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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 20 avril 2017 18 min

Emmanuel Macron dans “15 minutes pour convaincre” sur France 2

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Emmanuel Macron qui nous rejoint, il a 39 ans, il est diplômé de l'É, ancien ministre. Il est candidat pour la première fois à l'élection présidentielle sous la bannière de son mouvement En marche. Son slogan la France doit être une chance pour tous.

Bonsoir Emmanuel Macron. Bonsoir Emmanuel Macron. Même première question comme à tout le monde.

Est-ce que vous nous avez ramené un objet qui vous touche ou qui représente ce que vous voulez incarner ? Bonsoir à vous. président de la République, j'avais ramené une grand-mère, la grand-mère de mon enfance dans laquelle j'ai appris et par laquelle ma grand-mère m'a appris à la fois le français puis les premiers grands textes parce que on en reparlera pour moi l'accès à la connaissance au savoir c'est cela et je l'ai laissé dans ma loge je l'ai laissé dans ma loge peut-être que quelqu'un peut l'amener fin de cette interview ça n'est pas un oubli parce que en fait je voulais utiliser ces quelques minutes puisque notre exercice a ses contraintes que je comprends parfaitement pour évidemment parler de ce qui vient de se passer ce soir pendant que nous nous parlons parce que c'est un peu cela, nous aspirons tous et toutes à devenir président de la République et le premier devoir, la première mission du président, c'est de protéger.

Et ce soir, pendant que nous nous parlons, on sait que moins un policier a été tué. On ne sait pas qualifié ce qui s'est passé. On sait qu'un autre a été blessé.

Et c'est impondérable, cette menace, elle fera partie du quotidien des prochaines années. Et donc, j'ai laissé la grammaire sur la table et je voulais parler de cela dans cette première minute pour témoigner évidemment de toute ma solidarité à l'égard de nos forces de police et plus largement de nos forces de l'ordre et avoir une pensée pour évidemment la famille de la victime. Et on on aura sans doute plus de d'éléments d'ici à la fin de cette émission.

Deux précisions sur votre programme économique Emmanuel Macron, il y a une mesure très emblématique du quinquena François Hollande, c'est l'encadrement ou le blocage des loyers dans les zones tendues. Est-ce que c'est la bonne philosophie ? Est-ce que vous maintenez cet encadrement si vous êtes élu président de la République ?

Je ne le maintiendrai pas de manière automatique. Plus exactement, je vais d'abord commencer par libérer l'offre de logement. Il y a un problème que la loi dite allure et l'encadrement des loyers a essayé de traiter qui a été l'envolée de des loyers dans ce qu'on appelle les zones tendues, le Grand Paris, la région autour de Lyon et sur la frontière suisse et ex-Marseille.

Il y a beaucoup d'autres villes, mais c'est surtout dans les métropoles et ces trois-là. Ce que je veux faire et ce qui est dans mon projet, c'est de libérer massivement la construction de logement dans ces trois zones. C'est-à-dire en lançant des grandes opérations d'intérêt national où nous allons simplifier, raccourcir les délais parce que les promoteurs immobiliers, les constructeurs, les collectivités, l'ensemble de celles et ceux qui font les logements en non besoin.

Donc raccourcir les délais, avoir un permis unique dans des délais records, raccourcir et réduire le temps des recours pour permettre de construire rapidement les les logements manquants, qu'il s'agisse de ce qu'on appelle le libre comme le logement socialement et à partir de ce moment-là de progressivement et bien supprimer l'encadrement des loyers. Pourquoi ? parce que c'est une mesure administrative qui a une conséquence, on commence à le voir aussi, c'est de faire sortir certains biens du marché parce que quand les loyers sont encadrés, il y a certains propriétaires qui disent "Si c'est ça dans les zones tendues, moi je ne louerai pas.

Donc je ne le débrancherai pas si je puis m'exprimer ainsi tout de suite. Je l'évaluerai mais je mettrai toute la priorité sur plus de construction de logement pour progressivement avoir une logique je dirais plus efficace et qui passe par la construction plutôt que par l'encadrement. Une autre mesure que vous ne débranchez pas, c'est l'impôt sur la fortune.

Vous le gardez mais seulement sur le patrimoine immobilier, ceux qui ont des des actions en seront exonéré. Qu'est-ce que vous répondez à la veuve qui a hérité d'un appartement ou au pêcheurs de l'île dorée, ce qu'on appelle les riches malgré eux qui devront continuer à payer l'ISF alors que les actionnaires super riches en seront exonérés ? J'ai une philosophie simple.

L'impôt sur la fortune, c'est un impôt qui aujourd'hui pénalise, taxe le financement de notre économie. Or, nous avons besoin de financer des PME, des artisans, des start-ups, des entreprises pour avoir un capital français au soutien de notre industrie. Et donc, je veux aujourd'hui et si je suis élu, c'est ce que je ferai demain, que celles et ceux qui décident d'investir leur capital, et c'est un choix libre, on peut vendre sa maison pour réinvestir, on peut décider de louer, on peut y a c'est un choix que chacun est chacune et chacun fait. et bien que celui qui investit dans l'économie et l'emploi français ne soit pas taxé à l'impôt sur la fortune.

Pour ceux qui sont propriétaires par héritage, par acquisition, je ne changerai pas les règles actuelles. Ils ne seront pas pénalisés. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Quand vous avez une résidence principale, il y a un abattement de 30 % et il faut passer le seuil d' 1,3 million d'euros de patrimoine net. Donc c'est un bel héritage dans ces cas-là que vous avez fait. Ça n'est pas une petite maison.

Ensuite, ils continueront de payer l'ISS là où les actionnaires se richent, ils diront est-ce que c'est pas Est-ce que c'est pas injuste ? Non, parce que c'est plus efficace. Ils continueront à le faire comme aujourd'hui.

Et je tiens d'ailleurs ici à préciser le fait que je ne modifierai aucune règle d'abattement ni de taux et que avec moi, il n'y aura aucune imposition de surloyer, aucune imposition sur la propriété foncière parce que je veux une France aussi où il y ait des propriétaires et donc j'y suis tout à fait favorable. Donc toutes les fausses rumeurs là-dessus, c'est de la calomnie. C'est un mauvais impôt.

Pourquoi pourquoi vous n'allez pas jusqu'à le supprimer ? Parce que je ne peux pas financer les 2 milliards d'euros qui aujourd'hui sont payés par les propriétaire immobiliers et encore une fois, je n'augmenterai en rien ce qu'ils payent. Je ne peux pas le financer et je ne veux pas aller augmenter la TVA pour pouvoir le faire.

Je préfère mettre cet argent et les économies que nous allons faire sur la suppression de la taxe d'habitation pour 80 % de nos concitoyens. Pourquoi ? Parce que ce sont les classes moyennes et populaires qui payent la taxe d'habitation.

Est-ce que impôt tel qu'il est aujourd'hui pénalise tant l'investissement ou l'économie selon vous ? Mais parce que aujourd'hui bah regardez, si vous comparez la France et l'Allemagne, en Allemagne il y a des PME qui réussissent, qui croissent, il y a des PME familiales qui arrivent à se développer. En France, lorsque vous créez une PME que vos enfants en héritent, il faut qu'ils contrôlent, que ce soit leur outil de travail pour ne pas payer l'ISF.

Ce qui fait que dans beaucoup de situations et bien on a des familles qui sont obligées de vendre les actions, qui arrêtent de développer l'entreprise à cause de cet impôt. Autre exemple, nous sommes dans une économie de l'innovation, de la compétence. Vous avez des jeunes ou des moins jeunes qui créent des entreprises et qui réussissent formidablement bien.

Ils la vendent. Le jour où ils la vendent, ils ne peuvent pas aujourd'hui réinvestir une part minoritaire dans un commerce, une entreprise, une entreprise traditionnelle ou une autre start-up parce qu'ils sont à ce moment-là taxés à l'ISF. Si on veut développer l'économie, les entreprises, il faut et bien réduire la fiscalité sur l'investissement dans l'économie française.

C'est le moment Emmanuel Macron de votre carte blanche, la carte maîtresse selon vous de votre programme. Vous pouvez l'exposer. Écoutez, ce sera l'éducation, l'éducation au début de la vie et tout au long de la vie, si j'ose dire.

Et ça rejoint cette grammaire que j'avais prévu de vous apporter. Pourquoi ? parce que nous vivons dans un monde qui est plein d'incertitude, de changement, de transformation et on a aucune chance d'y réussir si on n pas la formation de base.

Et ce qui est au cœur de mon projet, c'est de pouvoir justement former toutes les jeunes filles et les jeunes garçons de notre pays. C'est la promesse républicaine. Et c'est pour cela que je mettrai tout l'effort sur le primaire avec par exemple dans ce qu'on appelle les zones d'éducation prioritaire cet engagement dès la rentrée prochaine de ramener à 12 élèves par classe en CP et CE1 justement les classes qui sont en zone REP et REP plus, c'est-à-dire ces zones qui sont des zones d'éducation prioritaire où on a concentré les difficultés économiques et sociales.

Pourquoi ? Parce que c'est là que se concentre l'échec scolaire. C'est là qu'on a des jeunes qui euh ne savent pas parfaitement lire, écrire, compter lorsqu'ils arrivent en CM2 et sont alors quasi condamnés pour le reste du système scolaire et leur réussite.

C'est aussi pour cette raison parce que la philosophie la philosophie de cette mesure-là, c'est la discrimination positive. C'est une mesure qui fait polémique. Est-ce que votre modèle c'est le modèle à l'américaine ?

Vous voulez une école à l'américaine avec des quotas, une discrimination politique ? Non, parce que ce ne sont pas des quotas. Aujourd'hui, ces zones existent.

Oui, mais vous vous voulez pousser la logique encore plus loin sur la discrimination positive. Mais je j'arrête l'hypocrisie de l'égalitarisme parce qu'aujourd'hui on fait semblant, on a défini ces zones répéré plus mais on enlève quelques élèves par classe. Allez voir un enseignant qui un professeur des écoles qui est danse une de ses classes, il vous dit vous pouvez m'enlever trois élèves par classe.

Si j'ai 25 élèves en difficulté, je ne peux pas transformer les choses. S'il en a 12, il le peut. Donc je ne fais pas de dogme.

Ce pas des grands mots, c'est du pragmatisme. Et donc je veux qu'on se donne les moyens de réussir parce que vous pouvez enlever trois ou quatre élèves dans une classe d'un milieu favorisé ou d'un beau quartier de Paris, ça ne changera rien. Par contre, les réduire diviser par deux le nombre d'élèves par classe dans une zone qui est très en difficulté, ça change tout.

C'est aussi pour ça que je veux rétablir le les études dirigées, que je veux remettre des heures d'enseignement parce que plus d'école, plus d'enseignement, en particulier dans les premiers âges de la vie, c'est plus de justice et c'est la possibilité de réussir. L'autre grande mesure de votre programme en matière d'éducation, c'est l'autonomie. Il y a l'autonomie des universités aujourd'hui.

Vous voulez d'ailleurs la renforcer ? Vous vous voulez que les lycées et peut-être les collèges aient aussi un fonctionnement autonome notamment en matière de projet pédagogique, pas pour les programmes qui sont définis au niveau national mais pour le projet pédagogique. Vous entendez ce qui vous disent est-ce que ça n'est pas une école à deux vitesses selon que tu habites dans telle ou telle ville ou dans tel ou tel quartier ?

Et bien, tu n'auras pas l'école de la même qualité ou les mêmes chances de de réussir. Non, parce que ce que vous dites, ce serait le faire sans cadre. Il y a un cadre, le cadre de la République et il ne changera pas.

Et donc dans ce cadre, dans ces règles qui seront appliquées à toutes et tous, qui définissent un programme et un encadrement minimal, je veux qu'il y ait une capacité donnée d'innover, une une autonomie pédagogique et une capacité de recruter sur la base d'un projet. Je m'explique, aujourd'hui, les nominations des enseignants sont très contraintes, elles sont faites d'en haut. Moi, je veux que demain, il y ait des tableaux qui soient faits, si je puis dire, de compétences où vous définez juste vous définissez justement dans des règles nationales qui peut aller sur quel type de poste, mais derrière donner beaucoup plus de capacité aux dirigeants de ces écoles de sélectionner les enseignants, de les choisir sur leur adhésion à un projet.

Ils iront pas dans les meilleurs quartiers. Mais aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? On peut regarder les choses en face.

Et bien les élèves des classes moyennes supérieures de toutes celles et ceux qui en ont les moyens, ils vont de plus en plus vers l'école privée sous contrat ou l'école privée parce que la République ne s'est plus donner les moyens dans son école publique et bien de développer l'excellence partout. Moi, je veux que tout le monde puisse avoir accès à l'excellence dans l'école de la République. C'est ça le projet que je porte de manière très pragmatique.

Ça passe par l'autonomie selon vous. Et quand et l'autonomie en est un moyen mais j'insiste sur un point, c'est qu'au-delà de cela, il y a le défi de l'orientation en fin de collège et tout au long du lycée. Il y a le défi de l'université derrière mais il y a aussi le défi de l'éducation tout au long de la vie.

Et je voudrais faire passer très rapidement ce message à nos téléspectateurs ce soir. Dans le projet que je porte, il y a vraiment la volonté de former tout au long de la vie. Nous sortons d'une époque et d'un monde où on a tout appris à 25 ans.

Pourquoi ? Parce qu'on est dans un monde de transformation. parce que on est dans un monde où l'activité que vous êtes en train de faire, le secteur qui est le vôtre va peut-être être bousculé par des innovations et il faut pouvoir etth bien se reformer.

Et donc dans mon projet, il y a un investissement massif sur la formation des chômeurs, des jeunes qui sont très loin de l'emploi. Une formation tout au long de la vie, compris d'ailleurs pour les travailleurs qui tombent au chômage et qui sont âgés, pour pouvoir repartir. L'égalité des chances par le savoir, par la connaissance, elle se fait à tous les âges.

On va poursuivre avec une question sur l'identité. Vous parlez de la grammaire de votre grammaire au début de l'entretien. Vous avez créé le trouble Emmanuel Macron en déclarant il n'y a pas de culture française.

Vraiment vraiment. J'ai dit qu'il n'y avait pas eu de Montagne à Wellbec, de la Croix à Matis, de Osman à le nôtre. vraiment il n'y a pas une culture française dont on doit être fier et qui fait notre éclat dans le monde.

Si il y a un candidat dans cette élection qui défend dans le livre qu'il a écrit révolution la culture française et ce qu'elle est qui la défend dans tous ses discours et ses prises de position publique, il est bien devant vous. Et toutes celles et ceux qui donnent des leçons sur ce sujet aiment la culture à bouger et s'ils avaient été en poste en 1857, ils auraient mis au pilon et les œuvres de Flobert et celles de Bodler. Est-ce qu'il y a une culture française ? dit ce que j'ai dit dans cette discussion qui a été cité abondamment déformé et calomnié c'est qu'il n'y avait pas une culture française et qu'il n'y avait pas un art français la culture française c'est un fleuve qui se nourrit de multiples affluents et de glissant en passant par montaigne d'uma le fils d'esclave libéré jusqu'à Hugo et tant d'autres la culture française c'est quoi c'est d'abord une langue le français sur lequel s'est construit notre pays l'ordonnance de Villerrect Cotré c'est ensuite une histoire, une tradition des femmes et des hommes qui se sont illustrés dans tous les arts.

C'est en même temps en même temps parce que je revendique en effet cela la capacité à s'en affranchir à chaque fois et à aspirer à l'universel et à des chemins de traverse. Et donc la culture française, elle existe mais dans cette diversité, cette richesse et ce caractère indomptable que je défendrai toujours. Et donc il n'y a pas une culture française comme certains voudraient l'enfermer. comme une identité française qui serait une identité du même.

Il y a une identité ouverte qui est avant tout un projet. La Syrie, la Syrie Emmanuel Macron, on n'a pas tout à fait compris votre position après le bombardement américain en représaille à l'attaque chimique. Vous avez dit, je prends note de cette intervention américaine, vous l'approuvez ou vous l'a désapprouvez ?

N'essayez pas de me faire dire que je n'aurais pas été clair. Nous l'avons été ensemble d'ailleurs le soir même. La veille devrais dire des frappes.

V. Je vais être très clair. Je désapprouve l'utilisation des armes chimiques par Bachar Alassad.

Et donc je souhaite dans ce cadre 1 que toutes les mesures soient prises au sein du conseil de sécurité de l'ONU pour les condamner et agir et qu'on mette la pression sur la Syrie. Ça ça n'a pas marché de je pense qu'il faut le continuer et si je suis élu poursuivrai cet effort et la Russie doit répondre. de je suis tout à fait prêt à ce qu'on prenne nos responsabilités plutôt dans le cadre d'une coalition pour effectuer des frappes ponctuelles afin de détruire les stocks d'armes chimiques du régime de Bachar Elassad.

Je ne peux pas être plus clair. Sur cette intervention américaine, vous la prouvez donc. Je pense que cette intervention américaine aurait gagné à se faire de manière coordonnée avec les alliés de la coalition et dans un partage de renseignement et d'information sur le sujet.

À ma connaissance, il n'y en a pas eu. Mais je ne dispose pas d'informations privilégiées sur ce sujet. Si la France avait été sollicitée, elle aurait pu ou dû selon vous s'associer à cette frappe avec les bonnes informations, oui, mais entendons-nous bien, ça veut dire détruire les armes chimiques parce que c'est ne pas respecter du côté de Bachar Al-Assad à la fois nos valeurs, mais surtout les accords de 2013 et le droit international sur les armes chimiques.

C'est inacceptable. Ensuite, sur la Syrie, j'auraiis deux priorités. La première, la sécurité de nos concitoyens, lutter contre le terrorisme.

Or, les attentats, ils sont préparés où ? À Raka et là-bas. Et donc, je ferai tout pour éradiquer dans le cadre de la coalition.

J'étais il y a quelques semaines auprès de nos militaires qui en Jordanie opèrent justement sur ce terrain d'action et bien pour détruire, éradiquer Daesh et tous les autres groupements terroristes islamistes. Et la deuxième chose, c'est qu'on ne doit pas tout confondre. Il faut en même temps trouver une sortie politique négociée diplomatique en Syrie pour mettre fin au régime de Bachar Alassad sans détruire l'État syrien.

Parce que le pire des risques pour nous-mêmes dans la région, c'est ce qu'on appelle un état failli. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire commettre la même erreur que ce qui a été fait en Irak par exemple ou en Libye.

Parce qu'à ce moment-là, c'est l'absence de règles et à ce moment-là, ce sont les terroristes qui reprennent le dessus. Il reste une minute 30 la question sur votre parcours. On a retrouvé cette photo.

Regardez. Vous êtes lycéen à Paris au lycée Hat pour ne pas le nommer juste après la grammaire. Voilà, c'était juste après la grammaire.

Si vous n'aviez pas fait de la politique, est-ce que vous seriez resté banquier ? Oh, le lycéen que vous voyez là n'avait je crois aucune idée même de devenir banquier. Pensez plus à la politique qu'à la banque.

Ah, vous vouliez déjà être président de la République là ? Non, je sais pas ce que je suis en train de vous dire, mais je pensais, j'étais passionné par l'action publique, par la vie de mon pays et je voulais plutôt devenir écrivain ou faire du théâtre. Donc, vous voyez, la vie est pleine de détour.

La vie est toujours plus inventive que nous. Dernière question. Vous avez connu Emmanuel Macron, votre première campagne présidentielle.

Qui sait ? Ce ne sera peut-être pas la dernière, on ne sait jamais. En tout cas, est-ce que vous avez un regret en cette fin de campagne ?

Je suis pas tellement un homme de regret, surtout qu'elle n'est pas terminée et que j'entends bien me battre jusqu'à la dernière seconde. Je serai demain euh en Normandie puis dans les Haut de France pour aller convaincre des derniers indécis. Moi, je suis un guerrier, un battant.

Je suis pas un homme de regret. Vous ne regardez pas en arrière aujourd'hui. Je continue à aller en avant.

J'irai en avant jusque dimanche soir, puis je continuerai à aller en avant. Je réfléchis toujours à ce que je fais. Il y a évidemment beaucoup de sujets que je veux encore évoquer dans cette campagne.

Je me dis, j'aurais pu parler plus de ceci ou de cela. Vous avez fait des erreurs ? On en fait toujours.

Est-ce que vous pouvez nous en donner une quand on blesse des gens ? J'en ai fait quand j'étais ministre. Non, sur dans votre campagne.

Dans la campagne, j'ai j'ai quand j'ai blessé des gens sur le sujet de la de la de la de la guerre d'Algérie en particulier, j'ai blessé. Je je j'assume totalement ce que j'ai dit sur le plan politique historique, mais j'ai blessé des gens que j'ai vu sincèrement ém alors qu'il n'étaient pas visé. Donc c'est ces momentsl où on est injuste sont des moments qu'on doit regretter.

Mais pour le reste, moi je suis un guerrier. Je vais de l'avant et j'irai convaincre jusqu'au bout et jusqu'à la dernière seconde. Merci Emmanuel Macron.

À tout à l'heure pour votre conclusion. Partir. Merci à vous.

Merci beaucoup. Măz.