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interviewSud Radio (sur YouTube)· 1 janvier 2026 7 min

Les voeux d'un président de la République résigné ? Au pied du sapin avec Guy Carlier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Bonjour monsieur Guylier, bonjour Maxime. Bonjour à tous. Bonne année évidemment et bonne année naturellement.

Bonne année à tous nos amis auditeurs. J'y reviendrai plus précisément demain. C'est un petit àcomte de vœux et comme demain c'est la dernière de cette série euh on ira plus dans le détail.

Vive la culture bien sûr, vive le cinéma, la littérature et la musique. Et en ce lendemain de réveillon, mon cher Guy, j'imagine que vous avez quand même des choses à nous raconter. Oui, effectivement la soirée du réveillon évidemment j'ai regardé et écouté les vœux du président et j'avoue que j'ai été surpris pas par ce qu'il a dit mais par le ton résigné.

J'ai cru qu'il allait terminer son allocution en disant "Bon bah les gars, bonne chance et qu'un orchestre allait se mettre à jouer plus près de toi, mon dieu, comme sur le pont du Titanic." Mais je dois avouer que la vraie raison de ma curiosité pour la locution présidentielle, je vais vous l'avouer, c'est vous souvenez qu'hier j'ai diffuser dans cette chronique les vœux surréalistes que Valéri Giscardestin avait imposé à une anémone tétanisée. Et bien hier soir, j'ai eu l'espoir fou qu'Emmanuel Macron désirant créer un contrefeu à son bilan, présente ses vœux en compagnie de son épouse et que cette dernière conformément à sa pensée nous balance des chaires salons, cher Salc effectivement conforme à son idéologie.

Après avoir constaté que Brigitte Macron était absente, je m'apprêtais à rejoindre les convivres du réveillon auquel j'étais convié. Mais comme dans ce film de Bunuel, vous savez où les gens ne parviennent pas à sortir de la pièce dans laquelle ils sont réunis alors qu'ils sont libres de le faire, j'étais comme hypnotisé par le ton du président. Le gars n'y croit plus, il ne parvient même plus à faire l'effort de nous faire croire que ça va aller.

On avait l'impression qu'il disait au français "Bon bah les gars, éclatez-vous ce soir parce que pour le reste c'est mort." Alors c'est ce qu'on a fait. On a laissé les télés allumées pour canaliser les enfants.

Bah oui, hein. Quel adulte normalement constitué a envie de regarder sur TFA un bêtisier de 3h présenté par Christophe Beauaugrand avec l'autruche, vous savez, qui surgit derrière une journaliste et lui assène un coup de bec nerveux sur le crâne et puis surtout l'incontournable, le traditionnel, le cultissime. Tu arrêtes de gueuler René de la dislace de Oyos.

Tiens, on se l'écoute pour le plaisir. Tu le mets derrière le truc comme ça. Et puis avec le trou du cul par hasard.

Non, tu arrêtes de geler René, tuarrêtes de geler bordel. C'est toujours aussi drôle mais aussi terriblement injuste pour la dyslace de Oyos dont la postérité ne retiendra que cette engueulade anecdotique avec son cadreur alors qu'il fut le journaliste qui réussit à retrouver en Bolivie le criminel de guerre nazi Claus Barbie et à le démasquer d'une manière géniale en lui tendant les photos de Jean Moulin pardon et en lui demandant dites-moi, est-ce que vous avez torturé cet homme ? L'autre a répondu non connaît pas.

Il a rendu les photos sur lesquelles il avait laissé la trace de ses empreintes digitales. C'est un exploit historique et pourtant on ne se souviendra de lui que pour son tarête de gueuler René. À ces instants, je m'aperçois que je viens de vous faire 2 minutes 30 sur faites entrer l'accusé au lieu de parler de la télé du réveillon.

C'est vous dire si ça présentait peu d'intérêt. De toute façon, je vous l'ai dit, les bêtisers de TF1 ou les chanteurs ringard de France Télévision servent uniquement à canaliser les enfants qui se vautrent sur les canapés dans des positions invraisemblables, parfois la tête à l'envers et puis qui rit très fort à des gagues qu'ils ne comprennent pas. Les adultes ne retournent eux à la télé qu'à partir de 23h55 pour voir Christophe Beaugrand sur laune scander le décomte de cette fin d'année 2025.

Le réveillons avec ces moments de gêne et de tension que vous avez sans doute vécu, vous qui m'écoutez hier soir. Bon au parade des thèmes de nonlieu à des prises de tête de winner is Harry Habitant hein. Ça évidemment execo avec Brigitte Macron. qui donne à lieu un débat enflammé des dérivants sur le statut de la première dame puis le statut de dame tout court pour un complotiste alcoolisé.

À part ça, il y relativement peu de tension finalement. Certes, une féministe tenta sans succès une relance sur Brigitte Bardau, mais quelqu'un eut le réflexe génial de mettre fin au débat en dansant, en lançant les démons de midi et ça c'est imparable. Il y a des chansons comme ça qui déclenchent un délire collectif auquel aucune tension de fête familiale ne peut résister.

Écoutez, [musique] à cet instant, tout le monde avait quitté la table sal mangé à l'exception d'une fillette endormie tout au bout de la table, la tête enfouie dans son bras replié sur une nappe tachée de mousseux qui rêvait sans doute d'une année 2026 pleine d'amour. Et dans les réveillons, il y a toujours une fille que l'on ne connaît pas. Mais mon dieu qu'elle est belle, qui l'a invité.

Et les démons de mi minuit minuit la rendait encore plus belle. C'était la reine de la soirée. Elle riait à gorge déployée.

Elle attrapait d'une main une coupe de champagne au vol et de l'autre faisait tourner une serviette. Et ce geste ringard devenait un moment de grâce. Assis à côté de moi, un jeune homme à bazourdi par sa beauté n'avait que faire évidemment des vœux de Macron. des angoisses du futur et d'un autre type assis de l'autre côté qui lui racontait des choses sans intérêt auxquelles il répondait de temps en temps des Ah ouais d'accord en pilotage automatique sans cesser de détacher ses yeux de la fille qui dansait tandis que l'autre continuait non mais tu te rends compte ils ont foutu neuf rond-points sur la départementale entre Romantin et cheverni 9 rondpoints 12 km juste pour épongcher l'excédent budgétaire c'est dingue.

Ah ouais d'accord. Ah ouais d'accord. Tu es pas bavard toi.

Tu m'écoutes ? Ah, tu tu regardes ma femme ? Oh, excuse là, faut toujours qu'elle se fasse remarquer.

En plus, elle adore danser sur des chansons ringardes et démon de minuit. C'est complètement con comme chanson. L'amoureux transit murmura : "Non, il n'y a pas de plus belles chansons au monde." Une fillette endormie tout au bout d'une table et qui rêve du grand amour, la tête posée dans son bras replié.

Une fille qui danse avec la grâce d'un ange. On suffit hier soir à me faire croire contrairement à ce qu'elle laissait penser Macron que tout n'était pas foutu. À demain. [musique] Ah je savais que ça [musique] Merci beaucoup Guy Carlier.

En effet, nous avons tous laissé en partant et en laissant nos parents dans une soirée un visage féminin qui nous avait tébouilli. Merci beaucoup mon cher Guy Carlier. Sachant que je rappelle que sur cette chanson, il est interdit par, je rappelle, la convention de Genève de crier qui ça qui ça au milieu du refrain parce que sinon ça mérite un emprisonnement à vie.

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