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InterviewSUDRADIO· 18 juillet 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéNumériqueInstitutions & électionsSolidarités & famille

Menacé de mort par la DZ Mafia, le maire d'Alès témoigne sur Sud Radio !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:08OuverteRéponse directe

    Jeudi soir, votre épouse a découvert une enveloppe avec deux balles et des tags injurieux. Comment allez-vous ce matin ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Quelles sont les actions que vous menez contre le trafic de drogue à Alès ?

  • 2:36OuverteRéponse directe

    Vous avez eu des résultats, sinon la DZ Mafia ne vous menaceraient pas de mort ?

  • 3:46RelanceRéponse directe

    Au-delà de la prévention, il faut être plus sévère, parce que la prévention ne marche pas ?

  • 4:49OuverteRéponse directe

    Vos caméras d'Alès, y compris au plus haut sommet de l'État, on a entendu parler de consommation auprès de politiciens ?

  • 6:09ComplaisanteRéponse directe

    Vous êtes très soutenus par l'État et les services ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25PrésentateurFait
    « Une enquête pour menaces de mort et intimidation a été ouverte. »
  • 1:52Invité politiqueFait
    « On a un centre de vidéoprotection qui surveille la ville, on a des patrouilles qui interviennent nuit et jour. »
  • 2:54Invité politiqueChiffre
    « Les chiffres sont assez impressionnants, notamment ces derniers mois, mais pas que, ça fait plus de deux ans. »
  • 4:11Invité politiqueFait
    « Pas de consommateur, pas de dealer. »
  • 5:43Invité politiqueFait
    « On arrête des dealers, ou rarement les têtes, on les met en prison, ils sont remplacés, on le sait. »
  • 6:46Invité politiqueChiffre
    « Je parle des 34 000 maires de France. »

Temps de parole

  • Christophe Rivenq77 %
  • Présentateur23 %

2,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Présentateur

8h36, Christophe Rivenc, bonjour.

0:08
Christophe Rivenq

Bonjour.

0:08
Présentateur

Jeudi soir, votre épouse, vous qui êtes le maire d'Alex, a découvert dans votre boîte aux lettres une enveloppe contenant deux balles de calibre 9mm, signée DZ Mafia, accompagnée de tags injurieux sur le mur de votre domicile. Une enquête pour menaces de mort et intimidation a été ouverte. Vous liez directement ces menaces à la lutte que vous avez engagée par votre ville contre le trafic de stupéfiants, avec des interpellations en hausse depuis le début de l'année. Comment allez-vous ce matin sur l'antenne ? Comment allez-vous ce matin ?

0:38
Christophe Rivenq

Écoutez, on fait face. Bien sûr, j'ai eu l'occasion de le dire à beaucoup de vos confrères. Ma priorité, c'est bien sûr ma famille, mon épouse, dont j'essaie de m'occuper parce qu'elle a été particulièrement traumatisée. Pour ma part, je pense avoir été un peu plus préparée à ce genre d'événement, même si on y pense peu. Et donc, ça va, parce que je suis sûr de mon droit, je suis sûr de l'action que je mène, je suis sûr que mon engagement au service d'une ville et de ses habitants aujourd'hui est plus fort que mon engagement personnel, même si ça pose un certain nombre de questions. quand on se couche le soir, on se dit, est-ce que tout ça, on veut la chandelle ?

Est-ce qu'on ne pourrait pas être tranquille à faire un boulot un peu plus peinard ? Ben non, en fait, pour l'instant, la réponse pour moi est non, il faut continuer, rester debout, sinon c'est la République qui perd.

1:28
Présentateur

M. le maire, Christophe Rivenk, vous parlez d'actions, vous l'avez dit, suite à mes actions, quelles sont les actions que vous menez contre le trafic de drogue à Alès ?

1:40
Christophe Rivenq

Elles sont nombreuses et en liaison étroite, et je veux les remercier à nouveau avec le parquet d'Alès, avec son procureur, ses procureurs adjoints, avec la police, avec les autorités préfectorales, nous noircelons, les dealers, la police municipale, j'engage la police municipale dans toutes les actions menées par la police nationale, on est au soutien, on a un centre de vidéoprotection qui surveille la ville, on a des patrouilles qui interviennent nuit et jour, voilà, au secours de la population. Un maire est là pour gérer la sécurité du quotidien avec sa police municipale, lorsqu'il en a une, mais aussi, il est là aussi pour appuyer, bien sûr, les forces de sécurité intérieures de l'État.

Ici, nous avons une coopération particulièrement remarquée par l'ensemble des autorités, et c'est un engagement de long terme, pour ma part, et pour la part de la ville d'Alès, parce que la tranquillité publique n'a pas de prix.

2:36
Présentateur

Vous avez eu des résultats, sinon la DZ mafia ne vous menaceraient pas de mort, j'imagine que vous les gênez particulièrement ?

2:43
Christophe Rivenq

C'est ce qu'on se dit, c'est ce que le procureur a dit, il m'a dit, il m'a dit, en fait, vu les résultats qui sont les nôtres, alors c'est vrai que parfois on ne compare pas avec d'autres villes, donc c'est difficile pour moi de dire si c'est mieux qu'ailleurs.

La réalité, c'est vrai que les chiffres sont assez impressionnants, notamment ces derniers mois, mais pas que, ça fait plus de deux ans, en fait, qu'on a lancé une opération à travers le CISPD, j'avais souhaité mobiliser toutes les parties prenantes, et on a un procureur très engagé, un commissaire très engagé, un préfet très volontaire, donc il n'y a pas eu de mal à trouver l'envie d'aller fort et loin, et je crois qu'il faut qu'on fasse ça partout en France, parce que c'est uniquement comme ça qu'on fera reculer cette gangrène qui est le narcotrafic, avec, je le dis aussi, des générations anciennes entières qui sont foutues, soit parce qu'elles consomment des produits stupéfiants, et là, c'est un gros travail qu'il faut que nous fassions collectivement, soit parce qu'elles en vivent.

Et donc, à partir de ce moment-là, il y a un gros travail de prévention, et il faut montrer que la République doit rester debout et les maires doivent être présents.

3:46
Présentateur

Au-delà de la prévention, il faut être plus sévère, parce que la prévention, c'est bien, mais a priori, ça ne marche pas.

3:54
Christophe Rivenq

Il faut être plus sévère envers les consommateurs. Moi, je vous dis que de toute façon, et ça fait longtemps que je dis, et je porte ce message un peu partout, où ma voix peut avoir peut-être un petit écho, peut-être pas suffisant d'ailleurs, mais le consommateur est le responsable des points de narcotrafic. Pas de consommateur, pas de dealer. Et donc, moi, voilà, j'ai même dit, j'étais prêt à faire des tests, même si on est dans l'intrusivité dans les vies privées. À un moment, il faut qu'on prouve que tous ceux qui veulent lutter contre le narcotrafic n'en abusent pas et n'en nusent pas. Et donc, c'est comme ça qu'on va convaincre aussi toute une population.

Donc, il faut sanctionner, il faut se mettre à l'entrée et à la sortie des points de deal, sanctionner celles et ceux qui vont acheter de la drogue, et en plus, la drogue, au-delà du fait qu'économiquement, c'est de l'économie parallèle, en termes de santé publique, c'est un drame. Donc, voilà, il faut partir à la base. Pas de consommateur, pas de dealer. Vous savez, c'est...

4:49
Présentateur

Christophe Riveng, vos caméras d'Ales, y compris au plus haut sommet de l'État, puisqu'on a entendu parler il n'y a pas si longtemps, de consommation auprès de politiciens.

4:59
Christophe Rivenq

Ah ben, bien sûr, voilà.

5:03
Présentateur

Y compris...

5:03
Christophe Rivenq

Non, mais à un moment, on ne peut pas avoir de discours. On ne peut pas avoir un discours médiatique et un discours privé. Moi, je dis qu'à un moment, il faut aujourd'hui prouver qu'on n'alimente pas, en fait, ces réseaux et ces trafics. Sinon, ce n'est pas crédible vis-à-vis de la population. Comment vous voulez dire un consommateur de la rue de ne pas le faire quand on a le sentiment que d'autres le protègent ? Et moi, c'est ce qui m'exaspère, et ça fait partie d'une des raisons de mes engagements. C'est-à-dire, à un moment, faites ce que je dis, parce que je le fais également. Donc, vous voyez ce que...

Et je pense que la seule solution, vraiment, pour venir à bout, on va pouvoir lutter, on arrête des dealers, ou rarement les têtes, on les met en prison, ils sont remplacés, on le sait. Ce n'est pas pour ça qu'il ne faut pas le faire. On dit, mais ça ne sert à rien. Mais bien sûr que si, il faut le passer à un moment. Le vivier s'épuise. Le vivier s'épuise. À un moment, quand on aura trouvé tout le monde, bien sûr qu'il faut le faire. Parce que sinon, après, il n'y aura plus la peur de l'incarcération. Donc, ça, il faut le faire. Mais après, il faut lutter sur les causes. Et sinon, on ne s'en sortira pas. C'est mondial, ce problème. Et donc, il faut que chacun a un autre niveau.

6:09
Présentateur

On a une réaction, d'ailleurs, sur la page Facebook de Sud Radio. C'est Stéphane qui nous dit, mais c'est fou que notre État ne soit pas capable de démanteler ces gens connus de tous. Ce n'est pas des gangues US, quand même. Malheureusement, ce n'est pas si simple que ça. Mais vous, sur Sud Radio, en train de nous dire aussi que vous êtes très soutenus par l'État et très soutenus par tous les services. Et ça, ça fait chaud au cœur, quand même.

6:29
Christophe Rivenq

Oui, oui, exactement. Et puis, si vous le permettez, je veux aussi, à travers ma voix... Oui, pour conclure, pour dire aussi que c'est un engagement pour défendre aussi les élus locaux et les maires, dont on s'aperçoit de l'importance. Parce qu'ils sont partout sur le territoire, là où l'État ne peut pas être partout non plus. Donc, défendez vos maires. Je ne parle pas de moi, en l'occurrence. Je parle des 34 000 maires de France, dont nous avons besoin pour garder cette République debout, fière, et protéger nos habitants. Et donc, si au moins ça sert à ça, ben écoutez, j'aurai l'impression d'avoir servi un peu à quelque chose, malgré moi.

6:58
Présentateur

En tout cas, on se tient au courant et on vous soutient, ne serait-ce que par la pensée, vous et votre famille, M. le maire de Alès, Christophe Rivain, qui est avec nous sur Sud Radio. Je vous souhaite malgré tout un bon week-end.