“L’homo occidentalis” par Jérôme Fourquet / États-Unis : Élections de mi-mandat | 28 minutes | ARTE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
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- 2:14OuverteRéponse directe
Jérôme Fourquet, bonsoir, bienvenue dans 21 minutes. Que sommes-nous devenus sous ce titre Homo occidentaliste ?
- 5:05OuverteRéponse directe
Que sommes-nous devenus s'il fallait résumer votre ouvrage en une phrase ?
- 7:08OuverteRéponse directe
Sur le plan sexuel, vous parlez de récession sexuelle. Pouvez-vous préciser ?
- 7:47OuverteRéponse directe
Les lycéens en France se mobilisent depuis le 21 septembre. Vous dites que le collectif est frit. Comment l'expliquer ?
- 9:46OuverteRéponse directe
Les Social Run Club montrent que les gens ont besoin de collectifs. Est-ce une preuve que l'individu n'est pas toujours seul ?
- 11:07RelanceRéponse partielle
Vous liez baisse de la démographie à l'hyperindividualisme. Les femmes refusent-elles vraiment que la naissance pèse sur leur liberté ?
Temps de parole
- ?100 %
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[musique]
Bonsoir à toutes et tous. Soyez les bienvenus dans 21 minutes et merci au nom de cette équipe fantastique. Merci pour votre fidélité. Salut à vous mes camarades. L'actualité internationale, c'est les élections de mi-mandat aux États-Unis. Un scrutin qui aura lieu le 3 novembre prochain, vous le savez qui semble devoir marquer la fin de l'âge d'or autoproclamé par Donald Trump. Sa popularité s'effondre dans les derniers sondages. Miné par le coup de la vie des États à qui au Républicains comme le Texas pourrai même basculer. Mais le président Maga Make America Great Again, veut y croire.
Donald Trump est-il toujours bruyamment incontournable ou est-il devenu un boulet pour le camp républicain ? Ce sera l'objet de notre débat avant qu'on vous retrouve à la fin de l'émission Théophile Cossa et Xavier Baudu pour vous chronique. Oui, une enquête de la cellule investigation de Radio France qui révèle que plus de 60 % des œufs en France et même ceux du poulailler de Mémé là contiennent des polluants éternels tout à l'heure et d'Isabelle et de Pépé aussi tout à l'heure l'histoire sort de sa coquille. Très bien Xavier. Et vous Théophile ? Ce soir attention on règle nos mondes. Des scientifiques se réunissent la semaine prochaine à Versailles pour mettre les pendules à l'heure.
C'est très sérieux. Ils vont se demander s'il ne faut pas qu'on change notre façon de mesurer le temps. Pourquoi est-ce que c'est pas un peu chercher midi à 14h ? On voit ça en fin d'émission. Bien sûr. À tout à l'heure. Et pour commencer, place au politiste et directeur du département opinion de l'hob Jérôme Fourquet. Il publie Homo occidentalisme, un ouvrage mélancolique et très ambitieux. Certains diront oin oin c'était mieux avant. Un ouvrage dans lequel il analyse le malaise qui mine la civilisation occidentale, un malaise lié à la fin de la verticalité, à l'hyperindividualisme, au narcissisme, à l'essort de la crémation ou encore à la prolifération des tatouages.
On le retrouve avec impatience tout de suite.
[musique]
Jérôme Fourquet, bonsoir, bienvenue dans Mathum minute. et vous êtes là pour évoquer l'ouvrage que vous avez avec Rabinov homo occidentaliste. Que sommes-nous devenus sous sous-titré ? Qu'avons-nous perdu d'une certaine manière ? Quand même une question, vous vous présentez dans cette ce livre cette gigantesque enquête. Vous vous êtes le Sherlock Holmes de la sociologie. Lui, c'est le Hercule Poire de l'approche intuitive de terrain. Le terrain étant son divant, c'est vachement moderne. Des des héros qui ont vécu au 19e des petits clin d'œil pour tous les boomers qui vont nous lire et les grands-parents des boomers. C'est bien ça.
Votre profil idéal réalisé par Ga Legra et on évoque cet homo occidentaliste avec ce qu'il y a de plus saillant chez lui juste après. Jérôme Fourquet, vous êtes directeur du département opinion de l'IFOP. Avec le psychanalyste Ruben Rabinovic, vous dressez le portrait de l'homo occidentalis et vous décrivez son narcissisme, sa solitude, ses addictions, son instabilité et sa dépression. Alors, pourquoi et comment en sommes-nous arrivés à ce constat si réjouissant ? Pour répondre à cette question, vous avez le profil idéal. [musique] Vous naissez dans la Sart en 1973. 1973, choc pétrolier, fin des tres glorieuses et dernière année du baby boom.
J'étais programmé pour décrire les fractures qui ont accompagné ce changement d'époque. Sondagier à l'IFOP puis au [musique] CSA, vous commentez les intentions de vote comme ici avant les municipales de 2001 à Amien où la gauche réunie derrière le communiste Maxime Gremetz espère faire tomber l'UDF Gill Robien. [musique] C'est à peut-être en fonction de la personnalité très affirmée de monsieur Gremmetz que nous avons des reports qui sont euh les moins bons de l'électorat socialiste vers le candidat communiste. Pour l'anecdote, de Rebien sera élu au premier tour avec 52,05 % des voix.
[musique] Lassez d'analyser les courses de petits chevaux vous publiez l'archippel français en 2019, le constat d'une France divisée en une pluralité d'île. On peut parler d'une vaste île populaire qui peut se traduire par un vote Front National massif. Je développe aussi toute une analyse sur un phénomène de sécession des élites dans le grand centre urbain, donc la métropole parisienne par exemple. Après la France sous nos yeux en 2021 puis la France d'après en 2023, vous allez encore plus loin aujourd'hui en vous associant à Ruben Rabinovic. [musique] Dans Homo Occidentalis, vous diagnostiquez l'avènement d'une société horizontale où le narcissisme règne.
Vous évoquez Pelmel, la baisse de la natalité, [musique] l'émergence des tags ou des selfies. Cette innovation a répondu à un besoin latent de l'egoportrait. la [musique] popularisation du tatouage ou encore l'explosion de l'addiction à la cocaïne. Enfin, si vous précisez qu'il n'est pas question de revenir à l'ordre ancien, vous ajoutez cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir au coup de ce qui a été perdu en terme de ciment collectif. Alors Jérôme Fourquet, que sommes-nous devenus s'il fallait résumer votre ouvrage au mot occidentaliste où on dirait quoi ?
qu'en 70 ans, on est passé du nous au jeu et du névrosé qui était bourlé par la culpabilité de vouloir tuer le père au dépressif qui est hanté par cette question. Est-ce que je vais être à la hauteur dans cette compétition féroce qui nous entoure tous ? Ça alors merci pour le résumé c'est très synthétique. Euh effectivement ce que mon co-auteur notamment observe dans le dans son cabinet de de psychologue et de psychanalyste que les pathologies qui avaient été décrites par Freud ou Lacan donc qui correspondaient à ce qu'on pouvait observer fin du 19e début du jusqu'au milieu du 20e sont en voie de disparition et qu'elles ont été remplacées par d'autres pathologies.
Et donc l'intuition qu'on a eu, c'est que on avait sans doute changé d'époque et de montage psychique des individus et des et des sociétés et qu'à chaque ce qu'on appelle nous régime psychique correspondait ses pathologies. Et donc dans l'ancien monde bien l'individu était écrasé par le collectif, par la hiérarchie, la figure du paternel dans tous les sens du la verticalité. Mais vous regrettez pas le patriarcat quand même. Alors pas du tout parce que et ses dérives et ses abus et ti et cet individu consultait déjà parce qu'il allait pas bien mais c'était d'autres formes de pathologie que celles auxquelles nous sommes plus ou moins collectivement exposés aujourd'hui.
Alors vous cassez des clichés. Alors on pensait que ce homo occidentalisme était marqué par une libération sexuelle. Vous dites en fait non c'est la récession sexuelle. Alors c'est c'est les deux. C'est-à-dire que il y a à la fois une parce que le principe actif de tout ça, c'est quand même l'autonomisation de l'individu et son sa très grande son très grand degré de liberté. Alors pour le meilleur et pour le pire, puisqu'il est souvent confronté à lui-même, d'où la la dépression. Mais sur sur le plan sexuel, on raconte par exemple le développement d'un certain nombre de pratiques qui étaient totalement hors norme il y a encore assez peu de assez peu d'années.
Euh on voit aussi comment les les les unions se font beaucoup plus beaucoup plus simplement, mais cet individu est aussi beaucoup plus narcissique, il est aussi beaucoup plus fragile et il est aussi beaucoup plus seul. Et donc la la récession sexuelle, c'est souvent lié au fait que cet individu contemporain est beaucoup plus seul et donc moins moins en couple. Et donc d'où cette d'où cette récession. [grognement] On montre aussi chiffre à l'appui du d'une enquête américaine comment en 70 ans 80 ans, les modalités de la rencontre et de la formation des couples ont complètement évolué et aujourd'hui tout se fait beaucoup dans les jeunes générations sur les réseaux sociaux. Voilà, c'est ça.
Sur le numérique, à travers le numérique. À propos des jeunes générations, est-ce qu'on peut quand même évoquer avec vous une question d'actualité, l'engagement, le le le la révolte des lycéens en France depuis le 21 septembre ? Vous dites le collectif c'est frit, c'est ce qu'on constate depuis 70 ans. Mais d'une certaine façon, ce sont des idéalistes qui veulent une meilleure école, qui veulent un meilleur avenir et qui sont dans des collectifs. Il y a pas d'effondrement du collectif ou alors on voit mal. Ah si si.
Alors il y a il y a effectivement des mobilisations euh importantes mais vous voyez que par rapport à ce qui a pu se passer euh euh historiquement typiquement dans ces secteurs de la jeunesse euh donc étudiante et lycéenne aujourd'hui il y a une disparition des syndicats. Il y a plus de syndicat pour encadrer, pour organiser. Les mobilisations se font par les réseaux sociaux. Il y a des challenges entre établissements donc on arrive encore à s'agréger ponctuellement mais il y a plus de gens qui plus tellement d'honneur intermédiaire en voilà qui vont s'engager dans un syndicat militer passer leur soirée à à refaire le monde. Tout ça a pas mal évolué.
Mais là aussi, alors il y a des causes multiples à cette mobilisation de la jeunesse. On l'a vu au début, c'est les des conditions de d'étude qui ne sont pas satisfaisant tant sur le nombre de professeurs que le la qualité des des des bâtiments. Mais on voit aussi que tout ça se polarise sur parcours sup. Transparence de parcours sup. Alors oui et euh si on regarde la longue histoire, c'est 40 ans après l'objectif de Jean-Pierre Chevellement d'emmener 80 % de la classe d'âge au bac. Et donc tous ces jeunes-là, leurs propres parents, ont vécu cette grande révolution et cette grande démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur. Aujourd'hui, c'est un acquis pour homoccidentaliste.
Le jeune, il va faire les études qu'il souhaite. Historiquement, c'était jamais le cas ou uniquement dans l'élite. Et il y a le sentiment qu'avec ce parcours sup, cette boîte noire, et bien cette parenthèse se se referme. Referme. Alors les jeunes et les moins jeunes, on va évoquer leur histoire avec vous Anna parce que malgré l'hyperindividualisme, ils font de la course à pied en collectif. Oui, vous avez peut-être entendu parler des Social Run Club, ces clubs de course à pied où on court en groupe.
L'idée, c'est de dire que plutôt que d'être tout seul à courir dans son coin, bien on va se donner rendez-vous pour courir ensemble et surtout et bien après le sport, on va partager une bière, on va aller à une soirée, au fil du temps, on devient ami et plus si affinité. Alors, ces clubs, ils sont gratuits et ils ont poussé en France comme des champignons ces dernières années. En 2025, leur nombre a été multiplié par 5 et vous allez voir, il y en a pour tous les goûts. Regardez le Paname Run Club à Paris qui est très festif, le DZ Run Club pour courir en écoutant de la musique algérienne, c'est original.
Et pour les amateurs de nature, il y a le Marseille Trail Club avec les calanques en arrière-plan. Alors, c'est vrai, Jérôme Fourquet que a priori la course à pied, c'est quand même plutôt un sport solitaire. Est-ce que ces clubs c'est quand même la preuve que les Français ont encore envie et besoin de vivre des expériences collectives ? Alors, ce serait les les Français et les et les occidentaux puisque ces ces pratiques là, on les on les observe partout.
Euh l'individu est pas euh toujours seul et il a besoin, on le voit, d'éprouver euh des moments euh de d'événements en commun, regardez les succès des euh des JO ou euh les concerts de Céline Dion, c'est-à-dire ou le pape ou la messe papale, c'est il faut des moments des moments où on va converger. Mais vous voyez qu'il y a aussi, on pourrait parler d'archipélisation du running he parce qu'il il y en a pour il y en a pour tous les il y en a pour tous les goûts. Vous voyez qu'à chaque fois c'est tout ça est filmé hein donc on retourbe aussi sur cette question du narcissisme et puis on consacre pas mal de pages dans le livre justement la pratique du running.
Alors vous qu'il a changé de nom he c'était le jogging puis le footing. Maintenant le rolding, donc c'est le culte de la performance. Et tout ça nous dit aussi beaucoup de choses sur euh cet homo occidentalisme et son rapport au corps. Le tatouage, la salle de sport, le running euh tout ça, la chirurgie esthétique et la chirurgie esthétique pour avoir la belle photo sur le sur le selfie. Euh Jérôme Fourquet, vous expliquez la baisse de la démographie donc euh en Occident, France, États-Unis euh et Canada dans ce nouveau régime psychique à propos des femmes qui euh refusent, vous le dites, que le bébé, la naissance d'un enfant pèse sur leur liberté et leur vie individuelle.
C'est pas un petit peu essentialisé et et pointer stigmatiser les femmes sachant qu'il y a énormément de raisons. Le coût de la vie, les coné, le coût de l'habitat, on on l'évoque cette question de cette question économique, vous êtes Non, non, non. [rires] Et jusqu'à présent, il faut être deux pour faire un enfant. Donc c'est pas que que que les femmes euh Mais justement, c'est pour ça aussi qu'on on a travaillé sur le plan psychique parce que on avait acquis la conviction que souvent face à des faits sociaux d'ampleur, on convoque l'explication économique. Typiquement la chute de la natalité, c'est le prix de l'immobilier. Il y a pas que ça. Il y a pas que ça.
La crémation plutôt que l'enterrement, c'est moins cher. Mais pour revenir à cet individu qui est quand même très autocentré, il y a un article dans le monde là d'un d'un qui qui est paru il y a quelques jours d'un médecin qui dit "Le jour où je suis devenu père, j'ai cessé d'être le héros de ma propre histoire. Et donc c'est quand même assez parlant, je pense cette cette réflexion là. À propos de la crémation, écoutez voyage voyage. Alors ça c'est des ça augmenté 43 % de crémation en France. Il y en avait 1 % en 80. Comment vous l'expliquez la désymbolisation la fin des rituels ?
Alors la fin des rituels effectiv alors déjà un un une explication c'est le le déclin du catholicisme et de la l'appartenance à la à la matrice religieuse. Pendant longtemps l'église était opposée à la crémation. Euh c'est aussi le nouveau rapport au corps et c'est un individu encore une fois qui veut décider de bout en bout jusqu'à la fin. Et donc vous faites référence à cette à cette chanson puisque euh c'est un des verbimes que Ruben a recueilli, quelqu'un qui lui disait "Bon voilà, je moi j'étais pas très branché église mais je reviens d'une sépulture enfin oui d'une sépulture et c'est parti un peu dans dans tous les sens.
On a même eu le droit à voyage voyage à la fin donc on voyait comment tout ça a évolué." Donc cet individu aussi, il faut le dire, il est plus libre mais il est livré à lui-même. Et on voit typiquement dans ces moments-là les rites, les rites de passage, les rituels per c'était en fait des béquilles psychiques. Ça permettait à l'individu de passer ces événements. En fait, vous avez un mode d'emploi, c'était un peu contraignant ou très contraignant et aujourd'hui bah il faut bricoler tout ça. Merci d'être venu expliquer quelques points de votre ouvrage complètement exhaustif. Certains le trouveront agaçant, d'autres absolument passionnants. Il est homo occidentaliste.
Que sommes-nous devenus avec Ruben Rabinovic aux éditions du Seuil ? Merci infiniment. Et on va passer à notre débat sur l'homo americanus. Près de 250 millions de citoyens électeurs américains vont se rendre aux urnes dans moins d'un mois pour les élections de mi-mandat, le renouvellement de la chambre des représentants et d'un tiers des sénateurs. Ce scrittin sera-t-il une claque ? qu'annoncé pour Donald Trump dont la guerre au Moyen-Orient plombe le portefeuille des Américains. En cas de défaites, les cercles maga peuvent-ils contester réellement le résultat ? On en parle après la mise au point de Sandrine de Calvez.
Remonter comme un coucou, Donald Trump multiplie les meetings à moins d'un mois des élections demi-mandats destiné à renouveler la chambre des représentants et une partie du Sénat. Mais Donald Trump fait-il encore gagner ? Les sondages sèent le [musique] doute. Les démocrates pourraient reprendre le contrôle du Congrès et la côte de popularité de Donald Trump dégringole. Seulement 37 % des Américains approuvent l'action de leur président. Dans l'Ohi connu pour refléter le vote des Américains, les déçus du trumpisme dénoncent les promesses non tenues, guerre contre l'Iran, carburant [musique] hors de prix et rebond de l'inflation.
Pour ce fermier républicain, Donald Trump est devenu trop imprévisible. À chaque fois qu'il signe un document, tout d'un coup, la probabilité de survivre dans ma ferme change. Je suis fatigué, j'en a ral bol. Le coût de la vie va peser sur les midterms. [musique] Cette réceptionniste se rend dans une banque alimentaire. Les courses ailleurs coûte trop cher. Tous ces prix, c'est c'est un monde de milliardaires. Il s'en fiche des gens comme moi. Cette administration nous laisse tomber. Une brèche s'ouvre pour les démocrates. Nous sommes tous dans le même bateau. La voix du peuple est puissante. Mobilisons-nous. Il reste 29 jours.
Mais Donald Trump peut compter sur ses supporters de la première heure. Comme ici dans le Nebraska, [musique] le pays a besoin que notre président le soutienne. Si on lui laisse ses cartes blanches, notre pays connaîtrait de réels progrès. Alors, Donald Trump parviendra-t-il à faire mentir les sondages ou les élus républicains vont-ils payer au prix fort les choix du président ? Pour les midtermes, Donald Trump est-il plutôt un [musique] atout ou un boulet ? Nos trois invités pour ce débat. Gérald Olivier, bonsoir. Journaliste franco-américain. Dernier ouvrage Coverup l'état profond contre Trump aux éditions confidentes.
Selon vous, dans la première phase de son mandat, Trump a fait ce qu'il avait promis de faire, mais les conséquences de la guerre contre l'Iran, ajoutez-vous, ont préu une ampleur qu'il n'avait pas anticipé. Ça ne l'empêche pas de conserver une base importante de fidèle. À côté de vous Jérôme Viala Gôtefroid. Bonsoir. Spécialiste des États-Unis, chargé de cours à Sciences pour Paris. Vous enseignez la rhtorique ? Vous enseignez à propos et sur la rétorique présidentielle américaine. Dernier essai, les mots de Trump aux éditions d'Allos. Selon vous, à moins d'un mois des midterms, les républicains sont coincés.
Ils ne peuvent pas s'en sortir sans Trump mais ils ne peuvent pas non plus s'en sortir avec lui. Il représente donc davantage un boulet entre guillemets qu'un atout pour son camp. Et à côté de vous Alice Beja, bonsoir professeur des universités en civilisation américaine à l'université Paris est Créteille. Vous estimez que ni la promesse de faire baisser les prix, ni celle de ne pas s'engager dans de nouvelles guerres n'ont été tenu par Trump qui reste l'incarnation du parti républicain en face, ajoutez-vous, les démocrates n'ont pas de figure rassembleuse à ce jour. Et on démarre avec la note du jour. Benjamin, oui, c'est celle que Donald Trump s'est autoattribué.
Je me donne un A plus pour le gouvernement, pour l'économie, pour tout, a-t-il clamé jeudi dernier. L'an dernier dans un entretien aux médias politicaux. Il s'était même gratifié d'un 25/ 20 en matière économique. Gérald Olivier, c'est mérité ou un poil excessif ? Ben écoutez, sur l'année 2025, je dis pas que c'est mérité, mais ce serait justifié parce que euh en 2025 et notamment avec cette grosse loi qu'on a appelé en anglais la one big beautiful bill vous en souvenez, les républicains ont mis impôts notamment voilà, ils ont mis en un seul package l'essentiel des éléments dont ils avaient besoin pour établir les piliers d'une économie florissante.
C'est ce qui s'est passé, c'est ce qui était en train de se produire et comme vous le disiez et comme je le rappelais également, la guerre d'Iran est venue perturber tout cela. Elle a perturbé d'abord le fait que la politique étrangère s'est insérée dans un mandat qui devait se concentrer sur la politique intérieure. 1 2 elle a perturbé le marché des le marché des carb perturbé. Elle elle elle est pas arrivée par hasard. C'est lui qui l'a lancé. Enfin, elle était elle existait avant. Elle existait.
On on peut on peut considérer si on parlait de la guerre en Iran, elle a commencé avec la révolution iranienne et et la guerre n'est pas contre le peuple iranien, elle est contre le régime islamique de Teran, ce qui sont deux choses différentes. Mais il a relancé des activités, des hostilités ouvertes à travers l'opération Epic Fury.
et on peut discuter de pourquoi il l' fait à ce moment-là, mais politiquement, c'était pas forcément une bonne idée parce qu'on se retrouve aujourd'hui non pas avec une inflation qui est profondément en avance, mais une inflation des carburants qui affecte directement les les Américains à la pompe et indirectement au marché parce que tous les produits déjà c'est son talon d'Achile quand même l'inflation, même si on va voir, elle reste à un niveau 3,4 % qui n'est pas aussi élevé qu'il y a encore quelques années. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi on lui reproche tant cette inflation aux États-Unis ?
On lui reproche cette inflation parce que il avait quand même très largement fait campagne la fameuse question du prix des œufs en accusant Joe Biden d'avoir fait monter l'inflation et cetera. Et dès lors, cette inflation qu'il a lui-même donné à ses propos fait que même si l'inflation n'est pas aussi haute qu'elle était il y a quelques années, il y a un sentiment de déception, de trahison de la part, voilà, de vie chère.
et qui fait que effectivement cette question du coup de la vie de réalité la vie est Oui, c'est une réalité également bien sûr c'est une perception qui est en partie en partie vraie et ces dernièr ces derniers temps, Donald Trump a semblé complètement la minimiser surtout c'est-à-dire que dans ses discours de manière répétée, il n'a pas pris en compte cette préoccupation qui est pourtant centrale. Hm. Jérôis la GoEfroid en même temps, il a une popularité à 37 % d'opinions favorables ici en France. On l'en viirait quand même enf. Oui. Alors après, il faut regarder les questions. On parle du coût de la vie et là dans le coût de la vie, il a un soutien de 17 %.
on n'est plus du tout dans les mêmes chiffres et hors le coût de la vie, c'est la question majeure. Alors, il y a le problème de des prix puis il y a le problème aussi des coupe de la santé hein qui de qui est le le sujet numéro 2 dans beaucoup de euh de pour beaucoup dans beaucoup d'états puisque on est dans des élections au niveau des États donc il faut aussi regarder ce qui se passe dans les États notamment les États clés. On va regardé ont explosé. C'est ça ça explosé et surtout l'OBAM là est remis en cause hein vraiment. Donc c'est ça, une sorte de sécurité sociale, alors pas au niveau de ce qu'on a nous en Europe, mais qui est quand même une grande amélioration.
Et effectivement les Américains voient bien que tout ça est lié et que c'est lié aussi à des prix, à des décisions. Les coupes budgétait ont surtout bénéficié aux classes aisées et donc pour une un bon aux classes plutôt aisées qu'aux classes moyenne effectivement. Et on peut dire aussi que euh là, il y a le lien direct entre ce qui se passe en Iran euh et cet été une guerre qui n'était qui était une guerre choisie hein en réalité.
Et euh surtout que Donald Trump avait été prévenu, y compris par son chef d'étatmajor Dan Kan, qu'il risquait d'y avoir un blocus du euh du du trit de si je peux me permettre sur la question de l'inflation pour apporter quand même il il y a deux précisions qui me paraissent importantes. La première, si vous retirez l'énergie de l'indice, l'inflation tombe à 22. D'accord ?
anglais ça change par rapport à ce chiffre l'énergie a un impact démesuré sur l'inflation et puis deuxièmement c'est pas simplement la hausse des prix qui pénalise les américains, c'est la hausse des taux d'intérêt tous les Américains sont endettés sur l'éducation de leurs enfants sur leur maison et quand vous avez des dons d'intérêt à 7 % bah sur un crédit de 30 ans, ça fait une petite fortune. C'est là où véritablement le coût de la vie aux États-Unis est élevé aujourd'hui. Et la dette, la dette aussi à bien en pire la dette fédérale a quand même largement augmenté alors que la promesse était aussi que de la réduire.
Alors, il a érigé quelques priorités pour booster le développement économique des États-Unis, Donald Trump et notamment l'intelligence artificielle et des data center pourtant très impopulaire dans le pays. Écoutez look 70 % à peu près Les Américains sont hostiles au data center. Est-ce que vous diriez que Trump a perdu son flair politique ou peut-être que les élections vont lui donner raison ? Euh la difficulté, si vous voulez, c'est que on parle beaucoup de polarisation politique et en réalité il y a un certain nombre de sujets qui font un large consensus dans la société états-unienne. Vous n cité1 mais il y a également effectivement la question du coût de la vie.
Les coupes dans les programmes comme Medicaid, donc les programmes de santé destinés à aider les plus âgés ou les plus pauvres. Ça quand vous regardez euh les sondages, c'est un c'est un consensus et c'est un consensus transpartisant. Contrairement à la guerre en Iran où effectivement la majorité des États-Unis y sont opposés mais là il y a un clivage partisan très clair entre républicains et démocrates. La difficulté c'est que le processus électoral en fait évacue ce consensus euh puisque les élections se jouent sur un très petit nombre de sièges hein.
Il faut quand même rappeler que pour la chambre des représentants, c'est 435 sièges qui sont renouvelés et il y en a une quarantaine qui sont véritablement en jeu. Et donc ça exacerbe bien évidemment la polarisation sur parfois des sujets beaucoup plus clivants tels que l'immigration ou d'autres et ça efface ces consensus. Jérémien la gafroid, c'est-à-dire que quoi ? Les Républicains pourraient aussi infliger un vote de sanction à leur héros. Oui. Alors c'est une possibilité ce qu'on voit c'est qu'il y a quand même une éion même du côté républicain. Alors il reste à 70 % mais il était à 90 % de de soutien quand même. Donc il il y a une éion.
Et puis ce qu'on voit, et ça c'est très intéressant, c'est que dans les euh y compris dans les États plus ruraux, dans les districts ruraux, il y a euh un pourrait basculer qui pourrait faire basculer certain pourrait faire basculer effectivement un un un c'est assez intéressant de voir ça et notamment vous parliez des data centers, ça c'est un élément vraiment très important.
Il y a des oppositions locales, ça vient vraiment de la base et ça je dirais ni les démocrates ni les républicains l'ont vu venir mais le problème c'est que les les républicains doivent se positionner par rapport à un président qui fait du rebranding avec le super intelligence mais qui finalement a continue de soutenir l'expansion des data centers. H h alors on va évoquer avec vous trois et avec Anna le fait que chez précisément les républicains, certains prennent ou tentent de prendre leur distance avec l'encombrant patron. Oui, la campagne des Républicains basson plein aux États-Unis, on vient de le dire, mais il n'est plus forcément bon d'invoquer Donald Trump, ni même de l'afficher.
Sur campagne, une analyse de CNN sur les deux premières semaines de septembre montre que le président n'est mentionné que dans 12 spots publicitaires sur 500, c'est peu et des dissidents vont même jusqu'à contester ouvertement la politique du président. Je pense notamment à ces deux candidats au poste de sénateur, Mike Rogers dans le Michigan et Hashleinson dans l'aya. Tous les deux réclament la fin de la guerre en Iran le plus rapidement possible pour soulager le pouvoir d'achat des familles américaines. Autre sujet de rupture, la politique migratoire.
Cette fois, c'est la députée républicaine Maria Elvira Salazar en Floride qui s'en est pris directement au président dans un clip de campagne. On l'écoute. Monsieur le président, vos mesures de contrôle de l'immigration sont allées trop loin. Les mêmes hispaniques qui vous ont aidé à revenir à la Maison Blanche en 2024 se sentent trahis aujourd'hui. Et puis il y a aussi le sénateur républicain John Curtis qui a demandé au Congrès il y a de semaines l'ouverture d'une enquête sur le mariage de Donald Trump Junior, le fils aîné de Donald Trump qui s'est marié au Bahamas. soupçonné d'avoir été financé par un oligarque russe.
Curtis réclame une assignation à comparaître et cette démarche est soutenue par deux autres sénateurs républicains, Gérald Olivier. Euh ces prises de distance, est-ce qu'elles sont réelles ou alors il s'agit d'opportunisme politique pour les myter terme selon vous ? Vous savez, il y a il y a un vieux, enfin, il est mort euh ancien speaker de la Champ qui s'appelait Tipo ONIL qui vous disait "Aux États-Unis, toutes les élections sont locales et les élections du midterm, ce sont des élections locales.
Donc chaque candidat va se positionner par rapport à sa circonscription, par rapport à son état et en dehors je dirais ou en de ça ou à côté de la politique nationale." Donc inévitablement et à chaque élection, vous avez des candidats qui vont bifurquer un petit peu par rapport à la ligne générale. Si vous regardez Suzanne Collins dans le main, elle critique Trump sur la politique tarifaire vis-à-vis du Canada. Pourquoi ? Parce qu'elle est à la frontière du Canada. Identique pour le sénateur candidat dans le Michigan. Donc il y a des positions locales qui vont justifier qu'on se qu'on prenne un petit peu ses distances par rapport au candidats.
Maintenant quand on regarde l'emprise de Donald Trump sur le parti républicain, je rappelle qu'il avait soutenu 24 candidats lors des primaires. Ils ont tous gagné. Il avait soutenu 218 candidats pour le Sénat. Il avait soutenu 218 candidats pour la chambre, 214 ont gagné. Donc il a une emprise considérable sur le parti. La question c'est que beaucoup de candidats auront besoin des indépendants, voire de démocrates qui décident de voter contre le parti démocrate pour telle ou telle raison pour pouvoir gagner. Donc inévitablement, ils vont chercher cet électorat là où il est au besoin en critiquant une partie de la politique du président.
H un soutien ou un boulet et alors c'est voilà ce qui est intéressant c'est que lui-même fait de cette élection une élection nationale sorte de référendum. Ben oui puisqu'il dit lui-même fait "aites comme si j'étais sur le bulletin de vote." Et ça c'est vraiment une de ces grosses erreurs, c'est de ne pas être capable de d'avoir cette se mettre en retrait et de laisser le parti gérer effectivement localement.
Donc c'est déjà souvent un référendum en partie par rapport à la présidence, mais là encore plus fortement de d'autant plus qu'il est clivant et quand il se met lui-même en avant en disant "Agissez comme si j'étais sur le butin de vote, bah évidemment euh il est il devient central." Je crois que là le but de son argument lorsqu'il dit ça c'est c'est la participation parce que c'est l'élément clé. Si les électeurs ne vont pas voter, bah vous risquez alors justement déjà, est-ce que les démocrates vont réussir à mobiliser puisque la participation est clé, il faut qu'ils y aillent pour faire basculer parce que les républicains, eux sont mobilisés en général. Ah, c'est l'inverse.
Alors là, en l'occurrence, c'est plutôt effectivement l'inverse puisque il y a énormément de républicains modérés et cetera dont on ne sait pas s'ils vont aller voter ou pas. Je voudrais simplement rappeler une chose, il faut aussi séparer ce qui revient à Donald Trump et ce qui sont aussi des dynamiques beaucoup plus générales dans la politique états-unien à savoir que les midterms sont défavorables au parti au pouvoir. La dernière fois qu'un président en exercice a gagné les midterm, c'était George Bush en 2002 donc au lendemain du 11 septembre et avant c'était Franklin Roosevelt en 1934 pendant la grande dépression.
Donc après, il peut y avoir des défaites qui sont plus ou moins importantes bien sûr. Euh mais pour les démocrates, c'est bien évidemment très important de mobiliser leur base. Et les partis aux États-Unis sont des machines à gagner les élections et à lever de l'argent. Il faut pas oublier ça non plus. Donc effectivement, il y a énormément d'opportunismes.
On le voit dans le parti républicain au lendemain de l'attaque du Capitol du 6 janvier 2021, énormément de républicaines et de républicains s'étaient élevés contre ce qui s'était passé et on a vu en quelques mois que tout le monde s'est réaligné parce que Donald Trump ça voulait dire potentiellement gagner des élections et les personnes comme Lis Chiny qui s'était exprimé à plusieurs reprises contre ont été complètement marginalisés du parti. Jérôme Piotefroid sur la question des financements les républicains on voit mettre plus de cash. C'est des centaines de millions de dollars d'avance. Est-ce que ça ça peut être préjudicia pour les démocrates ? Ça peut leur faire perdre le souhaitant.
Alors ils ont plus d'argent, ça c'est clair. Ils ont beaucoup plus d'argent mais ce qu'on a vu dans notamment les primaires, c'est que l'argent ne fait pas tout. Il y aurait plusieurs, on a plusieurs exemples. On a l'exemple même du côté démocrate par exemple dans le Michigan où les la candidat qui a gagné Sayed avait à peu près 10 fois moins entre 10 et 13 fois moins que son adversaire. On pourrait aussi parler d'Elon Musk par exemple soutenu une candidate à la Cour suprême dans le Wisconsin très pro Trump et qui a perdu alors qu'il a mis plusieurs millions de dollars pour une élection locale. Donc finalement l'argent disons est nécessaire.
Euh ça peut donner euh une voix mais ça ne fait pas une élection non plus. Hm. Euh on va se reporter avec une archive à Trump lors de son premier mandat et lors de ses élections de midterms. En 2018 donc Donald Trump euh premier mandat de Donald Trump. Les démocrates remportent la chambre des représentants. Les républicains conservent le Sénat et le président américain à l'époque se montre plutôt coopératif. Regardez, il n'a pas gagné. Pourtant, c'est en vainqueur que Donald Trump se présente devant la presse. Un président américain offensif prêt à tendre la main à ses adversaires. C'était un grand jour hier, un jour incroyable.
Avec un peu de chance, nous pouvons tous travailler ensemble l'an prochain pour continuer à obtenir des résultats pour le peuple américain, notamment sur la croissance économique, les infrastructures, le commerce, le coût des médicaments. Ce sont des choses sur lesquelles les démocrates veulent travailler. Le camp démocrate prend acte du nouvel équilibre des pouvoirs. Aujourd'hui, ce n'est pas une question de républicain ou de démocrate. Il s'agit de rétablir l'équilibre des pouvoirs face à l'administration Trump. Général Géral Olivier, si les démocrates l'emportent, comment va réagir Trump à votre avis ? Défiance ou coopération à nouveau ?
Il y aura certainement pas de coopération de la part des démocrates. Là, il faut comprendre que vous serez Trump Trump fera du Trump. Donc il vous dira deux choses. La première, c'est pas lui qui a perdu, ce sont les candidats individuellement. Voilà. Deuxièmement, il remettement, il remettra en cause le mode de scrutin parce qu'il a pas obtenu tout ce qu'il voulait concernant le vote par correspondance. Vous inquiétez pas, Trump fera du Trump pour défendre sa position, quel que soit le résultat. Par contre, il faudra vraiment regarder résultat de près parce qu'encore une fois, on parle du Congress donc il a la chambre d'un côté et le Sénat de l'autre.
Que la chambre bascule, tout le monde s'y attend et je pense que c'est ce qui va se passer. Le Sénat Oui. vers les démocrates, les Républicains ont la majorité aujourd'hui, ils vont probablement la perdre. De combien, on ne sait pas, mais ils vont la perdre. Que le Sénat où les Républicains ont actuellement un avantage de trois sièges, que ce Sénat bascule en faveur des démocrates, c'est beaucoup moins acquis d'avance. C'est possible, c'est pas forcément probable. Donc, faudra regarder les résultats de plus près. Sachant que si les deux basculent, c'est en effet une grande défaite pour les Républicains. Et ça met Trump en difficulté.
Mais là où ça le met en difficulté, c'est que les démocrates vont l'attaquer de tous les côtés. Va y avoir un deuxième procès en destitution. Vous aurez un vote en destitution de la chambre pratiquement. Vous parliez vous parliez tout à l'heure des des des de du mariage de son fils John Junior. La famille Trump va être mis sous enquête par toutes les commissions du Congrès. Là, il y aura une attitude sera beaucoup plus je dirais défiante de la part des démocrat.
Et il faut rappeler aussi que le Sénat est structurellement favorable aux républicains puisque il y a deux sénateurs par état, quelle que soit la population et que il y a quand même eu ces dernières années énormément de restrictions de votes, que ce soit par le biais du redécoubage de circonscription, y compris euh dans une période où normalement il y en a pas, c'est-à-dire hors recensement, euh des lois beaucoup plus strictes sur la présentation des pièces d'identité, des fermetures de bureaux de vote de manière souvent prédominante dans les quartiers africains-Américains.
et que donc il y a encore comment dire ça devient plus difficile pour un certain nombre de personnes de voter et ces personnes votent majoritairement pour le parti démocrate. Encore une fois, si les démocrates emportent et la chambre des représentants et le Sénat, vous ne pensez pas qu'il y aura une tentative d'impeachement donc de destitution envers Trump ? En tout cas ça je ne pense pas que ce soit la priorité des démocrates. Les commissions d'enquête, je suis totalement d'accord là en revanche il y en aura.
Mais euh il n'est pas sûr que les démocrates aient bénéficiés de ces tentatives d'impeachment qui ont pu être vu justement comme de la vengeance politique euh vis-à-vis de Trump malgré toutes les atteintes à la démocratie. Mais Jérôme Viala Gotro, pardon, si les démocrates l'emportent, est-ce qu'ils pourront mettre en œuvre une politique réellement différente de Trump alors que il peut aussi gouverner par l'équivalent décret en France ? Lescut orders et c'est comme ça qu'il a gouverné. Euh alors ça va être compliqué parce qu'il faudra de toute façon qu'il fasse des compromis et que les Républicains soient prêts à faire des compromis.
Mais ce qu'on risque d'avoir aussi, c'est des vrais de véritables crises constitutionnelles. C'est-à-dire que le président euh parlera du du privilège de l'exécutif pour par exemple refuser de venir euh que des membres de son cabinet par exemple viennent devant le Sénat, dans des commissions et cetera. Donc on risque de se retrouver aussi devant des tribunaux. Donc ça risque d'être assez compliqué et voilà, le congrès tient la bourse mais il faut quand même qu'il y ait un vote et il y a le véto et il faut 2/ tiers pour ça pour passer outre le le véo. C'est très compliqué.
Alors ça c'est les midterms mais Géral Olivier sur le site Trump store donc sur la boutique en ligne du président on peut voir et même acheter une casquette avec marqué Trump 2028. Or il ne peut pas se représenter constitutionnellement. Ça veut dire quoi ? C'est de la provoque, c'est pour engranger 55 € par 55 dollars par et puis je Ça se vend très bien. Ça se vend ça se vend très bien justement parce que c'est de laation. Il a pas de message politique sur le sens. Non, il a pas de message. Si il y a un message au médias, un message et et il joue il joue avec un certain nombre de codes.
Maintenant, si votre question c'est est-ce qu'il y a une chance pour que Donald Trump bloque les élections de 2028 pour rester à la Maison Blanche au-delà du 20 janvier 2029 ? Ma réponse c'est non. Il a zé que ça se produise et les premiers qui les premiers qui sos ce seront les Républicains et son administration. Disons que si les si les si ces élections s' a une vague bleue, ça sera d'autant plus compliqué. Mais la contestation du processus électoral n'est pas un fantasme. Ça s'est produit en janvier 2021. Même si pas de figure emblématique des démocrates aujourd'hui pour 2028, même s'il remporte l'élection. Actuellement, il sera pas candidat. Actuellement, non.
Mais mais il y a une une contestation effectivement mais que Trump continue à réaffirmer des élections 2020 et ce qui est fondamental c'est aussi la contestation du processus électoral lui-même qui l'a mené tout au long de ces derniers mois en en remettant en cause le vote par correspondance alors que lui-même avait voté par correspondance. Euh et effectivement en face les démocrates n'ont pas de figure unificatrices mais le résultat des M terms contribuera peut-être à en faire émerger émerger une. Et ben en tout cas répond plus le temps. Réponse le 4 novembre. On en reparlera ici même. Merci à tous les trois. On va rester dans l'actualité vu par Xavier Modu et Théophile Cossin.
On évoque les poules qui ont les boules. Une étude scientifique en France révèle que 60 % des œufs pondus dans des petits poulaillers ou dans des élevages en plein air contiennent des polluances éternelles. Et puis on évoquera aussi les nouvelles horloges atomiques grâce auxquelles la durée d'une seconde pourrait être redéfinie dans quelques semaines. Mais d'abord le mot vedette du jour battle d'ora. Alors c'est des duels de charisme et d'autodérision qui sont complètement viraux sur les réseaux sociaux. Les jeunes adorent et les vieux s'ébaissent. C'est entendu que les adolescents appellent battle d'ora. Pour arriver dans un battle d'ora, ce qui est important, c'est choqué.
Ça fait des battles d'ora. [musique] Qu'est-ce que ça veut dire ? Exactement ce que ça dit. Merci de m'en dire un peu plus. Entendu la vie [musique] secrète des motettes. Battle d'ora du latin Batoalia combat et a brise désigne un phénomène né au printemps 2026 en Amérique latine où des ados se livrent en public à un duel de charisme. En marge du mouvement lycéen français, né le 21 septembre au lycée Saintxupéri de Créteille et de Slocus, la jeunesse hexagonale se passionne pour les battle d'Ora.
Dans les cours de récré, devant les lycées, dans les centre-villes, parfois devant les FDO prêts pour la Marave, deux ados se font face et enchaînent des postures célèbres sur les réseaux si D Mewing ou improvisé. Il s'agit de faire étalage de ce mélange de prestance et de personnalité que désigne Laura. Le public tranche à l'applaudimètre. Comme un vidéo joueur ramasse des ressources dans Mario [musique] Kart ou Zelda, l'opération s'appelle Farming, le jeune cherche à dégager une énergie positive que les autres vont reconnaître et qui va lui permettre de farmer de Laura. En français, amassé du prestige. Nota Béné.
Lors d'une battle d'ora, les participants ne se touchent pas [musique] et ne s'insultent pas. Non. En 2024, lors d'une compète de pirogue en Indonésie, un gamin de 11 ans danse avec un total swag sur la prou d'un bateau. Il devient maître étalon de Laura sur les réseaux. À l'été 2025, un producteur de contenu brésilien a l'idée d'un concours d'ora par vidéo interposé. Mais la battle d'ora en chair et en même l'été au sud du Rio Grand. Ici et là, des autorités au poil sensibles ont freiné ces batailles du [musique] Cool.
Tandis qu'au Mexique, le gouvernement aisé une véritable bataill des femmes et qu'akit sous Buenoser, Madrid, Saragos, Laval Pamier la jeunesse trompe ses écrans pour un 5 à 7 avec le réel. Laura face au rat le bol. Explosion. Merci Tibona. Laura sans se fouler, c'est vous deux, Théophile Cossa et Xavier Baudui.
Alors, on vous retrouve pour vos chroniques et on va parler tiens et ben voilà d'un deuf puisqu'on va évoquer avec vous Xavier cette enquête publiée hier par la cellule investigation quel talent de Radio France qui révèle que 60 % des œufs dont celui-ci donc contiennent des polluances éternelles, y compris les œufs qui émanent de petits élevages, de petits poulaillers dans la nature adorable. Et vous nous pondez une histoire. Allons-y Elizabeth, c'est en 1820 que le chimiste allemand Fredrich Akum, il est installé en Angleterre, fait paraître un traité sur les falsifications alimentaires et c'est le premier du genre.
Il le fait paraître en anglais bien sûr avec un titre qu'on pourrait traduire comme traiter sur les falsifications et les poisons alimentaires. Et rien qu'à voir la couverture, on se rend compte que ça fait peur. Regardez ces serpents dans la ont pas l'air sympa au milieu pour une grosse araignas. Et puis tout en haut, vous avez une citation qui est tirée du livre des rois dans la Bible. La mort est dans la marmite. Excellent. Et alors en quoi est ce nouveau ? C'est le contexte qui a changé l'industrialisation. C'est ce qui a lieu au même moment en Angleterre avec, vous savez ce phénomène d'exode rural qui fait que les villes grandissent. Il faut nourrir tous ces gens-là.
Donc vous avez toute une économie qui se met en place pour fournir des aliments, des boissons aux origines incertaines et puis bah tout ça c'est ce qui crée tout le problème de l'alimentation des gens. Qu'est-ce qu'ils mangent ? Fredrich Akum qui est un chimiste se pose la question pourquoi ces feuilles de thé si vertes ? Ah bah il y a du cuivre. Pourquoi ces bonbons sont si rouges ? Ah bah il y a du plomb. Et le plomb vous allez le retrouver également quand vous allez boire de l'huile d'olive qui vient d'Espagne parce que les fruits sont pressés sous des plaques de plomb et l'huile est entreposée dans des citernes en plomb ration.
Donc en fait ce qu'il fait dans son bouquin, c'est simplement ben qu'il associe à des substances toxiques et en plus il donne des petites recettes pour pouvoir identifier ce qui ne va pas. C'est ambiance chimie amusante. Mais en fait, lui il est spécialisé là-dedans. Alors, je vais vous dire dans cet ouvrage là, il ne parle pas spécifiquement des œufs, il en parle dans d'autres ouvrages. Mais ce qu'il met en avant et c'est ça le plus important, c'est qu'il est important de connaître la chimie pour savoir ce que nous mangeons.
Et dans le même temps, il dénonce les industriels et il parle de ces industriels sans scrupule qui pour vendre privilégie en fait l'apparence des aliments plutôt que la santé. Alors bien sûr, il le dit, on est en 1820 mais il est pas du tout entendu déjà parce qu'on a un moment où l'idée que l'État pourrait intervenir sur ces questions de commerce, c'est complètement impossible. Et puis Fredrich fait n'importe quoi dans une bibliothèque. Le bibliothécaire se rend compte que ses livres ont les pages arrachées. Il fait un trou dans le mur et qui voit Fredrich. Il arrache les pages plutôt que de les recopier. Voyez la fraude au moment de dévorer les livres. Alors il est complètement discrédité.
Il est obligé de tourner la page. Il repart en Allemagne et il lui reste plus que les œufs pour pleurer. Ah jolie ! Merci Maud. Alors Théophile, rendez-moi mon œuf. Théophile, il est très bon quand même. Faut-il changer notre mesure du temps ? Les chercheurs vont se penser se pencher sérieusement sur cette question habissal. Oui. La seconde. Oui, ça va se passer la semaine prochaine à Versaill. Alors, pas au château mais pas loin. Lors de la 28e réunion de la conférence générale des poids et mesures organisée par le Bureau International des poids et mesures, une organisation intergouvernementale créée en 1875 et dont le job est d'assurer l'uniformité des mesures partout.
Donc en gros he que le kilo de cacahuète soit exactement le même à New York, Tokyo ou Moscou, que la longueur d'un m soit la même pareil ou la durée d'une seconde. À la Réunion sont attendus plus de 200 scientifiques et diplomates venus du monde entier et justement ils vont parler seconde. Pourquoi ? Parce que figurez-vous que mettent les pendules que mettent les pendules à l'heure, c'est pas si facile. Pendant des millénaires, on utilisait l'astronomie. Donc la Terre tourne sur elle-même et autour du Soleil. Ça nous a permis à l'origine de définir la durée d'une seconde. Sauf qu'on s'est rendu compte que la Terre tourne de façon irrégulière et qu'en plus elle avait tendance à ralentir. Zut.
On a donc adopté dans les années 60 l'horlage atomique hein extrêmement stable qui mesure le temps qui passe en fonction de la vibration des atomes adopté euh par les États et les entreprises he qui ont besoin d'une synchronisation du temps ultra précise donc télécom banque euh les satellites, les systèmes GPS et cetera. Mais on s'est dit "Attends, c'était quand même pas mal de caler le temps sur la rotation de la terre. C'était pratique. Donc tu sais quoi ? On garde les horloges atomiques et comme la Terre ralentit, on rajoute de temps en temps régulièrement une seconde en plus. La dernière fois la dernière fois c'était en 2016, c'est ce qu'on appelle la seconde terre cal. Ça va ?
Vous êtes toujours avec moi ? Pour le moment, on suit difficilement mais oui. OK. Sauf que bon, rajouter déjà une seconde intercalaire, bon les entreprises aiment pas trop parce que ça peut faire planter les ordis, c'est pas l'idéal mais surtout pour une raison qu'on ignore, la Terre se met maintenant à tourner plus vite. Ce qui veut dire que si on reste sur système sur ce système, il va bientôt falloir non plus ajouter mais retirer une seconde. On l'a jamais fait et les experts craignent des bugs en pagaille et donc des milliards de pertes. Qu'est-ce qu'on fait ? supprimer la seconde intercalaire et pas traîner pour le faire.
Alors l'idée n'est pas d'arrêter de recaler l'horloge atomique sur la rotation de la Terre, mais d'attendre d'observer un décalage d'une heure entre les deux pour le faire. Et ça, ça n'arrivera pas avant des des milliers d'années. Donc, on est tranquille et on ajoutera ou retirera à ce moment-là une heure intercalaire. Mais il faut que tout le monde soit d'accord. Voilà. Oui. Oui. Et les Russes chez les Russes, ça coince. Alors, ils sont pas contre, mais pas tout de suite. Ils auraient besoin de temps, notamment parce que leur système GPS fonctionne différemment. Il y aura donc aussi à cette réunion des diplomates. Régler les montres n'est pas qu'une affaire de science.
C'est pour ça que moi, j'avance toujours de 10 minutes pour pas être en retard. Et ça marche ? Non, [rires] vous n'avez plus que vos yeux pour pleurer. Tiens, allez, un cadeau. Ah, il est beau, il est plein de péface. Non, c'est pas vrai. [rires] Merci de nous avoir suivi. À demain 20h05. Liblingen. Ch [rires]
[musique]