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interview28 minutes - ARTE· 7 avril 2026 23 min

Iran : jusqu’où ira la surenchère de Donald Trump ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Donald Trump va-t-il mettre ses menaces à exécution la nuit prochaine ? faute d'accord avec l'Iran d'ici 2h du matin heure française le pays sera anéant assure le président américain sans attendre l'échéance de l'ultimatum d'intenses frappes américano-israéliennes ont été menées aujourd'hui notamment sur des ponts et sur l'île de Carg, point névralgique de l'industrie pétrolière iranienne. Dans le golf, Terran menace de mener à son tour des actions qui priveront les États-Unis et leurs alliés de pétrole et de gaz pendant des années.

Mais quel crédit accordé à Donald Trump ! Depuis des jours, il dit tout et son contraire. Il y a de bonnes chances de parvenir à un accord dans un style bien à lui.

Ouvrez le de D3 espèce de taré où vous vivrez l'enfer. Vous allez voir. Gloire à Allah.

Une surenchère et une violence verbale condamnée par l'opposition démocrate qui s'interroge sur la santé mentale de Donald Trump. Le président des États-Unis déblatèrent comme un détraqué sur les réseaux sociaux. Des démocrates vont jusqu'à suggérer au gouvernement d'invoquer le 25e amendement de la Constitution qui permet de déclarer un président inapte à exercer ses fonctions.

Même dans les rangs républicains, des voix s'élèvent. Cet ancien allié du président appelle son parti à ouvrir les yeux. Il est devenu fou et vous êtes tous complices.

Alors folie furieuse ou fuite en avant ? Jusqu'où Donald Trump peut-il aller dans la surenchère ? Négociations menées par Roman, le Pakistan et l'Égypte peuvent-elles sortir toute la région de l'impasse ?

D'autres invités pour ce débat. Géral Olivier, bonsoir. Journaliste franco-américain.

Dernier essai paru coverup le clan Biden, l'Amérique et l'État profond. Selon vous, Donald Trump est le seul à véritablement agir pour mettre un terme définitif à l'action nuisible de l'Iran. Il a ajouté vous l'intelligence d'utiliser le langage des molas pour montrer qu'il ira au bout de ses objectifs militaires.

À côté de vous Amy Green, bonsoir politologue, spécialiste de la politique des États-Unis. Vous enseignez à Sciencep Paris votre dernier essai l'Amérique face à ces fractures. Selon vous, le président des États-Unis, Donald Trump, sort totalement du cadre, que ce soit du droit international américain ou du cadre moral. et vous ajoutez, il y a une surenchère presque viriliste qui pourrait avoir un coût électoral élevé pour les républicains.

Vous pensez aux élections de demi-mandat qui auront lieu en novembre prochain. Et Karim Émile Bitard, bonsoir. Vous êtes professeur associé à l'université Saint-Joseph de Beout.

Vous enseignez aussi à Sciencep Paris. Vous êtes spécialiste du Moyen-Orient. J'ajoute que vous êtes franco libanocadien.

Vous avez trois nationalités et selon vous, Donald Trump adore les ultimatums. Mais c'est une mauvaise stratégie de négociation. Les Iraniens détestent cette méthode.

Que ce soit du côté du régime ou de la population, vous ajoutez, cela pourrait paradoxalement finir par les ressouder, ressouder leur nationalisme. Et on démarre avec le l'ultimatum du jour. Parler, hein, c'est celui donc adressé par Donald Trump à l'Iran et qui se termine ce soir minuit, soit 2h du matin chez nous.

Faute d'accord avec les dirigeants iraniens, le président américain a menacé aujourd'hui même l'Iran d'un anéantissement total. Une civilisation entière va mourir ce soir", a-t-il écrit donc sur sa plateforme Tru Social à quelques heures de l'expiration donc de cet ultimatum ajoutant "Je ne veux pas que cela se produise mais ce sera probablement le cas." Gérald Olivier, ces paroles seront forcément suivies des faits dévastateurs ou avec Donald Trump vous-même vous distinguez les paroles et les actes ?

Alors, faut toujours distinguer les paroles de l'acte, mais faut surtout regarder l'intention. Ce qui est déterminant aussi, c'est que ce que Donald Trump essaie de vous dire, c'est qu'il ira au bout de ses objectifs. Quels sont ces objectifs ?

Faire en sorte que l'Iran ne soit plus une menace ni pour la région, ni pour Israël, ni pour une ni pour les États-Unis et cesse de financer le terrorisme autour de lui. Que le programme iranien soit abandonné une fois pour toutes, que le programme balistique soit pour tout nucléaire. le programme nucléaire, pardon, excusez-moi, le programme nucléaire soit abandonné une fois pour toutes, que le programme balistique soit sous contrôle, c'est ce qu'il veut. il a militairement obtenu ses objectifs.

Mais il se trouve qu'aujourd'hui le conflit a évolué dans deux directions. La première c'est la direction économique parce qu'il y a un chantage exercé par l'Iran sur le D3 d'Ormouse. La deuxième c'est une direction politique parce qu'il y a toujours une incertitude sur ce qui arrivera après les bombardements.

Ce que Donald Trump souhaiterait et ce qu'il exprime très clairement dans ses suites, dans ses tweets, même s'il le fait violemment, c'est que le régime vienne à sa raison, reconnaisse sa défaite et qu'on passe à autre chose. Karim Bidard, c'est vrai que ces mots sont quand même assez forts, En même temps, on nous dit chez les partisans de notre voyez, il parle comme l'adversaire, il utilise les mêmes mots, la même sémantique. C'est comme ça qu'il faut leur parler.

Est-ce qu'il y a des cas similaires dans l'histoire américaine ou pas ? Est-ce que c'est une diplomatie qui peut marcher ? Il y avait un président au 19e siècle dont Trump s'est inspiré qui s'appelait Andrew Jackson qui utilisait un vocabulaire fleurri, mais en l'occurrence, il ne s'exprime pas vraiment comme les Iraniens car les Iraniens ont tous les défauts de la terre.

Ce régime iranien, il va au-delà. Il n'a pas dit qu'il voulait anéantir le régime iranien. Il parle d'une civilisation plurimillénaire.

H euh quand on lui a dit "Mais vous êtes en train d'annoncer des grimes de des crimes de guerre", il dit "Mais ce sont des animaux, on est dans une déshumanisation totale et cette rhtorique pourrait au contraire finir par lui nuire. Il risque de devenir otage de cette propre escalade verbale pour pouvoir toujours montrer qu'il est capable de passer à l'acte, qu'il ne va pas perdre la face et c'est cela qui est le plus à craindre aujourd'hui." Emy Green, comment vous expliquez-vous ce recours à cette sémantique là ?

Donald Trump en même temps, que ce soit l'Iran ou d'autres dossiers, ce n'est pas une nouveauté. Non, il s'exprime comme il est, comme les Américains aussi l'entendent. C'est une stratégie, c'est ça peut être une stratégie de en fait finalement de négociation en quelque sorte.

C'est-à-dire que le président, il va pousser très très loin et là au moment où ça devient vraiment critique, vous pensez qu'il va peut-être reculer, revenir à la raison. Et en fait, il ajoute la surenchère contre toute attente. Et ce qu'il espère à chaque fois, c'est que son adversaire ou en tout cas celui face à lui arrive le plus proche possible de son point de vue.

Donc ça peut être effectivement une stratégie, sauf que là on se pose la question de prendre au sérieux ou simplement comme les propos du président ou simplement comme des des bah un langage flor ou des tic de des tes d'expression. Sauf que derrière il engage l'extrême, c'est-à-dire l'arme nucléaire. Il parle effectivement dans ce discours civilisationnel.

Donc donc il dépasse toute borne finalement de de la du pouvoir de l'utilisation du pouvoir normatif qu'on a l'habitude de voir. Et effectivement ça pourrait revenir à une forme d'échec. C'est-à-dire que si vous devrez ajouter de la surenchère à la surenchère et vous n'avez pas d'autres sorties, ça montre que vous épuisez des outils à votre disposition.

Il ne vous reste que ça finalement. On va évoquer avec vous trois et avec Anna. L'entourage de Donald Trump.

En l'occurrence celui qui s'auto euh définit comme le ministre de la guerre, Pete Hexet. Oui, Pete Hexet, 45 ans, secrétaire d'État à la défense. Il est connu lui aussi pour sa communication agressive qu'il débite sans filtre à chaque conférence de presse.

Sa devise du moment au sujet de la guerre en cours, c'est traquer, démanteler, démoraliser, détruire et vaincre. C'est lui aussi qui déclarait tout feu, tout flamme au début du mois de mars. L'Amérique est en train de gagner de manière décisive, dévastatrice et sans pitié.

C'est un ancien animateur de la chaîne conservatrice Fox News, ancien soldat en Afghanistan, en Irak, mais il est aussi connu pour ses positions masculinistes, raciste, misogyne et on sait qu'il a une proximité assumie avec des intégristes chrétiens. D'ailleurs, il a instauré une prière mensuelle au sein de l'armée qui, selon certains soldats est contraire à la Constitution. Et puis d'autre part, il fait régulièrement le ménage dans les rangs de l'armée.

La semaine dernière, il a limogé plusieurs haut gradés de l'armée terre dont le chef d'étatmajor Randy George et rappeler qu'il choisissait, je le cite, les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. Des agissements qui inquiètent au plus haut point les démocrates. Et d'ailleurs une élue de la chambre des représentants qui s'appelle Yassamine Ansari d'origine iranienne est en train de lancer une procédure de destitution de PIT Exet pour mise en danger délibérée de militaires américains et crimes de guerre répété en Iran.

Gérard d'Olivier, quand on a un secrétaire à la défense, voilà qui est controversé avec une attitude plutôt béliciste, forcément ça alimente la surenchère de Donald Trump. Alors, c'est P Ex est certainement un fan de Donald Trump et il a été choisi à ce poste pour sa proximité avec Donald Trump. C'est quelqu'un comme vous dites qui est passé par l'armée, il est passé par les Marines.

C'est un patriote indiscutable. C'est surtout quelqu'un qui s'est toujours opposé à les fameux aux fameuses politiques menées par les démocrates pendant longtemps qui étaient les politiques de DEI comme on dit, d'inclusion, diversité et d'équité. Euh et qui pour lui allait à l'encontre de l'objectif réel de l'armée américaine qui est de mener des actions de combat et des actions de de sauvetage comme celle à laquelle on a assisté ce weekend de manière impeccable.

Et c'est exactement ce qui s'est passé. le pilote qui a été récupéré en voilà les deux pilotes parce qu'en fait il y en a eu deux en 3 jours et donc il estime que le rôle de l'armée c'est ça un c'est de combattre de c'est de protéger ses propres tour on ne laisse personne derrière à partir de là il a un langage qui est un petit peu châtié qui est un petit peu comment dirais-je schématique comme beaucoup c'est un ophémisme he dit un langage peu châtié il il a le langage des militair c'estàdire il a un langage où il va il va à l'essentiel et on ne peut pas tellement passer à côté de il est quand même controversé au sein même de l'armée qui au sein de l'administration Trump n'est pas controversé. H au passage, ministre de la guerre, c'est pas sa décision, c'est celle de Trump.

Oui. Emy Green aux États-Unis, plusieurs fois s'élève pour dénoncer un problème de santé mentale carrément du président américain dont par exemple Chris Murphy, républicain qui dit "Si j'étais membre du gouvernement Trump, je passerais pas qu'à appeler le des constitutionalistes pour parler du 25e amendement qui permettrait une destitution mais très peu probable." On en est on en est là ou vraiment ou pas ?

Oui, Chris Muffy c'est un démocrate qui est assez critique, je vous en prie, à l'égard de la politique étrangère de Donald Trump, il se il trouve ce créau dans la politique étrangère. Bah effectivement, on est dans de l'inédit vraiment c'est des hypothèses qu'on a jamais eu vraiment à considérer. Mais effectivement, on a eu des tests enfin des déclarations de psychologues qui fassent une sorte de diagnostic sans connaître personnellement Donald Trump.

Donc on a eu ce genre de sortie dans la presse qui évoque la santé mentale du président pour l'instant et votre reportage l'a bien montré cette question-là ce débat existe vraiment dans les cercles démocrates avec quelques aigrés ou frustrés ou personnes en colère dans la magasphère dans Madorie et Teller Green mais globalement c'est une c'est une c'est une présidence qui qui peut choquer qui choque les Américains. D'ailleurs, ça en témoigne par les les taux de d'approbation de Trump, mais globalement c'est un c'est un sujet qui ne rentre pas dans le débat politique de façon opérationnelle aujourd'hui. Ça vous choquer ce débat ?

Parce que sans parler de ces opposants, quand on prend par exemple les propos de Suzy Wies qui est chef de cabinet de Trump qui est toujours à la Maison Blanche et qui a accorder des interviews à Vantifer et qui a parlé à propos de Trump qu'elle connaît très bien et dont elle a la confiance de personnalité d'alcoolique. Oui, mais ce propos, il a été totalement détourné. C'est très bien que vous le citiez.

Pourquoi est-ce qu'elle a parlé de person d'alcoolique ? parce que elle avait un père alcoolique et il a vu que sous l'emprise de l'alcool, cétait quelqu'un qui sentait que ses limites, il avait plus de limite, il était capable d'aller au bout de ses sentiments. Et ce que Suzy WS cherchait à dire, c'est que Donald Trump a des objectifs et qu'il a une personnalité pour aller au bout de ses objectifs.

C'est extrêmement important. Elle aussi par de manière positive et ça a été détourné. Voilà.

Mais l'idée c'est que Donald Trump estime qu'il est à la Maison Blanche, il a un mandat de 4 ans, il a des problèmes à résoudre et il va les résoudre. Il aurait été beaucoup plus facile au passage vis-à-vis de l'Iran de ne rien faire. C'est ce que tous les prédécesseurs ont fait.

H Karim Bit, ce n'est pas tant l'alcoolisme qui m'inquiète. Churchill commençait à voir très tôt le matin. Hitler Hitler était complètement sobre.

Ce qui m'inquiète plus, c'est le portrait de Pitt Hexest qui a été dressé, qui est tout à fait exact. Ce à quoi il faudrait ajouter qu'il a écrit un livre qui s'appelle croisade américaine, qu'il porte des tatouages rappelant la première et la deuxième croisade que sa propre mère a dit qu'elle avait honte parce qu'il avait exercé des violences sexistes et sexuelles et qu'il a en effet imposé dans l'armée américaine sa vision du christianisme. Ils ont été jusqu'à interdire la messe du vendredi saint aux catholiques.

Donc on est véritablement dans une logique de religiosité exacerbée alors qu'il faut pas mettre ça sur le compte d'une excentricité américaine. L'un des pères fondateurs Thomas Jefferson disait "Il faut qu'il y ait un mur d'acier entre la politique et la religion. Aujourd'hui, nous sommes dans des délires messianistes aux États-Unis qui ne sont pas sans rappelés curieusement les délires messianistes iraniens.

Alors, on parlait de surencher des mots, mais il y a maintenant la aussi la question de la surencher éventuelle dans les cibles Emy Green. Certains parlent de potentiel crime de guerre dans ce qu'entendant faire euh Donald Trump dans la destruction de ponts notamment qui ont commencé he dès aujourd'hui. Est-ce que ça c'est une c'est une qualification qui peut être entendable ? parce que les Américains et les dirigeants américains disent "Mais il se passe exactement la même chose du côté iranien." Mais la qualification sur le droit international n'a pas aujourd'hui de caractère à bouger le curseur dans la politique américaine.

C'est-à-dire que l'administration Trump a décidé de faire ce qu'elle a envie de faire. C'est-à-dire que on sera cette nuit mais mais JD Vents en Hongrie aujourd'hui a laissé comprendre qu'il y avait des négociations qui se passent qui se passaient en parallèle discrètement. Mais mais finalement Donald Trump est un président qui se méfie mais et ça ce serait déjà fort comme qualification du loi international.

C'est quelqu'un qui s'affranchit complètement. C'est-à-dire que il considère et il lui-même il a dit que sa propre moralité était la seule chose, la seule boussole qui pourrait le le contraindre. Donc à partir de là, on voit que très bien dans l'administration, il n'y a pas nécessairement intérêt du cour international et puis face à cela, il y a l'opposition démocrate ou indépendante dans les chiquers politiques américaines.

Et tout simplement aujourd'hui, ce ne sont pas des forces qui ont des pouvoirs structurants pour pouvoir agir en ce sens-là. Peut-être au mois de novembre si les démocrates reprennent des élections absolument si ils reprennent le contrôle du Congrè avec cela vient viendrait pardon des des présidences des commissions de pouvoir d'enquêre et peut-être là on verrait des comptes à rendre des auditions peut-être une un procès de destitution mais mais aujourd'hui globalement l'argument du du droit international n'a aucun proie sur la décision de l'administration. Alors vous vous allez réagir mais on va se servir d'une archive pour alimenter justement le débat à propos de du fait de viser des cibles civiles et donc passible de la dénomination de crime de guerre.

C'est pas la première fois que les Américains le feraient. Ils l'ont déjà fait en 91. Lors de la Première Guerre du golf.

Les Américains avaient bombardé un abri à Bagdad en tuant des dizaines voire des centaines de civils. Février 91. Dans la cour de cet hôpital de Bagdad, une quarantaine de cadavres carbonisés, hommes, femmes, enfants qui viennent d'être retirés des décombre d'un abri civil dans le quartier résidentiel d'Al Amria.

Il était 4h ce matin à Bagdad. Deux bombes ou missiles de forte puissance ont frappé le toit de ce bâtiment. L'une des charges a percé la chappe de béton et pèse d'un 1,50.

Selon des journalistes occidentaux, ce bâtiment construit en 1984 était un complexe immobilier avec mosquée, école et commerce qui abritait également l'un des rares abris civils de la capitale iraakienne. 20 journalistes occidentaux amenés sur place par les autorités irakiennes ont dénombré au total une cinquantaine de cadavres. Mais les autorités irakiennes, elles parlent de 400 victimes et de seulement h survivants.

On voit que cette accusation de crime de guerre n'est pas nouvelle. Géral Olivier, pourquoi vous l'excluez dans ce cas-là euh dans ce que va faire Donald Trump dans les heures à venir ? Écoutez euh ce qui ce qui est irritant dans cette histoire, c'est que vous avez un adversaire dont la stratégie consiste à pratiquer des des crimes de guerre en permanence et vous avez des États-Unis, et c'est vrai également pour Israël qui ciblent en évitant au maximum au maximum les victimes civiles.

Depuis que le conflit actuel a commencé depuis le 28 février, l'Iran tire de manière indiscriminée sur Tel Aviv, sur des quartiers résidentiels en Israël, sur des hôtels à Dubaï. On parle pas de crime de guerre et pourtant ça en est. Depuis le début du conflit, il menace les navires civils qui essayent de traverser le D3 d'Ormouse.

C'est pas un crime de guerre mais c'est une violation du droit international. Là, ce que les États-Unis disent et ce que Donald Trump dit, c'est qu'ils vont viser des sites qui sont stratégiques à double usage. Un pont peut avoir un usage militaire, ça peut ça peut permettre et civil et autres.

Une centrale électrique peut avoir un usage civil et militaire. Je remarque une chose, si vous avez regardé ce qui s'est dit récemment en Iran, euh les dirigeants appellent la population à venir près des centrales électriques pour servir de boucliers humains. Et c'est pas un crime de guerre ça et c'est pas une honte.

On on a des on a d'un côté des des un un un un régime qui essaie de mettre sa population en avant pour protéger ses infrastructures et d'autres qui se défendent pour protéger les civils. C'est quand même vraisemblable. Que le régime iranien ait commis des crimes de guerre depuis 47 ans.

Il y a absolument aucun doute là-dessus. mais que l'on vienne à dire que Israël et les États-Unis font tout pour éviter les victimes civiles. Les so les familles des 70000 victimes de Gaza ne seront pas d'accord avec vous.

Ensuite, quand il s'agit de ces cibles à double usage militaire et civil, le droit international considère que c'est des crimes de guerre, qu'on ne peut pas les attaquer impunément. Un certain nombre de crimes de guerre ont déjà été commis au Vietnam, en Irak, mais là c'est la première fois qu'on les annonce ouvertement et de façon tout à fait décomplexée. Et le régime iranien est un régime théocratique despotique ne prétend pas incarner le monde libre et porter des valeurs civilisationnelles à forceerie quand ils disent on brûlera la région si Donald Trump fait ce qu'il dit qu'il fera.

Exactement. brû donc ce qui me dérange un peu en Occident, c'est que certains nous disent parce que ce régime est complètement dépravé, nous devons agir nous aussi de façon dépravée. C'est au contraire en étant fidèle à nos valeurs et en ne faisant pas de deux poids et de mesures que nous pourrons être crédibles face à monsieur Poutine, face aux Chinois, face aux Iraniens et face aux tous les autres.

Moi, j'appelle pas ça agir de façon dépravée. On a on a un conflit qui dure depuis un mois avec un avec un régime qui militairement et totalement détruit et qui pourtant continue de résister par d'autres moyens qu'ils peuvent. Là, les Américains essayent de convaincre le régime que pour sa survie et pour l'intérêt du pays et pour la survie du pays, il vaut mieux une une rédition inconditionnelle.

En absence de ça, on continue les bombardements. Emy Green, il se posait la question al lors d'une courti de crise, même si elle paraît très hypothétique à l'heure où nous parlons. Est-ce que Donald Trump peut être quand même sensible réellement aux efforts diplomatiques puisque ce les Pakistan dit ce soir les efforts positifs et constructifs déployés par le Pakistan pour mettre fin à la guerre approche d'une étape critique et délicate.

Entre autres mots, c'est de plus en plus compliqué d'imaginer quelque chose qui soit pacifiste et pacifié. Oui, c'est effectivement le mot surencher me paraît la bonne qualification, c'est-à-dire que on est dans une escalade en permanence et bien que quelques objectifs de l'administration Trump dans cette guerre soient annoncé sur le plateau ce soir, c'est même plus de clarté que l'administration a donné auprès du peuple américain, auprès du Congrès. Donc finalement, on a des prétextes de guerre qui ne cessent de changer depuis le début de l'intervention.

Victoire déclaré plusieurs fois par sem par semaine mais en même temps on se retrouve toujours dans une situation de menace contre la civilisation iranienne. Donc aujourd'hui on sait qu'il y avait des négociations qui ont qui ont commencé débuté avant le le début des hostilités. Il y a aussi un track parallèle qui est en train de se s'organiser, de se passer sans nécessairement une issue claire qui va qui va en sortir.

Mais on avait vu aussi par le passé le langage effectivement très agressif du président Trump avec des sorties euh un peu discret et et et payisibles derrière. Donc ça pourrait être également le cas ce soir. Géral Olivier, est-ce que ces menaces, ces insultes, c'est une manière pour Donald Trump de chercher une porte de sortie et si oui laquelle ?

Est-ce que pour lui un échec est impossible ? Tout dépend sur quel plan on se place. Militairement, il est évident que les Américains ont gagné et ils ont fait une démonstration de leur force et de la supériorité de leur renseignement, de leur équipement et je dirais de la capacité de leurs soldats.

Ça c'est indéniable. Maintenant, politiquement la conclusion n'est pas arrivée et économiquement on a un problème. Et en vérité, c'est pour ça que les Américains continuent d'être sur place.

Si ce soir vous avez trois options en vérité, Donald Trump pourrait décider de ne rien faire. J'y crois pas, personne n'y croit. il pourrait décider de frapper comme ils ont déjà commencé de le faire massivement ou pas, on le verra.

Et puis vous pourrez avoir une mini porte de sortie où on repousse le deadline, on repousse l'ultimatum parce que quelque part dans les dans les négociations euh il y a eu une ouverture qui s'est produite. Ce qui reste probable encore une fois, ce sont les ce sont les is ce sont les Iraniens qui qui possèdent les cartes. C'est eux qui peuvent stopper ce ce combat immédiatement simplement en en admettant les conditions américaines.

Karim Émil Berit, à propos des Iraniens et de leur cartes diplomatiques et peut-être même symbolique, euh on a appris l'arrivée demain à Paris de Cécile Coler et Jacques Paris, les deux enseignants français qui avaient été retenus euh pour accusation d'espionnage en Iran pendant plus de 3 ans et qui vont arriver, qui ont été libérés. Est-ce que c'est un coup de maître de la part des Iraniens qui les ont laissé quitter le sol iranien, même s'ils étaient retenus à l'ambassade de France ? Certainement.

Ça rappelle aussi que cette diplomatie des otages, il la pratique depuis les années 1980. Jean-Paul Koffman, Michel Sera et cetera. Reste à savoir quelle a été la monnaie d'échange.

Leur communiqué dit que la France s'est engagée à libérer madame Esphan Diari qui est une sorte d'activiste proche des milieux d'extrême droite et proche du régime iranien. Mais en tout cas, les Iraniens sont assez habiles pour essayer de jouer sur ce clivage qui commence à apparaître et qui est de plus en plus flagrant plutôt entre l'Europe et les États-Unis. L'Olivier là-dessus, est-ce que vous pensez que c'est un coup diplomatique pour euh aussi désunir les occidentaux sur cette guerre ?

Ils sont déjà pas d'accord. Non, je pense pas. Par contre, je pense que ça peut ça peut expliquer euh le comportement du président Macron depuis le début de cette crise parce qu'il a quand même eu une attitude extrêmement consignante vis-à-vis de l'Iran.

Or, la nature du régime iranien, personne ne la conteste ici. Donc, s'il y avait des discussions en cours pour la libération de ces deux personnes, on peut imaginer que il ait eu un langage un petit peu plus contrôlé et conciliant. On verra quelle est son attitude désormais.

Merci. C'était le mot de la fin pour ce débat.