Violette Spillebout - Épisode 4 : Sécurité à Lille, Lomme et Hellemmes : comment protéger les habitants ?
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour et bienvenue dans Prise d'air, le podcast de Violette Spilbout. Dans cet épisode, nous allons parler sécurité. Aujourd'hui, à Lille, l'homme et l'aime, la sécurité est devenue la préoccupation première des habitants. Alors, comment assurer la tranquillité de tous et la confiance des Lillois ? Bonjour Violette. Bonjour Yann. Alors, pourquoi ce sujet ?
D'abord, c'est une évidence. L'insécurité, tout le monde en parle, partout en France, mais aussi à Lille. Beaucoup de Lillois viennent me voir partout, à la braderie de Lille dernièrement. C'est dans les conversations parce que oui, il y a une augmentation des agressions, des vols, des cambriolages. Et beaucoup de Lillois ne se sentent pas en sécurité parce qu'il y a réellement une augmentation de la délinquance. D'ailleurs, Lille est aujourd'hui troisième ville la plus insécure de France. Et loin derrière, on a Roubaix et Tourcoing contre peut-être des idées reçues. Et donc, on est vraiment les mauvais élèves de la sécurité.
Et la politique de la ville de Lille n'a pas permis de mettre tous les moyens qu'il fallait pour assurer la sécurité des Lillois. Puis, en réalité, rien que sur l'année 2025, on voit qu'il y a eu énormément quand même de faits assez graves.
Alors justement, je vais vous poser la question. Comment elle se concrétise, cette insécurité ?
Moi, j'ai en mémoire sur la place des Rénaux, cette attaque au couteau assez grave entre deux commerçants qui a dégénéré. Et cette place des Rénaux, on sait qu'elle a eu beaucoup, beaucoup de soucis de sécurité. Mais j'ai aussi le souvenir des agressions dans les Halles de Oisem et au marché de Oisem, qui parfois arrivent et qui font peur aux gens qui viennent là, au marché le plus attractif presque de France. Et puis, on a aussi eu une attaque par balle à Fives, dans le quartier où j'habite, sur un jeune homme de 25 ans. On sait que c'est des règlements de compte du trafic de drogue.
L'île n'est pas épargnée par le sujet de la grande délinquance, du grand banditisme avec trafic de drogue, trafic d'armes. Et puis, la sécurité, c'est aussi des faits graves, par exemple, en sécurité routière. Moi, j'ai été vraiment marquée par le décès de cette dame cycliste sur le pont de Fives, pas loin de chez moi, pour des raisons de mauvaise indication de circulation entre les vélos et les voitures et les camions. Et puis, encore plus récemment, juste avant l'été, cette jeune étudiante, fauchée par un conducteur d'un SUV à Oisem, qui roulait sous protoxyde d'azote, sous alcool. Voilà, il y a des délits extrêmement graves.
Et ça, ce n'est pas seulement l'affaire de la police nationale, c'est l'affaire d'un maire.
L'insécurité, c'est donc une triste réalité. Je vous propose d'aller un petit peu plus loin dans le sujet, en accueillant notre premier invité dans cet épisode, François Debrouvert. Bienvenue, François. Bonjour. Je peux vous poser une première question ? Comment vous vous êtes rencontrés tous les deux ?
Malheureusement, dans un contexte un peu compliqué, puisque c'était au moment des émeutes de 2023. L'hôtel de police municipale de la ville de Lille avait été attaqué au cocktail Molotov. Les collègues avaient été blessés et heureusement, ils avaient pu évincer, malgré le peu de moyens qu'ils avaient, les agresseurs. Le lendemain de cet événement, la députée, Vélod Spilboot, est venue nous voir. J'ai été très touché par cette démarche et c'est comme ça qu'on a fait connaissance.
Moi, j'en ai un bon souvenir aussi, parce que j'ai été bien accueillie. Puis je sens qu'à ces moments-là, il faut vraiment soutenir les forces de l'ordre, donc nos policiers municipaux. Et c'est vrai que j'ai pris le numéro de portable de François, parce qu'il m'a dit qu'il partait bientôt en retraite. Et je me suis dit, voilà quelqu'un de compétent, d'ouvert, de pragmatique sur qui je pourrais compter.
Alors justement, vous avez fait, François, toute votre carrière dans la police nationale dans la région lilloise. Entre 2021 et 2024, vous avez été directeur de la sécurité et de la tranquillité publique pour la ville de Lille. Un poste que vous avez occupé aussi récemment pour la ville de Douai. Parmi vos missions à Lille, vous avez contribué à créer le centre de supervision urbaine et l'hôtel de police municipale. Quelles avancées ces projets représentaient pour la ville à l'époque ?
Plutôt qu'en termes d'avancée, je parlerais pour moi plutôt de rattrapage. Puisque, à vrai dire, en 2021, rien n'existait en termes de vidéoprotection. Si ce n'est peut-être quelques caméras un peu obsolètes du côté d'Oisem, mais qui n'étaient reliées à aucun centre. Alors qu'en réalité, ce n'était pas quelque chose de nouveau, la vidéoprotection. Les premières villes se sont équipées dans les années 90. Je pense notamment à Nice qui a équipé son CSU en 2011 avec 600 caméras déjà. Donc en janvier 2022, on inaugure ce centre de supervision urbain. Et très rapidement, on a eu des résultats sur deux niveaux.
Un premier plan avec une diminution de la délinquance constatée sur les sites où on avait implanté les caméras. Et je pense notamment à la place des Réuniaux. Et bien malheureusement, quand on n'a pas pu empêcher le crime ou le délit de se commettre, la présence des caméras nous a permis d'extraire des images, de les donner à la justice. Et ça a permis de confondre des auteurs d'infractions et de les sanctionner. Malheureusement, depuis deux ans, il n'y a plus d'évolution. Le nombre de caméras n'a pas bougé. Et je trouve ça un peu dommage. Alors que les résultats sont là et que le bilan est plutôt positif.
Et je trouve, moi, à titre personnel, que c'est plutôt contre-productif en matière de sécurité.
Violette, vous qui êtes au Conseil municipal, vous avez une explication sur cet arrêt ? C'est volontaire ? C'est budgétaire ? C'est quoi ?
Je crois que c'est vraiment un choix politique. Parce que quand on regarde autour de l'île, Marc-en-Barreul, La Madeleine, Roubaix, Tourcoing, pour ne citer que ces villes, elles ont toutes poursuivi leur déploiement de la vidéoprotection, de la vidéoverbalisation, y compris pour les dépôts d'ordures sauvages, où c'est très utile pour la propreté. Et donc, cette politique publique, elle a pu se développer dans d'autres villes parce qu'ils ont fait le choix budgétaire d'en faire une priorité, qu'ils sont allés chercher le fonds spécial de l'État qui permet de prendre en charge 50, voire même plus, 70% parfois, du coût des caméras pour la mairie.
Et donc là, très clairement, ce qui nous a été répondu au Conseil municipal, c'est qu'il n'y a pas le budget. En réalité, c'est un choix de priorité. Et c'est quand même assez fou de se dire qu'on n'entend pas que la priorité, une des grandes priorités pour les Lillois, c'est se sentir en sécurité parce que la sécurité, c'est aussi la liberté, la liberté de se promener, quel que soit l'âge, et en particulier pour nos jeunes et nos enfants.
On vient de parler des caméras. Il en faudrait combien exactement pour la ville de Lille ? On est à 170, de mémoire, c'est ça, aujourd'hui ?
Oui, on est à 170, c'est simple, si on compare d'autres communes, même du département, regardez, Douai, 170 caméras pour 6 fois moins d'habitants. Roubaix, Tourcois, à peu près 100 000 habitants dans chacune de ces communes, 500 caméras, grosso modo, c'est plus de 1 000 caméras qu'il nous faudrait sur Lille.
On va maintenant parler des policiers municipaux. Aujourd'hui, Lille compte environ 160 policiers municipaux pour 230 000 habitants environ, alors que la norme serait de 1 pour 1 000. Qu'est-ce que ça signifie concrètement ? Il en manque.
Il en manque. Et cette norme, on ne la demande pas, c'est l'INSEE qui la donne. L'INSEE dit même que la moyenne pour les grandes villes, c'est 101 policiers municipaux pour 100 000 habitants. Donc voilà, on serait dans l'ordre d'environ 250 policiers municipaux pour Lille et ça me paraîtrait tout à fait normal. Il ne faut pas oublier que Lille, c'est comme New York, c'est une ville qui ne dort jamais. Lille, c'est la vie nocturne. Lille, c'est des enfants qui vont à l'école le matin, des commerces qui sont ouverts jusque tard le soir. Lille, c'est le réceptacle de manifestations sociales, festives, revendicatives, c'est de gares internationales, ce sont des salons internationaux.
Bref, on a besoin d'une police municipale qui doit assurer toutes les missions relatives à la sécurité dans le cadre d'une ville comme Lille.
Et puis quand vous parlez de 250 policiers municipaux, ce ne sont pas 250 policiers municipaux en simultané. il faut prendre en considération les temps de repos, les vacances.
Exactement, oui, c'est ça. 250 policiers municipaux, ça signifie environ une soixantaine de présents à l'instant T. Sur le terrain, à l'instant T.
Voilà, pour Lille et L'Aim-l'homme, ça ne paraît pas énorme, ça paraît être un minimum. Et moi, je pense que pour que chacun sente la présence et puisse s'adresser à un policier municipal en toute confiance et qu'il les sente accessible, il en faut dans tous les quartiers de Lille. On a 10 quartiers, on a L'Aim et L'homme.
Justement, les policiers municipaux, vous les avez côtoyés. Quelles sont leurs demandes, leurs manques, leurs besoins aujourd'hui ?
Qu'est-ce que vous en tirez comme conclusion ? J'en profite pour dire que j'ai passé trois ans avec les policiers municipaux de Lille et je les remercie pour leur courage et leur engagement avec malgré tout le peu de moyens qui leur sont donnés. Il faut leur poser la question et ils vous diront tout de suite, les policiers municipaux, que ce qu'ils souhaitent, c'est un armement. Un armement adapté à leur mission. Vous savez, moi, je n'ai jamais vraiment compris que l'on puisse demander à un policier municipal d'assurer la protection de ses concitoyens alors qu'il n'est pas lui-même en mesure d'assurer sa propre protection.
Ce qui est paradoxal, vous voyez, c'est qu'on accorde, on donne aux policiers municipaux, on les équipe d'un gilet pare-balles. Ce qui est bien la preuve, ils sont potentiellement une cible, potentiellement l'objet de menaces. Tout ce qu'ils demandent, c'est de pouvoir assurer leur propre légitime défense et celle d'autrui, celle de nos concitoyens. Il ne faut pas oublier le risque attentat qui est toujours là. Moi, personnellement, je ne me pose pas la question de est-ce que ça pourrait arriver à Lille ? Je me pose la question vraiment, quand est-ce que ça arrivera à Lille ?
Et clairement, un policier municipal qui ne serait pas en mesure de mettre fin à un périple meurtrier, ça serait très grave, au final. Donc, armer sa police municipale, c'est garantir la sécurité de ses concitoyens.
Vous êtes aligné avec ce que vient de nous dire François ?
Oui, je suis totalement aligné avec ce que vient d'expliquer François, d'abord parce qu'il faut écouter les agents eux-mêmes qui le demandent, cet armement. Ce n'est pas un armement pensé n'importe comment. Partout en France, ces policiers municipaux, ils ont une formation adaptée initiale et continue tout au long de leur carrière pour l'usage de ces armes. Mais oui, c'est une nécessité. Et puis surtout, dans la majorité des grandes villes de France, la police municipale est armée. Ça rend plus attractif aussi le métier parce que ça rassure. Et récemment, des maires de tous bords, excusez-moi, ont changé d'avis sur l'armement de la police municipale.
Je pense à Bordeaux, le maire est écologiste. Je pense à Saint-Nazaire, le maire est socialiste. Ou à Amiens, qui est un maire centriste. Et bien, quelle que soit la couleur politique, ce sont des maires raisonnables, sérieux. Et moi, je regrette qu'à Lille, malgré quatre tentatives pour faire voter au conseil municipal cet armement, à chaque fois, la majorité municipale en place refuse de le faire. Et je trouve que c'est dangereux pour les policiers municipaux comme pour les Lillois.
Merci François pour votre témoignage. Merci à vous.
Merci François. Et merci à travers toi à tous les policiers municipaux et nationaux de Lille dont on sait l'engagement. Heureusement qu'ils sont là.
La sécurité, ce n'est pas seulement une question de ressources. C'est également une question de prévention et de confiance. C'est ce que nous allons aborder maintenant avec notre deuxième invité, Emania Fede. Bonjour Emania, bienvenue. Alors Emania, vous êtes diplômée d'un master des politiques de la sécurité internationale que vous avez obtenu à la Cato à Lille. Vous avez travaillé pendant un an pour la police nationale, mais vous êtes avant tout une jeune Lilloise. Première question, à titre personnel, est-ce que vous vivez au quotidien cette insécurité ?
Oui. C'est un sentiment d'insécurité qui s'est exacerbé à travers le temps à Lille. Malheureusement, un constat très affligeant quand on entend regarder la page Instagram de Balancetembar Lille. On observe en fait plusieurs personnes qui se sont fait piquer ou qui ont été droguées à leur insu dans les lieux festifs à Lille, malheureusement. Et c'est un constat très très grave, malheureusement, puisque du coup, quand on sort, on a cette peur un peu de se faire piquer ou de se faire droguer. Et en plus, ça amène à des circonstances assez malheureuses, puisque du coup, on a des trous de mémoire. Voilà, donc c'est assez affligeant à ce propos.
Et ce qui est assez dommage, c'est qu'on n'a pas forcément de poste mobile de police.
Vous parlez du quartier Masséna.
Ça, du quartier Masséna, exactement. Malgré les différents dispositifs qui ont été mis en place, comme Angela ou encore...
Pour ceux qui ne connaîtraient pas le dispositif Angela, ça consiste en quoi ?
En fait, c'est un dispositif que peut mettre un bar ou une boîte, par exemple. Une personne qui se fait agresser peut voir un personnel du bar ou de la boîte, du coup, pour dire où est Angela ? Pour qu'en fait, il puisse prendre la personne à part et accompagner cette personne. Ou encore, il y a eu d'autres dispositifs comme les capotes de verre. Malheureusement, ce sont des dispositifs qui sont assez intéressants, mais qui ne limitent pas, en fait, les taux d'agression à l'île, malheureusement.
Violette, sur cette présence de la police municipale au rue Masséna.
Je crois qu'effectivement, beaucoup de jeunes, aujourd'hui, évitent le secteur Masséna, ne veulent plus sortir à l'île parce qu'ils ne se sentent pas en sécurité. Il y a non seulement ces risques dans les bars, d'agressions sexuelles aussi, derrière ces piqûres ou ces drogues, mais il y a aussi les agressions lorsque les jeunes, un petit peu alcoolisés, arrivent à leur voiture, secteur Masséna, Solferino, et se voient agressés devant leur voiture avec tout ce qu'il y a dedans, etc. Et en fait, moi, je crois qu'il y a besoin d'une présence policière permanente dans le secteur Masséna et la nuit en général.
Donc, sur ce secteur-là, pour les jeunes, c'est en particulier sur la place des Halles, avec beaucoup moins de stationnements, police municipale, police nationale qui doivent être ensemble, qui doivent patrouiller, puis être accessibles parce que si on ne se fait agresser, il faut que la victime puisse tout de suite trouver la police et ne pas devoir aller au commissariat de l'Île-Sud. Donc, il y a beaucoup de choses à changer, je crois, sur la présence policière et la capacité à porter plainte, y compris la nuit.
Emilia, l'insécurité, c'est une conversation, un sujet qui revient souvent dans les conversations que vous pouvez avoir avec vos proches, vos amis, vos collègues ?
Oui, très régulièrement avec mon entourage puisque j'ai un ami qui s'est fait agresser il y a quelques mois et il s'est fait tabasser par sept mineurs. Donc, malheureusement, il a porté plainte mais il n'y a pas forcément de caméra, donc pas possibilité d'avoir une suite.
Et des faits qui se sont passés à Lille ?
Oui, à Lille. À Lille et je suis une amie dernièrement qui me disait qu'elle s'est fait harceler et suivie du métro à chez elle malgré les nombreuses répétitions en disant non, je ne veux pas, non, on arrête là. Et pourtant, on continue à la suivre malheureusement. Et donc, c'est vraiment un constat qu'on a régulièrement entre camarades, jeunes et je trouve que ça crée un sentiment de paranoïa parce qu'on marche mais on regarde autour de nous pour être sûr que ça se passe bien, qu'il n'y a personne qui va nous agresser et qu'on ne se rende pas compte malheureusement.
Puis moi, je l'entends aussi des jeunes mais aussi des commerçants, des commerçants du centre-ville, du Vieux-Lille. Il y a eu des braquages de boutiques de luxe mais aussi des cambriolages de Lillois qui ont une petite boutique qui doivent faire leur chiffre d'affaires. C'est déjà dur pour le commerce en ce moment. Donc, tout ça, oui, ça existe vraiment à la fois pour l'hyper-centre-ville et dans les quartiers parce que si on habite Fivre comme chez moi ou l'île sud, Moulins, une jeune fille seule le soir, je crois que tu as parlé d'hyper-vigilance en fait en permanence. Donc, pas de paix, pas de liberté de circuler.
Alors, si on parle maintenant de prévention, y a-t-il suffisamment d'actions de prévention ? Est-ce qu'il y a des choses à faire ?
Je pense qu'il n'y a pas assez de prévention, pas assez de moyens de sensibilisation, en particulier dans le cadre des communications. Aujourd'hui, puisque TikTok est très mis dans un avant, je pense qu'il faudrait peut-être mettre, je ne sais pas, une sorte de veille pour accompagner les policiers dans leurs déplacements pour montrer que justement la police n'est pas que répressive mais elle est aussi là pour accompagner et pour de proximité.
Aussi, je pense, un regard assez reconnaissant de ce qu'ils font tous les jours et je pense que même lors des interventions de leur part dans des collèges des lycées, ça peut aussi créer des vocations et créer un rapport différent de la police-population.
Vous en pensez quoi, Violette ? Moi, je suis très favorable parce que l'intervention de policiers nationaux ou municipaux, c'est important pour les jeunes et dès le plus jeune âge, je pense qu'on peut non seulement découvrir le métier mais aussi apprendre le respect et quand on voit parfois certains enfants, la façon dont ils vont parler ou insulter des camarades ou un professeur ou leurs propres parents, on voit que c'est là qu'il faut agir et donc apprendre le respect, ça peut se faire avec des forces de l'ordre qui interviennent à l'école mais aussi dans le cadre privé auprès d'associations de parentalité, des centres sociaux, des maisons de quartier.
En fait, c'est une politique globale de prévention de la délinquance qui a en plus eu des difficultés ces dernières années à cause des problèmes budgétaires. Je pense aux médiateurs de rues qui sont financés par le département, la ville de Lille et là aussi, il faut les soutenir parce que c'est des métiers où ils sont à la rencontre des jeunes, de l'errance parfois et où ils peuvent faire cette sensibilisation et puis ramener parfois vers des structures d'insertion qui donnent un meilleur espoir que juste la délinquance.
Merci Emania.
Merci, merci Violette. Merci Emania et bonne continuation et puis compte sur moi, ça va s'améliorer.
Alors Violette, vous avez entendu les constats de François et d'Emania à l'instant. Demain, maire de Lille, comment y répondrez-vous et quelle est votre vision globale pour Lille ?
Ma vision, elle est très claire sur la sécurité. C'est une priorité pour les Lillois, donc ça sera une priorité pour la future maire de Lille que je serai. Ça veut dire de la vidéoprotection partout, près de 1000 caméras dans tous les quartiers de Lille, élème et l'homme avec un centre de supervision pour à la fois mieux intervenir rapidement et aussi aider la justice pour les sanctions sur les agresseurs, les délinquants.
C'est aussi un renforcement du nombre de policiers municipaux pour aller au-delà de 250 policiers municipaux et des policiers municipaux qui seront armés, formés pour pouvoir faire face à toutes les menaces, y compris les grands trafics de drogue, le trafic d'armes, le terrorisme. Il faut être à la hauteur dans une ville comme Lille. Et puis, c'est aussi, je le disais, la prévention de la délinquance dès le plus jeune âge, l'apprentissage des règles du respect et les pouvoirs du maire qui seront exercés pour par exemple convoquer des parents avec un jeune adolescent qui aurait détruit un bien ou agressé un autre Lillois.
Donc voilà, de la fermeté, de la compréhension et un accompagnement qui sera fait avec le soutien des nombreuses associations de prévention de la délinquance qui sont très actives à Lille et qui ont besoin d'un lien fort avec le maire de Lille.
Merci Violette pour ces actions concrètes. Cet épisode de Prise d'Air touche à sa fin. N'oubliez pas de nous rejoindre sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram, X, LinkedIn, TikTok, également sur la chaîne YouTube Violette Spilboot et sur le site officiel violette2026.fr. Un mot pour conclure, Violette ?
Eh bien, un quatrième épisode qui était là aussi bien utile, je crois, pour tous ceux qui s'intéressent à la ville de Lille, à LM et à l'homme et au sujet de la sécurité. On a pu échanger avec des personnes qui ont de vraies expériences, de vraies compétences, qui ont des idées et c'est ça que je recherche dans chacun de ces podcasts. Donc, on continue.
Rendez-vous au prochain épisode.
Violette Spillebout