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Discours / meetingBFM TV (sur YouTube)· 1 novembre 2024 16 minAutoproduitFond programmatiqueSécuritéJusticeSolidarités & famille

Trafic de drogue: la prise de parole intégrale de Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:03OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pouvez faire dans l'immédiat pour tous ces territoires ?

  • 5:57RelanceRéponse directe

    Le renfort, c'est que vous allez faire à Poitiers, à Grenoble, quand ça va éclater, vous n'allez pas pouvoir envoyer de...

  • 9:17FerméeRéponse directe

    À quoi nouvelle loi pour le Sénat ?

  • 10:07OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous répondez aux habitants qui dénoncent un effet d'annonce ?

  • 13:02OuverteRéponse directe

    Vous avez évoqué la corruption dans les administrations. Qu'est-ce que vous voulez dire concrètement ?

  • 13:42ComplaisanteÉludée

    Vous voulez suivre les effets de ce débat ? J'en ai dit de vendre.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:14PrésentateurFait
    « Au moment où on se parle, un enfant de 5 ans est entre la vie et la mort. Il a reçu deux balles dans la tête. »
  • 1:40PrésentateurFait
    « Il n'y a pas de semaine, presque de journée, sans que me parviennent des éléments extrêmement graves et extrêmement inquiétants sur le narco-banditisme. »
  • 2:24PrésentateurPromesse
    « Soit il y a une mobilisation générale pour ce grand combat qui prendra des années, et on le gagnera, on le gagnera. Soit il y a la mexicanisation du pays. »
  • 2:38PrésentateurFait
    « Ce que je vois, moi, c'est une toile de la corruption qui s'étend dans diverses administrations. »
  • 2:49PrésentateurFait
    « il y a des enclaves, des narco-enclaves qui sont en train de se créer, qui sont en train de se soustraire à la souveraineté nationale, à la loi de la République et à l'État de droit. »
  • 3:33PrésentateurPromesse
    « c'est une réponse sécuritaire, policière, c'est une réponse judiciaire et c'est une réponse administrative. »
  • 3:46PrésentateurPromesse
    « la CRS 82, ensuite, dès ce soir, arrive la 40, ils vont se relayer et tant qu'on n'aura pas retrouvé la tranquillité, on restera avec des unités de force mobile avec la CRS. »
  • 4:03PrésentateurPromesse
    « le renforcement des moyens que j'ai annoncé, notamment sur la BST, la brigade spécialisée de terrain. »
  • 4:17PrésentateurPromesse
    « On va les renforcer pour que 7 jours sur 7, ils soient capables d'avoir 2 patrouilles, de 3 hommes en permanence. »
  • 4:56PrésentateurPromesse
    « une toute nouvelle unité qui a été créée il y a quelques mois, une unité nationale d'investigation qui a une expertise de très très haut niveau. »
  • 5:32PrésentateurPromesse
    « j'ai demandé à ce qu'on mobilise tous les services de l'État, douanier, fisc, police du séjour, etc., etc., inspection du travail, pour que, là encore, on arrive à briser un écosystème économique tapé au portefeuille. »
  • 5:49PrésentateurFait
    « Al Capone n'est pas tombé pour une affaire de narcotrafic, de narco-stupéfiants. Il est tombé sur une enquête fiscale. »
  • 6:45PrésentateurFait
    « Ceux qui, il y a quelques semaines, ont brûlé vif un adolescent de 15 ans sur Marseille, etc. »
  • 7:39PrésentateurPromesse
    « ce soit l'équivalent de celle qu'on a engagée il y a une dizaine d'années contre le terrorisme. »
  • 9:21PrésentateurPromesse
    « Je pense qu'on peut trouver une niche. Fin d'année, c'est très court. On y est quasiment. Mais au plus tard, en tout début d'année. »
  • 10:44PrésentateurPromesse
    « Nous avons mis des moyens, CRS, policiers, en renfort. »

Temps de parole

  • Présentateur94 %
  • Invité3 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bruno Retaillon, on va l'écouter, qui va prendre la parole depuis Rennes. Avec les élus, il y ait vraiment un dialogue qui soit franc. Et ma collègue, voilà, Françoise Gattel, monsieur le préfet qui vient tout juste d'être nommé, on sort d'une réunion qui était importante avec des élus, qui était de partis politiques, qui avaient des parcours partisans qui étaient très très différents.

Et devant l'adversité, parce que quand je parle de guerre, de combat, dans des termes très martiaux, parce que je le pense, quand je dis qu'avec les narco-racailles, avec le narco-banditisme, on a un énorme défi à relever, ce que je constate, c'est quand on en parle avec les élus, quelles que soient en réalité leurs étiquettes, comme c'était le cas dans cette salle, je sens qu'on doit pouvoir, y compris au Séné et à l'Assemblée nationale, que ce sera nécessaire, voter des textes, même si on n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Et ça, je pense que c'est une condition très importante. Très rapidement, pour reformuler la raison pour laquelle je suis venu.

Au moment où on se parle, un enfant de 5 ans est entre la vie et la mort. Il a reçu deux balles dans la tête. Cette nuit, j'ai été alerté avec d'autres événements sur fond de narcotrafic qui se sont déroulés à Poitiers. Il n'y a pas de semaine, presque de journée, sans que me parviennent des éléments extrêmement graves et extrêmement inquiétants sur le narco-banditisme. Ce que je veux dire aujourd'hui, c'est que cet enfant qui a été touché par ces tirs, ce que je veux dire, c'est que ce qui s'est passé à Poitiers, c'est ici, c'est dans la France de l'Ouest, c'est pas en Amérique du Sud.

Cette France de l'Ouest, que je connais bien puisque j'en viens, qui avait une tradition de tranquillité, qui a perdu cette tranquillité. Aujourd'hui, les narcotrafiquants sont partout, en milieu urbain, mais aussi, je viens de le voir, en milieu rural. Ils n'ont plus de limites. Et on est à un point de bascule. Vraiment. Vraiment, je vous le dis avec toutes les informations qui me parviennent quotidiennement. Ce point de bascule, il nous impose des choix. Soit il y a une mobilisation générale pour ce grand combat qui prendra des années, et on le gagnera, on le gagnera. Soit il y a la mexicanisation du pays. C'est le choix qu'on a devant nous.

Ce que je vois, moi, c'est une toile de la corruption qui s'étend dans diverses administrations. Ce que je vois, c'est que sur le territoire national, il y a des enclaves, des narco-enclaves qui sont en train de se créer, qui sont en train de se soustraire à la souveraineté nationale, à la loi de la République et à l'État de droit. Mais concrètement, vous parlez d'un projet de loi, ça va prendre du temps. Qu'est-ce que vous pouvez faire dans l'immédiat pour tous ces territoires ? Je vous réponds. Je pense qu'il y a trois temps, il y a trois réponses, en fait.

Il y a les réponses dans l'immédiateté, la réponse ensuite sur la consommation, une autre temporalité et le vrai cadre qu'il va falloir changer, la vraie rupture qu'il va falloir assumer avec un arsenal législatif. Rapidement, ce que j'ai annoncé, la réaction immédiate, c'est une réponse sécuritaire, policière, c'est une réponse judiciaire et c'est une réponse administrative. Ça, c'est le premier temps. La réponse sécuritaire, c'est d'abord la CRS 82, ensuite, dès ce soir, arrive la 40, ils vont se relayer et tant qu'on n'aura pas retrouvé la tranquillité, on restera avec des unités de force mobile avec la CRS. Ça, c'est la réponse sécuritaire.

C'est aussi le renforcement des moyens que j'ai annoncé, notamment sur la BST, la brigade spécialisée de terrain. Ce sont des policiers en tenue qui connaissent bien les quartiers, qui dialoguent avec les habitants, mais qui sont capables d'interpeller. On va les renforcer pour que 7 jours sur 7, ils soient capables d'avoir 2 patrouilles, de 3 hommes en permanence. Ça, c'est la réponse sécuritaire. Il y a la réponse judiciaire qui dépend, bien entendu, de la justice. Je voudrais, à ce sujet, saluer l'action du procureur de la République, Frédéric Tellier. Il a eu des propos très forts. Il a désigné comme sa priorité la lutte contre le narcotrafic.

C'est rassurant parce que le ministère de l'Intérieur, comme le ministère de la Justice, doivent être au coude à coude. Ce que nous, nous ferons, puisque c'est le ministère de l'Intérieur qui fournit les moyens des enquêteurs, les moyens de l'investigation, j'ai indiqué aux procureurs, j'ai indiqué aux enquêteurs que nous allons mettre à leur disposition une toute nouvelle unité qui a été créée il y a quelques mois, une unité nationale d'investigation qui a une expertise de très très haut niveau et qu'on pourra mobiliser pour appuyer les besoins de l'enquête au niveau local. Parce qu'il faut non seulement rétablir l'ordre républicain, mais il faut essayer de démantibuler ces frontières.

Et puis, la réponse administrative, elle est pour briser l'écosystème. Le briser dans toutes ses dimensions. Donc, sous l'autorité du préfet, dans différents sectes, enceintes qui existent. Mais j'ai demandé à ce qu'on mobilise tous les services de l'État, douanier, fisc, police du séjour, etc., etc., inspection du travail, pour que, là encore, on arrive à briser un écosystème économique tapé au portefeuille. Je le dis souvent, Al Capone n'est pas tombé pour une affaire de narcotrafic, de narco-stupéfiants. Il est tombé sur une enquête fiscale. Ça, c'est le premier temps de la réponse.

5:57
Invité

Mais le renfort, c'est que vous allez faire à Poitiers, à Grenoble, quand ça va éclater, vous n'allez pas pouvoir envoyer de...

6:04
Présentateur

Non, non. C'est pour ça qu'il faut d'autres réponses. Vous avez totalement raison. Il y a la réponse qui vise les consommateurs. Ce que je veux dire, encore une fois, ce que j'ai déjà dit, c'est qu'il n'y aurait pas d'offre de produits stupéfiants s'il n'y avait pas une demande. Et il faut qu'on arrête avec la culture de la banalisation. Cette culture qui considère que fumer un joint, prendre un rail de coque, c'est du récréatif. Non, ce n'est pas du récréatif. Parce que le joint, le rail de coque, il a le goût des larmes, il a le goût du sang. Et qu'au bout de la chaîne, il y a des narcotrafiquants. Ceux qui ont mis deux balles dans la tête d'un enfant de 5 ans.

Ceux qui, il y a quelques semaines, ont brûlé vif un adolescent de 15 ans sur Marseille, etc. Les réseaux de proximité. C'est ça, la réalité. Nous allons faire une campagne qui n'a jamais été faite puisqu'on a des campagnes de communication, je pense, en matière de sécurité routière. Eh bien, il faut le faire pour mettre les consommateurs devant leurs responsabilités. Voilà. Quand on fume, quand on prend de la coque, etc., on participe à un système, à toute une chaîne qui sème la mort partout en France. Elle dira quoi, cette campagne de communication ? Elle rappellera les amendes ? Elle sera beaucoup plus cash que ça. Beaucoup plus. Et le troisième temps de la réponse, il est fondamental.

Il nous faut un arsenal nouveau. Il nous faut un arsenal législatif. Il nous faut un nouveau texte de loi. Et ce que je veux, moi, c'est que cette bataille, cette guerre qu'on engage, ce soit l'équivalent de celle qu'on a engagée il y a une dizaine d'années contre le terrorisme. A l'époque, la France s'est fait surprendre. A l'époque, on avait des difficultés, un manque de coordination entre nos services de renseignement. A l'époque, on manquait d'outils législatifs, etc.

Eh bien là, il faut forger un nouvel arsenal qui va d'abord frapper au portefeuille ces réseaux avec le blanchiment, avec des saisies administratives, etc., etc., des enquêtes de patrimoine, mais beaucoup plus largement, un domaine qui concernera mon collègue, le garde des Sceaux, bien sûr, une nouvelle organisation pour une meilleure réponse aussi judiciaire. Mais il nous faut cet arsenal, des techniques de renseignement qui nous permettront d'intercepter des conversations sur une échelle beaucoup plus importante que celle qu'on peut pratiquer aujourd'hui. Et ça, c'est un changement de cadre. Ça, c'est une rupture.

Si on ne fait pas cette rupture, j'aurais beau mettre des policiers, des CRS, on aurait beau renforcer l'investigation, on n'arrivera à rien. C'est un changement total de cadre législatif. C'est un combat qu'on commence, qui prendra des années. Je ne suis pas venu ici, à Rennes, pour dire que seul le ministre de l'Intérieur pouvait tout régler en quelques instants. Ça prendra des années. Et ce combat, on va les gagner. Et ce que je veux dire aux narcotrafiquants, c'est qu'on va les retrouver. On les débusquera. Nos enquêteurs sont exceptionnels. Je veux les saluer. Et on ne laissera aucun crime impuni. On trouvera ceux et celles qui les ont commis et on les punira. Bien entendu.

9:17
Invité

À quoi nouvelle loi pour le Sénat ?

9:19
Présentateur

Le plus vite possible. Je pense qu'on peut trouver une niche. Fin d'année, c'est très court. On y est quasiment. Mais au plus tard, en tout début d'année. Encore une fois, c'est une commission d'enquête qui était transversale, présidée par un sénateur socialiste. C'est le groupe LR qui en avait eu l'initiative avec un rapporteur qui était un rapporteur, Étienne Blanc, LR. Et le texte de loi est aussi transversal. Ce que j'ai entendu tout à l'heure avec des députés et avec des sénateurs qui n'appartiennent pas à ma famille politique est encourageant. Je pense qu'on peut trouver, notamment à l'Assemblée nationale, un consensus. Il ne faut pas que ce soit de l'eau tiède.

Il ne faut pas que ce soit un consensus mou. Ça doit impacter toute la chaîne. Il faut tout réorganiser.

10:06
Invité

Monsieur le ministre, qu'est-ce que vous répondez aux habitants qui dénoncent un effet d'annonce, qui disent à chaque fois que le ministre revient, on a beaucoup d'annonces qui sont faites et finalement, dès son départ, rien ne s'en suit.

10:16
Présentateur

Moi, ça me sert de parler aux habitants. Ça m'a servi de parler aux responsables associatifs. Ça me sert de parler aux enquêteurs. Je l'ai fait puisqu'il s'agit de procédures judiciaires dans la discrétion. Mais ce que je suis venu dire ici à Rennes, c'est que ce que vivent les habitants, vous avez entendu comme moi les deux habitantes qui m'ont interprété tout à l'heure, eh bien, j'y suis sensible, on va y répondre. Je ne suis pas là pour dire que dès demain, ça va s'arranger. Nous avons mis des moyens, CRS, policiers, en renfort. Mais je sais qu'il faudra du temps. Mais croyez-moi, ce combat, on le gagnera. Et j'ai parlé de ces trois réponses qui vont s'échelonner dans le temps.

Une réponse immédiate, une réponse qui va viser la culture de la consommation, de la banalisation de la drogue. Et puis surtout, un changement de braquet, comme disent les cyclistes, et je sais que la Bretagne est aussi une terre de cyclistes, un changement de braquet législatif.

11:09
Invité

Et au police, il y a des éléments...

11:11
Présentateur

Attendez, si vous êtes six ou sept, je n'arriverai pas à répondre. Vous avez des démons sur les profils ? Les profils, bien sûr qu'on les connaît. Il y a des enquêtes qui sont menées. Ces filières-là profitent de jeunes, profitent parfois d'immigrés. Ils profitent de toutes les opportunités qu'ils peuvent saisir pour faire de l'argent. Et ces réseaux sont des réseaux... C'est la raison pour laquelle il faut parler pas seulement de stupéfiants, de narcotrafiquants, mais de crimes organisés.

Parce que quand je parle avec les enquêteurs, ici et ailleurs, j'étais l'autre jour à la police judiciaire dans un département parisien, avec une saisie qui était une énorme saisie, d'une tonne, à chaque fois c'est la même chose. On voit qu'il y a une interpénétration de tous ces réseaux. Réseaux de stupéfiants, réseaux de proxénétisme, réseaux de trafiquants d'êtres humains, parfois de travail clandestin. Donc, le narcotrafic, c'est une cause racine de l'hyperviolence, mais aussi qui s'attaque finalement à tous les pans de notre société et qui est en train de s'infiltrer dans tous nos territoires. Ils sont parfois très jeunes. Ils sont parfois très jeunes. Bien sûr qu'ils sont très jeunes.

Ils commencent par être guetteurs. Et malheureusement, ils grimpent dans cette échelle. Et souvent, ces jeunes sont de la chair à canon. On les utilise pour faire des contrats, pour leur demander, pour leur confier des armes de guerre, pour aller jambiser, pour aller tuer. C'est quelque chose qui est absolument terrifiant. Et il y a un règne de la terreur. Les habitants, tout à l'heure, dans le quartier, m'ont dit qu'ils n'osaient même plus aller dans le commerce, dans les commerces qui sont là. Parce qu'ils ont peur de recevoir des balles perdues. On est en France. On est à Rennes.

13:02
Invité

Vous avez évoqué la corruption

13:08
Présentateur

dans les administrations. Qu'est-ce que vous voulez dire concrètement ?

13:10
Invité

La corruption dans les administrations.

13:11
Présentateur

Qu'est-ce que vous voulez dire concrètement ? Je veux simplement dire qu'il y a un certain nombre d'infiltrations. Parce qu'on a des milliards qui sont en jeu. Ce sont des puissances financières qui parviennent à corrompre, y compris jusque dans l'administration de l'État. J'en dis pas plus. Il y a eu déjà un certain nombre d'affaires. Mais je pense que, et l'audition d'ailleurs de la commission d'enquête l'avait montré, cette toile de la corruption est en train de s'étendre. Je n'en dirai pas plus.

13:42
Invité

Merci. Vous voulez suivre les effets de ce débat ? J'en ai dit de vendre.

13:50
Présentateur

Partout, on me demande des effectifs. Partout, on me demande des effectifs. Moi, je ne vendrai jamais la lune. Je dois travailler avec un budget qui est contraint dans une période de crise budgétaire. Donc, on va donner des renforts. J'ai parlé tout à l'heure d'un certain nombre d'effectifs qui seront renforcés, notamment sur la BST. Et c'est important. J'ai parlé aussi, on en a beaucoup parlé, du renforcement de la filière de l'investigation. Parce que cette filière, pour la police nationale, est aujourd'hui en situation difficile. Et je veux impérativement la revigorer et la relancer de façon déterminante.

Mais encore une fois, en France, souvent, on ne raisonne qu'avec des moyens, qu'avec des effectifs. Bien sûr qu'il en faut. Mais c'est... Le plus important, c'est de changer de braquet. C'est de donner, justement, à nos enquêteurs des techniques de renseignement qui vont permettre de capter les communications, de décrypter, etc. C'est de le permettre de donner des outils qui leur permettront dans leurs enquêtes de s'attaquer au portefeuille, au blanchiment, etc. C'est ce qu'il faut aussi. C'est une réponse cohérente, globale, qui devra s'inscrire dans une constance de l'action politique. Ce n'est pas un coup, un petit tour et on s'en va. Ça va s'inscrire, et je le dis, dans la durée. Voilà.

15:14
Invité

Très rapidement, M. le ministre, comment est-ce qu'aujourd'hui vous expliquez, d'un point de vue étatique, la présence d'autres armes à Rennes ? Vous parliez de l'enfant qui s'est fait tuer. Comment on l'explique ?

15:22
Présentateur

Mais parce que c'est exactement ce que j'indiquais tout à l'heure. C'est que ces réseaux-là sont des réseaux transversaux. Et à chaque fois qu'on a des saisies, je l'ai vu hier dans un commissariat de province, à Chécy-sur-Marne, où on m'a montré une saisie et on m'a montré aussi des photos d'armes. Et dans ces armes, il y avait des armes de guerre. C'est pour ça que... Croyez-moi, quand les policiers, les CRS ou les gendarmes sont sur le terrain, ben moi, je leur donne un grand coup de chapeau. Parce que quand on a en face de soi des individus qui utilisent des armes de guerre, c'est très très dangereux.

Et je voudrais simplement dire aussi un message à celles et à ceux qui veulent parfois déconsidérer les forces de l'ordre, les policiers et les gendarmes. Il ferait bien, justement, de savoir ce qu'ils risquent. Ils risquent leur vie pour nous protéger, nous, contre des trafiquants, contre des gens qui s'engressent et qui s'engressent malheureusement dans le malheur des autres, des plus faibles. Merci. Merci.

Trafic de drogue: la prise de parole intégrale de Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur · Pourquijevote