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interviewSud Radio (sur YouTube)· 14 avril 2026 8 min

"Les fast-foods mettent des gens à terre" : quand Master Poulet bouleverse la vie des commerçants

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Le grand matin Sud Radio 7h10h, Patrick Rochet, il est 7h13. Est-ce que l'ensemble des fast food et des des chaînes de restaurants rapides dans les cœurs de ville dénature un peu la vie des quartiers et des cœurs de ville ? C'est l'une des des questions qui est posée dans le cœur par exemple de Boulogne Billancour mais également dans dans vos villes et je le disais aussi à travers les enseignes de Volaille qui explosent.

Nous sommes avec Pascal Blass, vice-présidente de l'Union des commerçants et artisans de Boulogne Billancour. Bonjour. Bonjour.

Bon, qu'est-ce qui vous pose problème avec ce type de de restaurant où il y a bah incontestablement un grand succès, hein, je parlais de Master Poulet, mais il y en a il y en a beaucoup d'autres qui sont dans les dans les dans les dans les cœurs de ville et euh et j'ai l'impression que ça pose un problème en fait aux autres commerçants. Et ben oui, en premier ça pose un problème au petits restaurateurs de quartier où on va déjeuner quand on travaille. Euh voilà, c'est une concurrence pas déloyale hein, c'est une concurrence tout court, mais euh c'est vrai que cette façon de consommer, elle est en train de tout révolutionner et de mettre des gens à terre.

Il faut quand même bien le dire. Alors, pourquoi cette façon de consommer ? parce que il y a des fils d'attente devant ces ces ces ces chaînes.

Il y a des que quasiment interminable de 50 100 m parfois et et les et les gens mangent quasiment dans la rue. C'est ça. Oui, c'est ça.

En tout cas, à Boulogne pour pour celui don que vous évoquiez tout à l'heure. Oui. Oui.

Il y a des queues. Voilà. Alors, vous savez que la la file d'attente très longue, c'est aussi un outil marketing aujourd'hui, hein.

Il y a des il y a des enseignes, alors pas celle-là particulièrement, hein, mais il [raclement de gorge] y a des enseignes qui payent des étudiants pour faire la queue, hein. Euh parce que euh bah ça interroge, ça interpelle les gens qui passent et puis euh et puis on se dit bah s'il y a il y a une queue pareil, c'est que c'est forcément bon, c'est génial et cetera. Ouais.

Ouais. Donc non, c'est un angle Oui. Ah oui, mais le le c'est dans dans certains quartiers de Paris, Bastille, machin où il y a des il y a plein de petits restos comme ça qui quiulent Oui. qui prolifè il y a des films absolument interminables et on dit aujourd'hui que c'est un outil marketing.

Avant, on cherche à montrer non, vous allez non, aujourd'hui c'est le bon temps d'attendre 20 minutes pour manger un morceau de ce que vous voulez de poulet ou d'autres choses. Voilà, donc on n'y échappe pas ici. Alors, est-ce que c'est une fausse file ou une vraie file ?

Je pense que c'est une vraie. [grognement] Mais ouais, c'est c'est bah c'est des nuisances déjà pour les autant qu'est-ce que qu'est-ce que ça parce que c'est plutôt si les gens y vont c'est que c'est positif. Si ça marche que bah il y a du succès.

Alors je sais pas s'il y a de la qualité ou pas mais probablement parce que sinon les gens n'y retourneraient pas. Qu'est-ce qui pose problème pour vous en fait Union des commerçants ? Bah c'est nous on on respecte un peu la tradition, vous savez.

On est l'Union des commerçants et des artisans. On a on a des euh on a des plombiers, des électriciens, des serruriers, des gens qui sont qualifiés, qui qui sont là depuis 40 ans, qui savent travailler, qui qui vont pas venir vous arnaquer quand il faut ouvrir une porte. Bon bah c'est pareil, on a des commerçants, on a beaucoup de de commerçants dans le domaine de l'alimentation, que ce soit des des des épiceries fines, des rôtisseries.

Allez parler, un rôtisseur euh va vous expliquer. Alors on a certains que ça mettra pas en concurrence parce que le quartier est pas le même ou euh voilà où il la pignion sur rue depuis 20 ans. Bah c'est difficile.

Enfin pensez un poulet à 7,50 € moi je sais pas comment comment ils font. C'est enfin on peut certainement avoir de la qualité de cuisson. Ça je le dis pas ça peut être bien cuisiné.

Il y a des bonnes épices. Maintenant moi j'ai des un petit peu de doute. Je me demande comment ils font pour avoir des des produits à ce prix-là.

Il doit est-ce qu'il y a des contrôles ? Est-ce que vous en avez parlé avec le maire de votre ville par exemple ? Oui, bien sûr.

On l'a évoqué en réunion avec le maire de notre ville. Il il en est tout à fait bah il est désolé de ça de se dire mais que que ce quartier devient le quartier d'amalbouffe. Euh ben vous savez dans une ville on est dans un pays libre.

En France le commerce est libre [raclement de gorge][grognement] hein. On n pas on n'est pas on n'est pas sous la méthode Chus Scou hein. En France faites ce que vous voulez.

Vous voulez ouvrir un commerce, vous l'ouvrez. Si vous êtes dans les règles d'hygiène, de sécurité, alors notamment pour les restaurants, pour les les les commerces de bouche. Euh oui, il y a des contrôles faits par la mairie.

Il voit si vous votre installation par exemple électrique d'évacuation [raclement de gorge] de de fumée, d'odeur et cetera est conforme. Ça c'est normal. Tous les restaurants [raclement de gorge] ont des contrôles de ce côté-là, doivent demander des autorisations.

Mais vous savez, très souvent euh le commerce il ouvre, c'est trop tard, il est déjà ouvert. Ouais. Et et ce que vous dites, c'est qu'avec la prolifération de ces de ces commerces, de ce type de commerce, hein, c'est-à-dire des phénomène de fast food, quel qu'il soit, c'est que ça dénature un peu la vie d'un quartier de du d'une ville, d'un centre-ville et ça pose des des des nuisances aussi pour les pour les habitants et les gens qui travaillent.

Pourquoi ? Ben alors, première nuisance, c'est nuisance olfactive parce que je vous assure quand vous habitez au premier étage au-dessus d'un fast food quel qu'il soit de restauration rapide qui vous fait des grillages, bon vous pouvez plus ouvrir votre vos fenêtres. Ça ça provoque une nuisance.

Bah déjà sur le trottoir hein, vous imaginez 40 personnes qui attendent pour s'acheter euh un hot dog ou une une margaise, enfin bon, j'en sais rien quoi. [grognement] Euh bah les autres boutiques voient leur leur vitrine ben occupée. C'estàd [raclement de gorge] que vous attendez devant la vitrine des autres.

Bon tant mieux mais si ces restaurants là ont du succès, moi je suis contente pour eux. Mais euh oui, on n' pas envie d'avoir ça dans nos quartiers parce que là vous parlez de la place Marcel à Boulogne hein. Je suppose que ça existe dans dans d'autres villes he bien sûr.

Là le problème c'est qu'on a une concentration sur cette place parce que c'est une place qui est extrêmement fréquentée qui est très passante. Les gens passent en voiture pour rentrer dans Paris. C'est un des axes d'entrée dans Paris.

Il y en a pas 50 non plus. Hop, on voit tous les fast food sont là. Euh ils s'arrêtent un peu plus loin, il se garent, ils viennent s'acheter un truc.

Alors, c'est on en a cité quelquesuns, on peut en citer trois. Il y a McDo, il y a KFC. Il y en a plein de petits trucs de voilà.

Bah ça c'est pas des petits trucs he McDo évidemment c'est plutôt Mais oui, j'ai envie de dire Mcdo sa viande elle est française, ses pommes de terre sont françaises. Il achète en France Mcdo. Ouai oui.

Ou je suis pas sûr que tous ces gens-là achètent leur viande en France. Ouais. Ouais.

Ouais. Oui. C'est le le poulet peut venir d'ailleurs quoi notamment c'est ce que vous dites avec.

Je pense qu'elles ont fait un long voyage hein, qu'elles ont pas le mal de l'air ni le mal de mer. Ouais. Ah oui, [rires] c'est des petites bêtes.

Elles serait peut-être même peut-être venu à la nage. Voyez, c'est Non, non, elles viennent de très loin. Aucun doute en tout cas euh bah pour l'instant il y a eu des contrôles, je pense que vous l'avez dit sur sur l'hygiène et il n'y a rien eu pour l'instant de de signaler.

Mais on comprend votre votre message qui concerne beaucoup de beaucoup de villes avec cette prolifération. Donc des des fast food euh quel qu'il soit évidemment tous ces petites ces petites chaînes de restaurants qui ouvrent avec des gens qui sont qui font la queue des fils d'attente sur le trottoir et les problèmes que ça peut poser. Merci beaucoup hein Pascal Blass d'avoir été avec nous, vice-présidente de l'Union des commerçants et artisans de Boulogne Bill en cours.

Et j'imagine que ça vous fait peut-être réagir he 0826 300. Vous êtes vous-même aussi peut-être concerné par ça. Alors, en même temps, peut-être que vous en bénéficiez et que vous êtes bien content de les les trouver euh ces restaos.

Vous pouvez réagir tout à l'heure après 8h30. On pourra y revenir bien sûr ensemble sur Sud Radio.