Karim Bouamrane : "LFI se nourrit de la ghettoïsation matin, midi et soir !"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:20OuverteRéponse directe
Jusqu'où irez-vous à Saint-Ouen dans votre bras de fer avec Master Poulet ?
- 1:32RelanceRéponse partielle
Vous avez visiblement un problème d'installation de cette enseigne.
- 2:46OuverteRéponse directe
Titre Libération : entre Saint-Ouen et Master Poulet, une boucherie politique. C'est Libé qui le dit.
- 3:55RelanceRéponse directe
Mais la liberté d'installation des commerces, où est-elle dans cette histoire ?
- 4:45OuverteRéponse directe
Quand vous dites ça, vous parlez de quoi, en fait ? Parce que ça concentre certaines populations ?
- 5:17FerméeRéponse directe
Mais là, vous souhaitez que ce commerce s'en aille ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueFait
« Pas plus tard que la semaine dernière, il y a un établissement que peu de personnes connaissent qui s'appelle ACK, qui engendrait des nuisances sonores olfactives dans un quartier de Bain-Michelet. »
- 2:28Invité politiqueFait
« L'origine de ces poulets, c'est une souche unique, avec une génétique unique, engendrant des conséquences sanitaires gravissimes pour la population. »
- 3:30Invité politiqueFait
« Ce n'est pas un commerce illégal, c'était une privatisation de l'espace public, et justement, le tribunal a jugé que cette privatisation de l'espace public était illégale. »
- 7:13Invité politiqueChiffre
« Nous avons été la seule ville de France à rénover 1700 logements avec un dispositif qui s'appelle l'ANRU, avec un axe politique unique qui était que toutes les personnes qui vivent à Saint-Ouen doivent rester à Saint-Ouen. »
- 7:29Invité politiquePromesse
« Le permis de louer, nous l'avons mis en place. L'encadrement des loyers, nous l'avons mis en place. »
- 7:43Invité politiqueFait
« Nous avons démantelé tous les points de deal. »
- 15:39Invité politiqueFait
« Olivier Faure n'a pas gagné. Ce qu'ont gagné, c'est les maires socialistes, des maires de gauche. »
Temps de parole
- Karim Bouamrane78 %
- Invité18 %
- Présentateur4 %
≈ 2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili. L'invité politique de Sud Radio ce matin, Jean-François Aquili. Votre invité, c'est Karim Bouamran, le maire PS de Saint-Ouen, en région parisienne.
Bonjour Karim Bouamran. Bonjour. Cette controverse a pris un tour national. La question ce matin, c'est jusqu'où irez-vous à Saint-Ouen, dans votre bras de fer, avec l'enseigne Master Poulet ?
J'ai aucun problème avec Master Poulet, j'ai juste une priorité en tant que maire, c'est de m'assurer que le droit commun soit respecté, tous les établissements, quels que soient les établissements. Pas plus tard que la semaine dernière, il y a un établissement que peu de personnes connaissent qui s'appelle ACK, qui engendrait des nuisances sonores olfactives dans un quartier de Bain-Michelet. Avec la police nationale, nous l'avons fait fermer, ça n'a pas fait la une des journaux. Donc ma responsabilité, c'est le droit commun, le respect du droit commun, et ensuite, c'est m'assurer de la tranquillité des habitants et des habitants. Ça, c'est pour mon rôle de maire.
Et ce qui est important, c'est que nous avons été réélus pour un projet politique, en termes de diversité des commerces. On a ce qu'il faut en termes d'offres, en termes d'offres, en termes d'offres de près. Mais ça allait très loin, parce qu'il y a une volonté de caricaturer ce combat politique, en se disant, c'est le maire de Saint-Ouen contre Master Poulet. On n'a pas de problème avec Master Poulet et avec n'importe quelle enseigne.
Vous avez visiblement un problème d'installation de cette enseigne.
On a eu un problème de respect du droit commun. Et notre combat, c'est pour la bonne alimentation, la sécurité alimentaire, où là, c'est un véritable sujet politique. Et ça a été monté en épingle avec un côté identitaire, à savoir, toutes celles et ceux qui souhaitent avoir une alimentation dite poulet, frits, halal, versus ceux qui mangent plus cher, en plus, en faisant référence à des côtes de porc qui seraient un peu plus chères dans le restaurant d'à côté. Je fais allusion à la dernière sortie de Clémentine Autain, chez vous. Mais c'est caricatural. Le sujet de fond, c'est comment on s'assure qu'il y ait une sécurité alimentaire, parce que c'est un sujet de santé publique.
Ce qu'il faut savoir, c'est que l'origine de ces poulets, c'est une souche unique, avec une génétique unique, engendrant des conséquences sanitaires gravissimes pour la population. Donc, le sujet, c'est un sujet de santé publique. Alors, effectivement, ça a été caricaturé, ça a été monté en épingle.
Vous avez vu ce que titre Libération ce matin, entre Saint-Ouen et Master Poulet, une boucherie politique. C'est Libé qui le dit. Interview de Nabil Barre, l'un des dirigeants du Master Poulet, avec qui vous n'avez, soi-disant, aucun problème, qui déclare, M. Bouhamran ne veut pas de nous dans le centre-ville, à côté de la belle boulangerie du resto de Thierry Marx. La justice nous a donné raison, mais il tente de passer en force pour nous décrédibiliser. De nombreuses personnes le surnomment le Barack Obama, mais je vends en lui du Trump, dit-il. Il faut dézoomer un peu sur cette histoire.
Le sujet de fond, c'est, un, est-ce que les maires, et discuter avec le maire de Boulogne, le maire de Crémien-Blicêtre, le maire d'Agnère, ou tous les maires, c'est comment vous arrivez à revitaliser vos territoires par rapport à un outil qui s'appelle les commerces.
Bon, aujourd'hui, le tribunal administratif a donné raison à Master Poulet.
Non, ce n'est pas un commerce illégal, c'était une privatisation de l'espace public, et justement, le tribunal a jugé que cette privatisation de l'espace public était illégale. Et ensuite, le sujet, quand vous êtes maire ou quand vous êtes responsable politique, comment vous vous assurez que vos commerces soient à l'image de votre projet politique, c'est-à-dire une diversité de l'offre. On n'a pas de problème avec l'offre de Poulême sur l'acquisition, mais on a ce qu'il faut, on est tranquille là-dessus.
Mais la liberté d'installation des commerces, où est-elle dans cette histoire ? Parce qu'au fond, c'est autorisé, c'est ça le problème, c'est le problème de l'égalité.
On n'a pas de problème avec la liberté d'entreprendre, pour le coup, c'est exactement ce que portaient, non pas la droite, mais les insoumis. On voit bien le paradoxe entre Eric Coquerel, entre ce qu'il dit dans l'Assemblée nationale, où il se fait le chantre du collectivisme, et là, le chantre de la liberté d'entreprendre, sans compter son côté un peu schizophrénique, où en 2019, il explique qu'il faut défendre la production de poulet français, et là, il met en avant la production et l'élevage de poulet polonais. Je referme la parenthèse, donc on voit bien le double discours de la France insoumise. Mais il y a un sujet de légalité, non pas de liberté d'entreprendre.
Chacun a le droit d'entreprendre. Il y a un sujet de privatisation de l'espace public. Je vous le dis, c'est type de sujet...
Quand vous dites ça, vous parlez de quoi, en fait ? Parce que ça concentre certaines populations ? C'est un problème sanitaire ? Quel est-il réellement, en fait, à l'endroit de cette enseigne-là ?
Le sujet est très simple. Quel que soit l'établissement, que ce soit de la vente de poulet, ou de la vente de bijouterie, ou de la vente de basket, ou de la vente de t-shirt, vous n'avez pas le droit de privatiser l'espace public sans que vous ayez une autorisation. Quand vous dites ça, c'est monté des vérandas, monté des terrasses. Mais là, ce n'est plus le cas, apparemment. Mais ce n'est plus le cas, mais c'est normal, ils l'ont démonté. Suite à mon intervention, ça a été démonté.
Mais là, vous souhaitez que ce commerce s'en aille ou pas ?
Non, maintenant, le sujet, ce n'est pas... Je souhaite que ce commerce s'en aille. Je n'ai pas de problème iniquité personnel. Je ne suis pas dans un rapport de force iniquité personnel. Mais le problème, c'est qu'aujourd'hui, lorsque vous dézoomez, les maires n'ont pas les moyens de leur ambition pour pouvoir faire en sorte qu'il y ait une diversité de commerce, s'ils le souhaitent. Si vous avez un maire qui souhaite avoir 350 bijouteries dans son allée, ou bien 350 vendeurs de poulet, ou bien 350 vendeurs de t-shirt, c'est son projet politique.
Nous, notre projet politique pour lequel on a été réélus, c'est une diversité de commerces, qui plus est, qui plus est, avec des commerces qui apportent une sécurité alimentaire, avec des produits bien contrôlés sur le plan de la filiation, sur le plan de la filière. Vous, c'est de la malbouffe, quoi, grosso modo. Ce n'est pas grosso modo. On a toujours fait la promotion de la bonne alimentation, d'où le projet que nous avons mis en avant, en termes de sécurité alimentaire, au niveau de carte vitale alimentaire. Ce qu'on fait, c'est très concret en tant que maire. On arrête avec la décentralisation des cuisines. On fait en sorte que toutes les écoles aient une cuisine centralisée.
On réapprend les enfants avec la notion du goût, l'éducation alimentaire. On a bien compris, c'est malbouffe, quoi, le sujet. Et l'accès à la bonne alimentation pour les familles populaires,
parce que bien manger coûte cher. Clémentine Autain, à votre place, ici même, hier matin, vous l'avez évoqué, tout comme LFI, en général, vous accuse de vouloir gentrifier Saint-Ouen. Il y a certaines populations qui ne seraient plus les bienvenues.
La gentrification, c'est chasser les classes populaires, les classes moyennes, du fait d'un logement trop cher, avec une politique voulue. Je vous mets au défi, monsieur Aquilie, de me trouver une personne qui vit dans le logement social à Saint-Ouen, qui a été chassée, parce que, pauvres, nous avons été la seule ville de France à rénover 1700 logements avec un dispositif qui s'appelle l'ANRU, avec un axe politique unique qui était que toutes les personnes qui vivent à Saint-Ouen doivent rester à Saint-Ouen. Ça, c'est le premier point. Le permis de louer, nous l'avons mis en place. L'encadrement des loyers, nous l'avons mis en place. Démocratiser l'excellence pour les classes populaires.
Nous l'avons mis en place. Apporter la sécurité. Les premières victimes de la sécurité, ce sont les classes populaires et les classes moyennes. Nous avons démantelé tous les points de deal. Pour une partie de ces personnes...
Donc, vous refusez cet argument qui est mis en avant par les filles.
Mais pour eux, lorsqu'ils parlent de gentrification, monsieur Akeli, c'est une espèce de pudibonderie terminologique pour évoquer la ghettoïsation. Parce que du matin au soir, les amis de Jean-Luc Mélenchon, se nourrissent de ghettoïsation spatiale, territoriale, culturelle, économique, pour mieux alimenter un électorat. C'est un projet politique. En gros, lorsque vous êtes issu des classes populaires, vous n'avez pas le droit au bon et au meilleur. C'est un projet politique. Vous avez écrit sur X, je vous cite,
la conception de la politique pour LFI, les Arabes, les Noirs, les Chinois, Asiatiques, des quartiers, au Master Poulet. Et pendant ce temps, les Blancs intellectuels de Paris pensent, se réunissent et agissent pour parler des choses sérieuses.
Vous avez vu la dernière photo que j'ai publiée sur X ? Oui, ça se souvient. Elle était quand même assez effarante. C'est-à-dire que vous avez des personnes qui passent leur temps à nous expliquer, lorsqu'on est issu des quartiers, des gens comme nous. C'est l'intergroupe qui désigne Mélenchon comme son leader. Ce qu'on doit manger, ce qu'on doit penser, avec une ethnicisation du débat politique. Et lorsqu'il s'agit de voter pour leur candidat, ils sont dans l'entre-soi, en excluant toute personne, toute militante et militant, qui seraient comme eux, et je déteste ce terme, racisés, à savoir les Maghrébines, les Maghrébins, les Noirs, les Asiatiques.
C'est de la manipulation de la part de la France insoumise ? C'est pas du tout de la manipulation.
C'est du communautarisme.
Mais pire que ça. C'est dans une espèce d'ADN politique. Pour eux, ils ont une vision qui est très simple. Il y a une communautarisation de la vie politique. Lorsque vous êtes... Ils l'ont dit ! Mais ils l'ont dit clairement. Ils ont dit clairement que lorsqu'il y a des villes où il y a plus de Maghrébins, de Noirs, d'Arabes ou d'Asiatiques, il leur faut des responsables politiques qui ont ce phénotype. C'est leur projet. Par conséquent, lorsqu'on parle de choses sérieuses, à savoir diriger un parti... Regardez le profil politique des gens qui constituent la direction politique de la France insoumise. C'est assez effarant. Moi, ma lecture, elle n'est pas au travers du prisme ethnique.
Moi, elle est sociale, exacerbée par l'ethnique. Oui, quand on est Arabe, Noir, Juif et Asiatique, issus des quartiers populaires, ont subi 3, 4, 5 fois de plus les discriminations. Comme quand on est femme ou comme quand on est LGBT+, oui, ou porteur d'un handicap. En revanche, la France insoumise part du principe que les Maghrébins, les Noirs, les Asiatiques, issus des quartiers populaires, comme ils veulent bien nous qualifier, parce qu'en gros, on parle des quartiers pauvres, doivent se gérer entre eux, doivent manger un type, un type, un type d'aliment, consommer dans un type d'établissement, et avoir une assignation à résidence territoriale et spatiale. C'est ça, le sujet.
J'entends bien. Vous estimez également qu'au fond, la France insoumise favorise une forme d'antrisme islamiste dans cette démarche politique ?
Non, je ne ferai pas le débat de l'antrisme islamique, parce que je pense que cette porosité est un peu plus complexe, et ce serait caricaturer les militants de la France insoumise, et je me refuse cette caricature.
Je dis, et je parle sur des éléments factuels, la façon d'appréhender le débat politique, mais Mélenchon l'a dit, on arrête avec les zones rurales, alors que moi qui suis issu des cités, ce que vit une femme ou un homme des cités, c'est exactement ce que vit une femme ou un homme issu des zones rurales, c'est-à-dire une absence de service public, comment bien se loger, bien se soigner, mieux manger, et comment se dire mon enfant, ma fille, mon fils, peut pouvoir bénéficier d'une vie de qualité, et comment mes parents peuvent bénéficier d'une retraite de qualité. Karim Bouamran,
puisque vous évoquez Jean-Luc Mélenchon, donc la présidentielle qui arrive, question, où étiez-vous hier soir ? Vous n'étiez pas la belle-villoise ?
Moi hier, j'ai regardé une partie du match de la Titeco de Madrid contre Arsenal, et ça m'a fait penser à Mélenchon. Mélenchon, pour moi, c'est l'athlète de Côte Madrid. C'est-à-dire qu'à chaque fois, il arrive en demi-finale, et à chaque fois, il se fait éliminer. Ça fait quatre fois qu'il va être candidat. C'est le candidat, c'est le candidat de gauche le plus désapprouvé. Et il continue, il continue. Et en plus, c'est une bulle spéculative digitale. Avec cette espèce de terrorisme digital, il nous fait croire qu'il est omnipotent, hyper puissant, et une partie de la gauche, elle est traumatisée par Jean-Luc Mélenchon.
Sauf que nous, à Saint-Ouen, on les a défiés, et on fait 56% on met 30 points de différence et on est clair, clair sur notre cap, sur notre ligne. Démocratiser l'excellence, faire en sorte que toutes les Françaises et les Français voient chaque jour leur vie s'améliorer, le progrès partagé. C'est ça, notre vision.
Vous avez lu sa lettre au peuple de France, publiée hier. Si nous convainquons au premier tour, nous gagnerons au deuxième, l'heure du grand changement est venue, c'est le moment d'une révolution citoyenne. Le leader insoumis, il incarne quand même cette espèce de puissance de machine à gauche qui peut battre le RN, c'est ce qu'il dit, il revendique, on va les battre. A plat de couture.
Pareil, pour falloir parler avec le football, si la Télico de Madrid avait mis un but de plus, si la Télico de Madrid avait gagné la Ligue des Champions, vous avez la métaphore vouloïstique ce matin. C'est normal, il y a une métaphore vouloïstique parce que franchement, je pensais à lui hier en regardant le match. Je me dis, mais c'est vraiment l'Atlético. Si, si, si, Jean-Luc Mélenchon, au travers de trois victoires, quatre victoires des municipales, nous fait croire qu'il a gagné les municipales. Ils n'ont rien gagné. Qu'est-ce qu'il a gagné concrètement ? En quoi il s'autoprogramme
leader maximo de la gauche ? Vous êtes au Parti Socialiste. Regardez, quand je vous ai dit, vous étiez au bout hier soir, il y avait la Bellevilloise, vous y aviez Clémentine Hôtin, François Ruffin, Marine Tondelier, Olivier Faure, votre premier secrétaire qui était ensemble pour parler d'une primaire du mois d'octobre à gauche. La petite primaire.
Alors ? Vous y croyez ça, vous ? Non, je n'y crois pas. Non, je n'y crois pas. Je n'y crois pas. Je pense que ce qu'il doit se faire... Est-ce qu'il faut un candidat hors Jean-Luc Mélenchon pour pouvoir gagner les élections présidentielles ? Oui, j'y crois. Il faut dégager la meilleure candidate ou le meilleur candidat pour battre Jean-Luc Mélenchon. Parce que si on a Jean-Luc Mélenchon face à M. Bardella ou Mme Le Pen, on sait très bien que le RN viendra au pouvoir. Et on ne se lève pas le matin en se disant il faut battre l'extrême droite. Ce n'est pas un projet politique battre l'extrême droite.
Le projet politique, c'est plus de services publics, plus de santé, plus de logements, la grandeur de la France en internationale, plus de sécurité, plus de sécurité alimentaire. Et c'est ça qui nous donnera la possibilité
de battre l'extrême droite. Vous avez vu les miettements à gauche, or et les filles. Vous aviez Olivier Faure, votre premier secrétaire, qui était hier soir à la Bellevilloise. Apparemment, il n'a pas encore consulté les socialistes, les électeurs, les adhérents. Mais il a l'air de valider cette idée de primaire avec cette petite primaire-là.
C'était son idée. Mais d'accord. Mais les militants socialistes ne sont pas encore exprimés. Les militants écologistes ne sont pas encore exprimés. Il a tort Olivier Faure ? Je ne sais pas s'il a tort ou il a raison. Ce que je sais simplement, c'est qu'il n'y a rien qui se dégage et il n'y a pas de chemin qu'on clave des petits calculs à la petite semaine comme on a fait lors des dernières séquences électorales. C'est de se dire, voilà, quel projet politique on veut pour la France ? Hier, à la Bellevilloise, qu'est-ce qui s'est discuté en termes de sécurité ? Qu'est-ce qui s'est discuté en termes de logement ? Qu'est-ce qui s'est discuté en termes de santé ? En termes d'éducation ?
En termes de démocratisation d'excellence ? En termes de paix ? De paix. Aujourd'hui, c'est quoi la position de la gauche au regard des évolutions géopolitiques ? Donc Olivier Faure, pour vous... Moi, j'étais en Colombie la semaine dernière, j'ai discuté avec l'ancien président de la Colombie, prix Nobel de la paix, il ne m'a pas parlé des primaires.
Non, mais d'accord. Olivier Faure, il doit quitter le PS, il doit quitter la direction du PS. Pour vous, il ne fait pas le job par rapport à ce défi qui arrive en 2027 ou pas ?
Je me suis déjà exprimé à plusieurs reprises sur le leadership d'Olivier Faure, que ce soit par rapport au congrès, que ce soit par rapport à la stratégie, que ce soit même par rapport à la séquence municipale, Olivier Faure n'a pas gagné. Ce qu'ont gagné, c'est les maires socialistes, des maires de gauche. Mais il n'a pas fait le ménage. Il n'a pas fait le ménage parce que derrière, il s'accroche à son pouvoir. Mais moi, je ne peux pas réformer les statuts.
Vous avez dit, Karim Bouhamran, pour conclure, vous avez dit début avril, il y a un mois, que vous pouviez être une solution, vous, une solution par rapport à 2027. Vous en êtes où de la réflexion ?
On réfléchit, on mature, on garde, on discute. Non, mais ce n'est pas ça parce que je m'exprimerai en temps et en heure. Ce que j'ai dit, c'est qu'aujourd'hui, la personne qui dit je suis candidat, je pense qu'elle n'est pas dans le bon timing. Aujourd'hui, au regard des enjeux géopolitiques, des enjeux économiques, moi, ce que je vois dans ma ville, c'est l'augmentation du prix de l'essence, c'est la crise du logement. C'est trop tôt pour dire que c'est candidat ? C'est trop tôt.
Il y en a quelques-uns déjà qui y tournent. Il faut leur poser la question.
C'est eux qui gèrent
leur horloge et leur timing. Mais parce que les Hollandes et les Glucksmans, c'est trop tôt pour eux aussi ? Il faut leur demander. Il faut leur demander. Ce n'est pas la solution pour vous, tout ça ? Je ne sais pas
si c'est ni le problème ni la solution.
Master Poulet ne vous donne pas des ailes. La formule n'est pas de moi.
Elle est signée Juliette. Non, mais Juliette, elle est signée pour Juliette. Mais tous les jeux de mots qu'on a pu entendre là-dessus. Bon, pas de problème. Vive les Calembours. Vive la France des Calembours. Mais honnêtement, sur la question de Master Poulet, on parle de souveraineté. C'est un sujet et vous êtes quelqu'un de très sérieux. Souveraineté nationale, sécurité alimentaire, santé publique, traçabilité, pouvoir d'achat et faire en sorte que les Françaises et les Français puissent bien manger et bien vivre et avoir de l'espoir partagé.
Allez, et ce soir,
ce ne sera pas le Red Star, ce sera le Bayern. Ce soir, c'est le Bayern et samedi, c'est le Red Star peut-être en Ligue 1. Allez.
Oui, c'est vrai. Merci, Karine Bois. Merci à vous. Un petit espoir. Oui, un petit espoir. Un petit espoir parce que Saint-Etienne, Le Mans, on voit le Stéphanois en vous. Non, non, pas du tout. Faites votre coming out. On a parlé de volaille et la cochonnaille, on va l'évoquer aussi. Est-ce que vous seriez prêt, vous, à participer à un banquet du canon français ? Vous savez, il est critiqué notamment aussi par le recteur de la mosquée de Paris parce qu'on y sert en fait du cochon et puis il y a toute une polémique autour de ça.
Non, mais ce qui me gêne au travers de cette histoire et on l'a vu avec la réaction de certains journalistes de chaînes concurrentes, c'est la folklorisation du débat d'une part et d'autre part, l'aspect, le clivage identitaire. Dans mes proches, dans ma famille, il y a des personnes qui mangent halal, il y a des personnes qui mangent kaché, il y a des personnes qui mangent du porc. Le sujet n'est pas là. C'est comment faire en sorte qu'on arrive à vivre tous ensemble, qu'on ne monte pas les communautés les unes contre les autres. C'est ce qu'on veut faire à travers ça. Bien sûr, c'est ce qu'on veut faire.
On veut cliver et moi, je ne suis pas pour une société qui est clivée et qui est clivante mais une société qui rassemble une concorde.
Allez, nous en parlons. 0826 300 300 dans un instant.
Merci.