Dissolution : Emmanuel Macron "abîme la fonction présidentielle depuis 2017"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Où en est-on un an après la dissolution ? Quel bilan tirez-vous ?
- 1:00OuverteRéponse directe
La dissolution a-t-elle créé de l'instabilité ou révélé une tripartition ?
- 3:00OuverteRéponse directe
La dissolution était-elle inévitable ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Emmanuel Macron a-t-il abîmé la fonction présidentielle ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron est-il affaibli ?
- 7:00OuverteRéponse partielle
La proportionnelle favoriserait-elle les coalitions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Benjamin MorelFait
« on a vu comment est passé le dernier budget et là le prochain budget pour 2026 est très très compliqué à faire passer. Il est même assez probable que on ait recours soit à des lois spéciales voire même à des ordonnances. »
- 3:30Jean-Philippe DeosierFait
« on assiste à une déculotée à l'endroit du président de la République et de ce qui restait déjà de sa majorité. »
- 4:30Jean-Philippe DeosierFait
« La dissolution était annoncée le 9 janvier et on savait que les européennes n'allaient pas bien se passer, elles se sont particulièrement mal passées et il fallait une réponse politique. »
- 5:30Jean-Philippe DeosierFait
« Emmanuel Macron abîme la fonction présidentielle depuis 2017. »
- 6:30Benjamin MorelFait
« un président sous la 5e République ça a des pouvoirs de l'exception. l'article 16 a été dit, la dissolution et cetera. »
- 8:30Benjamin MorelFait
« il faut faire rentrer les ronds dans les carrés. Il faut en effet, je suis d'accord sur la réforme des retraites, utiliser tous les artifices de procédure pour arriver à appliquer ce que vous avez dit lors d'une élection présidentielle mais que vous n'avez pas les moyens d'appliquer. »
- 11:30Jean-Philippe DeosierChiffre
« il y a en revanche peut-être en effet un 4e bloc qui est l'abstention. On a 30 % faible, voilà, qui a quand même été relativement faible pendant les législatives. »
- 12:30Benjamin MorelChiffre
« 47 % des Français voulaient voter contre le NFP, 44 % contre Emmanuel Macron, 41 % contre Marine Le Pen. »
- 13:30Jean-Philippe DeosierFait
« il n'y a absolument aucune étude et pourtant il y a une littérature très très abondante sur les modes de scrutin qui montre que les Européens qui sont à la proportionnelle et tous les pays européens sont à la proportionnelle par nous et les Anglais jugeraient ce mode de scrutin antidémocratique. »
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[Musique] et bienvenue si vous nous rejoignez sur France info sur le canal 16. C'est le 830 France info avec ce matin Benjamin Morel. Bonjour, vous êtes politologue, maître de conférence en droit public à Paris de Panthéon à Bonjour Jean-Philippe Deosier, constitutionnaliste et professeur de droit public.
Si on vous accueille tous les deux aujourd'hui, c'est parce que sur France Info, nous nous intéressons à cet anniversaire entre guillemets de la de la dissolution. C'était il y a presque un an, à quelques à quelques jours près et on va s'y attarder avec vous. Peut-être commençons avec vous Benjamin Morel 1 an après.
Euh où en est-on ? Quel bilan vous tirez ? Emmanuel Macron parlait d'une respiration démocratique.
Est-ce que ça a été un une réussite ? Alors oui, peut-être une respiration démocratique mais suivie de 2 ans d'apné parce que aujourd'hui on est en effet dans une situation de blocage structurel. on a vu comment est passé le dernier budget et là le prochain budget pour 2026 est très très compliqué à faire passer.
Il est même assez probable que on ait recours soit à des lois spéciales voire même à des ordonnances. Donc on est aujourd'hui tout de même dans une paralysie. La question c'est est-ce que cette paralysie est-ce que cette dissolution c'est je dirais un coût politique qui a créé de l'instabilité ou est-ce que c'est quelque chose qui en fait est plutôt un révélateur ?
Aujourd'hui, on a au moins une tripartition de la vie politique he qui est inscrite vraiment dans le la sociologie électorale. Et là-dessus, bah la dissolution a fait l'objet de révélatrice, même si évidemment bah il était peut-être pas très opportun politiquement de lancer un tel facteur d'instabilité dans une situation politique et économique déjà fort instable. révélateur, diriez-vous aussi Jean-Philippe De Rosier, on était la dissolution, je crois que je fais partie des des rares qui considèrent qu'elle était inévitable parce que au soir du 9 juin, on n'assiste pas à une défaite, on n'assiste pas à une déroute, mais pardonnez-moi l'expression, on assiste à une déculotée à l'endroit du président de la République et de ce qui restait déjà de sa majorité.
À partir du moment où le 9 janvier, il avait limogé sa première ministre sans raison aucune, Ellisabeth Born avait fait le job et il décide Caprice du prince de la renvoyer 5 mois plus tôt. Mois plus tôt. Euh bien en réalité la dissolution était annoncée le 9 janvier et on savait que les européennes n'allaient pas bien se passer, elles se sont particulièrement mal passées et il fallait une réponse politique.
La réponse politique ne pouvait être que la dissolution de l'Assemblée nationale. Elle ne pouvait pas avoir lieu plus tard, pas plus tard dans le mois de juin parce que il y avait les Jeux Olympiques, il fallait immédiatement pouvait pas faire des élections en plein milieu des Jeux Olympiques. Elle pouvait pas avoir lieu à la rentrée parce que ça aurait été beaucoup trop déconnecté.
Quand on dit respiration, on dit, il a même dit clarification. C'était l'objectif. Est-ce que Est-ce que le but est atteint ?
Ça c'était ce qu'il espérait et on forçait de constater que non. pas une clarification au point de revenir aux équilibres d'entend, c'est-à-dire avant ce fameux nouveau monde qui n'est qu'un une confortation de de cet ancien monde dans le procédé mais qui est un éclatement de la de la vie politique du fait de l'arrivée des Macou en 2017 mais une clarification parce que effectivement on voit que Benjamin Morel parle de tripartition. Moi je pense qu'il y a plutôt une une quadripion c'estàd qu'il y a la gauche d'un vous compliquez encore les choses.
Oui oui oui tout à fait. Il y a la gauche d'un côté dont peine à identifier les véritables alliances mais en tout cas dans un processus électoral est en mesure de s'unir. D'ailleurs le nouveau Front populaire c'est fait à la dernière minute mais c'est fait.
Il y a l'extrême droite de l'autre qui reste seule et on voit que lorsqu'elle reste seule ainsi incapable de gouverner et d'atteindre le gouvernement. Ça c'est un autre élément de clarification aussi. Et puis euh il y a le centre qui est conforté dans sa défaite, qui était défait le soir des européennes et qui est conforté dans sa défaite avec les les élections législatives et ce qui reste de la droite euh que vous ne mettez pas dans le même bloc que le centre.
Non non, ils gouvernent ensemble actuellement mais ils ne sont clairement pas dans le même bloc que le centre. Bruno Rota n'est pas l'allié d'Emmanuel Macron. C'est un allié de circonstan dans le gouvernement mais c'est pas l'allié politique d'Emmanuel Macron.
Ce qui compte en fait, c'est quand même plutôt la porosité des électorats. Et là, je cite souvent une enquête d'opinion qui a eu lieu juste avant le premier tour des dernières élections législatives. 47 % des Français voulaient voter contre le NFP, 44 % contre Emmanuel Macron, 41 % contre Marine Le Pen.
Et donc on voit aujourd'hui qu'on a cette tripolarisation, c'est-à-dire que la porosité au sein du centre, au sein de ce qu'on appelle le socle commun entre les électorats est relativement forte. Là où il est faible ailleurs, en cas de second tour entre un candidat macroniste et un candidat de gauche, un candidat socialiste, j'entends bien, il y a moins d'un électeur sur deux qui a voté pour le socialiste contre le Rassemblement national. Donc, on voit là-dessus qu'on a vraiment trois blocs relativement étanches, y compris dans les seconds tours si le Front républicain a marché, c'est parce que il y a eu un bon report de gauche des voies de gauche sur le centre.
L'inverse, le report de voie du centre sur la gauche a été lui relativement médiocre. Il y a en revanche peut-être en effet un 4e bloc qui est l'abstention. On a 30 % faible, voilà, qui a quand même été relativement faible pendant les législatives.
Mais il faut pas penser que l'abstention, elle se répartie de manière uniforme. Il y a deux parties qui ont des réserves dans l'abstention aujourd'hui. Le RN dans le périurbain et dans le rural, la France insoumise dans l'urbain, dans les banlieux.
Et donc dans ce cadre là, on voit qu'on a un gâteau relativement restreint et que ce gâteau, bah il ne peut vraiment être étendu, élargi que sur l'épaule. Un mot peut-être Jean-Philippe Deosier, votre regard sur le votre regard de constitutionnaliste sur le rôle d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, c'est une de ses prérogatives la la dissolution.
Est-ce que aujourd'hui c'est un président qui, comme le disent certains, a abîmé la fonction se faisant ? Emmanuel Macron abîme la fonction présidentielle depuis 2017. Emmanuel Macron fait énormément de mal aux institutions à partir du moment où il se croit absolument tout-puissant au prétexte qu'il a remporté l'élection alors que c'est dans ces prérogatives pardon je je de dissoudre bien sûr c'est dans ces prérogatives aussi d'utiliser l'article 16 c'est dans ces prérogatives d'utiliser toutes les toutes les dispositions de la constitution mais encore faut-il le faire avec discernement ce qu'il a fait avec la réforme des retraites et la mobilisation de tous les leviers alors c'est pas lui qui les a mobilisé c'est son gouvernement mais c'était évidemment lui le pilote a fait là encore énormément de mal aux institutions et on en essuit encore les plâtres aujourd'hui.
Donc Emmanuel Macron fait énormément de mal aux institutions. La dissolution, comme je l'ai dit, elle me paraissait inévitable mais elle est la conséquence de tout un processus accumulé depuis 2017, conforté en 2022 euh de de de ces erreurs, je pense institutionnelles en usant ses prérogatives. Il il n'a rien fait d'anticonstitutionnel.
Mais il a cumulé euh des pratiques, une façon de gouverner qui n'est pas celle voulu par en tout cas les instigateurs de la 5e République. Bin Morel, il a bime la fonction et est-ce qu'il ressort lui plus globalement Emmanuel Macron affaibli cette histoire ? Bah là, il est évidemment affaibli parce que et ça rejoint un petit peu je dirais le fait qu'il abîme ou pas la fonction mais un président sous la 5e République ça a des pouvoirs de l'exception. l'article 16 a été dit, la dissolution et cetera.
Mais sur la gestion commune des choses, en fait, le président de la République à quoi qu'on en pense peut voir, le seul contact entre un président de la République et une loi, c'est quand il a promulgue. Et donc en fait, qu'est-ce qui s'est passé ici ? On a un Emmanuel Macron qui est le révélateur de quelque chose.
Quand vous êtes élu et que vous dites "Moi, président de la République, je ferai une réforme des retraites" et que derrière vous n'avez pas de majorité pour la faire, qu'est-ce qui se passe ? Bah, vous avez un choix qui un choix binaire et c'est pas Emmanuel Macron ou un autre. C'est très compliqué parce que si vous arrivez en disant je ne ferai aucune réforme législative parce que c'est pas dans mon rôle, je me contenterai d'être parsimonieux en matière de dissolution et d'article 16, vous n'êtes pas élu.
Donc vous êtes élu sur un programme législatif. Si vous n'avez pas de majorité derrière, qu'est-ce qui se passe ? Et bien il faut faire rentrer les ronds dans les carrés.
Il faut en effet, je suis d'accord sur la réforme des retraites, utiliser tous les artifices de procédure pour arriver à appliquer ce que vous avez dit lors d'une élection présidentielle mais que vous n'avez pas les moyens d'appliquer. Donc là-dessus, Emmanuel Macron, toute la question c'est c'est procédural mais est-ce que c'est bon pour la démocratie ? Est-ce que c'est bon pour les institutions ?
C'est on avait des reportages ce matin de avec des Français qui disent voilà on a l'impression que tout se fait un peu en dehors de nous quoi. Oui mais si vous voulez c'est certes c'est pas bon pour la démocratie mais c'est pas la personnalité d'Emmanuel Macron. Imaginez Valérie PCè élu sans majorité, qu'est-ce qu'elle aurait fait ?
Valérie PCR ou quelqu'un d'autre ? Est-ce qu'elle aurait dit "Écoutez, voilà, j'ai été élu sur un programme mais j'ai pas les moyens de l'appliquer. Je vais me contenter de présider pendant 5 ans." Je suis content de présider pendant 5 ans.
Il s'agit d'entrer dans un dialogue. La réponse est non. Et donc dans ce cadre-là et donc dans ce cadre-là, c'est certes les visions du président de la République qui sont interrogées, mais ce sont nos visions à nous également quand on vote pour un président de la République et qu'on vote pour un président de la République en se disant il va être tout-puissant, il va pouvoir faire une réforme des retraites, une loi sur la cuette des fraises ou une loi immigration.
Mais il faut bien comprendre que la légitimité qu'on donne et pas forcément le rôle institutionnel assumé et que dès le moment où on rentre dans une période où les majorités ne seront plus tout à fait évidentes, c'est notre conception générale des institutions qu'il faut modifier. Alors en face, il y a il y a un parlement. Vous voulez réagir ?
Oui, je voudrais réagir parce que je trouve que c'est une vision un petit peu naïve euh du fonctionnement de la vie politique. Euh Benjamin Morrel est un partisan de la proportionnelle et la proportionnelle est un instrument qui doit euh favoriser les coalitions à partir du moment où effectivement on est on est une personne qui est élue sur un programme et que on doit faire face à une coalition, il faut être en mesure de négocier. Or là, précisément Emmanuel Macron n'a pas négocié.
Il a imposé une réforme comme s'il était majoritaire. Emmanuel Macron en 2022 a été démocratiquement élu mais politiquement battu. C'est-à-dire que il sa majorité n'a pas été reconduite.
Elle a été largement affaiblie. Il a été il aurait dû selon vous en tirer les conséquences en fait. Tout à fait.
Mais même dès 2017 quand dans quelles circonstances a-t-il été élu ? Il a été élu il avait une très large majorité Jean-Philippe Oui mais il a été élu président de la République face à l'extrême droite. C'était gagné d'avance.
Il a été élu parce que il y a eu l'affaire François Fillon et parce que François Hollande a renoncé. Et euh cela a conduit à un contexte où il n'était pas en mesure euh de euh politiquement affirmer une autorité comme s'il avait été conséquence. Tirer les conséquences, ça voulait dire pour vous prendre un premier ministre qui soit euh Oui, mais on peut pas dire tirer les conséquences, ça voulait dire être non pas forcément mais être faire preuve d'ouverture et d'écon.
Je me permets simplement un petit point messieur quand même euh et notamment Jean-Philippe Deosier euh quand on parle de de coalition, de travailler euh avec d'autres partis, on pense par exemple au cas allemand. En France, on a eu l'impression que c'était strictement impossible. Oui, mais justement ça je pense.
Non, ça n'est pas si vous voulez. Le problème en la matière, il est à la fois et s'est évoqué lié au mode de scrutin mais lié également à la distorsion électorale. J'entends qu'en effet Emmanuel Macron n'ait pas fait la grande union en 2017 mais en 2017 il avait une majorité absolue.
Si vous tendez la main à votre opposition, vous avez tout d'un coup un système où il n'y a plus d'opposition. Ça ne marche pas. Vos oppositions doivent continuer à exister.
Elles doivent continuer à s'opposer. La base qui est dit Emmanuel Macron en 2017, elle est pas plus large que celle qui porte François Hollande au pouvoir quelques années auparavant où Nicolas Sarkozi en terme d'inscrit, en terme de votant. Or à l'époque Nicolas Sarkozi n'a pas dit "Je vais gouverner avec le PS.
Le mode euh de scrutin et l'organisation de la vie politique est faite comme telle. C'est pas de la naïveté, c'est une réalité électorale et politique. Sinon, il y a plus de notion d'opposition.
Ensuite, sur la notion de coalition, là le problème, on en revient à la question du mode de scrutin, c'est que avec un mode de scrutin majoritaire à deux tours, vous pouvez pas construire des coalitions post-lectorales. Prenez les socialistes là. les socialistes dont on va peut-être tout à l'heure parler reparler tout à l'heure, très compliqué pour eux de tendre la main au centre tout bêtement parce que si vous avez été un député socialiste élu dans une circonscription sur une configuration NFP, donc alliance avec les insoumis et cetera, et que la prochaine fois vous avez un candidat insoumis face à vous, et bien vous êtes potentiellement mort et donc vos alliances préélectorales restent figées.
Et ces alliances préélectorales qui restent figées, elles empêchent de construire des coalitions et donc de maintenir la stabilité. Peut-être un dernier mot avant d'aller au fil info Jean-Philippe Deosier sur le sujet, la proportionnelle qui permettrait fatalement un moment ou l'autre de construire des alliances. Est-ce que ça paraît pas couler de source ?
Non non, j'ai vous me posez la question, c'est sans doute parce que vous savez que je je suis très hostile à ce mode de scrutin que je considère comme antidémocratique. Précisément parce que comme Benjamin Morel vient de le rappeler, c'est un mode de scrutin qui vient et pousse à construire des coalitions après le mode de après l'élection. Or, avec le scrutin majoritaire, les coalitions sont présentées aux électeurs qui les valident, les approuvent ou les désapprouvent.
Et euh la la là actuellement nous avons les effets de la proportionnelle, c'est-à-dire un éclatement du paysage politique sans la proportionnelle avec au moins cet avantage que les électeurs ont pu se prononcer sur les différentes coalitions, notamment le Nouveau Front populaire aussi la coalition centrale entre Horizon, Modem et et Macroni. Et cela me semble bien plus bien plus démocratique. Vous restez avec nous Jean-Philippe Deusier et Benjamin Morel.
On continue d'explorer les la façon de sortir de de cette crise politique. Juste après votre filo, à 8h46, Etienne Cholaise, Donald Trump et Elon Musk s'écharpent en public. Échange de critiques et d'accusations sur les réseaux sociaux.
Le patron de Tesla SpaceX affirme que sans lui, Donald Trump n'aurait pas pu gagner la présidentielle. Il l'accuse aussi de faire partie du dossier Epstein, homme d'affaires qui se fait suicider en prison avant son jugement pour trafic sexuel. Donald Trump estime que son ancien allié est devenu fou à Reince dans la Marne, il y a quatre morts après l'incendie d'un immeuble cette nuit.
La préfecture affirme qu'il y a un enfant parmi les victimes. Un autre est toujours recherché, porté disparu. Deux habitants sont aussi gravement blessés.
Loï Boisson remet les pieds sur terre. La sensation du tennis français battu. Sèchement par l'américaine Coco Gauf 6562 hier en demi-finale de Roland Garos.
Côté masculin, ce sont aussi les demi-finales. Aujourd'hui, l'italien Lorenzo Mousetti contre l'Espagnol Carlos Salcaraz et un autre italien, le numéro 1 mondial Yannick Sinner contre le Serbe Novak Dokovic. France info le 830 France info Gerbonte Adrien Bec et ce matin Benjamin Morel politologue Paris de Panthéon àas je donne vos maisons à tous les deux Jean-Philippe Deosier constitutionnaliste.
Là c'est Lille l'université de de Lille. On parlait de la proportionnelle. Je voudrais que vous vous puissiez réagir.
Benjamin Morel on a bien compris que vous n'êtes pas sur la même position l'un et l'autre mais Jeanville Deosier disait on est on a les effets de la proportionnelle sans sans la proportionnelle. Pourquoi en rajouter dans une ce qui enfin ce qui risque de morceler encore plus le l'assemblée ? Alors ça va pas la morceler en réalité.
Regardez actuellement le Bundestag. Six groupes politiques, combien de listes ont été représentées au Parlement européen après les dernières élections européennes ? 6.
Vous mettez un seuil de représentation de 5 %. Autrement dit, tous les partis qui franchissent la barre des 5 % sont représentés. Vous avez six groupes politiques.
Il y en a combien à l'Assemblée nationale là ? Il y en a 11. H deè élément parce que pardon Benjamin Morel simplement précision pour nos éditeurs nos téléspectateurs ont un mode de scrutin on peut aussi il y a plein de variations dans les modes de scrutin quand on s'amuse à parler de la proportionnelle déjà la proportionnelle ça n'existe pas voilà en soit la proportion entre 50 et 80 formes selon la définition qu'on retient de la proportionnelle et le mode de scr le mode de scrutin le plus déraisonnablement majoritaire que je connais est français et il est proportionnel c'est les élections municipales donc à partir de là il faut voir quelle modalité de 50 % donc à partir de là il faut voir de quel proportionnel on parle ensuite on n pas les effets de la proportion c'est si on explique quand même le le premier celui qui est arrivé en tête le premier qui arrive en tête à une prime il y a un certain nombre de députés qui sont qui vous sont donnés deuxème élément on l'évoquait tout à l'heure avec une proportionnelle je peux construire des coalitions post-lectorales le problème du mode de scrutin majoritaire à deux tours déjà c'est que ça donne pas toujours des majorités historiquement ça en donne si vous avez une bipolarisation il est pas on montre aujourd'hui qu'il n'y a plus de bipolarisation si jamais vous n'avez pas de major majorité absolue.
Qu'est-ce qui se passe ? Et bien, à ce moment-là, vous avez trois blocs et c'est bloqué. Dernier point pour répondre à ce qui a été dit sur le caractère non démocratique euh il n'y a absolument aucune étude et pourtant il y a une littérature très très abondante sur les modes de scrutin qui montre que les Européens qui sont à la proportionnelle et tous les pays européens sont à la proportionnelle par nous et les Anglais jugeraient ce mode de scrutin antidémocratique.
Au contraire, vous avez plus de participation dans la population une adhésion, vous avez une adhésion plus grande de politique publique dans le cas d'une proportionnelle. Berbon. Alors, vous disiez 11 groupes aujourd'hui, 11 Ouais. 11 représentations dans l'assemblée actuelle.
Il faut qu'on parle de la gauche parce qu'évidemment l'élection qui qui s'est qui s'est produite s'est déroulé hier et dont on a les résultats ce matin avec l'élection de la réélection des livier fort aux commandes a une incidence. La question c'est euh enfin on peut la poser dans dans dans de de des deux côtés si vous voulez. Est-ce que euh Olivier est- est-ce que la dissolution a eu une incidence sur ce qui s'est passé au PS là ou est-ce que l'élection d'Olivier Fort, c'est peut-être comme ça qu'il faut la la poser, rend euh une nouvelle dissolution impossible finalement au plus compliqué puisque euh puisque l'Union de la gauche bah va être plus compliqué à faire.
Olivier Fort ayant pris ses distances d'une certaine façon avec les insoumis. Comment vous voyez cette élection aujourd'hui d'Olivier Fort dans ce contexte ? Jean-Philippe De Rosier Olivier Fortit historiquement et en réalité depuis qu'il est arrivé à la tête du Parti soci socialiste une forme d'allié voire de prolongement de la France insommise.
Il est incontestable que depuis 2024 il a pris ses distances mais 2024 arrive après l'avantdernier congrès là actuellement congrès de Nancy. il y a 2 ans, il y a eu un autre congrès euh qui a fait que euh il a été pas mis en minorité mais très largement concurrencé par ses opposants qui étaient à l'époque Hélène Chauffrois et Nicolas Mailler Rossignol. Pardon mais c'est lui qui a choisi de ne pas voter la dissolution le la motion de censure voulue par les C'est le parti c'est le parti qui a choisi de ne pas voter la motion de censure.
Lui étant le chef du parti, il sait effectivement dans un contexte de précongès, pourrait-on dire aussi peut-être. Tout à fait. Tout à fait. et c'est le parti qui lui a imposé ce choix faisant que effectivement on était dans la non censure, que le Parti socialiste était dans la non censure.
Maintenant avec la victoire d'Olivier Fort dans dans des circonstances visiblement plus claires qu'au précédent Congrès puisque dès la nuit du vote, on a la reconnaissance de la victoire d'Olivier Fort et la défaite de Nicolas Mailler Rossignol. Qu'est-ce qui va se passer ? Je n'ai pas de boule de cristal, je peux pas vous le dire.
Mais si je regarde ce qui s'est passé dans le passé, Olivier Fort ayant toujours été plutôt un allié de la France insoumise, on peut questionner le maintien de cette position de non censure à l'égard du gouvernement et de de maintien de cette zone de cette position un petit peu neutre par rapport et le centre et la France insoumise. Et Emmanuel Macron a ça en tête, je dans l'hypothèse que que j'évoqué de de dis d' dissoudre à nouveau. Est-ce qu'il peut est-ce qu'il va se dire bah ils vont plus être aussi uniques qui qu'il était ou alors au contraire Olivier Fort il va s'empresser de te de se de revenir dans le giron d'formera tout aussi vite que ça s'était formé la dernière fois.
Bah c'est en effet plus que probable tout bêtement pour les raisons qu'on donnait tout à l'heure. Aujourd'hui, si vous êtes un député socialiste et qu'il n'y a pas de reformation de la NU d'une NFP ou quel que soit le nouvel Avatar, vous passez pas le premier tour pour environ les de tiers du groupe socialiste. Et donc ça veut dire demain qu'il y a plus de groupe socialiste.
Et ça veut dire qu'en cas de dissolution et bien le seul groupe qui tient à peu près à gauche, c'est le groupe la France insoumise. Et donc pour des raisons je dirais mathématiques de de raison électorale, il y aura probablement une telle reformation. Et donc dans ce cadre-là, en effet, mais pour Emmanuel Macron, une dissolution fondamentalement aujourd'hui ne changerait pas grand.
Alors justement, je voulais votre avis. Vous est-ce que vous y croyez ? Je sais que c'est pas on n'est pas ni dans la croyance ni dans le mar de café, mais est-ce que vous y croyez à une possible nouvelle dissolution ?
Certains l'évoquaient, on l'évoque beaucoup moins maintenant. Bon, aujourd'hui quand vous prenez la sociologie électorale, la gauche est en calmid et les circos qui sont les plus solides sont les circos la FI. Lors des dernières élections, vous avez même des insoumis qui sont payés luxe d'avoir des circonscriptions insoumis contre insoumis d'csident au 2e tour.
Donc vous aurez pas moins de LAAFIM vous avez une dissolution. Vous aurez probablement plus de rassemblement national parce que vous avez une forme vous avez une force dynamique dans le périurbain et dans le rural. Si vous avez pas moins de l'AFI et plus de RN, vous aurez une assemblée qui n'est pas plus gouvernable.
Donc pour Emmanuel Macron, il n'est pas réellement dans son intérêt de dissoudre. Après, peut-on bouger les choses sans dissoudre ? il faut arriver à faire c'est un point extrêmement important l'avantil d'élection municipal où les principaux protagonistes seront LR et le PS et là en effet pour le PS ne pas voter une motion de sens sur l'avant-veille des municipales ça va être très compliqué Jean-Philippe Deosier votre votre avis sur la question dissolution nouvelle dissolution ou pas possible ? rappelons déjà que pour l'instant à ce jour la dissolution n'est pas possible et pas encore effectivement il sera encore quelques semaines voilà juillet non non du ju quelques semaines pardon ou c'est bien ça parce qu'elle a été prononcé le lendemain de l'élection voilà de de l'élection et pas de la dissolution la dissolution est le 9 juin 2024 l'élection est acquise le 7 juillet 2024 donc on ne peut dissoudre qu'à partir du 8 juillet à 0 on ne dissoudra pas le 8 juillet à 0 he parce que ça voudrait dire qu'on voterait fin juillet début août.
Bon ce serait assez périlleux il faut voter dans les 20 à 40 jours. Dans les 20 à 40 jours. Tout à fait.
On avait dit sous début juin, on a voté fin juin début juillet. Si on sous début juillet, on vote fin juillet début août. Donc si dissolutions il y a, ce serait vraisemblablement à la rentrée et pas euh et pas avant.
Pour qu'il y ait solutions, il faut euh soit que ce soit inévitable comme le 9 juin 2024 en raison d'une défaite et d'une déroute électorale, soit il faut que quelqu'un y ait intérêt. À ce stade, ce n'est pas inévitable. Ça pourrait le devenir si le budget précisément ne peut pas être adopté, voir s'il y a de censure.
Mais dans ces cas-là, ça veut dire que certains groupes politique conduisent à ce blocage et donc il faut que certains d'entre eux y aient intérêt. L'extrême droite n'a pas intérêt à la dissolution. Pourquoi ?
Est-ce que Marine Le Pen ne pourrait pas se représenter en tout cas en l'état actuel des choses, ce qui l'a pris vrai de la tribune politique dont elle dispose aujourd'hui en étant présidente du groupe à l'Assemblée nationale, le centre, la Macronie, n'y a pas intérêt non plus parce que ils sont encore dans une position où ils ne se sont pas reconstruits et ils risquent de revenir encore plus faible qu'avant. Je termine. Euh la gauche, à l'exception de la France insoumise, la gauche n'y a pas véritablement intérêt non plus parce que ça requestionnerait les questions des alliances et surtout surtout comme l'a dit Benjamin Morel, il y a en mars 2026 des élections.
Si on fait une autre élection en septembre, octobre, novembre, ça veut dire que les partis politiques doivent financer, organiser deux élections coup sur coup. Or, on sait que les finances des partis politiques ne sont pas forcément euh opulentes et euh cela euh leur posera un certain nombre de difficultés. Vous ne croyez pas l'un et l'autre.
Il nous reste très peu de temps euh Jean-Philippe Deosier pour parler du référendum. Ça va, ça vient, Emmanuel Macron en parle, François Baou en parle, on ne voit rien venir. Qu'est-ce qui se passe ?
Que doivent comprendre nos auditeurs téléspectateurs ? Et bien que le référendum depuis 2005, tout le monde en parle mais personne ne le fait parce que il y a beaucoup plus à perdre qu'à y gagner. Et là, on le voit encore que tout le monde en parle, personne ne le fait.
Le premier ministre a lancé ça sur la table mais c'est pas sa prérogative. Le président de la République l'a évoqué dès ses vœux du 31 décembre. On a reparlé il y a quelques semaines lors croyez pas au fait qu' en aura un Non, je n'y crois pas.
Je n'y crois pas parce qu'on voit que les termes qui sont employés pour évoquer le référendum extrêmement flou. C'est une façon de promettre quelque chose mais d'extrêmement vague et donc sans avoir un cap précis et une question claire à poser au français. Benjamin Morel, qu'est-ce que vous en pensez ?
En quelques secondes là encore ? C'est très peu probable tout bêtement parce qu'en effet vous avez aujourd'hui des partis politiques qui sont extrêmement fragilisés et surtout vous avez un socle commun qui est un socle commun extrêmement friable. Donc si vous mettez un sujet à référendum qu'est-ce qui se passe ?
Et ben vous allez cliver votre socle commun. On a parlé tout à l'heure de la proportionnelle. L pourra avoir intérêt à la proportionnelle mais les députés LR probablement sauteraient parce que LR aurait plus de députés dans les zones urbaines mais moins dans les zones rurales où aujourd'hui ils ont leurs députés.
Vous faites un référendum sur la proportionnelle, ce qui est constitutionnellement possible, et bien vous tombez, vous avez un gouvernement qui s'effondre. De l'autre côté, il y a beaucoup de sujets qui seraient probablement des sujets à référendum dans l'esprit mais qui ne sont pas constitutionnellement métables en terme de sujet de référendum. Et donc dans ce cadre-là, il est en effet pas très stratégique de mettre en place un référendum.
Après, il était pas et on a un point de désaccord, il était pas non plus extrêmement stratégique de dissou de l'assemblée il y a un an. Donc là-dessus, la rationalité politique et d'un côté ce qui est fait est pas tout à fait évident. Il y a par ailleurs un président qui veut se remettre au centre du jeu, qui veut apparaître à nouveau comme ayant les manettes étant le maître des le maître des horloges.
C'est peut-être pas un argument très rationnel mais c'est un argument qui peut le convaincre. Merci Benjamin Morel, politologue, maître de conférence en droit public Paris 2 Panthéon Assas. Merci.
Jean-Philippe Deosier, constitutionnaliste, professeur de droit public à Lille et merci à vous d'avoir suivi ce 830 France info.
Emmanuel Macron