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InterviewC à vous (sur YouTube)· 11 janvier 2022 10 minContradictoireFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSanté

Zemmour : l’école c’était mieux avant 68, avec Guillaume Peltier - C à Vous - 11/01/2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette fixette sur le nom « instruction » plutôt qu'« éducation » ?

  • 1:20RelanceRéponse directe

    Vous faites de vous un barbare, puisque vous êtes un post-éducation... Non, post-éducation nationale, post-68, quoi.

  • 3:17OuverteRéponse directe

    L'école d'aujourd'hui, elle est surtout préoccupée par la lutte contre le Covid, qui est compliquée à gérer, et pour les parents et pour les professeurs.

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Éric Zemmour parle très peu du Covid. En fait, on ne comprend pas tellement comment il gérerait une situation comme celle-ci. Ce n'est pas son problème ?

  • 4:46RelanceRéponse partielle

    Il n'y a pas du tout sur la ligne de Philippe Devilliers, qui fait partie du Conseil politique. On vous a vu ce matin vous réunir à ses côtés, qui, lui, pense que la pandémie a été inventée par Big Pharma pour des raisons obscures et qui dessine les traits d'un complot mondial autour de cette épidémie.

  • 5:51OuverteRéponse directe

    Vous dites « nous », ça fait 24 heures que vous dites « nous » avec Éric Zemmour. Pourquoi avoir attendu le 9 janvier pour le rejoindre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:03Invité politiqueChiffre
    « 21% des enfants de France arrivent en sixième en ne maîtrisant pas les savoirs fondamentaux. »
  • 1:29Invité politiqueChiffre
    « Un élève de l'an 2000 a perdu 800 heures d'enseignement du français par rapport à un élève né en 1976. »
  • 1:56Invité politiqueChiffre
    « 2,5 millions de nos compatriotes sont aujourd'hui, peu ou prou, dans l'illettrisme. »
  • 2:30Invité politiquePromesse
    « Nous voulons, avec Éric Zemmour, rétablir l'apprentissage à 14 ans. »
  • 3:52Invité politiqueFait
    « C'est et sur les fameux purificateurs d'air, on en manque beaucoup »
  • 4:38Invité politiqueChiffre
    « Il y a cinq traitements qui viennent d'être autorisés par l'Union européenne sur le continent européen. »
  • 6:39Invité politiquePromesse
    « Est-ce que, Valérie, tu t'engages ? Tu me promets, parce que j'ai besoin de le savoir pour ne pas mentir aux Français et à nos électeurs, est-ce que tu t'engages à ne pas te rallier à Emmanuel Macron, quel que soit le cas de figure, au printemps prochain ? »
  • 7:16Invité politiquePromesse
    « Quelle que soit la configuration du second tour, je n'apporterai pas, et Éric Zemmour, notre voix, à Emmanuel Macron. »

Temps de parole

  • Guillaume Peltier87 %
  • Présentateur7 %
  • Invité5 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Pourquoi cette fixette sur le nom « instruction » plutôt qu'« éducation » ?

0:06
Guillaume Peltier

L'éducation, elle appartient aux parents. C'est l'une des plus belles missions confiées aux parents d'un enfant. L'État a un rôle fondamental. Instruire et permettre la transmission. Vous savez, quel est le plus beau trésor, l'un des plus beaux trésors que possède la France ? C'est l'école. C'est notre système scolaire. Un trésor qui n'a donc pas d'augmentation de budget. Je vais vous expliquer. Moi, j'ai quatre enfants. J'ai été professeur d'histoire-géographie en collège et lycée public. C'était mon premier métier. J'ai été maire d'une commune rurale. Les maires qui sont chargés du développement des écoles. Qu'est-ce qui est en train de se passer aujourd'hui ?

Ce que dit Éric Zemmour, ce n'est pas que c'était mieux avant. C'est qu'avec nous, ce sera mieux après. Comment ? Premièrement, on a cet immense problème que vous avez d'ailleurs confirmé. qui est l'effondrement du niveau. Moi, il y a quelque chose que je ne peux pas accepter. Moi, je vous le dis, j'étais prof aussi en sixième. 21% des enfants de France arrivent en sixième en ne maîtrisant pas les savoirs fondamentaux. Pourquoi ? Le collectif Sauvé les Lettres a commis un rapport passionnant qui démontre qu'entre mon année de naissance, 1976, et le XXIe siècle...

1:20
Présentateur

Vous faites de vous un barbare, puisque vous êtes un post-éducation... Non, post-éducation nationale, post-68, quoi.

1:26
Guillaume Peltier

C'est très intéressant et très grave. Un élève de l'an 2000 a perdu 800 heures d'enseignement du français par rapport à un élève né en 1976. C'est-à-dire que c'est comme si on avait fait passer un enfant directement, par exemple, de la cinquième à la seconde. Si on ne remet pas les savoirs fondamentaux à l'école primaire, et en particulier cet apprentissage du français qui permet à chaque enfant de France, en particulier les plus modestes, de devenir un homme libre, avec un esprit critique, pour savoir s'exprimer. 2,5 millions de nos compatriotes sont aujourd'hui, peu ou prou, dans l'illettrisme. C'est inacceptable au XXIe siècle.

Qu'est-ce qui permet la liberté, la liberté de choix, la liberté de penser, de s'émanciper de sa famille, de des idéologies, de ce en quoi on croit quand on est petit ? C'est la maîtrise de la langue. Ça, c'est très important. Des langues, non ? Oui, enfin, de la langue française, déjà, et bien sûr, de toutes les langues. Deuxièmement, le deuxième sujet, c'est de permettre, enfin, d'ouvrir l'école de la République au monde merveilleux de l'entreprise. D'où la fin du Collège Unique. Nous voulons, avec Éric Zemmour, rétablir l'apprentissage à 14 ans. Vous savez, j'étais prof en collège, lycée et collège, et j'avais pas mal d'enfants en difficulté dans le système dit classique.

Et il fallait convaincre, moi-même d'ailleurs, les parents, les professeurs, de leur dire, arrêtons de croire que le système général est le seul possible. L'intelligence de la main vaut l'intelligence de l'esprit. Permettons à chaque enfant de France, en fonction de son talent, de sa vocation, de pouvoir trouver un débouché. Il faut, au-delà de l'idée absurde d'emmener toute une génération au bac, permettre à chaque enfant d'être formé à un métier. Et les métiers manuels sont des métiers merveilleux. Et donc, si on arrive à réhabiliter les savoirs fondamentaux d'une part, et à ouvrir le collège et le lycée au monde de l'entreprise, je pense qu'on aura fait œuvre utile pour notre patrie.

3:17
Présentateur

L'école d'aujourd'hui, elle est surtout préoccupée par la lutte contre le Covid, qui est compliquée à gérer, et pour les parents et pour les professeurs. – Éric Zemmour parle très peu du Covid. En fait, on ne comprend pas tellement comment il gérerait une situation comme celle-ci. Ce n'est pas son problème ?

3:31
Guillaume Peltier

– Si, bien sûr, on en parle. Ce que nous ferions avec, d'abord, avec beaucoup de modestie. Parce que vous savez, tous ceux qui disent « Blanquet aurait dû faire ça » ou « c'est très compliqué ». Il faut respecter un ministre qui est soumis à des aléas que nous subissons tous, et des changements permanents d'informations. Ce qui est certain là où l'éducation nationale est en retard, par la faute d'un État sans doute un peu… qui manque d'agilité. C'est et sur les fameux purificateurs d'air, on en manque beaucoup, j'étais en contact avec les syndicats de professeurs, et les parents d'élèves, et puis la question des fameux masques FFP2, qui permettent une meilleure protection.

Alors ils arrivent, je crois, autour du 15 janvier dans les écoles et les collèges, mais on a un énorme retard. Donc on aurait essayé, en tout cas sur cette question, sans prétendre être meilleur. Vous savez, la crise sanitaire, pourvu qu'elle soit le plus provisoire possible, on en souffre tous. Il faut aider, accompagner le gouvernement sur cette question-là. Je ne vais pas revenir sur ce que nous disons avec Éric Zemmour sur ce grand sujet. Je pense que le vaccin, c'est très bien pour les plus fragiles, mais il y a plein d'autres choses. Aidons l'Union européenne, par exemple, sur le développement des traitements.

Il y a cinq traitements qui viennent d'être autorisés par l'Union européenne sur le continent européen. Il faut offrir cette perspective aux Français. Il faut réparer l'hôpital.

4:46
Invité

Il n'y a pas du tout sur la ligne de Philippe Devilliers, qui fait partie du Conseil politique. On vous a vu ce matin vous réunir à ses côtés, qui, lui, pense que la pandémie a été inventée par Big Pharma pour des raisons obscures et qui dessine les traits d'un complot mondial autour de cette épidémie.

5:03
Guillaume Peltier

Ce que nous partageons avec Philippe, et je le dis avec à la fois beaucoup de hauteur et de gravité, c'est attention à ce que le pouvoir politique ne surutilise pas, on l'a vu avec les propos agressifs, pour le moins, du président de la République, ne surutilise pas une crise sanitaire pour en faire le seul sujet de l'élection présidentielle. Je ne suis absolument pas complotiste. Je dis au président de la République, sur ce sujet grave et d'intérêt général, « Soyez le président du rassemblement de tous les Français ». Nous ne pouvons pas faire de distinction entre les vaccinés et les non-vaccinés. Beaucoup d'apaisement, d'une part.

Et deuxièmement, comme vous le faites d'ailleurs très bien ce soir, je vous en remercie, parlons des sujets qui préoccupent aussi en profondeur nos compatriotes, l'école, la question de la sécurité, de l'identité, de la France rurale, enfin tant d'autres choses dont on nous parle, nous, au quotidien.

5:51
Présentateur

Vous dites « nous », ça fait 24 heures que vous dites « nous » avec Éric Zemmour. Pourquoi avoir attendu le 9 janvier pour le rejoindre ? – Ces idées sont connues depuis longtemps. Vous avez eu une sorte d'épiphanie pendant les fêtes de fin d'année ?

6:03
Guillaume Peltier

– Je connais Éric Zemmour depuis 15 ans. – Donc ma question… – Oui, oui, bien sûr. Je vais vous répondre très précisément. Vous savez, j'ai été pendant une dizaine d'années dans ce qu'on appelle la droite hors les murs, auprès de Philippe de Villiers. Puis pendant 13 ans, le porte-parole de Nicolas Sarkozy, puis le numéro 2 du parti avec, entre autres, Laurent Wauquiez. Moi, je suis attaché, vous l'avez dit, à une droite forte, d'une part, et je voulais aller au bout du cycle de la primaire pour pouvoir rencontrer la personnalité qui serait choisie par… – Valérie Pécresse. – Et je l'ai rencontrée le 8 décembre dernier.

Je lui ai posé une question toute simple, avec beaucoup de respect, on se connaît très bien depuis très longtemps. Est-ce que, Valérie, tu t'engages ? Tu me promets, parce que j'ai besoin de le savoir pour ne pas mentir aux Français et à nos électeurs, est-ce que tu t'engages à ne pas te rallier à Emmanuel Macron, quel que soit le cas de figure, au printemps prochain ? Elle ne m'a pas répondu clairement, et par conséquent, il me semblait légitime… – Ce sera mis avant le premier tour, entre les deux tours ? – Bah, ce sera… vous lui poserez la… – Mais vous lui avez posé une question précise. – Oui, vous lui poserez… j'attends sa réponse.

La question, je lui ai posée, déjà, admettons qu'elle ne soit pas qualifiée au second tour de l'élection présidentielle. – Est-ce que tu appelleras avouer Emmanuel Macron ? – Moi, ma position, elle est très claire. Quelle que soit la configuration du second tour, je n'apporterai pas, et Éric Zemmour, notre voix, à Emmanuel Macron. Elle n'est pas précise sur le sujet. Si franchement, quand on sait qu'elle a voté Macron en… ce qui est son droit, elle a voté Macron en 2017, elle a quitté notre famille politique en 2019, en m'accusant, ainsi que Laurent Wauquiez, d'être trop à droite. – Bon. Et elle revient maintenant pour dire qu'elle va affronter Emmanuel Macron.

Si c'est pour le rejoindre dans l'entre-deux-tours, je ne vois pas trop l'intérêt. Donc je dis aux Français, à tous les électeurs de droite, vous qui avez aimé Nicolas Sarkozy, Charles Pasquois, Philippe Séguin, venez avec nous, avec Éric Zemmour, vous aurez un vrai parti de droite qui ne se ralliera pas à Emmanuel Macron. – Vous êtes un homme de l'union des droites, de toutes les droites.

7:51
Invité

– Exactement. – Et depuis toujours. – Depuis toujours. – Et même y compris pendant vos années UMP et LR. Vous étiez favorable à un rapprochement avec toutes les fractions, toutes les tendances de l'extra-de-droite ou de la droite de la droite.

8:03
Guillaume Peltier

– C'est d'ailleurs, vous l'avez souligné, c'était la colonne vertébrale de la création de la droite forte, où nous demandions à nos dirigeants d'arrêter le fameux piège de François Mitterrand. François Mitterrand a une idée géniale sur le plan de la tactique politique dans les années 80, c'est puisque la gauche est minoritaire, je vais diviser la droite en deux blocs. La droite républicaine et la droite hors les murs. Eh bien, il est temps pour notre génération de rassembler les électeurs du Front National, les indépendants, les patriotes, les électeurs républicains, puisque nous sommes d'accord sur l'essentiel.

8:32
Présentateur

– Donc pour vous Nicolas Sarkozy, c'est plus Éric Zemmour que Valérie Pécresse ?

8:35
Guillaume Peltier

– Je pense que dans la filiation sarkoziste, à la différence d'autres personnalités de notre famille politique, oui, aujourd'hui, cette filiation et cette famille se retrouvent dans Éric Zemmour. Et vous savez, si on interrogeait les amis de Jacques Chirac, ou même les amis de Christian Estroside, alors j'étais à peine né, ou en tout cas même pas adolescent, dans les années 80, en 1983, Adreux, l'accord de Jacques Chirac avec le Front National, en 1986, l'accord de Jacques Chirac et de Jean-Claude Godin avec le Front National, Charles Pasquois qui parlait des valeurs communes entre le RPR et le Front National, quant à 1998, dans les régions.

Donc c'est une vieille histoire de la droite française à laquelle nous, nous devons répondre pour dire nous voulons mettre fin à l'immigration de masse, nous voulons rétablir l'identité de la France, nous voulons réparer l'école de la République, nous voulons sauver la France rurale, nous voulons, nous assumons l'idée de protectionnisme européen. Pour toutes ces raisons-là, nous sommes ensemble et d'accord sur l'essentiel, unissons nos forces. Merci.

9:33
Locuteur

Merci. Merci.