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interviewBFMTV — BFM Politique· 30 janvier 2022 41 min

Jordan Bardella, président du Rassemblement national et député européen - 30/01

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, est notre invité ce midi. Soyez le bienvenu. Edwige Chevrillon et Amandine Attalaya m'accompagnent pour vous interroger. Jordan Bardella, quelle semaine ? Il y avait eu la semaine précédente les départs de Gilbert Collard, de M. Rivière également. Et cette fin de semaine est marquée par des querelles, par des départs potentiels, par des tensions assez grandes dans l'entourage de Marine Le Pen et des suspicions de départ. Dernière personnalité en date de votre parti, que l'on soupçonne de vouloir partir, c'est Nicolas Bay. On le soupçonne de vouloir rejoindre Éric Zemmour. Il a pourtant accompagné Marine Le Pen à Madrid.

Est-ce que vous, en tant que président du Rassemblement National, vous demandez ce midi à Nicolas Bay de clarifier les choses ?

0:52
Jordan Bardella

Moi, je ne veux aucune duplicité au sein du Rassemblement National. Vous savez, les départs dans une campagne électorale, il y a des gens qui changent de camp. Il y a des gens qui vont d'une famille politique à une autre, souvent pour des raisons différentes, parfois parce qu'ils ont des désaccords idéologiques avec nous. Gilbert Collard est un amoureux de la provocation, du buzz, de la polémique. Et il trouve probablement un écho stratégique à ces qualités-là chez Éric Zemmour. Et d'autres partent parce qu'ils n'obtiennent bien souvent pas au sein d'une famille politique ce qu'ils souhaiteraient avoir. Et donc, ils vont le chercher ailleurs. Moi, je ne veux juste pas de duplicité.

Si certains veulent partir, ils partent. Ils nous le disent. Ils changent de famille politique. Moi, je dis juste que le spectacle qui est offert aujourd'hui et qui est offert depuis une semaine est affligeant. — Mais est-ce que vous lui demandez clairement, M. B., aujourd'hui, à M. B. de partir ? — J'ai vu Nicolas cette semaine, encore une fois, au Parlement européen. Je ne crois pas qu'il ait l'intention de partir. Vous savez, il y a une clarification aujourd'hui chez les patriotes. J'inclus évidemment Éric Zemmour dans ce camp des amoureux de la France et dans le camp de tous ceux qui défendent la nation française dans cette élection présidentielle.

Il y a ceux qui veulent gouverner et ceux qui veulent témoigner. Aujourd'hui, Éric Zemmour se bat avec Jean-Luc Mélenchon pour la quatrième place de l'élection présidentielle dans tous les sondages. Maintenant, tous les instituts de sondage disent la même chose. Marine Le Pen, elle se bat aujourd'hui pour accéder à l'Élysée. Elle est aujourd'hui donnée au coude à coude avec Emmanuel Macron. Donc on n'est pas dans la même démarche. Et Éric Zemmour, autour d'Éric Zemmour, on dit, et j'ai entendu Gilbert Collard le dire, on s'en fout que Zemmour gagne ou pas. Il ne gagnera pas. Ils ne sont pas là pour ça.

Je me demande, moi, si autour d'Éric Zemmour, il n'y a pas la volonté, et beaucoup de Français commencent aujourd'hui à le voir, de tout faire pour empêcher Marine Le Pen d'accéder au second tour de l'élection présidentielle, peut-être par aigreur, peut-être parce qu'on pense à l'après, peut-être parce que c'est la règle du jeu, quand on se présente, on veut gagner. Non, non, non, peut-être parce qu'on pense à la recomposition politique.

2:51
Présentateur

Éric Zemmour, écoutez, s'il vous plaît, Marine Le Pen hier, elle était à Madrid. Elle était à Madrid. Voilà ce qu'elle dit au sujet de ces rumeurs dans son entourage, dans les cadres du parti que vous dirigez. Écoutez.

3:01
Invité

— De manière générale, et ce propos ne vise pas Nicolas Bay, mais de manière générale, ceux qui veulent partir partent. Mais ils partent maintenant. Vous voyez ? Parce que ce qui est insupportable, c'est la taquilla, en quelque sorte, qu'ils reprochent eux-mêmes aux islamistes. Vous voyez ? Voilà.

3:19
Présentateur

Donc la taquilla, c'est la dissimulation. — Sauf qu'à notre connaissance, personne n'est parti depuis. Jordan Bardella, est-ce que vous maîtrisez le calendrier ? Est-ce que vous êtes encore en maîtrise de ce qui se passe dans votre parti ?

3:33
Jordan Bardella

— Vous savez, la trahison, ça fait partie de la vie politique. Moi, ça fait maintenant 10 ans que je suis engagé au Rassemblement national. Et je vais vous dire, la solidité et le courage de Marine Le Pen, on peut être en accord, on peut être en désaccord avec ses idées. Je vous parle pas de ça. Mais honnêtement, il force le respect. C'est une femme courageuse. C'est une femme d'une solidité incroyable, qui a tout connu dans sa vie, y compris jusqu'à la trahison, et qui a sacrifié beaucoup de choses. Je pense que... — Ça continue de le connaître là, manifestement, M. Bardella. — Mais ça fait partie de la vie, M. Bourcier.

Ça fait partie de toute organisation humaine, que des gens qui sont en désaccord avec vous, qui n'obtiennent pas ce qu'ils veulent au sein du Rassemblement national, qui sont en train de partir...

4:14
Présentateur

— Est-ce que vous avez la main sur ce qui se passe ? Je dis juste que les menaces de Marine Le Pen, elles sont efficaces, M. Bardella, puisque personne depuis hier n'a dit « OK, j'ai entendu, je m'en vais », alors que, vous le savez mieux que personne, les rumeurs, elles sont persistantes, elles continuent ce matin encore. On continue de parler de départ.

4:27
Jordan Bardella

— Oui, mais parce que c'est une guerre psychologique, en vérité. Et nous devons affronter, dans le cadre de cette élection, une guerre psychologique. La politique, c'est un long parcours initiatique. — Et M. Bardella... — Il y a deux types de dirigeants politiques.

4:37
Invité

— Pardon, mais comment est-ce que vous pouvez tolérer l'attitude qu'a eue hier Nicolas Bé ? — Je vais vous répondre. — C'était de la déloyauté, puisqu'il refuse de soutenir Marine Le Pen.

4:46
Jordan Bardella

— Il y a deux types de dirigeants politiques. Il y a ceux qui sacrifient leur vie pour défendre la France et pour défendre les Français. Et quoi qu'on en dise, Marine Le Pen, elle est de ceux-là. Elle a tout sacrifié dans sa vie pour défendre la France. Et puis il y a ceux qui sacrifient la France pour défendre leur carrière, pour défendre leur poste, pour défendre leur siège, pour réfléchir à comment est-ce qu'ils vont pouvoir se placer après l'élection présidentielle. Je dis juste que Marine Le Pen, elle est aujourd'hui à deux doigts de gagner l'élection présidentielle, quoi qu'on en dise. Vous pouvez être en accord, en désaccord avec ses idées.

Mais toutes les intentions de vote aujourd'hui nous disent que dans les intentions de vote de second tour, d'abord, elle est donnée au second tour dans quasiment tous les instituts de sondage. Et elle est donnée au coude à coude avec Emmanuel Macron, c'est-à-dire en capacité de l'emporter. Donc nous avons une responsabilité. Donc moi, je suis pas là si tout ça ne m'intéresse pas. Si des personnes veulent partir... — Mais précisément, vous pourriez trancher

5:36
Invité

et vous pourriez dire à des gens qui, comme Nicolas Bé, refusent de soutenir Marine Le Pen, vous êtes exclu, c'est fini, vous êtes chef aujourd'hui de ce parti, ça pourrait être un acte d'autorité.

5:45
Jordan Bardella

— Mais le Rassemblement national n'est pas un clan. Le Rassemblement national n'est pas une secte. Nous sommes en train de constituer aujourd'hui un grand mouvement populaire.

5:52
Invité

— Et il y a chez nous... — Et dans un parti, il doit y avoir de l'ordre. Et c'est votre responsabilité.

5:56
Jordan Bardella

— Croyez-moi, il y a de l'ordre. Aujourd'hui, au sein du Rassemblement national, il n'y a pas un seul préfet du mouvement qui nous a quittés. Et nos militants font un travail admirable sur le terrain. Quand on quitte un mouvement, on rend son mandat. Parce que ce mandat, il a été donné par les électeurs du Rassemblement national. Mais il y a certains qui sont effrayés par le pouvoir.

6:12
Invité

— Oui, mais cela dit, on peut vous faire un procès en autorité. Vous êtes le président, président par intérim, certes. Mais on peut vous dire... Vous, vous, personnellement, Jean-Anne Bardella, vous manquez d'autorité. Et puis surtout, est-ce que Nicolas Baye, il peut rester porte-parole du mouvement ? Est-ce que c'est pas là où vous, en tant que président du parti, il faut que vous clarifiez les choses ?

6:31
Jordan Bardella

— Non mais madame, je sais que ce spectacle vous fait plaisir. Parce que probablement, ça vient alimenter les péripéties de la campagne. Mais vous voyez, je pense que les gens qui nous regardent aujourd'hui...

6:41
Présentateur

— Je pense que les gens qui nous regardent, M. Bardella, ils pensent que c'est tout sauf anecdotique et c'est pas un petit plaisir de journaliste. Vous dites vous-même, M. Bardella, nous sommes en position de diriger ce pays. C'est vous qui le dites. Et manifestement, vous ne réussissez pas à maintenir l'ordre dans votre parti. C'est tout sauf anecdotique. C'est tout sauf un plaisir de journaliste.

6:58
Jordan Bardella

— Ce n'est pas une question d'ordre. C'est une question politique beaucoup plus profonde que cela. Il y a une recomposition chez les patriotes aujourd'hui. — Ah ben alors justement... — Éric Zemmour est aujourd'hui en train de recomposer. — Est-ce qu'il a essayé avec vous ? Est-ce qu'il vous a contacté ? — Mais ils ont contacté tout le monde. — Donc c'est-à-dire qu'ils vous ont appelé ? — Voilà. Ils ont des méthodes qui sont des méthodes particulières, qui sont des méthodes... — Et c'est lui qui vous a appelé ?

7:17
Invité

— Donc ils ont contacté tout le monde. — Mais quand il est « il », c'est qu'il est « il ».

7:20
Jordan Bardella

— Non mais moi, n'ayez pas de doute sur ma sincérité. Moi, je sais ce que je dois à ma candidate.

7:25
Invité

— C'est Éric Zemmour qui prend son téléphone et qui appelle directement les gens ?

7:29
Jordan Bardella

— Ils le font avec les élus. Ils appellent. Ils promettent de l'argent. Ils promettent des investitures aux élections législatives. Ce sont des méthodes qui sont des méthodes déloyales. Donc vous voyez, moi, je suis comme beaucoup de Français. Je me demande si l'opération Zemmour n'est pas là pour empêcher Marine Le Pen d'accéder au second tour, quitte à qualifier Valérie Pécresse et à permettre l'élection de Valérie Pécresse ou la réélection d'Emmanuel Macron. Moi, je ne veux pas de cela.

Et moi, ce que je trouve déplorable, c'est que le temps que nous passons à commenter cela, nous ne le passons pas à parler du pouvoir d'achat, de la sécurité ou de l'immigration, qui sont pour moi les grands enjeux de cette élection présidentielle. Juste j'en termine sur la recomposition.

8:05
Invité

— Par rapport juste à M. Bardella, ce que vous venez de dire, ça veut dire que Marion Maréchal, qui envisage de rejoindre Éric Zemmour, veut faire perdre Marine Le Pen ? C'est ce que vous venez de dire entre les lignes.

8:15
Jordan Bardella

— Mais vous en parlez comme si c'était une nouveauté. Moi, j'étais tête de liste du Rassemblement national aux élections européennes. Nous avions gagné les élections européennes. Marion Maréchal n'avait pas souhaité appeler à voter pour moi et n'avait pas souhaité me soutenir, allant jusqu'à décrire un certain nombre de qualités au candidat des Républicains, M. Bellamy, qui a fait 8%. Parce que probablement, la sensibilité qu'exprime Marion Maréchal était une sensibilité qui était plus proche de lui que celle que nous exprimons aujourd'hui.

8:41
Présentateur

— Donc là, c'est à dire que Marion Maréchal, c'est de l'histoire ancienne pour vous. Elle va rejoindre Éric Zemmour. Elle n'existe plus dans le spectre du Rassemblement national. — Non, mais je n'ai ni cette arrogance ni ce mépris-là.

8:51
Jordan Bardella

— Je dis que Marion Maréchal, elle fait comme les 42 millions d'électeurs français. Elle fait ce qu'elle veut. Elle va là où elle va. Elle fait un peu plus que voter, en l'occurrence. Elle peut participer à un mouvement politique. — Oui, mais elle peut participer. — Et elle s'appelle Marion Maréchal Le Pen. — Mais je comprends que Marine Le Pen soit blessée de ce choix-là.

9:07
Invité

— Mais donc, vous disiez, elle souhaite, Marion Maréchal, la disparition du Rassemblement national.

9:12
Jordan Bardella

— Je dis qu'il y a autour d'Éric Zemmour une volonté de se projeter dans l'après et probablement d'effacer le Rassemblement national. Vous savez, dans l'histoire, beaucoup ont essayé et peu y sont arrivés. Parce que le Rassemblement national est devenu une très grande force populaire aujourd'hui qui est donnée à quasi-égalité et qui est donc donnée en capacité de l'emporter dans cette élection présidentielle. Éric Zemmour, il veut faire l'union de la droite. C'est-à-dire que moi, je ne veux pas m'allier avec Valérie Pécresse ou avec Xavier Bertrand. Nous, on n'est pas là pour sauver la droite. On est là pour sauver la France.

On est là pour réunir tous les Français qui sont attachés à notre pays. En vérité, cette élection présidentielle, c'est pas une revanche de la droite contre la gauche. Cette élection présidentielle va opposer ceux qui sont attachés à la survie de la France, ceux qui s'inquiètent de la disparition de notre pays et ceux qui veulent vivre sur ces ruines.

9:58
Invité

— Vous voulez dire que c'est la même famille, finalement. Le Pen et Zemmour, c'est la même famille. Même famille politique.

10:03
Jordan Bardella

Je dis qu'Éric Zemmour est aujourd'hui en train de recomposer autour de lui toutes les chapelles les plus radicales, les plus brutales qui ont parfois été dans l'orbite du Front National il y a 30 ans. Donc je dis que la stratégie d'Éric Zemmour ne permet pas... Et on le voit dans les sondages. Il fait la course à la quatrième place avec Jean-Luc Mélenchon parce que les Français voient bien que le vote pour Éric Zemmour n'est pas un vote qui permettra de le qualifier pour le second tour ou qui ne permettra pas de l'emporter. Moi, je dis que toutes les voix patriotes doivent aller à Marine Le Pen dès le premier tour.

Et vous voyez bien l'impression qu'elle a faite devant les chefs d'entreprise il y a quelques jours où des chefs d'entreprise nous disent « On a été impressionnés par la compétence, par les propos de fond que Marine Le Pen a. » Je vous cite Sophie de Menton qui dirige ce mouvement éthique, qui est un mouvement patronal de petits témoignages d'entreprise. Elle dit « Je suis stupéfaite par le chemin parcouru. » Elle dégage une véritable force de conviction.

10:51
Invité

Donc nous faisons un travail de fond.

10:54
Jordan Bardella

On a choisi une voix qui est plus exigeante, qui est plus sérieuse et j'en termine, qui n'est pas la voix qu'a choisie Éric Zemmour, qui est celle de la division, qui est celle de la polémique et qui est celle du buzz en permanence.

11:03
Invité

Je voudrais revenir sur une déclaration de Marion Maréchal qui dit même au sommet de sa gloire et de sa dynamique « Le Front National n'a jamais réuni 90 000 adhérents. » C'est la phrase qu'elle a donc prononcée. Est-ce que ça veut dire que « Reconquête » aujourd'hui finalement est plus puissant que le Rassemblement National ?

11:16
Jordan Bardella

Non mais, oui, ce genre d'attaque, à deux mois de l'élection présidentielle, où Marine Le Pen est en capacité de l'emporter, je rappelle quand même qu'une grande partie des gens qui sont aujourd'hui élus au sein du Rassemblement National ont des qualités personnelles, ont fait un travail de terrain considérable, mais ont tous quand même l'humilité de reconnaître qu'ils doivent une partie, toute ou partie de leur élection au travail qu'a fait Marine Le Pen pour désenclaver le camp national, pour désenclaver les idées patriotes et les mettre aujourd'hui à quasiment égalité avec Emmanuel Macron.

Or, c'est vrai qu'Éric Zemmour renvoie les idées patriotes à 30 ans en arrière, la stratégie qu'il met en œuvre. Est-ce que tout ça, M. Bardella,

11:57
Présentateur

est-ce que tout ça, ce n'est pas la fin de la dynastie des Le Pen ? Marion Maréchal, elle a quitté ce nom. On voit bien qu'il y a du mouvement de départ. Est-ce que ce n'est pas la fin de la dynastie Le Pen ?

12:07
Jordan Bardella

Mais ce n'est pas une histoire de dynastie. Marine Le Pen, elle se présente aujourd'hui pour la troisième fois à l'élection présidentielle. Et son père à Noël ? Le moins qu'on puisse dire est qu'elle a résisté depuis 20 ans qu'elle est en première ligne à toutes les tempêtes. Qu'elle a fait preuve d'un courage incroyable. Je veux bien qu'on se fasse en désaccord avec ses idées. Vous l'êtes peut-être, probablement. Et c'est là votre rôle de m'apporter la contradiction. Mais on ne peut pas lui retirer cette solidité. On ne peut pas lui retirer ce courage. Et vous savez, le général de Gaulle a écrit dans Le fil de l'épée que le caractère était la vertu des temps difficiles.

Et c'est une vraie question. Et M. Barbella, est-ce que vous,

12:44
Invité

vous êtes extrêmement loyal aujourd'hui, est-ce que vous pouvez affirmer par la suite que si la droite se recompose, vous ne ferez pas partie de ce mouvement de recomposition, y compris avec Éric Zemmour, si c'est nécessaire ?

12:54
Jordan Bardella

Mais Mme Attalaya, je ne suis pas là pour recomposer la droite. Ce clivage, il est complètement dépassé. Ce clivage, il est obsolète. La dernière élection présidentielle, comme les élections européennes, ont mis en lumière ce nouveau clivage. Oui, mais je pense qu'il se trompe. Je pense que d'asséner l'union des droites en permanence, c'est se regarder le nombril, c'est parler à ses militants. L'enjeu de cette élection présidentielle, c'est un enjeu de civilisation. C'est que va devenir la France dans les 30, 40, 50 prochaines années. Je vous demande de faire l'inverse de Nicolas B,

13:22
Invité

c'est-à-dire de vous engager à ne pas participer à ce mouvement de recomposition si vous pensez que c'est le cas, que vous ne le ferez jamais.

13:30
Jordan Bardella

La recomposition, elle est en train d'avoir lieu aujourd'hui. J'en serai, le Rassemblement national en sera, Marine Le Pen en sera. Mais voyez la discussion qu'on a. On peut l'avoir avec les équipes d'Éric Zemmour. Éric Zemmour, vous pouvez lui poser la question, parce que lui, il souhaite recomposer cette droite-là. Nous, ce n'est pas notre combat. Notre combat, il est pour la France. Notre combat, il est pour les Français. Donc, l'objectif de la candidature de Marine Le Pen, ce n'est pas de penser à l'après, ce n'est pas de penser à 2027 ou à 2032, c'est de penser à 2022.

13:57
Présentateur

Mais est-ce que Marine Le Pen, elle n'a pas perdu une partie de ses électeurs et de ses proches, justement à cause de ce nouveau positionnement ? Là, il y a quelques instants, vous dénoncez les polémiques, les outrances d'Éric Zemmour. En fait, Marine Le Pen est devenue une candidate de droite. C'est une candidate de droite classique, ce que vous nous dites.

14:18
Jordan Bardella

C'est une candidate qui a aujourd'hui réuni à la fois sur le fond, sur le programme, sur ce qu'elle propose, sur ses compétences personnelles qui a acquise aujourd'hui les compétences d'une femme d'État et la capacité d'être présidente de la République. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est encore une fois toutes les intentions de vote qui sont faites. Oui, mais Valérie Pécresse aussi qui est une candidate de droite qui a un programme et qui est présidentiable. Mais peut-être sur la forme. Mais quelle différence sur le fond entre Valérie Pécresse et Emmanuel Macron ? Donc si vous voulez, si c'est pour avoir...

Mais quelle différence sur le fond entre Valérie Pécresse et Marine Le Pen, du coup, alors ? Vous ne pouvez pas dire cela. Mais Valérie Pécresse, elle a été au pouvoir. Valérie Pécresse, elle a supprimé 12 500 postes de policiers et gendarmes quand elle était ministre du budget. Valérie Pécresse, elle donne les leçons de macronisme à Emmanuel Macron. Elle dit, je veux faire les réformes qu'Emmanuel Macron n'a pas eu. Mais là, vous parlez du passé, M. Bordela, vous ne parlez pas de propositions et de l'avenir. Elle l'a dit, je veux faire les réformes qu'Emmanuel Macron n'a pas eu le courage de le faire.

Elle dit à Brive, dans son meeting de rentrée au mois d'août, qu'il n'était que la copie et qu'elle était l'original. Donc honnêtement, faites-moi grâce de cela, les Français qui nous regardent, je pense que ne sont pas capables de citer plus de trois différences entre Emmanuel Macron et Valérie Pécresse et moi non plus, voyez-vous.

15:22
Invité

À propos de meetings, justement, il y avait le meeting d'Éric Zemmour, on a vu, qui est énormément de monde, qu'elle montre à M. Simbus et sa puissance, surtout.

15:38
Jordan Bardella

Oui, mais madame, la présidentielle, vous savez, ce n'est pas le concours du plus gros fan club. C'est la rencontre entre un homme ou une femme et le peuple français. Ça veut dire que les gens qui viennent d'avoir meeting sont des élèves français. Non, mais...

15:47
Invité

Le nombre de bulletins de vote.

15:49
Jordan Bardella

Non, mais j'en rigole, mais vous voyez un peu ce que je veux dire. Je pense que notre programme aujourd'hui, que ce soit sur le pouvoir d'achat, que ce soit sur la santé, que ce soit sur la sécurité, que ce soit sur l'arrêt de cette humeur sur migratoire qui est devenue insupportable pour beaucoup de Français, nous avons aujourd'hui et nous proposons aujourd'hui l'ensemble des réponses à ces problèmes-là. Et nous, nous disons aux Français que la réélection d'Emmanuel Macron entraînerait un nouveau quinquennat de tensions, de désordre, de chaos, de saignées fiscales. Vous voyez bien que le pouvoir d'achat est la première préoccupation des Français. Et Marine Le Pen, elle a eu raison.

Elle a eu raison de commencer sa campagne en septembre en proposant une batterie de mesures pour rendre aux Français leur argent et pour arrêter ce matraquage fiscal qu'ils subissent matin, midi et soir. Oui, l'immigration est un sujet important. Mais juste comprenez bien que pendant des années, on nous a reproché de ne parler que d'immigration. Et même nos électeurs nous ont dit l'immigration, c'est un sujet important. Mais ne parler que de cela ne permet pas d'arriver au pouvoir et de rassembler une majorité de Français. Aujourd'hui, nous parlons de tout. Alors, ça en déplaît peut-être à certains qui sont des fanatiques et des ayatollahs de la guerre de religion.

Mais je pense que compte tenu de la situation dans le pays, nous devons être responsables, raisonnables et rassembler les Français.

16:57
Invité

Je voudrais comprendre vos différences idéologiques précises avec, par exemple, Éric Zemmour ou Marion Maréchal. Je vous cite Marion Maréchal. Elle s'inquiète des changements civilisationnels et elle dit il n'est pas exclu que dans 50 ans, la France puisse devenir une république islamique. Est-ce que vous pourriez le dire aussi ou est-ce que vous êtes en désaccord avec ces propos et cette vision ?

17:17
Jordan Bardella

Bien sûr que je pourrais le dire. Je pense que la démographie, comme 80% des Français, d'ailleurs, qui s'inquiètent aujourd'hui de la transformation, du remplacement de la population française par une population venue de l'étranger qui apporte des mœurs des coutumes, des us qui ne sont pas les modes de vie traditionnels de notre pays. Mais, vous savez, Auguste Comte disait que la démographie, c'est le destin. Et je crois que la démographie, c'est la seule science exacte. Or, il est vrai qu'à hauteur de 450 000 personnes sans les clandestins, juste de manière légale, qui rentrent chaque année dans notre pays et Emmanuel Macron aura été le président de la submersion migratoire.

Les chiffres sont sortis il y a quelques jours. Ils sont encore, cette année, en augmentation. peut amener effectivement à ce que d'autres modes de vie, d'autres cultures, d'autres civilisations s'imposent. Vous savez, de la cité... Donc, sur le fond, vous partagez le constat qui est posé. C'est la question d'Amandine. Bien sûr, mais comme 80% des Français.

18:11
Présentateur

Tous les Français voient bien que... C'est sûr que 80% des Français considèrent que dans 50 ans, la France serait une république islamique. En tout cas,

18:16
Jordan Bardella

une majorité de Français considère que la France ne peut plus accueillir une immigration supplémentaire. Et il est vrai que l'immigration dans beaucoup de quartiers... Et moi, j'ai grandi en Seine-Saint-Denis, j'ai grandi dans une cité HLM de Saint-Denis et j'ai vu le poids considérable que représente l'immigration. Et beaucoup de Français ne veulent pas que cette immigration vienne changer le visage de leur pays, vienne changer leur manière de vivre,

18:40
Invité

leur façon de vivre en société. J'ai du mal à comprendre ce qui vous distingue réellement sur le fond, sur la vision, sur les idées du camp Éric Zemmour ou Marion Maréchal. C'est que, vous dites, veulent une guerre civile, c'est ça ? Une guerre des religions. Et par ailleurs, est-ce qu'il y a aujourd'hui une extrême droite en France ? Et est-ce que l'extrême droite, c'est Éric Zemmour ?

18:58
Jordan Bardella

Non, je pense qu'il n'y a pas d'extrême droite en France. Même Éric Zemmour ? Non, si vous voulez, Éric Zemmour est un patriote incontestablement. Mais je lui dis que quand on est si attaché à la survie de notre pays comme il l'est et comme il dit l'être, alors on ne peut pas prendre la responsabilité de la division du camp national. Or, j'ai le sentiment que leur seul objectif est d'empêcher, coûte que coûte, quoi qu'on fasse, Marine Le Pen, d'accéder au second tour de l'élection présidentielle. Nous avons une sensibilité sociale. Éric Zemmour expliquait il y a quelques semaines que les électeurs du Rassemblement national étaient un ghetto d'ouvriers et de chômeurs.

Je n'ai pas ce mépris social-là. Moi, je n'oublie pas que les centaines de milliers de personnes qui sont descendues, les dizaines de milliers de personnes qui sont descendues dans les rues en 2018 avec un gilet jaune sont descendues dans les rues parce qu'ils n'arrivaient plus à boucler les fins de mois. On ne peut pas sous-estimer cela. Moi, je ne crois pas comme Éric Zemmour que la question du pouvoir d'achat soit une question secondaire qui n'a pas à se trancher dans le cadre d'une élection présidentielle. Il a fait une proposition chaque coup de mesure.

19:54
Présentateur

Ce week-end, nous allons y revenir d'ailleurs. Vous nous direz ce que vous en pensez. Il propose 10 000 euros aux familles qui sont installées en réalité depuis deux ans pour un enfant nouveau-né. Nous y reviendrons dans quelques instants. Ça fait partie des sujets que nous allons aborder dans la suite de BFM Politique. M. Bardella, à tout de suite. La suite de BFM Politique avec le président du rassemblement Jordan Bardella. Vous nous confirmez donc ce matin qu'après cette fin de semaine agitée, vous n'appelez pas Nicolas B à partir maintenant. En tout cas, il est hors de question que vous l'excluiez. Non, je ne suis pas au spectacle et je ne vous ferai pas ce plaisir.

Ce n'est pas un plaisir. Si, si, parce qu'il vous faut un peu de sensationnel

20:34
Jordan Bardella

pour vendre la campagne électorale. Je ne crois pas

20:36
Présentateur

qu'il y ait besoin de ça. Je pense qu'on peut parler de la campagne électorale aux gens

20:39
Jordan Bardella

et les intéresser sans... Je vais vous dire juste un dernier mot là-dessus. Tout ça ne nous fera pas bouger. Parce que nous savons aujourd'hui et Marine Le Pen le sait que nous portons les espoirs de millions de Français et que ce que nous voulons faire dans cette élection, c'est leur rendre à la fois leur pays, leur argent, leur sécurité et rien ne nous fera dévier de tout cela.

20:55
Invité

Alors, le financement de la campagne, c'est important ? C'est très important. Pour faire campagne, il faut des sous. Ça y est, vous avez trouvé un financement près d'une banque européenne. Est-ce que peut-être vous pouvez nous préciser au moins la nationalité de la banque ? C'est à quel taux ? Quelle échéance ? Comment vous avez décroché ce financement alors qu'on pensait, Marine Le Pen l'avait même dit ici même, que c'était quand même extrêmement difficile pour le Rassemblement national ? Nous avons trouvé un prêt

21:19
Jordan Bardella

de la part effectivement d'une banque européenne. Laquelle ? Nous ne communiquons pas là-dessus pour des raisons de confidentialité évidemment avec la banque, vous le comprendrez, mais qui sera rendue publique en temps réel dans les comptes de campagne parce que tout est public. Vous le serez en temps voulu, c'est un prêt de 10 millions 6, c'est-à-dire du plafond remboursable qui va nous permettre de faire campagne et qui couvre l'ensemble de nos dépenses de campagne. Mais rendez-vous compte de la difficulté que cela a consisté pour nous.

Je vous rappelle qu'en 2017, Marine Le Pen était la seule candidate qui n'avait pas obtenu de prêt bancaire et qu'Emmanuel Macron s'était engagé à faire une banque de la démocratie qui n'a pas été mise en place. Donc nous avons le prêt et il nous manque aujourd'hui, chose que nous n'avons pas, la totalité des parrainages. Il doit nous manquer aujourd'hui une grosse centaine de signatures et nous en appelons évidemment au maire.

22:07
Invité

Juste une petite question sur les... Avant, vous avez remboursé le prêt à la banque russe et est-ce que vous avez une idée de comment Éric Zemmour finance sa campagne ?

22:15
Jordan Bardella

Non, ça c'est plutôt à vous, journaliste, de faire ce travail. Il y a un échelonnement qui est prévu. C'est vrai que l'impossibilité, je dirais, pour les partis politiques d'aller fournir dans des banques à l'extérieur de l'Union Européenne a encore réduit la possibilité mais nos dettes évidemment sont efflonnées, seront remboursées en temps et en heure. Donc les parrainages, oui.

22:37
Invité

Vous dites que c'est compliqué pour vous et vous dites aussi régulièrement que la droite aide Éric Zemmour à obtenir ses parrainages. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus de façon précise ? Que savez-vous à ce sujet ?

22:49
Jordan Bardella

Éric Zemmour l'a avoué lui-même. C'est Valérie Pécresse qui permet à Éric Zemmour d'être candidat à l'élection présidentielle puisque c'est elle qui va lui apporter les parrainages. Éric Zemmour l'a dit sur une chaîne concurrente dans une émission le mois dernier. Il dit et là c'est très intéressant l'aveu qu'il fait. Il dit si je n'ai pas mes parrainages, si Valérie Pécresse ne me donne pas mes signatures, alors Marine Le Pen sera automatiquement qualifiée pour le second tour de l'élection présidentielle.

Et c'est la raison pour laquelle je vous dis depuis le début de cette émission et les Français commencent à s'en rendre compte qu'en vérité l'opération Éric Zemmour est là uniquement pour permettre de dégager la route à Valérie Pécresse. Donc vous voyez nous avons pour empêcher Marine Le Pen d'accéder au second tour de l'élection présidentielle. Je ne comprends pas la logique,

23:36
Présentateur

c'est une vraie question. Je ne comprends pas du tout votre logique.

23:39
Jordan Bardella

À partir du moment où... Quel est l'intérêt

23:40
Présentateur

pour Éric Zemmour

23:41
Jordan Bardella

de faire élire Valérie Pécresse ou pourquoi voudrait-il... Justement, je lui pose la question. Je lui pose la question. Tout le monde sait qu'Éric Zemmour ne sera pas au second tour de l'élection présidentielle et qu'il ne peut pas gagner face à Emmanuel Macron. Lui, il dit l'inverse. Comme vous. En l'occurrence... Non mais moi, je regarde les sondages. Aujourd'hui, il se bat pour la quatrième place avec Jean-Luc Mélenchon. Nous, nous nous battons pour la première avec Emmanuel Macron et pour accéder à l'Élysée. Donc, en vérité, on est en train de recomposer. Regardez-les. Les sondages,

24:06
Présentateur

M. Bardella, ils sont là à l'antenne. Vous vous battez pour l'instant avec Valérie Pécresse pour la deuxième place.

24:10
Jordan Bardella

Vous avez parfaitement raison et c'est la raison pour laquelle toutes les voix patriotes, toutes, sans exception, doivent aller à Marine Le Pen dès le premier tour pour lui offrir la dynamique la plus large possible. Et nous sommes aujourd'hui face au bloc élitaire d'Emmanuel Macron en train de recomposer un grand bloc populaire avec des Français venus de toutes origines. D'ailleurs, un mot à ce sujet, si vous voulez, M. Bardella. et quel qu'est été, évidemment, leur parcours professionnel des gens qui viennent à la fois de la droite mais aussi de la gauche.

24:37
Présentateur

Un mot rapide au sujet d'Emmanuel Macron. Est-ce que vous regrettez qu'il ne soit toujours pas candidat officiellement et a priori, comme le dit Gabriel Attal dans le journal ce matin, qu'il refuse les débats avant le premier tour ?

24:47
Jordan Bardella

Je ne sais pas. Il avait dit qu'il vienne me chercher. Vous vous souvenez, le moins qu'on peut dire, c'est qu'il reste caché et c'est un manque de respect envers les Français. C'est un manque de considération pour la démocratie. Que le président de la République, aujourd'hui, après tout ce qu'on a vécu depuis cinq ans, crise sécuritaire, crise du pouvoir d'achat, les gilets jaunes, les mobilisations contre sa réforme des retraites, le Covid, le fait que de plus en plus de Français n'arrivent plus à joindre les deux bouts à la fin du mois, il ne vient pas descendre dans l'arène pour débattre. Mais c'est une conception extrêmement particulière qu'il a de la démocratie.

Donc nous, nous l'appelons évidemment à se déclarer candidat, à ne pas se dissimuler derrière la fonction présidentielle et à venir débattre. Et nous débattrons évidemment. Marine Le Pen, elle est prête à débattre avec Emmanuel Macron et elle est prête à débattre de son bien. Mais ça manque de respect à la fois pour les Français et pour la démocratie.

25:33
Invité

Le gouvernement dit par la voix de Gabriel Attal également que vous faites une campagne de mort vivant dans l'opposition, je le cite. Donc vous êtes un mort vivant, Jordan Bardella ?

25:41
Jordan Bardella

Non mais tout ça est ridicule. Emmanuel Macron, il a un bilan. Emmanuel Macron, il a un bilan. C'est l'explosion de l'insécurité partout dans notre territoire. Emmanuel Macron, il a un bilan. C'est le fait que 75% des Français, selon un sondage Odoxa, considèrent qu'ils ont perdu du pouvoir d'achat depuis un an. Mais ils jugent votre campagne très noire, très pessimiste.

25:59
Invité

C'est son projet pour l'avion. C'est son contrat d'hétoile.

26:01
Jordan Bardella

Si Emmanuel Macron disait du bien de notre campagne, alors à ce moment-là, il faudra que je m'inquiète. Mais voyez bien que tout nous oppose aujourd'hui à Emmanuel Macron et que la conception qu'il a de notre pays, qui est une conception extrêmement froide, extrêmement brutale, il doit en répondre. Emmanuel Macron a beaucoup rendu les Français tristes lorsqu'il a divisé les Français en expliquant que les gares étaient le croisement de gens qui réussissaient et de gens qui n'étaient rien. Lorsqu'Emmanuel Macron, il y a quelques jours dans une interview, explique qu'il prend un malin plaisir à emmerder une partie du peuple français. Mais nous, on a un respect infini pour le peuple français.

Et nous, nous savons que le président de la République, il n'est pas le propriétaire de la France. Il n'en est que le locataire.

26:43
Invité

Peut-être juste une précision. Si en mars, Éric Zemmour n'a pas ses parrainages, malgré Valérie Pécresse, pour vous prendre le propos, il les aura, à votre avis ? S'il ne les a pas, est-ce que vous pourriez lui tendre la main en disant, viens nous rejoindre ?

26:55
Jordan Bardella

Mais je pense qu'il les aura. Et je pense que, dans tous les cas, il faudra se rassembler au second tour de l'élection présidentielle. Et moi, je souhaite qu'Éric Zemmour puisse appeler à voter pour Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle. Puisque je crois qu'il est un patriote sincère. Et donc, s'il est un patriote sincère, même s'il a fait un choix de campagne qui est celui du buzz, qui est celui de la polémique, qui est celui un peu de la division quand même, manifestement, sa volonté de rassembler les Français

27:21
Présentateur

ne sonne pas aux yeux. M. Bardella, mais il fait une proposition, en tout cas, qui marque Amandine.

27:27
Invité

Oui, puisque Éric Zemmour propose des bourses de 10 000 euros par enfant, par naissance, dans les zones rurales. Il dit que ça concernerait environ un tiers de la population française. C'est un bon défenseur de la ruralité, Éric Zemmour ?

27:40
Jordan Bardella

De 10 000 euros ?

27:41
Invité

10 000 euros par enfant.

27:42
Jordan Bardella

Et vous pensez que ce type de proposition est pris au sérieux par les Français qui nous regardent ?

27:46
Invité

Vous proposez bien de supprimer l'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans. Donc achète bien cette proposition.

27:51
Jordan Bardella

2 milliards d'euros. On n'est pas dans des propositions qui sont folkloriques ou démagogiques. Mais vous voyez bien, il y a toujours, chez Éric Zemmour, la volonté toujours d'opposer, en tout cas là, une partie du territoire à une autre. Un enfant français, partout où il naît, doit avoir les mêmes droits, les mêmes devoirs et sa famille également.

À partir du moment où il a la nationalité française et vous savez que nous souhaitons nous inscrire dans la Constitution la priorité nationale, c'est-à-dire qu'à compétence égale, c'est-à-dire d'abord, nous réserverons les aides sociales aux Français parce que ce sont les Français qui cotisent, ce sont les Français qui paient des impôts et c'est bien normal qu'ils bénéficient de la solidarité nationale. Mais nous souhaitons surtout que dans le logement à situation égale et dans l'emploi à compétence égale, les Français puissent avoir la priorité par rapport aux étrangers parce que c'est vrai que notre pays aujourd'hui est devenu l'hôtel de l'Afrique. C'est devenu un guichet social.

Tout le monde vient sans condition de ressources, de revenus, de maîtrise de la langue et peut évidemment bénéficier d'un certain nombre de prestations sociales, notamment les soins gratuits pour les clandestins que nous supprimerons à l'heure où un retraité sur trois n'arrive plus à se soigner parce que le reste à charge est devenu trop important. Dans mon sujet de vos propositions,

28:54
Présentateur

est-ce que vous souhaitez toujours exonérer Kylian Mbappé de ses infos sur le revenu ? Oui, mais Kylian Mbappé, juste en détaillé... Je crois que c'est... Vous souhaitez

29:04
Jordan Bardella

les supprimer

29:05
Présentateur

pour tout le monde 30 ans.

29:05
Jordan Bardella

On a déjà eu cet échange ensemble. On souhaite...

29:07
Présentateur

On souhaite

29:09
Jordan Bardella

qu'une grande partie de nos mesures économiques aillent en priorité à la jeunesse parce que moi, je ne peux pas me résoudre à ce qu'il y ait 160 000 jeunes qui, tous les ans, quittent notre pays parce qu'ils ne trouvent plus le cadre en France pour vivre et travailler au pays. Donc tous les moins de 30 ans, exonération d'impôts sur le revenu et nous exonérons d'impôts sur les sociétés tout jeune de moins de 30 ans qui monte son entreprise. Et vous savez que nous... Et combien fait que ce soit son revenu ? 2 milliards d'euros. Donc c'est exactement

29:33
Invité

la même chose que la proposition d'Éric Zemmour dont vous dites qu'elle est folklorique.

29:36
Jordan Bardella

Et vous savez... Non, pas 2 milliards d'euros même. Quand on donne 10 000 euros à chaque enfant qui naît à l'extérieur d'une grande ville, ça ne peut pas coûter 2 milliards d'euros. C'est ce qu'il affirme. Vous nous avez fait énormément de critiques pendant très longtemps sur notre programme économique. Moi, je suis réjoui... Je me réjouis aujourd'hui que les chefs d'entreprise soient, en tout cas par la voix de Sophie de Menton, séduis par les propositions économiques de Marine Le Pen en faveur des TPE-PME et en faveur de l'emploi en France. Mais je pense que la démagogie a quand même ses limites. Donc, l'incompétence économique

30:02
Invité

est du côté d'Éric Zemmour, alors ?

30:07
Jordan Bardella

Non, je ne dis pas cela. Mais de la même manière que quand Éric Zemmour explique que pour combattre l'augmentation du prix de l'essence, il souhaite faire payer cette augmentation du prix de l'essence aux chefs d'entreprise. Mais je me dis que c'est fou parce que les chefs d'entreprise... Vous êtes venu à partie

30:21
Invité

pro-entreprise, parce que vous voulez...

30:23
Jordan Bardella

Mais nous sommes très pro-entreprise. Nous sommes le parti du travail. Nous sommes le parti des TPE-PME et notre programme économique, il n'a pas vocation à faire plaisir aux grandes boîtes, aux grands groupes qui, eux, peuvent se débrouiller tout seuls. Et donc, nous flècherons l'ensemble des moyens d'accompagnement sur les chefs d'entreprise.

30:40
Invité

Jordan Bardella, vous avez une proposition... Nous souhaitons libérer notamment des impôts de production. Vous avez... Oui, oui, comme le MEDEF. Vous avez... C'est drôle. Vous ne voulez pas d'augmentation du SMIC, un peu le MEDEF non plus. En revanche, c'est vrai que les autres candidats... Je ne dis pas comme le MEDEF. Si, c'est... Les impôts de production, c'est leur mesure. Oui, mais c'est comme beaucoup de chefs d'entreprise et aujourd'hui sont étouffés par les impôts,

30:57
Jordan Bardella

par les contraintes administratives, par les normes et qui n'arrivent plus à faire face et dont beaucoup de secteurs ont des difficultés pour recruter de la main d'œuvre. Donc, notre philosophie politique, c'est de rendre aux Français leur argent. Et pour rendre aux Français leur argent, il y a une mesure très simple, c'est d'arrêter ce raquette fiscale sur l'énergie. Vous savez que nous passerons la TVA de 20% à 5,5%, ce qui fait que sur le gaz, le fioul, l'électricité, l'essence, eh bien, les Français paieront moins de taxes et par exemple, sur un plein de 40 litres, les Français pourront récupérer 8 euros, donc on baissera les taxes. C'est un scandale aujourd'hui que...

Mais les finances de l'État

31:29
Invité

ne le permettent pas, vous le savez bien.

31:30
Jordan Bardella

Le prix de l'essence est aujourd'hui délirant. Le prix de l'essence est aujourd'hui délirant parce qu'il y a 60% de taxes. Donc, il faut abaisser les taxes parce qu'on est le pays qui taxe le plus au monde, ce qu'on ne voit dans aucun autre pays. Et il faut permettre l'augmentation des salaires.

31:48
Invité

L'exonération des charges sociales pour toute augmentation de salaire supérieure

31:51
Jordan Bardella

à 100%. Exactement. Plus 10% pour l'ensemble des salaires et ces 10% seront exonérés pendant 5 ans de charges patronales. Donc, vous voyez, c'est une vraie philosophie pour permettre aux Français de récupérer du pouvoir d'achat. Marine Le Pen sera la présidente du pouvoir d'achat avec des solutions extrêmement concrètes. Pouvoir d'achat qui a été très sévèrement

32:07
Présentateur

attaqué par Emmanuel Macron. Vous parlez du pouvoir d'achat des Français. Vous connaissez le montant du SMIC net ? Oui. 1300 euros. 1269 euros, exactement. Effectivement. La succession, c'est un sujet qui s'est invité dans la campagne. Beaucoup de candidats ont des propositions à faire à ce sujet. Que dit Marine Le Pen ?

32:27
Jordan Bardella

C'est une vraie philosophie politique, là encore, qui vise à permettre aux Français de rester propriétaires de la France et de rester propriétaires de leur pays. Sur les donations, nous voulons faire en sorte qu'on puisse transmettre à ces enfants et à ces petits-enfants en ligne directe 100 000 euros tous les 10 ans.

Et on souhaite que l'ensemble des classes populaires qui ont travaillé très dur pour pouvoir se payer une maison, pour pouvoir se payer une résidence principale ou une résidence unique, c'est-à-dire, vous travaillez à Paris, vous avez une petite maison de campagne dans l'Ardèche, dans la Creuse ou dans l'Aisne, eh bien, d'exonérer d'impôts sur les successions cette maison jusqu'à 300 000 euros.

33:05
Invité

C'est très proche de ce que propose Valérie Bécresse ?

33:07
Jordan Bardella

Juste, dernier complément, parce que c'est un vrai sujet, nous exonérons également d'impôts sur les successions les biens professionnels. Un agriculteur aujourd'hui qui n'arrive plus à vivre de son travail, qui dépend d'aides permanentes et qui veut retrouver de la dignité, a le droit de le faire sans être taxé, sans être étouffé d'impôts de succession. Et donc, nous lui permettrons, à condition que son repreneur s'engage à le garder pendant 10 ans, son terrain aux générations suivantes.

33:34
Invité

Vous avez un chiffre plus précis parce que Valérie Bécresse dit qu'il faut exonérer 95% des Français des droits de succession.

33:39
Jordan Bardella

Je vous l'ai dit, en termes de donations, c'est 100 000 euros en termes de fonds pour les enfants et les petits-enfants. Combien de Français c'est exonéré ? Et pour la résidence principale, ce sera exonéré jusqu'à 300 000 euros.

33:53
Invité

Et rien pour les frères et sœurs, les neveux, pas ligne directe, mais ligne directe. On est en ligne directe sur les enfants et les petits-enfants. Exactement. Non, mais c'est important, c'est de précision.

34:02
Présentateur

Tiens, à l'instant, Nicolas Bé dit qu'il soutient la campagne de Marine Le Pen. Vous voyez. Mais, il y a un mais, M. Bardella, mais je n'ai pas à me justifier sur ce que je ferai dans un mois, six mois ou autre. C'est assez clair pour le patron de parti que vous êtes. Il soutient la candidature

34:18
Jordan Bardella

de Marine Le Pen et je me réjouis de cette annonce de Nicolas.

34:22
Présentateur

Je voudrais qu'on s'intéresse à ce qui se passe aux frontières de l'Europe, Amandine, avec une situation de très grande tension à la frontière ukrainienne.

34:31
Invité

Oui, exactement. Est-ce qu'à vos yeux, l'Ukraine fait aujourd'hui partie de l'Europe ou bien de la Russie ? Et est-ce qu'elle peut entrer dans l'OTAN ou est-ce que vous y êtes opposé ?

34:42
Jordan Bardella

Je pense que l'Ukraine est devenue l'otage d'une nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Russie. Mais l'Ukraine a droit à sa souveraineté territoriale et à droit au respect de ses frontières. Il y a eu des provocations de part et d'autre, en vérité. Les États-Unis ont fait voler des navires, ont déploie des frégates en mer noire, évidemment perçues comme une provocation par la Russie. La Russie, sur laquelle nous ne sommes pas évidemment naïfs non plus, mais avec qui nous considérons devoir avoir des rapports du dialogue avec la Russie.

Moi, je me suis opposé à toutes les sanctions contre la Russie au Parlement européen parce que je crois que la Russie est une grande puissance, que c'est un grand pays avec lequel a vocation à travailler la France et l'Union européenne dans le cadre de partenariats stratégiques. C'est vrai sur les matières premières, mais je pense que cette guerre, cette obsession contre la Russie

35:29
Invité

est une erreur. Vous voyez, je veux dire, parce que c'est le problème de l'Ukraine. Est-ce que vous pensez que c'est plutôt un pays européen ou un pays russe, entre guillemets ?

35:38
Jordan Bardella

L'Ukraine est évidemment sur le territoire européen, mais elle ne fait pas partie de l'Union européenne. L'Union européenne, aujourd'hui, s'est ouverte sans limite. Emmanuel Macron n'a pas dit un mot au Parlement européen sur l'élargissement. Or, l'Union européenne continue aujourd'hui de vouloir s'élargir à des pays notamment qui sont des mafias islamistes comme l'Albanie. Et donc, ces pays-là ne doivent pas entrer dans l'Union européenne.

35:57
Invité

Mais l'Ukraine pourrait, à vos yeux ? Ce serait justifié ? Non, madame.

36:01
Jordan Bardella

Ou dans l'OTAN ? Non. Et nous sommes même favorables à ce que la France puisse retrouver la voie qui a toujours été la sienne sous le général de Gaulle, c'est-à-dire une voie d'indépendance entre les Etats-Unis et la Russie et puisse retrouver sa souveraineté en sortant du commandement militaire intégré de l'OTAN et qu'elle ne soit pas de vitam aeternam le vassal des Etats-Unis

36:19
Invité

soit politique

36:20
Jordan Bardella

qui a été fait par Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron.

36:23
Invité

Donc là, on fait quoi ?

36:25
Jordan Bardella

Là, on appelle à la désescalade. C'est ce qui s'est passé

36:27
Présentateur

entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron cette semaine.

36:30
Jordan Bardella

Oui, mais Emmanuel Macron... En tout cas, ce sont les mots qui ont été rapportés. Emmanuel Macron a été évincé des négociations parce que leur France est petite, parce que leur France ne pèse plus rien. Or, moi, je pense comme le général de Gaulle que la France n'est elle-même que lorsqu'elle est au premier rang. Vous dites leur France n'est pas compris la France de qui ? Parce qu'ils voient la France comme petite. Emmanuel Macron et tous les dirigeants qui l'ont précédé parce qu'ils ont toujours considéré que la voie diplomatique de la France devait se fondre dans l'Union européenne.

Or, nous avons des intérêts parfois communs avec l'ensemble des pays européens mais nous avons une liberté à défendre et une indépendance à soutenir et Marine Le Pen sera aussi la garante de la souveraineté, de l'indépendance et de la grandeur de notre pays.

37:06
Invité

Un mot sur l'Union européenne puisque vous avez fait il y a quelques jours une intervention au Parlement européen très remarquée. Vous en êtes pris violemment à Emmanuel Macron. D'une part, est-ce que vous n'avez pas abîmé l'image de la France au sein de cette institution en étant si violent sur des préoccupations françaises ? D'autre part, le président vous a répondu violemment, rudement aussi, que vous disiez n'importe quoi et il s'est moqué de l'incompétence de votre parti. En résumé, quelle leçon en tirez-vous ?

37:33
Jordan Bardella

À quel moment ai-je été violent dans mon intervention ?

37:35
Invité

Vous avez parlé d'arrogance du président, de mépris du président sur des sujets très franco-français. Toujours est-il, Emmanuel Macron, quand il vous a dit, vous dites n'importe quoi, que vous vous êtes dit et qu'avez-vous envie de lui répondre ?

37:47
Jordan Bardella

Il ne m'a pas répondu sur le fond. J'ai dit à Emmanuel Macron, l'immigration va constituer, avec la démographie, l'enjeu le plus important des décennies et du siècle qui virent. Votre confrère du monde, Stéphane Smith, a écrit un bouquin qui s'appelle « La ruée vers l'Europe » dans lequel il explique que la démographie africaine va doubler d'ici 2050 et qu'un tiers de la population africaine va émigrer et émigrer au premier lieu desquels vers l'Europe et vers le continent le plus proche. Moi, la question que je pose, elle est simple. Est-ce que l'Europe reste elle-même ? Est-ce que la France et les nations européennes restent elles-mêmes ? Est-ce que le peuple français reste lui-même ?

Ou est-ce que nous acceptons cette ruée vers l'Europe qui va se mettre en place ? Au regard du bilan d'Emmanuel Macron, il accepte cette ruée vers l'Europe. Il aura été le président de la submersion migratoire en battant tous les records d'immigration. Et je note là d'ailleurs l'incompétence du ministre de l'Intérieur, M. Darmanin, qui a laissé sur notre territoire 900 000 clandestins d'après M. Stéphanie et qui a été incapable d'en expulser plus de 10% par an. Donc, c'est un choix de société, c'est un choix de civilisation qui va se poser.

Moi, je pense que l'immigration doit être régulée, qu'elle doit être arrêtée et que notre continent doit se protéger de l'importation sur son sol, de civilisations avec lesquelles nous ne partageons rien.

39:03
Présentateur

Un mot, s'il vous plaît, au sujet de notre consoeur d'M6, Ophélie Meunier. Elle a été placée sous protection policière après un reportage sur l'islamisme dans le nord du pays. Comment vous réagissez ?

39:16
Jordan Bardella

Tous ceux qui, aujourd'hui, en France, pointent cette cinquième colonne islamiste et la prise de pouvoir du fondamentalisme islamiste dans d'innombrables quartiers de France se voient placer une cible sur le front. Demain, faudra-t-il placer des centaines de personnes, des milliers de Français sous protection policière parce qu'ils s'offusent, parce qu'ils décrivent la réalité islamiste ? Ce qu'a fait votre consoeur d'M6 est admirable, mais elle n'a fait que pointer une réalité. Elle s'en est prise à personne. Elle a pointé, aujourd'hui, la réalité à Roubaix et dans beaucoup de quartiers français du fait que les lois françaises ne s'appliquent plus et que les islamistes se sont imposés.

Si Emmanuel Macron est réélu président de la République, alors je crains que le fondamentalisme islamiste ne continue de se développer dans notre pays. Combien de mosquées radicales ont été fermées ? Zéro. 10, 20 sur les 560 qui existent aujourd'hui. Combien d'étrangers ? C'est pas zéro déjà. Combien d'étrangers ? Très bien. 10 sur 540, c'est bien. 10, vous êtes sûr du chiffre ? Combien ? Vous pourrez vérifier. Nous allons vérifier, ça c'est sûr et ça. Vérifiez ce chiffre. Il y a 540 mosquées radicales incluant les mosquées sous influence des frères musulmans et du miligourus turc qui sont identifiés par les services de l'enseignement et qui ne sont pas fermés.

Il y a 4000 étrangers fichés pour radicalisation. Pourquoi ne sont-ils toujours pas expulsés ? Pourquoi est-ce que des organisations islamistes qui ont refier de signer la charte de la laïcité comme les miligourus turcs comme les frères musulmans ne sont toujours pas dissous ? Donc, il aura été, Emmanuel Macron, le président de l'inaction. Il aura été le président qui a gravement mis en danger la sécurité des Français. Et moi, je viens dire que seule Marine Le Pen aura le courage et la détermination de protéger les Français. D'abord accepté notre invitation

40:53
Présentateur

dans le BFM politique. Merci beaucoup, Edwige. Amandine. Dans un instant, vous avez rendez-vous avec Affaires suivantes, Philippe Godin, Dominique Rizet. Je vous donne rendez-vous à 18h pour BFM TVSD. Comme chaque dimanche, 18h, notre débat entre Alice Coffin et Geoffroy Lejeune. Et puis à 19h, nous reviendrons sur deux actualités politiques très fortes de cette semaine. La première, nous venons de l'évoquer avec Jordan Bardella. Évidemment, ça concerne en partie son parti, mais aussi les résultats de la primaire populaire. C'est ce soir. A tout à l'heure. Sous-titrage ST' 501

Jordan Bardella, président du Rassemblement national et député européen - 30/01 — Jordan Bardella · Pourquijevote