Témoin RMC : François Tonneau - 03/07
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
Comment qualifiez-vous ces tractations, ces négociations marseillaises ?
- 1:09OuverteRéponse directe
Où est-ce qu'on en est ce matin ? C'est difficile à comprendre.
- 1:47OuverteRéponse directe
Quelles sont les dernières informations ?
- 3:07RelanceRéponse directe
Il est vrai qu'il y a un accord en sous-main entre les Républicains et le Rassemblement National ?
- 3:51FerméeRéponse directe
Ça veut dire l'accord, ça veut dire 39 plus 9 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Invité politiqueFait
« Page Godin qui se tourne après 25 ans de pouvoir. »
- 0:43Invité politiqueFait
« On tourne un livre qui avait été commencé par Gaston Deferre il y a une quarantaine d'années. »
- 2:04Invité politiqueFait
« Il avait créé cette loi, d'ailleurs, à l'époque, pour pouvoir battre Jean-Claude Godin. »
- 2:11Invité politiqueChiffre
« Là, cette fois, la gauche a 13 000 voix d'avance. »
- 2:21Invité politiqueFait
« Pour obtenir une majorité absolue de 51 élus, il faut essayer de trouver les alliances. »
- 3:13Invité politiqueFait
« En tout cas, le Rassemblement National ne dit pas non. »
- 3:53PrésentateurChiffre
« Ça veut dire 39 plus 9. Ça fait 48 plus 3 du dissident, ça fait 51. »
- 4:01Invité politiqueChiffre
« C'est ça, c'est ça, ça fait 51. »
Temps de parole
- Invité politique73 %
- Présentateur27 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC. Au revoir, nous partons pour la Provence, pour Marseille. François Tonneau, qui est chef du service politique de la Provence, est en direct avec nous. François Tonneau, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Alors, quelles sont les dernières informations concernant ce... Comment puis-je qualifier ? Comment qualifiez-vous ces tractations, ces négociations marseillaises, François Tonneau ?
Écoutez, on pourrait tenter de parler de bouillabaisse ou de pastiche. En fait, c'est une mauvaise bouillabaisse, c'est quand même... Oui, mais je pense que c'est surtout la fin d'un monde, la fin d'une ère. Page Godin qui se tourne après 25 ans de pouvoir. J'irais même un petit peu plus, parce qu'on pourrait même dire qu'on tourne un livre qui avait été commencé par Gaston Deferre il y a une quarantaine d'années. Aujourd'hui, je pense que les Marseillais ont envie que tout ça change. Et donc, il y a une espèce de coup de balai qui est en train de s'opérer. Et puis forcément, quand il y a un coup de balai, il y a pas mal de choses qui partent avec la poussière.
Et puis, il y a des rancœurs qui remontent. Il y a des divisions qui étaient sous-jacentes, qui étaient latentes, qui sont en train d'exploser. C'est le cas notamment à droite, ici.
Oui, où est-ce qu'on en est ce matin ? Parce que c'est difficile à comprendre. Martine Vassal s'est retirée. Guy Tessier est le candidat. Oui, mais il y a un autre candidat Les Républicains qui dit « Moi, je me présente parce que je ne veux pas d'accord avec le Rassemblement National. » Et puis, de l'autre côté, nous avons Michel Rubirola qui a pour l'instant 42 conseillers. Mais ce n'est pas suffisant. Il lui en faut 51. Et puis, il y a Samia Ghali qui a ses conseillers. 8. Enfin, c'est très compliqué. Samia Ghali qui est fâchée avec le Parti Socialiste. Enfin, bon, c'est très compliqué. Quelles sont les dernières informations, François Thonot ?
Alors, en fait, ce qui est très compliqué, c'est qu'on est sous le coup de la loi PLM. Vous savez, cette fameuse loi qui réagit des îles de Paris, Lyon et Marseille par secteur.
Encore des magouilles électorales, d'ailleurs, au départ, de cette loi.
Oui, bien sûr. On parait de dire qu'on le fer. C'est qu'il avait créé cette loi, d'ailleurs, à l'époque, pour pouvoir battre Jean-Claude Godin. On est en 83, tout en ayant moins de voix. Il avait 2500 voix de moins. Là, cette fois, la gauche a 13 000 voix d'avance. Donc, a priori, c'est gagné pour elle. Mais avec le report des voix au Conseil municipal, il n'y a plus que trois petits sièges d'avance. Donc, forcément, pour obtenir une majorité absolue de 51 élus, il faut essayer de trouver les alliances.
Je vous le dis que c'est vrai que Samia Ghali, la sénatrice qui était socialiste que tout le monde connaît, elle se laisse désirer parce qu'elle sait qu'elle peut faire basculer l'Assemblée à droite ou à gauche. Alors, forcément, on devient un petit peu exigeant, on réclame un poste de premier adjoint. On aimerait ceci pour s'écolister. Alors, la gauche, il explique un petit peu parce que dans la gauche, il y a plein de collectifs citoyens qui ne sont pas trop habitués à ça, qui sont plutôt trois dans leur vote. Ils ne veulent pas trop de compromissions, on va dire.
Et puis, à droite, à droite, c'est la Lali parce qu'effectivement, vous parliez d'un élu LR qui ne veut pas que Guy Tessier se présente parce qu'il y aurait un accord en sous-main avec le RN, ce qui est vrai, hein.
Ça, c'est important. François Tonneau, il est vrai qu'il y a un accord en sous-main entre les Républicains et le Rassemblement National ?
En tout cas, le Rassemblement National ne dit pas non. Il avait le candidat qui est un sédateur aussi, qui s'appelle Stéphane Ravier, que Marine Le Pen connaît bien. Au début, il disait non, mais moi, je ne prends pas part à cette espèce de galimatia, je ne voterai pas. Et puis, ils débrouillent entre eux avec leur turpitude, c'était son mot. Et puis, hier, en voyant que Guy Tessier, qui est quand même issu de la droite tur, il s'est dit, tiens, tout compte fait, si on se réunissait, nous autres, du Rassemblement National, voyons ce qu'on peut faire.
Et puis, il a sorti une espèce de pacte marseillais, comme il dit, où il s'ouvre à tous ceux, à toutes les bonnes volontés, qui voudraient travailler avec lui. Évidemment, c'est ça ce que ça veut dire. Ça veut dire qu'ils ont trouvé un accord en sous.
Ça veut dire, attendez, l'accord, ça veut dire 39 plus 9. Ça fait 48 plus 3 du dissident, ça fait 51.
C'est ça, c'est ça, ça fait 51. Alors, je ne vous cache pas qu'il y a énormément de voix qui se sont élevées immédiatement à droite. À la Provence, on a reçu pas mal de coups de fil de gens qui sont dans l'entourage de Martine Vassal, qui nous ont dit, attention, méfiez-vous, il y a un accord en sous-main. Nous, on est l'usseur de question qu'on accepte ça. On ne votera jamais. Donc, je ne pense pas que cela aboutisse. Mais c'est une tentative de passerelle, un petit peu comme l'extrême droite en rêve avec la droite traditionnelle. Bon, ça ne se fera pas.
Mais, en tout cas, ça a fait exploser la droite parce qu'il y a un autre élu LR, vous l'évoquiez, qui est assez cocasse, qui a été pendant 30 ans le directeur de cabinet, l'assistant parlementaire de Guy Tessier, qui aujourd'hui vole de ses propres ailes puisqu'il est devenu maire de secteur à la place de Guy Tessier. Ça a été une passation de pouvoir un peu houleuse, mais ça s'est fait quand même, mine de rien. Puis aujourd'hui, les inimitiés ressortent et c'est lui qui prend le pouvoir. Il est plus jeune, il a 47 ans. Il se dit, c'est peut-être mon heure, c'est peut-être le moment de tourner une page et de devenir l'homme fort de la droite à Marseille.
Merci François Tonneau.