Marine Le Pen au salon de l'élevage (Space 2015)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« La disparition programmée de l'agriculture telle qu'elle est organisée aujourd'hui par l'Union Européenne »
- 0:46Invité politiqueFait
« l'arrêt des négociations pour le traité transatlantique dont nous savons qu'il aura des conséquences catastrophiques pour l'agriculture »
- 0:52Invité politiqueFait
« la renationalisation de la PAC qui aujourd'hui a raté toutes ses cibles »
- 1:11Invité politiqueFait
« Tout est à revoir et nous nous considérons aujourd'hui que l'Union Européenne est le fossoyeur de l'agriculture française. »
- 2:34Invité politiqueFait
« Je viens dénoncer les conséquences de politique qui ont été appliquées par l'UMP et l'EPS. Et qui ont ruiné les agriculteurs français. »
- 2:54Invité politiqueFait
« L'agriculture française a vocation à disparaître au bénéfice de l'agriculture d'autres pays. »
- 3:10Invité politiqueFait
« quand vous voyez quand même qu'on aide l'agriculture moldave, qui n'est pas dans l'Union Européenne, l'agriculture serbe, qui n'est pas dans l'Union Européenne, qu'on aide l'agriculture turque. »
- 3:30Invité politiqueFait
« C'est une perte en matière de sécurité alimentaire. »
- 3:32Invité politiqueFait
« C'est une perte en matière d'indépendance alimentaire de la nation. »
- 3:53Invité politiqueFait
« Monsieur Belin de la FNSEA, je le considère comme un traître. »
Temps de parole
- Marine Le Pen90 %
- Invité10 %
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Je viens parce que j'ai des choses à dire, je viens parce que les filières de l'élevage sont dans une situation dramatique et je viens parce que cette situation dramatique a la conséquence d'erreurs politiques majeures. La disparition programmée de l'agriculture telle qu'elle est organisée aujourd'hui par l'Union Européenne avec la complicité de l'UMPS est insupportable et donc nous venons exprimer aux éleveurs notre soutien et leur dire qu'il n'y a pas raison de désespérer car ce qu'ils vivent n'est pas une fatalité.
C'est la conséquence d'erreurs et de fautes politiques extrêmement graves et nous venons leur apporter les solutions qui sont les nôtres, notamment l'arrêt des négociations pour le traité transatlantique dont nous savons qu'il aura des conséquences catastrophiques pour l'agriculture, la renationalisation de la PAC qui aujourd'hui a raté toutes ses cibles, absence de protection de nos productions, baisse des aides, absence d'investissement dans l'agriculture, augmentation spectaculaire des normes, absence de moyens efficaces pour gérer les crises. Tout est à revoir et nous nous considérons aujourd'hui que l'Union Européenne est le fossoyeur de l'agriculture française.
Donc la Normande, il faut penser à nous. Il faut penser à toutes les filières. À toutes les races pour qu'on puisse en vivre correctement.
Mais pour ça, il va falloir... Il ne faut pas des aides, il nous faut des prix. Voilà, c'est ce que je leur disais. On en a marre d'avoir des papiers, des papiers à en vivre et tout. Des prix principalement. Et puis, il faut se battre là-dessus. C'est là-dessus qu'on se va.
Il ne faut pas que des paroles ou des actes. Mais c'est nous, c'est ce qu'on fait. On agit. Mais on vote pour vous, alors c'est bien. Voilà. Mais maintenant, il faut qu'on arrive en haut, parce que c'est en haut que ça se passe. Je n'ai jamais eu d'accueil froid de la part des éleveurs. J'ai toujours eu un accueil extrêmement chaleureux de leur part. Car que M. Valls ne vienne pas est très critiquable. Mais que M. Le Foll ne vienne pas est tout à fait impardonnable.
Enfin, elle est courageuse de venir. Oui. Parce que tous nos ministres ne sont pas là. Ils ont peur. C'est bien. De sa part. N'oubliez pas la campagne. Vous êtes venu draguer un électorat aujourd'hui ?
Oui, bien sûr. Mais de toute façon, à chaque fois que je fais quelque chose, à chaque fois que je vais quelque part, je drague. Voilà, c'est ça ? Bon. Bien donc, je ne viens pas draguer. Je viens redire ce que j'ai dit depuis des années. Et je viens dénoncer les conséquences de politique qui ont été appliquées par l'UMP et l'EPS. Et qui ont ruiné les agriculteurs français. Je voudrais bien qu'on puisse discuter un peu ensemble avec mon président national. On y va. De la situation qu'on traverse aujourd'hui. Je vais vous dire. Moi, je suis élu du Nord-Pas-de-Calais. Oui, c'est ça. J'ai l'impression de voir avec l'agriculture ce qu'ils ont vécu avec l'industrie de l'Ordre.
L'agriculture française a vocation à disparaître au bénéfice de l'agriculture d'autres pays. Non, mais écoutez, quand vous voyez quand même qu'on aide l'agriculture moldave, qui n'est pas dans l'Union Européenne, l'agriculture serbe, qui n'est pas dans l'Union Européenne, qu'on aide l'agriculture turque. Non, mais je veux dire, il y a quand même là, clairement, un plan qui vise à faire disparaître l'agriculture française. Et si l'élevage disparaît de nos régions ici, qu'est-ce qu'on va faire ? Ça va être un désert. Faire des céréales, pour lui, c'est même pas la peine. On va en train de tout foutre par terre. Je suis bien d'accord.
C'est bien pour ça que je dis que la perte, la perte, elle n'est pas uniquement une perte en termes d'emploi. C'est une perte en matière de sécurité alimentaire. C'est une perte en matière d'indépendance alimentaire de la nation. C'est une perte en termes d'organisation du territoire. C'est une perte parce que ça va accélérer les zones de relégation, dont étiquetage, y compris pour le produit transformé. On achète du bon Paris, en fait c'est du bon Madrid. Bon, ça ne réglera pas tout, mais ça permettra aux consommateurs d'avoir un acte politique de soutien aux filières françaises. Monsieur Belin de la FNSEA, je le considère comme un traître.
Il a trahi les intérêts des agriculteurs et il a emmené un monde paysan vers la catastrophe et la disparition.
Mettez-vous s'il vous plaît. Merci. Merci. Merci.
Et puis vous arriverez au bon moment parce qu'on sera au pouvoir, donc vous aurez moins de difficultés que vos aînés. Ils sont à fond les jeunes.
C'est vrai ? Oui, c'est vrai. C'est très rassurant.
Si je peux vous serrer la main. Je crois qu'il y a beaucoup d'espoir aussi dans un changement de politique, figurez-vous. Et notamment de la part de ces jeunes. Moi, je suis frappé de voir l'envie de ces jeunes, leur motivation, leur dynamisme. Et puis cette espérance parce qu'ils espèrent pouvoir faire ce qu'ils aiment, pouvoir faire ce que leurs parents ont fait avant eux, mais pouvoir en vivre. Sous-titrage Société Radio-Canada
Marine Le Pen