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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 2 octobre 2025 20 minComplaisantFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalSécurité

Sommet européen à Copenhague: l'interview en intégralité d'Emmanuel Macron

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:05OuverteRéponse directe

    Est-ce pour illustrer la politique d'entrave que le navire auprès de Saint-Nazaire était raisonné ? Ou y avait-il des preuves ?

  • 9:46OuverteRéponse directe

    au sujet de ces drones, de ce bateau, de ce navire pétrolier qui a été immobilisé au large de Saint-Nazaire

  • 11:03OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il n'y a pas d'engagement à définir contre l'espace aérien européen ?

  • 15:15OuverteRéponse directe

    Le principe sur l'utilisation des avoirs russes gelés

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:03PrésentateurFait
    « On a créé des centres communs dans les Balkans, on a créé des initiatives communes, une réserve, au sens de la mobilisation des compétences entre Européens. »
  • 3:35PrésentateurChiffre
    « Il y a environ 800 à 1 000 bateaux qui opèrent dans le cadre de cette flotte fantôme »
  • 3:49PrésentateurChiffre
    « ils financent 35 à 40 % de l'effort de guerre de la Russie »
  • 10:30InvitéChiffre
    « Il finance à hauteur de 30 à 40% l'effort de guerre russe »
  • 10:37InvitéChiffre
    « On considère aujourd'hui que la Russie continue d'exporter plus de 7 millions de barils par jour »
  • 16:35InvitéChiffre
    « Entre 100 et 150 milliards d'euros gelés à Bruxelles »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Invité14 %
  • Invité 210 %
  • Invité 32 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Je voulais peut-être vous dire quelques mots à l'issue de ce 7e sommet de la communauté politique européenne et après le conseil informel que nous avons tenu hier entre Européens. Écoutez, d'abord, je suis très heureux de voir cette communauté politique européenne qui avance, qui se structure. Je le disais, c'est le 7e sommet. Les sommets à venir sont planifiés. Il y a maintenant un secrétariat permanent et on a pu consolider une série d'initiatives qui sont le fruit de cette communauté politique européenne.

Et au fond, le premier objectif, c'est de protéger les Européennes et les Européens et donc aussi les Françaises et les Français, en particulier dans des sociétés où on le voit bien, ça a été au cœur de nos discussions pendant ces deux jours, où la menace est de plus en plus hybride, où on est dans un monde de confrontation et où la résilience de nos sociétés, leur capacité à résister aux attaques cyber, aux fausses informations, à toute forme de trafic qui peuvent participer de la conflictualité contemporaine est très importante.

Ces dernières années, nous avons pu, dans le cadre de la communauté politique européenne, d'abord structurer des coopérations en matière de lutte contre les attaques cyber. On a créé des centres communs dans les Balkans, on a créé des initiatives communes, une réserve, au sens de la mobilisation des compétences entre Européens. Et donc on a structuré cela et on a maintenant, d'ailleurs, passé le hub que nous avions créé dans les Balkans au statut de hub international, avec des moyens qui permettent de lutter contre les attaques cyber.

Nous avons également défini des méthodes communes des coopérations entre membres de la communauté politique européenne pour lutter contre les ingérences étrangères et la désinformation. Et nous avons lancé aujourd'hui, en coprésidence avec la présidente du Conseil italien, Mme Meloni, une initiative de coopération en matière de lutte contre les trafics de drogue.

Parce qu'on voit bien qu'on a besoin d'agir au niveau de l'Europe tout entière, du Caucase au Balkan en passant jusqu'au nord de l'Europe, pour éradiquer véritablement ces trafics de drogue, à la fois parce que ce sont des sujets organisationnels des navires et autres qui y participent, ensuite parce qu'il y a une innovation permanente sur le plan technologique de ceux qui utilisent ces chemins, et enfin parce qu'il y a une innovation aussi en termes de molécules. Et donc on a pris plusieurs initiatives très concrètes, y compris d'ailleurs à l'égard des transporteurs ou des ports européens, qui fera le suivi du lancement de cette coalition.

Ça c'est pour vous parler de la communauté politique européenne, de ce qu'elle produit de manière concrète. Évidemment le premier sujet qui a été au cœur de nos échanges, hier comme aujourd'hui, est l'Ukraine. Nous avons réaffirmé, on a pu le faire dans un format plus restreint aussi avec le président Zelensky, notre soutien à l'égard de l'Ukraine, notre volonté de continuer à apporter un soutien concret en matière de défense solaire, en matière de drones, en matière aussi de missiles de longue portée.

Dans un moment où, vous l'avez vu la semaine dernière, les Etats-Unis d'Amérique se rapprochent de notre position et affichent un soutien beaucoup plus clair à l'Ukraine et une confiance à l'égard de l'armée ukrainienne et de ses forces de résistance. Et donc en la matière, nous avons réaffirmé ce soutien, ces capacités. Nous avons aussi collectivement travaillé, et nous aboutirons dans trois semaines sur ce projet, de se donner de la visibilité financière à l'Ukraine à travers les propositions qui ont été faites par la Commission.

Dans le même cadre, afin d'obtenir la paix, parce que c'est notre objectif, nous voulons accroître la pression sur la Russie pour la convaincre de revenir à la table de négociation. C'est le sens du 19e paquet de sanctions qui a été pris par la Commission. C'est le sens aussi d'une étape supplémentaire que nous franchissons dans la lutte contre la flotte fantôme. Il y a environ 800 à 1 000 bateaux qui opèrent dans le cadre de cette flotte fantôme, sous pavillons souvent approximatifs, dirais-je, et qui contribuent à l'effort de guerre russe, puisqu'ils financent 35 à 40 % de l'effort de guerre de la Russie.

Et donc on a pris ces dernières années beaucoup de mesures contre cette flotte fantôme, des sanctions, on les a élargies au-delà de l'Europe. C'était d'ailleurs, si vous vous en souvenez, un des acquis de la communauté politique européenne à Blenheim. Là, nous avons décidé de passer un pas en allant vers des politiques d'entrave, quand dans nos eaux, on a des bateaux suspects qui participent de ces trafics, et donc pour réduire, évidemment, la capacité de la Russie à continuer de se financer par ce biais et de financer son effort de guerre. Et donc nous allons continuer là aussi de coopérer de manière très concrète.

Dans les prochains jours, nos chefs d'état-major, en coordination avec l'OTAN, dans le cadre de la coalition des volontaires, se réuniront pour bâtir des actions communes dans les prochaines semaines pour avoir cette politique d'entrave à l'égard de la flotte fantôme. Ça, c'est sur l'Ukraine qui a été le cœur de nos discussions. L'autre grand sujet de discussion était évidemment la sécurité des Européens au sens large.

On en a parlé hier dans un cadre strictement Union européenne, on en a reparlé aujourd'hui, parce que je crois que tout le monde voit, je vous l'ai rappelé hier en arrivant, nous sommes dans un moment de confrontation permanente avec la Russie qui utilise en quelque sorte toute la palette de jeux de l'hybridité pour venir nous bousculer. Des drones, aux avions qui arrivent dans l'espace aérien, aux attaques cyber, aux attaques informationnelles, ce que nous avons vécu aussi devant plusieurs mosquées françaises avec des vraies provocations et des attaques. Tout ça, c'est la Russie derrière.

En plus, évidemment, des actes de guerre que nous voyons en Ukraine ou de l'hybridité en poussant des migrants à la frontière polonaise. Tout ça se passe en ce moment chez les Européens. Et donc face à ça, nous avons vraiment acté d'abord de monter notre seuil de réaction, d'être là, de nous coordonner très étroitement avec l'Alliance, mais en tout cas de consolider la défense européenne, solidarité de tous les Européens, réponse qui sera organisée à chaque incursion de drone et évidemment les procédures qui seront suivies. Mais nous réaffirmons ici notre volonté de préserver l'intégrité de l'espace européen.

Au-delà de ça, nous voulons continuer de monter l'investissement dans la défense européenne et c'est en cela que le programme d'E-SAFE est extrêmement important parce qu'il permet de financer justement cet effort, d'acquérir davantage de matériel, mais aussi de produire, d'innover. Et c'est pour ça qu'en Européen, nous souhaitons faire davantage et nous organiser de manière très structurée. Et ça a été le cœur de notre discussion hier après-midi. Cette communauté politique européenne a également permis de réaffirmer notre soutien à la Moldavie.

Vous vous souvenez, il y a quelques semaines, plusieurs d'entre vous étaient à mes côtés, mais nous avons été soutenir la présidente Maya Sandou, qui était confrontée, elle aussi, à des attaques informationnelles et même davantage dans le cadre de son élection. Les pro-européens ont gagné cette élection, mais la pression russe continue de s'exercer. Et donc nous avons pu nous réunir pour voir les prochaines étapes à la fois de l'élargissement de notre Union européenne à la Moldavie, mais également de son soutien face à ces attaques informationnelles et aux déstabilisations.

Et puis, évidemment, j'ai pu avoir une série d'échanges bilatéraux à l'occasion de cette communauté politique européenne qui ont permis d'avancer sur l'agenda avec plusieurs pays, mais on pourra le revenir dans le cadre de vos questions. Je veux ici conclure mon propos en vous redisant tout le soutien du peuple français et de la France à l'égard du peuple britannique. En ce jour, qui est en plus très symbolique, l'attaque terroriste de Manchester est une nouvelle fois preuve que notre Europe est victime de cette folie terroriste et de l'antisémitisme.

Et je veux redire vraiment au Premier ministre Armour, au peuple britannique, tout notre soutien, redire aussi à la communauté juive en Grande-Bretagne, mais partout en Europe, l'engagement de tous les dirigeants européens dans cette lutte contre tous les actes antisémites, évidemment les attaques terroristes, mais ces actes quels qu'ils soient. Je vais maintenant répondre à vos questions.

8:05
Invité

Est-ce pour illustrer la politique d'entrave que le navire auprès de Saint-Nazaire était raisonnée ? Ou y avait-il des preuves ?

8:13
Présentateur

C'est exactement pour illustrer cette politique. Il y avait des soupçons. Et il y a donc eu une action de notre marine. Celle-ci a fait face à des comportements inappropriés et extrêmement agressifs à l'égard de notre frégate et des hélicoptères qui avaient été déployés et qui ont justifié ensuite l'ouverture d'une enquête et donc d'une action judiciaire.

8:36
Invité

Nous demandons que toutes les règles soient respectées

8:55
Présentateur

et que nos compatriotes soient protégés, comme il se doit. Et donc nous suivons de manière extrêmement étroite cette situation avec nos partenaires européens qui sont concernés, en particulier l'Italie et l'Espagne. Nous sommes très attentifs. Nous demandons à ce que tous nos compatriotes qui ont fait ce choix qui est un choix d'engagement face à une situation que nous avons nous-mêmes dénoncée de la manière la plus officielle et face à laquelle nous agissons et nous voulons continuer d'agir, que nos compatriotes soient protégés. Et donc nous suivons cela en fonction de l'évolution. Nous prendrons les dispositions qui conviennent.

Le président français qui est en train de répondre à une question

9:46
Invité

au sujet de ces drones, de ce bateau, de ce navire pétrolier qui a été immobilisé au large de Saint-Nazaire. Et la question était de savoir si c'était en lien avec les drones qui ont survolé le Danemark. Donc le président qui, juste avant ça, était en train de s'exprimer notamment justement sur la pression qu'il fallait accroître, Thierry Arnaud, accroître contre justement cette flotte fantôme russe qui sert, il l'a rappelé à plusieurs reprises, qui sert l'effort de guerre russe. C'est grâce à cela que la Russie finance sa guerre en Ukraine. Exactement.

Il a rappelé qu'elle en était l'ordre de grandeur de 800 à 1000 vaisseaux fantômes, a-t-il dit, qui battent pavillons divers et variés, comme on en a eu la parfaite illustration ces derniers jours, notamment du côté de Saint-Nazaire. Il finance à hauteur de 30 à 40% l'effort de guerre russe, ce qui était évidemment absolument considérable. On considère aujourd'hui que la Russie continue d'exporter plus de 7 millions de barils par jour. Et ça représente effectivement une ressource pour elle très importante.

Et d'une manière dont on a la parfaite illustration, je le disais encore une fois, puisque effectivement c'est une façon de contourner les sanctions que d'avoir un CV sous fantôme et deux, de se tourner vers des pays comme la Chine et l'Inde. Vous savez que le bâtiment qui peut avoir le Saint-Nazaire a été à destination de l'Inde. Est-ce qu'il n'y a pas d'engagement à définir contre l'espace aérien européen ?

11:12
Présentateur

L'OTAN a déjà établi des règles d'engagement claires en ce qui concerne les drones. Et donc là c'est très clair, quand un drone n'est pas identifié, viole un espace aérien, les pays sont totalement habilités à le neutraliser. Pour ce qui est des avions, nous connaissons les règles, elles supposent de se coordonner. Il faut que ces règles soient clairement établies, réétablies et lisibles. Il ne faut pas de surprise. Il se peut que dans des erreurs, des opérations, il y ait des violations d'espaces aériens momentanés. À ce moment-là, ça se déconflicte avec le pays d'origine et le pays dont c'est l'espace aérien. Mais lorsqu'il y a une violation établie, il y a des mécanismes d'escorte.

Je ne vais pas ici rentrer dans les détails, mais là, visibilité, ligne de déconfliction. En tout cas, la politique est simple. Nous ferons respecter nos espaces aériens et nous ne serons jamais, nous, dans l'escalade. Mais ne pas être dans l'escalade ne veut pas dire être faible.

12:03
Invité

Emmanuel Macron vient de l'entendre, qui a répondu à nouveau à une question sur cette menace russe. C'est en référence à ce qu'il disait hier, finalement, Thierry Arnaud, lorsqu'il disait que rien n'est exclu en cas de violation de l'espace aérien européen. Puisqu'on a vu ces dernières semaines, évidemment, une tension renforcée dans le ciel européen avec non seulement ces drones au-dessus de pays européens, mais également pour frapper l'Ukraine. Oui, effectivement. On voit ce président français durcir le ton depuis plusieurs jours.

Maintenant, vous l'avez rappelé, hier, à Copenhague, et dans les colloques d'un quotidien allemand, la Frankfurter Allemann-Essitung, dans laquelle, effectivement, il est très clair sur le fait que, comme il vient de le dire d'ailleurs à l'instant, il ne faut tolérer aucune menace.

Donc, avoir des règles d'engagement qui, dans le cas où la menace est précise et identifiée, peuvent aller jusqu'au fait d'abattre un avion russe dans l'espace aérien de l'OTAN et de l'Union européenne, d'une part, et d'autre part, s'agissant des drones, la ligne, encore une fois, très claire, dès qu'un drone pénètre dans l'espace aérien européen, on est fondé, on est autorisé à le détruire, sachant que, évidemment, ça soulève une série de questions.

Vous avez vu que le Danemark y avait renoncé, notamment, parce que détruire un drone, ça peut générer des dégâts collatéraux, ça peut représenter un danger pour ceux sur lesquels, potentiellement, ce drone ou les pièces de ce drone peuvent s'abattre. Donc, c'est toujours une opération délicate. Mais, en tout cas, le message est clair, aucune faiblesse vis-à-vis de la Russie. On a été, en gros, suggère-t-il, finalement, plutôt naïf, plutôt faible jusqu'à présent. Et il faut changer de posture. C'est ça, le discours du président de la République depuis plusieurs jours, maintenant.

Emmanuel Macron, qui s'est exprimé aussi un peu plus tôt, Alexis, qui a exprimé son soutien aux Britanniques qui ont été frappés à Manchester par cette attaque terroriste. C'est le mot qu'a utilisé aussi le président français, attaque terroriste, devant une synagogue. Et il a, d'ailleurs, donné son soutien aux Britanniques, mais aux Juifs partout dans le monde, y compris en France, où la sécurité a été renforcée. On va réécouter, d'ailleurs, Emmanuel Macron.

14:07
Présentateur

On a un budget de défense, mais nous sommes tous en train d'augmenter nos budgets. Ce sont des responsabilités nationales. Je me félicite qu'on ait une meilleure coordination européenne. Et, d'ailleurs, c'est ce que nous avions lancé avec l'Allemagne lors de nos présidences successives, parce que tout ça vient s'inscrire dans la boussole stratégique. Rappelez-vous que nous avions coordonné à travers nos deux présidences et qui a défini les grands concepts, les grandes menaces à l'horizon 2030. Et donc là, on met ensemble des capacités nouvelles d'endettement qui viennent abonder les achats nationaux. Je suis très favorable à ce que nous ayons plus de programmes capacitaires en européen.

Et lors des débats que nous aurons sur le budget européen, il est très clair que la défense et la sécurité devront être au cœur de nos nouvelles priorités. On a besoin d'une Europe qui investisse beaucoup plus dans ses capacités communes de défense et dans ses innovations. Ce que j'ai dit, par exemple, sur les systèmes d'Early Warning ou de drones, on a des capacités qui existent. Si on veut passer à l'échelle, il faut un budget européen. En matière spatiale, en matière cyber, en matière aussi maritime, qui sont les nouveaux espaces de conflictualité, il faut une politique européenne plus forte. Donc la réponse est oui.

15:11
Invité

Le principe sur l'utilisation des avoirs vus, le principe détecté, maintenant, ce sont les modèles.

15:19
Présentateur

Alors, je redis ici de manière très claire, nous respecterons le droit international parce qu'il en va de la crédibilité des Européens et de l'attractivité de l'Europe. Et le Premier ministre belge a totalement raison de rappeler toujours ces règles que l'Europe, ce n'est pas un continent où on peut d'un seul coup prendre possession des avoirs d'une banque centrale ou de qui que ce soit. On respecte la loi internationale. Par contre, ces actifs gelés feront partie de la solution à la fin de cette guerre parce que la Russie aura créé beaucoup de dommages et a créé beaucoup de coûts pour tout le monde.

Ce qui est proposé par la Commission, c'est une innovation, si je puis dire, juridico-financière qui permet de donner de la visibilité à l'Ukraine en respectant le droit international et ses règles et en ayant une garantie ou du budget de l'Union ou des États membres sont des techniques qui sont à discuter. Et donc, c'est ces techniques sur lesquelles on va travailler dans les semaines à venir.

16:10
Invité

Emmanuel Macron, c'est important ce qu'il vient de dire au sujet de ces avoirs russes qui ont été gelés parce qu'effectivement, il y a ces demandes, ces attentes, notamment de l'Ukraine, qu'on puisse utiliser cet argent russe qui est gelé en Europe pour éventuellement soutenir l'Ukraine. Et il a répondu à cela. Oui, c'est un débat intense. Entre 100 et 150 milliards d'euros gelés à Bruxelles, on estime qu'il y en a bien davantage au total des avoirs russes gelés. Et le principe qui a été retenu jusqu'à présent et c'est la raison pour laquelle le président évoque le droit international, c'est de dire que le droit international interdit de toucher au capital.

En revanche, dans la mesure où cet argent est placé et qu'il génère des intérêts, ce que cet argent rapporte, on peut l'utiliser et le mettre au service de l'Ukraine. La question qui est posée depuis plusieurs mois maintenant avec de plus en plus d'intensité, c'est qu'est-ce qu'on peut faire pour aller plus loin ?

D'où ce mécanisme innovant évoqué par le président de la République qui est une façon d'aller puiser davantage dans ces ressources très importantes pour les mettre au service de l'Ukraine sans dire Emmanuel Macron contrevenir au droit international, sachant qu'il y a évidemment potentiellement des ressources considérables qui peuvent être utilisées dans ces avoirs russes qui ont été gelées. Merci beaucoup Thierry. On va réécouter le président Emmanuel Macron qui a fini cette prise de parole depuis Copenhague au ce sommet européen, la fin de ce sommet européen.

Emmanuel Macron qui a appelé à accroître la lutte contre ces flottes fantômes russes en référence évidemment notamment à ce pétrolier suspecté d'appartenir à cette flotte fantôme qui est immobilisée au large de Saint-Nazaire. Donc le président français qui s'est exprimé à ce sujet, on l'écoute.

17:48
Présentateur

Là, nous avons décidé de passer un pas en allant vers des politiques d'entrave quand dans nos eaux on a des bateaux suspects qui participent de ces trafics et donc pour réduire évidemment la capacité de la Russie à continuer de se financer par ce biais et de financer son effort de guerre. Et donc nous allons continuer là aussi de coopérer de manière très concrète dans les prochains jours nos chefs d'état-major en coordination avec l'OTAN dans le cadre de la coalition des volontaires se réuniront pour bâtir des actions communes dans les prochaines semaines pour avoir cette politique d'entrave à l'égard de la flotte fantôme. Ça c'est sur l'Ukraine qui a été le cœur de nos discussions.

L'autre grand sujet de discussion était évidemment la sécurité des Européens au sens large. On en a parlé hier dans un cadre strictement Union européenne. On en a reparlé aujourd'hui parce que je crois que tout le monde voit, je vous l'ai rappelé hier en arrivant, nous sommes dans un moment de confrontation permanente avec la Russie qui utilise en quelque sorte toute la palette de jeux de l'hybridité pour venir nous bousculer. Des drones, aux avions qui arrivent dans l'espace aérien, aux attaques cyber, aux attaques informationnelles, ce que nous avons vécu aussi devant plusieurs mosquées françaises avec des vraies provocations et des attaques, tout ça, c'est la Russie derrière.

En plus évidemment des actes de guerre que nous voyons en Ukraine. ou de l'hybridité en poussant des migrants à la frontière polonaise. Tout ça se passe en ce moment chez les Européens. Et donc face à ça, nous avons vraiment acté d'abord de monter notre seuil de réaction, d'être là, de nous coordonner très étroitement avec l'Alliance, mais en tout cas de consolider la défense européenne. Solidarité de tous les Européens. Réponse qui sera organisée à chaque incursion de drone et évidemment les procédures qui seront suivies. Mais nous réaffirmons ici notre volonté de préserver l'intégrité de l'espace européen. Merci.

19:55
Locuteur

Merci.

Sommet européen à Copenhague: l'interview en intégralité d'Emmanuel Macron · Pourquijevote