Julien Sanchez (RN) : "Le vote, c'est le seul avertissement que comprendra Emmanuel Macron"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:32OuverteRéponse directe
Vous, vous ne serez pas à Metz, vous allez faire quoi ?
- 0:47OuverteRéponse directe
Quel message voulez-vous adresser en ce 1er mai qui est un peu particulier cette année ?
- 1:46OuverteRéponse directe
Et c'est quoi la position du Rassemblement national ? Que faudrait-il faire, selon vous, pour les retraites ?
- 2:08RelanceRéponse directe
Et alors, ça, c'est du long terme, hein ?
- 2:38FerméeÉludée
Et est-ce que vous soutenez Emmanuel Macron quand il dit qu'il faut aller chercher l'argent dans les niches fiscales des entreprises ?
- 2:54RelanceRéponse directe
Mais s'il le fait, est-ce que vous le validez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron est en train réellement d'appliquer son programme, celui pour lequel il a été élu et celui pour lequel nous le combattions il y a deux ans. »
- 1:02Invité politiqueFait
« Il va l'annoncer après les élections européennes. Il aura gagné du temps pendant cinq mois à balader les Français avec son grand débat pour faire des annonces uniquement après les élections européennes. »
- 1:27Invité politiqueFait
« On sait qu'il ne va pas a priori reculer l'âge de départ en retraite. En revanche, il va appliquer un système de décote pour ceux qui partiront à 62 ans, à 63 ans, à 64 ans, pour sans doute arriver à un taux plein et à 65 ans. »
- 1:51Invité politiqueFait
« Sur les retraites, nous, nous sommes sur 40 annuités. Pour obtenir un taux plein, je crois que c'est important de le garantir aux Français, tout simplement. »
- 2:14Invité politiqueFait
« il faut alléger la pression fiscale qui pèse sur les PME, TPE, commerçants, artisans, qui sont les premiers employeurs de France, je le rappelle, et qui, aujourd'hui, moi, je le vois dans ma commune, dans les communes alentours, ont du mal à embaucher parce qu'ils ont une pression fiscale qui est énorme. »
- 3:07Invité politiqueChiffre
« L'entreprenariat, aujourd'hui, est un des pays d'Europe où il est le plus taxé. »
- 3:21Invité politiqueFait
« même sur la proportionnelle, il n'est pas allé jusqu'au bout, il n'a mis que 20%. »
- 3:30Invité politiqueFait
« On a vu les élections en Espagne, où un parti qui fait 10% des voix aura une trentaine de députés au Parlement. En France, Jean-Luc Mélenchon qui a fait 20%, Marine Le Pen qui a fait 34% au second tour de la présidentielle, à eux deux n'arrivent qu'à 20 députés sur 577. »
- 3:57PrésentateurChiffre
« 5 milliards en moins pour quasiment tous ceux qui payent l'impôt sur le revenu, 90% de ceux qui payent cet impôt ? »
- 4:31Invité politiqueFait
« l'essentiel en France, ça reste le vote. Et c'est le seul avertissement que comprendra Emmanuel Macron. »
- 5:11Invité politiqueFait
« Nous sommes tous gilets jaunes. Je crois que l'esprit gilet jaune, c'est un esprit avant tout. »
- 5:55Invité politiqueFait
« si le programme de Marine Le Pen 2017 avait été appliqué, bien nous n'en serions pas là et nous n'en serions pas à cette grogne sociale, parce que beaucoup des problèmes qui se posent aux Français auraient été traités par Marine Le Pen. »
Temps de parole
- Julien Sanchez74 %
- Présentateur25 %
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Syndicalistes, gilets jaunes, écologistes, les cortèges du 1er mai devraient être plus divers que d'habitude. Une fête du travail qui se déroule dans un contexte tendu cette année, après six mois de crise sociale et de manifestations tous les samedis. Le 1er mai, c'est aussi un rendez-vous traditionnel pour le Rassemblement National. Marine Le Pen réunit ses troupes aujourd'hui à Metz, en Lorraine. Un banquet patriotique est prévu avec les candidats de la liste RN aux européennes. Bonjour Julien Sanchez. Bonjour. Vous êtes le porte-parole du Rassemblement National, également maire de Bocquer, dans le Gard. Alors vous, vous ne serez pas à Metz, vous allez faire quoi ?
Écoutez, je suis maire, j'ai des obligations municipales, donc c'est vrai que lorsque je le peux, je suis à tous les événements du Rassemblement National, bien évidemment. Lorsque je ne le peux pas, je le suis par la pensée et je le serai par la pensée en l'occurrence aujourd'hui.
Quel message voulez-vous adresser en ce 1er mai qui est un peu particulier cette année ?
Écoutez, le message, c'est qu'Emmanuel Macron est en train réellement d'appliquer son programme, celui pour lequel il a été élu et celui pour lequel nous le combattions il y a deux ans. Aujourd'hui, il s'apprête à pratiquer une saignée sociale, une nouvelle saignée sociale, notamment sur les retraités. Il va l'annoncer après les élections européennes. Il aura gagné du temps pendant cinq mois à balader les Français avec son grand débat pour faire des annonces uniquement après les élections européennes. Et nous avons notamment, nous inviterons l'attention des Français sur sa réforme des retraites. On sait qu'il ne va pas a priori reculer l'âge de départ en retraite.
En revanche, il va appliquer un système de décote pour ceux qui partiront à 62 ans, à 63 ans, à 64 ans, pour sans doute arriver à un taux plein et à 65 ans, ce qui est particulièrement grave pour ceux qui vont partir en retraite dans les prochains mois.
Et c'est quoi la position du Rassemblement national ? Que faudrait-il faire, selon vous, pour les retraites ?
Sur les retraites, nous, nous sommes sur 40 annuités. Pour obtenir un taux plein, je crois que c'est important de le garantir aux Français, tout simplement. Et pour garantir une pérennité du système des retraites, il y a plusieurs solutions. D'abord, relancer la natalité française, ce dont nous plaidons depuis des années.
Et alors, ça, c'est du long terme, hein ?
Oui, ça, c'est le long terme. Et puis, sur le court terme, il faut bien sûr redonner de l'emploi aux Français. Et pour redonner de l'emploi aux Français, ça, Emmanuel Macron n'en parle jamais, eh bien, il faut alléger la pression fiscale qui pèse sur les PME, TPE, commerçants, artisans, qui sont les premiers employeurs de France, je le rappelle, et qui, aujourd'hui, moi, je le vois dans ma commune, dans les communes alentours, ont du mal à embaucher parce qu'ils ont une pression fiscale qui est énorme. Donc, avant, des commerçants qui avaient un employé ou deux employés, eh bien, aujourd'hui, ils n'ont plus d'employés, ils sont seuls.
Et est-ce que vous soutenez Emmanuel Macron quand il dit qu'il faut aller chercher l'argent dans les niches fiscales des entreprises ?
Écoutez, encore une fois, Emmanuel Macron, il a fait beaucoup d'annonces, c'était des pistes, mais on ne sait pas bien ce qu'il va faire, et c'est ça qu'on lui reproche.
Mais s'il le fait, est-ce que vous le validez ?
Mais non, parce qu'encore une fois, il va aller prendre aux PME, TPE, aux commerçants, aux artisans, et ce n'est pas ça dont on a besoin. Au contraire, on a besoin de réoxygéner l'entreprenariat, on n'a pas besoin de le taxer plus. L'entreprenariat, aujourd'hui, est un des pays d'Europe où il est le plus taxé. Ce n'est pas ça qui va créer de l'emploi, de ne pas permettre aux entrepreneurs d'enlever l'embaucher.
Sur toutes les mesures qu'il a annoncées, il n'y en a aucune qui trouve grâce à vos yeux ?
Écoutez, même sur la proportionnelle, il n'est pas allé jusqu'au bout, il n'a mis que 20%. Je crois que, là encore, 20% de démocratie, ce n'est pas terrible. On a vu les élections en Espagne, où un parti qui fait 10% des voix aura une trentaine de députés au Parlement. En France, Jean-Luc Mélenchon qui a fait 20%, Marine Le Pen qui a fait 34% au second tour de la présidentielle, à eux deux n'arrivent qu'à 20 députés sur 577. Ça, c'est la France d'aujourd'hui. Avec Emmanuel Macron, il n'y aura que 80 députés élus à la proportionnelle. C'est ridicule.
Et les baisses d'impôts, ça, c'est une bonne mesure ou pas ? 5 milliards en moins pour quasiment tous ceux qui payent l'impôt sur le revenu, 90% de ceux qui payent cet impôt ?
Mais encore une fois, nous ne connaissons pas le financement de cette mesure. Comment est-ce que ça va être financé ? Ça, il ne le dit pas.
Justement, il le dit, c'est en allant chercher l'argent dans les niches fiscales des entreprises, notamment.
Oui, mais on ne connaît toujours pas le contour. Moi, c'est ça qui me dérange avec Emmanuel Macron, c'est qu'on nous parle de pistes. Mais encore une fois, avant les élections européennes, nous ne saurons rien. C'est ce que nous disons depuis 5 mois. Depuis 5 mois, on nous balade et les annonces réelles ne seront faites qu'après les élections européennes. Donc, nous disons aux Français, attention, il y a des élections le 26 mai. Beaucoup ont manifesté pendant 5 mois, c'est très bien. Mais l'essentiel en France, ça reste le vote. Et c'est le seul avertissement que comprendra Emmanuel Macron.
Si sa liste avec Mme Loiseau, technocrate, arrive en tête le 26 mai, jour de la fête des maires, ce sera la fête pour lui qui continuera et la saignée sociale qui continuera après ces élections.
Vous parlez des européennes Julien Sanchez et des gilets jaunes. Des gilets jaunes, il y en a sur la liste de Florian Philippot. Votre ex-collègue du FN, il y en a aussi sur celle de Nicolas Dupont-Aignan. Il n'y en a pas sur celle du Rassemblement national. Pourquoi ?
Non, mais ça, c'est encore une fois, c'est un artifice des gilets jaunes. Nous sommes tous gilets jaunes. Je crois que l'esprit gilet jaune, c'est un esprit avant tout. C'est simplement se battre pour ceux qui n'arrivent pas à vivre du fruit de leur retraite, de leur travail. Et je crois que nous sommes les premiers gilets jaunes, puisque nous, nous avons soutenu ces manifestations dès le départ, parce que nous comprenons, bien sûr, les revendications de tous les Français. Et aujourd'hui encore, vous soutenez le mouvement, malgré certains dérapages ? On soutient l'esprit du mouvement. On soutient l'esprit du mouvement.
Voilà, je crois qu'aujourd'hui, il est évident que beaucoup n'arrivent pas à vivre du fruit de leur travail ou de leur retraite. Et c'est un problème aujourd'hui dans notre pays. Et je crois que si le programme de Marine Le Pen 2017 avait été appliqué, bien nous n'en serions pas là et nous n'en serions pas à cette grogne sociale, parce que beaucoup des problèmes qui se posent aux Français auraient été traités par Marine Le Pen.
Dans votre ville, il y a eu des manifestations de gilets jaunes. Et en tant que maire, est-ce que vous, vous avez participé au Grand Débat ? Est-ce que vous avez ouvert des cahiers de doléances ?
Bien sûr, j'ai participé dès le premier jour à la manifestation qui a eu lieu, le 17 novembre. Encore aujourd'hui, les gilets jaunes ont un rond-point de vos guerres. Ils sont installés à un rond-point et je leur ai permis de continuer à le faire sur un terrain municipal. Quant au Grand Débat, j'en ai organisé un dans ma commune, sans la députée, puisqu'elle n'a pas voulu venir participer. Elle avait peur d'affronter les gilets jaunes. Ça a été un débat riche pendant plus de trois heures. Chacun a pu s'exprimer, qu'ils soient communistes, Rassemblement National, Républicain. Chacun a pu s'exprimer. C'est ça le grand débat.
Malheureusement, ça n'a pas beaucoup eu lieu en France, puisque les entrées étaient filtrées et les gilets jaunes étaient bien souvent interdits d'entrer.
Merci beaucoup, Julien Sanchez, d'avoir été en direct avec nous sur France Inter. Vous êtes le porte-parole du Rassemblement National, maire de Beaucair dans le Gard, et vous étiez l'invité du 5-7 ce matin. Merci.
Merci. Merci.
Julien Sanchez