Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l'étranger
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:01OuverteRéponse directe
Bonjour Hélène Connolly-Mouret. Vous êtes ministre déléguée chargée des Français de l'étranger.
- 0:04OuverteRéponse partielle
Est-ce que François Hollande vous a demandé, comme on l'a dit tout au long de ses journaux sur France Inter, de partir, mais pas trop loin et de rester disponible ?
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À ce moment-là, en tout cas ceux qui restent, puisque 27% des jeunes diplômés voulaient quitter la France, contre 15% l'année dernière, est-ce que les jeunes quittent de plus en plus le pays ?
- 1:14ComplaisanteRéponse partielle
Aucun critère économique, aucun pessimisme là-dessous.
- 1:42RelanceRéponse partielle
Oui, enfin quand même, on est passé de 15% de volonté de partir à 27%, ce qui est considérable en un an.
- 1:56FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous diriez, comme l'a fait récemment Thierry Mariani, député des Français de l'étranger, que les jeunes n'ont plus foi dans leur pays ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26PrésentateurChiffre
« 27% des jeunes diplômés voulaient quitter la France, contre 15% l'année dernière »
- 0:54Invité politiqueFait
« Le gouvernement français a été très proactif pour élargir justement cet Erasmus aux filières professionnelles et technologiques »
- 2:09Invité politiqueFait
« François Hollande a fait de la jeunesse sa priorité »
- 3:10Invité politiqueFait
« Nous avons hérité d'une situation quand même assez catastrophique, donc il fallait relever la barre »
- 3:23Invité politiqueFait
« La session prochaine sera aussi chargée, mais avec des réformes qui sont les réformes des retraites, des réformes sociétales »
- 4:28Invité politiqueFait
« L'affaire Cahuzac a aussi été peut-être un élément motivant pour nous inciter encore plus vite à travailler à la modernisation de la vie publique »
- 6:08Invité politiquePromesse
« il n'y a aucune raison qu'à la fin de ce quinquennat, nous ne soyons pas à nouveau dans une situation positive »
Temps de parole
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Bonjour Hélène Connolly-Mouret.
Bonjour.
Vous êtes ministre déléguée chargée des Français de l'étranger. Alors est-ce que François Hollande vous a demandé, comme on l'a dit tout au long de ses journaux sur France Inter, de partir, mais pas trop loin et de rester disponible ?
Bien sûr, bien sûr. Vous savez, quand on exerce le pouvoir, il peut se passer n'importe quoi, n'importe quand. Donc nous restons mobilisés. En tout cas, moi j'ai l'avantage d'avoir des Français de l'étranger qui viennent en France généralement pendant l'été. Donc si j'ai envie de les rencontrer, c'est ici, sur le sol français, que je pourrais le faire.
À ce moment-là, en tout cas ceux qui restent, puisque 27% des jeunes diplômés voulaient quitter la France, contre 15% l'année dernière, est-ce que les jeunes quittent de plus en plus le pays ? Hélène Connolly-Mouret.
Je crois que c'est un phénomène tout à fait naturel. Il y a de plus en plus de Français, donc normalement le nombre de Français qui peuvent partir est plus important. Aussi, je crois que les jeunes ont intégré la mondialisation aujourd'hui. Ils peuvent partir dans le cadre de leurs études Erasmus. Et vous savez que le gouvernement français a été très proactif pour élargir justement cet Erasmus aux filières professionnelles et technologiques. Donc elles ne seront plus réservées simplement aux étudiants qui font des études classiques. Donc on est vraiment dans une logique de faciliter cette mobilité, de l'accompagner et puis de l'encadrer si on peut.
Aucun critère économique, aucun pessimisme là-dessous. La plupart des études montrent d'ailleurs que les jeunes sont assez pessimistes quant à l'avenir du pays.
Oui, mais c'est ce que l'on veut montrer aujourd'hui. Enfin, on parle de fuite des cerveaux, on parle d'exode. Il n'y a pas d'exode, il y a une mobilité accrue parce qu'il y a des facilités aujourd'hui de transport, il y a des facilités de communication. Et c'est un petit peu moins brutal de pouvoir partir quand on peut parler à sa famille tous les soirs par Skype et non pas attendre une lettre qui arrive.
Oui, enfin quand même, on est passé de 15% de volonté de partir à 27%, ce qui est considérable en un an.
Oui, mais les entreprises aujourd'hui demandent une expérience à l'international. Il est tout à fait normal d'avoir des compétences linguistiques et celles-ci sont acquises à l'étranger.
Est-ce que vous diriez, comme l'a fait récemment Thierry Mariani, député des Français de l'étranger, que les jeunes n'ont plus foi dans leur pays ?
Si on leur répète que le pays ne va pas bien et qu'on ne fait rien pour eux, certainement, et c'est tout le contraire. François Hollande a fait de la jeunesse sa priorité. L'ensemble du gouvernement dans tous les ministères est mobilisé justement pour cette jeunesse. Pas simplement le ministre de l'Éducation ou de l'Éducation supérieure, mais au ministère des Affaires étrangères, nous sommes mobilisés aussi. Donc je pense que nous allons gagner, mais nous n'avons qu'une seule année derrière nous, avec un bon nombre de réformes qui ont été engagées, et puis nous les mettons en place.
Justement, vous parlez de ces réformes engagées. Le programme a été très chargé pour les parlementaires et donc aussi pour le gouvernement cette année. 73 propositions de loi au total ont été présentées à l'Assemblée dans les deux sessions, et beaucoup de parlementaires se sont pleins de la cadence. Est-ce que ça va changer l'an prochain ?
Il y a un nombre de textes assez importants qui seront débattus à la rentrée. Je crois qu'il était très très important d'abord de marquer le coup qu'en arrivant au pouvoir, la gauche avait des choses à faire, pas simplement dans le domaine économique. Nous avons hérité d'une situation quand même assez catastrophique, donc il fallait relever la barre, il fallait éviter l'iceberg vers lequel le gouvernement précédent nous a cheminés. Donc la session prochaine sera aussi chargée, mais avec des réformes qui sont les réformes des retraites, des réformes sociétales. Le gouvernement de gauche est attendu pas simplement dans le domaine économique, mais bien dans les changements de société.
C'était hier le dernier conseil des ministres, quelle ambiance autour de la table ?
Je crois que tout le monde était heureux de penser qu'il y aurait une petite pause, qu'on prendrait le temps de lire un peu, de réfléchir et de reprendre un petit peu de force. Parce que l'année a été difficile. Difficile, chargée, en tout cas nous avons beaucoup travaillé et puis c'est une équipe qui est à fond tout le temps, autour d'un premier ministre très très engagé, avec une certaine rigueur. Et puis nous voulons réussir, donc une année est passée, nous avons encore 4 ans et nous restons mobilisés jusqu'au bout.
Je veux dire difficile, on ne peut pas faire comme s'il ne s'était rien passé. Il y a eu l'affaire Cahuzac, il y a eu ensuite l'éviction d'Elphine Bateau. C'est compliqué de travailler dans ce gouvernement ?
Non, nous avons tous été choqués par ce qui s'est passé. C'est vrai que l'affaire Cahuzac a aussi été peut-être un élément motivant pour nous inciter encore plus vite à travailler à la modernisation de la vie publique, la moralisation aussi de la vie politique. Et c'est ce que nous faisons. Je crois que l'ensemble des réformes qui sont mises en place aujourd'hui vont dans ce sens.
Et l'éviction d'Elphine Bateau, vous la trouvez injuste ?
Écoutez, c'est une affaire qui est passée maintenant. Philippe Martin travaille très bien, s'est très très vite intégré à l'équipe. Et c'est une équipe, je crois, gagnante en tout cas, qui a envie de gagner.
Alors je sais que vous êtes maintenant en vacances, même si vous l'avez dit, vous allez très certainement rencontrer de nombreux Français de l'étranger présents en ce moment en France. Il reste que, si on se place dans la perspective de l'an prochain, il y ait des élections importantes. Les municipales, les européennes, est-ce que vous vous attendez à un revers de la gauche ?
Écoutez, nous travaillons dans la durée. Vous savez que le séminaire de rentrée qui est prévu le 19 août a pour thème la France dans dix ans. Donc, ce que le président de la République souhaite, ce gouvernement, c'est qu'il travaille, qu'il s'inscrive dans la durée, et que tout ce que nous mettons en place porte ses fruits tout de suite, pour certaines mesures concrètes, mais surtout, change le cap de cette France qui était quand même bien malade.
Et je peux voir que pour le commerce extérieur, puisque c'est quelque chose qui nous intéresse particulièrement, nous sommes mobilisés avec la diplomatie économique au ministère, et bien ce commerce extérieur a un déficit aujourd'hui de 67 milliards. Il était de 74 milliards l'année dernière, mais le commerce extérieur était excédentaire il y a dix ans en France. Donc, il n'y a aucune raison qu'à la fin de ce quinquennat, nous ne soyons pas à nouveau dans une situation positive.
Alors, j'entends pour le commerce, ma question portait plutôt sur les élections. Par exemple, il y a eu deux nouvelles élections de députés de l'étranger, parce que des comptes de campagne avaient été invalidés, il a fallu refaire des élections. Les deux députés élus qui étaient députés PS ont été sortis au profit de Frédéric Lefebvre de l'UMP et Meillère Habib de l'UDI. Est-ce que c'est une tendance ?
Il ne faut pas regarder les choses comme cela. D'abord, M. Lefebvre avait fait une campagne l'année précédente, où il avait été battu. Oui, il a été réélu là. Il a été réélu devant un candidat qui n'a eu que quelques semaines de campagne pour se faire connaître. Donc, non, il ne faut pas avoir de tendance. Je crois que ce que nous faisons, c'est, comme je vous l'ai déjà dit, c'est de travailler et de voir que dans un an, les Français verront que ce gouvernement a avancé, est au contact de la population, puisque c'est ce que je fais moi à l'étranger, mais c'est ce que mes collègues font aussi en France. Nous essayons de répondre aux attentes et aux besoins.
La situation économique, bien sûr, est très compliquée, mais je crois que nous avançons et dans un an, nous aurons des résultats.
Et chaque année, il y a le grand jeu dans la presse de savoir où partent les ministres. Alors, manifestement, si j'en crois le parisien, c'est la drôme pour vous. Est-ce que vous trouvez que tout cela est bien utile, de savoir où partent nos ministres ?
Eh bien, vous posez la question, nous donnons des réponses.
Je n'ai pas posé la question, je vous demande à vous si c'est bien utile.
Je ne le pense pas, mais si ça peut rassurer les Français de savoir que leur ministre reste à disposition et reste mobilisé pendant tout le temps de l'été, si c'est rassurant, pourquoi pas ? Vous savez, quand on est dans la vie politique, la vie publique ou la vie privée, en tout cas, n'existe plus.
Donc, on nous pose des questions, nous y répondons. Eh bien, merci Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l'étranger. Est-ce que je peux néanmoins vous souhaiter bonnes vacances ?
Absolument, j'en ai besoin.
Eh bien, alors, bonnes vacances. Merci à vous.
Merci.
Hélène Conway-mouret