelle stratégie du rassemblement national.

Le système qui est dénoncé, c'est ce qui permettra de passer au-delà de la condamnation. Vol, c'est le vol, c'est le vol d'une expression populaire. C'est on l'a déjà entendu euh ce discours au moment euh des législatives et du euh front républicain.

Après un premier tour triomphant, le le Rassemblement national a obtenu 123 sièges qui étaient beaucoup moins que ce qu'ils espéraient. Le vol euh de la démocratie, de l'expression populaire va être de nouveau un des un des refrains que nous allons entendre pendant toute la journée. Ça c'est un argument mais ça veut dire derrière c'est une ligne Non mais c'est un argument, c'est une thématique on va dire mais c'est une thématique qui a une stratégie qui est de nature de destruction complète du cadre et donc de l'état de droit don dont vous parliez dans lequel on est.

C'est à la fois compétitif et c'est j'allais dire contre révolutionnaire ou révolutionnaire si on veut. Oui mais ça va l'encontre et c'est nous en parler tout à l'heure de cette stratégie les les chemises cravates, les costumes cravates de l'Assemblée. C'est-à-dire que c'est plus le même rassemblement nationalérir parce que le système le système c'est eux.

En réalité, ce que je veux dire par là, c'est qu'en 2016 la loi Sapin 2, c'est Marine Le Pen, c'est troupes aussi qui vote bien sûr et qui vote en faveur et l'automaticité de la peine d'ingidibilité en cas de détournement de fonds public après l'affaire KUSAC ne vient que de là. Donc ensuite, faire peser la charge la responsabilité euh sur des magistrats qui euh euh appliquent ce qui a été voté, c'est un peu fort. Euh il y a quelque chose qui m'intéresse.

Alors voilà, on est en direct au siège du Rassemblement national, c'est pas pour voir à travers les vi de Santin, c'est tout simplement parce que Marine Le Penny est Jordan Bardella et qu'on nous dit qu'il pourrait y avoir peut-être une prise de parole de Jordan Bardella. On va on va retrouver dans un instant Brandon Waret d'ailleurs qui s'y trouve. Euh juste une toute petite chose parce qu'on en a pas parlé depuis euh allez presque 2h30 euh les fameux Je tourne vers vous 11 millions d'électeurs.

Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Qu'est-ce qu'ils vont dire ? Parce que il y a ça aussi.

Comment vont réagir les électeurs du Rassemblement national ? et peut-être au-delà du Rassemblement national, cette autre droite à tendance un peu forte qu'on peut avoir représenté par un Bruno Rotaillot, par un VO ou par un Darmanin. D'abord, elle a un socle électoral qui est solide et qui certes tient beaucoup à Marine Le Pen et au au à tout le travail de de dédiabolisation qu'elle a fait ces dernières années, mais pas seulement.

Il y a aussi une adhésion aux idées. Rappelez-vous, il y a quelques années, on parlait beaucoup d'un vote contestataire. Aujourd'hui, il y a un vote d'adhésion aux idées du Rassemblement national, aux idées de Marine Le Pen.

Euh pour preuve bah évidemment les les résultats de des dernières élections législatives, c'est difficile de vous dire ce que vont faire les les électeurs. D'ailleurs, euh encore une fois, ne l'enterrons pas trop vite, il lui reste encore cette possibilité donc de faire appel ce qu'a annoncé son son avocat. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que autour de Marine Le Pen, il va y avoir un clan qui va se se mettre en branle et qui va en tout cas à court terme lui être totalement fidèle et loyal et ensuite il est encore trop tôt pour se prononcer pour les les prochains les prochains mois.

On va retrouver Brandon Warette et Julie Regard justement au siège du Rassemblement national. Merci. Bonjour à tous les deux.

Euh parce que ce sont des moments importants pour la suite de la stratégie du Rassemblement national et également pour Marine Le Pen, je le rappelle, qui prend la parole ce soir en exclusivité aux 20h de TF1 et de LCI. Oui, bonjour Christophe. Énormément de de journalistes en devant ce 114 bisru Michelange dans le 16e arrondissement de de Paris.

On attend des entrées, des sorties hein. Depuis tout à l'heure, il y a des allers-retours. Mathieu Valallet était là.

Il est entré aux alentours de de 13h20 au sein de ce siège du Rassemblement national. On a vu aussi Laurent Jacobelli, le porte-parole du Rassemblement national. Il est entré, il sort une demi-heure plus tard.

Il a parlé hein, d'ailleurs, c'est le le seul porte-parole de l'entourage de Marine Le Pen à avoir pris la parole cet après-midi pour le moment. Il nous dit face à notre caméra, l'élection c'est une rencontre entre un candidat et un peuple. Et les juges ont voulu que ce ne soit pas Marine Le Pen.

Ils ont voulu les priver de leur candidate naturelle. Il a parlé, il a évoqué aussi et bien l'esprit de Marine Le Pen à son arrivée ici à 12h29 au siège du rassemblement national. Elle restait combative après sa condamnation a indiqué donc Laurent Jacobelli il y a quelques minutes.

Il y avait aussi euh l'un des avocats de Marine Le Pen qui a pris la parole devant ce siège. Euh donc il a dit et bien qu'il était particulièrement préoccupé. C'est un coup à la démocratie.

Il n'existe pas de recours contre l'exécution euh provisoire, précise donc cet avocat qui dénonce he un cercle vicieux et là on attend potentiellement de nouvelles sorties. Peut-être Marine Le Pen ou le président du Rassemblement national Jordan Bardella. Effectivement merci beaucoup Brandon avec ces images de Julie Regard au siège du Rassemblement national.

Il est un peu plus de 15h. Bonjour à tous. On vous rappelle donc l'actualité du jour marquée par le choc politique avec une image qui évidemment fait le tour des télévisions.

C'est indéiablement cette image. Vous allez la voir tout à l'heure, Marine Le Pen qui a été visiblement sonné, qui quittait tout à l'heure le tribunal avant même l'énoncé de la peine. La présidentielle 2027, regardez, c'était ici.

La présidentielle donc déjà est bouleversée. Marine Le Pen sera pas candidate à moi, un mois que on verra s'il y a d'autres recours. Elle est reconnue coupable en tout cas des de détournement de fonds public.

C'est la peine surtout qui retient l'attention. Marine Le Pen est condamné à 4 ans de prison dont deux fermes sous bracelet avec assignation au domicile et surtout condamné à une peine de 5 ans d'inéligibité avec exécution provisoire. Autrement dit, même en cas d'appel, elle ne peut plus se présenter à une élection quelle qu'elle soit à partir de maintenant.

Marine Le Pen qui s'exprimera ce soir en exclusivité au 20h de TF1, le 20h de Gill Boulot. En attendant et bien le Rassemblement national ne s'exprime pas à part le porte-parole du parti tout à l'heure qui a dit quelques mots. Écoutez, c'est un jugement politique.

Tout dans l'attendue qui a été énoncé le montre à travers Marine Le Pen. Ce sont des dizaines de millions de Français à qui on veut enlever leur voix. Euh les privés de démocratie, c'est un tournant euh historique dans notre démocratie.

Aujourd'hui, nous avons bien compris bien compris que euh le système était dans des sous de ressaut qui voulaient l'empêcher que une candidate et les électeurs se rencontrent. Très clairement, pardon, très clairement, tout est dit. Par exemple, quand on parle de risque de récidive pour que la peine d'ingigibilité soit prononcée immédiatement, quelle récidive Marine Le Pen n'est plus député européen.

Ça fait 10 ans, on voit bien du coup qu'il y a une volonté politique derrière et qu'on est bien au-delà simplement du fait de dire la loi. Voilà les mots extrêmement forts du porte-parole du Rassemblement national, l'analyse sur le plateau de nos éditorialistes politiques. Carlette Chabo, Valérie Nataf.

Bonjour à toutes les deux. Cé Bourillou, notre journaliste. Bonjour.

C'est la vous suivez notamment le Rassemblement national et Jonathan Boucher Peterson. Bonjour. Euh Jonathan plutôt merci.

éditorialiste politique à Libération. C'est en le disant que je me suis dit il y a quelque chose qui clochait. Rappeler un souvenir peut-être.

Et peut-être effectivement Valérie, d'abord incontestablement c'est un choc, c'est un événement politique qu'on est en train de vivre aujourd'hui. Oui, je je vais trahir aucun secret pour dire que nous étions tous les journalistes politiques dans l'attente. Les uns faisaient des paris sur une exécution provisoire de 5 ans, une éligibilité et une exécution provisoire de de 5 ans.

D'autres qui pensaient que la la peine serait réduite à 1 an pour le pour le principe de l'inéligibilité. Euh donc voilà, ça c'est pour les journalistes politiques dont tout le monde se fiche. Euh mais euh la de toute évidence le l'étatmajor du Rassemblement national et Marine Le Pen la euh n'y a pas cru a cru jusqu'au bout euh que euh il y aurait une condamnation certes mais qui n'aurait pas de conséquence sur sa candidature à la à la présidentielle.

Je l'ai je l'ai dit plusieurs fois depuis le depuis cette annonce. le le l'impression de déni est nous a sauté tous au au visage. Il n'y avait aucune stratégie préétabli au cas où euh le pire pour Marine Le Pen devait advenir, c'est-à-dire qu'elle soit empêchée a priori de se présenter, sauf s'il appelle, sauf si dans les temps et cetera, on verra.

Mais euh quand on quand on voit euh les les les élus euh euh les importants rentrés au siège du RN visage fermé, euh on se dit que euh rien n'a été littéralement préparé et on s'étonne euh du fait que euh personne n'a voulu prendre acte des mots qui ont été prononcés pendant les réquisitoires euh de la stratégie de défense de Marine Le Pen et des prévenus qui a été mise à mal. Et donc on est quand même euh surpris de leur surprise si vous me permettez cette expression. D'où aussi l'importance de cette image qui nous a tous interpellé Marine Le Pen comme sonné quand elle quitte le tribunal tout à l'heure.

Justement Noé Gandiot, vous êtes vous au tribunal et vous étiez dans la salle d'audience au moment de l'énoncer du jugement. Est-ce que vous avez eu cette même sensation vous qui n'étiez pas loin de Marine Le Pen ? Est-ce que vous avez vous aussi cette sensation d'une Marine Le Pen sous le choc ?

Ouais, absolument. C'était un moment de sidération. D'ailleurs, au moment où elle s'est levée pour quitter la salle, il y a eu un murmure.

Tout le monde s'est tourné vers elle et a regardé. D'abord, échanger quelques mots avec son avocat et puis avec son assistante de toujours Catherine Griset quitter cette salle d'audience. Alors, vous le voyez autour de moi, le le calme est revenu, mais je peux vous dire que ce calme, il contraste avec la sidération, la stupeur, hein, qui a saisi à la fois les journalistes présents, mais aussi bien sûr les prévenus aux alentours de de 1230.

Euh Marine Le Pen qui donc a quitté la salle avant euh d'entendre euh et bien son jugement. Marine Le Pen qui était arrivée pourtant ce matin aux alentours de 9h30 euh qui semblait plutôt détendue, elle me l'avait confié hier au téléphone qu'elle était sereine sereine parce qu'elle me disait qu'elle n'avait aucune prise sur ce qui pouvait être décidé aujourd'hui. Et c'est vrai qu'il y avait une forme de déni comme le disait Valéri Nataf de ne pas vouloir imaginer le scénario d'une de condamation avec peine d'igibilité avec exécution provisoire et donc ce déni ce manque d'anticipation créé la sidération Marine Le Pen qui donc et qui a quitté cette salle d'audience pas un mot pour les journalistes et donc au moment où à l'intérieur de cette salle d'audience la juge a prononcé son jugement, elle n'était pas présente, elle était déjà de retour au QG près de près de près de Paris.

Effectivement, image assez spectaculaire. Merci beaucoup Noé avec Jérémie Paulini et donc Marine Le Pen qui est en ce moment même dans le QG du Rassemblement national regarder à Paris enfermé avec sa garde rapproché avec Jordan Bardella le président du parti notamment. Est-ce qu'une stratégie est en train d'être mise en place avant sa prise de parence tout à l'heure au 20h de TF1 ?

C'est là quelles sont vos informations ? Effectivement, alors c'était une parole publique mais à chaque fois qu'on avait un membre du Rassemblement national la semaine dernière sur notre plateau on lui posait toujours la même question. Est-ce que vous envisagez un plan B ?

Est-ce qu'il y a des réunions ? En ce sens à chaque fois on nous répondait non, nous faisons confiance en la justice. D'abord, ils ont aussi refusé de le faire pour éviter de laisser cette petite musique monter sur la succession de Marine Le Pen, qui si elle allait empêché et cetera.

Ce qui est en train de se jouer maintenant, c'est la façon dont elle va répondre aux questions de Gill Boulot ce soir, le message qu'elle va tenter de délivrer. Marine Le Pen qui sort d'une période, enfin qui est en temp plein dedans d'ailleurs dans laquelle elle tente de séduire un électorat au-delà de ceux qui sont déjà acquis au aux positions politiques de l'extrême droite en cherchant du côté de la droite républicaine. Et donc va se jouer aussi une forme de ligne de crête ce soir parce que il y a fort à parier qu'elle fasse comme après les réquisitions de prendre l'opinion à témoins de dire voilà on essaie de bayonner les voix de 11 millions d'électeurs.

Cela fait partie de ces éléments de langage de ceux de ses lieutenants. On a entendu Laurent Jacobli il y a quelques minutes qui remettait en cause cette décision de justice expliquant qu'il s'agissait je cite de sousbressaut du système. Mais il y a tout de même un enjeu majeur désormais pour la patronne du Rassemblement national.

Encore une fois, c'est d'une part de se montrer combative certes, mais aussi peut-être de ne pas refroidir ce qu'elle a tenté de convaincre ces derniers mois, ces ces ces dernières années même. Donc ça donc ça va être important à observer. Mais c'est vrai que en entendant le ton offensif et c'est son rôle de son avocat mais aussi de Laurent Jacobi, porte-parole du RN qui a pris la parole.

On sent tout de même si vous voulez la la ligne qui sera la sienne qui sera la sienne ce soir. Effectivement Harlette, évidemment, il va falloir continuer à se battre parce que qui dit inéligible dit pas arrêt de carrière politique pour Marine Le Pen. Bah en tout cas ce soir devant Gil Boulot, elle veut dire qu'elle entre en résistance et le mot n'est pas choisi au hasard bien entendu.

Je pense que c'est la colère, la résistance contre cette décision injuste qui la prive d'une candidature à l'élection présidentielle sauf miracle miracle d'un procès en appel qui aurait lieu très vite et qui aurait un jugement, une décision opposée à celle de ces derniers mois. C'est quand même très dur pour elle parce que on imagine le parcours de Marine Le Pen, c'est-à-dire je reprends le parti, je vire papa, je réussis la dédiabolisation, j'arrive à l'assemblée et cetera. Et dernière possibilité pour elle d'accéder au pouvoir, c'est bien sûr 2027, continuer l'ascension euh pour arriver à 2027 où là quand on regarder les sondages hier sur un hypothétique premier tour, ellearrive en tête, c'est inespéré, c'est incroyable, ça veut pas dire qu'elle sera élue mais en tout cas c'est l'ascension.

Voilà. Alors après Valérie parle de déni surtout tout à séquence d'une impréparation absolue depuis le début. Bah depuis le début, c'est ils sont pas très forts quoi.

Ils disent toujours qu'ils sont prêts. En fait, ils sont prêts à rien, ni à gouverner, ni à essuyer la difficulté d'un procès. Il pense toujours que finalement il y aura une espèce de de miracle et que ça se passera très bien.

Ça s'est passé très mal depuis le début encore une fois parce que les stratégies étaient ratées. Donc ce soir résistance, mobilisation à fond des électeurs sur le thème le retour du mot système évidemment n'est pas dû au hasard c'est-à-dire voilà on est contre nous en prenant les français aussi ses électeurs, les français témoins disait Valérie, surtout les français de droite qui par exemple ont été chez les LR absolument sidérés aussi par le jugement contre Nicolas Sarkozi. Donc il y a beaucoup de mobilisation, sachant que après bah que va-t-elle faire ?

Et ça, on en discutera. Motion de censure. Ils n'ont plus intérêt à des législatives anticipées parce qu'elle pourra pas être candidate.

Mais en même temps, ils peuvent se dire que semer le bazar ou le chaos un peu plus, pourquoi pas ? Pour montrer qu'ils sont vraiment en colère. des choses il y a des choses qui que on aura peut-être pas la réponse à toutes ces questions ce soir mais je pense que ce soir ça sera évidemment une Marine Le Pen hyper combative et pas tête basse disant c'est affreux j'ai raté ma vie non Jonathan Boucher Patterson votre réaction à vous effectivement on l'a vu aussi avec ce qui se passe aux États-Unis condamné n'est pas forcément une tare aux yeux des électeurs.

Non, mais je pense que le ils avaient acté depuis un petit moment qu'il y aurait une condamnation lourde sur euh le fond du dossier. Après la seule question c'était de savoir si l'exécution provisoire parce que sur leur électorat comme sur l'électorat de droite maintenant d'une manière générale depuis l'affaire Fillon ou les différentes condamnations de Nicolas Sarkozi, le fait d'être condamné par la justice est plus quelque chose de disqualifiant par principe. Donc c'est même presque un moteur pour dire regardez sont des condamnations qui cherchent à nous empêcher de porter votre voix. le système se défend ce qu'on entend dans la bouche de Laurent Jacobelli comme on entend chez tous les responsables RN.

Après, je pense que ça vaut quand même le coup de retourner un tout petit peu sur le fond, c'est-à-dire qu'ils ont aussi assister comme nous à 2 mois de débat qui ont été catastrophiques pour le RN en tant que parti et pour Marine Le Pen en tant que pivot de ce système. C'est c'est on voit que dans les peines d'ailleurs il y a des disparités. Il y a certains qui sont condamnés à l'exécution provisoire enfin en gros avec une pleineibilité qui s'applique tout de suite d'autres pas.

Il y a beaucoup donc ça veut dire qu'il y a eu une personnalisation de la peine en fonction de la gravité des faits en fonction des sommes incriminées en fonction donc voilà c'est pas simplement une espèce de gros coup de berta de la justice française pour dégommer le RN. C'est plus complexe que ça. Ils savent que c'est un procès qui était compliqué.

Ils ont cherché à minimiser le fond et à parler que de la cabale politique, mais ça fait quand même 10 ans qu'ils utilisent tous les recours pour éviter ce procès. Donc là, il se trouve que quand on est candidate permanente à la présidentielle, ça arrive toujours à 2 ans d'une présidentielle ou à 3 ans d'une présidentielle. Donc si être candidate permanente, c'est un totem d'immunité pour ne jamais répondre de ces actes, on a un petit problème dans l'état de droit.

Après ce qui évidemment c'est qu'il y a une clientèle pour entendre le le discours de Marine Le Pen ce soir. Comme c'était rappelé, la difficulté c'est pas tant de euh refédérer ou solidifier le noyau qui de toute façon suit queles que soient les circonstances, les fautes de quart, les fautes stratégiques, l'éluimement programmatiques, c'est d'aller plus loin, c'est de franchir ce fameux palier enfin plafond de verre. Donc il y a un enjeu parce que peut-être que Marine Le Pen par la répétition de ses candidatures avait fini par installer un personnage dans les vie politiques qui était différent.

Si on se retrouve avec Jordan Bardella demain, certes sur le fond du programme ça parle plus à la droite, c'est plus libéral, c'est plus un retour au FN de papa mais en même temps, c'est ça va être un très jeune garçon. On a fait l'expérience d'un candidat très jeune sans expérience mais avec un autre parcours, celui de Bardella qui s'appelle Emmanuel Macron. Je suis pas sûr que la prime soit à l'absolu verdeur lors de la prochaine présidentielle.

Donc ça va leur poser un sujet. Là à court terme, c'est assez facile he l'élément de langage. C'est le système nous empêche, 11 millions de voix, la démocratie est bafouée.

Voilà. Après, à qui ça parle au-delà de ceux qui étaient déjà convaincus ? Je suis pas sûr que ce soit absolument une rampe de lancement idéal.

Ouais. Alors, porteclause, regardez toujours au siège du parti du Rassemblement national à Paris. Tout à l'heure, il y a juste l'avocat de Marine Le Pen qui a pris la parole et qui parlait du fait que Marine Le Pen effectivement va faire appel mais ça ne remet pas en cause donc l'éligibilité de l'élu.

Et c'est tout le problème de l'exécution provisoire. Chacun sait ici qu'il n'existe pas de recours contre l'exécution provisoire. C'est-à-dire que Marine Le Pen, malgré son appel, ne peut saisir aucune institution, aucun élément, euh j'allais dire aucune euh aucun tribunal euh pour voir suspendre cette exécution provisoire.

C'est là où le bas blesse et c'est là où il y a une véritable difficulté, mais j'imagine que si elle le faisait, on lui dirait qu'on lui reprocherait encore de se défendre. C'est un cercle absolument vicieux et je trouve fondamentalement que le coût qui a été donné aujourd'hui est un coup pour le coup je reprends les termes du tribunal un coup à la démocratie. Voilà, ça c'est un mot qu'on retrouve beaucoup à droite.

Effectivement, c'est un coup à la démocratie. On verra tout à l'heure Jordan Bella qui a fait un tweet et dans ce même sens, imaginons effectivement donc qui est bien un procès en appel l'année prochaine. Est-ce qu'il pourrait y avoir un jugement qui remette en cause cette inéligibilité de 5 ans ?

Alors oui et cela va de toute façon assombrir l'avenir politique de Marine Le Pen parce que le temps qu'il y ait ce procès en appel, bah il faut savoir dans quel délais cela intervient. Est-ce que ça intervient bien ? Alors, on entendait tout à l'heure que justement le calendrier au vu du contexte exceptionnel pourrait être accéléré, mais de toute façon, il y a un temps euh incompressible.

Donc ensuite, il y a euh euh la question du procès en appel. Quand est-ce que cela peut avoir lieu ? Peut-être au premier trimestre 2026, mais premier trimestre 2026, on est déjà en début de de de campagne présidentielle.

Et ça, si vous voulez quand vous défendez votre candidature à l'élection présidentielle, vous le savez bien, vos adversaires, ils n'auront que ce mot ce mot à la bouche. Ensuite, quand est-ce que le délibéré est rendu ? Là aussi.

Donc donc dans tous les cas, ça n'est pas une bonne nouvelle pour Marine Le Pen. Moi, ce que je voudrais ajouter en réaction à ce que dit son son avocat, personne n'a fait le le reproche à Marine Le Pen de se défendre. ce que lui a reproché la justice à elle comme aux autres prévenus, c'est d'une part euh euh le fait effectivement de d'avoir à plusieurs reprises refusé de se présenter aux différentes convocations, mais aussi et cela a été souligné, euh ça a été euh si vous voulez de ne pas prendre en considération les reproches qui leur ont été faits, de ne pas prendre cela en considération, d'avoir une forme de mépris, je vous dis cela de tête pour le Parlement européen.

Hm hm. Et donc peut-être aussi que Marine Le Pen, une fois que cela tout que tout cela sera passé, aura à faire son examen de conscience sur l'attitude qui a été la sienne vis-à-vis de la justice. On l'a vu tout à l'heure aussi de quitter cette enceinte du tribunal évidemment pour marquer son désaccord mais avant même d'entendre la décision de la présidente, c'est là aussi une marque, j'allais dire de fabrique ou de Non, mais enfin, j'allais dire de de manque de respect euh mais voilà cette idée de bon ça n'est pas légitime et je ne veux pas je ne veux pas entendre je ne veux pas entendre cela.

Donc voilà pour les reproches qui ont été faits euh à Marine Le Pen et ensuite euh pour la question de l'appel, c'est vrai que euh cela va être dans tous les cas compliqué pour elle euh de gérer cette euh cette candidature à l'élection présidentielle et euh de gérer son calendrier justement. Juste mini chrom mais juste parce que sur l'appel ça veut dire qu'on le temps avance et surtout là la question de l'exécution provisoire c'était qui c'est qui s'applique sans qu'il y ait eu l'appel mais formellement c'est quand on imaginons on se retrouve à commenter le jugement d'appel même si c'est réduit à 2 ans d'éligibilité la question de l'application immédiate se pose évidemment plus puisqu'on est en appel donc voilà donc en fait d'une certaine manière c'est un peu soldé cette question là elle on part de 5 ans avec exécution provisoire il y aura au minimum même dans un appel un peu je dire après il y a le pourvoir très vertu voilà mais qui mais pour le coup la condamnation en 2è instance elle ça s'appliquera on peut pas imaginer 1 an d'inéliité et puis comme elle l'ur a déjà purgé à partir de là pour le coup on pourrait je pense davantage questionner la le choix politique des juges ou à ce moment-là dans ce cas on s'en réfère à la loi qu'ils ont voté d'ailleurs faut le rappeler quand même he la loi sapin 2 qui s'applique elle a été votée par le RN il y a jamais eu le début d'une initiative du RN pour la pour la questionner ou même être au courant de ce qu'elle contenait peut-être jusqu'à ce que ça les concernne donc c'est vrai qu'il y a un espèce de jeu de dupe On peut pas en permanence dire justice laxiste, justice à deux vitesses et en même temps ne pas rendre des comptes de façon normale. Donc après on peut questionner le contenu de la loi Sapin 2.

C'est un débat politique qui est juridique qui est totalement intéressant. En revanche de le faire alors qu'on vient d'être condamné, disons que c'est un artifice un peu gros quoi. Alors la présidente a motivé sa décision quand même avec des mots très fermes.

Elle a parlé de risque de récidive mais aussi de troubles majeurs à l'ordre public. Elle a parlé d'un système centralisé, optimisé qui avait bien été mis en place par le Rassemblement national pour faire des économies en payant des assistants parlementaires fictifs qui travaillaient en réalité pour le parti. Oui, les tous les attendus, la la justification, la pédagogie faite par la présidente qui n'était pas la seule à à rendre ce jugement, ils étaient trois magistrats euh pendant pendant la lecture du jugement en fait renvoyé à la responsabilité de Marine Le Pen d'abord comme organisatrice de d'un système de détournement de fonds publics.

Je pense que c'est cela que Marine Le Pen n'a pas supporté et c'est aussi pour cela qu'elle a quitté la la chambre correctionnelle à la d'une manière très théâtrale parce que c'est sa responsabilité, c'est la la stratégie de défense totalement inopérante qui la conduite a a quitté parce que ça ça la mettait face à des choses que peut-être elle n'avait pas voulu voir ou pas entendre. Euh et donc il y a une remise en cause personnelle de sa manière de gérer le parti, de gérer euh l'affaire des assistant parlementaire euh qui lui a été reproché. Euh çaen a été trop pour euh pour cette femme qui connaît très bien le milieu de la justice.

Faut-il rappeler qu'elle est avocate et qu'elle est depuis très longtemps engagée dans la vie politique et donc qu'elle savait d'une certaine manière ce à quoi elle s'exposait avec cette affaire. Effectivement, vous avez vu la porte du siège du Parti du Rassemblement n additionnal s'ouvrir. Mathieu Vall est l'urodéputé.

Donc en est sorti pas un mot. On comprend qu'en fait la parole est laissée à Marine Le Pen elle-même qui s'exprime ce soir au 20h de Gillbouot sur sur TF1. Quels sont les mots de langage qui sont décidés là au sein de ce siège ?

Évidemment, personne ne le sait. Jordan Barnella est également présent. Vous restez avec nous. continue d'analyser cette décision de justice historique. [Musique]