AUDITION DE BRIGITTE LECORDIER, DOUBLEUSE, ET PATRICK KUBAN, DE L’ASSOCIATION « LES VOIX »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 47 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Pouvez-vous donner des exemples concrets de recours à l'IA dans vos métiers et leurs conséquences sur la qualité ?
- 15:00OuverteRéponse partielle
Comment informer le public sur l'utilisation de l'IA dans les titres ou les voix ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la proposition de loi sur le renversement de la charge de la preuve ?
- 23:00OuverteRéponse partielle
Un tiers de confiance européen pour la transparence des données d'entraînement vous semble-t-il viable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:30Patrick KubanPromesse
« interdiction formelle de diffusion en France de réplique numérique non consenties, voix, visage et prestation sur les réseaux sociaux »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
à l'Assemblée nationale à l'occasion de cette de l'audition que conduit que nous conduisons madame Calvez rapporteur et moi-même dans le cadre d'une mission d'information intitulée comme vous le savez création, diffusion et acquisition des connaissances. comment l'intelligence artificielle transforme notre éducation et notre culture. Donc aujourd'hui, nous allons parler essentiellement de culture.
Il est pas interdit de parler éducation mais enfin surtout de culture. Je précise pour ceux qui nous suivent que cette audition est intégralement publiée en direct sur le site de l'Assemblée nationale ce qui permet aux députés qui ne sont pas présents physiquement de nous suivre de nous faire suivre par par leur collaborateur. Donc nous avons aujourd'hui le plaisir de d'accueillir monsieur Patrick Cuban artiste interprète et fondateur de l'association professionnelle Les voix.
Monsieur Bertrand Burgala producteur, compositeur chanteur, président du syndicat national de l'édition phonographique Snap et Madame Brigitte Lecordier comédienne doubleuse porte-parole du collectif Touche pas ma VF notamment connue pour avoir donné sa voix au personnages Oui. Oui. Et d'autres personnes qui sont les bienvenues, n'est-ce pas ? mais et qui auront évidemment tout loisir à s'exprimer aussi.
Nous vous remercions d'avoir invité notre invitation. Nous avons souhaité, une fois n'est pas coutume, réunir deux secteurs professionnels différents pour mettre en perspective leur attitude vis-à-vis de l'IA et discuter des conséquences que cette nouvelle technologie, il y a générative, hein, euh des conséquences que cette nouvelle technologie entraîne pour les artistes. Je précise que vous avez tous trois, peut-être tous, je ne sais pas, participé au contresommet de LIA qui s'est tenu au théâtre de la Concorde il y a tout juste 1 an.
Si vos activités professionnelles sont différentes, euh vos inquiétudes, semble-t-il, se recoupe largement. Vous craignez une perte de revenus pour les créateur et la mise en œuvre d'une logique d'éviction des créations humaines originale par des contenus synthétiques. En matière musicale, ce risque est de plus en plus prignant puisque les titres générés par l' générative ne cessent progresser sur les plateformes de streaming.
En octobre 25, 28 % des titres chargés sur 10h étaient artificiel. En janvier dernier, cette proportion atteint déjà 39 %. Craigiez-vous à terme donc une éviction des œuvres humaines ?
Et que pensez du succès notamment sur Spotify de faux groupes d'IA ? Enfin, quel regard portez-vous sur les politiques respectives de Spotify et Dieser en matière de détection des sources donc et de rémunération des contenus synthétiques ? Le risque de substitution est tout aussi préignant pour les comédiens doubleurs et plus généralement pour les professionnels de la voie.
Selon monsieur Benjamin Saoset, directeur exécutif de laadie, les comédiens doubleurs auraient déjà deux fois moins de contrats. Quelle solution préconisez-vous pour protéger les 15000 professionnels du doublage menacés dans leur activité ? Huit doubleurs d'ailleurs ont récemment mis en demeure de sociétés d'intelligence artificielle pour avoir cloné leur voix.
Pouvez-vous revenir sur cette action inédite ? tel était mon propos liiminaire et la l'organisation de notre audition qui va durer à peu près 1 heure et3 prévoit que vous disposez d'un quart d'heure. C'était en principe 5 minutes par personne mais enfin je vais vous laisser gérer ça.
Vous avez en grosso modo un quart de 20 minutes en propeliminaire à la suite de quoi évidemment madame la rapporteur vous posera les questions qu'elle a préparé à votre attention. Je vous en prie. Monsieur le président, madame la rapporteur, mesdames messieurs les députés, mesdames messieurs, nous souhaitons d'abord vous dire merci.
Merci d'être à l'initiative de cette mission d'information, merci de nous recevoir et de nous auditionner ce matin. Nous nous sentons bien seuls depuis plusieurs mois face aux effets de l'IA, pourtant déjà présent sur notre profession de comédien de voix. Cette audition est donc précieuse pour ces comédiens et pour notre exception culturelle française.
Elle est porteuse d'espoir. Si vous le voulez bien, nous vous proposons de nous présenter. Tout d'abord, je suis Patrick Cuban, comédien, artiste interprète, voit de nombreuses publicités en annonce.
Je cède la place à Brigitte. Brigitte le Cordier, bien sûr. Brigitte le Cordier, comédienne et oui, la voix de Wioui et de son Goku et aussi du collectif Touche pas ma VF.
Bonjour Louis Lecordier, je suis comédien aussi et je m'occupe de Touche pas BF et de de tout de réseaux et voilà, je suis parti fondateur. Ah oui, c'est ça. Est-ce que ça marche ?
Oui, je crois. Est-ce que ça marche ? Bonjour, je suis Francine Baudelot, je suis artiste interprète.
Je suis également membre fondateur de l'association Les voix et j'ai été aussi également présidente de cette association. Très bien, j'ai compris. Bonjour.
Donc moi, c'est Jean V de Castel. Donc je suis comédien évidemment et je suis référent de pour l'IA en fait parce que cette association qui est au départ une association de professionnels de la voie avont été effectivement mobilisés ces dernières années sur effectivement ce problème qui enfin qui n'en était pas forcément un au début mais qui en devient un aujourd'hui. D'où notre présence.
Voilà. Donc je travaille avec Patrick sur le le la sensibilisation je dirais de la sphère politique au problème de lire. Bertrand Burgala, vous vous nous avez déjà présenté.
Je suis musicien et je préside le syndicat national de l'édition phonographique. Nous sommes des comédiens. La plupart d'entre nous joue au théâtre, au cinéma et la télévision. comédien est bien la dénomination avec celle d'artistes interprètes et artistes dramatiques qui doit être employé sur les documents légaux comme les contrats et les bulletins de salaires.
Les artistes interprètent sont parfois des comédiens de doublage quand ils enregistrent des des versions françaises. Alors le terme doubleur, ça concerne surtout les sociétés de doublage, c'est-à-dire les cieux d'enregistrement, nos employeurs. Pour exemple, une étude d'atalab pour vraiment focaliser sur l'aspect économique, une étude d'atalab d'audience révèle que plus donc de 15000 emplois directs sont menacés en Île-de-Fance.
Cela représente 110 entreprises, 110 PME, leurs salariés ainsi que les auteurs non salariés et un chiffre d'affaires global de 650 à 700 millions d'euros. En 2024, l'industrie du doublage a employé 7006 intermittents du spectacle et 2928 permanents. Nous ne sommes pas subventionnés.
Je tiens à le préciser. Et euh il faut également rappeler que les salaires et cotisations sociales représentent à peu près 300 millions d'euros par an. Voilà.
Euh pour nos propos liminaires, je souhaiterais avant tout clarifier un point qui nous apparaît central. Nous sommes pour l'utilisation et le déploiement de l'intelligence artificielle, mais ceux-ci doivent aussi s'entendre à partir du respect des autres acteurs. En ce qui nous concerne, tous les rapports le confirment.
Notre profession est directement menacée dans son existence par le pillage de nos œuvres par lia générative qui s'entraîne sans régulation pour nous remplacer. Cela fait des mois que nous alertons les pouvoirs publics sans succès. On nous rétorque inlassablement que la menace ne serait pas imminente, qu'après tout nous manquerions d'exemples concrets.
Tout est bon pour alimenter une procrastination mortifère. Le 3 février, nous apprenions que 12 comédiennes et comédiens de voix dont Brigitte qui est avec nous ce matin, dont les talents ont été pillés par deux sociétés américaines, Fish Audio et Voice Dub, leur avait adressé une mise en demeure avant de les poursuivre en justice. On y reviendra tout à l'heure lors des questions.
Alors, est-ce normal que des sociétés américaines volent ainsi le talent de comédiens français et se fassent payer pour leur utilisation alors qu'elles n'ont aucun droit sur leur art ? Est-ce acceptable que l'on en arrive là alors que nous alertons sans que nos voix soient entendues depuis des mois ? Assurément non.
Mais nous sommes abandonnés, invisibilisés, niés et pillés. Pourtant, nous devons tous être conscients que l'enjeu dépasse largement les comédiens de voie. Ce qui est réellement en question, c'est notre avenir en ce sens que nous préparons un monde déshumanisé, sans encadrement ni régulation.
Le fabuleux outil de complément et de soutien à l'homme que constitue l'IA pourrait se transformer en un facteur d'affaiblissement peut-être historique de la pensée et des capacités humaines. Nous sommes dans un moment politique et sociétal un peu étrange et déstabilisant et avouons-le sur lequel nous n'avons pas envie de dire merci. Ce moment est celui où des prédateurs, pour reprendre le terme très juste Juliano d'ampoli, ces prédateurs semblent avoir pris le pouvoir sur nos vies.
Tension géopolitique, déstabilisation politique, sentiment d'abandon des populations, radicalité qui inonde le débat public de ces outrances, effacement de la personne humaine. La liste est longue des raisons pour lesquelles nous avons l'impression de ne plus avoir prise sur rien, d'avoir perdu le contrôle. Nous allons probablement vous choquer.
Nous les comédiens de voix, nous sommes un peu l'incarnation de la perte de contrôle de la France sur elle-même. Pourquoi ? Parce que la France s'enorgueillit depuis des années d'être le pays de l'exception culturelle, d'être le pays qui défend un certain esprit, une certaine relation audacieuse à la culture.
Mais la France est la première à abandonner le match face à l'intelligence artificielle américaine qui vient piller nos artistes sans retenu, sans contrôle et sans contrefeu de nos dirigeants politiques. C'est incompréhensible. Nous sommes le symbole de cette perte de souveraineté que nous ressentons tous de façon diffuse.
C'est exactement ce que nous vivons au quotidien. En effet, en toute logique, en tant que comédien, nous aurions pu espérer que face à une telle menace, il y ait un gouvernement des élus qui se lève pour protéger notre culture française, ses comédiens, ses artistes, son expression culturelle, son exception culturelle si précieuse. Cela aurait été le cas il y a quelques années, mais plus maintenant.
La France a baissé pavillon. Pourtant, en ce qui concerne l'IA, il est encore temps d'agir pour protéger nos enfants, notre exception culturelle française et notre souveraineté dans la préservation de notre langue. Or, nous sommes collectivement comme tétanisés tous face au défis que représente, nous avons une crainte compréhensible de rater ce fabuleux virage technologique.
Nous pensons que dresser des limites pourrait contraindre notre économie et restreindre nos atouts français dans ce domaine. Et le véritable danger n'est-il pas plutôt de ne pas s'emparer du sujet alors qu'il en est encore temps ? Doit-on accepter de laisser l'avenir de nos enfants aux mains de machine sans mesurer réellement l'impact de cette confrontation déshumanisée sur leur créativité, leur capacité cognitive ou de recherche autonome de la connaissance ?
Doit-on passivement laisser nos enfants exposer à des contenus trompeurs ? Les fameux deep fake ? victime pardon d'usurpation d'identité et d'usage malveillant de l'IA on le voit actuellement harcèlement manipulation escroquerie ce sont effectivement les plus jeunes qui sont en effet les premières victimes de cette industrialisation du faux et du trompeur notamment sur les réseaux parallèlement ces mêmes technologies permettent de substituer des avatars numériques aux comédiens nous notamment de voix ici au-delà de l'emploi c'est notre souveraineté culturelle qui est menacé la qualité de la création en français, la diversité des accents de nos territoires, des timbres, des interprétations, de l'intégrité des œuvres.
L'Union européenne avance, je connais bien le sujet, nous nous sommes à Bruxelles exam aussi. Donc cette Union européenne, elle avance certes, mais elle adopte un calendrier compatible avec l'urgence de nos spécificités françaises que nous devons défendre. D'ailleurs, certains pays comme le Danemark testent des réponses plus volontaristes qui visent à mieux protéger juridiquement la voix et l'image des personnes face au deep fake.
Donc c'est possible, on peut le faire. LIA porte de formidables espérances. Elles ne doivent pas masquer les risques qu'une utilisation sans retenu ni contrôle pourrait engendrer.
Le moment est venu d'agir vite. Cela n'est en rien incompatible avec la préservation de nos intérêts économiques. Bien au contraire, sans cette action de protection urgente, nous serons perdants sur tous les plans.
Nous n'ambitionnons pas d'interdire l'IA, c'est pas c'est pas pas le sujet. Nous promouvons un cadre de protection que l'on peut qualifier de pro. et antiabus.
La France vient d'interdire sur les réseaux sociaux les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Les députés ont adopté un texte aussi vite que l'éclair. On s'en félicite, on peut le faire rapidement.
Mais pour la protection de notre exception culturelle, nous sommes confrontés au mur des impossibles. Impossible à cause de l'Europe. On a fait de nombreux rendez-vous.
Impossible parce que vous n'êtes où nous ne sommes pas encore morts. Impossible parce que nous n'en sommes qu'au début de l'IA. Impossible parce qu'il manque des preuves.
Impossible. Impossible. Impossible.
Au lieu de nous protéger, on nous promet des subventions pour nous aider à mourir. Voir des médailles. Vous en avez vu il y a quelques temps des médailles aussi.
Une sorte d'euthanasie artistique qui nous est proposée. Nous la refusons. Nous la refusons parce que nous croyons en l'avenir.
Nous croyons en notre capacité artistique. Évidemment, nous la refusons parce que nous croyons en notre exception culturelle. C'est le pilier. et nous la refusons parce que nous croyons en vous les élus.
Merci de votre attention. Merci. Merci beaucoup.
Donc il n'y a pas d'autres intervention. Très bien. Donc je vais passer la parole à madame la rapporteur pour la série de questions.
Ah si vous vouliez pris. Allez-y. Écoutez, je pourrais je compléterai volontiers cecadri Patrick Cuban auquel je souscris bien sûr, mais peut-être que c'est peut-être plus pratique pour vous de le faire par les questions.
Ce que je pourrais ajouter peut-être, c'est que la musique comme la voix, c'est des éléments très fragiles. C'est ce qui fait qu'on a souvent été un peu à l'avant-garde des questions qui peuvent se poser. Ça a été le cas avec le numérique il y a 25 ans.
C'est des ondes. En revanche, qui c'est ce qui rend ça très intéressant et qui va très au-delà même de des enjeux culturels. par exemple, il me semble que un piège à éviter et dans lequel on a tous tendance à à s'engouffrer, c'est d'invoquer l'exception culturelle et je trouve que ça serait faire peu de cas des autres professions qui vont être confrontées aux mêmes questions et il s'agit pas de demander des laisser passer des sauvondits pour les industries culturelles qui seraient formidables et d'abandonner je ne sais pas moi, les magaziniers Amazon et cetera.
Je pense que les questions qu'a affronté la musique notamment ou la voix, c'est des questions qui vont se poser à l'ensemble de la société. Et en ce qui concerne la musique, ce qui est intéressant, je trouve, c'est que évidemment c'est une rupture ontologique, l'intelligence artificielle générative, mais elle elle est en train d'amplifier le pire qui était déjà à l'œuvre. Pour l'instant, je ne dis pas qu'elle fera pas des choses intéressantes et le pire qui était déjà à l'œuvre, c'était déjà bah de l'inflation de contenu.
Et c'est ce que vous disiez tout à l'heure avec les les contenus de de les milliers de morceaux et cetera. Et bientôt bientôt on aura c'est pas 1 million de nouveaux morceaux par semaine qu'on aura ça sera peut-être un million de nouveaux morceaux par seconde et donc avec des problèmes y compris écologiques qu'il faudra poser. Et là-dessus je pense par exemple je je vous dévoile déjà un peu moi mes propositions concrètes c'est que je pense qu'il va falloir faire payer probablement la mise en ligne de la musique pour aboutir à une forme de sobriété euh musicale.
De la même façon qu'on peut pas continuer de d'encourager les les gens qui prennent l'avion avec des mals, il va falloir trouver des solutions concrètes et qui n'impacteront pas les plus fragiles. Donc on a ces problèmes de de de d'inflation de contenu, mais on a aussi la fausse perfection et ça aussi ça existe depuis longtemps. Depuis 40 ans, la plupart des tubes qui sont faits aujourd'hui sont faits avec des machines.
Parce qu'il faut savoir que nous l'intelligence artificielle non générative, ça fait 50 ans qu'elle est dans nos studios. Euh euh les séquenceurs d'abord, ensuite les automations de de console de mixage, euh les les échantillon ensuite l'autotune, tout ça on connaît on on connaît très bien et ça a eu il y a eu un dialogue très fécond d'ailleurs avec les machines, je pense à des groupes comme Craftverwerk et cetera et on pourrait très bien imaginer au 21e siècle, on a eu un 20e siècle qui a été absolument extraordinaire pour la musique et une accélération esthétique, technique sans équivalent Donc on pourrait imaginer un tassement et on pourrait même imaginer un dialogue fécond avec les machines. Mais en tout cas en l'état actuel parce que beaucoup de choses sont des très prévisibles des des prédictions.
Il y a beaucoup de d'interventions prédictives. Je pense que c'est intéressant et positif de partir de la réalité d'aujourd'hui et aujourd'hui donc on a cette fausse perfection. On a une on a une dévalorisation de la musique avec le mythe de la gratuité mais qui est à l'offre depuis 25 ans par les marchands d'algorithme déjà parce qu'on nous avait expliqué que la musique devait être grave.
On a une ubérisation aussi puisque les producteurs audiovisuels par exemple consaquent de moins en moins de de parfois moins de en général même moins d'un % de leur budget à la musique originale. Donc ça ça existait déjà avant l'IAG mais c'est en train de s'amplifier. On a une obsession statistique qui transforme les artistes en influenceur qui ont les yeux rivés sur leur sur les petits cœurs, sur les réseaux sociaux.
Donc tout ça c'est c'était déjà là la désinstrumentalisation, la désincarnation, la déshumanisation y compris dans les concerts aujourd'hui qui sont de plus en plus en plébac et enfin la primauté de la choisiss du du choisisseur sur le créateur. Donc tout ça ça existait et évidemment il serait irréaliste et présomptueux de s'opposer à lié. Je suis même, je vais vous dire pessimiste sur la possibilité de la régulier surtout à un échelon national et très méfiant euh comme dans tous les les mots des autres domaines lorsque le mot souveraineté est employé.
Euh parce qu'il est souvent dévoyé pour défendre au contraire des intérêts particuliers très éloignés en réalité du bien commun. Je pense notamment au casad Mistral AI. On a mais on a connu ça dans d'autres domaines avec Want et d'autres désastres qui n'ont pas été pour tout le monde.
En revanche, il me semble important que l'IAG se conforme comme toutes les autres activités au droit commun. Et c'est ça qui me paraît le plus important. C'est pas des mesures d'exception mais il faut appliquer le droit commun, la loi et le droit de propriété.
Et c'est ça qui me paraît le plus important. Voilà, j'ai beaucoup d'autres choses à vous dire mais je m'arrêterai là. Très bien.
Vous pouvez éteindre votre vous pouvez éteindre votre micro s'il vous plaît. Merci beaucoup. La parole est à madame Calvez, rapporteur.
Merci beaucoup pour éclairer la façon dont aujourd'hui l'IAG entraîne des nouveaux du villages parmi les professionnels, non pas ceux de la voix mais ceux qui utilisent vos voix et vos savoir-fairs. Est-ce que vous pouvez nous donner quelques exemples de recours à ces solutions de substitution que sont les IA et qu'est-ce que ça peut entraîner comme dégradation ? du produit final.
Est-ce que vous avez euh des exemples plus ou moins récents pour qu'on puisse imaginer les recours actuellement à l'œuvre ? Je crois que les recours à l'intelligence artificielle dans nos métiers aujourd'hui nous les subissons plutôt de l'extérieur. C'estàd que les choses sont sont faites notamment aux États-Unis ou dans d'autres pays.
C'est ça le sujet. En fait, c'est pas tellement li génératif. ce sont les outils qui sont utilisés et comment ils sont diffusés chez nous.
Le vrai sujet, c'est ça. Si demain une plateforme Hollywood veut, moi j'enregistre beaucoup de d'audiodescription par exemple, si demain une plateforme veut absolument automatiser cette cette fonction, elle le décidera à Hollywood et pas à Paris. C'est comme ça que ça se passe.
La réalité c'est ça. Aujourd'hui, nous avons effectivement c toute cette partie de de du qui fait aussi partie du doublage, hein, puisque c'est dans les accords de de salaire du doublage, l'audiodescription qui est en train de basculer complètement sur euh sur l'intelligence artificielle. On le voit aussi dans les dans les livres audios, on le on le subit aussi dans la publicité où avant on faisait des on enregistrait des maquettes hein pour les les annonceurs.
Bon, aujourd'hui, les maquettes on les fait avec un logiciel, on a plus besoin de de qui que ce soit. Voilà, c'est des évolutions qui sont concrètes aujourd'hui et on voit concrètement des euh tout un plan de d'enregistrement qui qui s'arrête. Voilà.
Donc euh la réalité c'est celle-là. Donc euh il faut savoir que ces outils sont disponibles en ligne pour tout un chacun. Euh souvent en dehors des règles de droits d'auteur concernant leurs données d'entraînement et puis euh le respect du RGPD, j'en parle même pas.
Donc le sujet, il est là. En fait, c'est la la des outils à disposition du grand public mais aussi des professionnels qui se qui se diffusent petit à petit. dans l'audiovisuel et dans les industries du cinéma par rapport à ces Non, je sais pas si vous vouliez Brigitte, tu veux peut-être ajouter quelque chose ?
Juste, je voulais ajouter que en fait effectivement nos données en fait ont été moissonnées pendant des années et des années parce que tout notre travail est partout maintenant en ligne et tout ça. Donc effectivement euh nos nos données, on ne sait même pas où elles sont dans le monde et effectivement peuvent être utilisées par n'importe qui, n'importe quoi, n'importe comment. Voilà.
Et nous, on voudrait être maître de de notre travail, de nos voix, de nos corps, de de notre image euh pour euh euh et de notre savoir-faire. Voilà. Si vous permettez, je je voudrais juste rajouter qu'en fait la menace, elle est double aujourd'hui puisqueeffectivement comme le disait Patrick, c'est le grand public par l'intermédiaire de sites à leur disposition sur lesquels des comédiens sont présents sans leur consentement.
Et puis effectivement, c'est cette menace silencieuse des des des producteurs à l'étranger. Voilà. Et on parlait de de souveraineté tout à l'heure.
Il y a il y a un vrai problème de souveraineté par rapport à la maîtrise de notre propre langue et la diffusion de cette langue sur notre propre territoire qu'on ne maîtrisera plus si on la laisse complètement à lire. Oui, monsieur. Oui, c'est bon.
Je voulais juste rajouter aussi que en fait il faut que nous soyons très attentifs en fait à à la baisse de qualité je dirais de de des programmes, je dirais en général et notamment effectivement à destination des jeunes parce que comme c'est ces intelligences artificielles sont aujourd'hui à la disposition du public se démocratise. Donc effectivement n'importe qui peut faire, j'ai envie de dire n'importe quoi. Et donc effectivement, on pourra peut-être après parler des deep fake euh mais au-delà de ça, il y a le fait que on habitue un petit peu à la fois la population en fait à des choses un peu moins bien, un peu moins bien, un peu moins bien.
Et donc effectivement tout ça se dégrade. On peut quand même se targuer d'une chose, c'est que nous avons été très longtemps en fait les pionniers en terme de de doublage de d'œuvre française. C'est-à-dire qu'effectivement à l'époque où le cinéma américain arrivait en masse, je dirais sur le territoire français, nous avons effectivement grâce je dirais à notre entre guillemets valise diplomatique qui est qui est l'exception culturelle pour on a pu nous protéger effectivement en en en donnant je dirais la possibilité en fait au français d'accéder au cinéma américain via le doublage en français. ce qui nous a effectivement donné une une primuté, je dirais, sur le sur la qualité du doublage.
Et la France était un exemple, alors on a dans le passé souvent été un exemple, un exemple de qualité dans le doublage, un exemple de qualité de programme notamment destination des enfants et un un exemple de qualité de protection des artistes. Tout ça petit à petit s'amenuise pour bien comprendre les outils qui sont mis à disposition du grand public comme des professionnels. Est-ce que ces outils indiquent votre nom, indiquent les personnages que vous avez pu doubler ?
Je voudrais savoir dans quelle mesure ils informent les utilisateurs de ce qu'ils viennent piller en fait. Alors, je crois que c'est vraiment quelque chose de commercial comme vous l'avez souligné. C'est une mise à disposition en fait pour le grand public de nos talents pour pouvoir faire des des fêtes d'anniversaire mais pas que.
C'est aussi des documentaires qui sont produits de manière un peu pirate sur le sur le net. Euh et puis aussi beaucoup de publications sur les réseaux sociaux pour nous faire dire n'importe quoi. Voilà, donc ça nous le subissons nous mais euh les citoyens le subissent aussi puisqu'il y a aussi des applications que l'on retrouve sur les téléphones pour pouvoir faire des des deep fake de voix et de visage.
Euh ça peut être aussi des hommes politiques, on l'a vu hein, il y a aussi une des tentatives de déstabilisation avec beaucoup de de fake news. Donc voilà, on est dans un dans un terrain où ces outils sont absolument disponibles partout. Euh la voix et le visage n'est pas protégé en tant que tel, pas suffisamment protégé en tant que tel.
On a des propositions d'ailleurs concrètes à à vous à vous proposer ce matin, mais voilà, on est et et comme l'a dit Francine Baudelot tout à l'heure, il y a il y a une double menace. C'est effectivement ces outils récréatifs disponibles, on va les qualifier de semi-professionnel. Et après, il y a aussi une industrie euh essentiellement américaine qui a noué des contacts avec des grosses start-up comme par exemple Eleven Labs qui est côté la bourse la bourse de New York ou Deepdub qui ont déjà des accords avec des studios d'Hollywood pour pouvoir faire du doublage en IA.
Il y a déjà des premiers exemples de ces doublages qui passent en espagnol sur le marché américain. Donc il y a beaucoup d'investissements sur cette partie-elà. Donc ils entraînent les machines en fait actuellement sur notre travail de manière totalement illégale via le le scrapping.
He c'est assez facile d'aller récupérer des séries et des films sur internet et d'entraîner des machines à nous remplacer. Donc il y a un il y a il y a surtout ce projet industriel-là qui nous préoccupe et c'est celui-ci euh qui euh qui peut présenter la plus grande menace pour les 15000 emplois du du doublage. Voilà, c'est vraiment il faut voir les choses de manière un peu duale.
C'estd qu'il y a il y a cette il y a ces euh ces sites un peu un peu rigolo au grand public auquel on a accès ou des applications. Et il y a aussi des outils professionnels mais développés à l'étranger parce que en France c'est un peu plus compliqué. Il y a le RGPD qui nous protège un peu.
Il y a le droit d'auteur aussi qui nous protège un peu. Mais c'est surtout des outils qui sont développés à l'étranger parce que comme vous le savez la chaîne en fait de de de diffusion, c'est un film qui vient des États-Unis et si dans ce film qui vient des États-Unis, il y a déjà 80 % des voix qui sont doublées avec de l'IA, il y aura plus qu'à faire peut-être deux trois rôles en France, faire un mixage à Paris et hop, on peut le diffuser dans les salles de cinéma. Le circuit, c'est ça, c'est ça qui va se passer si on si on ne bouge pas aujourd'hui et ça pose des problèmes euh euh pour euh par rapport euh à la transmission aussi euh de notre métier euh pour les jeunes comédiens euh qui ne pourront plus s'exprimer et puis euh ça pose aussi des problèmes au niveau de ben des des comédiens qui ont des petits rôles aujourd'hui qui sont faits par des des jeunes comédiens qui viennent apprendre le métier avec nous.
Et ben demain ces ces gens-là n'existeront plus puisque tout sera fait par Lia. Il y a eu aussi le problème de euh des gens qu'on a fait euh ressuscité. On a utilisé la voix de comédiens disparus en plus de tellement talent feu comme Alain Dorval, le papa de de Aurore Berger qui fait la voix de Stallone.
Benoît Alemagne la voix de Morgan Freeman. Jacques Franz, la voix de Deniro, tout ça a été leur voix ont été pillé utilisé pour leur faire dire n'importe quoi à l'encontre peut-être même de leur conviction et ça c'est quand même assez grave. Voilà, je pense que personne n'aurait envie que ça lui arrive quoi.
Monsieur le Cordier. Oui. Oui.
Très concrètement, c'est juste pour que vous donniez une idée, mais ça risque d'abord et c'est déjà en train d'arriver euh que les personnages secondaires et tertières soient faits à LIA. Euh et toutes les tous les tapis d'ambiance, ce qu'on appelle tapis d'ambiance, je sais pas si vous voyez ce que c'est, c'est des ambiances de quand il y a une foule, des gens dans la rue, des et c'est là-dessus que les jeunes comédiens font leurs armes. Ils viennent en studio, ils s'exercent là-dessus, on les on les teste et puis ils voient les autres.
Ils ont la chance du coup de pouvoir voir les autres comédiens faire des rôles plus importants et apprendre leur métier comme ça. Euh je pense que c'est important de protéger ça aussi. Ouais.
Oui. Merci. Je voulais justement vous donner la parole sur les ce qui peut être possible parmi les préconisations que vous que vous donnez.
Mais avant, je voudrais vous faire réagir aussi par rapport à des prises de position qui ont été celles de comédien, pas forcément uniquement sur leur voix, mais aussi sur leur corps qui se sont dit prêts à dire "Mais en fait, si je trouve un accord pour que pour mettre à disposition les traits de ma personnalité, mon look, ma voix, mes attitudes, qu'est-ce que vous pensez de cette piste ? Est-ce que ça vous paraît aller dans le bon sens ? Au contraire, est-ce que ça banalise les traits de la personnalité ?
Vous avez des droits associés à la personnalité ? dans quelle mesure on peut entrer dans cette forme de négociation sans perdre d'autres combats ? Alors si vous voulez, il y a un exemple concret, c'est Mathieu Maconoé qui a effectivement déposé son sa voix, son visage et puis sa sa personnalité, une sorte de marque.
Alors en France, c'est pas possible hein. Je crois que l'INPI refuserait une demande de ma part dans ce cadre là. Et puis je je pense réellement que c'est euh c'est c'est vraiment une attitude de pouvoir en fait commercialiser après son sa sa personne pour pour l'intelligence artificielle.
Donc ça pose des problèmes philosophiques et éthiques évidemment. Et puis je pense que cet acteur américain a raté quelque chose. C'est que le sujet c'est pas tellement le clonage de de d'acteur identifiable, c'est tout ce qui est non identifiable qui peut sortir de ces machines puisque'en fait on prend le travail de Matthieu Mcodony, on prend le travail de Tom Cruise et puis de 10000 autres acteurs américains et on va construire une espèce de clone ou d'acteur parfaits ou plusieurs clones ou plusieurs acteurs parfaits mais qui dont on ne peut pas reconnaître le visage ou la voix.
Donc c'est vraiment des espèces de monstres qui sont constitués à partir de de plein plein de données biométriques et qui pourraient remplacer les acteurs physiques. Et c'est là-dessus qu'on a un vrai sujet, c'est-à-dire que si un clonage est absolument indispensable pour faire un film ou même une voix parce que effectivement techniquement on peut pas le faire autrement, ça peut se justifier, ça peut être intéressant s'il y a un encadrorement réglementaire, une traçabilité des des données, qu'on sache exactement où on envoie les datas et comment elles sont traitées, ce qui aujourd'hui n'existe pas. Voilà, on n' pas la régulation qui permet de faire ça, ni même un encadrement suffisant de ces outils qui sont déployés.
C'est ça, c'est très clair. Euh les obligation de transparence émise par Bruxelles nous le montrent. Elles sont très très faibles en fait.
Pour le moment, le débat reste ouvert mais pour le moment, c'est le cas. Nous, ce qui nous concerne là, c'est effectivement le remplacement de nos activités. Alors, il y a pas que les comédiens, mais c'est c'est il y a pas que les comédiens de voix, demain, ça va être les comédiens au cinéma par des acteurs qui sont qui n'existent pas en fait.
Voilà, on on voit arriver déjà dans les publicités, si vous regardez un peu dans le métro aujourd'hui, vous euh ou ou dans la rue, vous voyez ces affiches avec des mannequins. La plupart du temps, elles n'existe pas en fait. Voilà, c'est pas spécifié sur la fiche, mais il y a plein de photos qui euh effectivement sont des euh mannequins synthétiques qui n'existent pas.
On a pris 50 mannequins, on en fait une femme entre guillemets ou un homme parfait. Voilà, selon des critères qui sont choisis par l'algorithme en quelque sorte. Voilà, le promp ne fait pas tout.
Donc on est euh assujetti à ça. On parlait de déshumanisation dans la présentation. On est là.
Si euh l'IA euh peut-être contrôlé par les artistes interprètent, par chaque artiste interprète qui peut contrôler en fait son son clone s'il en a envie. Euh après, il faut délimiter euh évidemment la la diffusion de ces de ces images. Il faut les il faut les étiqueter aussi.
Il faut prévenir le public. Ça c'est aussi un domaine une question qui est très importante. Mais je crois que le le le plus le plus le plus la menace la plus visible en tout cas la plus la plus forte c'est ça c'est la déshumanisation et qui est pas du tout de lien avec un humain.
C'estd qu'on on perd complètement la technologie a pris le contrôle. C'est vraiment des acteurs 100 % synthétiques qui n'existent pas et qui vont prendre effectivement le le relais. Alors ça va commencer par la voie parce qu'en fait c'est le projet hein de quand on va faire un doublage aux États-Unis ça va être une sorte de monstre qui va sortir en Iran.
C'est c'est ni la voix de l'acteur américain, ni un ni un français. Ça va être une sorte de de globi boulga absolument incroyable. Et il faut savoir que le si le doublage est fait comme ça, c'est pas ce n'est plus du français, c'est de l' c'est de l'anglais traduit en français, hein.
Nous, le travail qu'on fait nous, c'est pas la traduction hein, c'est de l'adaptation culturelle. Les sous-textes sont présents en français. Nous nous jouons sur l'épaule de l'acteur américain.
On donne aussi nos références de culture française. Donc c'est ça le doublage. C'est pas de la traduction, c'est très différent.
Dans ce sens-là, ça fait partie de notre exception culturelle et ça participe, comme le disait Jean tout à l'heure, je veux dire au au rayonnement de notre de nos métiers au au-delà de de la France. l'Allemagne a développé aussi un une grosse communauté de doublage, enfin il y a l'industrie de doublage, l'Italie, l'Espagne. Voilà, on est très fort là-dessus et je pense que c'est c'est très important de garder ce savoir-faire et de garder cette adaptation culturelle.
Euh les films comme Avatar, Zotopia qui sont des succès au cinéma, il faut savoir que 85 % des entrées au cinéma se font en VF et donc ça participe de l'industrie du cinéma et du et de de la fantastique, je veux dire nombre d'entrées qu'on a en France par rapport aux autres pays européens. Vous regardez, on a deux fois plus d'entrées que dans les autres pays. Pourquoi ? parce que on a évidemment le le financement du cinéma qui qui qui fait qu'il y a beaucoup de de films qui sortent et il y a aussi des succès du cinéma français mais il y a également le succès du cinéma américain qui est adapté en français et qui est bien adapté et ça ça participe largement du succès du cinéma en France qui garde un bon niveau d'entrée euh chaque année. problème que c'est en effet important de souligner quelles sont la part des versions françaises dans le dynamisme du cinéma.
Quand on parle de la voix, on parle de la langue. Vous l'aviez souligné. Bah en fait, on n'est pas juste une traduction mot à mot, mais on peut mettre des références culturel.
Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que bah pour développer des IAS, c'est important que la langue française soit présente et que c'est bien normal qu'on soit allé chercher des exemples de langues parlées, que ce soit par documentaire ou que ça soit via des comédiens. Alors, je peux répondre là-dessus. Je Brigitte, tu voulais répondre pas directement compléter.
Enfin, tu peux peut-être compléter. Je moi je pense que oui, les outils souverain doivent être disponibles, mais on nous ce qu'on demande aujourd'hui c'est un cadre en fait, c'est un cadre de confiance. que les les I qui sont qui sont développés, qui sont en fait commercialisé soit de de confiance pour les artistes et les comédiens.
Qu'il n'y ait pas des fuites de données, que ça parte pas n'importe où, qu'on sache exactement où sont nos datas de voie, il faut qu'on puisse avoir le contrôle de ça, hein. C'est le le fameux consentement euh compensation d'utilisation et contrôle. S'il y a pas le dernier, c'est le dernier contrôle, bah là on perd la main en fait.
On sait pas où. Voilà. Donc pourquoi pas ?
Il faut que il faut que ce soit suffisamment encadré et que et que les artistes, les créateurs puissent garder le contrôle sur la machine. Ça c'est très important et il faut que ce contrôle soit individualisé. Il il faut que moi en tant qu'artiste je puisse choisir non et oui et c'est pour ça aussi qu'on demande une trace à B aussi sur Oui, c'est mieux quand ça marche.
Oui. Ce que je disais, ce que nous nous demandons c'est une traçabilité effectivement quand l'IA est utilisé savoir que ce sont nos voix ou sont ou c'est votre voix et la mienne qui ont été mélangé. Pour l'instant, on n rien de tout ça.
Et puis savoir aussi que ce que nous défendons, c'est bien sûr la la traçabilité et tout ça, mais aussi la culture pour tous les gens qui par exemple les personnes âgées qui peuvent pas lire les sous-titres. Euh alors du coup, on va leur donner des sous-titres qui seront mochement traduits. L'audio description pour les gens disent pour les gens les les malvoyants.
Moi dans ma communauté, il y a beaucoup de de gens autistes et malvoyants qui viennent me supplier en disant "Ne vous faites pas remplacer par de l'IA parce que nous après on ne verra plus rien du tout quand on regarde un film." Et ça c'est vachement important de de se rendre compte que le le public est derrière nous et que euh ben voilà, il faut défendre tout ça et il faut défendre effectivement la euh le doublage humain fait pour des humains. Voilà.
Merci beaucoup. Vous avez parlé de l'information du public et ça j'aimerais qu'on puisse regarder l'information du public sur l'utilisation des voix, le recours à des comédiens, l'information du public aussi quand il écoute sur des plateformes de streaming, ce qui est un titre généré synthétiquement ou un titre qui a pu être voilà, on a eu recours à l'IA mais sans que ce soit complètement que ça soit vraiment c'est un outil. Euh je voulais interroger monsieur Burgala sur euh le niveau d'information aujourd'hui disponible euh sur les titre euh ce que vous en pensiez et puis peut-être aussi euh également euh sur euh ce que vous imaginiez être les réactions euh d'un public informé.
Est-ce que quand il est informé que c'est une un titre 100 % IA, est-ce qu'il change d'attitude ou finalement c'est pas forcément changeant ? Oui, c'est changeant. Alors ce qui est amusant, si on peut dire, c'est que les titres générés par sont principalement écoutés par des robots.
C'est vraiment les robots parlent au robot. C'est-à-dire que on s'est rendu compte, les études de 10h notamment on ont montré je crois que il y a 4 % d'écoute sur les sur ces titres là. Donc c'est vraiment tout un c'est tout un écosystème qui c'est pour ça aussi que les manipulations de stream tout ça est très important et euh et effectivement l'information du public est très importante.
Euh euh certains services vraiment essayent vraiment de faire de de mettre l'accent là-dessus. que je viens de citer 10h. Euh Cobus fait un travail aussi remarquable sur un autre domaine mais qui est assez proche qui est celui du domaine public puisqueaujourd'hui tout le monde peut s'approprier le domaine public, tout ce qui a été créé depuis 63 et je je tiens à vous dire d'ailleurs que la BNF a donné un très mauvais exemple puisqu'elle s'est approprié le dépôt légal, qu'elle l'a commercialisé avec un partenaire privé sans qu'on sache où vont ses droits. et ça impacte l'ensemble puisque le streaming est fait de telle manière que tout écoute comme ça se fait au détriment des autres.
Et donc on n' pas encore vu dans les radars cette question du domaine public mais vous pouvez avoir maintenant un million de versions différentes de Kind of Blue de Miles Davis. C'est tout à fait techniquement possible. Donc on a besoin de cette information du public et euh et effectivement je pense que euh enfin quand il quand il en est informé, on l'a vu puisque des groupes comme on avait cité l'exemple de Velvet Sundown, finalement la la baudruge s'est dégonflé quand même assez assez rapidement quand même.
Oui. Euh est-ce que pour les acteurs de la voix, vous avez eu des réactions de personnes qui étaient informées ou pas de l'utilisation euh sans consentement, sans rémunération d'une de vos voix ? Et est-ce que vous-même vous êtes surpris à vous entendre sans que vous soyez informé que c'était vous, enfin votre voix ?
Oui, très souvent effectivement sur les réseaux, on retrouve nos voies qui sont utilisées sans effectivement sans notre permission. Euh souvent, c'est marrant parce que souvent c'est le public qui nous informe en disant "J'ai retrouvé ta voix à tel endroit, est-ce que c'est normal ?" et cetera.
C'est comme ça que nous avons fait un un nous avons déposé une plainte à h comédiens il y a il y a peu de temps et euh et oui effectivement nos nos voix sont utilisées partout et et on n'y peut rien faire quoi parce qu'on juste on peut juste le signaler mais en fait c'est à l'autre bout du monde donc comment faire quoi ? Moi, je peux confirmer que j'ai une Oui. Hop là.
Et voilà. Je peux confirmer qu'effectivement ma voix a été apparemment clonée pour un chatbot. Il y a qui appelle les gens chez eux pour faire du démarchage.
Donc là, je suis en train de d'aller chercher effectivement. Voilà. Donc euh si vous reconnaissez ma voix par téléphone, donc ce n'est pas moi.
C'est euh c'est une voix qui a été piratée. Ça pose quand même de gros problèmes de sécurité et puis surtout pour nous c'est c'est très mal vécu. Évidemment, il faut savoir que les procédures euh sont très longues.
Euh c'est long, c'est coûteux. Euh c'est pas sûr de de on n pas sûr là on a on a une réponse plutôt positive sur un une des deux en fait société qui aurait enlevé les voix mais il en reste une avec 12 comédiens dont on a pris les voies don encore la voix de Brigitte. Voilà donc parfois c'est c'est assez c'est assez compliqué.
Tu veux rajouter quelque chose ? Oui, je dis je disais oui, je fais partie de la la des des huit comédiens qui ont porté plainte contre Voice Doy B fich je sais plus quoi, Fich audio et en fait le fait d'avoir porté plainte Voice Dubri les les voix sur son sur son site, l'autre n'a toujours pas de réponse. Notre action est en cours en ce moment.
Effectivement, nous aimerions envisager une euh un recours en justice pour créer une jurisprudence euh de façon à nous protéger un peu plus. les les fois prochaines. Monsieur Monsieur Burgala voulait parler.
Monsieur Burgala Oui, je voulais juste ajouter quelque chose mais qui complète ce qui vient d'être dit, c'est que c'est un peu le paradoxe actuel, c'est que d'un côté on nous explique que Lia peut tout mais en revanche dès qu'il s'agit de savoir vraiment ce qu'elle fait, alors là on nous explique que c'est très compliqué et c'est un paradoxe plus général, c'est que je trouve que le numérique euh aujourd'hui devrait nous pousser à avoir une meilleure granularité. pour la perception des droits, savoir vraiment quand une musique est diffusée en radio, de quelle musique il s'agit. Or, il y a une espèce de de de yatus parce que certains organismes de gestion collective ce qui les intéresse effectivement c'est de faire du chiffre d'affaires, de faire du volume, mais savoir quel a l'artiste qui a été utilisé par exemple.
Alors là finalement on préfère faire des commissions, faire de de l'action culturelle et ça c'est assez dangereux parce que le numérique et notamment l'IA peut nous permettre ça. C'est que l'IA non génératif aujourd'hui nous on l'utilise très positivement en musique notamment pour détecter les contenus générés par mais ou pour l'IA nous aide aussi contre les manipulations de stream. Il y a des applications techniques qu'on a aujourd'hui qui sont tout à fait intéressantes et qui se font au détriment de personnes quand on doit euh quand on doit par exemple enlever moi il y a pas longtemps pour une publicité, on m'a demandé d'enlever la voix sur un morceau que j'avais fait il y a 25 ans.
Cit un morceau en concert. J'avais pas mixé sans la voix. Euh cétait j'aurais pu le faire par certains logiciels avant, ça aurait été très compliqué ou en mettant les choses en opposition de face.
Enfin, il y a eu plein de Mais j'ai pu le faire très facilement. Ça ne ça ne s'est fait au dé c'est on pourrait dire que c'est de l'IA dégénératif presque puisqu'elle enlevé la voie. Mais donc ces applications là, il faut qu'on puisse les utiliser d'une façon positive.
Mais c'est très paradoxal parce que donc ces services euh de de qui qui proposent de de d'agénératif, dès qu'on leur dit "Mais on veut juste savoir euh ce que vous faites, qui a été utilisé et c'est et pas uniquement par exemple faire une licence légale qui permettrait d'avoir de l'argent mais qui ne serait pas répercuté d'une façon juste pour les sociétaires, qui serait répercuté de façon arbitraire par des par des aides, par des choses complètement discrétionnaire. Alors là, on touche les limites de d'intelligence artificielle générative qui est pas si intelligente que ça à ce moment-là. Merci beaucoup.
Vous avez parlé des contentieux. Alors, certains sont en cours. Vous avez une entendu, j'imagine parler d'une initiative portée par des sénateurs qui ont déposé une proposition de loi qui établirait un renversement de la charge de la preuve qui ferait que en établissant une présomption d'utilisation des contenus des œuvres par les développeurs d'IA, on aboutirait à faire que ces développeurs d'IA ont à montrer qu'ils n'ont pas utilisé vos œuvres.
Que pensez-vous de cette initiative ? Il s'agit d'une initiative dans le cadre français. Pour l'instant, c'est à l'état d'une d'une proposition de loi déposée.
Elle n'est pas encore à l'ordre du jour. Mais qu'en pensez-vous et quelles sont les possibles améliorations de vos recours avec cette solution ? Notreition officielle, c'est qu'on on soutient cette proposition de loi puisqu'elle c'est un premier pas en fait vers un début de transparence de et un respect des droits d'auteur.
Voilà, cette proposition, elle est pas elle est pas absolue mais elle a le mérite d'exister. Euh elle ne répond pas spécifiquement à notre sujet du jour puisque nous nous sommes des artistes interprètes et comme je l'ai souligné tout à l'heure euh là où on a une limite dans l'utilisation de l'intelligence artificielle générative dans le secteur de la voie, ce sera aussi le cas pour les acteurs à l'image, c'est effectivement la production de choses qui ne sont pas identifiables. Dès lors que c'est pas identifiable, on peut pas connecter en fait cette utilisation à un artiste ou des artistes interprètent.
Donc là, on a la charge de la preuve va être un peu compliquée. Donc là, effectivement, on soutient cette initiative, mais pour ce qui nous concerne nous, euh c'est un début de solution pour les droits d'auteurs en général, peut-être aussi un peu pour les droits voisins que ça nous concerne, mais en l'occurrence pour pour la technologie diagénérative qui génère des voix et des visages 100 % synthétiques, là on a un vrai sujet. Merci beaucoup.
Du côté de monsieur Burgala. Oui, ben j'ai pense exactement la même chose. C'est important de voir qu'on n'est pas du tout on n'est pas en train de s'opposer au au chemin de fer où on n'est pas dans la destruction créative de Chumpeté.
Donc cette proposition de loi, elle renforce le droit de propriété, l'effectivité du droit de propriété. Euh c'est la transparence insuffisante des modèles d'IA qui empêche les l'exercice effectif de droits de propriété. Donc cette proposition, elle elle vient rendre effectif à nouveau le droit d'auteur et le droit voisin puisqu'elle inverse à la charge de la preuve.
Et euh et ça ça revient à ce que je vous disais avant puisque Lia peut tout, je pense qu'elle doit pouvoir faire ça et c'est très important que cette j'espère que cette proposition de loi va être va être suivie à l'Assemblée. J'arrive pas du tout à voir en fait quel mauvais côté elle pourrait avoir d'un côté comme de l'autre parce que y compris pour les sociétés de d'intelligence artificielle générative parce que d'abord je pense que les personnes sérieuses qui font l'intelligence artificielle générative elles savent qu'elles auront besoin elles pourront pas s'exempter du droit de propriété comme Napster n'a pas réussi à s'en exempter donc elles auront besoin d'un dialogue. On a besoin de ce dialogue.
On a beaucoup de mal à l'avir, énormément même quand le ministère a essayé d'instaurer quelque chose, ça tournait en rond parce que chaque fois qu'on a essayé de dialoguer là-dessus et c'est très mauvais pour eux parce qu'ils auront besoin de ça et ils auront besoin, ils pourront pas s'exempter du droit de c'est pas la propriété intellectuelle, c'est la propriété tout court. Donc s'ils veulent vraiment s'exemplier de droits de propriété, il faudra qu'ils l'appliquent dans d'autres domaines, dans leur bien immobilier, dans leur dans leur collection d'œuvre d'art, enfin, il y aura beaucoup de choses. Mais c'est très important et cette inversion de du charge de la de de la charge de la preuve, elle est je ne vois pas ce qu'on peut nous invoquer en face.
Et et encore une fois parce que je sais qu'il y a souvent quelque chose qui est dit, c'est on va faire des barrières et ça va être très dangereux pour la souveraineté française puisque les Américains et cetera pourront s'en exempter. Ça c'est extrêmement dangereux. C'est comme ça qu'on a une taxe sur le streaming de souveraineté qui n'a impacté finalement que les sociétés françaises et européennes.
Donc c'est on demande pas du tout à arrêter les choses au à la douane à Hun. Euh c'est pas du c'est c'est pas du tout ça. Ces questions-là, elles vont se poser partout et je pense que les y compris les grandes entreprises américaine le savent très bien et bien sûr ils ont pas du tout la même conception du droit d'auteur que nous mais quand même ça je pense qu'ils pourront pas s'en s'en exempter et plutôt on pourra euh on pourra comment dire dialoguer plus on va gagner du temps.
Il y a une chose que j'ai oublié de vous dire parce que quand je vous parlais de de cette question de cette tentation de faire un de faire une licence légale donc qui permettrait à des organismes de gestion collective de recevoir l'argent sans trop savoir d'où il sort ce qui a été utilisé. Il faut remercier quand même le ministère et la ministre actuelle de la culture parce que c'est elle qui a je pense très fermement euh mis un terme à ces véléités qui étaient des tentations non pas pour les pour les sociétaires de ces organismes de gestion collective mais pour les directions de ces organismes de gestion collective puisque ça leur donnait de l'argent des moyens sans trop savoir après comment ils allaient comment ils allaient être redistribués et encore une fois ça nous ramène aux questions qu'on avait il y a 25 ans quand on parlait de licence légale au début du piratage et cetera. Pourquoi on s'y oppose ?
C'est pour une question de justice pour que les créateurs, ça soit pas la prime au plus habile à ceux qui vont faire des dossiers d'aide qui vont être bien avec telle ou telle commission. Et je pense qu'on a besoin de choses très granulaires et le numérique et et je dirais la bonia si on peut dire peuvent nous y aider. Merci beaucoup.
La granularité, je vais poursuivre sur ce ce planl la granularité. justement que permet LIA euh pas forcément la générative mais LIA qui depuis des années euh sont enfin est dans dans nos machine euh au-delà de la question du contentieux et de l'inversion de charge de la preuve la recherche de transparence elle peut se faire aussi à priori puisqu'on a besoin d'avoir le consentement c'est-à-dire l'autorisation et pour pouvoir calculer une rémunération que ce soit euh dès la phase à mon proposition également était de pouvoir mettre en place un tiers de confiance. Un tiers de confiance qui d'un côté recueillerait les avis d'autorisation ou d'interdiction, c'est-à-dire l'exercice du droit de retrait pour des contenus donc de la part des créateurs de des ayants droits.
Et ce tir de confiance recueillerait également une déclaration des développeurs d'IA sur les contenus utilisés pour l'entraînement. Euh que pensez-vous de cette solution qui serait un niveau européen, qui serait en amont du coup de toute mise devant les la justice et donc pas seulement de se baser sur le contentieux, mais ce tir de confiance pourrait vérifier qu'il n'y a pas d'incompatibilité entre les déclarations des créateurs d'une part et les déclarations des des fournisseurs d'autre part et auquel cas éventuellement soulever quand il y a une différence. Est-ce que que pensez-vous de cette solution ? techniquement très challengeante, mais qu'en pensez-vous et et quelle est la possibilité que cette solution puisse éclairer le passage de d'accord, de négociation, de licence de gré à gré puisque on aurait à ce moment-là suffisamment de connaissance et de transparence sur ce que révèl ces flux de contenu et de marché.
Qu'en pensez-vous ? J'ai du mal à en penser quelque chose parce que j'ai du mal à voir sur un plan pratique comment ça peut comment ça peut se mettre en place et d'une façon qui soit fluide. Et je pense que c'est toujours c'est toujours la difficulté qu'on a sur ces questions là, c'est qu'on passe de questions extrêmement juridiques, très techniques, à des questions pratiques et souvent c'est pas du tout les mêmes personnes qui ont allé traiter.
Donc je me rends pas du tout compte. J'ai du mal à comprendre. Je pense, c'est pour ça qu'on a d'abord intérêt, je pense, à demander l'application du droit, y compris vis-à-vis des anglo-saxons, parce que je pense qu'on a un côté très repoussoir dès qu'on invoque les grands principes, la France patrie des droits d'auteur et cetera.
C'est le meilleur moyen pour qu'après on nous dise "Oui, vous allez avoir des des vous allez vous allez complètement défavoriser les créateurs français et cetera." Et je pense qu'il faut qu'on arrive simplement à à rester sur l'application du droit et du simplement des si les c'est pas si les plateformes d'intelligence artificielle générative ont ratisé de façon illégale tout le l'ensemble des contenus. C'est à elle maintenant de se mettre en conformité.
On peut les aider. Euh le tiers de confiance par exemple, c'est marrant parce que le tiers de confiance nous on l'a beaucoup demandé pour les manipulations de stream. On a toujours pensé euh que c'était à la DGCRF de de nous aider là-dessus.
Mais là par exemple en la matière, je sais pas quels seraient les problèmes de de secret des affaires par exemple qui pourrait qui qui pourraient y avoir qui pourrai nécessiter un un tiers de confiance. Donc je vous dis enfin voilà, c'est une réponse euh ni oui ni mais dans la pratique, je trouve qu'on par exemple quand on nous parle euh ça me fait penser à autre chose hein, mais en musique on nous parle toujours par exemple qu'est-ce que va nous apporter l'intelligence artificielle générative pour la création ? Et souvent je trouve qu'on on méconnaît les mécanismes de création quel qu'il soit.
C'est-à-dire que quand on doit faire un morceau, quand on doit créer une musique, d'abord on peut faire de la musique pour le plaisir, mais quand on crée une musique originale, pourquoi on le fait ? Soit moi quand je dois faire un 10 personnel, je me dis qu'est-ce que j'ai envie d'exprimer ? Qu'est-ce que j'ai envie de dire que j'ai pas lu l'impression près de façon prétentieuse que les autres que je retrouve dans ce qui a déjà été fait ?
Est-ce que la machine va m'aider là-dessus ? C'est à moi, c'est entre moi et moi. Ensuite, quand on fait une musique de commande, ce qui est le cas de beaucoup de choses pour lesquelles on nous parle de l'intelligence artificielle.
Je vais vous donner un exemple. Moi, depuis le mois de mars, je travaille sur une musique de film. Elle est quasiment finie.
Ça fait des mois que je suis sur la dernière scène. Elle est importante, c'est le dénouement. J'ai fait à peu près 30 morceaux.
Parce que pourquoi ? Parce que moi mon souci c'est de comprendre à la fois ce que cherche ce réalisateur ou la réalisatrice ou ce qui va aider le projet. Mais cette cette compréhension là, aucune machine ne peut m'aider.
C'est entre c'est vraiment une question de dialogue. Donc la machine peut aider sur des choses complètement ergonomiques euh mais en réalité les vraies questions de création elles n'y répond pas. Et c'est important de le dire parce que on nous dit ça va être une muse, ça va être si et ça.
Je pense que et ça c'est assez cruel, c'est que les personnes moi que je vois en musique qui m'en font le plus l'apologie, c'est personnes qui ont pas une très bonne technique, qui font déjà des choses assez moyennes, on va dire et c'est celles qui comme dans d'autres domaines, vont être les plus impactées par li générative, c'est-à-dire toutes les musiques un peu sans âmes. C'est c'est mais comme dans d'autres domaines, toutes les personnes dans le marketing qui disent c'est génial mais c'est souvent les personnes c'est cruel mais que l'IG va remplacer et en musique les personnes qui sont les plus menacées aujourd'hui sont celles qui font l'apologie de l'IG parce qu'encore une fois elle amplifie des choses qui sont déjà là. C'est-à-dire que depuis 40 ans, la musique, vous prenez la plupart des tubes aujourd'hui.
C'est des constructions qui ont été simplifiées par les réseaux FM qui ont fait du testing. Le marketing a fait que dès qu'un dès qu'une chanson a on a enlevé les ponts aux chansons maintenant le refrain aussi la plupart des chansons sont construites comme la fin d'un morceau avant. Donc ce retracissement de la création effectivement l'IAG va amplifier ça même si elle va pouvoir faire aussi des choses incroyable mais un peu comme l'horloge en panne qui donne qui donne la bonne heure deux fois par jour.
Je pense qu'on aura des très belles créations mais encore une fois pour le moment et et encore une fois on sort d'un siècle où il y a eu Maurice Ravel, Duke Kellington, les Beach Boys. Donc moi, j'attends si une machine fait mieux que ça, je serai ravi en tant qu'auditeur en tout cas. Mais c'est important, je pense que que que les parlementaires comprennent qu'on n'est pas on raconte notre notre vécu mais pas sur un sens corporatiste catégoriel parce qu'encore une fois je pense que toutes ces questions là tout le monde va avoir à se les poser dans quelques années.
Monsieur Cuban je prie c'est assez juste ce que dit Bertrand. Je j'irais dans le même sens qu'effectivement c'est pas l'intelligence artificielle générative c'est pas magique en fait. elle s'est entraînée sur l'ensemble des productions humaines.
Donc elle elle produit quelque chose de moyen puisque ça marche sur les statistiques. Concernant les voies, c'est exactement la même chose en fait. C'est l'appauvrissement en fait culturel que que l'on que l'on pointe.
Il est il est là demain. C'est-à-dire qu'on aura des des voix artificielles sans âme qui ne portent pas de sens et qui vont appauvrir en fait le l'expérience des des téléspectateurs devant les les les postes ou les spectateurs au cinéma. Donc on a on aura un appauvrissement global et je je crois qu'il faut aussi rappeler que aujourd'hui on parle aussi de la jeunesse et c'est vers ce public qu'il faut effectivement être le plus attentif parce que c'est les futurs adultes, c'est eux qui vont être soumis à ces et qui sont déjà soumis à ces à ces productions synthétiques notamment sur les sur les réseaux sociaux et qui vont s'habituer en fait à cette cette espèce d'apauvrissement et d'artificialisation des émotions.
Ça c'est très important pour le développement des enfants et puis leur pour leur leur préhension du langage aussi. Comment c'est quoi une une véritable émotion par rapport à un texte, par rapport à voilà, je crois que ça ça parle à tous les parents et aussi aux grands-parents de nous. Pourquoi on s'est mis en route il y a 3 ans ?
C'était c'est c'est partie d'une histoire en fait où une une comédienne nous a appelé en disant "J'ai une plateforme qu'on citera pas mais qui veut cloner ma voix pour en fait l'utiliser pour des comptes pour les enfants." Et là je me suis dit wouh en fait la la technologie la ta ils sont prêt jusque là pour pour utiliser la je crois que c'est utiliser ces outils. Ça doit rester en fait des outils pour les pour les créateurs vraiment.
Mais en fait l'humain l'émotion humaine l'interprétation doit rester là. C'est très très important. Ça doit rester un outil comme un stylo, comme un ordinateur, mais pas pas quelque chose qui va substituer en fait euh le langage, prendre le le notre culture en fait parce que l'oralité, la voix des comédiens, c'est bien euh nous sommes des passeurs d'émotions, nous sommes des passeurs de de comment de de bah de la de la connaissance, de la littérature.
Donc, je crois que c'est très important. Donc, il faut sanctuariser pour aller euh pour répondre sur le tiers de confiance. Euh bon, il y a beaucoup de effectivement d'idées autour de ça.
Euh je crois que le la problématique qu'on a, c'est que pour le moment, en ce qui nous concerne en tant que professionnel, on n' pas un environnement de confiance par rapport à l'IA. On a suivi les débats et effectivement la régulation européenne qui il y a eu beaucoup de mouvements autour du il faut pas réguler parce que c'est pas bien et puis évidemment l'industrie les bigtech américaines sont très présentes dans ce dans ce dans ce schéma là pour pousser effectivement une une non régulation et on voit que pour développer des systèmes d'intelligence artificielle en Europe, on a besoin d'un petit bout de papier qui dit simplement qu'on a tel type et tel type de données sur sur les bases de données. On ne rentre pas dans les détails en fait et ça c'est un vrai sujet.
Aujourd'hui, on va déployer au mois d'août 2026, on va déployer des systèmes qui vont effectivement avoir un niveau de transparence qui se rapproche de zéro et ça c'est un vrai souci quand même. Voilà. Donc nous en tant que professionnel de la culture, des médias, on va être impacté par ça.
C'est un vrai sujet en fait. Il faut nous protéger. L'Europe pour le moment ne le fait pas.
On doit avoir des niveaux de protection suffisamment efficaces. Quelles sont vos propositions à la matière justement ? Est-ce qu'il faut encadrer des négociations possibles ?
Est-ce qu'il faut recourir à déjà des euh on va dire ce qui peut être de l'ordre de la concurrence du parasitisme et le préciser ? Enfin voilà, quelles sont vos propositions pour protéger les voies ? Euh Brigitte, tu veux Je voulais juste euh rajouter à ce que vient de dire Patrick, que en fait nous on on souhaite pas non plus être dérantié de la voix, c'est-à-dire on veut pas euh que euh qu'on nous dise et ben tu sais, on va utiliser un petit bout de ta voix et puis tu auras on va te donner un petit un des trois balles en échange et puis bon, tu as qu'à rester chez toi.
Ça pour nous c'est pas ça. Nous c'est pas ce qu'on veut. Nous ce qu'on veut c'est pouvoir continuer de s'exprimer comme disait Bertrand.
C'est-à-dire qu'on n'est pas comédien par hasard. On est comédien parce qu'on a un vécu, parce qu'on a une sensibilité, parce qu'on a envie de défendre des textes, parce que parce que il y a tout ça et on n pas vocation à être des correcteurs de l'IA. Voilà.
Et ça c'est hyper important. Euh on veut pas euh on on veut pas qu'on prenne nos voix pour euh pour travailler et dire "Eht ben euh comme ça vous vous serez payé, rémunéré, tranquille." Oui, la rémunération en fait, elle doit elle est pas au cœur de notre problématique.
Nous ce qu'on souhaite c'est continuer à faire pouvoir enfin à pouvoir faire continuer faire rêver les enfants. En fait, c'est ça surtout. C'est-à-dire que euh et puis il y a une chose, c'est que qui y aura-t-il encore à rémunérer quand il y aura plus personne derrière les micros ou derrière les caméras ?
Ouais. Donc c'est-à-dire que le la rémunération n'est pas n'est pas en soi le problème en fait. Le problème c'est euh comment les enfants en fait construiront leur référent émotionnel sur de l'artificiel.
C'est vraiment le ce qui nous a lancé au départ sur ce cour. Oui. Oui.
Mais en même temps, il faut pas oublier que on parle de comédien. Voilà, on est devant vous et en face on a des plateformes américaines. Donc c'est un peu le pot de fer contre le pot de terre.
Euh et ça faut c'est à mon avis pour ça que d'ailleurs on parle de régulation. C'est-à-dire que au-delà du tiers de confiance, c'est-à-dire que le tiers de confiance, c'est bien, mais au-delà du tiers de confiance, il faut effectivement que nous soyons protégés et euh nous avons un ministère qui effectivement euh est censé le faire euh ou en tout cas encadrer effectivement, je dirais à la fois nos métiers, nos obligations parce que nous avons des obligations mais également je dirais le le la manière dont nous sommes entre guillemets dans don dont notre talent est exploité. on est tout à fait effectivement euh OK pour que ce soit exploité euh en fonction, je dirais, des nouvelles technologies si euh si ça va dans le sens, je dirais euh de de du progrès au sens propre du terme parce que l'innovation n'est pas toujours euh en rapport avec le progrès.
On a jusqu'à présent dans toutes les révolutions que nous avons eu industrielles et cetera, ça a été effectivement une source de progrès, ça a créé de l'emploi et cetera. Je pense qu'aujourd'hui euh on est dans face à une nouvelle révolution qui n'est pas industrielle, qui est numérique. On a déjà connu celle de l'informatique, celle-ci est numérique.
Et le problème c'est que euh enfin ça serait intéressant de revoir ce ce débat d'aujourd'hui et revoir et écouter le débat de qui aura dans 10 ou 20 ans parce qu'il y en aura un autre qui restera pour parler de quoi ? Qui qui sera aujourd'hui présent ? Est-ce que nous aurons pas effectivement je dirais chacun un hologramme et cetera ?
Peu importe. Mais en tout cas, l'idée c'est que euh il faut ne pas oublier euh je pense en tout cas, si je peux me permettre de votre point de vue que nous ne sommes que des petits artisans de la culture. Nous ne sommes pas des gros industriels, nous ne sommes pas des des des gros entrepreneurs et nous ne cherchons pas à faire fortune.
Nous ne cherchons pas à gagner beaucoup d'argent. On on veut juste effectivement exercer notre métier, en vivre effectivement et et au-delà de nous effectivement c'est c'est 15 à 20000 personnes derrière et c'est ce qui fait effectivement à mon avis aussi un des trésors de la France. Donc je pense que ça mérite effectivement d'être préservé.
Je voudrais aussi ajouter quelque chose, c'est que aujourd'hui c'est difficile aussi pour nous quand on arrive en studio parce que on nous fait de plus en plus souvent on nous présente des contrats euh sur lesquels on voudrait nous faire signer des euh qu'on accepte de d'être d'être utilisé par l'IA et les trois/4 des comédiens refusent bien sûr et ceux qui refusent sont ou remplacés ou alors on dit et ben ce produit on va le faire hors de France ou alors et ben on fait pas du tout de version française. Euh donc on a une pression qui existe aujourd'hui dans les studios qui est hyper importante et qui nous empêche souvent de faire notre de continuer à faire notre métier. Monsieur Cuban Monsieur Cub, il y a effectivement une pression sur les sur les contrats de travail qui est très qui est très forte, notamment dans le dans le jeu vidéo actuellement avec des compagnies américaines, des éditeurs américains et nos camarades en Allemagne sont actuellement en grève avec une des plateformes parce qu'on leur impose un contrat effectivement où on peut utiliser leur voix pour produire des voies reconnaissables mais aussi des voies non identifiables, non reconnaissables, des voies 100 % synthétiques.
Et c'est bien le sujet en fait qui nous concerne aujourd'hui. On parlait des deep fake, on parlait des des atteintes aux plus jeunes. Bah justement, on a des propositions à vous faire.
Euh je crois que vous avez entendu la Dami aussi il y a quelques temps. Donc on pense comme eux que des protections plus efficaces contre les utilisations non consenties de l'IA doivent être mises en place pour les artistes interprètes. Néanmoins, les citoyens de tous les âges sont aussi exposés.
Alors, nous proposons la mise en place de protection forte et rapide. Premièrement, interdiction formelle de diffusion en France de réplique numérique non consenties, voix, visage et prestation sur les réseaux sociaux avec aggravation des sanctions lorsqu'un mineur est visé ou exposé. Euh 2e proposition, renforcer le délit de réplique numérique non consenti, la fameuse loi Sen.
Donc l'objectif euh serait de renforcer cette loi afin de criminaliser l'usurpation du visuel non consenti instaurant un article spécifique après l'article 226-8 du code pénal et supprimer aussi la mention qui caractérise le délit dans ce même article qui qui dit s'il n'apparaît pas à l'évidence qu'il s'agit d'un contenu généréor algorithmiquement. Voilà, on se demande pourquoi pourquoi elle est là cette phrase. Et dans ce même point, ce deuxième point, fluidifier les voies de recours automatisé.
C'est qu'il faut il faut que ce soit beaucoup plus facile. Les voies de recours soient beaucoup plus faciles dans le cadre de cette loi seraine et nous pensons que l'ARCOM devrait être l'organisme de contrôle et de sanction. Voilà. 3è proposition, c'est des propositions qui sont évidemment empilables qui sont complémentaires.
La fameuse traçabilité dont parlait Brigitte pour certaines utilisations de l'IA comme les outils de correction des enregistrements puisqu'on n'est pas contre complètement l'utilisation très encadré évidemment avec des preuves de consentement du watermarking des journaux pour suivre un petit peu ce qui se passe et des kill switch c'estàd que le des kill switch c'est que l'artiste interprète peut à tout moment garder le contrôle sur ce qui se passe avec sa voix. Voilà, peut-être en s'inspirant du modèle proposé par la PPL 2107 déposé le 18 novembre 2025 par l'or Miller du groupe Renaissance. Voilà. 4e point, renforcement euh de la protection sur les DIP fakes.
Donc là, on parlait de de l'expérience danoise, nous y sommes. Donc reconnaissance du caractère fondamental du droit à l'image et du droit à la voix, notamment le qualifiant de droits de la personnalité exclusif. Cette reconnaissance d'un droit exclusif permettrait de revendiquer la propriété de savoir en particulier pour les personnalités publiques ou les artistes.
Et il faudrait évidemment consacrer une partie suivre une définition de la voie éventuellement dans le code civil qui pourrait aussi clarifier les procédures. C'est qu'aujourd'hui quand on quand on veut voir un juge sur la place de Paris, il faut lui expliquer lui réexpliquer ce qu'est la voix en fait. Donc là, on a un vrai sujet quoi.
Voilà. Donc la voix, c'est une intonation, une tessiture, une prosodie qui est propre à chaque individu et que l'on peut euh évidemment grâce aux travaux de certains experts qualifiés. Voilà, donc on pourrait aussi utiliser l'IA pour pour avoir une peut-être une carte biométrique aussi de sa voie.
Donc c'est aussi une idée de d'utiliser cette technologie pour pour assurer cette fameuse traçabilité dont on parlait. Voilà, l'IA pour être un une aide pour nous, voilà, un outil. Donc voilà, les propositions, on vous les fera passer euh évidemment dans nos dans nos dans nos rapports euh écrits euh à la suite de cette audition.
Est-ce que vous avez des questions sur ces euh ces points-là ? Sur la le dernier point euh concernant la reconnaissance d'un droit spécifique à la voie dont vous avez euh donné les caractéristiques. Est-ce que vous savez si dans d'autres pays il y a des avancées sur ce sujet ?
Est-ce que dans d'autres pays on a pu afférer enfin donner des droits spécifiques à la voie ? A priori, il y a il y a d'autres aujourd'hui. Ben il y a effectivement l'expérience danoise.
Alors je sais pas où ils en sont au niveau du je sais pas si la voix était la loi a été votée. Voilà. Dans d'autres pays effectivement ils sont en train de d'essayer des choses et mais je vois surtout aux États-Unis parce que nous sommes nous sommes un réseau de évidemment qu'on dialogue avec nos camarades américains et dans toute l'Europe même jusqu'en Australie.
On a créé une sorte de réseau mondial UVA et effectivement on est en en alerte un petit peu sur les problématiques. Alors ce dont on parle aujourd'hui pour la France, on le retrouve dans tous les pays du monde he parce que c'est les impacts sont mondiaux et et je crois qu'il y a des des véléités en Californie de d'essayer de de sanctuariser un petit peu ça, d'essayer de donner des droits de propriété un peu plus voilà en tout cas de d'avoir aussi des obligations de transparence pour les modèles d'IA. Voilà donc ils sont sur les mêmes problématiques que nous à ce niveau-là. la protection de la voie notamment alors en Californie mais aussi au niveau fédéral.
Je vois que nos nos homologues américains sont très actifs à à Washington notamment. Merci. Par rapport à votre proposition, j'aimerais revenir sur celle sur la traçabilité et garder le contrôle.
C'est quoi le kick switch ? qui switch c'est en fait c'est un c'est une c'est une faculté pour une personne de de pouvoir avoir le le la main sur sur ce qui se passe en fait c'est-à-dire d'avoir une comment une une de dire de dire oui ou non et en tout cas de de couper éventuellement le le modèle qui est généré. Voilà, c'est c'est s'il y a quelque chose qui est utilisé en IA, le le la personne physique peut intervenir directement pour récupérer ce clone et récupérer en fait cette cette utilisation de manière quasiment automatique sans passer par des voies de recours qui vont prendre comme vous le savez il y a ça dure 2 ans une procédure pénale ou civile et puis avec les l'appel ça peut passer à 4 5 ans.
Donc au bout de 4 5 ans, on a épuisé toutes nos ressources financières en tant qu'artiste interprète. Parce que là, les quand quand vous allez en justice aujourd'hui parce que vous êtes sur une plateforme, il faut provisionner à peu près 10000 € donc c'est pas rien. Voilà, donc ça c'est que pour la première partie de la procédure.
Après après c'est plus c'est plus compliqué. Donc nous on n pas on n pas ces moyenslà et on doit être beaucoup plus protégé. Et vous imaginez, nous on est en alerte, on connaît les choses, mais le citoyen lambda dont on a pris la voie pour être pour être utilisé dans des dans une un deep fake ou même une un harcèlement sur les réseaux, il doit avoir cette possibilité en fait de n'intervenir directement.
Donc aujourd'hui euh soit on interdit ces outils sur les sur les téléphones parce que ces outils ne servent à rien, enfin ils créent plus de problèmes. Soit on on donne les moyens aux citoyens de pouvoir interagir tout de suite et pas attendre des mois avant parce que pendant des mois on souffre en fait. Les gens souffrent he ils sont ils sont là en dire mais ma voix est moi je vais passer du temps à aller chercher la société qui a utilisé ma voix pour appeler les les Français chez eux.
Donc il faut remonter, il faut appeler les gendarmes, il faut porter plainte. Euh c'est extrêmement compliqué. Oui monsieur.
Merci beaucoup. Cas on va dire pour pas dire autre chose par rapport à la personne qui aurait été contrefaite, j'ai envie de dire. Forcément plus vite c'est on peut intervenir, mieux c'est quoi.
Merci beaucoup. Euh je voulais revenir du côté des éditeurs phonographiques. Euh il y a bien sûr des voix, mais il y a aussi d'autres d'autres éléments.
Qu'est-ce qui dans les propositions de monsieur Cuban et des voix en général euh rejoignne celle que vous pourriez faire et qu'est-ce qui peut éventuellement s'en différencier ? Quelles sont les recommandations du des éditeurs phonographiques que vous représentez ? Non, je tout ce que j'entends de de nos amis, j' enfin j'entends que des choses qui rejoignent évidemment nos préoccupations, mais encore une fois, j'insiste sur le fait que nos préoccupations dépassent celle de la musique, que la musique c'est un très bon exemple, c'est un très bon baromètre mais ça serait très dangereux et créatif de se dire voilà bon c'est un système en crise, on va les accompagner, on va trouver quelques trucs, mais on va pas arrêter l'innovation et encore une fois c'est pas du tout.
Je pense que l'opposition de la création et l'innovation est un est une très mauvaise chose. Nous, c'est vrai, vous l'avez vu, tout ce qu'on a fait depuis le début, c'est de façon très pragmatique d'essayer de de défendre les principes généraux. Je parle même pas des principes généraux éthiques parce que bon là la loi est est quand même peut pas trop aller là-dessus.
Je sais pas si vous avez reçu c'est peut-être un peu hors sujet mais sadin justement qui avait vous l'avez mais ce qui dit là-dessus c'est très intéressant parce que ça s'applique à il y a tout. Il dit est-ce qu'on a la main ou est-ce qu'on a pas la main ? Et ça ça fait vraim ça permet vraiment de départager quand vous voulez que regarder les conséquences à médicament d'une molécule et cetera, on a la main.
Vous voulez affiner l'aérodynamisme d'un avion, vous avez la main. Mais en revanche, et c'est ce qu'ils disent et c'est très intéressant, c'est quand l'humain se c'est la machine qui pilote l'humain aujourd'hui. C'est le traducteur qui corrige les erreurs de la machine.
C'est pas la machine qui corrige les erreurs du traducteur. Et ça c'est là vraiment on est dans une inversion. Et dans et effectivement dans le cas de la musique, tout ce qui va nous arriver va être va arriver aux autres là-dessus.
Et c'est pour ça que par exemple la proposition, ce qu'a dit le CSPLA par exemple est remarquable. euh autorisation, rémunération, transparence, c'est très bien. C'est exactement, c'est le vrai bon cadre et l'application de la loi euh elle me et si euh la proposition de loi sénatoriale peut aider à l'application de la loi, c'est une c'est une excellente chose.
Mais je encore une fois, je crois toujours très dangereux de de de un peu de se de se gaver de mots comme ça, de dire "On va arrêter le on va pas du tout arrêter l'intelligence euh artificielle, y compris l'intelligence artificielle générative". Mais il y a des choses quand même des choses très techniques qui peuvent empêcher un certain nombre de déviances et pour le bien commun, pas uniquement pour pour soutenir nos emplois euh et nos professions. J'aimerais bien ajouter quelque chose à propos du public parce que moi je je vois un peu ce qui se passe sur les réseaux sociaux.
Euh et donc la première vidéo qu'on a faite pour sensibiliser euh les gens à notre cause pas ma VF euh il y a 2 ans. C'est ça. Euh il y a ça ça a été quand même vu par plus de 20 millions de personnes.
Euh les commentaires et les et les retours dessus sont très très positifs du public. qui nous soutiennent vraiment sur ça. Donc on voit que les gens sont très sensibles à ce ces problèmes de de sensibilité, d'émotion synthétique, euh de musique, de de texte, de d'images générées par IA et volé euh enfin initialement euh à partir de de d'œuvre volée.
Donc on a voilà, on a vraiment un soutien du public, c'est ce que vous demandiez un petit peu tout à l'heure et beaucoup de signalements aussi du public qui nous qui viennent vers nous en nous disant attention, on en a des dizaines par jour, des centaines par jour même des gens qui nous disent voilà pour cet après-midi, le livre pour enfants vu dans tel ou tel endroit, il y a il y a il y a il y a donc c'est déjà en train d'arriver. Les gens ils sont sensibles. Voilà.
Bien, nous arrivons mesdames messieurs au terme de notre échange les auditions. Je voulais vous dire que c'est avec plaisir que nous vous avons entendu. Vous vous définissez, vous êtes des comédiens, des artistes économiquement vous définissez comme des artisans, pas comme des grands entrepreneurs, artisans.
Et et vous faites face à une un tsunami en fait qui qui n'est pas qui n'est pas synthétique, qui est humain, qui est industriel, qui est politique, qui est géopolitique. En face de vous avez les les gars femmes, hein. On n pas parlé des Chinois parce qu'on y connaît pas grand-chose et que de toute façon, ils sont absolument impénétrables, mais ça n'est pas rien non plus.
Et je parle d'un projet industriel parce que derrière les algorithmes, il y a des centres de calcul, il y a des centrales nucléaires qu'il faudra construire. Je veux dire, c'est c'est gigantesque ce ce à quoi vous vous êtes désormais confronté. Et donc nous considérons que la représentation nationale en effet a le devoir de vous entendre, d'écouter vos propositions, vos analyses et et puis ensuite d'agir.
Vos inquiétudes d'ailleurs, vous l'avez dit vous-même, dépassent largement votre corporation. Elle dépasse aussi le territoire de notre pays. Elles sont mondiales, international, dirons-nous.
Et le besoin de régulation est en train de de monter dans vos professions, que ce soit en France ouit à l'étranger. Régulation par le marché, régulation par la jurisprudence ou régulation par la loi. Ce qui là pour le coup nous intéresse directement ici.
Donc vous avez été entendu par notre mission d'information et nous voulons vraiment tous les deux vous remercier très sincèrement de vos témoignages. Merci beaucoup. Merci à vous.