Petits meurtres entre amis : les révélations d’Endeweld sur Macron et son entourage
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 3 %Attaque 77 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:42OuverteRéponse partielle
Pourquoi Bayrou ? Est-ce qu'il s'est vraiment autonomisé à Matignon ?
- 4:56FerméeRéponse directe
Les noms évoqués (Lecornu, Lescure) sont-ils connus ?
- 11:07OuverteRéponse directe
Dans la géopolitique interne de l'Élysée, y avait-il des soutiens pour Bayrou ?
- 20:33OuverteRéponse partielle
Cette erreur politique de Bayrou à Mayotte est-elle un début de fin ?
- 24:31OuverteRéponse partielle
Macron se désintéresse-t-il de Bayrou ou le maintient-il volontairement dans l'instabilité ?
- 29:58OuverteRéponse partielle
Les responsables politiques seront-ils obligés de regarder les défis économiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:49InvitéChiffre
« Plus de 60 000 défaillances d'entreprises en un an. »
- 32:30InvitéFait
« Bayrou, il s'est déjà pris la porte de la part de Macron et même à plusieurs reprises. »
- 32:55InvitéFait
« Jacques Attali n'avait pas soutenu Emmanuel Macron en 2017. »
- 33:06InvitéFait
« Jacques Attali voulait Manuel Valls comme président. »
- 33:25InvitéFait
« Gérard Collomb est un vrai déçu du macronisme. »
- 34:03InvitéFait
« Macron séduit, utilise et il jette. »
- 34:26InvitéFait
« « Mais Emmanuel, tu ne reçois pas mes SMS ? Qu'est-ce qu'il en est ? Pourquoi tu ne me réponds pas ? » »
- 35:54InvitéFait
« Emmanuel Macron a répété ces derniers mois que Jean Castex était devenu un ami et que c'était le seul en qui il avait confiance. »
- 38:46InvitéFait
« J'en ai parlé relativement récemment sur Twitter parce que quand j'ai vu que le débat de l'utilisation de l'article 16, éventuellement, pour faire passer le prochain budget, avait carrément suscité des échanges de tribunes contradictoires dans les pages débat du Monde. »
- 39:11InvitéFait
« L'Élysée a d'une manière informelle consulté des constitutionnalistes, a consulté aussi d'une manière informelle certains membres du conseil constitutionnel. »
Temps de parole
- Invité82 %
- Présentateur16 %
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Une semaine après la nomination de François Bayrou au poste de Premier ministre de France, il est peut-être temps de se poser une question, où en est le macronisme ? Que nous dit le caractère fortement éjectable du siège du chef de gouvernement en cette année 2024, où l'on a vu succéder Gabriel Attal, Michel Barnier et désormais François Bayrou ? Jusqu'à quand survivra l'actuel Premier ministre à ce poste-là ? Et est-ce que le président de la République l'aidera à tenir ? Au fond, le macronisme est-il tout simplement au bout du rouleau, condamné à s'autodissoudre à très brève échéance ?
Et qu'est-ce qui se dit, qu'est-ce qui se pense à l'Elysée dans cette période particulière de l'histoire de France ? Pour répondre à ces questions, j'ai fait appel à Marc Endeveld, journaliste d'investigation qui enquête depuis des années sur les coulisses de la Macronie. Marc Endeveld est auteur de guerre cachée, de l'emprise, de la France sous influence, de l'ambiguë, M. Macron, et du grand manipulateur. C'est l'entretien d'actu. Salut Marc ! Salut Théophile ! Comment tu vas ? Bah écoute, bien ! Alors finalement, c'est François Bayrou.
Je ne suis pas le premier à faire un lanchemin. Le soir où François Mitterrand a été élu président de la République, le 10 mai 1981, il y avait de la tristesse dans l'autre camp auquel je pense. Mais ce soir où il a été élu, son premier mot, quand on lui a apporté les résultats, a été « enfin, les ennuis commencent ».
Enfin, les ennuis commencent peut-être, ne croient-ils pas si bien dire ? La première question que je voudrais te poser Marc, c'est pourquoi Bayrou ? Et elle va avec une autre question. Est-ce qu'il s'est vraiment autonomé à Matignon, comme le disent les rumeurs ?
Alors, c'est plus que les rumeurs, c'est effectivement relayé par différents articles de presse. Certains imaginent, on a entendu Roselyne Bachelot, imaginent qu'il y a eu un jeu de rôle pour que Bayrou soit présenté comme plus autonome et plus distant à l'égard du président de la République, tant la détestation aujourd'hui d'Emmanuel Macron est grande dans le pays. Non, il y a vraiment eu, entre guillemets, un mini coup de force de la part de François Bayrou. Ce n'est pas du chiquet, j'allais dire. C'est véritablement ça, ce qu'il s'est joué dans les coulisses.
Déjà parce que François Bayrou, il faut le savoir, même si c'est sur le papier un des principaux alliés d'Emmanuel Macron depuis 2017 au Parlement, en fait, depuis 2017, les relations entre les deux hommes sont assez mauvaises, pour ne pas dire plus. On se rappelle des ennuis judiciaires de François Bayrou dès le mai-juin 2017. En fait, Bayrou considère qu'il n'a pas du tout été soutenu par le chef de l'État, bien au contraire. Il a une détestation profonde et c'est réciproque avec quelqu'un de très important à l'Élysée qui est Alexis Collère, le principal collaborateur d'Emmanuel Macron qui est le secrétaire général de l'Élysée.
Bayrou, vraiment un ressentiment à l'égard de colère, du techno-colère comme il l'appelle, mais également il considère qu'il y a un deux poids deux mesures judiciaires à son encontre, avec toute l'histoire du Parlement européen et des attachés du Modem, donc financement illégal du parti politique et détournement d'argent public potentiellement. La justice se prononcera sur ça, mais il considère qu'il y a un vrai deux poids deux mesures judiciaires entre lui ou d'autres personnalités de la Macronie, et notamment Alexis Collère, qui est lui-même mis en examen dans le dossier Collère-MSC qu'on connaît.
Donc ça, c'est vraiment l'état des relations entre Bayrou et la Macronie, enfin en tout cas, et le pouvoir central de la Macronie, du château. Bayrou, c'est l'homme des grands élus, des vieux élus, qu'on rejoint Macron en 2017. On peut penser à Gérard Collomb, ancien maire de Lyon, désormais décédé, mais il y a également une proximité entre François Bayrou et Richard Ferrand, l'ancien président de l'Assemblée nationale.
Et là, pour les coulisses de ce qui s'est passé, de ce qui s'est joué dans cette longue semaine, où Emmanuel Macron a encore pris beaucoup de temps pour décider finalement quel sera le nom choisi, en fait, ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y avait principalement deux noms qui ressortaient beaucoup dans la presse. Le nom de Lecornu, ministre de la Défense, qui lui était plutôt poussé par ce qu'on appelle l'elle-madame à l'Élysée, donc en fait par Brigitte Macron et son entourage.
Et de l'autre côté, il y avait un autre nom qui ressortait souvent dans la presse, c'était Roland Lescure, ancien secrétaire d'État-ministre, je ne sais plus exactement son titre, notamment l'industrie, Roland Lescure, qui était le petit préféré d'Alexis Koller.
Les deux étant pas très connus ?
Alors, un, ils ne sont pas très connus, et puis surtout, c'est l'expression ultime de ce que tu présentais comme le macronisme, c'est-à-dire, c'est des hommes qui doivent tout à Emmanuel Macron. Sébastien Lecornu, même s'il est passé par l'UMP LR, et qu'il était même le patron de la commission des, qu'on appelle ça, des conflits chez les LR, au départ, c'est un attaché parlementaire, en réalité, tu vois, il est monté en grade durant les sept années-là de macronisme. Et puis Roland Lescure, alors lui, il est plutôt techno, on va dire, du côté PS, il a surtout été l'ancien responsable de la Caisse des dépôts du Québec, et il a été député de Français de l'étranger de l'Amérique du Nord.
Mais dans les deux cas, on a l'impression que, tu parlais du macronisme à bout de souffle, c'est aussi un Macron et un entourage présidentiel qui tournent totalement à vide, indépendamment de la situation politique, c'est-à-dire, élection après élection, les Français disent non, finalement, à Macron, ils ne lui donnent pas de majorité, et eux, ils continuent, c'est-à-dire, ils continuent de nommer ou de vouloir nommer des premiers ministres qui n'ont pas de confiance auprès du Parlement, c'est normalement l'esprit et la lettre des institutions, et donc, après les noms qui ont été évoqués dans la presse, tu sais, le truc un peu fatigant, épuisant, même pour moi, j'ai regardé ça ces derniers jours d'une manière assez, comment dire, un peu lassée, à vrai dire, parce qu'on a déjà eu le cirque pendant deux mois l'été dernier, et en fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que les noms qui sont jetés, entre guillemets, dans les articles de presse, correspondent généralement à des sources de journalistes, il y a des journalistes qui s'informent plutôt du côté de l'Elmadame, d'autres qui s'informent plus du côté de l'entourage d'Alexis Colère, et donc, forcément, ils sont un peu ambiancés par les différentes identités, différentes proximités et sensibilités autour d'Emmanuel Macron, et concrètement, ce qui s'est passé, effectivement, alors ça a été relaté maintenant dans différents articles de presse, mais ce qui s'est relaté le fameux vendredi, c'est qu'Emmanuel Macron n'avait pas choisi François Bayrou, il voulait lui annoncer, et d'ailleurs, il l'a annoncé lors de sa rencontre avec François Bayrou le matin à l'Elysée à 8h30, et François Bayrou, ça a été ensuite relaté, est parti très très très en colère, il a exprimé son mécontentement auprès du président de la République, et puis à la sortie, il a appelé Richard Ferrand, et il a fait du style, retenez-moi où je fais un malheur, je pourrais renoncer à mon soutien à l'égard du président de la République.
Il a mis ça dans la balance, et finalement, Macron a plié. Et donc, ça montre une chose, c'est que Macron, aujourd'hui, et d'ailleurs, tout le microcosme parisien du pouvoir, au-delà de la Macronie, le patronat, les responsables économiques, tout le monde a vu que le président de la République avait plié face à François Bayrou, qui, certes, n'est pas un perdreau de l'année, mais ce n'est pas non plus l'innovation, la modernité et la nouveauté, on va dire.
Bon, voilà, c'est un grand baron de province, maire de Pau, certes, patron du modem, mais c'est le plus petit groupe politique de l'Assemblée nationale, enfin, si je mets de côté Elliot, mais enfin, c'est vraiment le bout du bout du bout du bout de la légitimité politique, aujourd'hui, dans l'arc de l'Assemblée nationale. Et donc, voilà, le président de la République a plié face à François Bayrou.
Et ça, c'est vraiment un élément intéressant, on va dire, en tout cas, à comprendre, parce que ça montre, ça dénote, malgré le pouvoir d'Emmanuel Macron que lui confère la Ve République, on va en reparler après, en réalité, en termes politiques, en termes de pouvoir politique, y compris dans le système institutionnel, il est aujourd'hui extrêmement faible. Et c'est peut-être ça qui a évolué depuis cet été et depuis la dissolution, parce que moi, j'avais justement expliqué que durant l'été, il avait peut-être moins perdu la main que certains commentateurs déçus par le macronisme ou voulant défendre de nouvelles écuries.
Édouard Philippe pour les uns, Gabriel Attal pour les autres, le Mercato, ça y est, est reparti de plus belle. J'avais dit, j'avais expliqué, attention, Emmanuel Macron n'est pas encore fini. D'ailleurs, on l'a vu encore ces six derniers mois, ça a été six mois très longs, mais notamment pour les Français, pour les décisions qui ont été prises, pour le refus d'une réorientation politique, notamment sur le plan social et économique. Plus de 60 000 défaillances d'entreprises en un an. La situation est quand même gravissime sur le plan social. Là, on l'a vu avec Mayotte également. Il y a des urgences de tous les côtés.
On est en France, à un moment donné, voilà, l'État a besoin d'être, entre guillemets, gouverné. Et là, il n'y a pas de gouvernement. Et ce qui me frappe aussi, mais on va revenir, c'est que Bayrou, comme Barnier, donc forts de leur illégitimité politique, acceptent le poste de Premier ministre sans avoir réussi au préalable ce qu'on exigeait du nouveau Front populaire, c'est-à-dire une coalition et donc une majorité à composer un gouvernement. Si, parce qu'ils font un casting, à composer un gouvernement viable avec une confiance au Parlement. Et donc, ils acceptent le job sans avoir la confiance préalable par un jeu politique et de négociation.
Et donc, en fait, ils ne respectent autant Bayrou que Barnier que, en fait, Emmanuel Macron, tous les trois, ne respectent pas la lettre des institutions. C'est-à-dire, en fait, ils acceptent de se faire nommer à Matignon alors qu'ils n'ont pas de majorité.
Et ils se disent on verra. Alors, dans la géopolitique interne de l'Elysée, si je comprends bien, il y en avait certains qui étaient pour l'escur, certains qui étaient pour le cornu, mais est-ce qu'il y en avait qui étaient, finalement, pour Bayrou ? Pas tant que ça.
Ils sont non affuités. Ah oui, son nom affuité parce que François Bayrou a fait campagne et très bruyamment. Ce n'est pas la première fois qu'il fait campagne parce que lors des précédents épisodes de remaniement ou de changement de Premier ministre ou suite à la dissolution, je te rappelle que le nom de Bayrou est revenu régulièrement. Bayrou espérait, en mai 2017, avant ses ennuis judiciaires, avant de devenir garde des Sceaux, il aurait souhaité devenir Premier ministre, comme d'ailleurs son ami Richard Ferrand qui aussi espérait devenir Premier ministre. Finalement, douche froide, ça a été Édouard Philippe.
Donc Bayrou a toujours voulu venir, de récupérer un peu de pouvoir présidentiel qu'il n'a jamais obtenu par l'élection. Ça, c'est un élément extrêmement important. Deuxième élément, effectivement, dans le dispositif, le cornu, lui, n'a pas fait campagne. C'est plutôt que certaines personnes l'ont poussé. Mais lui, il voyait des emmerdes, on va dire, pour parler trivialement, à des kilomètres. Et par ailleurs, comme beaucoup de ministres de la Macronie, il commence à voir très bien les insuffisances du président de la République. Donc, c'est la difficulté de gouverner avec Macron.
L'escur, c'est une pure décision de techno de la part de Colère qui, je le rappelle quand même, avait réussi dans les épisodes précédents à imposer Michel Barnier parce que c'est vraiment Colère qui a mis en avant Michel Barnier l'été dernier. Et puis, précédemment, c'est également Colère qui avait réussi à imposer Elisabeth Borne. Pourquoi je rappelle ces deux épisodes-là qui peuvent apparaître comme anecdotiques, c'est là aussi, c'est important parce qu'en fait, depuis 2022, que ce soit Elisabeth Borne ou que ce soit ensuite Michel Barnier dans une totale autre configuration. Mais dans les deux cas, c'était plutôt Colère qui s'était imposée à Emmanuel Macron en réalité et en tout cas
à Brigitte Macron. Pas dans le cas d'Attal.
Dans le cas d'Attal, effectivement, c'est le contraire.
C'est le seul moment d'une certaine manière où Emmanuel Macron a imposé un choix qui lui était d'ailleurs pas forcément soufflé par Brigitte Macron, c'est plus compliqué que ça, mais qui a imposé un choix là pour le coup à son secrétaire général à tel point, je le sais, on me l'avait raconté à plusieurs reprises, quand il a émis l'idée de nommer Gabriel Attal, c'était à la fin de l'année 2023, il s'en est ouvert, comme il fait souvent qu'est-ce que t'en penses, il s'en était ouvert à son secrétaire général et il y avait eu une énième engueulade parce que depuis 2022, les fâcheries se multiplient et les tensions se multiplient à l'Elysée à la fois entre le secrétaire général et le président, entre le président et sa propre épouse, qui là aussi a un rôle politique contrairement à ce qu'on dit, et donc les tensions dans la Macronie, ça c'est aussi pour continuer à te répondre sur ta première question, c'est à bout des rouleaux, la Macronie est au bout du rouleau, le macronisme au bout du rouleau, mais également à bout de nerfs, c'est-à-dire que les tensions en coulisses se sont multipliées, il y a eu quelques reprises où Emmanuel Macron a perdu ses nerfs, on l'a vu à différentes reprises, dans des déplacements, je pense à Haïti par exemple, ou carrément devant les caméras, alors que c'est quand même quelqu'un qui est très contrôle-fric, il veut tout contrôler, y compris sa posture, son image, et donc à plusieurs reprises il a perdu ses nerfs, mais il faut le savoir, en coulisses, les gens, dans la Macronie, mais également autour du président de la République et le président de la République lui-même, multiplient les coups de sang et ils perdent régulièrement les nerfs entre eux et ça peut monter dans les tours.
Donc c'est à peu près ça l'ambiance, l'atmosphère qui règne aujourd'hui à l'Elysée. Oui, c'est une ambiance fin de règne crépusculaire, plutôt, reste qu'il reste président de la République. Et la Ve République
est très généreuse.
Et la Ve République est très généreuse en termes de pouvoir pour celui qui a gagné l'élection présidentielle. Avant, c'était tous les 7 ans, maintenant, c'est tous les 5 ans. Et par ailleurs, et on l'a vu depuis la nomination de Bayrou, ce n'est pas parce que Bayrou a récupéré, on va dire, le poste tant convoité. En fait, depuis plus d'une semaine, même au-delà de Macron, en fait, tout le système tombe sur Bayrou, mais l'Elysée, ce n'est pas le dernier endroit à tomber sur Bayrou.
En fait, tout le monde, on a l'impression que c'est un jeu de massacre où c'était déjà le cas sous Barnier, mais justement, il y a un personnage qu'on n'évoque pas, mais qui est Gabriel Attal, qui a récupéré la présidence du groupe à l'Assemblée nationale et voilà, et qui a trouvé un accord également sur le parti Renaissance. Et donc, en gros, il y a le président qui est claque Muret à l'Elysée. Il y a Gabriel Attal qui, lui, prépare 2027 encore toujours plus. Et d'ailleurs...
Il y pense, mais pas qu'en fie razon.
Et voilà, il y pense très fortement et ses équipes aussi. Et il a pris toutes les positions pour essayer de récupérer le leg, l'héritage d'Emmanuel Macron et de la Macronie. Et d'ailleurs, ça peut expliquer aussi aux téléspectateurs, aux internautes, ça peut expliquer pourquoi, désormais, la presse installée, la presse institutionnelle, politique, multiplie les articles de coulisses négatifs, on va dire, à l'égard de Macron. Parce qu'en réalité, une bonne partie des journalistes politiques aujourd'hui s'abreuvent auprès des équipes d'Attal qui ne sont pas avares de off, de coulisses qui permettent de fabriquer des articles avec des anecdotes.
Et on l'a encore vu récemment aussi dans Le Monde. Et donc, les équipes de Gabriel Attal s'avonnent totalement la planche du président de la République et essayent d'écorner...
Dans Le Monde, on a l'impression que l'Élysée
est un cloac homophobe, quasiment. Oui, ça c'est l'élément de langage qui est maintenant... D'ailleurs, ils sont très transparents pour le coup parce qu'ils citent Louis Jubelin, l'ancien conseiller en communication de Gabriel Attal qui joue donc sur le fait que Gabriel Attal a fait son coming out et qui explique que l'Élysée, c'est un boss club.
Bon, c'était aussi un boss club du côté de Matignon, en vrai, et donc qui joue sur une forme de victimisation, de différenciation aussi à l'égard du président de la République et ça, bon, voilà, c'est ce que je disais tout à l'heure, tout ce système politico-médiatique, parce qu'il ne faut pas oublier les médias là-dedans, il ne faut pas oublier les journalistes politiques, il ne faut pas oublier... Les journalistes politiques ont besoin de sources politiques. Voilà, mais il ne faut pas oublier...
Oui, mais les journalistes politiques, quand ils ont des sources politiques parce qu'ils font état, d'un débat politique au sein même de partis politiques, par exemple, et même des luttes de pouvoir, mais par rapport à des lignes politiques qui s'affrontent, ça, à la rigueur, c'est compréhensible, mais là, on n'est plus du tout sur des lignes politiques qui s'affrontent, parce qu'en fait, tous ces gens-là, Macroni, ou même une partie de l'extérieur de la Macroni, et ça pose bien des problèmes d'ailleurs institutionnels du côté des partis de l'opposition, tant à droite qu'à gauche, c'est en dire qu'en fait, il y a une partie des gens qui même peuvent se positionner à l'opposition aujourd'hui, en tout cas d'un point de vue institutionnel, qui ont été élus et qui ont reçu des mandats sur un plan, enfin sur une posture d'opposition, alors même eux-mêmes ne sont pas forcément très clairs sur leur vision et leur projet et leur alternative qu'ils proposent aujourd'hui aux Français, et donc au fond, une partie d'entre eux sont en fait assez d'accord avec la doxa, notamment budgétaire, notamment les contraintes économiques, entre guillemets, c'est-à-dire en gros les marchés qui pourraient s'énerver par rapport au niveau de dette principale responsable quand même le président de la République, et donc ces gens-là en fait sont assez d'accord entre eux, et notamment, je ne te raconte pas au niveau de la Macronie, en fait, ils sont globalement, par des différenciations et des jeux de communication, ils sont quand même très, ils proposent la même chose.
C'est pour ça peut-être que le journalisme politique finalement se réfugie dans l'anecdote parce que dans le fond, il y a peu de choses à raconter sur les vrais clivages. La Macronie ne donne pas l'impression de vouloir défendre à tout prix François Bayrou, le Premier ministre s'est craché, mais vraiment craché sur la crise climatique à Mayotte, crise climatique humanitaire peut-être sans précédent depuis 100 ans à Mayotte, et or c'était son baptême de feu, Yael Brandpivet par exemple n'a pas été très bonne camarade, on regarde.
Je trouve que c'est bien que le président de la République aille à Mayotte, il faut être auprès des populations, il faut être auprès des Français qui souffrent et face à une telle catastrophe qui n'est pas arrivée sur le territoire national depuis des décennies, il est important d'être aux côtés de ces populations et j'aurais effectivement préféré que le Premier ministre, au lieu de prendre un avion pour Pau, prenne un avion pour Mamoudzou. Il a fait une erreur ? Écoutez, je ne sais pas à moi de le juger, mais en tout cas, je pense que dans ce type de circonstances, il faut être à 100% mobilisé sur la gestion de la crise.
Alors Marc, j'aimerais t'entendre cette erreur politique de débutant de François Bayrou, un homme politique qui a des décennies et des décennies d'expérience sous le bras et aussi sur le peu de solidarité du bloc en marche historique. On dirait que ils n'ont pas pris de gants pour se lâcher. D'ailleurs, comment ils arrivent à faire ça ?
Parce qu'ils n'ont pas pris de gants pour se lâcher, comme je te l'ai dit juste avant, parce que c'est un jeu de massacre entre eux, parce qu'ils sont tous en train de réfléchir à 2027, ou même, et c'est là où le temps politique s'accélère, ils tablent tous potentiellement, on va en reparler, d'un mandat écourté d'Emmanuel Macron, un Emmanuel Macron qui serait quasiment empêché et qui pourrait peut-être s'acheminer, pense-t-il, espère-t-il tous, un peu vers une démission.
Donc, bien évidemment, Édouard Philippe qui se prépare très activement, c'est-à-dire qu'il constitue ses équipes, qui embauche des gens à horizon, qui fait passer le mot à travers ses réseaux d'élus, notamment au moment du congrès des maires. Ça, c'est pour Édouard Philippe. Comme je te l'ai dit, Gabriel Attal se mobilise et là, pour le coup, François Bayrou, même s'il est vieux, peut être un caillou dans la chaussure de tous ces gens-là pour 2027, parce que François Bayrou n'a pas, comment dire, ne reculerait pas à finalement candidater à la présidentielle de 2027. A occuper cet espace. A occuper cet espace, effectivement, de l'hypercentre, on va dire ça comme ça, ou de l'extrême centre.
Donc, Attal se positionne à tel point pour juste continuer le jeu de massacre. On parlait tout à l'heure, bon, c'est des jeux de personnes, mais on parlait de le corps nu. Parmi les personnes qui envoyaient des fléchettes contre le corps nu, et peut-être, d'ailleurs, qu'on voit toujours des fléchettes contre le corps nu pour peut-être qu'il ne soit pas ministre prochainement dans le gouvernement Bayrou, il y a par exemple le clan de Gabriel Attal qui finalement répercute la grande habitude d'Emmanuel Macron qui dénote quand même un manque de confiance, j'allais dire, politique et personnelle, d'ailleurs, paradoxalement, c'est qu'aucune tête ne doit dépasser. Aucune tête ne doit dépasser.
Ça, ça a été un leitmotiv de la part d'Emmanuel Macron depuis 2017. D'ailleurs, c'est pour ça que dès qu'une personnalité avec un peu de poids politique, il la fusillait politiquement. Ça, d'ailleurs, a été un peu le cas de François Bayrou. Pour répondre à ta question, c'est vrai que c'est un peu étonnant de par le parcours politique de François Bayrou et sa posture. Moi, je suis un élu local, je connais la politique, je sais comment ça fonctionne par rapport, justement, au techno-parisien. Tout ce discours-là un peu facile, populiste, pour reprendre un terme parfois galvaudé, mais enfin, là, en l'occurrence, c'est vraiment le cas.
Eh bien, il y a peut-être un paradoxe ou tout simplement quelque chose qui s'explique très bien. C'est-à-dire que, comme je te disais, ça tourne à vide, ils oublient pendant ce temps-là qu'il y a une population qui a voté, comme en plus la population est très fatiguée quand même, elle a aussi autre chose à faire, elle a à vivre, elle a gagné sa vie, les gens sont au chômage, ils peuvent se retrouver dans des situations compliquées. Bref, le système politique tourne à vide. Donc Bayrou, il est l'expression ultime du système politique, tu vois. Ancien monde, il a toujours été là, il est arrivé avec un melon. Alors pour lui, Mayotte, c'est pas tout à fait la France. C'est une forme d'impunité.
Alors après, sur le fond, de toute manière, le rapport des responsables politiques français à l'égard de toute façon de ce qu'on appelle les territoires et départements d'Autre-Mère, c'est une chose, mais en plus, Mayotte, bien évidemment, il y a cette problématique, il y a problématique de toute façon néocoloniale, raciste, qui est très évidente, où il y a un sous-investissement de l'État. Là, on est loin de la République, une et indivisible sur un territoire en grave difficulté
et voilà. Alors quelque part, tout de même, si Bayrou est censuré, Macron est lui aussi dans la mouise, non ? Parce qu'en fait, globalement, il semble se désintéresser du destin de ce Premier ministre qui se serait imposé d'une certaine manière à lui, mais s'il a l'air finalement d'un Premier ministre au phage, il aura des problèmes, lui, mais ça ne semble pas être une obsession pour lui, de maintenir Bayrou, de le consolider. Non, parce que
les gens ont du mal, y compris dans le microcosme politique, mais les gens du pouvoir, les responsables politiques, notamment les responsables politiques d'opposition, beaucoup ont du mal à comprendre qu'Emmanuel Macron se délecte du chaos que lui-même parfois impulse, on l'a vu avec la dissolution, et que par ailleurs, au regard de sa propre défaillance de légitimité politique, ils conservent quand même toujours dans le pays, il faut le dire, certes, des soutiens minoritaires, mais des soutiens qui peuvent avoir voix au chapitre, avoir parfois de la puissance sociale, et pas forcément des grands patrons, ça peut être tout un tas de classes supérieures qui voient d'un très mauvais oeil ce qu'ils appellent l'instabilité politique, finalement, peut-être une fiscalité moins favorable à leur égard, si tu veux, et donc là, Emmanuel Macron, il joue à merveille de ça, c'est-à-dire, c'est tout son truc, d'ailleurs, il l'a dit, il l'a dit avec forme de maïstria, j'allais dire, surtout une forme d'impunité, un cul au monstre comme on le connaît, ou une forme d'autisme, ça dépend du point de vue sur lequel on se place, mais quand il a dit qu'en gros, il y a un front anti-républicain et il y a tous les extrêmes contre moi, la république, c'est lui, voilà, la république, c'est lui, tout à fait, la république, c'est lui et c'est moi ou le chaos, d'ailleurs, ça c'est un stratagème que Nicolas Sarkozy avait essayé de mettre en place à plusieurs reprises, mais Macron, ce chantage-là du moi ou le chaos fonctionne quand même relativement encore, bon, je l'ai dit tout à l'heure, il est extrêmement faible, lui quand même, dans le mécanisme, dans le mécanisme de pouvoir, mais en termes de son comportement, il continue à la fois à susciter le chaos et on le voit d'ailleurs avec Bayrou, tu vois, il ne l'aide pas du tout, Bayrou, justement, il lui savonne la planche et en même temps, il voit bien que ce chaos-là, il en tire, de ce chaos-là, il en tire finalement un bout de légitimité qui lui permet encore de préserver un petit peu son pouvoir.
Et ça, c'est un truc, le fait que Macron parfois suscite et surtout se délecte de ce pouvoir de nuisance, de chaos, c'est peu considéré. D'ailleurs, moi, j'ai été quand même très surpris de voir les responsables d'opposition dans leur ensemble, toutes étiquettes confondues, à jouer encore, pour la plupart, pas tous, on a beaucoup reproché d'ailleurs à la FI de ne pas jouer le jeu, mais tous ont joué la légitimité institutionnelle du président de la République en allant le voir, là,
encore récemment. Comme si au fond, il n'avait pas acté de son côté artificier pyroman, comme s'il n'avait pas... Comme si la valeur
de la parole présidentielle comptait encore en dépit de toutes ces manipulations langagières depuis 2017, si tu veux. Depuis 2017, il a dit tout et son contraire à tous ses interlocuteurs et on avait parfois... Enfin, moi, je trouvais une forme de naïveté, mais il y a aussi autre chose derrière la forme de naïveté de certains responsables politiques. On peut penser, je ne sais pas moi, aux déclarations de Marine Tondelier, par exemple, qui sort du rendez-vous. qu'il n'a pas respecté sa parole ou ça n'a servi à rien. Il y a aussi une forme de jeu là-dedans. C'est-à-dire... Et ça explique aussi la difficulté politique actuelle.
Bien sûr, pour l'instant, l'Assemblée nationale est fossilisée avant la prochaine peut-être ouverture possible d'une autre dissolution, donc juin prochain. mais tout de même, on a l'impression qu'il y a une partie des partis ou des forces politiques qui jouent la montre également, tu vois, et qui ne veulent pas forcément précipiter une forme de chaos pour certains ou en tout cas précipiter le temps politique. Ceux qui n'ont pas
de candidats pour 2024 ou 2025 préfèrent attendre. Et donc, en fait,
si on est juste, si tu veux, quand je disais à la Macronie tourne à vide, c'est un peu tout le système politique de mon point de vue qui ne tourne pas forcément à vide parce que, comme je t'ai dit, les uns et les autres se constituent en écurie présidentielle. Mais encore une fois, tout le monde est obnubilé par la présidentielle pendant ce temps-là. Les défis, entre guillemets, comme on les appelle, auxquels font face les Français et la situation de la France, on a l'impression qu'on peut finalement...
Et pourtant, bientôt, me semble-t-il, ils seront obligés de regarder ces défis-là, notamment d'un point de vue économique.
Oui, alors justement, c'est important. Tu vois, aujourd'hui, je déjeunais avec quelqu'un qui connaît bien les milieux économiques et qui me disait finalement, ça répond aussi un peu à ta question, finalement, peut-être qu'on va... Si Bayrou n'arrive pas à constituer son gouvernement, là, il a dit avant Noël, donc tu vois, ça recule encore. Si Bayrou ne tient pas, finalement, peut-être qu'on va réussir à imposer un gouvernement dit technique. donc en fait, la doxa pure budgétaire imposée par les milieux économiques, en gros, la cure d'austérité, donc en fait, un scénario à la grecque, quasiment, et ça, ça monte dans les milieux économiques. Il monte deux choses.
C'est le début du commencement des douleurs et la voie vers le fascisme.
Alors, t'as emploi les grands mots, mais t'as raison d'employer les grands mots parce que t'as deux phénomènes. T'as le phénomène fiscal d'entre-soi et de sécession de la part de ces dirigeants-là et c'est pas que les dirigeants, c'est également tous les gens qui vivent de cette hyper spéculation financière, de ce système financier oligarchique, donc les traders, les banquiers d'affaires, les conseillers en communication, enfin bon, tous ces gens-là qui... On l'appelle la sous-bourgeoisie. Voilà, qui...
Oui, mais qui gagnent beaucoup d'argent quand même depuis des années et donc ces gens-là ne verraient pas d'un mauvais oeil, je te dis, un consensus, justement, encore une fois, d'entre-soi bourgeois, on va dire. Et il y a aussi, pour débloquer d'une certaine manière la situation démocratique, je vais dire ça comme ça, il y a une partie du patronat aujourd'hui qui regarde très fortement vers l'extrême droite. Alors, on le voit avec un Vincent Bolloré, mais en fait, ça transpire beaucoup plus...
d'une manière beaucoup plus large qu'on pourrait le penser et il y a des responsables économiques, des patrons qui regardent de plus en plus vers l'extrême droite comme une solution d'imposition du cadre néolibéral.
Alors, pour revenir à Macron, les histoires d'amour entre lui et ses premiers apôtres, voir ses mentors finissent mal en général, comme dit la chanson. On pense à Gérard Collomb, Jacques Attali, Jean-Pierre Méliard et d'autres sacrifiés sur l'autel de ses ambitions. Est-ce que Bayrou est le prochain sur la liste ? Est-ce qu'il peut en être autrement ?
Ce que je te disais, c'est que Bayrou, il s'est déjà pris la porte de la part de Macron et même à plusieurs reprises. comment dire ? C'est déjà un déçu du macronisme, en fait, Bayrou. Mais il est toujours dans la roue. Oui, c'est vrai, c'est une bonne image. C'est toujours le... comment dire ? C'est une sorte d'écureuil dans la roue qui continue et qui continue. C'est vrai. Après, parmi tous les gens que tu as cités, il y a des gens différents. Tu vois, par exemple Jacques Attali, en réalité, même s'il a... était utile à Macron dans son parcours, notamment professionnel. La commission Attali, dans son réseautage. Jacques Attali n'avait pas soutenu Emmanuel Macron en 2017.
Jacques Attali voulait Manuel Valls comme président. Il avait soutenu Manuel Valls.
Mais dans sa narration, il lui a beaucoup apporté.
C'est vrai. Mais Attali n'a jamais vraiment été un proche du président de la République dès lors qu'il est devenu président de la République. Après, je ne sais plus les gens que tu as cités. Gérard Collomb. Gérard Collomb est un vrai déçu du macronisme. Mais lui, on va dire, au moins, il a été cohérent avec lui-même. Dès lors qu'il a été déçu, il a claqué la porte. Et d'ailleurs, la Macronie et le château l'a fait payer avant sa mort. Ça a été très, très violent entre Gérard Collomb et la Macronie. On peut penser à Jean-Pierre Jouillet également.
Moi, je rappelle, c'était un des cadres d'analyse de mon livre Le Grand Manipulateur en 2019 où il y avait quelqu'un qui me disait Macron séduit, utilise et il jette. Voilà. Et donc, effectivement, moi, j'avais relaté le fait que Jean-Pierre Jouillet, ancien secrétaire général de l'Élysée sous François Hollande, dès lors qu'il était devenu ambassadeur à Londres, enfin, nommé par Macron après 2017. Il avait beau envoyer des SMS au président de la République, énamouré, il n'avait aucune réponse à tel point qu'un jour, il s'est quand même retrouvé en visite à Paris comme ambassadeur face au président de la République. Il lui a dit « Mais Emmanuel, tu ne reçois pas mes SMS ?
Qu'est-ce qu'il en est ? Pourquoi tu ne me réponds pas ? » Et Macron, et même colère d'ailleurs, répondent « Mais des SMS, on n'en a pas reçu, il y a un problème. Donc, on est quand même dans ce mécanisme-là. Et donc, en fait, il a toujours été seul, Macron. En fait, en réalité, il a toujours utilisé énormément de gens. Ce qui est fascinant ou inquiétant, d'ailleurs, c'est qu'il y a toujours eu énormément de gens qui ont proposé leur service pour des raisons d'ambition personnelle. Et on l'a vu du côté...
Peut-être que c'était exceptionnel aussi, peut-être. Je n'ai pas entendu. Peut-être que c'était exceptionnel, ces gens. Peut-être qu'il se disait que le syndrome du lâchage...
Et le syndrome Macron aussi, tu vois. Le syndrome du CNEF n'allait pas marcher pour eux. Le syndrome Macron du pourquoi pas moi, c'est moi qui dois prendre la place et pas les autres, c'est moi le meilleur. Effectivement. Mais une anecdote que j'ai oubliée à relater et qui est importante, sur les noms qui ont été évoqués, en fait, Emmanuel Macron, son idée est à lui, vraiment. Parce qu'en gouvernement technique, il y a le nom de Thierry Breton qui est très proche de Bernard Arnault qui a été cité. D'ailleurs, je l'ai cité.
Mais il y a quelqu'un qui a conservé la confiance d'Emmanuel Macron, contrairement à certaines personnes que tu as citées, et qui a été son premier ministre, c'est Jean Castex. Emmanuel Macron a répété ces derniers mois que Jean Castex était devenu un ami et que c'était le seul en qui il avait confiance. Donc, ça te montre, là aussi, l'ambiance générale autour du château et du président.
Jean Castex ne peut absolument pas lui faire de l'ombre. Voilà, tout à fait. Alors, tu as parlé de la possibilité d'un gouvernement technique, d'un gouvernement technique, c'est-à-dire d'un gouvernement quasiment du FMI, d'ajustement structurel, qui devra aller avec un rédissement sécuritaire et également une sorte de séquestration du peuple français, de séquestration politique. De la volonté populaire, oui. Et une hypothèse monte en cas de blocage institutionnel. Emmanuel Macron penserait de plus en plus à utiliser l'article 16. Tu en as parlé. Alors, tout le monde ne connaît pas l'article 16 de la Constitution de la Ve République.
C'est quoi et pourquoi ce serait grave et est-ce que tu penses qu'il peut aller jusque-là ? C'est quoi l'article 16 ?
L'article 16 de la Constitution permet, au nom de circonstances exceptionnelles, on va revenir dessus, mais permet au président de la République de s'arroger des pouvoirs exceptionnels et donc, en fait, de concentrer une partie des pouvoirs, pas uniquement exécutifs, mais également, on va dire, législatifs, et d'avoir, en réalité, de devenir un dictateur légal dans le cadre de la Ve République. François Mitterrand, quand il avait vu le général de Gaulle imposer l'article 16 de la Ve République, avait donc expliqué que la Ve République était, donc ça, c'était le titre de son ovage, un coup d'État permanent.
Et effectivement, il faut quand même de nombreuses conditions normalement pour pouvoir utiliser l'article 16, notamment des situations justement de chaos, quasiment de guerre civile. Il a été, l'article 16, uniquement employé en 1961 pendant la guerre d'Algérie au moment du putsch d'Alger. C'est, si tu veux, des généraux anti-gaullistes. Donc, si tu veux, il n'a jamais été utilisé l'article 16 à part de Gaulle en 1961.
Et pourtant, le président de la République, une partie de son entourage, lui-même ambiancé par le président, il ne faut pas se leurrer, diffuse depuis des mois et des mois, c'est-à-dire en gros depuis 6, 7, 8 mois, en gros, même avant la dissolution, la potentialité d'utiliser l'article 16 si le chaos s'installe.
Pour régler le problème ? Pour régler, oui.
Pour régler le problème, la démocratie, en fait. D'une certaine manière, c'est-à-dire en gros, la démocratie plébiscitaire, comme il l'entend, c'est-à-dire, en fait, c'est tous les 5 ans, donc c'est comme Bonaparte, d'une certaine manière. Et donc, en réalité, comme il a été élu, réélu en 2022, il a toute légitimité pour conserver toutes ses prérogatives, voire même pour en avoir davantage. Je me mets dans la tête d'Emmanuel Macron. Donc, il a effectivement ambiancé.
C'est vrai que moi, j'en ai parlé relativement récemment sur Twitter parce que quand j'ai vu que le débat de l'utilisation de l'article 16, éventuellement, pour faire passer le prochain budget, avait carrément suscité des échanges de tribunes contradictoires dans les pages débat du monde, donc ça, ça montre bien une chose qui corroborait d'ailleurs les informations que j'avais, c'est que l'Elysée a d'une manière informelle consulté des constitutionnalistes, a consulté aussi d'une manière informelle certains membres du conseil constitutionnel.
Ça, c'est les éléments d'information que j'avais depuis septembre que j'ai plus ou moins, enfin, que j'ai fini par recouper et puis en plus, voilà, ça monte, ça monte et c'est à tel point que ça débarque dans les pages débat du monde et ça, c'est Emmanuel Macron encore très récemment parce que ça, c'est une source qui m'en a parlé, a pu dire directement à un journaliste bien connu d'audiovisuel que potentiellement il pourrait utiliser tous les moyens, conclusion du journaliste, donc potentiellement l'utilisation de l'article 16.
Il faut savoir quand même que même s'il y a des constitutionnalistes ou des spécialistes en droit constitutionnel et estime que potentiellement on pourrait utiliser l'article 16 au nom de la continuité de l'État pour faire passer un budget qui ne pourrait pas passer autrement. Il y a quand même des conditions très précises et notamment il faudrait quand même l'accord formel des représentants, notamment président de l'Assemblée nationale et du Sénat. C'est-à-dire que ça veut dire quand même qu'il y aurait tout un tas de responsables politiques de premier plan qui seraient OK avec cela.
Quand on regarde la présidence de l'Assemblée nationale et du Sénat on se dit que c'est possible.
Alors, je ne suis pas loin de le penser si tu veux, mais c'est vrai que je pense quand même que c'est aussi une forme d'ambiançage de la part du président de la République pour un peu ce qu'a fait Bayrou, retenez-moi où je fais un malheur, et c'est surtout pour montrer que toutes les armes de la 5ème République il peut les utiliser parce que ça je l'ai expliqué dès le mois de juillet je disais à des confrères qui me posaient la question mais Emmanuel Macron il va utiliser toutes les armes de la 5ème République je ne sais pas si tu te souviens à l'époque le microcosme politico-médiatique début juillet glosait sur la fin justement totale du macronisme au regard de l'échec ce qu'ils entendaient par l'échec de la dissolution on ne savait pas trop d'ailleurs si l'échec de la dissolution ça voulait dire que Bardella avait perdu ou le rassemblement national avait perdu donc mais trêve de plaisanterie mais pas totalement d'ailleurs plaisanterie mais à l'époque il y avait tout un commentaire politique même des gens qui ne sont pas forcément d'accord avec Macron qui expliquait que finalement on allait sur un fonctionnement 4ème République de la 5ème République et que les partis politiques allaient se mettre d'accord ou les gens raisonnables tu sais tout ce discours là les gens raisonnables donc là en l'occurrence soit pour Cazeneuve soit pour Xavier Bertrand allaient se mettre d'accord entre eux et que finalement le pouvoir n'était plus à l'Élysée on a aussi entendu cette petite musique sous le gouvernement Barnier où il y a eu tout un tout un storytelling pour dire le président de la République s'efface ce n'est plus lui qui a le pouvoir il laisse son premier ministre faire en fait dans les faits c'était beaucoup plus compliqué que ça il y a eu beaucoup de frictions entre le premier ministre Barnier et l'Élysée et pour revenir sur cette analyse là de finalement on est en situation de 4ème République ce n'est pas exactement le cas parce qu'en fait Emmanuel Macron continue à utiliser tous les systèmes et toutes les possibilités de la 5ème
c'est que Michel Barnier
est parti et que lui il est là tout à fait et en juillet je disais vous allez voir Emmanuel Macron va utiliser jusqu'au bout tous les et est capable d'utiliser jusqu'au bout tous les instruments de la 5ème République donc la question de l'article 16 dans le fait qu'elle a été diffusée dans l'espace public et notamment par des tribunes montre quand même qu'il y a une sorte de préparation aux esprits ou en tout cas une ambiance qui s'installe d'ailleurs ça n'a pas particulièrement provoqué sauf erreur de ma part de critiques si fortes sur le spectre politique on a des explications très psychologisantes à l'égard d'Emmanuel Macron depuis quelques temps il est pervers dans le pouvoir bon certes on peut avoir ces analyses là sauf que ça réduit quand même une certaine forme d'analyse sur un rapport très autoritaire d'Emmanuel Macron sur la 5ème tu vois on peut dire
que c'est le Donald Trump de la 5ème république c'est à dire il exacerbe les traits de la 5ème république et en cela il a des masques il démasque son caractère autoritaire très juste et peut-être qu'il précipitera la fin de la 5ème peut-être parce qu'on ne sait pas justement elle a été créée pour être éternelle à défaut d'une révolution en 2024 avec les technologies de surveillance avec tout ce qu'on connait avec la subdivision du peuple français c'est pas évident non plus une révolution à moins que peut-être l'élite des affaires le monde de l'entreprise le monde des puissances se disent que Macron est un trop gros coup et qu'il faut passer à autre chose et là peut-être que l'hypothèse d'une destitution organisée à laquelle succomberait LR la droite républicaine fonctionnerait
mais tu vois bien que dans ce scénario-là où on laisserait entre guillemets justement les forces économiques les relais certains relais de pouvoir dans le pays se mobiliser et essayer d'empêcher le président à tel point qu'il serait obligé d'une certaine manière de partir et de démissionner
et oui
mais c'est ce qu'on disait tout à l'heure eux ont le plan enfin eux ont le plan ils vont tout faire pour nommer un gouvernement encore plus autoritaire encore plus réactionnaire parce qu'ils se disent c'est la meilleure clé démocratique donc le trumpisme en fait c'est le trumpisme ou le bolsonarisme d'une certaine manière c'est même d'ailleurs au départ plus le bolsonarisme quand on regarde sociologiquement qui a soutenu Bolsonaro au Brésil mais même s'il y avait une partie des forces économiques qui soutenaient Trump dès 2016 mais il y a cette solution là qui est du côté des forces réactionnaires et possédantes et donc toute la question c'est est-ce que la gauche pour le coup les parties de gauche challengent cette alternative la politique également et prennent ces forces de gauche prennent leur responsabilité c'est-à-dire aient également un plan et soient également prêtes à toute éventualité dans les prochains jours en prochaines semaines si Emmanuel Macron part du pouvoir parce que là on serait dans une situation extrêmement inquiétante et complexe si y compris les résultats électoraux de part la mobilisation populaire quand même je pense aux résultats de la dissolution c'est très fragile dans l'époque qu'on connaît et les intérêts en face sont très puissants donc là il y a quand même au-delà des enjeux de personnes ou des stratégies il faut quand même que tout ce petit monde se prépare très activement y compris pour prendre le contrôle de l'état d'une certaine manière face à tous les tous les défis notamment internationaux
en fait je t'entends presque dire que tu as quelque chose à dire sur finalement l'absence d'imagination politique ou de clairvoyance d'une grande partie de la gauche face à Macron qui est quand même le produit qui est l'enfant de François Hollande
je trouve que dans le débat politique qu'on connaît il y a peu de responsables politiques encore qui prend de mon point de vue dans le discours employé prend la mesure finalement de la crise de régime qu'on connaît si tu veux il y en a quelques-uns bien évidemment mais parfois je trouve les discours encore bien timorés parce que justement ils ne veulent pas aller sur trop de chaos trop de bazar trop de désordre enfin c'est un peu
le discours vous dites que la France est un pays de vieux et que les vieux n'aiment pas le désordre et que
oui oui mais d'accord mais quand même c'est tu vois tu citais Jean-Pierre Mignard Jean-Pierre Mignard lui il y va depuis alors ça fait longtemps qu'il est déçu en fait Mignard mais il y a une forme
de gravité qui s'empare de sa pensée oui effectivement
oui tu vois et surtout sur le comportement du président de la république il y a une forme de lucidité qui est exprimée alors c'est pas c'est un avocat c'est pas un responsable de parti mais je trouve que au moins dans le décryptage alors c'est aussi parce qu'ils veulent ils pensent à l'après les responsables politiques genre finalement Macron il est déjà mort politiquement c'est aussi ils veulent croire ça en tout cas que Macron c'est déjà fini qu'ils veulent ils veulent pas avoir comme point de fixation seulement Macron ce que je peux comprendre aussi mais mes résultats parfois il y a une c'est ce que je te disais tout à l'heure sur finalement ils ont été voir le président de la république puis d'une certaine manière après ils ont dit bon bah pourquoi en gros il nous a encore roulé dans la farine ou on a rien obtenu comme s'il y avait quelque chose à obtenir
peut-être qu'il lorgne aussi un peu sur son héritage c'est-à-dire s'il est mort il faut prendre des bouts du macronisme et finalement le centre gauche aurait besoin de certains bouts du macronisme pour redevenir hégémonique à gauche
on en revient on en revient à ce que je te disais tout à l'heure sur où est le débat de fond entre toutes ces forces politiques entre tous ces responsables politiques qu'est-ce qu'il propose comme vision et comme projet pour la France en véritable alternative à l'égard de finalement un consensus comment dire partagé par une partie des dirigeants et des forces économiques par exemple tu vois
alors j'aimerais qu'on revienne sur le macronisme parce que finalement c'est une partie de la clé c'est-à-dire s'il peut être interchangé à l'intérieur du système qu'il défend peut-être le sera-t-il et du coup je me pose la question est-ce que le macronisme peut survivre à Macron ou est-ce qu'il mange ses enfants on voit que les mormons à le premier cercle d'Emmanuel Macron mandat 1 Sybénia Julien de Normandie Sylvain Faure Ismaël Emélien etc se sont éparpillés façon puzzle et éloignés les parrains aussi dont on a parlé et l'âme damnée Alexis Colleur est pris aussi dans la tourmente judiciaire tandis que Gabriel Attal c'est devenu un peu le is-no-goût de son grand frère et on évoque un boys club donc on parlait de ces révélations qui fuitent dont l'influence on dirait autour d'un Bruno Roger Petit qui n'a pas de signification politique Roger Petit c'est pas grand chose
il est pas grand chose il est avec Alexis Colleur il est le conseiller qui est resté en poste à l'Elysée depuis maintenant 7 ans
mais de loin moi je vois Alexis Colleur comme quelque chose Alexis Colleur
est quelque chose parce qu'il était en tout cas la tour de contrôle d'Emmanuel Macron sur l'état donc bien évidemment le poste de secrétaire général à l'Elysée c'est extrêmement important il faut quand même quand je disais que les tensions se multiplient entre Emmanuel Macron et Colleur c'est que sur le fond et en termes de stratégie entre guillemets personnelle et politique pour la suite Colleur fait clairement le choix d'Edouard Philippe il faut savoir que les relations entre Edouard Philippe et Colleur sont anciennes ils étaient tous les deux jeunes eurocardiens avant que Philippe se tourne vers la droite républicaine ils se sont connus et côtoyés au Havre quand Alexis Colleur était représentant de l'état au conseil d'administration du grand port maritime du Havre où était présent le maire du Havre Edouard Philippe et même avant qu'il soit maire je crois et bien donc ils se connaissent très bien il faut savoir que c'est Alexis Colleur en 2017 qui a proposé et positionné Edouard Philippe qui n'était pas le premier choix du président de la république à Matignon donc il y a historiquement une vraie proximité entre Edouard Philippe et Alexis Colleur et aujourd'hui j'ai été frappé de voir ces derniers mois qu'au regard de la mobilisation d'Edouard Philippe que je te décrivais tout à l'heure politique le canal entre Alexis Colleur et Edouard Philippe est constant il se parle quasiment tous les jours et tellement constant qu'on peut se poser la question de la loyauté d'Alexis Colleur à l'égard du président
de la république justement c'est de quelqu'un comme Alexis Colleur que le macronisme peut imploser de l'intérieur le petit tas de secrets peut avoir raison du macronisme
alors ça c'est là tu évoques une autre question la question des secrets partagés depuis ce septennat on va dire enfin ce septennat depuis sept ans là le problème c'est que tout le monde partage des secrets si tu veux donc en fait il y a une sorte de guerre froide voilà de guerre froide mais mes colères par exemple face à Gabriel Attal il ménage pas non plus ses coups à l'égard de l'ancien premier ministre il disait il y a quelques semaines quelques mois que Gabriel Attal c'était tout pour ma gueule il l'appelait tu vois TPMG c'était son c'était son petit surnom que le secrétaire général avait trouvé sur
on va aller à la dernière question si on aurait encore beaucoup de choses à dire la chronique mondaine parce qu'on parlait du potentialité de loyauté jusqu'au bout de colère et la chronique mondaine accuse aussi Brigitte Macron de susciter des articles dans le canard enchaîné pas contre Emmanuel Macron mais sur Emmanuel Macron est-ce que Brigitte Macron tu disais la rumeur mondaine non c'est pas ça la chronique mondaine la chronique mondaine non mais il y a notamment pendant cet été pendant la période des JO beaucoup on en parlait il y a
je te disais tout à l'heure il y a des vraies tensions personnelles et politiques entre Brigitte Macron et Emmanuel Macron et entre Emmanuel Macron et Alexis Collaire c'est d'ailleurs d'ailleurs le choix ou le faux choix ou le choix par défaut d'Emmanuel Macron concernant François Bayrou et aussi à cette image-là parce qu'en fait il n'a pas suivi Alexis Collaire il n'a pas non plus suivi ce qu'aurait voulu l'entourage ou Brigitte Macron tu parlais de Bruno Roger Petit tout à l'heure je ne l'ai pas dit mais son pouvoir il le tient de sa proximité aussi avec Brigitte Macron bon voilà là on est dans l'exégèse du pouvoir de l'Elysée tu peux te dire aussi que finalement ces deux pôles de pouvoir à l'Elysée sans s'en apercevoir eux-mêmes c'est-à-dire eux ils sont dans la machine je te disais ils tournent à vide en fait comme le pouvoir s'émousse petit à petit quand même dans le microcosme dans l'entourage présidentiel plus large finalement ces pôles qui étaient des pôles de fixation de pouvoir parce qu'en fait chacun tapait à la porte des uns ou des autres ces pôles-là diminuent en influence y compris autour du président de la république tu vois c'est-à-dire qu'il n'y a pas que Macron qui devient plus faible il y a également les gens qui sont dans son entourage deviennent plus faibles et ta question importante à laquelle je n'ai pas répondu mais sur est-ce que le macronisme peut survivre non je ne crois pas le macronisme enfin c'est deux choses le macronisme est en fait un un fan club à l'égard du président de la république Jean-Pierre Mignard il l'avait dit à Nicole Brick ancienne ministre de François Hollande qui avait participé à l'aventure en marche avant de décéder malheureusement mais il lui avait dit à l'automne 2017 ils avaient été à un premier congrès d'en marche ensemble et à la sortie Mignard avait dit à Brick mais tu te rends compte c'est une secte donc pour te donner c'est un terme très fort c'est pour te donner quand même ce qu'a été la politique ou la nouvelle politique comme on l'a présenté d'en marche c'était d'abord et c'est toujours d'abord renaissance en marche maintenant c'est derrière Gabriel Attal mais c'est d'abord un club de supporters avant d'être un parti politique où il y a des jeux de pouvoir traditionnels avec des lignes politiques qui s'affrontent donc on est quand même dans ce contexte-là politique de déstructuration de la vie politique donc pour répondre à ta question c'est plutôt est-ce qu'une forme renouvelée de politique réelle pourrait revenir et là il y a deux difficultés de mon point de vue d'un côté une difficulté de fond ce que je te disais quelle alternative par rapport à l'économie et à ce qu'on essaye de nous imposer y compris au niveau international et quelle alternative aussi par rapport à la déstructuration des relais politiques traditionnels qui faisait la substantifique moelle aussi de la Vème République c'est-à-dire quels étaient les contre-pouvoirs dans le cadre de la Vème République c'était les partis politiques traditionnels dès lors que les partis politiques traditionnels ont explosé implosé avec le macronisme et par l'arrivée soudaine mais également conséquence-cause l'arrivée de Macron au pouvoir cette déstructuration des partis politiques a aussi rendu dysfonctionnelle totalement la Vème République et là-dedans c'est là où on revient à ton constat sur le Trumpisme parce qu'en fait ce rapport direct de personnalité qu'ont des ambitions politiques avec des publics notamment par les réseaux sociaux là on est dans le Trumpisme et là ça pose la question on peut le voir encore très récemment de plein d'ambitions politiques d'ailleurs peu importe le spectre politique qui s'expriment à travers des fan clubs et pas du tout à travers des partis politiques qui certes eux sont plutôt à bout de souffle
on va observer tout ça merci Marc Andeveld merci à vous d'avoir regardé cet entretien d'actu en deuxième partie notre quasi quotidienne toujours debout n'hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé en commentaire si vous nous regardez par Youtube et via email si vous nous regardez à la télé nous sommes au coeur du mois de décembre et le média a engagé sa très cruciale campagne de dons de fin d'année nous avons réuni un peu plus de 100 000 euros grâce à vous merci beaucoup mais ce n'est malheureusement pas suffisant pour continuer de faire vivre votre média et pour nous faire des dons défiscalisés rendez-vous sur lemédiatv.fr la soutien très bonne soirée sur les médias