Jour J pour Marine Le Pen : sera-t-elle éligible en 2027 ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Jacques Cardose. On est avec Adrien Matou, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.
On parle évidemment de l'affaire Le Pen et [musique] des assistants parlementaires du FN. Quels enjeux, quelles conséquences politiques du [musique] verdict attendu pour tout à l'heure, tout début d'après-midi ? Bonjour Adrien Matou.
Bonjour [musique] Jacques, bonjour à tous. Soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio. On va aborder avec vous à la fois le fond et puis tout ce que cela signifie aussi d'un point de vue politique parce que vous sortez un numéro spécial.
Alors ce numéro spécial, il sera en principe dans tous les kiosques jeudi matin. Exactement. Gros exercices d'équilibriste là pour pour la presse.
On raconte un [musique] peu aux gens comment ça marche à 9h33 sur Sud Radio. Vous attendez le verdict tout à l'heure à 13h30 14h. Il va y avoir l'énoncé du verdict.
C'est-à-dire que vous avez [grognement] euh vous avez vos journalistes qui vont être dans la salle d'audience qui vont écouter l'énoncé du verdict. Et à partir de ce moment là, c'est parti. Il faut imaginer la titraille, la photo.
Et vous avez quoi ? Vous avez toute l'après-midi pour travailler, c'est ça ? Ouais.
En espérant entre guillemets que les juges soient pas trop longs à à se prononcer. Après, je je rassure quand même les auditeurs, la substantifique moelle du numéro est déjà prête puisqu'il s'agit quand même d'un récit jour par jour des des événements du procès. Ce qui est en jeu cet après-midi pour vous, c'est juste le titre, c'est un peu la série sur le gr entre guillemets c'est essentiel pour pour un édot parce que c'est ce qui attire l'œil ou pas.
Alors le contenu, on va y venir parce que le contenu lui il est prêt et pour une raison simple, c'est que l'un de vos journalistes a suivi tout le procès de Marine Le Pen et des assistants parlement. Il y a d'autres enjeux également. Il y a pas que Marine Le Pen, racontez-nous.
Et ben c'est Laurent Valdiguet qui était là depuis le premier jour d'audience donc du procès en première instance et qui a également suivi les débats en appel et il nous a simplement raconté jour par jour ce qui s'est passé. On avait fait ça pour le procès de Nicolas Sarkozy parce qu'on estime en réalité que ce sont évidemment pas de simples procès. C'est toute l'histoire de la 5è République qui se joue là-dedans et c'est quand même important pour les gens de comprendre la petite histoire entre guillemets qui est celle des assistants parlementaires du FN pour saisir un petit peu la grande qui est voilà le basculement du paysage politique de la 5e.
Justement, qu'est-ce que ça raconte cette affaire des assistants parlementaires ? l'argumentaire de de des accusés, si je puis dire, a toujours été de dire bah il y a rien d'écrit, il y a rien de très précis. Est-ce que c'est vrai ça ?
Est-ce que c cet argumentaire là, il tient la route ? Ça c'est évident pas à moi d'en juger mais en tout cas ce que ce que ce que le procès raconte c'est déjà une autre époque une époque du Parlement européen où il y a beaucoup de partis politiques qui ont pas beaucoup de ressources financières et qui entre guillemets jouent avec les règles du Parlement européen parce qu'il faut revenir sur ce en quoi consiste ce process c'està-dire que ce qui est reproché au FN ça doit faire travailler ses assistants parlementaires non pas pour le compte du Parlement européen mais pour le parti c'est aussi ce dont accusé le modè accusé la France insoumise Voilà, ça avec des sorts judiciaires, on y viendra après, mais avec des sorts judiciaires assez différents, très différents. Euh mais peut-être aussi, et ça ça me permet de faire la transition parce que la défense du FN a été un petit peu malhabile.
C'est-à-dire que ils ont en première instance juré la main sur le cœur et un peu contre toute évidence en réalité que il y avait aucun problème, qu'ils étaient pas conscients de qu'il y avait pas de système alors qu'en fait les juges avaient des preuves assez accablantes contre Marine Le Pen et c'était quoi ces preuves justement ? Vous les diffusez dans les diffus, je vais en donner juste une. Je vais en donner juste une.
C'est un un assistant parlementaire du FN qui envoie un mail à euh un cadre du FN et qui dit "Ce serait bien quand même que je rencontre la députée pour lequel je suis censé bosser." Ouais. Donc voilà ce genre de chos c'est quand même qu' avait qu' a une double un double rôle en fait en réalité pour ses assistants parce que à la fois il faisaient des allers-retours avec Bruxell ou avec Strasbourg et en même temps ils avaient aussi une partie de leur travail qui pouvait servir les intérêts et une partie soyons honnête assez importante souvent c'estàd qu'il y a beaucoup d'assistants parlementaires qui n'ont en réalité quasiment pas travaillé pour le Parlement européen.
Après la question c'est de savoir si ça mérite euh Oui. Après, il y a après il y a la dimension si je puis dire, de la de la peine. On va y venir après.
Mais c'est intéressant parce que vous nous dites ça raconte une époque où d'autres partis ont fait la même chose. Je sais pas l'échelon européen mais en tous les cas en France on a l'exemple du modem de François Bairou qui lui n'a pas été condamné mais parce que son rôle était différent. Expliquez-nous cela.
Bah en réalité les juges estiment que Marine Le Pen joue un rôle central dans la mise en place de ce système alors que François Bairou si vous voulez il était au modem le système avait lieu mais il était pas forcément impliqué de manière centrale dans l'organisation pas député européen à ce momentl il était chef de parti donc voilà ça se passait mais c'était pas lui qui supervisait directement si je puis dire de Marine Le Pen c'est d'avoir c'est de ne pas avoir délégué quelque part la direction des affaires européennes si je puis dire c'estàd Exactement. Alors après bon certains vous dir que le malheur c'est d'avoir mis en place ce système aussi mais mais si on est cynique jusqu'au bout voilà [rires] si on est cyque parce que ici c'est parlons vrai si on est cynique jusqu'au bout et qu'on peut prendre sa défense on se dit bah pour y échapper il aurait fallu effectivement qu'elle est pas en terme de titre en tous les cas la responsabilité et d'ailleurs dans les preuves dont je parlais tout à l'heure il y a un échange où il y a un membre du FN qui dit à un autre encore une fois par mail qui dit tout ça ça peut s'ass assimiler à des emplois fictifs et la réponse est terrible parce qu'elle va servir de preuve pour le procès de l'autre qui a dû dire je crois bien que Marine sait tout cela. Ah ouis donc ça c'est évidemment blanc dans le cas de accablan parce que ça crée le lien évidemment avec Marine Le Pen.
Elle aurait pu dire qu'elle ne savait rien, que c'était ses collaborateurs qui travaillaient pour ça et cetera. Alors euh euh vous vous racontez jour après jour donc euh ce ce procès. Euh il y a ces échanges et ces mails qui montre que bah effectivement ces assistants euh parlementaires du FN à l'époque euh travaillent également [raclement de gorge] euh euh pour euh pour le compte de de leurs députés.
Mais j'ai envie de dire, vous êtes responsable de la sécurité, vous faites faire une note à votre assistant. Euh [grognement] cette note, elle peut servir à la question de la sécurité européenne mais aussi française. Vous voyez ?
Donc euh c'est là aussi où la frontière, elle est quand même difficile. Comment les juges apprécient ça ? Bah la frontière est difficile mais il faut savoir que les règles sont pas les mêmes selon les parlements justement.
Et en fait le Parlement européen, c'est l'instance qui a les règles les plus strictes de contrôle où quand vous êtes assistant parlementaire d'un député européen, vous n'êtes vraiment censé ne faire que ça et ne pas utiliser vos ressources. D'ailleurs, les ressources sont beaucoup plus importantes en Parlement européen qu'à l'Assemblée. Vous n'êtes pas censé utiliser ce temps-là pour bosser pour le parti.
En fait, c'est vraiment c'est interdit par les règles. Alors, le FN dit que les règles étaient floues, que c'était pas clair et cetera. Bon, en réalité, c'était quand même relativement explicite.
Euh alors, je précise tout de suite qu'on n'est pas forcément dans le cas d'un emploi fictif. C'est pas l'affaire Fillon, par exemple, c'est c'est vraiment autre chose. C'est pas un assistant parlementaire qui ne fait rien, c'est un assistant parlementaire qui fait autre chose que ce pourquoi il est payé.
Et on rappelle que euh on est dans une affaire où il n'y a pas d'enrichissement personnel. On parle [grognement] en réalité euh d'un mauvais fléchage de l'argent public. Voilà, c'est un peu ça.
Euh alors après, il y a un argument qui consiste à dire que encore une fois dans à l'époque, il y a des assistants parlementaires qui ont exécuté des tâches qui auraient dû être payés sur les données personnelles, par exemple chauffeur de Jean-Marie Le Pen. Est-ce que c'est vraiment normal qu'un assistant parlementaire du Parlement européen soit chauffeur de Jean-Marie Le Pen ? Voilà, on peut considérer qu'il y a eu enrichissement personnel de manière indirecte comme ça, mais c'est vrai qu'on est c'est pas au cœur de l'affaire.
Il y a pas de d'accumulation de centaines de milliers ou de millions d'euros de la part de Marine Le Pen et des membres du FN. Qu'est-ce que vous mettez euh en avant en avant dans dans ce numéro ce hors série euh je sais pas si c'est un hors série derrière hors série tout à fait il y aura un numéro le même jour d'ailleurs pour ceux qui sont fan de Marianne il peuvent acheter le numéro et leur série le même jour double ration euh normale je dirais l'do normal et puis [raclement de gorge] la le série euh euh sur l'affaire euh l'affaire Le Pen. Quels sont les éléments que vous apportez et qui c'est vrai qu'on les a un peu oublié parce qu'on est on est on est focus finalement sur la question de savoir si elle va pouvoir se présenter sur 2027 et c'est évidemment ce qui est ce qui ce qui intéresse toujours ce qui ce qui intéresse tout le monde et puis parce que c'est aussi inédit, je le disais en préambule tout à l'heure sous la 5e République, quels sont les autres éléments que vous apportez, j'ai envie de dire les éléments de contexte qui sont qu'il faut avoir en tête ?
Bah il y a toute l'atmosphère du procès. Il y a notamment le contraste entre la première instance et l'appel. On peut apprécier le changement de stratégie du FN.
Alors, certains au sein du parti disent que il y a pas eu justement assez de changement de stratégie pour renverser la décision judiciaire. On verra dans quelques heures. On peut voir, on peut découvrir également Marine Le Pen, hein, qui se livre plus que évidemment sur les plateaux télé ou en interview parce que voilà, on est quand même dans la longueur, dans la durée d'un procès et parfois dans l'intimité avec les journalistes.
C'est la force de la presse écrite, c'est que vous apportez des petites phrases, des confidences, du récit, le récit donne de la nuance qu'on peut difficilement donner en télévision ou en radio. Donc c'est tout ça qui est c'est la découverte d'un monde qui prend une importance énorme dans la vie politique aujourd'hui qui est celui de la justice et voilà de magistrats qui c'est assez nouveau en tout cas sur la langue durée doivent se prononcer avec des décisions qui ont des conséquences politiques énormes. Je je [raclement de gorge] reviens parce que ça fait partie des questions qu'on nous pose beaucoup et vous savez que les les auditeurs sont les bienvenus sur l'antenne de Sud Radio. comprennent pas pourquoi finalement là cette fois-ci entre guillemets hein, je le dis tel que voilà je l'entends, on s'en prend au RN alors que les mêmes faits entre guillemets sont reprochés au modè et à la France insoumise.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer et mettre tout cela en perspective parce que c'est à la fois les mêmes faits et en même temps pas tout à fait les mêmes faits. Les magistrats considèrent euh après, on peut ne pas être d'accord, hein, mais que il s'agit d'une autre ampleur s'agissant du FN. C'est que on parle de système, on parle vraiment de quelque chose qui a été systématisé, c'est-à-dire que chaque eurodéputé du FN était mise au courant de l'existence de ce tour de pass-p qui voilà, on lui disait voilà, tu vas avoir des assistants parlementaires, ils vont pas forcément bosser pour tes dossiers du Parlement européen.
Alors que dans le cas, mais encore une fois, c'est l'appréciation des juges, hein, dans le cas du modè et de la France insoumise, c'était de moindre de moindre ampleur. C'était similaire mais c'était de moindre ampleur. Et alors euh l'autre question que on peut se poser, c'est de savoir euh pourquoi finalement ces trois affaires n'ont pas le même calendrier judiciaire.
Je sais pas si ça fait partie des des thèmes que vous abordez dans dans le hors série. Euh l'affaire modem a été jugée, j'ai envie de dire assez euh de façon assez rapide et en tous les cas, elle n'a elle n'est pas venue télescoper un agenda politique et c'est tant mieux parce que c'est pas souhaitable pour le débat démocratique que évidemment la justice continue de de prospérer à un moment où on a envie de penser politique et et uniquement politique. Donc le modème a été condamné mais pas François Baou et un certain nombre d'assistants ont été un certain nombre de politiques ont été mises en cause pour le RN.
Donc on attend le le résultat et un mot pour la France insoumise, ça vient d'être enfin le le le le la procédure est instruite. On en est juste au stade de l'instruction. On est au stade de l'instruction.
Alors certains disent qu'on s'achine vers une relaxe. Je vais pas prononcer à ce stade mais c'est vrai que bah vous avez raison de le dire. il y a un décalage des calendriers et je [grognement] pense que on peut vraiment se dégager de ces opinions politiques et souhaiter que ça ne vienne pas interférer avec le le scrutin présidentiel.
Alors pour le RN, c'est déjà râpé hein puisque va y avoir une une ingérence majeure. Voilà, on on peut espérer que pour Jean-Luc Mélenchon, il y a pas une décision à je sais pas à 6 mois du premier tour qui l'empêche de se présenter. Voilà, c'est ce serait ce serait un énorme coup de théâtre mais a priori on en prend pas le chemin.
En tous les cas, on poursuit la discussion avec vous Adrien Matou, directeur adjoint de la rédaction [musique] de Marianne et on parle évidemment de l'affaire Le Pen assistants parlementaires du FN. Pourquoi ? Et bien parce que l'un de vos journalistes Laurent Valdiguier [musique] a suivi l'intégralité du procès et vous apporter donc un certain nombre d'éléments essentiels qui nous permettre de bien apprécier dans cette attente.
On est dans l'attente, il est 9h45, on aura la réponse entre 13h et 14h. Normalement officiellement c'est 13h30 mais on sait que il y a l'énoncé du verdict qui prend un certain nombre de temps. On poursuit la discussion dans la vérité en face.
Il est 9h45. On se retrouve dans quelques [musique] secondes sur Sud Radio. Le grand matin Sud Radio, la vérité en face.
Jacques [musique] Cardos 9h47 sur Sud Radio et on vous donne les informations telles qu'elle tombe. Alors, je viens d'apprendre qu'une explosion a été s'est ressentie à Damas en Syrie où Emmanuel Macron est en visite. C'est évidemment une information majeure.
Emmanuel Macron qui est accompagné de plusieurs dirigeants d'entreprise dont le patron de Total ou encore le patron de CMA CGM Rodolphe Saadé. L'explosion a été entendue ce matin à Damas, hein, par plusieurs journalistes de la FP au moment où le président effectuait la première visite d'un dirigeant français et d'une puissance occidentale en en Syrie. Depuis l'arrivée au pouvoir de cette coalition islamiste, des témoins ont vu de la fumée s'élever d'un secteur qui est proche de l'hôtel où le président réside et où le président a passé la nuit dans le dans le centre de Damas.
Donc et ensuite, il a pu quitter euh de cette ce lieu pour une série d'entretiens qui sont prévus à l'agenda du président de la République. Voilà, je voulais vous donner l'information à 9h48 ce matin sur Sud Radio, mais a priori pas de pas de conséquence directe sur la délégation du président de la République, même si évidemment tout cela reste à confirmer. L'information de la journée, vous le savez, entre 13h et 14h, on connaîtra le sort judiciaire de Marine Le Pen.
Alors, j'ai envie de dire définitivement, on est avec Adrien Matou, directeur adjoint de la rédaction de Marianne parce que l'hebdomadaire Marianne sort ce jeudi un double numéro, un numéro classique et un hors série consacré à toute l'affaire. Donc pour ceux que ça intéresse et pour savoir quel est l'enjeu, le contexte, et bien il y a tous les détails sur cette affaire des assistants parlementaires du Front National. On va évoquer avec vous maintenant Adrien les conséquences politiques parce qu'il y en a.
D'abord, il y a trois il y a trois scénarios, il y a trois possibilités. Euh alors, on va les on va les a égrainer les uns après les autres. Premier scénario.
Alors là, pour le coup, ce serait la le vrai le vrai coup de théâtre, ce serait la relaxe. Franchement, là-dessus, personne s'y attend. On est d'accord ?
On va être honnête, personne n'y croit. Personne n'y croit. Pourquoi ?
Parce que la la la condamnation en première instance, voilà. Et puis même le déroulement du procès, le procès en appel, c'est déroulé globalement de la même manière que le procès en première instance. Donc on voit pas trop ce qui Ouais. et le et le et le contenu le contenu de cette fait là et les faits sont là et le euh et le double verrou, c'est-à-dire à la fois l'inéligibilité et et en même temps la peine ferme qui est prononcée même si elle se traduit en euh bracelet électronique.
Deuxème hypothèse, euh bah c'est une hypothèse qui pourrait permettre à Marine Le Pen de se présenter. De quoi s'agirait-il ? En réalité, c'est ce qu'espère les partisans de Marine Le Pen au sein du RN, c'est que elle soit condamnée à une peine d'inéligibilité, mais qui lui permettent de se présenter parce qu'elle l'expirerait avant le premier tour et donc la borne est à 2 ans.
Donc si elle est cope de 2 ans ou moins d'inéligibilité, elle devrait pouvoir se présenter à la présidentielle. Mais et une autre condition [grognement] qui est que il faut pas qu'elle cope d'une d'une peine de prison ferme qui l'oblige à porter un bracelet électronique et à dépendre du juge pour sa campagne. Ça, elle a déjà écarté le l'option.
Elle a dit "Si je porte un bracelet électronique pendant la campagne, je ne pourrais pas être candidate." Ouais. Et on précise que il peut y avoir une peine techniquement hein, je parle techniquement, juridiquement, il peut y avoir une peine d'inéligibilité de 2 ans par exemple et une peine de prison ferme de 18 mois ou 14 mois, j'en sais rien ou 12 mois.
Euh euh celle-ci compte tenu de la première instance, enfin compte tenu de la oui de du jugement après en première instance, elle a déjà purgé une partie euh de cette peine puisque là on c'est l'exécution provisoire ou en fait paradoxalement l'exécution provisoire qui était au cœur des polémiques en première instance lui a permis de purger une partie de la peine d'éligibilité donc elle pourrait voilà se présenter si c'est 2 ans ou moins. Voilà donc on sait avec 2 ans ou moins, même si ce serait compliqué [raclement de gorge] que elle pourrait se présenter. Vous pensez qu'on est sur ce scénario là ?
Qu'est-ce que ça Qu'est-ce que ça dit ? Qu'est-ce qu' vous dit Laurent Valdiguet ? Parce que lui, il a suivi dans les moindres détails ce ce procès.
Et alors, on sait que en principe il y a pas de fuite. Normalement, il y a pas de fuite. Il y a eu cette information qui a qui a qui a relaté le canard enchaîné il y a une dizaine de jours sur le ministre de la justice, Gérard d'Armanin, qui croyait savoir qu'on était plutôt autour de ce scénario 2.
Alors, qu'est-ce qu'il dit Laurent Valdue ? Ouais. Alors, il est très prudent.
Ouais, je pense qu'il a raison de l'être. D'ailleurs, Marine Le Pen disait un peu la même chose sur LCI la semaine dernière qu'il disait tous ceux qui pensent qu'ils savent, ils ne savent pas. Ouais.
Parce qu'en réalité, pour une décision d'une telle importance, les trois juges le savent. Trois magistrates. Voilà, trois magistrates.
Je pense que personne d'autre ne le sait. Euh alors c'est assez amusant d'ailleurs parce que il y a on a un peuillé hein, c'est-à-dire que effectivement par l'entremise de Gérald Armin, tout le monde était à peu près persuadé il y a 2 semaines que les juges allaient laisser Marine Le Pen se présenter. Et ce matin, je dirais que y compris au sein du RN, le la tendance c'est plutôt au pessimisme.
On pense plutôt que voilà, ce sera Jordan Bardella le candidat puisque les juges a priori ne laisseraient pas Marine Le Pen se présenter. Mais encore une fois, moi je laisse toutes les options ouvertes parce que franchement tous ceux qui vous disent qu'ils savent, ils ne savent pas. Non, ils ne savent pas.
Et il faut donner une autre information qui est importante, c'est que à tous ceux qui nous écoutent, c'est que techniquement les magistrats, en l'occurrence des magistrates, rédigent euh leur textes dans les jours qui précèdent et c'est à ce moment-là qu'il peut y avoir des fuites puisque le parquet, ce qu'on appelle le procureur général et cetera, c'estàdire que les informations qu'il a quittent le siège et quittent l'instruction, elles peuvent évidemment il y a de semaines, personne ne savait rien en gros. Voilà [rires] de on peut que élus en réalité soyons clair personne ne sait personne ne sait personne ne saura et trè 3è 3è hypothèse peut-être la plus probable du coup hein alors là c'est carrément elle ne peut pas y aller elle est empêché soit par une peine d'ligibilité soit par une peine de prise en fermé et dans ce cas-là bah le RN a déjà trouvé le plan B qui est une désignation de Jordan Bardella comme candidat du RN à la présidentielle alors il faut bien le dire Cette troisème hypothèse, pourquoi elle est la plus probable ? Parce que c'est rare quand même sur des affaires politico-judiciaires comme celle-là que en appel, on contredise les les ce qui a été dit en première instance, même si lors de la première instance tout le monde était à peu près clair sur le fait que les réquisitions étaient sévères.
Les réquisitions étaient sévères, le jugement a été sévère, les réquisitions en appel ont été sévères aussi. Donc est-ce qu'on va faire un 4/ 4 avec maintenant un jugement sévère ? En réalité, le l'espoir pour Marine Le Pen, c'est plus un espoir de nature politique que judiciaire.
C'est-à-dire que et je pense que c'est l'enjeu absolument central de ce procès qui dépasse en fait de loin la personnalité de Marine Le Pen et celle de Jordan Bardella, c'est est-ce que les juges vont créer quelque part un précédent en s'ingérant de manière aussi directe et de manière aussi forte dans le processus électoral ? Ça c'est vraiment central. Mais oui, parce que beaucoup disent finalement que à l'inverse, les magistrats pourraient imaginer que ne voulant pas se voir reprocher euh de de de jouer un rôle dans la dans la campagne, il s'en tiendrait aux 2 ans d'inéibilité.
Bah oui, parce que en réalité c'est un débat central. Il y a il y a un équilibre dans la démocratie entre la souveraineté populaire, donc le voilà le le choix du peuple et ce qu'on appelle l'état de droit. Et depuis une vingtaine d'années, il y a de plus en plus d'états de droit et de moins en moins de souveraineté populaire et de plus en plus une tendance des juges à s'impliquer un petit peu sans complexe dans la vie politique avec le paradoxe que parfois ça a été souhaité par les gens et par les politiques.
Les politiques ont été les premiers il y a 10 ans à demander des peines quasiment automatiques d'égligibilité. Là sur l'exécution provisoire à laquelle vous faisz référence Marine Le Pen elle-même avait plaidé pour cette coup c'est le retour de bâton. Exactement.
Maintenant, la question, elle est quand même assez centrale qui est que pour la première fois dans l'histoire de la 5 publique, il y a trois juges dans un bureau qui pourraient décider que la candidate qui est la mieux placée dans les sondages, qui est a priori partie pour se qualifier pour le second tour, voire pour gagner, bah eux pourraient l'empêcher. Et on ne parle pas d'une affaire criminelle, on parle d'une affaire alors certes voilà qui a une certaine gravité, détournement de fond mais on n'est pas à l'époque de la 3e République où on pouvait être rendu inéligible parce qu'on avait commis un crime. Voilà, c'est toute la question.
C'est une question qui est autant politique que judiciaire. On verra dans quelle mesure les juges apprécient ça et je pense que c'est un tournant sans doute de l'histoire de la 5e. Ouais.
Et c'est c'est à lire donc dans Marianne qui sort jeudi matin. Merci Adrien Matou d'être venu nous voir pour nous donner le dessous des cartes [musique] parce qu'on sait que votre journal a suivi avec la plus grande attention ce procès en première instance. C'est l'ami Maxime Lied qui a fait son entrée dans le studio de Sud Radio.
Bonjour Maxime. Bonjour Jacques. Bonjour à toutes.
Bonjour à tous. De quoi allez nous vous parler ? C'est marrant.
J'ai une petite idée aujourd'hui. Ah bah oui, en effet, l'actualité avec cette question forcément que vous venez d'aborder lors de votre discussion, est-ce que les juges peuvent prendre une bonne décision dans l'histoire de ce procès Le Pen parce qu'on c'est en réalité la question qui est dans toutes les têtes à quelques heures seulement du rendu de cette décision. On attend évidemment vos commentaires au 0826 300 alors que 7300 élèves attendent les résultats du bac.
On va s'interroger et ce qu'on a affire à une génération d'iltré parce que rappelez-vous, il y a le ministre de l'éducation nationale qui avait tapé du point sur la table qui avait dit "Ou là là, il y a trop de copies avec trop de fautes, donc moi, je vais envoyer des consignes." Pas de chance, il y a rien qui a été passé. Il y a déjà des inspecteurs qui disent que eux n'en ont pas vraiment tenu compte dans leur copie.
Donc on se posera la question et à partir de midi, on ouvrira bien sûr encore plus la radio aux auditeurs comme chaque midi désormais dans cette formule 0826 300. Quand on voit ce qui se passe avec l'affaire Le Pen, quand on voit ce qui se passe avec Liana, quand on voit aussi la conférence de presse assez étonnante quand même hier dans l'affaire Cédric Jubilard, est-ce que on assiste à une justice spectacle ? On aura ce débat avec nos éditorialistes, nos débatteurs bien sûr et vous amis auditeurs au 0826 300.
Bref, vous m'avez compris, programme chargé entre 10h et 13h sur Sud Radio. Menu intéressant avec Maxime Yed à suivre 10h 13h dans un instant sur Sud Radio. Merci d'avoir de nous avoir écouté ce matin à travers le grand matin de 7h à 10h.
Je vous retrouve demain. Merci à John et Manu qui était aux manettes. Passez une excellente journée.
Il est 9h57 sur Sud Radio. L'info se poursuit dans un instant donc avec Maxime Yedo.
Marine Le Pen