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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 29 janvier 2021 35 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Marine Le Pen présente son contre-projet pour neutraliser l'islamisme

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 40 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Locuteur 3Fait
    « un président de la République osait enfin nommer les choses, osait démonter les mécanismes d'infiltration islamiste qui délitent le corps social »
  • 1:50Locuteur 3Fait
    « Ce qui est sûr, c'est que la montagne médiatique a accouché d'une souris législative. »
  • 3:29Locuteur 3Fait
    « Peu importe les raisons. Convenance ou pusillanimité, calcul politique ou soumission à des féodalités, le gouvernement a renoncé à désigner l'islamisme, à le nommer explicitement, à le définir, à le viser pour en organiser sa neutralisation. »
  • 3:56Locuteur 3Fait
    « Ceux qui craignent l'amalgame entre islamisme et islam sont ceux qui pratiquent cet amalgame sans se l'avouer. »
  • 4:20Locuteur 3Fait
    « J'ai pour ma part d'autant moins d'hésitation à désigner l'islamisme que je ne confonds pas cette idéologie totalitaire et meurtrière avec la foi islamique que pratiquent l'immense majorité des musulmans en France ou dans de très nombreux pays musulmans. »
  • 5:18Locuteur 3Fait
    « Sur le fond, cette critique de la position présidentielle ou gouvernementale est encore plus inquiétante. »
  • 5:32Locuteur 3Fait
    « A aucun niveau de l'État, ils n'ont visiblement compris que l'offensive islamiste s'inscrivait non dans des escarmouches isolées de groupes fanatisés, mais dans une guerre totale qui nous est menée. »
  • 5:49Locuteur 3Fait
    « Nous sommes en fait confrontés à la première guerre mondiale du XXIe siècle. »
  • 5:54Locuteur 3Fait
    « Elle trouve son origine avec la révolution islamique en Iran en 1979 et son déclenchement officiel, sorte de perle-arbour terroriste, le 11 septembre 2001. »
  • 11:51Locuteur 2Fait
    « D'ailleurs, il n'est pas aujourd'hui en France interdit d'être islamiste et il n'est même pas interdit de le manifester, ce qui est quand même un comble, ce qui peut quand même, on ne peut plus surprendre les gens. »
  • 12:16Locuteur 2Fait
    « Le mot même, c'est l'islamisme, n'est pas employé. Et c'est véritablement, je peux dire, une imposture par rapport à cela. »
  • 12:37Locuteur 2Promesse
    « il s'agit de mettre l'islamisme en fait hors la loi. Ou en tout cas, hors de droit de cité. »
  • 25:45Locuteur 2Promesse
    « si ce projet était appliqué, c'en serait fini de l'islamisme »
  • 28:54Locuteur 1Fait
    « démission de l'État d'abord, qui n'a jamais pris le problème à bras-le-corps »
  • 28:59Locuteur 1Fait
    « démission de l'école, qui ne remplit plus sa mission assimilatrice »
  • 29:33Locuteur 1Chiffre
    « c'est ce qui permet de passer de 49% des voix à 51% »

Temps de parole

  • Locuteur 245 %
  • Locuteur 332 %
  • Locuteur 123 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Locuteur 3

Mesdames et Messieurs, l'histoire retiendra que nous sommes vraisemblablement à un moment charnière du quinquennat, à un moment où le quinquennat aurait pu prendre une autre direction. Finalement, il suivra son cours normal, plombé par le politiquement correct et réduit à l'impuissance de la logique schizophrénique du en même temps. La grande bifurcation salvatrice pour la France n'aura donc pas lieu. Présider c'est voir loin et savoir faire prévaloir une vision élevée, gouverner c'est comprendre, arbitrer et décider. Nous en sommes loin.

Que reste-t-il du discours martial des mureaux qui nous avaient surpris et même agréablement surpris, où un président de la République osait enfin nommer les choses, osait démonter les mécanismes d'infiltration islamiste qui délitent le corps social, le fragmente pour conduire à un phénomène que d'un ton convaincu, il dénomma séparatisme. Le pays était estomaqué par tant de courage, sidéré par tant de lucidité. Le président lui-même d'ailleurs semblait surpris de sa propre audace.

Souvenez-vous, nous avions dit combien nous convenaient ces orientations, qui semblaient répondre à une prise de conscience collective, peut-être même témoignaient d'une véritable révolution intellectuelle dans les sphères d'un pouvoir généralement si déconnecté des réalités. Nous avions dit notre accord de participer activement aux côtés du gouvernement à un élan national indispensable qui appelait à la mobilisation de tous les républicains en dehors de tout esprit partisan. C'est dans cet esprit de rassemblement que j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec Gérald Darmanin. N'ai-je pas été suffisamment convaincante ? Ou ces consultations ne relevaient-elles que de la mise en scène ?

Peu importe. Ce qui est sûr, c'est que la montagne médiatique a accouché d'une souris législative. Il est triste pour le pays de constater que le président, comme le gouvernement, offre à l'occasion du débat sur le séparatisme le piteux spectacle de l'impuissance publique et de la confusion politique. Le projet de loi Darmanin qui nous est soumis revient à reléguer le propos présidentiel des Mureaux au rang d'artifice, comme ces dorures élyséennes qui peuvent brièvement donner l'impression d'une puissance et d'une majesté clinquante, mais dont on se rend vite compte qu'elles ne peuvent remplacer ni l'autorité ni la vision d'État.

Au fil des jours, le pouvoir est passé du mot islamisme à séparatisme, puis de séparatisme à laïcité, pour finir avec de vagues ambitions de conforter les principes républicains. Chaque concession sémantique, chaque accommodement de circonstances a fait avancer le gouvernement dans le guet de la débâcle politique. C'est dommageable pour lui, mais cela, je vous l'avoue, m'importe peu. C'est surtout une occasion perdue pour le pays. Et cela m'inquiète terriblement. Le projet Darmanin est une laborieuse production infiniment technocratique et insuffisamment politique.

Il comporte un vice-originel, qui non seulement enruine la cohérence générale, mais le conduit au pire contresens en ouvrant des débats hors sujet. Avec ce texte, le gouvernement renonce à désigner l'ennemi qui est, on le sait, l'acte politique par excellence. L'acte politique premier. Peu importe les raisons. Convenance ou pusillanimité, calcul politique ou soumission à des féodalités, le gouvernement a renoncé à désigner l'islamisme, à le nommer explicitement, à le définir, à le viser pour en organiser sa neutralisation. J'entends déjà l'argument du risque d'amalgame entre islamisme et islam. Je veux être sur ce sujet très clair.

Ceux qui craignent l'amalgame entre islamisme et islam sont ceux qui pratiquent cet amalgame sans se l'avouer. Ma démarche n'est aucunement religieuse, mais procède de l'analyse d'une idéologie politique. Ce sont les islamistes, d'ailleurs, qui voudraient que l'on confonde islam et islamisme. J'ai pour ma part d'autant moins d'hésitation à désigner l'islamisme que je ne confonds pas cette idéologie totalitaire et meurtrière avec la foi islamique que pratiquent l'immense majorité des musulmans en France ou dans de très nombreux pays musulmans. La confusion profite aux islamistes. C'est même en désignant expressément l'islamisme que nous en délivrerons les musulmans modérés.

Je note à l'appui de ce que je dis que de nombreux pays musulmans sont d'ailleurs, comme nous, souvent victimes d'agitation islamiste et d'attaques terroristes. Notre proposition de loi, vous le remarquerez, n'emploie pas une seule fois le mot religion. La désignation de l'idéologie islamiste comme ennemie est, sur cette question du séparatisme, la première et grande divergence avec le président et le gouvernement. Il en est une autre qui tient à l'analyse du phénomène islamiste. Sur le fond, cette critique de la position présidentielle ou gouvernementale est encore plus inquiétante.

A aucun niveau de l'État, ils n'ont visiblement compris que l'offensive islamiste s'inscrivait non dans des escarmouches isolées de groupes fanatisés, mais dans une guerre totale qui nous est menée. Cette guerre, il faut l'avouer, est mondiale. Nous sommes en fait confrontés à la première guerre mondiale du XXIe siècle. Elle trouve son origine avec la révolution islamique en Iran en 1979 et son déclenchement officiel, sorte de perle-arbour terroriste, le 11 septembre 2001. Elle s'est poursuivie et intensifiée depuis plusieurs décennies avec une extension presque partout dans le monde. Cette vérité est certes un peu brutale, j'en ai conscience.

Il est difficile d'envisager une guerre quand il n'y a pas eu de déclaration de guerre en bonne et due forme et de mobilisation, quoique les leaders islamistes ne cessent de proclamer qu'ils nous mènent d'une guerre. Cette guerre pourtant, elle est là. Elle est non conventionnelle, asymétrique et elle se déroule par grignotage insidieux de nos sociétés et par le mode plus spectaculaire du terrorisme. Je vous disais que la guerre qui nous est livrée est mondiale. Elle affecte le Moyen-Orient, bien sûr, mais aussi l'Afrique, où tente de se constituer à coups d'assassinats et d'opérations meurtrières perpétrées dans la bande subsaharienne du Mali au nord du Cameroun, un califat africain.

L'Europe fait également l'objet d'une offensive générale qui a mis en mouvement tous les réseaux de l'islamisme, qu'ils soient terroristes, associatifs ou d'influence. Les uns sont sur Internet, avec des menaces sur Twitter ou Facebook, en mode séduction sur TikTok. Les autres dans les associations ou dans les arrières-cours des mairies. Les derniers, mais les plus déterminés, dans des officines d'activistes. Cette guerre est peu concevable, car elle est menée non par un ennemi estampillé, mais par une nébuleuse. Mais une nébuleuse qui fonctionne de manière logique et résolue et qui ne s'arrêtera qu'à l'heure de sa victoire.

Croire que le terrorisme est le fait de fous, d'actes de forcenés isolés, de loups solitaires, relève du déni ou de l'amateurisme. Croire que les revendications religieuses incessantes sont le fruit du hasard, c'est ignorer la stratégie qui consiste à rendre l'idéologie islamiste présente partout et notamment à l'imposer dans l'espace public. Croire que le parent d'élèves qui monte une cabale contre le malheureux Samuel Paty est un simple parent d'élèves, soucieux du bon fonctionnement de l'éducation nationale, c'est ignorer que l'on a affaire à des individus qui se sont répartis la tâche d'infiltration et de déstabilisation, de pression sociale ou de menace d'agression.

Croire qu'il suffit de faire signer une charte de laïcité à des tenants d'une idéologie conquérante et sacrificielle, c'est faire preuve d'une inconscience coupable. Vous le voyez, ignorer la menace totalitaire et hégémonique, ne pas vouloir la nommer, c'est prendre la responsabilité de nous laisser à sa merci. Mais en refusant de nommer la menace, le projet de loi d'Armanin génère un double dégât collatéral, attenter à la liberté de tous et finalement rompre le consensus nécessaire.

Ainsi, au lieu de rechercher auprès de tous, auprès de toutes les religions, une convergence humaniste pour exclure seulement l'idéologie criminelle islamiste, le gouvernement pointe du doigt toutes les religions, catholiques, juives, protestantes ou islamiques. De manière dommageable et contre-performante, le gouvernement rouvre des débats clos depuis plus d'un siècle, comme la loi de 1905. Il remet sur la table la question des libertés scolaires en interdisant la scolarisation au domicile pour tous.

Cette démarche maladroite et périlleuse est d'autant plus dommageable que la prise de conscience populaire devant l'atrocité des crimes islamistes appelait naturellement une réaction législative puissante et ordonnée. A ne pas vouloir traquer uniquement les dérives des uns par une interdiction des groupes sectaires islamistes revient à contraindre toute la collectivité et d'ailleurs c'est ce que n'a pas manqué de rappeler dans son avis le Conseil d'État. Toutes ces raisons nous ont conduit à vous présenter notre plan contre l'idéologie islamiste avec pour but de la considérer comme idéologie ennemie de la France, de la République et de la traiter comme telle.

Le texte que nous vous présentons et que vous détailleront Jean-Paul Garraud et Stéphane Ravier est une proposition de loi que nous mettons dans le débat. C'est un texte qui a l'ambition de la cohérence et du réalisme. Il a la prétention du courage, celui de ne pas fuir devant les situations et encore moins devant les mots. Il a vocation, vous l'avez compris, à constituer notre réponse à une guerre qui nous est menée et dont l'issue conditionne nos libertés. Le gouvernement voudrait nous faire croire qu'il est allé au bout des propositions possibles. Il faut toujours se méfier de ceux qui vous disent qu'il n'y a pas d'alternative.

C'est généralement une manière de clore le débat en l'esquivant. Ce débat, nous devons l'avoir. Et nous regrettons que les députés du Rassemblement national ne disposent que de 15 petites minutes pour la totalité des débats qu'ils ont épuisés le premier jour. Il est ainsi d'ores et déjà évident, compte tenu du choix du temps législatif programmé, que nous ne pourrons défendre aucun de nos amendements. Ce n'est ni à l'honneur de ce Parlement, ni à l'honneur de ce gouvernement, ni à l'honneur de ceux qui veulent encore aujourd'hui interdire toute réforme de la représentation nationale. L'Autriche a adopté, comme nous le proposons, une attitude offensive face à l'islamisme.

Je ne doute pas que les Républicains, qui sont majoritaires dans le pays, se retrouveront en toute ou partie dans notre logique de fermeté et de réalisme. Et je leur lance un appel, qu'au-delà des opinions partisanes des uns et des autres, nous puissions nous retrouver pour faire face à une idéologie qui met en danger la liberté de tous et la paix du monde. Je vous remercie et je vais passer immédiatement la parole à Jean-Paul Garoult.

11:50
Locuteur 2

Merci Marine. Je ne reviendrai pas sur les lacunes considérables du projet de loi gouvernementale qui en réalité ne vise pas l'islamisme, ne s'est pas attaqué à l'islamisme. D'ailleurs, il n'est pas aujourd'hui en France interdit d'être islamiste et il n'est même pas interdit de le manifester, ce qui est quand même un comble, ce qui peut quand même, on ne peut plus surprendre les gens. C'est une lacune donc majeure de ce projet de loi. Le mot même, c'est l'islamisme, n'est pas employé. Et c'est véritablement, je peux dire, une imposture par rapport à cela.

Non, alors, sur la présentation de ce texte, je dirais bien entendu un certain nombre de choses pour vous montrer que ce texte est très fondé juridiquement. Il s'agit, et c'est l'article 1 de ce projet, il s'agit de mettre l'islamisme en fait hors la loi. Ou en tout cas, hors de droit de cité. Le cœur du réacteur, je dirais, de cette proposition de loi, c'est donc cet article 1, c'est une disposition première, qui caractérise à travers une batterie de critères, l'idéologie islamiste, et ces critères qui donc marquent, qui considèrent, qui mettent en place, qui décident que toutes ces actions, tout ce qui est énuméré, est incompatible avec la République, avec ses principes, avec ses valeurs.

Car il ne s'agit pas simplement de conforter les principes de la République, le projet gouvernemental indique, projet visant à conforter les principes républicains, non, la réalité c'est qu'il faut les garantir, les principes républicains. Donc on va bien au-delà. Et il faut les faire respecter de ceux qui les combattent, en interdisant purement et simplement toute expression, manifestation ou diffusion d'idéologies indésirables en République. Alors, que l'on comprenne bien, il ne s'agit pas ici de s'en prendre à la liberté de conscience. Chacun peut penser ce qu'il veut. Malheureusement, je dirais même le pire.

Ce qui compte, c'est de prohiber au fort externe, il y a le fort interne, la réflexion personnelle, il y a le fort externe, de prohiber au fort externe, toute forme de manifestation publique, d'opinion, qui par elle-même constitue un trouble grave à l'ordre public. Ce que je vous dis là est très juridique. D'ailleurs, la déclaration de 1789, comme la CEDH, prévoit bien que la liberté d'expression trouve sa limite dans le trouble à l'ordre public. Cette notion de trouble à l'ordre public, j'avais eu d'ailleurs l'occasion de travailler véritablement aussi à ce sujet, lorsque j'avais été le rapporteur de l'interdiction du voile intégral, pour cette loi qui date d'il y a un peu plus de dix ans.

Et j'avais fait en sorte qu'au-delà du trouble à l'ordre public, qui est une notion classique en droit, salubrité publique, sécurité publique, donc conception classique du trouble public, s'ajoute une autre notion, qui est une notion d'ordre public, d'ordre social, sociétal. C'était une grande nouveauté que cette loi apportait. Cette loi n'était pas uniquement l'interdiction d'un voile intégral.

Cette loi, c'était aussi, vous retrouvez cela dans les préambules, dans les discussions parlementaires, dans l'exposé des motifs, vous retrouvez donc cette consécration d'un ordre public qui va bien au-delà de l'ordre public classique, qui en fait consacre, je dirais indirectement, les valeurs premières de la République. C'était ça qui était, je pense, intéressant dans cette loi. Donc, cette référence à l'ordre public, aujourd'hui, ce trouble grave à l'ordre public, c'est ce qui, je dirais, motive cette manifestation de cette idéologie islamiste qu'il faut combattre.

Et puis ensuite, après cet article 1, qui est, comme je vous l'ai indiqué, l'article essentiel, puisqu'on va se référer à tous ces critères qui sont énumérés dans cet article, eh bien, il y a l'application, naturellement, de cet article, et l'application très concrète. Il faut appliquer cette mise hors la loi dans les principaux domaines du droit, avec des dispositions générales qui sont dérogatoires, parce que cette loi que nous proposons consacre, en quelque sorte, un droit d'exception, car elle prévoit, la loi, qu'elle déroge à toute disposition antérieure contraire. Elle s'applique immédiatement, c'est une loi qui est claire, lisible, et cette application générale, donc, est immédiate.

Donc, ceci veut dire, très clairement, qu'elle peut être amenée à compléter certains textes qui existent déjà, mais, s'appliquant immédiatement, elle déroge à tout ce qui peut être au contraire. Et c'est donc, évidemment, ce qui est important, puisqu'après un article qui impose à l'État et à toute personne de droit public ou privé agissant dans le cadre d'une mission de service public de prendre toute mesure pour prévenir, empêcher ou faire cesser la manifestation ou la diffusion des opinions et s'interdites, d'autres articles qui suivent posent des interdictions générales précises.

Alors, par exemple, l'interdiction, celle de toute forme de diffusion et circulation sur tout support de ces idéologies, idéologies qui ont été définies à l'article 1, celle de tout financement avantage ou aide de toute nature par une personne de droit public ou de droit privé liée à une personne de droit public à toute personne physique ou morale française ou étrangère manifestant ou diffusant ces idéologies, celle dans l'espace public de tout signe ou tenue affirmant sans équivoque et de manière ostentatoire ces idéologies, celle de la dénomination d'espace ou bâtiment public ayant pour objet ou pour effet de manifester ces idéologies, d'en faire l'apologie ou de faire une sorte de témoignage de complaisance par leur évocation, et puis naturellement elles ne peuvent servir de support à tout autre diverses mesures, cette idéologie et il convient par ces dispositions générales qui permettent en tout état de cause de se fonder sur le seul motif qu'une personne ou un groupe manifeste ou diffuse habituellement ces idéologies pour refuser tout avantage par l'État et les personnes publiques pour accéder à la fonction publique ou pour se maintenir au sein de la fonction publique.

Cela concerne aussi l'entrée ou le maintien d'un étranger sur le territoire national. C'est aussi l'interdiction ou la dissolution de toute personne morale ou groupement de faits qui se donne un tel objet ou qui se livre habituellement à de telles activités. C'est aussi l'interdiction même à titre préventif de tout regroupement de personnes dans cet objectif.

Donc toute une série de dispositions générales qui s'appliquent et des dispositions aussi spécifiques puisque bien entendu la définition de cet article 1 qui consacre je dirais la manifestation de cette idéologie islamiste va entraîner toute une série de répercussions dans de nombreux textes de loi que ce soit bien sûr en différents énormément de textes codifiés déjà codifiés et je prends un certain nombre d'exemples sur des dispositions spécifiques à certaines matières qui peuvent être considérées comme sensibles l'enseignement par exemple un but affirmé un but affirmé c'est bien sûr l'exigence de neutralité de l'enseignement c'est des moyens pour prohiber toute contagion de cette idéologie dans l'enseignement tout ceci est évidemment très détaillé dans le texte ensuite ça concerne aussi les bâtiments du culte pour maîtriser je dirais l'édification d'éléments ostentatoires qui troublerait gravement aussi l'ordre public avec des autorisations qui doivent être données par le représentant de l'état par rapport à cela c'est l'interdiction de tout ce qui manifesterait donc les idéologies dont je viens de parler il y a d'autres secteurs par exemple comme la culture la communication il est donné dans le texte une émission supplémentaire au conseil supérieur de l'audiovisuel pour veiller au respect de l'interdiction de la manifestation de la diffusion de ces idéologies et des mesures d'ailleurs pour sanctionner les manquements qui viendraient à être démontrés ensuite il y a même aussi la possibilité en ce qui concerne le cinéma ou les publications destinées à la jeunesse ou les bibliothèques un certain nombre donc d'interdiction pour veiller à ce que cette idéologie ne soit pas diffusée et donc qu'on n'en fasse pas d'une façon je dirais directe ou indirecte l'apologie il y a toute une série de mesures qui concernent les agents de droit public ou privé interdiction du port de signes ou tenues de nature à manifester ostensiblement une conviction religieuse ou politique possibilité de suspension d'un agent public ou de mise à pied immédiate en ce qui concerne donc un salarié du privé s'il y a la manifestation ou la diffusion de ces idéologies donc ce sont des motifs pris qui peuvent amener à effectivement des suspensions des révocations immédiates il y a toute une série d'expositions sur les personnes morales et les groupements de faits avec tout ce qui tourne autour de la dissolution de ces personnes morales et groupements de faits pour le seul motif et avec la possibilité pour ce seul motif d'avoir enfreint cet article 1 avec donc la possibilité donc de faire cela par décret en conseil du ministre ou même possibilité par le tribunal judiciaire donc de prononcer ces dissolutions en ce qui concerne donc les personnes de droit des personnes donc tout ce qui concerne le droit privé quand de telles manifestations ou diffusions sont leur objet ou leur objectif il y a des dispositions également qui concernent les élections avec l'interdiction d'enregistrement de candidatures de personnes ayant manifesté ou diffusé ces idéologies de manière habituelle ou étant membre de groupements qui les pratiquent il y a également des dispositions similaires en ce qui concerne les élections professionnelles d'autres dispositions concernent les étrangers avec retrait possible de la nationalité française pour ce seul motif avec des mesures d'expulsion d'éloignement du territoire et d'interdiction du territoire interdiction d'entrée ou de séjour sur le territoire même pour un étranger ressortissant d'un état dont les dirigeants appellent à la haine la violence ou la discrimination vers les français ou font peser une menace sur l'intérêt fondamental ou sur les intérêts fondamentaux de la France avec possibilité d'y déroger par autorisation spéciale du gouvernement s'il est prouvé que la personne en question n'était pas solidaire et puis vous avez aussi des dispositions qui concernent donc le droit pénal avec des modifications donc du droit pénal c'est un élément évidemment important par rapport à la répression donc d'un certain nombre de crimes et délits puisqu'il conviendrait de créer un nouvel article 132-81 du code pénal qui ferait donc de cette idéologie appliquée si je puis dire une circonstance aggravante lorsque justement un crime ou un délit a un lien avec l'idéologie en question la peine encourue est alors élevée au degré supérieur tout ceci est évidemment détaillé il n'y aurait pas non plus la possibilité de prononcer un sursis pour les personnes qui auraient commis de tels faits crimes ou délits il n'y aurait pas la possibilité non plus de mettre en place des aménagements de peine avec quand même une soupape de sécurité puisqu'à titre exceptionnel et avec des conditions particulières il serait possible bien sûr au juge d'y déroger il y a une peine complémentaire aussi qui peut être donc à mener d'indignité nationale il y a la déchéance de nationalité également toute une série de mesures donc qui sont détaillées dans le projet il y a également de nombreuses dispositions qui concernent les discriminations avec une mission complémentaire qui est donnée au Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes qui devra évoquer cette question dans son rapport annuel il est également donné des droits notamment à des associations qui se proposeraient par ces statuts de combattre la manifestation et la diffusion de ces idéologies ces associations pourraient être agréées pourraient saisir les juridictions pourraient d'ailleurs pour faire respecter la loi et aider à la faire respecter si je puis dire donc pourraient exercer les droits de la partie civile ce qui est important bien entendu aussi il y a des considérations qui concernent l'état d'urgence également qui peut être lancé quand des personnes se réclamant des idéologies en compte sont à l'origine de troubles donc autorisant la mise en place d'un état d'urgence et puis bien sûr toute une série de garanties pour le respect de la loi et je cite par exemple la mise en place d'une délégation parlementaire donc à la lutte contre ces idéologies qui seraient créées et qui bien entendu permettraient donc de faire une étude en permanence de cela sur le terrain il y a le représentant de l'état qui peut à de nombreuses reprises se substituer à l'organe compétent de la collectivité territoriale pas à la remplacer mais se substituer si cela donc peut être si la collectivité est en quelque sorte défaillante il y a donc de nombreuses autres dispositions sur les lieux ouverts au public qui peuvent être fermés et ainsi de suite en définitive ce projet est un projet très avancé qui comme j'ai eu l'occasion de le dire à d'autres justement à d'autres médias je pense que si ce projet était appliqué c'en serait fini de l'islamisme je ne dis pas que ce serait facile naturellement mais on aurait notre république notre démocratie aurait les moyens d'être goût d'aller vraiment combattre à la racine du mal c'est une sorte de loi de légitime défense nationale avec des affirmations symboliques très fortes il n'y a pas de faux fuyants il n'y a pas de faux semblants c'est une en réalité c'est une déclaration de guerre à ceux qui nous l'ont déjà déclaré de leur côté donc c'est un outil je pense redoutablement efficace c'est une approche tous azimuts c'est avec ce texte les principaux champs de la vie sociale où s'exercer l'influence islamique qui seront ainsi couverts et avec d'abord les moyens d'une sanctuarisation en quelque sorte de notre territoire national et autant que possible de notre espace culturel c'est également une sorte de cordon sanitaire qui a été mis en place autour des pouvoirs publics pour éviter l'entrisme l'entrisme dans nos pouvoirs publics l'armée la police comme malheureusement nous avons eu à le constater avec l'attentat à la préfecture de police de Paris c'est aussi l'occasion d'une mobilisation générale nos compatriotes ne sont pas dupes des discours grandiloquents et creux qui ponctuent chaque nouvelle agression islamique qui signe à chaque fois un peu plus l'impuissance de l'Etat et avec M.

Macron les impastes en même temps là nous sommes au corps du sujet il ne suffit plus que de l'appliquer merci

27:19
Locuteur 1

merci Marine pour ton invitation déjà pour ta présentation merci Jean-Paul pour tes explications mesdames et messieurs Marine Le Pen l'a dit nous nous attaquons ici à une idéologie une idéologie politique une idéologie qui n'est pas dans le séparatisme les islamistes ne sont pas des amiches mais dans la conquête ils ne veulent pas se séparer de la France ils veulent la conquérir et la soumettre les soldats de l'islamisme se divisent en deux catégories ceux qui sont pressés et qui commettent les attentats et puis il y a les patients les besogneux qui irriguent qui irradient qui gangrènent petit à petit le territoire sur lequel ils agissent la stratégie des petits pas a déjà fait ça ses preuves en Egypte ou en Turquie lorsqu'elle a été appliquée par les frères musulmans avec les résultats que l'on connaît ou encore en Algérie avec le front islamique du salut cette même stratégie s'applique cette même stratégie pardon s'applique aujourd'hui en France on met la pression on culpabilise on rééduque on endoctrine ou on aide ou on soutient son voisin son immeuble son quartier sa cité et toute la ville personne de sérieux ne peut contester qu'il soit possible que demain un drapeau noir ne flottera pas sur un hôtel de ville et demain c'est 10 ans 20 ans mais le temps passe si vite cet islamisme militant et conquérant est le produit de plusieurs démissions démission de l'état d'abord qui n'a jamais pris le problème à bras-le-corps démission de l'école qui ne remplit plus sa mission assimilatrice démission de la nébuleuse associative et locale qui ferme les yeux sur l'inacceptable et qui refuse de dénoncer la progression de l'islamisme par peur de stigmatiser démission enfin et surtout d'élus dont beaucoup collaborent avec des islamistes pour s'assurer une clientèle électorale ils ne voient pas en eux des ennemis de la France mais des réservoirs de voix alors ils les soutiennent à coups de subventions d'emplois ou de logements c'est ce qui permet de passer de 49% des voix à 51% je suis aux premières loges à Marseille pour y assister je ne reviendrai pas mesdames et messieurs sur la définition de l'idéologie islamiste je me contenterai de vous donner des applications très locales et très concrètes de cette proposition de loi dans cette bonne vieille ville de Marseille ça ne vous étonnera pas le chapitre 2 est à la fois très large et très précis l'article 5 interdit tout financement avantage ou toute aide à une personne se livrant à des activités ayant pour objet ou pour effet la manifestation ou la diffusion des idéologies visées à l'article 1er voilà qui va permettre à Marseille et aux Marseillais à tous les Marseillais d'être libérés de la pression et in fine de la présence des militants islamistes en décembre 2019 Eric Younus prédicateur roi habite fiché S a organisé une tournée des mosquées dans les quartiers nord de Marseille dans la mosquée des Cèdres de Frévalon dans le 13ème arrondissement et au centre musulman du boulevard Viala situé dans le 15ème si cette loi est appliquée lorsque cette loi sera appliquée les trois responsables de ces lieux de culte devront répondre de leurs actes devant la justice en quoi juge-t-il intéressant et républicain d'inviter dans leur mosquée un homme qui a fait ses études à Médine au coeur nucléaire de l'islamisme saoudien et qui est surveillé par leur enseignement français dans nos quartiers nord existe aussi le centre musulman des Bleuets dont la proximité avec les frères musulmans n'est un secret pour personne puisqu'il participe chaque année au grand bravo annuel de l'UOIF l'imam du centre s'est récemment illustré en enregistrant et en diffusant des prêches extrêmement radicaux dans lesquelles il incite les musulmans à désobéir aux lois de la république il participe à des conférences avec des salafistes bien connus comme le professeur de religion de Souad Mera la soeur de Mohamed Mera et bien ce centre sera fermé et l'association dissoute grâce à l'article 8 nous pourrons également appliquer l'article 12 dans notre belle cité phocéenne s'il existe des écoles coraniques clandestines dont une que j'ai fait fermer dans le 14ème arrondissement il y a quelques années il y a un grand lycée islamique dans le 15ème arrondissement ce lycée participe chaque année aux événements de l'UOIF un prédicateur saoudien y a été invité connu pour soutenir les djihadistes et appelé à la guerre sainte contre l'occident ce lycée diffuse donc sciemment et de manière répétée l'idéologie islamiste il sera ainsi fermé à l'article 20 on s'attaque à la diffusion des idéologies islamistes dans le service public un exemple est bien connu à Marseille celui de madame Nora Preziosi accessoirement élue au conseil régional et ancienne adjointe de Jean-Claude Godin elle a participé à la rencontre annuelle de l'UOIF elle est vice-présidente d'un office HLM très important en tant que personnalité qualifiée peut-on faire confiance à une personne aussi conciliante avec les islamistes pour s'occuper du logement social grâce à l'article 20 elle sera suspendue de ses fonctions enfin on arrive au chapitre des élus et nous avons des exemples très parlants à Marseille tout d'abord ma chère collègue sénatrice Valérie Boyer qui a participé à l'inauguration d'une mosquée salafiste dans le secteur qu'elle dirigeait à l'époque c'est à dire en 2014 elle a laissé une salle de prière s'installer dans un local municipal utilisé par des salafistes surveillés par les renseignements il y a aussi évidemment plus que tout et plus que tous Samia Ghali l'ex-sénatrice des quartiers nord on a l'impression que dès qu'il y a un événement islamiste c'est plus fort qu'elle il faut qu'elle s'y précipite cérémonie au lycée islamique du 15ème arrondissement elle est là réunion annuelle de l'OIF elle est encore là grande prière organisée par la mosquée Isla qui diffuse des textes appelant au djihad à la haine des juifs ou à la mort des apostas elle est toujours là elle serait donc complètement concernée par l'article 24 de notre projet de loi vous voyez sur une seule ville en France les exemples d'applications concrètes de la loi ne manquent pas j'aurais pu vous en citer encore beaucoup mais je crois que le temps nous est plus ou moins compté ce qui manque en revanche c'est la volonté donc c'est la volonté politique pour prendre les mesures nécessaires ce qui manque c'est du courage du courage à ne pas faire que de la com ou des tweets mais d'agir d'agir concrètement heureusement en 2022 ce n'est pas seulement une femme que nous mettrons à la tête du pays mais surtout sa volonté et son courage