Liberté, égalité, sororité - C à Vous l’Intégrale - 26/11/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. - E.Tran Nguyen: On va rajouter des pâtes à des pommes de terre? - C.Ferrari: Oui.
On va les cuire à l'intérieur de cette sauce de pommes de terre. C'est un plat de récup. J'ai des spaghettis cassés, des restes de pâtes.
Ce sont les pâtes mixtes. On met ça dans notre soupe de pommes de terre. - E.Tran Nguyen: Ca sent très bon. - C.Ferrari: Ca sent l'hiver. - E.Tran Nguyen: Ca sent le réconfort.
On va mettre tous ces fromages dedans. - C.Ferrari: Exactement.
Il y a de la mozzarella, du parmesan... - A.-E.Lemoine: On récupère combien de kilos? - E.Tran Nguyen: Le chiffre, c'est 3.
On met les pâtes. - A.-E.Lemoine: On stocke, avec vous, Carla.
Emilie mélange à la perfection. - C.Ferrari: Tout ce qui rentre dans la poêle, on va le mettre. - A.-E.Lemoine: Merci.
A tout à l'heure. La première de nos invitées est une superstar. C'est une youtubeuse devenue une influenceuse incontournable et un phénomène d'édition en une dizaine d'années.
De quoi impressionner l'icône du journalisme d'investigation devenue elle aussi youtubeuse... - E.Lucet: Tu as vu mon émission? - Lena Situations: Tu me l'as pitchée avant qu'elle existe. - E.Lucet: Tu m'avais encouragée. - Lena Situations: C'est bien.
Le mélange de 2 mondes, le pont entre des générations et des plateformes différentes, c'est hyper important. - E.Lucet: On rappelle le principe...
C'est pour ma commu. Il faut que je trouve mon truc. - A.-E.Lemoine: Lena Situations et E.Lucet sont nos invitées aux côtés d'une actrice et réalisatrice qui évoque 2 enfances blessées dans son dernier long-métrage, celle de la députée C.Autain et la sienne, 2 enfants confrontées à l'absence de leur mère. - "Peut-être avais-je surtout l'angoisse qu'en m'identifiant à cette mère défaillante, je chute comme toi." Il est bouleversant, ce livre.
J'ai envie d'en faire un film. - Ce n'est pas étonnant que cette histoire vous touche. Vous aviez quel âge quand votre mère vous a abandonnée? - Comment vous pourriez adapter ça? - Ben...
Rires. - "Il est 1h du matin. Je suis seule dans la maison.
Les assiettes débordent de l'évier." - C'est marrant, parce que c'est exactement comme ça que je pourrais décrire l'appartement de ma mère. - Tu fais quoi, maman? - Je lis des trucs que ma maman a écrits.
Dans ses cahiers, elle écrit: "Je suis née à Saïgon, d'une mère vietnamienne et d'un père corse. Je ne les ai jamais connus." - Vous n'avez pas envie de l'interroger là-dessus? - On ne parle pas trop de ça, avec mon père.
Pourtant, j'en aurais, des questions à lui poser. Quand je partais avec elle, il avait l'air tellement inquiet. - Quand il parlait de ta mère, il évoquait sa grande beauté et une fin tragique. - Quand je suis tombée enceinte, j'étais sûre que quelque chose d'hyper grave allait arriver, que je n'arriverai jamais à être maman.
J'ai rompu la chaîne de l'abandon. Il y a de la beauté, là-dedans. - A.-E.Lemoine: "Dites-lui que je l'aime", c'était le titre du livre autobiographique de C.Autain.
C'est aussi le titre du film de R.Bohringer, en salles mercredi prochain. Elle est notre invitée aux côtés d'E.Lucet et de Lena Situations.
Bonsoir. Bienvenue sur notre plateau. On est ravis de vous réunir toutes les 3 à l'occasion d'un nouveau numéro de "Envoyé spécial", de votre 2e livre, "Encore mieux", Lena, et pour votre 2e film, Romane, qui nous a bouleversés.
Il parle avec grâce et émotion de l'enfance meurtrie, celle de C.Autain et la vôtre. C.Autain est la fille de D.Laffin.
Votre mère a connu une fin tragique, comme la mère de C.Autain. Pourquoi ces 2 histoires se font tellement écho? - R.Bohringer: Quand j'ai découvert le livre de Clémentine, qui a perdu sa maman à 12 ans...
J'ai perdu ma maman à 14 ans. Sa mère avait 33 ans, et la mienne, 36. Je me suis reconnue dans toutes les pages, jusqu'aux sensations, aux décors de son enfance.
Ce livre parle de reconstruction, de restauration du souvenir, de comment, d'un enfant démuni et meurtri, on devient quand même une femme debout. Il y avait dans ce livre tout le sujet de mon film. - A.-E.Lemoine: Toutes les deux, face à votre mère fragile et défaillante, vous avez ressenti d'abord de la peur, de la honte, de la déception, avant de renouer ce lien, de comprendre un peu mieux vos mères respectives. - R.Bohringer: On s'est toutes les 2 construites sur une image, sur des souvenirs de négligence, et même de dégoût.
Quand on est enfant, on peut avoir des sentiments qui nous protègent, qui nous empêchent de manquer...
C'étaient des mères manquantes. Autant les enfermer dans un portrait noir. Avec l'âge, avec le temps, on devient un peu plus solide soi-même.
On est plus prêt à interroger la complexité de ces femmes, qui étaient aussi des flammes, des lumières, des beautés qui ont laissé beaucoup d'amour derrière elles. Nous sommes là, vivantes, nous avons des enfants...
Voilà. - A.-E.Lemoine: Sans le récit autobiographique de C.Autain, vous ne vous seriez sans doute pas lancée dans une enquête.
On suit une enquête pour mieux connaître l'histoire de votre mère, qui est née à Saïgon, qui a été adoptée par des Français avant d'être abandonné à nouveau, qui a été confiée à des soeurs en Lozère avant de se retrouver seule à Paris à 18 ans. Vous êtes allée jusqu'au bout avec ce film de la lecture des carnets qu'elle avait laissés derrière elle. Vous avez découvert un truc incroyable: elle vous aimait. - R.Bohringer: Toute la quête, quand on perd sa maman très tôt et qu'elle n'a pas eu le temps ou la capacité de vous dire "je t'aime"...
C'est une quête qu'on poursuit toute sa vie. "Est-ce que ma maman m'aimait?" C'est basique.
C'est la quête du livre de Clémentine, qui m'a servi de guide. Elle a ouvert le chemin pour moi. Je suis partie à la recherche de cette preuve d'amour, où il est inscrit qu'elle m'a aimée un jour et qu'elle a pris soin...
Toutes les choses étaient éparpillées autour de moi. Je n'en avais pas vu certaines. C'est aussi un film sur la mémoire et le temps qu'il faut pour accepter de réinterroger sa mémoire. - A.-E.Lemoine: La mémoire est incomplète.
Elle trie et ne dit pas toujours la vérité. - R.Bohringer: Elle protège aussi.
Les amnésies traumatiques, à tous les niveaux, on le sait...
On prend ce qui nous aide à se construire. Parfois, elle ment et elle ne dit pas tout. Quand on est prêt, on peut y accéder à nouveau.
Elle livre parfois des trésors. - A.-E.Lemoine: Notamment que vous êtes capable d'être une bonne mère à votre tour. - P.Lescure: Avant cette quête, face à cette mère absente, la figure paternelle s'est imposée pour vous.
On voit votre père dans votre film. R.Bohringer a été un roc, pour vous, comme il l'est dans la vie.
Il vous a élevée en partie seul, à une époque où il n'était pas fréquent que les pères s'occupent des enfants. Une vraie relation fusionnelle. En 2000, sous vos conseils, il accepte de jouer Shakespeare, "Richard III". - Votre fille vous a poussé à accepter ce rôle? - Oui.
Elle m'a dit "il faut". Quand elle dit "il faut", c'est qu'il faut. C'est un petit soldat du théâtre.
Elle a beaucoup de courage. Elle travaille beaucoup. - Son avis compte beaucoup pour vous? - Oui.
Ca m'a empêché de faire beaucoup de conneries. L'avis de ma famille compte beaucoup. - P.Lescure: Vous lui avez dit "il faut". - R.Bohringer: Oui.
Il est tellement extraordinaire sur scène! C'était pour lui. - A.-E.Lemoine: Quand vous lui avez parlé de ce film, il vous a répondu "il faut", aussi? - R.Bohringer: Oui.
Il a été extraordinaire. Je lui ai fait lire le scénario, dans lequel étaient contenus tous mes silences de 30 ans, quand même. C'est une petite épreuve.
Il a été extraordinaire. Avec la pudeur qui nous caractérise, plutôt que de me parler du fond...
Il ne m'a pas dit qu'il était étonné. Il m'a encouragée sur le geste. Il m'a dit que je devais faire ce film.
Il était épaté par la forme. - A.-E.Lemoine: C'est hybride. - R.Bohringer: Il y a beaucoup de formats.
Ca l'a enthousiasmé. Il trouvait ça aventureux. Il a encouragé la réalisatrice plutôt que de se pencher sur le fond.
C'était assez beau et pudique, comme on peut l'être. - L.Sénéchal: Je vais vous présenter le papa de Lena.
Sa fille le fait travailler à ses côtés. Il est plus connu sous le nom de "Papa Situations" que sous son vrai nom, Karim. - Lena Situations: J'espère que vous allez bien.
Mon père vient juger le calendrier de l'Avent. - Je voulais appeler cette vidéo "Mon papa porte un regard tendre, Si -L.Sénéchal: C'est la 2e star de la famille Situations. - Lena Situations: Quelle star, mais quelle diva aussi!
Il est heureux de tout. Il a une grande sagesse. Tout lui glisse dessus.
Ca m'inspire beaucoup. Je ne sais pas si ça arrive à un certain âge, ou quand on a des enfants...
Mais il se laisse porter. C'est extraordinaire. - A.-E.Lemoine: Moi aussi.
Vous dédiez votre nouveau livre à votre frère, à vos abonnés et à F.Beigbeder. Il avait été très sévère à l'égard de votre premier livre.
Il disait ceci. ...
Lui dédicacer ce livre, c'était affirmer que vous aviez votre place dans une librairie? - Lena Situations: Oui. Je pense que tout le monde a sa place en librairie.
Le fait d'écrire, c'est quelque chose qu'on a depuis notre plus tendre enfance. On nous lisait des histoires avant de se coucher. Pourquoi ne serait-ce réservé qu'à une élite d'un certain âge? - A.-E.Lemoine: Les libraires vous disent merci. - Lena Situations: J'invite tout le monde à aller en librairie.
Ils étaient contents d'avoir une audience qu'ils n'ont pas l'habitude d'avoir. Notre génération n'est pas aussi stupide et inculte qu'on essaie de le faire croire. C'est pourquoi je voulais aussi dédicacer ce livre à Frédéric.
C'est un petit clin d'oeil. On pourrait croire que son attaque est personnelle, mais il s'attaquait à toute une génération. Je pense qu'elle est bien plus brillante que ce qu'il fait croire. - A.-E.Lemoine: Cette génération brise les codes.
C'est pourquoi, face à un monde de l'édition qui peut parfois mépriser cette nouvelle génération, vous avez créé votre propre maison d'édition. - Lena Situations: Oui. La blague "Lena Editions" était drôle.
Beaucoup d'auteurs s'auto-éditent. Ca permet d'avoir un certain contrôle sur son oeuvre. A partir d'un moment où il y a beaucoup de lumière sur toi, je pense qu'il est temps de la partager.
C'est ce que j'aimerais faire avec ma maison d'édition. J'aimerais éditer d'autres auteurs. - A.-E.Lemoine: Il y aura un Prix Goncourt situation?
Il faut l'inventer. - Lena Situations: On peut brainstormer. On pourrait mettre des astérisques en bas de l'écran quand je parle... - A.-E.Lemoine: Il faut nous laisser 2 secondes pour vous suivre.
Votre mantra, c'est de prendre votre place. Mais ce n'est pas si simple. Vous dites que ça ne marche pas à tous les coups, dans le 1er chapitre. - Lena Situations: Je suis toujours un peu dans la contradiction.
C'est un défaut, mais je pense que c'est bien d'avoir de la nuance. Quand on parle de développement personnel, on pense à des gourous avec des injonctions qui ne sont plus très motivantes une fois qu'on a lu le livre. J'ai longtemps cru à "quand on veut, on peut", parce que j'ai l'impression que ça s'est passé comme ça pour moi, mais tout ce discours sur la méritocratie est stupide et infondé.
On ne part pas tous de la même ligne de départ. C'est pour cela qu'il était important pour moi de le souligner dès les 1res pages du livre. Je voulais aussi repasser sur les 5 dernières années écoulées.
Il y a pas mal de choses sur lesquelles je me suis déconstruite. - A.-E.Lemoine: Elise, j'aime bien le regard que vous portez sur elle. "Quand on veut, on peut", ça ne marche pas toujours. - E.Lucet: Ce que j'aime bien dans son bouquin, c'est que d'habitude, ce sont les vieux cons qui disent: "C'est simple, tu n'as qu'à faire ça." Là, ce n'est pas les parents mais Lena qui leur parle.
Elle a 5 ans de plus qu'eux, à peine. Le dialogue est beaucoup plus simple. Elle n'évite pas le côté: "Regardez, ma success story..." C'est plutôt: "Je galère, je m'en prends plein la figure aussi." Elle sait de quoi elle parle.
Elle s'en prend plein la figure. Ca percute beaucoup mieux. C'est super.
Par rapport aux libraires et au fait qu'elle ait sa place dans les librairies, tous les gamins et les autres qui vont lire son bouquin ne vont pas passer des heures sur leur portable. Avoir un objet littéraire entre les mains, ça peut les amener vers d'autres choses. Ce qui est bien, c'est qu'ils grandissent ensemble.
C'est dingue de penser qu'il y a 10 ans, elle commençait sur YouTube, et elle est devenue l'égérie de toute une génération. Elle est critique. Elle dit qu'elle a réussi ça, mais qu'elle a des doutes là-dessus. - E.Tran Nguyen: Dans le livre, vous dites ce qui a marché pour vous.
Vous donnez des outils concrets, comme comment booster sa créativité, comment développer un business, comment gérer son anxiété, ses angoisses... - Lena Situations: "Polé, polé", c'est ce qu'on nous disait quand on a gravi le Kilimandjaro avec mon chéri.
Ca veut dire qu'il faut prendre son temps. L'image de la montagne en développement personnel est simple. La métaphore est tellement face à toi que tu ne peux pas ne pas la voir.
Quand tu vois la montagne, tu te dis que tu ne vas jamais réussir à aller jusqu'en haut. On l'a vécu littéralement. On a grimpé la montagne.
Ils nous disaient qu'il fallait y aller petit à petit, marcher tout doucement pour arriver en haut. Je suis contente que vous l'ayez lu. L'idée est de partager tout plein d'outils. - E.Tran Nguyen: J'aime bien l'astuce de la douche. - Lena Situations: On ne parle pas de ma douche, mais...
L'idée, c'est de proposer des outils et que chacun puisse les utiliser à sa façon. Certains sont très friands de réussir à verbaliser leurs rêves. Pour d'autres, c'est plus compliqué.
On a voulu faire des exercices sur ça. Tout le monde n'a pas la même définition du succès. Je donne le clavier à mon petit frère à un moment pour qu'il écrive.
Son succès à lui, ce n'est pas de faire votre plateau et de vendre un livre. Son succès, il va le qualifier d'une autre façon. C'est d'avoir sa petite maison, sa petite vie tranquille et un job dans lequel il est bien.
L'idée est d'avoir un livre qui parle à tous types de succès. - A.-E.Lemoine: Ca s'appelle "Encore mieux", aux éditions Lena.
Il y a aussi votre podcast "Couch", qui veut dire "canapé". Allez au cinéma mercredi prochain pour voir "Dites-lui que je l'aime". Vous en sortirez bouleversés comme on l'a été.
Vous mettez en scène Anne Charrier dans "Rose royal" au théâtre. - P.Lescure: Partie il y a 5 ans, Anne Sylvestre a écrit plus de 300 chansons, dont tous ses pairs, G.Brassens en tête, considèrent qu'ils font partie des plus beaux textes français. "Les Fabulettes" continuent à tourner dans les playlists des chambres à coucher des petits.
Il y a aussi sa déclaration d'amitié aux gens qui doutent. - J'aime les gens qui doutent. J'aime les gens qui se disent et qui se contredisent.
J'aime les gens qui passent à moitié dans leur gourdasse et moitié à côté. J'aime leurs petites chansons, même s'ils passent pour des cons. - P.Lescure: Un recueil de 15 chansons choisies par plein de voix d'aujourd'hui vient de sortir.
On y retrouve ses titres les plus connus comme "Maumariée", qu'elle avait écrits pour S.Reggiani. - P.Lescure: Elle était réservée, mais je me souviens qu'on la voyait souvent à la télé dans les années 60.
Elle était invitée en même temps que J.Brel, G.Moustaki, ses amis.
Déjà, on disait d'elle que ses chansons étaient au-delà du temps présent. - On ne peut pas dater les chansons d'A.Sylvestre. - A.Sylvestre: C'est très bien, non?
Comme ça, elles ne se démodent pas. Je suis dans des limites qui me ressemblent. J'ai toujours beaucoup d'admiration pour G.Brassens. - P.Lescure: G.Brassens avait écrit au dos d'un des disques d'A.Sylvestre: "On commence à s'apercevoir qu'avant sa venue dans la chanson, il nous manquait quelque chose d'important." Elle avait écrit un texte qui s'appelait "Chanson dégagée".
Elle en avait marre qu'on lui dise qu'elle était une auteure engagée. "Une sorcière comme les autres" est reprise par toutes les militantes féministes d'hier et d'aujourd'hui. - Vous m'avez aimée servante.
Vous m'avez voulue ignorante. Fortes, vous me complétiez. Faibles, vous me maîtrisiez.
Vous m'avez aimée... - P.Lescure: Elle a chanté contre la guerre.
Elle a évoqué l'avortement avant la loi Veil. Elle a chanté toutes les questions importantes. Elle l'a évoqué chez B.Pivot en présence de P.Perret et de M.Le Forestier. - Une chanson est à plusieurs niveaux.
Les gens la prennent comme ils la comprennent. Une chanson qui est chantée ne nous appartient plus. Quelquefois, l'idée de départ, c'est qu'on chante et qu'on écrit parce qu'autrement, on va mourir, vraiment.
Ecrire pour ne pas mourir. Je pense que l'écriture aide à ne pas mourir. - P.Lescure: Un livre qui regroupe tous les textes d'A.Sylvestre vient de sortir.
Il y a ce CD dont je vous parlais. Vous verrez que ces textes parlent d'eux-mêmes. Il y a les livres et les CDs. - R.Bohringer: Merci beaucoup. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, on parle de l'enquête d'"Envoyé spécial" qui sera diffusée demain. - On aurait dû prendre cet oseille, non? - Non. - Tu ne bouges pas!
C'est tout clear. - Team? Mais ça ne va pas de faire des trucs comme ça? - Il n'est pas là, Gymnase? - De quoi tu parles? - Cédric Gymnase... - Non, C.Jimenez.
Il est parti il y a 2 minutes. - On m'a dit qu'il était dans la loge. Il cherche un mec pour remplacer un rôle, un mec de la bri. - BRI. - Je voulais lui montrer au culot, sans casting. - C'est une super idée.
Tu m'enlèves les menottes? - C'est dommage, à 2 minutes près... - "Novembre," je suis un fan de la première heure.
Assaut! - Il n'est pas bien. - Il est fou. - Je suis désolé.
J'ai cru que tu étais C.Jimenez. Il y a eu une défection d'un gars... - Je m'en fous.
Détache-moi. - Bien sûr, pardon. La tuile...
Vous allez rire. Je les avais dans la main. - A.-E.Lemoine: Demain, à 21h10, "Envoyé spécial" avec une enquête sur la prostitution des mineurs.
Les chiffres sont dingues. Elles seraient 20 000 en France. C'est en constante augmentation.
Ca cache surtout une autre réalité: 80 % de ces jeunes filles sont placées sous la garde de l'Aide sociale à l'enfance. C'est le cas de cette jeune femme. Elle a 18 ans.
Elle avait 13 ans quand elle s'est prostituée pour la première fois. - Ton 1er client, tu l'as eu vers quel âge? - 13 ans.
J'étais très jeune. Les garçons, dans le foyer, c'était la vente de drogue. Les filles, c'était la prostitution.
Avec ça, je m'achetais des produits d'hygiène, des habits, de la nourriture... - Les éducateurs le savaient? - Ouais.
Ils nous disaient d'arrêter ou qu'on pouvait faire autrement. On leur disait: "Dans ce cas, donnez-nous à manger et des vêtements, et peut-être qu'on ne le fera pas." S'il n'y a pas d'argent, on le trouve ailleurs. - A.-E.Lemoine: Toutes les jeunes filles que vous avez rencontrées, M.Nunes, ont été retirées à leurs familles pour être placées, protégées, sous la garde de l'ASE.
Pourtant, elles se retrouvent entre les mains de réseaux qui les exploitent dès 11 ans. Comment elles rentrent dans cette prostitution? Souvent, c'est pour compenser une réelle précarité? - M.Nunes: Oui.
L'entrée dans la prostitution commence parfois parce qu'elles manquent de beaucoup de choses dans ces foyers. Elles manquent de nourriture, parfois de produits d'hygiène, de vêtements. Parfois, elles vont faire des passes en échange de quelques cigarettes.
C'est cette précarité qu'elles vivent dans les foyers qui va les conduire à réaliser des passes et de la prostitution avec des clients. - A.-E.Lemoine: Ce qui est fou, c'est qu'on découvre que cette précarité est exploitée par des réseaux de proxénètes qui savent qu'elles sont des proies faciles.
Ils les attendent le soir devant les portes de leur foyer. - E.Lucet: On voit dans le reportage de Mélanie que tous les soirs, devant des foyers, qu'on appelle "foyers de putasses"...
On voit des voitures, des hommes en moto qui passent et qui attendent. Ce qui est encore plus inquiétant et ce que Mélanie révèle dans son enquête, c'est que des jeunes filles, elle-même placées dans les foyers de l'ASE, deviennent les proxénètes d'autres jeunes filles qui arrivent derrière. On imagine très bien qu'elles ont d'abord été prostituées, plus ou moins contre leur gré, pour se sortir elles-mêmes de cette situation, puis elles en viennent à devenir les proxénètes des jeunes filles qui arrivent derrière elles.
Il y a des proxénètes jeunes filles de 16 ans qui prostituent des jeunes filles de 13 ou 14 ans. Ca commence dès 11 ans. Il y a un témoignage dans le reportage de Mélanie d'une jeune femme qui dit: "Je ne savais même pas ce que c'était.
J'en étais au stade de la petite graine qu'on m'avait expliquée à l'école primaire." A 13 ans, elle se prostitue ou elle est prostituée, on ne sait pas trop. Elle est plutôt prostituée.
Elle subit des violences affreuses. Ce n'est pas une passe de temps en temps, mais plusieurs par jour et parfois dans des appartements en étant enfermée. - A.-E.Lemoine: Vous interrogez les éducateurs, qui voient les jeunes filles "faire le mur", quitter le foyer et être attendues par les proxénètes.
Ils sont impuissants? Il n'y a pas de moyen légal, selon eux? - M.Nunes: La seule chose qu'ils font à ce moment-là, en voyant des jeunes filles quitter le foyer, c'est une déclaration de fugue.
Ca leur permet de se déresponsabiliser de ces jeunes filles quand elles sont à l'extérieur durant, parfois, des jours, des nuits, des mois. Ces fuites prostitutionnelles peuvent durer très longtemps sans que personne ne s'en inquiète ou ne les cherche. Ces jeunes filles me disaient que personne ne les cherchait. - E.Tran Nguyen: Il y a le témoignage d'Alice.
Des proxénètes sont capables de kidnapper. Aujourd'hui, Alice tient en partie l'ASE responsable. - Est-ce que tu penses que le foyer est responsable de cette situation?
Passage sous-titré. - Qu'est-ce qu'ils auraient pu faire? - E.Tran Nguyen: Ses bourreaux ont été arrêtés et condamnés à de la prison.
Ce qui s'est passé pour Alice, c'est qu'elle ASE l'avait placée dans un hôtel meublé et seule, livrée à elle-même? - M.Nunes: Exactement.
Elle va connaître de nombreux foyers tout au long de son placement, jusqu'à atterrir dans un hôtel meublé payé par le département, par l'ASE. Elle a quelques euros par jour pour manger. Elle se nourrit de sandwiches.
Dans ces hôtels, la prostitution va continuer. Parfois, des jeunes filles amènent leurs clients dans ces hôtels qui sont censés être des lieux de protection. Elle a été livrée totalement à elle-même.
C'est le cas de toutes ces jeunes filles. - E.Lucet: Ce sont des hôtels payés avec de l'argent public.
Il y a aussi le budget de l'ASE. Comment peut-on dépenser 11 milliards d'argent public pour la protection de l'enfance alors qu'on voit que ces enfants ne sont pas protégées? Elles sont livrées à des proxénètes et deviennent des proies.
Comment ne pas réagir? Mélanie a interviewé des magistrats. L'un d'entre eux dit que c'est un fléau dans toute la France.
Les présidents de conseils départementaux...
Tout le monde est au courant. Tout le monde sait ce qui se passe. Personne ne fait rien.
Il y a 11 milliards d'euros par an pour accueillir des jeunes filles dans des conditions affreuses. L'une d'entre elles dit que pour les filles, c'est la prostitution, et pour les hommes, la drogue. C'est n'importe quoi.
C'est la protection de l'enfance. C'est ça qui doit se passer, normalement. Ce n'est absolument pas ça qui se passe.
On imagine comment elles sortent, à 18 ans. Si elles ont encore une famille, elles sont recueillies par leur famille, mais sinon, c'est la rue. - M.Nunes: C'est un parcours d'errance qui continue après le placement. - L.Sénéchal: On entend aussi des clients, dans l'enquête.
Les jeunes filles évoquent tous les profils, tous les âges et toutes les professions. Elles sont persuadées qu'ils sont conscients qu'elles sont mineures. Un procès à Albi: 18 clients jugés pour avoir eu des relations tarifées avec une adolescente de 15 ans qui était séquestrée.
Ils affirment qu'ils n'étaient pas au courant. 2 d'entre eux ont répondu. - Qu'est-ce que l'annonce indiquait?
Un autre âge? - L.Sénéchal: Les 18 clients sont repartis avec des amendes.
La justice a considéré qu'ils ne savaient pas l'âge réel de cette jeune fille. La loi française prévoit la pénalisation des clients de prostituées mineures, mais dans les faits, il y a très rarement une réponse pénale à ces clients. - M.Nunes: Oui.
Il faut que la justice puisse démontrer que le client savait que cette jeune fille était mineure. C'est la difficulté. C'est pour ça que, bien souvent, la qualification de "mineure" n'est pas retenue, et qu'ils s'en sortent avec une contravention.
L'argent ira à l'Etat et pas à la victime. - L.Sénéchal: Il n'y a aucune réparation pour la victime. - E.Lucet: C'est jugé devant un tribunal de police.
Ce n'est pas au pénal. C'est comme pour une contravention! Alors que c'est un viol sur mineure ou de la prostitution avec mineure.
Ca ne devrait jamais se retrouver devant un tribunal de police. Ils ont des amendes jusqu'à 800 euros. Une éducatrice est venue avec Mélanie au tribunal et dit: "Ils sont capables de payer 100 euros pour une fellation et ils vont payer jusqu'à 800 euros d'amende.
Leur avocat va pleurer en disant que l'amende, c'est beaucoup et qu'ils ne sont pas capables de payer..." Si on ne responsabilise pas aussi les clients, je pense...
Il y a bien sûr tout le système judiciaire, policier, les éducateurs et l'accueil de ces jeunes femmes, mais il faut aussi responsabiliser les clients. - A.-E.Lemoine: Ce sera demain Présenté par E.Lucet. - E.Lucet: Normalement, hier, on devait faire l'interview de la ministre de la Santé, qui avait donné son accord pour faire une interview à la suite de ça.
Au dernier moment, elle a annulé. Ses équipes disent avoir vu le reportage. Elle dit ne pas l'avoir vu, mais on n'a pas eu d'interview.
Tirez-en les conséquences que vous voudrez. Face à un drame pareil, l'Etat ne répond pas. - P.Lescure: Un sujet cousin...
L'Etat a demandé la suspension du site Shein en France pour un minimum de 3 mois après la découverte de poupées sexuelles d'apparence enfantine et d'armes en vente sur le site. Lena, vous avez révélé que vous aviez refusé un contrat avec Shein. - Lena Situations: On en avait parlé. - P.Lescure: Vous disiez que c'était contraire à ce que vous pensiez. - Lena Situations: Je ne porte pas et je ne consomme pas ces vêtements. - P.Lescure: Et ce n'est pas des valeurs... - Lena Situations: Ca ouvre tout un débat...
Il y a aussi ce besoin de pouvoir s'habiller moins cher. - A.-E.Lemoine: Quand on a un pouvoir d'achat limité... - Lena Situations: Ce n'est pas une marque que je consomme, donc ça serait bizarre, mais je ne veux pas jeter trop la pierre à des gens qui en ont besoin.
Par contre, je peux jeter la pierre à ces poupées sans aucun problème. C'est non, de mon côté. - A.-E.Lemoine: Merci à toutes les 4.
Vous restez avec nous. On va dîner. Tout de suite, c'est Oh my pop. - E.Tran Nguyen: Lena, vous venez de fêter vos 28 ans.
Vous êtes de la génération Z, née entre 97 et 2010. Ce qui est très tendance, c'est le fait de quitter son job, de démissionner. ...
Tout a commencé en 2024 avec ce jeune homme qui court sous la pluie et qui semble vivre le plus beau - E.Tran Nguyen: Ce sentiment de victoire parce qu'on a quitté son job, la génération Z ne l'a pas inventé. Tout le monde peut comprendre ce sentiment.
Qui n'a pas rêvé de dire "au revoir, président" après avoir gagné le gros lot, comme dans cette publicité qui date de 2002? - Coucou! Au revoir, président. - Qu'est-ce que c'est que ce truc? - C'est Pierre. - Au revoir, président. - E.Tran Nguyen: Ca relevait du fantasme.
C'est peut-être ça qui a changé. La priorité de cette nouvelle génération, c'est la santé mentale, et surtout pas sacrifier son bien-être pour son travail. 4 jeunes sur 10 sont prêts à quitter leur emploi s'ils n'y sont pas épanouis.
Si c'est le cas, démissionner est une solution. Ca peut se faire en moins de 30 secondes. La preuve: il se filme en train d'annoncer qu'il démissionne. - E.Tran Nguyen: Lena, vous avez inventé votre métier, créatrice de contenus.
Quand vous voyez ça...
Romane, vous aussi, vous êtes artiste. Ca vous parle? - R.Bohringer: Je considère ça tous les jours comme un miracle, ma vie. - A.-E.Lemoine: Ne pas avoir de patron... - Lena Situations: Quel privilège! - R.Bohringer: J'ai des équipes.
On fait équipage. Je me lève tous les matins en remerciant ma chance. - A.-E.Lemoine: Il n'y a que nous qui pouvons démissionner. - L.Sénéchal: D'ailleurs, Babeth, c'est le moment... - A.-E.Lemoine: On va se calmer.
Et toi, tu ne démissionnes pas. C'est l'heure du Bonus! - L.Sénéchal: Une superstar ce soir: Lena.
Vous êtes la 1re influenceuse française invitée au Met Gala, la soirée d'A.Wintour au Museum d'Art moderne de New York. ... - L.Sénéchal: Vous êtes une habituée, maintenant.
Vous y êtes retournée en 2024. Vous n'y étiez pas cette année. Vous avez tourné un film d'horreur sur des influenceurs coincés sur une île infestée d'araignées mortelles. - Lena Situations: Si ça se trouve, je ne serai pas au montage, mais c'était rigolo.
Je ne suis pas très bonne actrice, peut-être... - L.Sénéchal: C'est pour 2026.
Le cinéma, jusqu'ici, c'était de l'autre côté de la caméra, ou du téléphone, plutôt, pour vous. Vous avez couvert des tapis rouges, notamment pour les Oscars. - Lena Situations: Le tapis rouge des Oscars, ce sont des célébrités absolument partout.
Il ne faut pas marcher sur les traînes des copines, avoir beaucoup de patience, se retenir de faire pipi et rester sur le qui-vive. Tu ne sais pas qui va arriver, quand ni comment. Sans que tu comprennes, tu es en live sur Disney+. - L.Sénéchal: Les plus grandes stars viennent chez vous, maintenant.
Elles viennent dans votre podcast, sur Disney+. La chanteuse Rihanna avait demandé à être debout pour cacher sa grossesse. - Dans toute la création arrive un point où tu te dis: "On se lance.
C'est bien." Je l'ai même vécu avec la musique. Quand je fais mes albums, j'arrive à un moment où je me dis: "J'ai vécu avec si longtemps, je sais que ça marche, mais je vais le donner au monde." - L.Sénéchal: Elle s'inscrit dans une longue liste d'invités qui sont tous venus sur votre canapé.
Elise, vous êtes jalouse, quand vous voyez toutes ces stars? - E.Lucet: Je suis venue sur son canapé et elle est venue sur le mien.
Je trouve ça super. On n'a pas tout à fait les mêmes invités. C'est peut-être Babeth qui pourrait être jalouse. - L.Sénéchal: Ils viennent ici aussi.
Comme toute star qui se respecte, Lena, vous avez votre double au musée Grévin. - Lena Situations entre à Grévin. Applaudissements. - Lena Situations: Est-ce que ce n'est pas un poil trop?
Je suis en train de faire une descente d'organes. - J'ai toujours été immensément fière de ma fille. Elle est très méritante.
Elle a toujours énormément travaillé. Elle sait briller dans ce qu'elle aime faire. Elle le fait toujours de bon coeur et très soigneusement et consciencieusement.
Je suis fière. - L.Sénéchal: La fierté de votre maman.
C'est incroyable. C'est un super beau compliment. - Lena Situations: Le musée Grévin, ce n'est pas un peu too much? - L.Sénéchal: Surtout que Romane et Elise, vous n'êtes pas au musée Grévin.
Rires. Vous avez votre double en chair et en os. V.Lemercier vous imite. ... ... - A.-E.Lemoine: Etre imitée par V.Lemercier, c'est encore mieux que le musée Grévin.
C'est la Légion d'honneur. - E.Lucet: Clairement, le musée Grévin, ça me ficherait les jetons. - Lena Situations: Je suis contente.
Je reçois des gens qui m'envoient des photos d'eux tous les jours à côté de la statue. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup. - Lena Situations: C'est extraordinaire de manger à la télé. - A.-E.Lemoine: Pâtes et patates... - C.Ferrari: Oui, pâtes, patates et provola. - A.-E.Lemoine: C'est préparé par C.Ferrari.
Demain, on aura enfin une pizza. Je l'ai réclamée. - Lena Situations: On a le droit de manger? - L.Sénéchal: Au contraire, il faut faire honneur! - P.Lescure: Romane, on va revenir à vos 18 ans.
En 92, vous êtes Laura dans un film, une jeune fille qui entretient une relation passionnelle avec un homme de 30 ans séropositif et bisexuel. C'est un film coup de poing qui est devenu un véritable phénomène de société, "Les Nuits fauves" de C.Collard.
Vous vouliez faire partie du casting. - R.Bohringer: Il m'a donné le scénario, je l'ai lu tout de suite.
Je l'ai lu plein de fois. J'ai pleuré, j'ai ri. Je suis tombée amoureuse du scénario.
Je ne vivais plus qu'avec ce personnage et cette histoire en tête durant la semaine où il m'a fait attendre. - Il vous a fait attendre une semaine? - Ce n'est pas beaucoup, une semaine. - R.Bohringer: J'étais collée à mon répondeur. - Vous auriez été déçue si ça ne s'était pas fait?
Ce n'était pas possible que ça ne se fasse pas? - R.Bohringer: Je me disais que ce ne serait pas moi, mais j'avais une telle envie, un tel amour pour cette aventure que je n'arrivais pas à penser à autre chose. - P.Lescure: Grand film... - R.Bohringer: Je vois ma fille. - P.Lescure: Ce rôle vous lance et consacre votre carrière.
Vous obtenez le César du meilleur espoir féminin. Vous avez revendu cette statuette pour une bonne cause. - R.Bohringer: Oui, lors d'une vente aux enchères au profit de la recherche contre le sida.
C'était 12 000 francs. C'était en 92. - A.-E.Lemoine: Nous, on n'est pas génération Z. - E.Lucet: Ca doit faire 2000 euros, un peu moins. - A.-E.Lemoine: Le coup de vieux qu'on se prend... - E.Lucet: A l'époque, c'était beaucoup d'argent.
On dirait que c'est l'équivalent de 8000 euros. - A.-E.Lemoine: Merci à toutes les 4 d'avoir accepté notre invitation à dîner.
Un petit coucou à "La Grande Librairie" qui suivra. Bonsoir, A.Trapenard.
Encore vous! Vous étiez là lundi. Ce soir, quel est le programme? - A.Trapenard: Ce soir, une émission très émouvante pour nous.
Pendant un an, on a soutenu, en commençant l'émission, chaque semaine, B.Sansal. 15 jours après sa libération, il est sur notre plateau en direct.
C'est sa 1re intervention en direct. C'est important de l'entendre avec une parole sans doute plus libérée. On va parler de doute, d'espoir, de liberté.
On va revenir sur cette incarcération et cette libération récentes. Ensuite, il y aura un plateau sur les sciences, des sciences inquiétées plus que jamais, mais aussi les nouveaux défis qui nous attentent. Il y aura 4 formidables invités.
Soyez là. C'est après "C à vous". - A.-E.Lemoine: On obéit aux ordres.
On sera là. Tout de suite, les actualités de Bertrand. - Ca va être drôle, ce soir, mon coco. ... - B.Chameroy: Le stagiaire de 3e, Léopold.
Il s'en va quand, déjà? - A.-E.Lemoine: Vendredi. - B.Chameroy: Ca paraît loin.
Rions un peu avec le patron du BHV. - Je considère qu'il y a une dimension éthique à ce partenariat avec Shein. - B.Chameroy: Elle est bonne!
Bientôt, le Black Friday. Il y avait moins 90 % sur le site de Shein sur les éléments de langage. F.Merlin a fait une razzia sur le pack "E.Zola".
C'est E.Zola, "J'accuse", mais version Shein. - Je l'assume.
La France normale. Je l'assume. - B.Chameroy: Dans le reste de l'actualité, un nouveau numéro de "Vous avez la parole".
Avoir la parole, c'est bien. En faire bon usage, c'est mieux. - Il y a des centaines de Darius...
A mon époque, c'était rare. Il y a 4 personnes appelées Confiance en France. - Très original. - B.Chameroy: Merci pour cette belle tranche de vie, Darius.
Il y a une très bonne ambiance dans les couloirs de la tour de TF1. - On s'est plongé dans la mondialisation n'importe comment. Je veux que le salariat...
Il bafouille. - B.Chameroy: Il s'est lancé dans une petite métaphore. - Votre marque s'appelle "The Freedom".
Je veux juste que le salariat ne soit pas "the jail", la prison. Il y a la brasse coulée. On fait une tache.
On se retourne en apnée. Quand on dit "poissons", il y a des requins et des sardines... - B.Chameroy: Heureusement, dans le panel, madame était là pour donner sa vision de la France. - Tout se délite un peu dans les exigences.
On ne va pas à l'alinéa car l'ordinateur justifie. On s'habille, on est propre, on fait son travail à la maison. On rentre chez soi.
On ne passe pas par le bistro. On rentre chez soi. Les participes passés ne sont plus accordés, y compris avec l'auxiliaire être. - C'est dur. - B.Chameroy: Message reçu.
Spectacle, ce soir. M.Payet se produit.
Il succède à un autre humoriste qui s'est produit sur la scène hier. - Je suis arrivé juste à l'heure. Je disais ça par rapport à Macron.
Rires. C'était un test. Patientez.
Rires. C'était un test. - B.Chameroy: Bon, il est encore en rodage.
Grosse soirée hier au Dôme de Paris. Il y avait 4000 spectateurs. Une spectatrice tenait à ce que ses proches la repèrent dans la salle.
Huées. On a perdu Fifi. - Je voudrais remercier... - B.Chameroy: J.-L.Mélenchon. - Qu'est-ce qui lui prend?
Rectification, ce n'était pas le Dôme de Paris, mais la salle des fêtes. - B.Chameroy: "A poil!" Ca ne va pas, Lorrain?
Il y a la dame qui rajoute des "F" à la fin de mots qui n'en ont pas. - Je suis "éluef". Le moins bien "traitéf".
On ne prend plus de risque non "pluf". On est approvisionné directement chez "soif". - B.Chameroy: Ca s'appelait comment, la période où on devait rester chez nous durant le covid? - Cette période du "confinementff". - B.Chameroy: Au Sénat, fermée la buvette, filez l'heure des vacances.
Faites un truc. - C'est un amendement de suppression? On ne va pas sous amender. - On ne peut pas les sous amender...
Bon. - B.Chameroy: "Je reste quand même." - Il y a des amendements qui arrivent et qui disent cela. - B.Chameroy: "Je fais quoi, du coup?" Des micros ont été torturés.
Aïe...
Arrête...
Lâche-moi...
Arrête! Franchement...
Je me posais la question. Quitte à être un micro, je préfèrerais être celui de ministre de l'Intérieur. Musique sensuelle.
C'est si lascif. Merci. Ca me fait du bien.
C'est l'heure de jouer. On a créé F.Patriat pour jouer à "N'oubliez pas les..." - LES PAROLES! - B.Chameroy: Non.
Il passe encore du coq à l'âne. - J'étais au Congrès des maires la semaine dernière. C'est une mesure...
Nous avons une grande star. L'électricité. Nous n'avons pas de voitures indépendantes. - B.Chameroy: Les employés de bureau ne vous remercient pas, Elise.
A cause de vous, certains journalistes s'inspirent de vous. Notamment les journalistes de TF1, qui déboulent dans les bureaux des gens en leur hurlant dessus. - On a envie de savoir comment va le marché! - B.Chameroy: "Je n'en sais rien, je faisais un bilan comptable." Instant méditation.
Il vous est offert par Fifi. - France du soleil levant et du soleil couchant, France des neiges, des tropiques, de toutes les nostalgies, de toutes les aurores et de tous les crépuscules. - B.Chameroy: L'info continue demain.
Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci.
Vous nous avez régalés. - Lena Situations: C'est du vin? - A.-E.Lemoine: C'était la première fois? - Lena Situations: Non, mais je n'aime pas ça.
Xavier Bertrand