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interviewSud Radio· 18 mai 2026 4 min

Françoise Degois : "Attal, Philippe... Au centre, la bataille pour la présidentielle"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Euh et c'est la bataille pour la présidentielle 202 alors centre droit centre gauche entre les deux anciens favoris d'Emmanuel Macron. C'est ça. Oui, c'est ça.

Les deux anciens favoris. Alors les deux anciens premier ministres. Alors on parle beaucoup de la gauche mon cher Patrick mais qui est en perdition.

Non non mais ils sont en perdition. Là, si vous voulez, c'est l'histoire d'un sprinter et d'un marathonien, hein. Le premier fait feu de tout bois, le second prend semble prendre son temps au risque d'excéder même ses propres amis.

Je veux parler de Gabriel Atal et Édouard Philippe. Il semble né à des époques différentes. Voyez, le premier bombarde les réseaux sociaux de ses vidéos, ses blagues, ses confidences sur sa vie privée, là où le second se fait plus discret, presque rétif à tout cela.

Et on imagine bien qu'une heure de temps passé n'a rien à voir pour l'un et pour l'autre. On imagine bien Atal passant son heure à scroller à répondre à ses abonnés alors qu'on voit bien Édouard Philippe bouquiner ou écrire l'une de ses passions. Ces deux-là en fait c'est l'eau et le feu.

Ils ne se ressemblent pas et pourtant ils ont décidé une forme d'accord c'est-à-dire que le moins bien placé en janvier 2027 s'effacera poliment pour laisser passer l'autre. Et là qu'est-ce que vous voulez ? Moi, j'ai envie de rire et on a du mal à croire à cette fable tant les courbes sondagières se rapprochent.

Philippe descend et Atal monte. Peut-être vont-elles se croiser. En tout cas, j'imagine mal le concours d'élégance si un seul petit point sépare les deux hommes en janvier 2027.

Ouais, c'est vrai. Mais ce n'est pas le seul obstacle. Non, parce que pour se désister Patrick, il faut pouvoir endosser les positions de l'autre.

Et quand on voit sur quoi phosphore l'équipe de campagne de Gabriel Atal, bah on se demande comment Édouard Philippe pourrait endosser ce que le Parisien nous a révélé ce weekend à savoir la légalisation de la GPA. Le vote à 16 ans est obligatoire ou l'interdiction de la chasse est pire de la Corida. Toutes ces mesures ne figureront certainement pas dans le programme de Gabriel Atal.

Mais c'est très intéressant parce que ces mesures, elles sont strictement calquées sur quoi ? Sur la mesure des verres. Vous avez donc Gabriel Atal qui va chasser sur les terres de la gauche.

Pourquoi il fait ça ? Parce que la gauche est complètement à côté de ses pompes actuellement et il a envie tout simplement de se gonfler dans les sondages, de refaire son retard sur Édouard Philippe, de refaire du Macron 2016 où toute la gauche était persuadée qu'il était de gauche avant de déchanter mais trop tard. C'est un peu grux mais il tente car il va tout tenter Gabriel Atal pour effacer la marque Macron plus visible sur lui que sur son prédécesseur à Matignon.

Effacer la marque et garder la tactique toujours en mouvement. C'est le mouvement perpétuel hein. Là où Édouard Philippe sont plus statiques et très peu disposés à avancer plus qu'il ne faut au risque d'être banalisé et même bousculé par d'autres protagonistes.

Oui, c'est ça parce que ils ne sont pas seuls. Bah non, Patrick c'est oublié un peu vite. Bruno Retaillot, Gérald Armanin ou Xavier Bertrand et pourquoi pas d'ailleurs David Lisnard.

Ils existent et même si le match semble tout de même se jouer entre Atal et Philippe, ils vont compter dans les mois qui viennent. D'Armana ou Xavier Bertrand qui a réinventé la droit social. Ce sont des sensibilités qui comptent à droite comme Bruno Rotaillot.

D'ailleurs, on a enterré Bruno Rota mais il remonte lui aussi dans les sondages. C'est cette droit conservatrice qui pèse lourd dans ce pays. Et si les divisions sont pour le moment bien feutrées, elles sont bien gueulardes.

J'ai envie de dire que la gauche dont c'est le sport préféré he de se casser la vie vaisselle au visage et bien la droite elle est capable de devenir complètement folle aussi quand elle se désise. On se souvient de la cocoée, on se souvient des luttes mortelles. Chirac, baladur, Iiscar Chirac.

Et dans la fable, mon cher Patrick, c'est la tortue marathonienne qui gagne face au lièvre Sprinter. Rien ne sert de courir, mon cher ami. Il faut partir à point.

Peut-être qu'Edouard Philippe a raison de se hâter lentement. Bon, il y a combien de candidats potentiels ? Écoutez, nous en sommes à 24 ou 25.

Vous pouvez imaginer vous pouvez rajouterich oui elle recrée un nouveau courant l'ordre juste écoutez pas non mais j'allais vous proposer on faire un truc la team sud radio. Bah oui bien sûr. Je poser la question enfin Jean-François quiili

Françoise Degois : "Attal, Philippe... Au centre, la bataille pour la présidentielle" — Gabriel Attal · Pourquijevote