Présidentielle 2027 : Jérôme Guedj «souhaite la confrontation avec le programme du RN»
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Non, enfin, d'abord, Karim est un ami. On défend ensemble des positions qui sont extrêmement convergentes. Et c'est pour ça qu'à la fin du processus, je rassure ceux qui pourraient être inquiets, il n'y aura qu'un seul candidat de cet espace politique. Il faut qu'on puisse le désigner dans de bonnes conditions, mais surtout qu'on ne perd pas de temps à justement tout ce qui peut apparaître comme de la tambouille, mais qu'on mette sur la table les propositions alternatives, parce que les Français, ils ont besoin d'un projet contre projet. On a maintenant une candidate du Rassemblement national. Elle est clairement en place. On en reparlera si vous le souhaitez.
Mais moi, je veux la confrontation avec le programme du RN. Parfois, je ne comprends pas exactement ce qu'il dit sur le SMIC, sur les retraites, sur la vision de l'économie, sur ses propositions en matière d'écologie. Et moi, je veux démystifier toutes les ambiguïtés, toutes les contradictions qui existent et dire qu'il y a en effet une gauche qui est capable d'être entendue par le spectre politique large. Vous savez, dans ce pays, il y a beaucoup de Français qui vivent dans des villes. Vous parliez de Calrim ou Boimran, qui a été très brillamment réélu à Saint-Ouen. D'abord, en faisant face principalement, lui, à la France insoumise, qui ne l'a pas ménagée.
Et les Français qui vivent dans des villes dirigées par la gauche, des grandes ou des petites, ils voient qu'il y a cette gauche du réel. Il y a cette gauche des solutions qui est capable d'avoir des convictions pour la gratuité des transports à certains endroits, comme Mickaël Delafosse à Montpellier, pour une lutte indéfectible contre les insécurités du quotidien, que ce soit Karim ou Mickaël Delafosse ou d'autres, la lutte contre le narcotrafic. Donc, on sait être pragmatique et on tord le coup à l'image angélique et parfois donné. Et donc, ce qui fonctionne... On l'avait oublié avec les alliances avec la France insoumise dont on a parlé. C'est la raison pour laquelle ça abîme.
Voilà, ça abîme parce qu'à côté, il y a des gens qui ont une stratégie, elle leur appartient, je la combats, qui est celle de la brutalisation, de la conflictualisation permanente du débat public et surtout de l'impuissance à la fin. Parce que vous savez, dans une élection présidentielle, on vient avec ses convictions, mais il faut s'adresser à l'ensemble des Français. Voilà, il faut être capable de rassembler. Il y a suffisamment de difficultés dans le pays. Voilà, on vit une crise internationale, on en parlera peut-être, c'est quand même extrêmement préoccupant. On vit une crise climatique.
Franchement, les incendies, la canicule, tout ça, ça nécessite des réponses politiques, économiques, sociales et on ne peut pas repousser. On vit une crise démocratique. Il y a une insatisfaction à l'ensemble de nos concitoyens qui ont l'impression que le pouvoir politique n'est plus capable d'avoir pris sur leur quotidien.
C'est le sentiment de relégation, de déclassement, de mépris que vivent une partie de nos concitoyens, ceux qui vivent dans les villes, dans les sous-préfectures, dans les territoires parfois relégués, qui ont l'impression que quand le service public ne fonctionne pas, quand je n'arrive pas à avoir un rendez-vous chez le médecin, quand la fiche de paie ne permet pas de faire le plein d'essence, il y a un sentiment de mépris. Le RN prospère sur cette colère-là. Moi, je ne conteste pas la colère. Je veux apporter des réponses alternatives qui sont celles que les Français ont chevillées au corps. Ils sont capables d'être solidaires. Ils sont capables d'être pas repliés dans le chacun pour soi.
Mais il leur faut de l'efficacité. Moi, je veux être le candidat de l'efficacité des réponses de la politique publique plutôt qu'un discours de l'impuissance ou du « y'a qu'à Faucon » et de la promesse d'un grand soir irréalisable. Jérôme.
Jérôme Guedj