Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1 (sur YouTube)· 3 novembre 2025 6 min

«Ça ne marche pas» : Laurent Nuñez met en garde contre la méthode du «bras de fer» avec l'Alg

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] 13h 14h Europe Info Europe info dernière partie à 13h47 sur Europie Mathias et votre chroniqueur Yvant Yfol et Thomas Bonet. On va revenir sur les atrocités qui ont été commises au Darfour au Soudan. Mais juste avant je voudrais quand même vous faire écouter Laurent Nugèz puisque vous savez qu'on est quelques jours après l'adoption à l'Assemblée nationale d'une résolution du Rassemblement national qui vise à dénoncer l'accord franco-algérien de 1968.

Samedi, le ministre de l'intérieur, Laurent Nunz, a réagi. Il a mis en garde contre la méthode du bras de fer avec l'Algérie. Le bras de fer n'a pas marché, c'est exact.

Mais pour une raison, de mon point de vue, c'est qu'on ne l'a pas utilisé ce bras de fer. Le ministre de l'intérieur de l'époque, le ministre d'État, Bruno Retaillot, a été empêché de mettre en œuvre le bras de fer. Aujourd'hui, nous délivrons autant de visas qu'auparavant, 250000 visas aux Algériens.

Les visas étudiants, ils sont en hausse, en progression. Et puis la nomenclature algérienne, elle est tranquillement à Paris avec des titres de séjour. Le fils du chef d'état-major de l'armée habite à Paris avec sans doute un emploi fictif à l'ambassade d'Algérie.

Donc en fait, nous aucun levier de pression n'a été utilisé. Jamais utiliser les leviers. Alors, vous avez bien compris ce que j'ai mal dit.

Laurent Nugèz a certes mis en garde contre la méthode du bras de fer et c'était Xavier Grillancour, l'ex-ambassadeur de France à Alger qui était l'invité de Sonia Mavrou ce matin sur ses news Europe qui dit "Mais ça ne ça ne marche pas. Qu'est-ce qui finalement qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qu'on a ?

On a l'impression qu'on a tout essayé. Euh Laurent Lunes dit "Le bras de fer ça marche pas mais vous avez entendu Xavier Dri en cours. Il v il v le bras de fer n'a pas été essayé.

En effet, moi ce que je constate c'est qu'il y a quand même un deux poids de mesure. C'est-à-dire que je je vois effectivement la posture guerrière belliciste du président de la République quand il s'agit d'avoir à s'opposer à Vladimir Poutine qui ne nous menace pas très directement. Alors peut-être est-ce que cela peut se discuter mais enfin en tout cas il n'y a pas une menace directe.

En revanche je vois une soumission du même Emmanuel Macron face à l'Algérie qui elle nous menace très directement, nous menace, nous nargue, nous mépris même. Et en effet, c'est ce mot de mépris d'ailleurs qui a été prononcé par l'ambassadeur, l'ancien ambassadeur. Je la question que je me pose est de savoir en effet pourquoi la France qui qui qui qui fait des effets de de de manche sur la sur la scène internationale n'arrive pas accepte de se soumettre dans le fond à cet état soviétoïde totalitaire qui est effectivement l'Algérie.

Et dans cette hypothèse d'avoir à répondre à cette question, je suis obligé de me de me dire que la France elle-même craint des réactions de des populations issues de l'immigration et d'issue de l'immigration algérienne notamment. Il y a d'après monsieur Driancour, il y a 7 millions d'Algériens ou de franco-algériens en France. C'est quand même important et sans compter les autres populations d'origine maghrébine et musulmanes qui pourraient s'identifier à la cause algérienne.

Et donc, j'imagine que le président de la République, outre qu'il ne veut pas effectivement froisser euh le tempérament volcanique d'Alger ne veut pas non plus être catalogué comme participant à des à des à des processus racistes ou xénophobes ou islamophobes en mettant en cause une immigration qui ne s'intègre pas pour partie. une partie de l'immigration algérienne s'intègre mais toute une partie de de l'immigration algérienne qui également constitue une part importante de de la population dans les prisons. 20 % des prisons françaises sont constituées d'Algériens.

Je ne parle par parle pas des franco-algériens. 40 % des des Crasè les centres de rétention administrative sont constitués par des Algériens. On voit bien que l'Algérie pose un problème et et ce problème est effectivement et Éric Zemour l'avait a prononcé le mot hier et ce problème est également à étudier sous sous ce sous cet aspect de la contrecolonisation qui peut-être reprochée maintenant à cette population qui vient en revanche des des de la guerre d'Algérie afin de de contrecoloniser dans un colonisateur.

Il y a tout ceci qui entre en scène. On a compris d'ailleurs votre pensée. Est-ce que revenir sur les accords de 68 pour vous, ce serait déjà une bonne étape ?

Mais oui, je alors j'entends les spécialistes nous dire que si on revenait sur les accords de 68, on appliquerait les accords des viands qui étaient encore plus laxistes. J'imagine qu'on n'est pas obligé de revenir aux accords desviant. Moi je alors c'est une un débat de spécialiste, ce n'est pas dans mes cordes, mais en tout cas il faut effectivement faire preuve de de fermeté et et appliquer le bras de fer que que Bruno Rotaillot a avait évoqué verbalement qui n'a pas pu essayer.

Est-ce que ce qui est très choquant d'ailleurs, c'est de remarquer que Laurent Dun qui a été sans bras droit sans presse depuis qu'il a pris le poste de Bruno Rotaillot de tailler des croupières à Bruno Lota et et d'en fait d'offrir la tête de Bruno Rotaillot au régime algérien parce que c'est en fait ce qui se passe aujourd'hui. Thomas Bonet. Oui.

Et je pense que c'est une mission qui est diligentée en haut lieu. Je pense que Laurent Nounz quand il s'exprime ce weekend, il le fait aussi à mon avis sur demande du qu d'ors voire de l'Élysée parce que en effet Bruno Rotaillot alors même qu'il n'a pas pu mettre en place ce fameux bras de fer est devenu d'une certaine manière le symbole de la volonté française d'une partie de la France en tout cas d'aller au bras de fer avec l'Algérie. Et ça l'Algérie l'a très bien compris parce que comme l'a expliqué Xavier Drian courour ce matin, il lisent très bien dans notre jeu et donc il voulait que Bruno Rota soit débranché d'une manière ou d'une autre et donc là effectivement on donne des gages dans ce sens-là pour quel résultat ?

Moi, c'est toujours la question que je me pose parce que Laurent Nouz nous parle en permanence de la coopération sécuritaire et indénéiablement nous avons besoin de l'Algérie pour participer et lutter contre le terrorisme. Mais à quel prix ? C'est-à-dire que est-ce qu'on doit renoncer pour cela à tout le reste ?

C'est ce qu'on doit renoncer pour cela à pouvoir choisir qui a le droit d'entrer et de sortir de de notre territoire. Je m'interroge sur la la façon avec laquelle on mène notre diplomatie. Moi l'impression que j'ai parce que je crois pas vraiment au fantasme des banlieux qui se soulèveraient pour défendre le régime algérien.

J'y crois pas une seconde. Peut-être que l'Élysée y croit mais encore là aussi je suis assez sceptique. Je crois plutôt qu'Emmanuel Macron après avoir passé des années à charger Benjamin Stora, l'historien, de revenir sur la relation entre la France et l'Algérie, il a pas envie à un an et demi de la fin de son de son de ses deux mandats de tout remettre en question alors même qu'il a compris à mon avis pertinemment qu'il n'y a rien à attendre de la relation que nous avons actuellement avec Alger.

Yeah.