Situation financière des départements : "Evidemment qu’on va droit dans le mur !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que l'Assemblée des départements de France appelle à une initiative pour les rassemblements contre l'antisémitisme ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Au-delà des rassemblements, que pouvez-vous faire pour lutter contre cette résurgence de l'antisémitisme ?
- 4:00OuverteRéponse directe
La présence du RN à la marche de dimanche est-elle un problème pour vous ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous d'Élisabeth Borne lors de ce congrès ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Pourquoi ça n'avance pas sur la solidarité financière de l'État envers les départements ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les décisions concrètes prises par les départements en difficulté financière ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:30François SaadFait
« nous avons une explosion de nos dépenses sociales et en même temps une chute de nos ressources »
- 7:00François SaadFait
« on va droit dans le mur »
- 8:30François SaadChiffre
« 40 millions d'euros de dépenses en plus en un an »
- 11:00François SaadFait
« ils pourront même plus faire face à leurs obligations légales réglementaires de versement des allocations individuelles de solidarité »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
merci beaucoup monsieur et notre invité politique ce matin c'est François Saad bonjour bonjour merci beaucoup d'être avec nous président centrist du département de la Côte d'Or et président de cette assemblée des départements de France on est ensemble pendant un peu plus de 20 minutes François sauad à mes côté pour vous interviewer Olivier Claudon des dernières nouvelle d'Alsace bonjour Olivier bonjour et qui est évidemment la presse locale ici à Strasbourg merci Olivier être avec nous on va évidemment parler des enjeux he de ce congrès longuement François sauvadé mais d'abord forcément un mot sur l'actualité et cette marche qui aura lieu dimanche à l'appel de Gérard Larchet et d'El brun pivé marche civique pour lutter contre l'antisémitisme hier David lissnard au nom des maires de France a appelé à des rassemblements devant les préfectures à 15h est-ce que l'Assemblée des départements de France que vous présidez appelle à une initiative va prendre une initiative ben d'abord vous savez on a reçu le président du Sénat et je l'ai je l'ai remercier d'ailleurs d'avoir pris l'initiative avec la présidente de l'Assemblée nationale pour marquer notre volonté de de de réprouver de se lever pour dire que nous ne voulons pas voir revenir le spectre de de de période passée et donc effectivement quand on voit se multiplier les actes antisémite dans notre pays effectivement il faut qu'ensemble toute la nation rassemblé dise non nous ne voulons pas de ça et donc effectivement j'ai lancer un appel au nom des départements de France pour que on s'associe partout à l'initiative qui était conduite à Paris d'AB mais vous le savez les parlementaires les maires de France ont souhaitit qu'on se retrouve aussi dans chacun dans chacune des régions dans chacun des départements nous y participerons bien évidemment donc vous vous joignez à cet appel de David lissnard un rassemblement à 15h dimanche av lcé l'appel d'ailleurs j'ai je vous le dis hein quand on est ici au Parlement européen on voit bien que il y a une portée historique de vouloir pour département de France se réunir ici on voit bien la la la dégradation de la situation internationale les montées d'ACT antisémite on voit ce qui s'est passé avec le Hamas qui est une organisation terroriste il faut que les mots soient employés clairement l'attaque contre Israël donc ce spectre là effectivement a une portée inquiétante mais en même temps qui appelle a beaucoup de responsabilités c'est la raison d'ailleurs pour laquelle nous avons voulu nous réunir ici même à Strasbourg parce que cette portée d'un d'un rassemblement pour qu'on dise ensemble ce que nous voulons ce que nous voulons c'est-à-dire préserver les valeurs préserver la liberté des peuples et et préserver aussi le respect de l'autre et voilà c'est aussi le message qu'on veut faire passer département de France et j'appelle évidemment toute la nation à se lever pour dire que nous ne voulons pas ce retour des des communautarismes et des des actes antiémites qui sont insupportables 1159 hein depuis le 7 d'octobre c'est trois fois plus que le total de l'année dernière au-delà de ces rassemblement qui auront lieu dimanche comment et que pouvez-vous faire vous pour lutter contre cette résurgence de l'antisémitisme dans le pays écoutez je crois que d'abord ce qu'il faut c'est c'est qu'on redonne du sens à ce que nous voulons la situation internationale s fortement dégradé vous l'avez vu la guerre à nos portes en Ukraine le Moyen-Orient et puis les conséquences que nous vivons ici sur notre propre pays avec avec vous l'avez dit la rurgence des actes antisémites en même temps des tensions très fortes dans le pays et en plus dans un contexte de de de changement considérable de de transition considérable l'effet du changement climatique avec l'arrivée de de de migrants à nos portes vous avez vu en Italie en France nousmême nous sommes confrontés à ce problème donc tout ça fait que il faut qu'on redonne du sens qu'est-ce qu'on veut pour le 21e siècle c'est c'est ce que nous disons nous aussi ce que nous portons on pourra pas simplement se contenter de de dénoncer parce qu'il faut s'apporter des réponses à un peuple qui s'inquiète qui est préoccupé légitimement et qui est confronté à beaucoup de défis pour lesquels il ne voit pas clair de solution la solution c'est précisément de d'être au côté de la nation et je le redirai à la première ministre pour que ensemble les élus locaux qui sont les premiers maillons de la République maire président de département conseillers départementaux nous puissons montrer que les choses changent que la cohésion nationale il a pas d'issue en dehors de cette cohésion pas d'ISS sol sur la marche de dimanche puisque Gérard Larché ilbron pivé voulez une marche civique appeler la nation à se mobiliser il y a une polémique sur la présence du rassemblement national qui a immédiatement annoncé euh Marine Le Pen et Jordane Bardella qui seraient là est-ce que la présence du RN est un problème pour vous dimanche écoutez on peut pas la fois appeler au rassemblement et distinguer les citoyens en fonction de leur engagement vous savez que j'ai toujours dénoncé j'ai toujours combattu l'extrême droite toujours de toute ma vie et je continuerai toute ma vie mais en même temps quand on appelle au rassemblement appeler au rassemblement et désigner ceux qui seraient autorisés à venir manifester enfin franchement que le rassemblement national quand on se souvient des propos de Monsieur Le Pen et quand on voit aujourd'hui qu'ils acceptent de participer je dis qu'il faut se rassembler et donc on ne peut pas rassembler en commençant par diviser donc il faut que chacun fasse preuve de responsabilité hein quand l'enjeu est aussi fort quand la cohésion nationale est aussi menacée quand les actes communautaristes sont aussi doivent être aussi dénoncés il faut effectivement qu'on rassemble donc on peut pas commencer par dire on veut rassembler et les a vous n'avez pas le droit de citer à venir manifester alors moi par exemple je trouve que les fi à comportement euh absolument invraisemblable dans notre pays qui se rapproche de l'extrême droite est-ce qu'on va dire et les filles vous pour vous il se rapproche de l'extrême droite bah bien sûr c'est c'est c'est les mêmes fondamentaux et les filles ce sont les mêmes fondamentaux faut avoir le courage de le dénoncer enfin quand on voit ce qui se passe à l'Assemblée nationale le désordre la déstabilisation de la République et de ses institutions le manque de respect tout simplement à à ce qui est issu du suffrage universel ça relève de quoi ça relève des positions extrêmes donc il faut le dénoncer avec équivalence avec équivalence quand quand la France insoumise refuse use de se rendre à cette marche quand Jean-Luc Mélenchon sur cette marche dit que les amis du soutien inconditionnel au Hamas ont leur rendez-vous qu'est-ce que ça veut dire pour vous est-ce qu'il y a dans les prises de position de Jean-Luc Mélenchon de l'antisémitisme bien sûr qu'il y a de l'antisémitisme quand il a refusé de qualifier de terroriste une organisation comme le Hamas enfin franchement après ces milliers de morts et ces enfants qui ont été égorgés ces femmes qui ont été battu enfin franchement faut être sérieux on peut pas on peut pas ne pas qualifier les choses si on veut les combattre la première chose c'est de les qualifier clairement on va passer à ce congrès et aux enjeux de ce congrès de ces Assises Nationales des départements de France c'est ellisabeth bornne qui conclut votre congrès la première ministre qui sera présente qu'est-ce que vous attendez d'Élisabeth borne qu'est-ce qu'elle doit faire qu'est-ce qu'elle doit dire pour que vous soyez satisfait d'abord je suis d'abord c'est une très bonne chose que la la chef de gouvernement Vienne clôturer nos assises parce qu'on est dans un contexte parti circulièrement complexe et les départements de France sont en première ligne vous l'avez vu première ligne des solidarités on est confronté à à une à à une montée des précarités dans le pays le choc énergétique le choc alimentaire il y a beaucoup de familles qui ne s'en sortent pas évidemment nous qui sommes en charge des solidarité on est en première ligne on prend nous-même ce choc et donc je je l'ai dit je le redirai tout à l'heure à Elisabeth borne elle le sait nous avons été encore en contact hier avant-hier nous avons nous avons une situation intenable pour les départements France pour la première fois nous avons une explosion de nos dépenses sociales et en même temps une chute de nos ressources donc on va droit dans le mur et on pourra pas faire face aux responsabilités qui sont les notes si on ne fait pas jouer la solidarité nationale donc on peut pas sur la protection de l'enfance nous pointer du doigt en disant vous ne faites pas assez comme si l'État pourrait faire mieux que nous qui sommes en proximité pour protéger les enfants et dans le même temps ne pas apporter des réponses notamment financière de solidarité nationale c'est pareil pour le bienveillir on peut pas afficher des ambitions de bienveillir sans même même qu'il y ait 1 € de plus consacré dans le projet de loi de finance pour nous accompagner dans les sur le virage domiciliaire pour accompagner les gens à rester chez eux avec le vieillissement et pour faire mieux pour leur accueil dans les épades donc je vais lui dire clairement les choses on sait très bien qu'on est face à des difficultés mais vous savez c'est dans le fossé des des annonces enans lendemain que se creuse la désillusion et la colère du peuple et nous qui sommes en première ligne nous allons poser simplement les problèmes nous sommes dans le bateau France on veut gagner cette bataille de France dans les turbulences il faut qu'élus locaux et gouvernement travaillent ensemble sérieusement sans se renvoyer la balle et en disant VO pas travaz pas bien ensemble écoutez on travaille bien ensemble on voit bien il y a un an j'alertais déjà dans le loté Garon j'alertais sur la situation des départements et j'entendais Bruno Le Maire me dire mais non tout va bien vous avez des droits de mutation et quand je voyais s envolé des dépenses que nous avons vécu songez dans un département comme le mien nous avons tr 320 millions de dépenses sur l'action sociale sociétale l'aide à domicile les personnes âgées la protection de l'enfance le RSA l'insertion 320 millions 40 millions d'euros de dépenses en plus en un an 40 millions de dépenses nécessairire et légitime he je pense notamment à la revalorisation des des salaires pour les métiers de la vie mais dans le même temps un effondrement des droits de mutation on a déjà connu des périodes difficiles en 2008 quand il y avait les subprimes on avait une chute de nos ressources mais là on prend tout le choc et en plus l'inflation qui nous est pas compensé et en plusalimentation dans nos collèges et en plus les taux d'intérêt très élevé donc évidemment qu'on va droit dans le mur donc je vais lui poser clairement voilà la question les droits de mutation liés à le la baisse des transactions sur le marché immobilier donc c'est une chute très importante ah oui et puis la chute est brutale si vous voulez les droits de mutation c'est ce qu'on appelle les les notaire les frais de notaires c'est-à-dire que quand vous avez une transaction immobiliiare ben vous percevez d' 5 % en fonction du taux que vous avez décidé avec un plafond vous percevez cette somme vous la percevez tous les 3 mois donc ça va très vite mais vous voyez bien la hausse des taux d'intérêt la crise bah évidemment la précarité qui monte les marches de de la des classes moyennes donc des difficultés à vivre et puis vous avez des taux d'intérêt élevés un accès au crédit difficile évidemment que le marché d'immobilier trinque très vite et donc là par exemple en ce moment nous avons fait nous avons fait un un test auprès de tous les départements de France la baisse est de l'ordre de 20% dans certains départements de 40 % alors justement il il y a quelques jours vous disiez qu'il y avait une quinzaine de départements qui étaient en en en difficultés financières assez importantes ça se traduit concrètement par quoi quelles sont les décisions qu'ils sont amenés à prendre ça se traduit tout simplement qu'ils pourront même plus faire face à leurs obligations légales réglementaires de versement des allocations individuelles de solidarité c'est quoi ces allocations c'est le RSA pour les personnes qui sont au bord du chemin c'est l'aide la pas c'est-à-dire pour les personnes âgées et c'est notamment la la PCH pour les personnes handicapées quand même vous pouvez plus faire face au versement des prestations que légalement vous êtes conduit à verser à nos compatriotes et ben effectivement vous êtes vous êtes dans la capacité de faire ça sur une quinzaine de départements pour lesquels j'ai demander l'aide du gouvernement nous avons nous-même joué le jeu hein on est la seule strate de collectivité à avoir fait la solidarité entre nous ce qu'on appelle des péréquations horizontales mais maintenant on a besoin de l'accompagnement de l'État donc vous attendez des annonces aujourd'hui ques sont les annonces que vous attendez de la prre minist oui trois sujets sur lesquels j'attends des réponses d'abord premier sujet c'est celle des départements c'est celui des départements en difficulté les 15 départements il y a les ardenes il y a la beus différents département bref même le Nord qui est confronté à de grosses difficultés S et d'autres on doit apporter des réponses c'està-dire que on ne peut pas laisser supporter à la solidarité départementale ce qui relève de la solidarité nationale donc mais mais pardon François sauad mais ça fait des années qu'à chaque congrès on entend le le même discours pourquoi ça n'avance pas non on n'entend pas le même discours parce que je ça fait des années que vous demandez vous à l'état de plus vous aider que le reste à charge augmente de plus en plus sur ces allocations individuelles de solidarité pourquoi il y a pas de réponse pourquoi il y a pas de ça fait des années parce qu'on est face à un choc de la dépense publique et que effectivement l'État s'est défaussé sur les département et aujourd'hui sur des allocations individuelles je vous l'ai dis qui relèvent dont le contour est fixé par l'État et le montemps fixé par l'État nous en payons département 60 % est-ce que ce sont la solidarité départemental qui doivent assurer la continuité de versement d'une solidarité nationale c'est le vrai problème donc là par contre ça j'ai j'ai tiré la solette d'alarme il y a 1 an il ne s'est rien passé depuis un an en terme de solidarité financière aujourd'hui les 15 départements faut apporter des réponses bon je l'ai dit à la première ministre je l'ai vu on a un dialogue très très nourri hein on est n'est pas les uns contre les autres je ne veux pas engager un bras de faer avec le gouvernement je veux l'alerter sur la situation du pays mais juste des réponses c'est quoi c'est une enveloppe financière ou ou c'est revoir le fléchage des des recettes pour que vous ayez des recettes plus dynam simplement déjà une enveloppe financière pour leur permettre de passer le cap cette année budgétaire donc là j'attends 100 millions d'euros supplémentaires pour les départements la deuxème la deuxième chose c'est qu'on est face à un choc migratoire considérable vous l'avez vu on va on va accueillir 17000 jeunes migrants de plus dans notre pays on va avoir 44000 migrants c'est c'est un coup pour les départements de 2 milliards d'euros est-ce que vous croyez qu'on pourra supporter ce choc migratoire donc il y a un débat au Parlement en ce moment sur la migration on va en parler pardon parce c'est un sujet important effectivement il y a il y a le le projet de loi immigration qui est examiné en ce moment au Sénat est-ce que vous regretter qu'il n'y ait pas de mesures sur pour aider les départements à faire face à cet accueil des mineurs étrangers isolés c'est pas l'objet de cette loi l'objet de cette loi c'est face au fait migratoires quelle est la politique de la France la France doit conduire on peut pas comme l'a dit le président de la République l'a dit accueillir tous les toute la misère du monde donc ce que nous demandons simplement c'est que nous avons la responsabilité des MNA de la protection des des enfants nous l'assumons nous l'assumons clairement et je crois avec humanité et avec responsabilité simplement quand vous avez un afflu on est en train d'emboliser nos systèmes ce que nous demandons c'est que tant quand un jeune arrive tant qu'il n'est pas reconnu mineur il faut qu'il soit pris en charge par l'État c'est pas les départements de France qui doivent prendre en charge le phénomène migratoire évidemment dans notre pays ça concerne puis il y a des départements qui sont très exposés les Alpes Maritimes tout ce qui est sur la façade avec l'Italie l'Espagne enfin tout ce qui est dans le pourtour méditerranéen donc ce que je demande c'est une prise en charge ensuite donc une prise en charge de la période de mise à l'abri jusqu'à évaluation de la minorité des jeunes voilà et on a un débat entre nous vous avez entendu Jean-Luc G un débat entre nous en tout cas la position de département de France c'est que nous voulons rester en charge de l'évaluation des des milurs parce qu'on peut pas en même temps nous dire l'État va se charger d'évaluation et c'est vous qui allez prendre la conséquence de cette évaluation pourquoi c'est si important surtout que Charlotte cobel vous a répondu qu'elle était contre le découpage de la protection de l'enfance c'est que si c'était ça le gouvernement était prêt à recentraliser toute la protection oui enfin Charlotte cobel elle a pas dit que ça hein elle a commencé à laisser entendre à un moment donné d'ailleurs je me suis exprimé fortement que l'État ferait mieux que nous dans la protection de l'enfance enfin franchement quand on voit la situation de la PJJ c'està-dire pour les fites délinquen on nous laisse les jeunes qui ont été dans l'attente de leur procès on nous les reconfie quand on voit la situation de l'état de la santé psychiatrique et psychique franchement madame cobel devrait déjà s'occuper de la responsabilité de l'État et puis qui peut penser un seul instant qui peut penser un seul instant que le retour des dasses dans temps permettrait mieux de mieux traiter la protection de l'enfance dans un monde on voit surgir les violences juvénil pas simplement les violences de parents à enfants ou d'adultes à enfant maintenant il y a des parents qui nous demandent de les protéger de leur propre jeûes vous l'avez vu les phénomènes dans dans les dans la rue de violence juvénile donc on est on se sent bien seul alors je dis à Madame cobel assumez votre responsabilité prenez en charge le fait migratoire aidez-nous dans les problématiques de santé qui relève de l'état de santé mentale il y a 17 départements songés qui n'ont plus aucun pédopsychiatre ouais sur ces mineurs étrangers isolés il y a aussi un un sujet il en était beaucoup question au Sénat ces derniers jours parce que vous dites c'est pas l'objet de la loi mais il est beaucoup question des départements et de la prise en charge de cmna par les départements en ce moment au Sénat il y a notamment la loi taqu de février 2022 qui vous interdit de loger ces mineurs dans les hôtels est-ce qu'il faut revenir là-dessus ah ben écoutez vous savez la loi peut interdire tout ce qu'on veut il y a un problème d'humanité qu'est-ce qu'on fait quand il y a plus de place vous vous avez des systèmes qui sont embolisés c'est-à-dire que nous n'avons plus de place pour accueillir des jeunes en situation de migrant nous n'avons plus de place qu'est-ce qu'on fait on les laisse dans la rue ou on les met à l'hôtel j'ai clairement indiqué au préfet dans mon département que je les protégerai que je les metett à l'hôtel alors évidemment on met pas jeunes femmes et cetera ou des des mineurs à risque mais les les jeunes mineurs qui ont 17 ans qui sont pratiquement qui ont déjà eu des parcours o ils ont traversé des des épreuves considérable je crois que notre responsabilité c'est d'abord lesp mais ce que vous nous dites c'est que dans tous les cas vous êtes obligé d'enfreintre quelque part vos obligations légales soit vous les mettez à poser comme ça le problème non mais soit vous êtes obligé de les mettre à l'hôtel ce que désormais la loi vous interdit soit vous n'êtes plus en capacité de les accueillir alors que la loi vous oblige à les accueillircoutez je j'ai une responsabilité pénale comme président de département comme l'ensemble de mes collègues c'est celle de protéger les jeunes mineurs ma responsabilité c'est de les protéger elle est supérieure à a tout autre priorité que l'État me dise vous ne les mettez pas à l'hôtel je l'entends parce que en même temps on ne les met pas à l'hôtel de manière de manière spontan vous on pas d'aut Cho on les accompagne dans l'hôtel c'est-à-dire que nous avons des travailleurs sociaux qui les accompagnent ils sont suivis dès lors qu'ils sont alors il y a deux situations je le répète pour être très clair il y a la situation de ceux qui ne sont pas encore reconnus mineurs et que donc qui se prétendent mineur et que nous protégeons dans l'attente de reconnaissance ou nom de leur mineur c'est ce tempsl qui doit être assumé par l'État ce n'est pas à nous de le faire songez que dans dans tous les départements de France sur sur tous les jeunes qui se prétendent mineurs après enquête et après évaluation 70 % d'entre eux se révèlent majeurs donc pendant cette période il faut que l'État assume sa responsabilité on va parler d'un autre sujet Olivier avec vous de la sécurité dans les collèges oui est-ce qu'il y a un sujet pour vous de autour du financement de la Sécurité tion des collèges il y a eu au mois d'août à Lisieux le décès d'un d'un principal hors temps scolaire est-ce que c'est une question pour vous il y a des demande de sécurisation d'intervention et il est préconisé au personnel qui logent sur place de ne pas intervenir est-ce que c'est un sujet pour vous al bien sûr le sujet de la sécurité c'est un sujet pour l'ensemble de la France comment se prémunir sans bunquériser les collèges sans bunquériser l'école qui doit rester un lie ouvert mais en même temps on voit bien l'inquiétude du corps professoral l'inquiétude de la communauté éducative inquiétude de nos agents dans les collèges donc ça ça date pas d'aujourd'hui hein dès les premiers actes de d'agression et de d'actes terroristes nous avons engagé des procédures de protection il faut le faire au cas par cas moi j'ai réuni récemment encore tous les principaux de collèges et les gestionnaires pour leur dire quelles sont les mesures de sécurisation dont vous avez besoin pour vous sentir protégé et donc on a travaillé avec la police la gendarmerie avec l'Éducation nationale à des process de protection pour éviter à la fois les intrusions et puis s'il y a un acte qui est commis pour permettre aussi l'évacuation donc il faut à la fois éviter les intrusion et favoriser les évacuations en cas d'acte d'acte terroriste ou d'actes violent de violence donc on pourra pas sécuriser à 100 % vous avez vu des des jeunes parfois qui qui dérapent et qui se livrent à des actes délictueux ou des actes de violence donc on a déjà depuis une dizaine d'années ça engage évidemment dans le périmètre du collège si dans la périphérie par pour ce qui concerne les collèges et les départements la périphérie on travaille avec les communes les caméras de surveillance des boutons d'alerte protégé c'est notre priorité Olivier sur fautécole reste un lieu serein un lieu ouvert mais en même temps protégé sur la question de la décentralisation Olivier oui le président de la République a confié une mission à Eric vert qui est chargé de d'explorer des pistes pour pour simplifier le millefeuille territorial est-ce que vous vous avez une idée de la strade qui qu'il faudrait éventuellement supprimer écoutez franchement quand j'ai lu la lettre de de du président de la République à Eric vert disant nous allons relancer le processus de décentralisation je me suis dit enfin ça fait des mois des mois et des mois que nous disons il faut il faut vraiment redonner du souffle de la liberté locale de la solidarité avec la nation et en même temps voilà tenir compte des spécificités l'Alsace n'est pas n'est pas le puit d'Ô le sens n'est pas la Côte d'Or donc la reconnaissance de cette diversité n'est pas un affaiblissement de l'État c'est au contraire lui permettre nous permettre ensemble de mieux agir pour nos compatriotes et d'adapter nos politiques territorial mais quand j'ai vu qu'on recommença à parler des strates mais franchement je me suis demandé si on avait continué de tirer le leçon des crises que nous avons V on a passé 30 ans à entendre il y a trop de communes en France on a eu la crise des gilets jaunes et qu'est-ce qu'on a vu le président de la République se féliciter de la chance que nous avons d'avoir dans chaque parcelle de territoire des élus locaux des m donc il y a pas de strat attendez les départements on voulait les supprimer la crise la crise ensuite de la covid on s'est dit quelle chance avons-nous d'avoir des départements qui sont en proximité qui entretiennent nos routes qui ont des personnels qui ont 370000 agents sur le terrain pour est-ce que vous êtes inquiet François sauvad qu'aujourd'hui non mais est-ce qu'il sont envisagé est-ce que vous êtes inquiet de qu'il sont envisagés de supprimer moi je ne suis pas inquiet je vais dire au président de la République attendez est-ce que vous avez oublié monsieur président tout ce que nous avons vécu qui a montré que nous sommes dans un système d'organisation que dont nous sommes les héritiers d'une longue histoire on n'est pas on n'est pas des des états fédéraux on a eu les exemples suisses hier ici même en Alsace de ce qui se passe avec les votations on est les exemples de de de d'État fédéral en Allemagne nous ne sommes pas un État fédéral bon nous sommes l'histoire nous sommes le fruit d'une longue histoire qui a montré sa pertinence d'aujourd'hui alors qu'est-ce qui ne fonctionne pas et qu'il faudrait faire bah faut que l'État change sa façon d'aborder on peut pas nous nous nous asphixier financièrement nous priver de toute liberté financière et d'autonomie fiscale et dans le même temps nous donner des injonctions permanentes parce qu'on est en train d'étouffer à se fixer le pays voilà donc si on veut réveiller la démocratie locale il faut réveiller redonner du souffle à à la à la décentralisation ce que je vais dire au président le département unique alsacien la collectivité européenne alszè qui est le fruit de la fusion des anciens départements orinbarin porte une demande de sortir la région grandest et de cumuler à la fois le statut de département et de région est-ce que vous soutenez cette cette demande de Frédéric Berry son président bien sûr bien sûr deux départements décident ensemble de se forger à destin commun pour retrouver cette identité heureuse qui était forgée par l'histoire qui s'appelle l'Alsace c'est partagé par la population 90 95 % mais et et au nom de quoi on dirait aux élus locaux au président de départ qui ont décidé de se fusionner à la population qui l'aspire au nom de quoi on leur dirait c'est pas possible alors les autres les autres présidents de département de la région grandest ne voit pas forcément ce projet d'un bon bien sûr bien sûr et c'est c'est pas c'est pas c'est pas reproductible mais moi je souhaite de la respiration dans le pays quand quand le monde vacille quand vous avez autant de désespérance vous croyez pas qu'il faut retrouver tout simplement le contact avec le peuple et l'entendre lorsqu'il décide de se voir un destin commun ce destin commun ici il est décidé il n'est pas reproductible bien évidemment moi je suis fervant partisan du département pas parce que je défends des boutiques mais parce que c'est l'intérêt de la France c'est un périmètre pertinent pour agir pertinent pour agir dès lors que deux départements décident ensemble de se travailler de de forger le destin ben je leur dire au N ça ça supprime de facto l'existence des départements comme ça était le cas en Corse comme ça comme ça sera le cas comme ça é le ce que je souhaite c'est que l'organisation territoriale elle se fasse à partir de d'une logique c'est le couple commune département d' alors que les départements le souhaitent par exemple j'ai vu en Bretagne aussi un esprit breton une identité bretonne mais les Bretons ne souhaitent pas la suppression de leur département même si la région le souhaiterait et bien voilà le fait départemental est un fait incontournable c'est pas une nostalgie du passé quand j'exprime ça c'est parce que dans un monde qui s'est globalisé l'aspiration du peuple de la proximité si on veut donner de la respiration dans notre pays il faut relancer la décentralisation et la relancer de manière sérieuse c'est-à-dire c'est l'État qui doit se réformer c'est pas l'estrates qu'il faut supprimer c'est la pratique même de la politique d'État qui doit être rvisée la technocratie qui doit être revu le principe même qu'on redonne des libertés des libertés locales et quand le président dit c'est antinomique de parler de liberté quand dans le même temps on va chercher la solidarité nationale et ben c'est ça la fr c'est la solidarité nationale et c'est en même temps la respiration des territoires merci beaucoup merci d'avoir été notre invité ce matin et merci Olivier Claudon des Dernières Nouvelles d'Alsace on passe tout de suite au club des territoires
François SAUVADET