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interviewLe Média — Podcasts· 6 septembre 2023 15 min

Ce qu'il a osé dire ! Macron face au youtubeur Hugodécrypte

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour tout le monde, vous êtes sur Le Média, nous sommes le mardi 5 septembre 2023 et comme chaque jour, du lundi au jeudi, on vous offre un bulletin d'infos version libre et indé. Vous le savez, la rentrée du Média saison 7 se fera à la télévision et surtout avec vous. D'ici la fin du mois d'octobre, vous aurez enfin un média libre et indépendant des luttes à la télé. Oui, nous allons nous frotter aux grandes chaînes. Ne loupez pas cette grande étape de l'histoire médiatique en vous inscrivant via le lien disponible en description ou en cliquant juste ici pour recevoir toutes les informations concernant la grande campagne à venir. Le chantier comme le défi sont immenses.

Dans ce bulletin d'infos, comme d'habitude, nous aborderons plusieurs sujets qui font l'actualité, sélectionnés par la rédaction du Média. Nous parlerons des associations en difficulté, La Croix-Rouge et Utopia 56 entre autres, lancent l'alerte, du gouvernement qui s'apprête à légiférer sur le lexique légal concernant les aliments véganes et du Cambodge où 100 000 personnes y sont retenues et forcées de pratiquer la cybercriminalité. Mais avant ça, je vous propose mon édito où j'ai eu envie de revenir sur l'interview du chef de l'État hier par le youtubeur Hugo Descript. Macron est-il le président des jeunes ?

Hugo Descript, chaîne YouTube qui parle de l'actualité et très populaire auprès des jeunes, a reçu le chef d'État en direct hier soir pendant un peu moins de deux heures. Au menu, la jeunesse, santé mentale, climat, école, université, précarité, manches retroussées, coudes sur les genoux, veste enlevée. Le président à la coule a sorti son arme de communication phare. « Je suis transparent. Vous me connaissez, je ne stigmatise pas. » Pour faire le contraire, juste après. La technique d'esquiver ou élargir les sujets a été mise à mal par le tchat en direct et Hugo Descript qui voulait du concret.

1:38
Invité

Je ne vais pas parler d'inciter une dernière fois, c'est une situation qui est urgente. On parle d'un jeune sur cinq qui souffre de troubles et dépressifs.

1:43
Emmanuel Macron

La France a été un contributeur de beaucoup de pays européens et même au Canada où on a envoyé beaucoup de nos sapeurs-pompiers.

1:50
Invité

Mais ça, c'est sur les incendies, sur l'enjeu.

1:52
Emmanuel Macron

L'enjeu, c'est l'enjeu environnemental. Souvent dans ce débat, je le dis, on s'est perdu sur des micro-exemples et on a perdu la photo d'ensemble et les vrais points d'effort. Mais en même temps, quand on est trop là, on risque de ne pas aller dans le contexte. Non, non, non. Le schéma, il est là. C'est ce que je suis en train de vous dire, c'est ce qu'on fait là. Ce n'est pas une innovation. L'enjeu, c'est qu'on réduise nos coûts.

2:09
Invité

Je relais simplement ce que disent les scientifiques sur le sujet. Ce que disent les scientifiques, le rapport du GIEC, le Haut conseil sur le climat, c'est qu'il y a peut-être une modernisation qui est possible. On est d'accord de l'aviation, il y a sûrement des progrès déjà qui sont en cours. Pour autant, ce que disent l'intégralité des scientifiques sur le sujet, c'est que ça ne suffit pas et qu'il faut baisser progressivement l'utilisation de l'aviation.

2:27
Présentateur

Allons dans le fond des annonces, si on peut dire ça. Le sujet de la santé mentale des jeunes, qui est très inquiétante, a fait l'ouverture. Alors, Emmanuel Macron dit encore et toujours qu'on est un des pays qui dépense le plus en termes de santé, que le budget a encore augmenté, etc. Un budget qui augmente, certes, mais pas aussi vite que l'inflation et les besoins énormes et urgents qui s'accumulent depuis maintenant des années. Le chef de l'État dit investir dans la psychiatrie. Cela prend des années en prenant en compte le temps de formation.

En 2021, l'État a engagé 1,9 milliard d'euros pour le secteur sur 5 ans, avec d'autres mesures, ce qui en fait peut, quand on compare aux différents budgets de l'État, et en plus répartis sur 5 ans, étant le secteur est en énorme souffrance. Deux ans après, le secteur est toujours en grosse difficulté, comme le reste de l'hôpital public d'ailleurs. Des mesures, par-ci par-là, ne règlent pas un problème massif et de fond, l'austérité dans les services publics. Le taux de suicide chez les jeunes ou autres problèmes de santé mentale ne diminuent pas, continue Hugo. Au-delà du curatif, le président veut s'atteler à la racine du problème, le mal-être chez les jeunes. Ce n'est pas déconnant.

Écoutons l'analyse du président.

3:28
Emmanuel Macron

Qu'est-ce qui justifie qu'on a une génération qui a ce mal-être ? Tout ne relève pas de la santé mentale. On a des sujets de santé mentale, il faut pouvoir les prendre le plus tôt possible. Donc je reviens à mes sujets de diagnostic, et ça c'est des diagnostics qu'on doit faire auprès des enfants et des ados. Il ne faut pas attendre que ce soit des étudiants. La deuxième chose, c'est la manière de gérer aussi les anxiétés de la société. Ce qu'on voit poindre, et ça je reprends ce que beaucoup de psychiatres, de psychologues évoquent, c'est une capacité à gérer les messages anxiogènes qu'il y a tout au long de la journée à la société, et donc d'apporter une réponse, un cadre.

Troisième point, c'est la première génération aussi, qui a un rapport à la formation et à la sociabilité qui est totalement différente, qui se fait beaucoup par les réseaux sociaux, par les écrans, ce qui change très profondément le rapport à l'autre, le rapport à l'anxiété, le rapport à la capacité à gérer ses propres frustrations et ses propres anxiétés.

4:18
Présentateur

Bah oui, on ne sait pas gérer notre anxiété, les parents qui triment et meurent avant la retraite, le monde qui brûle, un monde du travail où l'on doit être flexible, s'adapter, changer, les inégalités, les discriminations, tout ça, ce n'est pas du tout anxiogène et ne fait pas du tout partie du problème. Et puis le fait qu'on essaye de se rendre compte et de régler nos problèmes mentaux plutôt que de les traduire en comportements haineux aussi, voilà comment la jeunesse tente de gérer son anxiété.

Emmanuel Macron se fait rattraper par Hugo Décrypte sur un élément le Haut Conseil pour le climat que le président a lui-même mis en place juge la France beaucoup trop lente sur l'urgence climatique. Là encore, Emmanuel Macron promet une planification écologique qui sera présentée en septembre. Mais pour l'instant, l'écologie est la grande absente de cette rentrée. Nous sommes les leaders au niveau océans et forêts, se félicite le président trois jours après que plusieurs centaines d'arbres centenaires aient été abattus sous la surveillance de 200 gendarmes pour la future autoroute A69.

Et à la question, pourquoi les billets d'avion sont moins chers que le train, le président répond « libéralisme ».

5:15
Emmanuel Macron

Alors le système ferroviaire, pourquoi c'était cher ? Parce qu'on ne faisait pas de réformes, parce qu'on avait un système de retraite qui objectivement était plus soutenable, parce qu'on avait un système qui n'était pas efficace. Donc on ne peut pas dire d'un côté « je défends un système inefficace, mais je suis pour l'écologie ». Non. Donc moi je suis cohérent. Ce n'est pas mon cas. Non, non, non, je ne dis pas vous, mais je dis beaucoup de commentaires.

5:32
Invité

C'est une question qui revient souvent, qui est très concrète. Mais je dis juste, moi je suis cohérent.

5:35
Emmanuel Macron

Moi je suis cohérent. Le système d'aviation, il y a un acteur français qui est Air France, il a été concurrencé par beaucoup de low cost, ce qui crée la situation que vous évoquez. On a régulé, mais jusqu'à un certain point, et la France a plus taxé que ses voisins les billets d'avion. Maintenant, pourquoi il y a ce différentiel ? Parce que du côté du ferroviaire, il y avait beaucoup moins de concurrence, et un acteur qui n'était pas assez efficace. On a fait la réforme de la SNCF. On est plus efficace. On a des cheminots qui sont formidablement engagés dans cette transition. On va aller vers du mieux en mieux. On investit sur les infrastructures.

Pourquoi ça marchait moins bien et c'était plus cher ? Parce que pendant des décennies, on avait sous-investi sur les infrastructures ferroviaires. Depuis 2018, on réinvestit massivement en parallèle. On a encore du boulot. Là-dessus, ça c'est la responsabilité de l'État, pas des régions. À côté de ça, on veut unifier, avoir une politique tarifaire mieux disante. C'est ce qu'on va faire avec les régions en allant vers un pass, un tarif unifié. Et maintenant, qu'est-ce qu'on doit faire, justement, derrière, si on veut être cohérent aussi ? C'est permettre à d'autres acteurs qui sont moins chers.

On a certaines lignes qui sont ouvertes à d'autres acteurs européens qui sont parfois moins chers et qui arrivent sur notre réseau et qui rendent le train attractif.

6:37
Présentateur

La concurrence, la case du service public, encore une fausse solution pour faire baisser artificiellement les prix des billets de train. Pour l'investissement ferroviaire, on se souviendra de la liquidation du fret SNCF. Il faut attendre plusieurs minutes pour entendre le mot sobriété d'un président qui veut tout décarboner. Le président se dit favorable à un pas strein sur le modèle de l'Allemagne. Et après une grosse séquence sur l'école, Emmanuel Macron esquive complètement la question sur pourquoi l'annonce de l'interdiction de la baïa la veille de la rentrée au 20h. une stratégie pour ne pas parler des autres problèmes.

Le chef d'État, lui, repart sur le débat du vêtement religieux ou non. Il prône le respect, la bienveillance, avant de sortir ça.

7:16
Emmanuel Macron

On a des parents qui nous défient. On a des gens qui veulent, en fait, qui testent la laïcité. Il ne faut pas se tromper. Nous vivons dans nos sociétés aussi avec une minorité, mais de gens qui, détournant une religion, viennent défier la République et la laïcité. Et, pardon, mais ça a parfois donné le pire. On ne peut pas faire comme s'il n'y avait pas eu l'attaque terroriste et l'assassinat de Samuel Paty dans notre pays. Et ça, c'est fait... Là, on parle de la baïa, on ne parle pas de... Non, mais je ne fais aucun. Mais je dis juste, ce système est là. Et ça, c'est fait parce qu'un enseignant apprenait la laïcité dans son cours.

Et qu'ensuite, il y a eu cet emballement avec les réseaux sociaux et des gens qui ont ensuite commis le pire. Donc, il faut être un traiteur.

7:54
Invité

On ne va pas rentrer dans ce débat-là, mais est-ce que la baïa est réellement... Forcément, la façon dont vous le voyez ici, c'est un parallèle qui, je pense, peut faire débat. Je ne fais aucun parallèle, moi.

8:05
Emmanuel Macron

Le parallèle entre la baïa et l'assassinat de Samuel Paty ? Non, je ne fais pas un parallèle. Je vous dis juste que la question de la laïcité dans notre école est une question profonde.

8:16
Présentateur

Je ne fais pas de parallèle juste avant d'en faire un. Je ne stigmatise pas juste avant de stigmatiser.

8:22
Emmanuel Macron

Et donc, je pense que l'objectif qu'on vise, il faut un certain bon sens, il faut sortir des débats qui divisent. Et moi, c'est aussi pour ça que je ne veux pas que les enfants de confession musulmane se sentent exclus ou mal à l'aise à l'école. Je ne veux pas que les enfants ou les adolescentes qui voudraient mettre telle tenue se sentent exclus ou mal à l'aise à l'école. Il faut une forme de bon sens derrière tout ça. Ce qu'on veut faire, l'objectif de la nation, c'est au fond qu'il n'y ait rien qui vous exclue et qui vous sépare. Et donc, un, on veut éviter les tenues qui vous renvoient à une religion parce que ça vous exclue, ça vous sépare et que ça ne vous met pas dans un cadre commun.

et c'est la laïcité. Deux, on veut éviter les situations qui mettent un peu de la stigmatisation sociale et donc moins on a de débats sur les marques, mieux c'est. Trois, on veut éviter les tenues trop excentriques qui provoquent.

9:03
Présentateur

Une nation unie au-delà des différences, est-ce les gommer, faire ses rentrées ou diversion de crise sur encore et toujours l'islam, les musulmans qui constitueraient à chaque fois un problème, c'est ça la véritable exclusion ? Et que dire des tenues provocantes ? On provoque quoi ? Qui ? Avec quoi ? Un crop top provoque les violences sexuelles, une robe longue, l'islamophobie, des bijoux, l'homophobie. L'inversion de la charge et de la culpabilité sont flagrantes dans ce discours ici. Étrange vision du construire du commun, construire du semblable obligatoire, sans doute.

Dans ce non-sujet de la baïa, Emmanuel Macron dit qu'il ne veut pas laisser l'impression qu'on abandonne les professeurs. Pas sûr que ce soit ça qu'ils attendaient. Enfin, sur la question des étudiants et du précaria des jeunes, le chef de l'État pointe un problème d'orientation, pas forcément de moyens. Il veut des formations diplômantes et qualifiantes courtes. Bref, que les jeunes fassent des études dans des secteurs qui recrutent. Vous vous rendez compte, ils ont déjà tout gratuit, c'est ingrat. Pour les jeunes qui ne sont pas en études et sans travail, Emmanuel Macron réfute l'idée du RSI pour les moins de 25 ans en comptant sur la solidarité et la responsabilité familiale.

Mot qui répétera, il veut également responsabiliser les jeunes avec des formations, des apprentissages, des contrats d'engagement. Le chef de l'État veut également appliquer ce modèle aux plus de 25 ans. Bref, prenez-vous en main. Après les restos du cœur dont on vous parlait hier, c'est au tour de la Croix-Rouge de tirer la sonnette d'alarme. Le nombre de personnes que nous accompagnons augmente de façon très sensible, explique à l'AFP Nathalie Smirnov, directrice générale de la Croix-Rouge française.

Les demandes ont en effet progressé de 7% au premier semestre de cette année par rapport à la même période en 2022, sachant que le premier semestre 2022 avait déjà enregistré un bond de 22% par rapport à 2021. La Croix-Rouge ferait face à un déficit global compris entre 45 et 50 millions d'euros. Nous appelons solennellement à la générosité des entreprises et des pouvoirs publics pour nous aider à passer cette année particulière, a déclaré la directrice générale de l'association. Même chose du côté d'Utopia 56 qui fait face à une augmentation significative de ses dépenses dues à une augmentation du nombre de personnes faisant appel à l'association.

L'association déclare ne pas être en mesure de garantir le maintien de l'intégralité de leurs actions en 2024, des dons qui seront encore des pansements sur un manque de l'État. Si l'on mettait autant d'énergie pour agir en faveur des plus pauvres que pour courir après les robes des filles, peut-être que cela aurait pu régler une partie du problème. C'est une information qui risque de déplaire aux véganes et autres défenseurs de l'environnement. La consommation de viande repart à la hausse en France après plusieurs années de baise. Depuis 2021, c'est environ plus 1% par an. Une hausse due en partie à l'augmentation démographique, mais pas que.

Les chiffres montrent aussi une augmentation de la consommation en kilos par habitant. C'est donc une tendance qui vient ravir les industriels du secteur, mais pas forcément français. Pour être plus précis, cette hausse illustre dans les consommations hors domicile, c'est-à-dire aux restaurants par exemple, où les français continuent de privilégier les plats carnés. Ces derniers étant pour beaucoup composés de viande importée et de moindre qualité. Ce choix s'imposant de lui-même du simple fait que l'offre vegan est encore faible là où en supermarché, elle gagne le terrain, expliquant là un recul net de plus de 4% de la consommation de viande à la maison.

Peut-être pour tenter de voler au secours de la filière viande française, le gouvernement a annoncé hier sa volonté de publier un nouveau décret interdisant les appellations saucisses ou encore steak du lexique pour qualifier certains produits sans viande. Avec comme justification une volonté d'éviter la confusion des consommateurs. Est-ce que les gens confondent l'huile de moteur, l'huile d'olive ou l'huile de jojoba ? Je ne crois pas, pas plus qu'ils confondent les steaks végétaux et ceux de bœuf, réagit Brigitte Gauthier sur Twitter, la cofondatrice de l'association de défense des animaux L214.

Elle dénonce une manipulation exemplaire du ministère de la viande, viande qui coûte de plus en plus cher et dont les français peuvent se moins en moins se l'offrir. C'est le New York Times qui met en lumière des liens de réseaux criminels en Asie et plus particulièrement au Cambodge. Dans ce pays situé au sud de la Thaïlande, les Nations Unies estiment qu'environ 100 000 personnes seraient victimes de ces réseaux organisant un véritable trafic d'êtres humains. Attirés par de fausses offres d'emploi puis retenus prisonnières dans des complexes hôteliers ou des casinos, les victimes sont alors forcées de participer à des arnaques en ligne.

Nous pouvons quitter les lieux qu'après avoir versé une rançon. Bien que le gouvernement cambodgien affirme lutter contre le phénomène, la vice-présidente du Comité national de lutte contre la traite des personnes, organisme mis en place par le gouvernement, semble dire le contraire en déclarant, je cite, « Cela nous semble étonnant. Le Cambodge n'est pas si grand. Il y a 16 millions d'habitants. Alors où sont ces 100 000 personnes ? » Le New York Times a mené une longue enquête sur le terrain mettant en lumière des liens étroits qui existeraient entre ces réseaux mafieux et le régime cambodgien.

Le témoignage d'un Vietnamien s'étant échappé rapporte qu'un policier auquel il s'était adressé était au courant des pratiques dans l'établissement en question mais qu'il était pratiquement impossible de pénétrer à l'intérieur. La raison ? Une autorisation spéciale du ministère de l'Intérieur est requise pour venir perquisitionner les lieux. Le propriétaire présumé est le sénateur Li Hong Fat qui est aussi l'homme le plus riche du Cambodge. Selon Jacob Sims de la Mission internationale pour la justice, un groupe de défense des droits de l'homme luttant contre l'esclavage, plus de 12 milliards de dollars par an seraient générés par la cybercriminalité rien qu'au Cambodge.

Et voilà, c'est la fin de ce bulletin d'infos, un format qui entre dans notre programmation d'été. En attendant la reprise de nos directs à la rentrée, rentrée qui se fera à la télévision, nous continuons à vous proposer nos programmes au quotidien. D'ici à la rentrée prochaine, nous vous invitons à rejoindre la page Kiss Kiss Bang Bang du Média. C'est là-bas que vous pourrez suivre notre arrivée sur le petit écran, le lien dans la description ou alors en cliquant juste ici si vous êtes sur YouTube. Restez connectés aux médias grâce notamment à la diffusion de nos programmes en 24-7 sur YouTube. Spectateurs, abonnés, donatrices et sociaux, je vous dis à très vite.

14:38
Invité

Depuis des mois, nous vous en parlons. Depuis des mois, nous travaillons d'arrache-pied pour réaliser l'impossible, obtenir le droit d'être diffusé à la télé et concurrencer les médias mainstream sur leur propre terrain. C'est maintenant chose faite. Dès la fin du mois d'octobre, le Média sera sur vos écrans. Enfin, le paysage audiovisuel français comptera une chaîne télé de gauche, une chaîne d'information populaire et indépendante. Nous allons pouvoir porter la voix de ceux qui luttent et de ceux qui s'opposent à Macron et à l'extrême droite. Nous allons pouvoir raconter le monde avec nos mots, avec vos combats. Soyez prêts pour le grand virage qui s'annonce.

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