L'invitée de Bourdin Direct : Marlène Schiappa - 05/10
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:29FerméeRéponse directe
Paris et la petite couronne en zone d'alerte maximale, fermeture des bars pendant 15 jours, c'est ça ?
- 0:39FerméeRéponse directe
Vous avez ce protocole ? Vous le connaissez ?
- 1:19OuverteRéponse directe
Registre des clients, 1m50 entre chaque table, ça on connaît. Paiement à table obligatoire, fermeture à 22h.
- 1:38OuverteRéponse directe
Et puis, les étudiants dans toutes les villes, 50% d'étudiants dans les amphis, ça c'est très important.
- 2:02OuverteRéponse directe
Pendant le confinement, les femmes se sont souvent retrouvées à la maison avant les hommes.
- 2:17RelanceRéponse directe
Conséquence de l'inégalité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueFait
« Alors je crois que le protocole a été écrit dans la nuit, d'après les informations que j'ai du ministre de la Santé lui-même. »
- 0:52Invité politiqueFait
« Les clients seront recensés, je crois. »
- 1:03Invité politiqueFait
« La ligne du ministre de la Santé depuis le début, c'est tester, tracer, isoler. »
- 2:17Invité politiqueChiffre
« D'après l'INED... »
- 2:25Invité politiqueChiffre
« L'INED nous dit que 80% des tâches ménagères sont accomplies par les femmes et ça a effectivement empiré pendant le confinement. »
- 3:08Invité politiqueFait
« L'antisémitisme, ce n'est pas une opinion. C'est un délit. »
- 3:30Invité politiqueFait
« Hélas, l'antisémitisme, il prospère en France de longue date. »
- 3:41Invité politiqueFait
« Mais on sait qu'il y a aussi une forme d'antisémitisme qui se développe dans les quartiers dits populaires et qui va de pair d'ailleurs avec l'islamisme. »
- 4:31Invité politiqueFait
« Je ne sais pas si vous avez vu cette enquête de vos confrères du Parisien sur un club de jiu-jitsu à Savigny-le-Temple qui touche des subventions publiques et qui, sous couvert de faire du sport et du jiu-jitsu, en réalité, ça donne à des pratiques de développement de l'islamisme avec douche habillée, avec discrimination des femmes, avec des propos antisémites violents, la prière obligatoire, etc. »
- 4:54Invité politiquePromesse
« Typiquement, nous voulons, par la signature d'un contrat d'engagement des associations, que toute subvention publique puisse cesser immédiatement. »
- 5:36Invité politiqueFait
« c'est l'expression du Conseil constitutionnel, eh bien, non seulement on mettra fin aux subventions, mais on reprendra l'argent qui a été donné. »
- 7:23Invité politiqueFait
« La volonté, c'est qu'on pose une obligation de base. »
- 8:00Invité politiqueFait
« Nous voulons y mettre fin. Pourquoi ? Parce que c'est une inégalité de destin, comme dit le Président de la République, terrible, entre le petit garçon ou la petite fille qui va à l'école, qui peut apprendre l'histoire de notre pays, qui apprend à devenir un citoyen, qui est éclairé, qui apprend à lire, à écrire, à réfléchir, à voir les autres, à vivre en société, à être confronté à l'altérité et celui ou celle qui reste chez lui ou dans un petit groupe uniquement avec des personnes qui ont la même foi, la même croyance et qui ne bénéficient pas de l'école. »
- 9:16Invité politiqueFait
« Ce qui se passe à l'heure actuelle, c'est qu'il y a des enfants qui suivent des cours de langue qui sont financés par des puissances étrangères. »
- 11:21Invité politiqueFait
« Nous considérons que la polygamie est contraire aux valeurs de la République. »
- 12:16Invité politiqueFait
« Oui, les certificats de virginité de quoi parlons-nous ? »
- 12:40Invité politiqueFait
« Nous, nous voulons mettre fin à cette pratique. Il y a des années la République a dit non et stop à l'excision de la même manière nous considérons que cette pratique est indigne dégradante et elle n'a rien à faire dans la République française. »
- 15:18Invité politiqueFait
« oui également »
- 17:11Invité politiqueFait
« je l'ai toujours été »
- 17:37Invité politiqueFait
« la consommation de cannabis ça finance la traite des êtres humains ça finance les trafics de drogues plus dures ça finance aussi partiellement le terrorisme »
- 18:12Invité politiqueFait
« j'attends de voir ce qui va sortir des débats »
- 18:25Invité politiqueFait
« l'urgence est de permettre aux femmes d'avoir accès à l'IVG le plus tôt possible »
- 18:59Invité politiqueFait
« donc je pense qu'il est important de mener ce combat »
- 19:21Invité politiqueFait
« c'est la suppression de la double clause de conscience »
- 20:21Invité politiqueFait
« moi je n'ai pas du tout envie de me passer des hommes »
Temps de parole
- Invité politique72 %
- Présentateur28 %
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RMC Bourdin Direct. Jean-Jacques Bourdin. Chiappa, bonjour. Bonjour. Ministre déléguée à la citoyenneté. Vous publiez chez Grasset, entre toutes les femmes, 11 rencontres exceptionnelles de femmes pour une égalité femmes-hommes, mais une égalité joyeuse. Nous y reviendrons à la fin de ce rendez-vous. On va parler évidemment Covid-19, séparatisme, citoyenneté. Alors Covid-19, Paris, la petite couronne, zone d'alerte maximale, fermeture des bars pendant 15 jours, c'est ça. Les restaurants restent ouverts avec un protocole sanitaire extrêmement strict. Vous avez ce protocole ? Vous le connaissez ?
Alors je crois que le protocole a été écrit dans la nuit, d'après les informations que j'ai du ministre de la Santé lui-même. Et donc voilà, les informations seront détaillées par le préfet Lallemand. Les clients seront recensés, je crois.
Les clients seront recensés par les restaurateurs devant donner adresse téléphone.
Exactement. En fait, vous savez, la ligne du ministre de la Santé depuis le début, c'est tester, tracer, isoler. Et donc tracer, ça peut se faire par des outils. On a parlé de stop Covid. Mais tracer, ça peut se faire aussi manuellement, en tenant un registre des clients avec les numéros de téléphone, pour pouvoir se contacter les uns les autres. Comme on le fait très simplement quand quelqu'un a un test positif, il appelle les gens avec qui il ou elle a été en contact.
Alors registre des clients, 1m50 entre chaque table, ça on connaît. Paiement à table obligatoire, fermeture à 22h. Les bars, eux, vont fermer pendant 15 jours. Dans la métropole ex-Marseille, les restaurants vont rouvrir. Là aussi, fermeture à 22h.
S'ils respectent le protocole.
S'ils respectent le protocole. Bien. Et puis, les étudiants dans toutes les villes, 50% d'étudiants dans les amphis, ça c'est très important, parce que c'est l'un des foyers. C'est l'un des foyers de propagation de l'épidémie.
Oui, absolument. Je crois qu'il est important de protéger aussi la jeunesse. On a beaucoup parlé des personnes à risque qui ont parfaitement assimilé quels étaient les risques. On n'est pas immunisé quand on est jeune. Donc je crois que c'est aussi important de protéger les étudiants, les lycéens, les jeunes.
Pendant le confinement, les femmes se sont souvent retrouvées à la maison avant les hommes.
Oui.
Parce que dans un foyer, lorsque le père et la mère travaillent, c'est la mère qui se retrouve à la maison parce que le père gagne plus. Marlène Schiappa, c'est quelque chose là.
D'après l'INED...
Conséquence de l'inégalité ?
Exactement. Les inégalités femmes-hommes, c'est un système qui s'entretient. C'est un cercle vicieux. L'INED nous dit que 80% des tâches ménagères sont accomplies par les femmes et ça a effectivement empiré pendant le confinement. J'ai publié un rapport à la Fondation Jean Jaurès sur l'impact du Covid sur les inégalités femmes-hommes et ce que vous décrivez en éteint très clairement.
Bien. Dans la nuit, je change de sujet. Dans la nuit de jeudi à vendredi, un restaurant Cacher du 9e arrondissement de Paris a été saccagé, dégradation, tag retrouvé, croix gammée, insulte raciste. Je ne vais pas entrer dans le détail. Enquête en cours. Est-ce que des suspects ont été interpellés ? Marlène Schiappa.
L'enquête est en cours et donc il ne m'appartient pas de communiquer sur les avancées de l'enquête à ce stade. Elle avance bien ? L'enquête avance absolument. Ce que je peux dire, c'est qu'il y a des enquêteurs qui sont à pied d'oeuvre justement pour retrouver les personnes et surtout pour les faire condamner. L'antisémitisme, ce n'est pas une opinion. C'est un délit. Il est inadmissible de saccager un restaurant et de déposer des instructions néonaisies.
Est-ce qu'on a une idée de l'origine de cet acte ? Je ne sais pas moi, des suspects.
Non.
Du milieu dans lequel les enquêteurs travaillent.
Non, encore une fois, il y a d'abord un secret...
Extrême droite ou islamisme, on sait.
Hélas, l'antisémitisme, il prospère en France de longue date. La France juive, ça a précédé, ça a maintenant des dizaines d'années qui véhiculaient justement des idéologies antisémites. Mais on sait qu'il y a aussi une forme d'antisémitisme qui se développe dans les quartiers dits populaires et qui va de pair d'ailleurs avec l'islamisme. Il faut le dire. Donc effectivement, là, les enquêtes se poursuivent et les enquêteurs communiqueront à le moment venu.
Bon, islamisme, séparatisme, vendredi au Mureau, Emmanuel Macron l'a dit, l'islamisme radical est le cœur du sujet. Nommons-le, enfin, je l'ajouterai, Objectif, libérer l'islam de France des influences étrangères. Projet de loi présenté le 9 décembre pour aussi protéger les musulmans. Première victime de l'islamisme. Marlène Schiappa, les associations, on va entrer dans le projet de loi qui sera donc présenté, on est bien d'accord, le 9 décembre.
Le 9 décembre par Gérald Darmanin et moi-même.
Alors, les associations qui demandent des subventions publiques devront signer des contrats de laïcité. Est-ce que vous pouvez nous donner quelques détails ?
Oui, bien sûr. D'abord, peut-être partager le constat. Je ne sais pas si vous avez vu cette enquête de vos confrères du Parisien sur un club de jiu-jitsu à Savigny-le-Temple qui touche des subventions publiques et qui, sous couvert de faire du sport et du jiu-jitsu, en réalité, ça donne à des pratiques de développement de l'islamisme avec douche habillée, avec discrimination des femmes, avec des propos antisémites violents, la prière obligatoire, etc. Typiquement, nous voulons, par la signature d'un contrat d'engagement des associations, que toute subvention publique puisse cesser immédiatement.
Mais ces associations seront contrôlées ? Comment ça va se passer ?
Absolument. Alors, d'abord, ce qui va se passer, c'est qu'il y aura la signature de ce contrat d'engagement qui sera joint au SERFA, c'est-à-dire au moment où l'association demandera une subvention, elle prendra connaissance de ce contrat d'engagement et elle devra signer, avec sa demande de subvention, pour toute forme de subvention publique, de l'État, mais aussi de collectivité, de la CAF, des HLM, etc. Elle devra signer ce contrat d'engagement. Il y aura, bien sûr, des contrôles.
Et dès lors qu'on s'apercevra que comme dans ce club soi-disant de sport qui en fait promeut la radicalisation, on enfreint les valeurs de la République et les exigences minimales de la vie en société, c'est l'expression du Conseil constitutionnel, eh bien, non seulement on mettra fin aux subventions, mais on reprendra l'argent qui a été donné. Nous ne voulons pas donner un euro d'argent public aux ennemis de la République.
Bien. Obligation de neutralité des conducteurs ou contrôleurs de transports publics, là encore, c'est-à-dire on ira jusqu'à des sanctions, à des révocations ?
Absolument. En fait, on va plus loin avec ce principe, on renforce, avec cette mesure, on renforce les grands principes de la loi de 1905, notamment la neutralité des services publics. La loi de 1905...
C'est-à-dire, je suis conducteur de bus, je nettoie ma place parce qu'une femme a conduit le bus avant moi.
Exactement. Alors, ça, ce sont des choses qui arrivent.
Je serai sanctionné, même révoqué ?
Oui, absolument, tout à fait, ça, ce ne sera plus possible. Peut-être pour rentrer dans le détail pour ceux qui nous regardent, en fait, à l'heure actuelle, il y a une obligation de neutralité des services publics et donc des fonctionnaires. Mais parfois, il y a des délégations de services publics, des DSP. Ça arrive notamment dans des transports. Les services publics sont confiés à une entreprise extérieure. Et là, il y a des vrais problèmes parce que des salariés disent « Écoutez, moi, je ne suis pas fonctionnaire, je ne suis pas soumis à la neutralité ».
Or, nous considérons que ce sont des services publics et donc cette obligation de neutralité, vous représentez un service public et pas votre religion ou votre origine. Un service public donc vous êtes soumis à la neutralité de la fonction publique. Ce sera donc étendu. C'est un principe de 1905 qui est élargi et renforcé.
Comme en Allemagne, l'instruction scolaire à domicile sera strictement limitée. 50 000 enfants à peu près en France, l'instruction à domicile. Les écoles hors contrat seront très contrôlées. Alors, si les enfants ne sont pas scolarisés, est-ce que les parents seront, je ne sais pas moi, sanctionnés ? Comment ?
Alors, la mesure est en train d'être discutée. On a toute une suite de consultations Gérald Darmanin et moi-même jusqu'au 9 décembre et bien sûr, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, est impliqué. Mais la volonté, c'est qu'on pose une obligation de base. Il y avait là encore une zone grise du droit, c'est-à-dire qu'on considérait que l'école était gratuite, laïque et obligatoire et que l'instruction était obligatoire mais pas l'école en tant que telle, pas la présence à l'école. Or, qu'est-ce qu'on observe ? On observe qu'il y a des élus locaux qui nous ont alertés en disant moi j'ai des enfants qui sont retirés de l'école.
Ça commence par des parents qui disent mon enfant ne viendra plus à la musique, la musique c'est pas possible, c'est contraire à notre foi. Et puis ensuite, ils disent notre enfant ne viendra plus au sport, c'est contraire à notre foi. Et puis ensuite, ils disent notre petit garçon ne donnera pas la main aux petites filles. Et puis un jour, ils retirent les enfants de l'école. Et ça, nous voulons y mettre fin. Pourquoi ?
Parce que c'est une inégalité de destin, comme dit le Président de la République, terrible, entre le petit garçon ou la petite fille qui va à l'école, qui peut apprendre l'histoire de notre pays, qui apprend à devenir un citoyen, qui est éclairé, qui apprend à lire, à écrire, à réfléchir, à voir les autres, à vivre en société, à être confronté à l'altérité et celui ou celle qui reste chez lui ou dans un petit groupe uniquement avec des personnes qui ont la même foi, la même croyance et qui ne bénéficient pas de l'école.
Chaque enfant sera identifié, on saura, il y aura une sorte de, je ne sais pas moi, les mères vont recenser les enfants ? C'est comme ça que ça va se passer ?
Il ne s'agit pas, ni de recenser particulièrement les enfants.
Il faudra bien connaître les familles, les mères.
Il s'agit simplement d'une obligation scolaire à partir de l'âge de 3 ans. Et les parents
seront sanctionnés s'ils n'en voient pas leurs enfants ? À moins qu'il y ait des raisons médicales. On est bien d'accord.
Vous avez raison de le préciser, il y a une réserve, la réserve c'est la raison médicale dûment certifiée. Les détails de la mesure sont en train d'être discutés et de faire l'objet de consultations. Mais on pourrait aller
jusqu'aux sanctions des parents ?
Rien n'est exclu à l'heure actuelle. S'il y a une obligation et que l'obligation n'est pas respectée, on peut imaginer tout à fait qu'il y ait une sanction derrière.
L'apprentissage de l'arabe, dans quelle classe ? Parce que là, je n'ai pas très bien compris. C'est quand cet apprentissage de l'arabe ? Il a encore, je pose le constat.
Ce qui se passe à l'heure actuelle, c'est qu'il y a des enfants qui suivent des cours de langue qui sont financés par des puissances étrangères. Et donc ça veut dire que la France ne sait pas, ne peut pas voir ce qui se fait puisque celui qui paye décide pendant ces cours. Et donc nous considérons que c'est une ingérence très forte et nous préférons plutôt que le petit garçon ou la petite fille aille apprendre l'arabe dans une mosquée potentiellement radicalisée. Nous préférons qu'il ou elle l'apprenne dans l'école de la République et que très simplement on propose des options d'arabe comme on a des options d'anglais, d'allemand.
Dans quelle classe ? Une option ? Au collège par exemple ?
Par exemple, absolument. Au collège, il y aura une option arabe ? Il y a des options italiens, portugais, russes qui existent. Moi j'ai fait du russe à mon époque, il y a du latin, du grec. On devra apprendre l'arabe dans l'école de la République et donc avec des professeurs français qui ont été formés en France et qui donc respectent les valeurs de la République et singulièrement les valeurs de l'école.
Je continue. L'interdiction du port du voile pour les maires accompagnant les sorties scolaires. Oui ou non ?
Non.
Non ? Vous le regrettez ?
Non, je ne le regrette pas. Je crois que le président de la République a été très clair sur cette question et moi je partage tout à fait ce qu'il a dit. D'abord parce que j'étais président d'une association de maires de famille pendant une dizaine d'années mais aussi parce que j'ai été élue locale et j'avais la responsabilité d'école dans des quartiers dits difficiles au Sablon au moins en l'occurrence. Et moi ce que je voyais c'est que dans les réunions de parents d'élèves vous aviez beaucoup de maires voilées.
Et donc si on dit demain les maires voilées vous n'avez plus votre place à l'école d'une part c'est-à-dire qu'il n'y a plus de maires pour accompagner les sorties scolaires et d'autre part ça veut dire qu'il y a un message de rejet qui est envoyé vis-à-vis de ces personnes. Alors je crois qu'il faut travailler sur l'inclusion. Ce qui n'empêche pas ce que je tiens à le dire ce qui n'empêche pas d'avoir un discours critique et politique sur le port du voile.
Un étranger qui vit en France en état de polygamie sera-t-il expulsé ?
Oui.
Oui ?
Oui absolument.
Là aussi ça va être dans la loi.
Absolument. Gérald Darmanin et moi nous inscrirons dans la loi cette mesure qui veut que désormais d'abord nous ne donnerons plus de titre de séjour à une personne qui arrive d'un pays étranger et qui est en situation de polygamie. Nous considérons que la polygamie est contraire aux valeurs de la République. La polygamie est interdite par la loi en France. Vous n'avez pas le droit en France de vous marier avec une femme puis avec une deuxième puis avec une troisième puis avec une quatrième en même temps. Ça ne fait pas partie des valeurs de la République.
Et donc nous considérons que nous devons mettre fin à la polygamie de fait qui existe et qui est parfois révélée par des contrôles notamment de la CAF etc. Donc d'une part toute personne étrangère qui est en situation de polygamie ne sera pas acceptée sur le territoire français n'aura pas de titre de séjour. Et d'autre part quand une situation de polygamie sera révélée nous proposerons de retirer le titre de séjour de la personne qui vit en situation de polygamie jusqu'à ce que la personne se mette en conformité.
Est-ce que l'interdiction et la pénalisation des certificats de virginité seront inscrits dans la loi ?
Oui, également.
Également parce que le président de la République n'en a pas parlé.
Alors le président de la République n'a pas égrené la totalité de la quarantaine de mesures de cette loi mais je vous l'annonce officiellement. Oui, les certificats de virginité de quoi parlons-nous ? Nous parlons du fait d'aller faire certifier comme on le ferait pour un cheval ou un animal à qui on regarde les dents avant de l'acheter. On envoie la femme la jeune fille souvent se faire certifier sa virginité via un test un examen médical dont je vous ai parlé les détails il est un peu tôt pour ça et ensuite elle rentre chez elle avec son certificat de virginité. Nous, nous voulons mettre fin à cette pratique.
Il y a des années la République a dit non et stop à l'excision de la même manière nous considérons que cette pratique est indigne dégradante et elle n'a rien à faire dans la République française.
C'est fait aussi parfois pour protéger les jeunes femmes ou les jeunes filles.
Mais je l'entends nous avons reçu beaucoup de gynécologues qui nous ont dit qu'ils soutenaient notre volonté d'interdire les certificats de virginité j'en ai entendu aussi s'exprimer en disant moi je fais le certificat parce que comme ça la jeune fille rentre chez elle mais moi la question que je pose c'est qu'est-ce qui se passe une fois que la jeune fille rentre chez elle avec son certificat de virginité est-ce que l'axe fondateur du mariage qui est d'aller envoyer sa future femme se faire examiner pour voir si elle a déjà eu des rapports sexuels est-ce qu'on pense que cette femme sera respectée dans sa dignité d'être humain tout au long de sa vie je ne le crois pas c'est pour ça que le président de la République le premier s'est exprimé sur cette question à Mulhouse et lors de ce discours de Mulhouse elle a dit qu'on ne peut pas tolérer dans la République la pratique de certificat de virginité
Les médecins sont sanctionnés ? Les médecins qui délivrent des certificats ?
Nous pensons qu'il faut sanctionner effectivement les médecins d'une part il y a une discussion en cours pour être très transparente pour savoir si on doit sanctionner les commanditaires si je peux le dire de cette manière c'est-à-dire les parents ou les fiancés qui envoient cette jeune fille faire ce certificat et puisque nous parlons des certificats je voudrais ajouter que nous voulons
Certificat de complaisance aussi Exactement
nous voulons pénaliser interdire tous les certificats qui n'ont pas de rapport avec l'état de santé notamment un enseignant qui s'appelle Yanis Rodeur qui est membre du conseil des sages de la laïcité qui a beaucoup travaillé sur ces questions qui enseigne dans un collège en Seine-Saint-Denis j'ai fait un débat avec lui à la fondation Jean Jaurès sur la laïcité il y a quelques semaines quelques mois maintenant et il m'a dit qu'il avait un pourcentage incroyable de jeunes filles allergiques au chlore dans sa classe pour éviter la piscine et donc nous voulons là aussi interdire mettre fin à cette pratique de certificat dit de complaisance qui permet de retirer les jeunes filles
Est-ce que l'interdiction de déshériter les filles sera aussi inscrite dans la loi ?
Oui
Déshériter une fille on ne peut pas déshériter totalement un enfant
Alors ce qui se passe à l'heure actuelle c'est qu'il y a une zone grise là aussi vraiment le but de cette loi pour renforcer la laïcité et contre le séparatisme ce que nous faisons avec Gérald Darmanin c'est que nous voulons combler les zones grises du droit en France on ne peut pas déshériter un enfant néanmoins il y a là aussi une zone grise du droit international et quand vous avez par exemple des parents qui vivent à l'étranger qui ont des biens à l'étranger et bien il arrive nous avons eu des cas remontés par des associations par des élus en direct il arrive que la fille soit déshéritée au profit du garçon en République française on ne déshérite pas une fille parce qu'elle est une fille et donc nous ferons rentrer dans la loi le principe de la réserve héréditaire et l'interdiction de déshériter des filles
est-ce que les imams seront obligatoirement formés en France
oui également là aussi je vous réponds mais comment alors d'abord
quel financement par qui comment
je vais vous répondre d'abord le président de la république a annoncé la fin des imams détachés ceux qui nous regardent les imams détachés sont ces imams là aussi envoyés par des puissances étrangères et donc qui ne connaissent parfois pas la langue française qui ne connaissent pas les valeurs de la république et d'ailleurs même les musulmans que nous avons rencontrés nous disent nous nous voulons avoir des imams qui nous ressemblent des imams qui vivent dans la société française qui parlent français et qui nous ressemblent parce que les millions de musulmans qui vivent en France dans l'immense majorité respectent parfaitement les lois de la république et ont aussi envie que leur religion avance et ne veulent plus être représentées par des imams comme l'imam du Val d'Oise qui vient d'être déféré samedi pour apologie du terrorisme sur le réseau social TikTok en lien avec les attentats de Charlie Hebdo donc c'est aussi et c'est surtout pour ces musulmans que nous voulons agir le recteur de la grande mosquée qui les formera a d'ailleurs dit qu'il soutenait cela alors ça ça ne dépend pas de l'état en vertu des lois de 1905 comme vous savez il y a une séparation des églises et de l'état en vertu de l'article 2 de la loi de 1905 l'état ne reconnaît aucun culte donc on ne légifère pas sur l'islam ni sur l'organisation de l'islam le mot islam ne figure pas d'ailleurs dans la loi parce qu'aucune religion ne peut jamais figurer dans la loi l'état ne les reconnaît pas ce serait inconstitutionnel donc le président de la république a demandé au CFCM au conseil français du culte musulman de s'organiser pour qu'il y ait une formation des imams avec un système de labellisation non pas géré par l'état mais géré vraiment par des instances musulmanes qui pourraient travailler justement avec ces imams pour être sûrs de leur bonne formation
Dites-moi autre séparatisme la ghettoïsation on a ces derniers temps parlé de faits divers et encore ce week-end à Saint-Ouen par exemple lié au trafic de stupéfiants vous avez vu ces 80 parlementaires LR qui signent une tribune contre la légalisation du cannabis vous êtes opposé vous à la légalisation du cannabis absolument vous êtes opposé
je l'ai toujours été je le dis pour les gens qui vont dire Marlène Schiappa était de gauche elle est devenue droite depuis qu'elle est à l'intérieur j'ai toujours été opposée à la légalisation du cannabis d'ailleurs je l'ai dit à l'époque quand il y avait des débats j'ai soutenu Agnès Buzyn qui s'était exprimée en tant que ministre de la Santé en disant qu'elle y était opposée moi je vais vous dire j'ai vu je ne vais pas vous raconter ma vie mais j'ai vu personnellement sur des gens très proches les dégâts que pouvait causer le cannabis et l'escalade vers les drogues plus dures que ça engendrait et puis par ailleurs la consommation de cannabis ça finance la traite des êtres humains ça finance les trafics de drogues plus dures ça finance aussi partiellement le terrorisme et donc le combat de Gérald Darmanin du ministre de l'Intérieur contre les stupéfiants le combat concret de terrain qu'il mène avec l'appui des forces de l'ordre pour mettre fin au trafic de drogue dans beaucoup de quartiers c'est un combat très courageux et que je soutiens à 100%
Autre question d'actualité jeudi sera examinée à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à allonger les délais légaux d'accès à l'IVG autorisation de l'avortement jusqu'à la fin de la 14ème semaine au lieu de la 12ème semaine actuellement vous soutenez ? vous soutenez ?
j'attends de voir ce qui va sortir des débats moi je vais vous dire très honnêtement ce sont des sujets très inflammables de partir de l'expression je pense que l'urgence j'en suis même sûre l'urgence est de permettre aux femmes d'avoir accès à l'IVG le plus tôt possible parce que pourquoi c'est important parce que pourquoi il y a des femmes qui proposent et pourquoi les députés proposent d'allonger les délais d'IVG parce qu'elles ont eu des retours de femmes qui disaient nous on n'a pas eu accès à l'IVG donc on a été obligé de partir à l'étranger pour avoir un accès digne à l'avortement et donc nous voudrions pouvoir un accès à l'IVG en France mais pourquoi elles arrivent à ces 12 semaines c'est pas parce qu'elles ont attendu c'est pas parce qu'elles savaient pas c'est pas toujours parce qu'il y a un déni de grossesse c'est souvent parce qu'elles n'ont pas trouvé un accès et un endroit où aller avorter en France rapidement dans des délais convenables donc je pense qu'il est important de mener ce combat je sais l'engagement d'Olivier Véran qui est très féministe et très engagé pour l'accès des femmes aux droits sexuels et reproductifs
mais la 14ème semaine vous n'avez pas d'avis
je pense qu'il faut voir ce qui sortira des débats très honnêtement
et la suppression de la clause de conscience pour les professionnels de santé
alors c'est pas la suppression de la clause de conscience c'est la suppression de la double clause de conscience oui
double clause de conscience oui
j'y suis plutôt favorable à titre personnel ça n'engage que moi mais là aussi on verra ce qui sortira des débats pour tout acte il y a une clause de conscience des médecins pour l'IVG il y a une double clause la clause simple devrait pouvoir suffire
bien terminé je voudrais qu'on termine avec Alice Coffin parce que ça rejoint finalement votre livre c'est une forme de séparatisme Alice Coffin vous savez c'est l'une des responsables Europe Écologie des Verts je dis ça pour ceux qui ne la connaissent pas élue au Conseil de Paris son livre le génie lesbien dans son livre elle écrit il ne suffit pas de nous entraider nous les femmes il faut à notre tour les éliminer de nos esprits elle parle des hommes de nos images de nos représentations et Alice Coffin ajoute je ne lis plus de livres des hommes je ne regarde plus leurs films je n'écoute plus leur musique c'est du séparatisme
on peut le dire comme ça moi ce que je serve
vous prenez sa position
je ne partage pas sa position je ne la partage pas ce n'est pas ma vision de l'égalité femme après je respecte Alice Coffin en tant que personne bien évidemment et je ne valide pas les femmes de harcèlement dont elle est victime sur les réseaux sociaux néanmoins je ne partage pas du tout sa position moi je n'ai pas du tout envie de me passer des hommes moi je suis une humaniste j'aime l'autre j'aime aller à la rencontre de l'autre et singulièrement à la rencontre de 50% de la population qui sont les hommes et je pense que le projet de la République c'est partager ensemble un même espace de vie de travail de loisirs
c'est une égalité joyeuse
de culture absolument
c'est ce que vous dites dans votre livre
c'est absolument ce que je défends dans ce livre entre toutes les femmes
merci beaucoup Marlène Schiappa d'être venue nous voir ce matin il est 8h54 vous êtes sur RMC CBFM TV