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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 26 novembre 2025 25 min

Alain Milon : « La France a diminué de moitié ses investissements dans les médicaments innovants »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour, merci beaucoup d'être notre invité. Vous êtes sénateur à l'ER du Voclus, président par intérim de la commission des affaires sociales du Sénat. On va évidemment très longuement revenir sur le budget de la sécurité sociale et la la suspension, le rejet de la suspension de la réforme des retraites.

Mais d'abord, on va regarder comme tous les jours les unes de la presse régionale. On en a sélectionné trois. D'abord la une de la dépêche.

Pourquoi le service militaire va revenir dans un contexte de tension internationale et de guerre en Ukraine ? Emmanuel Macron s'apprête à relancer un service militaire basé sur le volontariat. La deuxième une, c'est celle du populaire du centre.

La France au diesel, alors que la fin des ventes de voitures thermiques neuves est prévue pour 2035, il existe encore une France qui ne jure que par le diesel. Et puis la dernière rune, c'est celle du progrès. Scandale.

Chine BHV, Frédéric Merlin assume une centaine de marques ont quitté le BHV invoquant notamment l'arrivée de Chine. Frédéric Merlin, le patron du BHV, réfute tout boycot. Il assume le partenariat avec le géant chinois.

La justice, on l'a dit, se prononce aujourd'hui sur une suspension en ligne de Chine. De quelle lune avez-vous envie de nous parler ? Oh, peut-être bien la Chine.

La Chine. Oui. Ouais.

Et et la déferlante, c'est aussi un débat he qu'il y a dans Non, mais alors justement la la la Chine, ça me rappelle tout ce qui se passe dans la pharmacie, dans le médicament. Euh donc je voudrais vraiment parler de ça puisque j'en ai parlé d'ailleurs dans dans la discussion générale. La Chine produit actuellement 31 % des médicaments innovants, ce qui est absolument considérable puisque la France produisait il y a encore 10 à 15 ans en arrière 20 % de ses médicaments innovants.

Elle est largement dépassée maintenant et c'est quelque chose qui est important puisque désormais les investissements en industrie pharmaceutique pour les médicaments et vent pour traiter l'ensemble des des malades sur le territoire national ont baissé en France les promesses d'investissement ont baissé de moitié par rapport à l'année passée et dans le même temps, les promesses d'investissement sont passées à 550 milliards de dollars aux États-Unis et et les investissements en Chine sont de ces 10 dernières années de 330 milliards. Donc on prend vraiment du retard au niveau de de la pharmacie et ça risque d'être de poser un problème à jour dans l'approvisionnement des médicaments pour le français avec un un risque à nouveau he puisqu'on y est déjà un peu de pénurie de médicament du coup avec un risque majeur de pénurie de médicament d'autant que si c'est la Chine ou les États-Unis qui produisent ces médicaments innovants, ils seront d'autant plus chers. Ouais.

Et c'est un débat aussi qu'on avait eu pendant le Covid et qu'Emmanuel Macron avait un peu pris à brelcor pendant le Covid de ramener sur le sol français et européen la production de médicaments. Ça ça a un peu marché quand même ou pas ? Oui.

Pour certains types de de de produits, ça a en effet marché mais c'est pas c'est pas le sujet. Le sujet ça ce qui marche c'est bien mais ce sont quand même des produits matures l'essentiel. Il faut ce qu'il faut maintenant c'est favoriser l'installation des des des grands des grosses firmes évidemment celles qui ont les moyens pour que elle puissent produire sur le territoire national des médicaments innovants.

Les luttes contre le cancer, les luttes contre certaines maladies neurodégénératives et cetera. C'est ça le c'est ça le sujet essentiel. L'installation dans d'entreprise qui fabriquent du paracétamol pour ne pas le citer, c'est fait.

Mais maintenant, il faut aller au-delà. Et pour aller au-delà, il faut pas dire en permanence du mal de laboratoire pharmaceutique qui ont certainement pas bah toutes les qualité, c'est évident, mais il faut aussi faire en sorte qu'ils puissent investir chez nous parce que nous la France toute seule, elle n'aura pas les moyens seuls d'investir. On va parler du budget de la sécurité sociale avant de revenir sur la séance d'hier sur la suspension de la réforme des retraites.

Ce soir, d'abord cet après-midi, les sénateurs vont voter sur ce budget de la sécurité sociale et ce soir, vous allez vous réunir avec les députés pour tenter de trouver un accord sur ce budget de la sécurité sociale. Il est possible le compromis ou pas ? Mais euh euh on peut toujours discuter après euh compromis euh euh il y a il y a il y a des lignes rouges qui sont fixées par l'Assemblée nationale, il y a des lignes rouges qui sont fixées par le Sénat et je ne pense pas que nous puissions nous retrouver sur ces lignes rouges.

Donc non, je pense que la CMP devrait euh ne pas être conclusive. Moi ce que je veux dire c'est que par exemple nous ici au Sénat, il y a évidemment le refus de la suspension des retraite. On pourra en parler après.

Et puis il y a aussi d'autres lignes rouges qui ont été mises en place. Bah pas de taxe, pas d'impôts nouveaux et puis une une ligne rouge que j'ai demandé que l'on fixe, c'est le respect de la politique conventionnelle entre la sécurité sociale et les professionnels de santé. ce respect-là, quand on signe une convention mois de juin dernier et que 3 mois après, on ne la respecte pas, il y a vraiment un problème majeur.

Donc, peu de chance que ce soit conclusif ce soir. Il y aura du coup euh une nouvelle navette. Est-ce qu'au bout vous pensez qu'on aura un budget de la sécurité sociale ?

Est-ce que ça c'est possible ? La la 5e République permet beaucoup de choses. Donc, je pense que oui, il y aura un budget de la sécurité de toute façon.

C'est prévu de certains outils prévus par la 5e République. Oui, mais il en faut un puisque c'est pas une loi de finance. Donc s'il y a pas de budget à la fin de l'année, il y aura pas de budget pour 2026.

Et là c'est c'est véritablement la catastrophe. Donc il y aura obligatoirement un budget lequel ce sera pas le budget du Sénat, c'est une évidence. Ce ne sera sûrement pas complètement le budget de l'Assemblée nationale non plus.

Mais il faudrait bien que le premier ministre trouve une solution. Alors, il a renoncé au 493, donc il lui reste les ordonnances et puis il y a pas de loi spéciale, il lui reste que les ordonnances. Donc, mais est-ce que est-ce qu'en en deuxème lecture le Sénat sera plus enclin au compromis ou est-ce que vous resterez sur les mêmes lignes que que jusqu'à maintenant, que jusqu'à aujourd'hui ?

Mais pourquoi ce serait au Sénat de céd ? Euh, pourquoi l'Assemblée nationale ne ferait pas non plus quelques pas vers vers nous ? Je pense que nous n'avons pas tort sur beaucoup de sujets.

Je sais pas si on rediscute après ou pas. On va en parler des retraites. Mais euh j'ai j'ai dit hier des choses intéressantes quoi euh en particulier sur les les tout ce qui avait été mis en place par Marie Sol Touren, voté par les socialistes sur lesquels on pourrait revenir.

Donc ça, on verra après. On va on va en parler tout de suite de cette suspension de la réforme des retraites puisque le Sénat donc poursuit jusqu'à aujourd'hui l'examen du budget, vote aujourd'hui mais hier Steve c'était le gros morceau politique en tout cas de ce texte, la suspension de la réforme des R. Oui, c'était Orian le moment le plus attendu peut-être depuis le début de l'examen du budget de la SQ la semaine dernière.

Pas parce qu'il y avait du suspense, je n'avais pas pour dire la vérité Orig, mais parce qu'il s'agit d'un point de vue de divergence politique crucial entre la droite et la Macronie. Pendant les les débats, l'ancien ministre de l'intérieur, Bruno Rotaillot, a ciblé le gouvernement le cornu. Écoutez, l'abrogation, enfin la suspension de la réforme des retraites, c'est le tribut payé par le gouvernement à la gauche pour durer.

Nous allons nous y opposer. [applaudissements] Nous allons nous y opposer parce que nous pensons que cette suspension est contraire aux intérêts des Français et les débats ont été très animés. Oui, on rappelle l'équation.

En échange du non censure des socialistes, Sébastien Lecornus s'était engagé à suspendre la réforme des retraites d'Élisabeth Born. En première lecture, les députés ont voté pour une mise en pause jusqu'au 1er janvier 2028. Si hier la majorité sénatorielle a dit non.

Écoutez, est-ce que raisonnablement quand la gauche décide de mettre la retraite à à 60 ans, l'espérance de vie était à 72 ans, il fallait servir 12 ans de de retraite. Aujourd'hui, l'espérance de vie à 60 ans est de 82 ans, bientôt 83. Est-ce qu'on peut raisonnablement servir plus de 20 ans de retraite ?

Ça n'est pas sérieux pour les générations à venir. Pendant que l'Europe repousse l'âge de départ à la retraite, comme en Italie et en Espagne à 67 ans et au Danemark à 70 ans, la France ferait marche arrière comme d'ailleurs dans beaucoup de domaines pour revenir à 62 ans et demi. Dans le détail, Orien, le Sénat a donc supprimé la suspension de la réforme des retraites.

En gros, il a rétabli la réforme borne. Résultat du scrutin : 190 voix pour, 108 voix contre. Tout au long du débat, la gauche a tiré à boulet rouge sur la droite.

Écoutez, cette réforme des retraites, la façon dont elle a été menée, personne n'en est satisfait et même vous qui la portiez, vous pouvez pas être satisfait de la façon dont ça s'est passé. Vous assumez donc pleinement de voler des années de vie à 3 millions et demi de français. Car c'est de cela qu'il s'agit, des années de repos mérité après une vie de travail.

C'est injuste, c'est inacceptable. En votant pour le retour de la réforme des retraites à la Milon, vous prenez des années de vie au français. Qu'est-ce que vous répondez à ça ?

Qu'est-ce que vous répondez à Patrick Caner ? Bah, je lui ai répondu en séance. Je je trouve qu'il est qu'il est allé un peu loin quand même.

Euh j'ai j'ai un peu de temps parce que en fait ce ce qu'à dit monsieur En 83 lorsque la retraite a été mise à 60 ans, il y avait quatre actifs pour un retraité et l'espérance de vie était vraiment à 73 ans et en plus à l'époque quand même les métiers étaient autrement plus compliqués à exercer qu'actuellement. Euh aujourd'hui, il y a 1,7 actifs pour un retraité et l'espérance de vie est à 83 ans quand on a atteint l'âge de 60 ans, comme d'ailleurs en en 83. Ça c'est le premier point qui me semble important.

Donc 20 ans de retraite, ça fait quand même beaucoup financé surtout par 1,7 actif pour un retraité. C'est le premier point. Le deuxème point, ça fait beaucoup pour le le système par répartition parce que vous dites c'est pas tenable pour sauvegarder un système par répartition viable.

Non, si le système marchait, s'il y avait de quoi, c'est sûr que c'est c'est à prendre. Mais bon, ça peut pas être le cas. et on va aller très vite vers des déficits considérables du système et probablement dans le mur.

On va droit dans le mur si c'est si c'est comme ça. Mais moi je voulais ajouter une chose, j'ai trouvé d'abord monsieur Caner a eu un langage un peu dur avec des métiers qui si dans les années 80 existaient sont nett se sont nettement améliorés au point de vue de la pratique maintenant. Mais il il est allé loin aussi parce que dire qu'on vole des années de vie euh à nos concitoyens, je pense moi que les années de vie, elles sont d'autant plus intéressantes que l'on peut travailler des métiers intéressants.

Euh évidemment, bon il y a certains métiers pénibles qui pour lesquels il faut arrêter plutôt. On avait aussi au Sénat, ça a été retoqué par le Conseil constitutionnel parce que c'était une loi de finance, mais on avait aussi remis tous les critères de pénibilité de la loi Elmcy, c'estàdire une loi qui avait été votée par les socialistes du temps de de monsieur Hollande. On avait remis la pénibilité, on avait remis les femmes, on avait remis les carrières longues.

Tout ça a été retoqué parce que c'était une loi de finance. Mais nous on l'avait fait ça. Oui.

Non non mais parce que on on connaît hein les divergences entre la droite et la gauche sur la réforme des retraites sur le fond. Mais là et c'est ce que vous dit d'ailleurs Yannick Jad, il dit bon bah on aurait pu suspendre cette réforme des retraites. Il dit ça au sénateur de droite et ensuite voir pour la présidentielle 2027 vous 65 ans 67 ans.

On connaît un peu les positions de la droite. L'addition pour 2020 pour 2025 c'est 3 400 millions d'euros. L'addition pour 2026 c'est 1 milliard7 1 milliard 7 et cetera.

C'est est-ce que est-ce que l'addition d'un d'une absence de budget n'est pas encore plus élevée que l'addition de la suspension de la réforme de retraite ? Il y aura pas d'absence de budget. Il y aura un budget de toute façon.

Moi, je voudrais revenir sur l'âge myth 63 64 ans. Actuellement avec la réforme de Marissol Touren votée par monsieur Caner alors qu'il était ministre dans le même gouvernement que madame Touren, le nombre d'annuités c'est 43 ans. 43 ans ça fait que pratiquement l'ensemble de concitoyens partaient à la retraite à 63 ans et 8 mois.

Donc si à 60 ou 63 ans 8 mois, on ne rajoute que 4 mois par rapport à 63 ans 8 mois. Ça les gens ne le savent pas. Alors évidemment monsieur Caner a dit à un moment donné la retraite était à 62 ans.

C'est vrai qu'elle était à 62 ans, mais quand vous partiz à 62 ans à la retraite sans avoir fait vos 43 ans d'annuité, vous partiz avec une décote considérable. Et donc la plupart de nos concitoyens ne partaient pas 62 ans, faisaient leurs 43 ans d'annuité et partait à 63 ans et 8 mois. Donc il y a que 4 mois de différence.

Mais est-ce qu'il faut pas revoir le système euh et par exemple ne plus faire de l'âge un critère euh et ne tenir compte que des annuités ? Est-ce que ça ce serait pas une solution ? Ça ça a été envisagé, ça peut être une solution.

Faut regarder ce que ça donne financièrement parlant. Mais tout à fait. D'ailleurs, on l'a fait pour la pénibilité, on l'a fait pour la carrière longue au Sénat tout au moins.

Mais je pense aussi qu'il va falloir mettre en place une réflexion plus importante sur le système par répartition. C'est évident que quand on a plus que 1,7 actifs pour un retraité, aujourd'hui, le système par répartition n'est plus viable très longtemps. Alors, il y a il y a d'autres systèmes.

Le président de la République dans sa première mandature avait proposé 1 € cotisé et cetera pour tout le monde système par que Gabriel veut remettre sur la table. Gabri mais que d'autres probablement remettront sur la table. Ça c'est c'est un autre sujet.

C'est le sujet des présentiels compris. Pourquoi pas ? Ça je ne sais pas moi je participerai sûrement à l'élaboration du programme donc j'essaierai d'user mon influence.

Mais vous vous dites qu'il faut passer un système par point c'est quelque chose il faut passer un autre système que système de répartition. J'avais proposé aussi pendant le débat sur les retraites d'autoriser les caisses de retraite complémentaires complémentaires à utiliser le système par capitalisation. les fonds de pension.

Moi, je suis au regret de vous dire, on a actuellement dans le domaine de la santé, c'est le seul que je connaisse bien, des groupes financiers par que fond de fond de pension étranger, essentiellement australien et Suédois qui actuellement s'investissent dans les cliniques privées, s'investissent dans les centres de santé. Et euh j'avais moi rencontré il y a quelques temps en arrière le président du Médev suédois qui à qui on expliquait la sécurité sociale française et qui en me en partant me dit je dois vous remercier monsieur le président à l'époque j'étais président de la commission euh parce que l'assurance maladie française finance les retraites des Suédois. Alors, pourquoi ne pas mettre en place un système de capitalisation pour les fonds de pension pour les les caisses de retraite complémentaire ?

Fond de pension qui serait garanti par l'État avec obligation pour ces fonds de pension d'investir essentiellement dans la santé, dans l'armée, dans l'armement puisque actuellement on a quand même un gros problème de ce côté-là. Et je termine, euh certains fonds de pension on ont quand même des réserves considérables 30 milliards par exemple pour un certain type de de fonds de pension dont je terussie. Pourquoi ne pas les mettre sur la table et permettre finalement comme on a des déficits un peu partout de de réduire ces déficits et enfin que les Français puissent aller dans des systèmes dans un système purement français.

Ah, un dernier mot juste sur cette réforme des retraites. Euh, on a très bien compris vos positions hier, les positions de la droite sénatoriale, vous les avez réaffirmé. Est-ce que dans la suite du processus, vous pourriez un peu les assouplir pour euh pour trouver un compromis ou sur la réforme d'raite, vous ne bougerez pas une virgule de ce que vous avez affirmé ?

Il y a il y a deux lignes rouges, celle-là et puis ce que je vous ai dit tout à l'heure. Donc là-dessus, vous toucherez à rien. Non.

Et puis la Londame aussi. L'am et on va en parler. Mais Justice, hier, il est également aussi question du gel des pensions.

Oui, le gel qui consiste à ne pas augmenter les pensions et les prestations sociales l'année prochaine. Même si l'inflation progresse, ça se traduit ça se tradera par une baisse du pouvoir d'achat pour ceux qui bénéficient de ces prestations. La majorité sénatoriale a donc voté pour ce gel, sauf pour les retraites inférieures à 1400 € brut.

Et pour les adultes handicapés, là encore la gauche est montée au créneau. Écoutez, est-ce que vous considérez que 100 millions de pauvres ça ne suffit pas ? Est-ce que vous quand vous vous baladez dans vos départements, vous ne constatez pas vous aussi que les fils de l'aide alimentaire sont de plus en plus longues et qu'on a de plus en plus de gens qui tombent dans la pauvreté du fait des décisions qui ont été prises depuis maintenant des années.

Monsieur le sénateur, vous attaquez au plus fragile. C'est ce que dit la gauche qui vous a attaqué beaucoup là-dessus. La gauche, encore une fois ne joue pas le jeu euh de 2014 à 2016.

Il y a eu il y a eu aucune indexation des retraites et c'était pas la droite qui était au pouvoir, c'était monsieur Caner et et ses amis politiques. Donc qu'il y ait un moment une stabilité des pensions, c'est raisonnable pour encore une fois l'ensemble du régime. En 2024, les pensions ont été augmentées de 5 % 5,5 %.

L'addition de cette augmentation, c'est 14 milliards. En 2026, les pensions ont été augmentées de 2 %. Ça entraîner une augmentation des des pensions de près de 7 milliards.

On ne peut pas continuer comme ça, sauf à mettre encore une fois le régime en danger. Alors, évidemment, ce que vous avez dit est pas tout à fait exact. On a voté une stabilité des pensions au-dessus de 1400 € et puis la hache n'est pas n'est pas dans le lot.

Mais euh s'il y a une une inflation considérable, il y a évidemment un système de surveillance de tout cela qui permettrait de réajuster au cas où. Si si on a une inflation qui est inférieure ou égale à 1 %, honnêtement, ça se verra pas beaucoup, sauf pour les petites pensions bien sûr et qu'on me fasse pas dire ce que j'ai pas dit, mais on a besoin pour l'instant de stabiliser le système en particulier dans le système de répartition. Il est en danger euh où on l'arrête ?

Donc tout le monde doit faire des efforts. C'est ce que vous dites. Tout le monde.

Et ça je dis bien tout le monde parce que aussi la gauche ne dit que on ne demande des efforts qu'au pauvres et pas au riches. C'est faux. On va parler de la situation de l'hôpital, c'est l'actualité dans votre département et pour ça on va retrouver Léo Turguette et pas que [rires] on va retrouver Léo Turget, président et directeur éditorial de la Marseillaise.

Bonjour Léo. Merci beaucoup d'être avec nous. Léo.

Vous vouliez revenir avec Alain Milon sur la situation de l'hôpital public dans le département du Vaclus ? Oui, bien sûr. Effectivement, il n'y a pas qu'en Vluse que l'hôpital public est en souffrance mais en vclus l' tout particulièrement.

On pense aux urgences de Carpentra, on pense à la fermeture d'un bloc chirurgical à l'hôpital d'APT et tout ça pose à nouveau la question des moyens. Monsieur Milon, vous venez de dire que vous demandez des contributions aux riches. Est-ce que la question pour le financement de la santé ne serait pas de mettre à contribution les revenus financiers ?

Bon, la situation des hôpitaux en général, il y a pas que Carpentra et Apt qui sont en difficulté. En plus, la Carpentra, ça n'est que la fermeture des urgences allongées et sur une période de la nuit en période de nuit profonde, pas autrement. et les urgences debout, elles sont toujours prises même en période de nuit profonde.

Ça c'est quand même faut faut établir les choses pour pour apte. C'est un autre sujet euh à euh en ce qui concerne apte. Il y a actuellement des procès qui sont en cours.

La justice est a été saisie. Donc je je n'interviendrai pas sur le sujet. Pour ce qui est de de la situation des hôpitaux, évidemment qu'il faut augmenter l'ondame hospitalier pour permettre aux hôpitaux 1 d'avoir le personnel nécessaire, de d'avoir de de pouvoir investir dans les mat dans les matériels récents IRM et autres.

Et et mais pour que veut le gouvernement qui prévoit plus de moyens pour l'hôpital ? Le gouvernement a mis 850 millions de plus. Euh les déficits de hôpitaux, c'est 3 milliards.

Donc il y a quand même beaucoup encore à faire avant d'arriver à à ce qu'on soit à ce qu'on est une situation euh acceptable. Euh la difficulté c'est évidemment le financement et là vous avez raison. Mais la difficulté aussi c'est le le manque de personnel formé compétent.

Dans les infirmières, ça va à peu près. Mais au niveau médical, pendant des années, on a eu quand même et tout le monde le sait, un numéruscosus qui bloquait les étudiants, qui bloquaient le la formation des des docteurs en médecine. On était arrivé il y a une dizaine d'années derrière à 7500 médecins formés pour 10 à 12000 médecins qui partaient en retraite.

Et et donc avec madame Busin à l'époque, il a été décidé la suppression de ce numérousclosus. Donc maintenant, on est à 13500 médecins en formation qui n'arriveront sur le terrain que 10 ans après, c'était en 2022. Donc, ils arriveront sur le terrain en 2032.

Et puis, il y a eu de d'autres réformes, en particulier la réforme de de Philippe Mouillet et et puis des amendements qui ont été mis en place, en particulier sur la 4e année de médecine à faire dans dans des cabinets médicaux libéraux. Et cette cette 4e année de médecine et ces médecins-là vont sortir en novembre 2026. Alors pour l'instant la situation est compliquée et il y a une concurrence terrible entre les m l'hôpital public et les clinique privé, les fameux fonds de pension.

Et évidemment les cliniques privées payant beaucoup mieux le personnel médical que l'hôpital pour l'instant que l'hôpital public, les médecins, les les les professionnels de santé partent plus facilement dans le privé que dans le public. Donc tout ça c'est en train de se résoudre progressivement et et j'entends bien ce que vous dites he d'ailleurs on en avait discuté ensemble à Sorg à une certaine époque il y a pas si longtemps il y a deux ou tr mois en arrière absolument où on avait fait une réunion avec le parti communiste et moins présent donc c'était pas si évident que ça surtout à Sorg mais ce c un vrai débat c'était un vrai débat et on avait trouvé pas mal de de terrains commun d'ailleurs à l'époque. Donc la situation c'est celle-là.

Il y a pas de solution miracle tout le temps qu'on aura pas formé le personnel suffisant. Ce qui est dommage c'est que pendant des années, on n pas formé suffisamment de médecins. Maintenant je vais pas être méchant avec la mandature précédente, mais je me souviens d'une ministre qui disait il y a il y a jamais eu autant de médecins sur les territoires français qu'en ce moment.

Merci. Merci Léo, merci d'avoir été avec nous Léo. La une de la Marseillaise, c'est un autre sujet hein.

C'est jeunes Provençaux qui refusent de faire la guerre. C'est à la une de votre journal. Un dernier mot Alain Milon parce que à l'issue des débats, on devrait avoir un déficit de la sécurité sociale entre 15 et 20 milliards selon selon ce qui sort du texte et d'un éventuel compromis.

Est-ce qu'il faut revoir notre modèle social ? Oui. De quelle manière du coup [rires] ?

Oui. Euh tout ce qui est branche famille, branche ATMP, branche retraite ou branche autonomie, ça doit rester dans le domaine des cotisations. Mais est-ce qu'il est normal que 30 % des Françaises des Français dont vous faites partie cotisent actuellement pour permettre le soin le mieux possible, le meilleur possible à 100 % des Français ?

Donc là, il y a un vrai problème au niveau de la santé puisqu'on a des déficits considérables. L'essentiel des déficits de la sécurité sociale, c'est le déficit santé en plus. Donc il faut revoir le système de financement non pas de la sécurité sociale mais le système de financement de la branche maladie de la sécurité sociale.

De quelle manière ? C'est une réflexion à mettre en place aussi parce que bien évidemment les cotisations ça rapporte pas mal d'argent mais il y a les taxations, il y a les impôts, il y a peut-être d'autres d'autres systèmes de financement. Si on rentre là-dedans, on va me dire que je suis en train de mettre en place un programme présidentiel alors que pour l'instant je suis pas autorisé à le faire.

Merci Alain Milon. On attendra du coup que [rires] que vous écriez le programme présidentiel DLR. Merci beaucoup d'avoir été notre invité.

Le vote du budget de la sécurité sociale c'est cet après-midi. Commission mixte paritaire à suivre à partir de 19h30. Merci d'avoir été avec nous Alain Milon.

Steve, nous on se retrouve dans 20 minutes pour la rue de presse régionale et on parlera de la victoire de l'OM. Tiens, la victoire de l'OM en Ligue des Champions. Ça c'est une bonne nouvelle sénateur du coin soutien Lance.

Moi je suis originaire de Lance. Mais vous étiez content de la victoire de l'OM. Bien sûr.

Nous aussi. Mais on va en parler à [rires] tout à l'heure. [musique]

Alain Milon : « La France a diminué de moitié ses investissements dans les médicaments innovants » — Alain Milon · Pourquijevote