Nicolas Dupont-Aignan sur France Inter (01/12/2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
Est-ce que ça change vos plans ? Vous pourriez le rallier
- 3:01RelanceRéponse directe
Que lui répondez-vous ?
- 4:28RelanceRéponse directe
Il y a neuf fois plus d'entrées en soins critiques parmi les personnes non-vaccinées que parmi les vaccinées. Et vous continuez à dire qu'il ne faut pas défendre la vaccination ?
- 5:50RelanceRéponse directe
Quelle manipulation, Nicolas Dupont-Aignan ?
- 7:36OuverteRéponse partielle
sur votre programme, le pouvoir d'achat n'a pas baissé malgré la crise, dit l'INSEE
- 8:36RelanceRéponse directe
Précise.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:40PrésentateurPromesse
« je suis le seul à avoir dit comment on allait financer et comment j'allais financer ma hausse du pouvoir d'achat un treizième mois pour tous les Français jusqu'à trois fois le SMIC »
- 1:47PrésentateurChiffre
« 20 milliards d'euros en réduction des charges salariales sans peser sur la compétitivité »
- 1:51PrésentateurPromesse
« Je suis le seul à dire comment je vais supprimer la tarification à l'acte à l'hôpital qui a détruit l'hôpital public et qui a démotivé les médecins et les infirmières »
- 2:00PrésentateurPromesse
« Je suis le seul à dire comment je vais réaménager le territoire, relocaliser un million d'emplois en province »
- 3:02PrésentateurChiffre
« Je lui réponds qu'il a supprimé 5 700 lits d'hôpitaux en 2020 »
- 4:28Invité politiqueChiffre
« Il y a neuf fois plus d'entrées en soins critiques parmi les personnes non-vaccinées que parmi les personnes qui sont vaccinées »
- 4:33Invité politiqueChiffre
« Il y a neuf fois plus de décès chez les personnes non-vaccinées »
- 5:32PrésentateurFait
« la vaccination d'un produit sous autorisation conditionnelle, qui n'a pas le recul nécessaire, peut être utile à bénéfice-risque avec le médecin, pour les personnes fragiles et à risque, et est une folie pour les jeunes »
- 6:57PrésentateurPromesse
« Je propose l'indexation des pensions de retraite sur l'inflation »
- 7:16PrésentateurChiffre
« quand on a une inflation qui va atteindre 5% et qu'on a une retraite de 900 euros qui perd 3 à 4% par an »
- 8:11Invité politiqueChiffre
« Les chiffres du chômage à l'heure plus bas depuis 15 ans »
- 8:33PrésentateurChiffre
« Je propose 100 milliards d'économies dans mon ouvrage »
- 8:56PrésentateurChiffre
« On donnait 1 milliard net par an à l'Union européenne. Aujourd'hui, on en donne 10 »
- 9:42PrésentateurChiffre
« mettre fin aux 5 millions de passoires thermiques »
Temps de parole
- Présentateur72 %
- Nicolas Dupont-Aignan16 %
- ?12 %
≈ 60,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Léa Salamé, votre invitée ce matin, est président de Debout la France, députée de l'Essonne, candidat à l'élection présidentielle.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Léa Salamé.
Merci d'être avec nous ce matin. Alors ça y est, Éric Zemmour est candidat officiellement à l'élection présidentielle. Est-ce que ça change vos plans ? Vous pourriez le rallier
? Non,
je suis candidat, gaulliste. Je défends un projet, ma personnalité. Bon courage. Plus il y a de choix, plus les Français iront peut-être voter. Et je pense qu'Éric Zemmour a suffisamment de temps d'antenne pour que je ne passe pas le mien
à
commenter.
Mais je vous ai vu tiquer sur l'édito de Thomas Legrand, les références à
De Gaulle, tout ça.
Je vais vous dire, avant-hier j'étais dans la Creuse, quasiment chaque semaine je fais quatre déplacements. Je vois mes concitoyens
qui
ne peuvent pas se chauffer, qui sont obligés de mettre quatre pleins d'essence par mois, c'est-à-dire 400 euros par mois quand on gagne le SMIC pour aller travailler parce qu'il
n
'y a plus de boulot à côté de chez eux. Je vois l'hôpital où il y a 20% des praticiens hospitaliers qui sont absents et qui sont en délabrement complet. Donc il y a une élection présidentielle dans quatre mois et demi, c'est demain matin. J'ai envie de proposer des solutions, j'ai mes solutions. L'élection présidentielle, les Français vont choisir pour cinq
ans. Mais justement, pardon. Tout le reste ne m'intéresse pas. Oui, non mais d'accord. Je ne m'intéresse plus. Mais
entre Éric Zemmour,
Marine Le Pen
ou le ou la candidate LR qui va sortir
samedi prochain, quel est
votre espace
? Mais mon espace, c'est moi qui vais le créer. Quel
est
votre espace ? Mais que les
Français regardent mes propositions, j'ai sorti un livre, je suis le seul à avoir dit comment on allait financer et comment j'allais financer ma hausse du pouvoir d'achat un treizième mois pour tous les Français jusqu'à trois fois le SMIC. 20 milliards d'euros en réduction des charges salariales sans peser sur la compétitivité. Je suis le seul à dire comment je vais supprimer la tarification à l'acte à l'hôpital qui a détruit l'hôpital public et qui a démotivé les médecins et les infirmières. Je suis le seul à dire comment je vais réaménager le territoire, relocaliser un million d'emplois en province, là où il y a des déserts. Voilà ce qui m'intéresse.
J'ai été maire 22 ans, j'ai réglé des problèmes à ma façon, j'ai été réélu largement. Je pense que la vie politique est en train de crever des petites phrases, des petites polémiques, que ça n'intéresse personne et que le vrai danger
dans
quatre mois et demi, c'est quoi ? C'est une abstention massive. C'est un président qui sera élu sans aucune légitimité alors que le pays affronte des tempêtes. Donc voilà, alors de grâce les uns les autres, c'est leur problème. Nicolas
Dupont
-Aignan, vous
parlez
de l'hôpital qui ne va pas bien. L'hôpital ne va pas bien parce que les personnels sont épuisés, parce qu'on en est à la cinquième vague de l'épidémie du Covid. Olivier Véran a dit que la situation était en train de s'aggraver. Il y a eu 47 000 contaminations ces dernières 24 heures. C'est un record pour la cinquième vague. Il répète, Olivier Véran, que face à cette situation, seules la vaccination et le pass sanitaire peuvent protéger notre pays et notre hôpital. Que lui répondez-vous ?
Je lui réponds qu'il a supprimé 5 700 lits d'hôpitaux
en
2020,
en
pleine crise sanitaire. Je lui réponds qu'il maintient des suppressions de lits dans quantité de départements français. C'est une folie. Et je maintiens ce que j'ai dit
depuis le départ.
Il
maintient
les suppressions de lits.
L'hôpital Bichat... Les suppressions
de lits, c'est pourquoi ? C'est parce qu'il n'y a pas de
main,
parce que les infirmiers
sont épuisés. Excusez-moi,
vous parlez de deux choses différentes. Il y
a
les lits fermés parce qu
'il
n'y
a
plus rien.
Il
n'y a plus de fermiers parce qu'ils partent. Parce que la tarification à l'acte a détruit l'hôpital, avec la rentabilité absurde. Et deuxièmement, parce qu'ils ferment des lits. C'est un scandale ahurissant. Premier point. Deuxième point, j'ai toujours dit depuis le départ, que face au Covid, il fallait ne pas mettre tous les œufs dans le même panier. Je me réjouis d'avoir vu dans le Parisien.
Enfin,
il n
'y a
pas longtemps, un médecin qui disait qu'on a eu tort de mettre tous les œufs dans le panier de la vaccination. Je l'ai dit, le conseil scientifique, j'ai repris ce matin, le conseil scientifique écrivait le 20 août, le 20 août 2021, que la vaccination n'empêcherait pas la transmission, que des vaccinés
pouvaient
avoir une charge virale équivalente à des non-vaccinés. et que la troisième dose ne serait pas suffisante si on abandonnait des gestes barrières. Et j'ai
proposé depuis le début,
purificateur d'air dans les écoles. Pas un euro de mi dans les
purificateurs d'air dans les écoles. Pas un euro de mi.
Il y a neuf fois plus d'entrées en soins critiques parmi les personnes
non
-vaccinées que parmi les
personnes qui sont vaccinées. Il y a neuf fois plus de
décès
chez les personnes
non-vaccinées.
Et vous continuez
à dire,
il
ne faut pas défendre la vaccination
? Non,
je continue à dire que la vaccination doit être réservée aux personnes fragiles et en comorbidité, que ça peut être un élément de la stratégie, mais que la vaccination totale comme mythe est un échec. La preuve,
c
'est qu'il
y a
une cinquième vague. Et la preuve, c'est que ça ne marche pas. Donc, j'essaye, face à une crise multiple, d'avoir une réponse multiple, censée, en partant des faits, et je dis qu'il
faut... En
partant des faits, les
scientifiques, tous
sont d'accord. Regardez, en Allemagne, le nouveau chancelier, il veut passer la vaccination
obligatoire. En Autriche, c'est déjà fait. Plus ça échoue,
plus il continue.
Plus ça échoue, plus il continue. Vous êtes
le seul dirigeant
politique
aujourd'hui,
dans les
grands leaders
nationaux, à défendre
votre point de
vue, à dire... Eh bien, je défendrais mon point de
vue, parce que j'estime que la vaccination d'un produit sous autorisation conditionnelle, qui n'a pas le recul nécessaire, peut être utile à bénéfice-risque avec le médecin, pour les personnes fragiles et à risque, et est une folie pour les jeunes. Je le maintiens, je persiste, je
signe.
Et je demande aux Français d'arrêter de céder à la manipulation, à la peur, aux intérêts financiers,
qui sont en train d
'échouer devant nous.
Quelle manipulation, Nicolas Dupont-Aignan ? Quelle manipulation ? Si
tout allait bien, la manipulation des médias, permanente. Si tout allait bien, il n
'y
aurait pas de cinquième vague. Si tout allait bien, on ne nous demanderait pas une troisième dose, et maintenant une quatrième. Donc, je demande, il
n
'y aurait pas des variants qui contournent les vaccins. Je demande qu'on protège les gens. Je ne suis pas anti-vaccin du tout. Je demande qu'on ait une palette. Vous
n'avez toujours reçu aucune
dose. Mais ça ne vous regarde pas, c'est le
secret médical. Vous l'avez dit le week-end dernier.
Non, il n
'y a
pas d'inquisition.
Le week-end dernier,
vous avez dit, non, je ne suis pas vacciné.
Oui,
alors, en tout cas, j'en ai assez de la manipulation par la peur de ce pays. J'en ai assez de la manière dont Emmanuel Macron veut sauter l'élection présidentielle, en terrorisant un pays, alors qu'il y a beaucoup de choses à régler. Encore une fois,
je
propose qu'on augmente les salaires d'un treizième mois jusqu'à trois fois le SMIC pour permettre aux Français de vivre. Est-ce qu'un jour, la petite classe parisienne,
qui
ne sait pas ce qu'est la vraie vie, puisse aller vivre en Creuse, en Alsace, à Brest, voir ce que vivent nos concitoyens, les retraités par exemple. Je propose l'indexation des pensions de
retraite sur l'inflation. Nicolas, c'est
qui la petite
classe
parisienne ? Vous habitez où ? Vous vous habitez à Brest ou vous habitez à Paris ?
Écoutez, madame, j'habite où j'habite,
mais en revanche, je parle des problèmes. Oui,
mais je vois ce qui se passe dans mon pays. Et quand je vois des retraités dont on réduit le pouvoir d'achat chaque année en n'indexant pas leurs pensions de retraite, quand on a une inflation qui va atteindre 5% et qu'on a une retraite de 900 euros
qui
perd 3 à 4% par an, est-ce qu
'il
ne serait pas tant d'agir ? Est-ce qu
'il
ne serait pas tant d'agir sur toutes ces questions concrètes ? Et le rôle de la campagne présidentielle, c'est bien évidemment de présenter aux Français un choix.
Alors
justement, sur votre programme,
sur l'économie,
le pouvoir d'achat n'a pas baissé malgré la crise,
dit l'INSEE. Mais c'est
extravagant, madame Salamé. Non,
mais c'est aussi de la manipulation,
moi je ne sais plus. Mais c'est la
manipulation que tous les médias répètent, mais tous les Français
savent que leur pouvoir d'achat a baissé. La manipulation de l'INSEE.
Mais est-ce que vous croyez un instant que le pouvoir d'achat des Français a augmenté sous Emmanuel Macron ? Est-ce que vous le croyez ? Est-ce que vous pouvez imaginer
ce que vivent nos retraités qu'ont eu ?
Je crois en ce que me dit l'INSEE.
Ah bah oui, vous avez bien tort. Encore maintenant, mais peut-être que je suis
manipulée par
l'INSEE. Oui, complètement.
Complètement.
Parce que si vous alliez... Les chiffres du
chômage à l'heure plus bas depuis 15 ans,
là aussi c'est
une manipulation ? Oui,
parce que tout va très bien. Écoutez, les salaires n'ont jamais été aussi bas.
Les
gens ne peuvent plus manger, se chauffer, circuler. Voilà la réalité.
Il
y
a
12 millions de Français qui ne
vont
pas se chauffer cet hiver. Donc moi j'aimerais peut-être qu'à un moment, on propose des solutions. Je ne dis pas qu'on peut régler tout d'un coup de baguette magique. Je propose 100 milliards d'économies dans mon ouvrage. Précise. Les fausses cartes vitales, l'Union européenne, l'immigration, la grande fraude internationale à la TVA. Je propose des économies pour redéployer et permettre de reconstruire l'hôpital, d'augmenter le pouvoir d'achat et de relocaliser
des entreprises. L'Union
européenne, on en sort
? Non,
mais on renégocie sous Jacques Chirac et Lionel Jospin.
On
donnait 1 milliard net par an à l'Union européenne. Aujourd'hui, on en donne 10. J'estime qu'on n'a pas à subventionner M. Erdogan ou l'industrie polonaise. Et je préférerais que cet argent, on le mette sur l'hôpital public.
Dans
votre programme que j'ai lu, vous prenez, je vous cite, une vraie écologie. C'est un sujet trop important, dites-vous, pour le laisser aux coupeurs de sapins de Noël, aux fumeurs de cannabis et aux financeurs de la mosquée de Strasbourg. J'imagine que vous parlez du parti Europe Écologie et Vert. Tout
à fait. Et je vais vous dire une chose. Je pense que, par exemple, je propose dans mon bouquin de redéployer les 3 milliards d'aides aux éoliennes qui sont inefficaces sur le plan écologique vers l'isolation thermique. Le gouvernement a fait des efforts sur la prime Rénov', je le salue, mais on doit doubler le rythme si on veut, par exemple, mettre fin aux 5 millions de passoires thermiques. Et ça permettrait à la fois de lutter contre l'effet de serre et en même temps d'alléger le porte-monnaie. Moi, je n'ai qu'un souci pendant cette campagne. permettent aux Français de vivre avec dignité. C'est un sujet majeur. Et j'ai, encore une fois, la prétention d'apporter des solutions concrètes.
Si chaque Français paye un peu moins son énergie, eh bien, il pourra aller au cinéma. Voilà, c'est tout simple. Alors, évidemment, ça, ça n'intéresse pas grand monde.
Ben si, vous voyez, vous l'avez dit.
Je vous ai
laissé le temps. Vous en avez tous vos parrainages.
Vous avez reconnu que c'était
plus dur cette
fois-ci. Beaucoup plus dur.
Je fais appel aux maires. Je ne les aurais peut-être pas. Je les aurais peut-être. Ça va être très juste. Et je dis aux maires, c'est la démocratie. Si, d'ailleurs, il y a un candidat qui porte des projets qui ne peut pas être candidat parce qu'il
n
'a pas les parrainages, je pense que ça posera un réel problème. Donc, je demande aux maires de parrainer pour la démocratie. Ça ne veut pas dire soutenir.
Merci, Nicolas Dupont-Aignan. Merci
à
vous.
Belle journée à vous.
Merci et vous aussi. Merci. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan