Projet de loi immigration et commission mixte paritaire , "climat de confiance" avec les LR... Le 8h30 franceinfo de Franck Riester
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
On a appris ce matin qu'un franco-israélien, Elia Toledano, a été retrouvé dans la bande de Gaza. Quelle est votre réaction ?
- 0:40OuverteRéponse directe
Est-ce que la France fait tout pour arriver à la libération des otages ?
- 0:54OuverteRéponse partielle
Est-ce que les bases d'un accord sont en train d'être posées sur la loi immigration ?
- 1:14RelanceRéponse partielle
Vous voyez se dessiner un accord ?
- 1:50RelanceRéponse partielle
On a l'impression de deux camps irréconciliables aujourd'hui. Est-ce qu'on n'est pas dans une impasse ?
- 2:51OuverteÉludée
Quelle est la probabilité que cette CMP soit conclusive ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiqueFait
« C'était une bien triste nouvelle, beaucoup d'émotions. Je pense bien sûr à lui, à sa famille, à toutes celles et ceux qui ont perdu des proches, des membres de leur famille, lors de cet attentat terroriste, dans cette attaque terroriste. »
- 0:30Invité politiqueFait
« Et nous pensons bien sûr à ceux qui sont encore en otage, les trois français notamment. »
- 0:43Invité politiqueFait
« Oui bien sûr, à tout niveau et au plus haut sommet de l'État pour lui faire libérer les otages restants. »
- 1:02Invité politiqueFait
« Nous travaillons beaucoup, nous nous voyons beaucoup, nous échangeons beaucoup avec les dirigeants LR, la première ministre et Gérald Darmanin. »
- 1:33Invité politiqueFait
« Sur la base du texte du Sénat, puisque c'est le texte qui a été voté au Sénat, mais pas avec tout le texte du Sénat, parce qu'il y a un certain nombre de sujets sur lesquels nous discutons avec les LR, qui ne nous conviennent pas. »
- 2:21Invité politiqueFait
« Nous avons besoin de mieux intégrer aussi celles et ceux que nous accueillons et que nous voulons accueillir et qui respectent nos lois et nos valeurs. »
- 2:47Invité politiqueFait
« On ne rentre pas dans ces calculs-là ou dans ces prévisions-là. On ne fait pas de pronostics. On travaille. On échange. On discute. »
- 3:59Invité politiqueFait
« Nous n'avons pas de certitude sur le vote et nous avons déclenché effectivement un 49-3 parce que ça nous paraissait être une réforme essentielle. »
- 4:42Invité politiqueFait
« Ce qui est important, c'est que celles et ceux étrangers en situation irrégulière qui travaillent depuis longtemps dans des entreprises, dans des métiers en tension, qui sont sur notre sol depuis longtemps, qui respectent nos règles, qui respectent nos valeurs, puissent avoir une régularisation sans forcément l'avis ou l'accord du chef d'entreprise. »
- 6:05Invité politiqueFait
« Vous savez, on a été très clair sur l'AME, on pense que c'est un bon système. »
- 6:10Invité politiqueFait
« Nous discutons avec les sénateurs qui ont supprimé l'AME pour mettre en place un autre dispositif qui nous paraît moins pertinent et moins performant. L'aide médicale d'urgence. »
- 6:36Invité politiqueFait
« La Première Ministre et les ministres concernés souhaitent qu'on puisse l'améliorer et l'améliorer dès le début de l'année 2024, sans remettre en cause son fondement, qui est un fondement utile pour notre pays. »
- 8:30Invité politiqueFait
« Non, c'est assez inédit et assez fou que les députés s'auto-désaisissent de leur propre pouvoir de débat dans l'hémicycle. »
- 11:12Invité politiqueFait
« C'est sûr que ça reflète le fait qu'il n'y aurait pas d'accord potentiel à la fin du texte sur le texte issu de la commission des lois. »
- 11:41Invité politiqueFait
« Mais plus largement, c'est une fois de plus, comme c'est arrivé un certain nombre de fois, pas forcément sur une motion de rejet mais dans des articles ou dans des textes, l'alliance des contraires, l'alliance des populismes, l'alliance entre la France insoumise, la NUPES et le Rassemblement national. »
- 18:15Invité politiqueFait
« Non mais il s'est passé des choses assez importantes au Parlement bien évidemment à l'Assemblée Nationale, c'est rare qu'une motion de rejet soit votée et donc on en tire les conséquences. »
- 18:34Invité politiqueFait
« on a une majorité unie soudée on a des partenaires avec lesquels on discute pour trouver les voies de passage pour régler les problèmes de nos compatriotes »
- 19:10Invité politiqueFait
« pour préparer une élection il faut jamais mélanger vitesse et précipitation »
- 20:55Invité politiqueFait
« on va se mobiliser pour ça parce qu'on pense que contrairement au rassemblement national l'Europe est une chance pour la France »
- 22:40Invité politiqueFait
« c'est une voix forte et c'est quelque chose évidemment qui touche tout le monde on est tous touchés personnellement par ces sujets là »
Temps de parole
- Franck Riester77 %
- Invité11 %
- Présentateur11 %
≈ 1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Franck Frister. Bonjour. On a appris ce matin qu'un franco-israélien, que la dépouille d'un franco-israélien Elia Toledano, âgé de 28 ans, a été retrouvé dans la bande de Gaza par l'armée israélienne. Quelle est votre réaction ce matin ?
C'était une bien triste nouvelle, beaucoup d'émotions. Je pense bien sûr à lui, à sa famille, à toutes celles et ceux qui ont perdu des proches, des membres de leur famille, lors de cet attentat terroriste, dans cette attaque terroriste. Et nous pensons bien sûr à ceux qui sont encore en otage, les trois français notamment. Et vous savez, le gouvernement est mobilisé avec ceux et ceux qui peuvent l'être.
Est-ce que la France est tout ce qu'il faut pour arriver à ces libérations ?
Oui bien sûr, à tout niveau et au plus haut sommet de l'État pour lui faire libérer les otages restants.
Franck Rester, vous êtes de toutes les réunions sur la loi immigration avec la première ministre et la droite depuis quelques jours. Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin si oui ou non les bases d'un accord sont en train d'être posées ?
En tout cas, nous travaillons. Nous travaillons beaucoup, nous nous voyons beaucoup, nous échangeons beaucoup avec les dirigeants LR, la première ministre et Gérald Darmanin. En lien bien évidemment avec les parlementaires qui sont très impliqués sur le texte.
Mais vous voyez se dessiner un accord ?
Le docteur général Florent Boudier, le président de la commission des lois Sacha Houllier et bien sûr, toutes celles et ceux qui sont à l'Assemblée nationale et au Sénat, dans la majorité, mobilisés sur ce texte. Nous travaillons, si nous passons autant de temps, c'est qu'il y a une volonté d'avoir un accord. Et nous travaillons aux voies et moyens pour y parvenir. Sur la base du texte du Sénat, puisque c'est le texte qui a été voté au Sénat, mais pas avec tout le texte du Sénat, parce qu'il y a un certain nombre de sujets sur lesquels nous discutons avec les LR, qui ne nous conviennent pas, qui ne correspondent pas à notre philosophie, qui ne nous vont pas conserver.
On a l'impression de deux camps irréconciliables aujourd'hui, Franck Rester. La droite est très claire, elle dit qu'elle veut que ce soit le texte durci par le Sénat qui soit adopté en commission mixte paritaire. Or, la gauche de la majorité, notamment, tient à la version du gouvernement. Donc, est-ce qu'on n'est pas dans une impasse à nouveau ?
Non, parce que nous souhaitons qu'il y ait un accord, c'est important qu'il y ait un texte, c'est important qu'il y ait un texte pour les Français, qu'il y a besoin de plus de fermeté dans la lutte contre l'immigration irrégulière pour mieux et plus vite éloigner celles et ceux qui menacent nos compatriotes et qui sont étrangers. Nous avons besoin de mieux intégrer aussi celles et ceux que nous accueillons et que nous voulons accueillir et qui respectent nos lois et nos valeurs. Et pour ça, il faut qu'on trouve avec les partenaires qui sont les nôtres aujourd'hui sur ce texte, les LR, la possibilité d'avoir un accord.
Bien sûr, un accord qui s'approche du texte du Sénat, puisque c'est le seul aujourd'hui qui a été voté par une Chambre, le Sénat, mais aussi en tenant compte d'un certain nombre de sujets auxquels nous croyons particulièrement et qui nous paraissent importants d'être pris en compte. Je pense par exemple, bien sûr, à la question de l'AME, sur laquelle on a beaucoup de discussions.
Franck Christa, à l'heure où l'on se parle, quelle est la probabilité que cette CMP soit conclusive, comme on le dit ?
On ne rentre pas dans ces calculs-là ou dans ces prévisions-là. On ne fait pas de pronostics. On travaille. On échange. On discute. On échange avec les LR, mais on discute avec la majorité. On essaie de convaincre, d'écouter, de prendre en compte les avis, les convictions.
Parce que ça veut dire qu'il est presque plus difficile de convaincre certaines personnes de la majorité que les LR de bouger un petit peu le curseur.
Mais vous savez, ça fait un an que sur tous les textes, il y en a eu 61 de votés, 56, 149, 3, où nous travaillons avec la majorité et les députés des oppositions constructives qui veulent travailler avec nous pour bâtir des compromis, bâtir des accords politiques pour voter les textes. Et on a voté 56 textes. Et à chaque fois, il faut aller chercher des voix, il faut aller chercher des majorités plus larges que la majorité présidentielle, en gardant les axes de ce que l'on veut faire pour le pays, en gardant nos valeurs et nos convictions, mais en allant chercher des partenaires.
Vous n'avez pas réussi sur la réforme des retraites, qui est une réforme majeure. Vous avez dû utiliser le 49-3. Et aujourd'hui, vous n'avez pas pu venir la motion de rejet.
Nous n'avons pas de certitude sur le vote et nous avons déclenché effectivement un 49-3 parce que ça nous paraissait être une réforme essentielle. Mais il y a eu 5 textes, 4 textes financiers et la réforme des retraites. Mais il y a eu beaucoup de réformes importantes, difficiles, qu'on a réussi à faire voter grâce à un accord. Là, c'est la même chose. Vous savez, c'est un sujet particulier, bien sûr. C'est un sujet qui est médiatique, politique. C'est un sujet humain aussi. Il s'agit de femmes, d'enfants et d'hommes. Donc, c'est un sujet qui touche particulièrement, même éventuellement, personnellement les députés. Et donc, c'est plus sensible qu'un autre texte.
Et donc, nous voulons... Par exemple, Franck Reister, concrètement, il y a une divergence sur la régularisation des travailleurs sans papier. La droite veut une mesure plus restrictive que la majorité. Sur ce point, vous faites comment ?
Ce qui est important, c'est que celles et ceux étrangers en situation irrégulière qui travaillent depuis longtemps dans des entreprises, dans des métiers en tension, qui sont sur notre sol depuis longtemps, qui respectent nos règles, qui respectent nos valeurs, puissent avoir une régularisation sans forcément l'avis ou l'accord du chef d'entreprise. C'est ça qui est au cœur, finalement, de nos discussions. C'est un point très important pour nous. Nous en discutons avec l'ELR et, bien évidemment, nous partageons et nous échangeons avec les députés de la majorité. Il s'agit d'un sujet où certains ont des convictions très fortes.
Nous devons les respecter, nous devons conserver nos valeurs et, en même temps, respecter aussi les convictions d'ELR et de celles et ceux qui seraient amenés à voter ou à s'abtenir sur ce texte. J'ajoute que, d'ailleurs, nous ne discutons pas qu'avec l'ELR, nous discutons aussi avec les députés du groupe Liot. On a rencontré avec la première ministre Gérald Darmanin hier le président Bertrand Pancher, Christophe Nijlen et un certain nombre de responsables Liot, pour voir de quelle manière on pouvait aussi les convaincre de voter le texte ou de s'abstenir sur le texte. Donc, vous voyez, on cherche des majorités plus larges que la majorité présidentielle.
C'est un travail long, c'est un travail difficile et on écoute aussi nos partenaires.
Est-ce qu'il y a des lignes rouges typiquement, par exemple, vous parlez des emplois en tension, mais il y a aussi la question de l'AME, la droite qui veut supprimer l'AME au profit d'un autre dispositif. Est-ce que vous, c'est une ligne rouge, par exemple ?
Vous savez, on a été très clair sur l'AME, on pense que c'est un bon système. Nous discutons avec les sénateurs qui ont supprimé l'AME pour mettre en place un autre dispositif qui nous paraît moins pertinent et moins performant. L'aide médicale d'urgence. Vous avez vu que, tout en étant attaché à l'AME en termes sanitaires, en termes humains, en termes aussi budgétaires, nous sommes aussi ouverts à ce qu'on puisse améliorer le système. Il y a eu un rapport remis par Claude Évin et Patrick Stéphanini.
La Première Ministre et les ministres concernés souhaitent qu'on puisse l'améliorer et l'améliorer dès le début de l'année 2024, sans remettre en cause son fondement, qui est un fondement utile pour notre pays.
Donc vous allez vous y engager auprès des Républicains puisque c'est ce qu'il...
Ça fait partie des discussions, mais je réponds aussi sur les lignes rouges. Vous savez, si on a tous des lignes rouges et qu'on reste chacun de son côté et qu'on ne fait pas des pas les uns vers les autres, il n'y a pas d'accord. Et ça, c'est vrai depuis le début du quinquennat, je le rappelle, parce qu'il nous manque 40 députés. Et est-ce que c'est une option que vous prenez en compte ? Il faut aller vers les autres, ne pas perdre ses valeurs, garder ses convictions, mais ne pas rester forcément toujours sur son avant-in parce que sinon, il n'y a pas d'accord.
Est-ce que c'est un risque que vous prenez en compte le fait qu'il n'y ait pas d'accord à l'issue de cette commission mixte paritaire ?
Écoutez, bien sûr qu'il n'est pas sûr qu'il y ait un accord à l'issue de la commission mixte paritaire. Parce qu'on ne peut pas avoir un accord à tout prix, à n'importe quel prix. On doit avoir un accord parce qu'on pense que c'est important pour le pays. C'est important qu'on ait un texte qui permette plus de fermité, mieux lutter contre l'immigration irrégulière, mieux lutter contre les passeurs, contre les marchands de sommeil. Mais en même temps, nous devons garder un certain nombre de principes auxquels nous sommes attachés, auxquels la majorité est attachée. La première ministre a reçu tous les députés, a échangé avec tous les députés de la majorité hier. Elle a eu des mots très forts.
Elle veut l'unité de la majorité dans ce texte. Elle souhaite qu'avec cet accord, nous puissions embrasser toute la majorité, que chacun se retrouve dans cet accord. C'est difficile, c'est quelque chose qui nous occupe beaucoup,
mais c'est une priorité de la première ministre. Le 830 France Info, Agathe Lambret, Jean-Rémi Baudot. Toujours avec Franck Rester, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement. Pour moi, c'est un gâchis épouvantable, parce que si on a un texte qui est conclu par la commission mixte paritaire, et s'il est voté, il sera voté sans jamais avoir été examiné à l'Assemblée, à déplorer François Bayrou hier sur France 5. C'est un gâchis ou François Bayrou se trompe ?
Non, c'est assez inédit et assez fou que les députés s'auto-désaisissent de leur propre pouvoir de débat dans l'hémicycle. C'est déjà arrivé dans le passé, mais c'est très rare. Comment expliquer quand on est député, quand on se présente devant ses électeurs, au moment où il y a un texte important qui suscite beaucoup de questions et sur lequel il y a beaucoup de débats, les députés se disent « Non, là j'ai deux semaines de discussion, deux semaines de débat pour donner mon avis, pour critiquer, pour proposer, on refuse le débat.
» Mais vous savez, c'est ce que je vis, et ce que nous vivons, ce qui ne s'est pas forcément vu aux yeux de tout le monde depuis un an et demi, mais sur tous les textes, l'ANUPES, et bien souvent le Rassemblement National, dépose des motions de rejet, et vote ces motions de rejet. C'est-à-dire qu'ils nous critiquent parfois, en disant « Mais vous, le gouvernement refuse le débat, piétine le Parlement, n'empêche les députés de discuter. » Mais systématiquement, au début des textes, ils déposent et votent des motions de rejet. Et il y a un nombre très important de fois où la motion de rejet a failli être voté.
Souvent, c'est d'ailleurs les LR qui ne la votent pas et qui permettent, en votant contre, que le débat se déroule. C'est pour ça que j'ai été surpris.
Quelqu'un, vous avez encore confiance en eux ?
C'est pour ça que j'ai été, bien sûr, c'est pour ça que j'ai été surpris que les LR votent cette motion de rejet. Parce que ce n'est pas leur habitude. Ils ont toujours voulu, même quand ils n'étaient pas d'accord avec des textes, qu'il y ait le débat. Et donc, oui, c'est fou que les députés se dessaisissent de leur pouvoir de discuter. Pour autant, là où j'ai une petite nuance avec François Bayrou, c'est qu'il y a eu pendant une semaine, en commission, de nombreux débats sur le texte. Les députés de la commission, et ceux d'ailleurs qui ne sont pas dans la commission, et qui ont voulu participer au débat, l'ont fait pendant une semaine.
Mais cette version a été enterrée à cause de la motion de rejet. C'est la version du Sénat
qui revient en commission mixte paritaire. Vous avez tout à fait raison. Le texte final n'a pas été rejeté par cette motion de rejet. Mais les débats ont lieu. De nombreux débats. Et d'ailleurs, c'est encore accessible sur, bien sûr, le site de l'Assemblée nationale. Pendant des heures et des heures, des jours et des nuits, des nuits peut-être pas, mais très tard le soir, les députés de la commission des lois et ceux qui ont voulu participer à ces débats ont débattu sur le texte. Alors, ça ne vaut pas, évidemment, qu'un jour de débat dans l'hémicycle, bien sûr. Enfin, il y a eu un débat. Mais, de manière générale, c'est absolument fou que les députés se décidèrent au pouvoir.
Mais c'est encore une fois... Est-ce que c'est pas le signe de quelque chose... Oui, mais est-ce que c'est pas le signe de quelque chose que vous n'avez pas réussi à convaincre ? Et que, en disant vous, je dis le gouvernement, et d'une manière générale, je dis Gérald Darmanin, qui avait fait le pari de faire s'entendre un peu tout le monde et notamment de s'entendre avec la droite. Et sur ce point-là, de fait, c'est un échec.
C'est sûr que ça reflète le fait qu'il n'y aurait pas d'accord potentiel à la fin du texte sur le texte issu de la commission des lois. Mais pour autant, on n'est jamais sûr que le texte issu d'une commission soit... C'est toujours différent, le texte issu de la commission des lois par rapport au texte qui est voté à la fin du débat dans l'hémicycle. Mais plus largement, c'est une fois de plus, comme c'est arrivé un certain nombre de fois, pas forcément sur une motion de rejet mais dans des articles ou dans des textes, l'alliance des contraires, l'alliance des populismes, l'alliance entre la France insoumise, la NUPES et le Rassemblement national.
Rassemblement national qui, matin, midi et soir, nous parle de l'immigration. Ils n'ont que le mot immigré, immigration à la bouche sur tous les sujets. Et au moment, Jean-Rémi Baudot, où pendant deux semaines on devait en parler à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen et les députés du Rassemblement national votent une motion de rejet pour ne pas en parler.
Parce que vous avez essayé de faire un texte hallucinant. Mais il faut que les électeurs Rassemblement national
entendent ça. Le Rassemblement national qui vont dans leur territoire dire l'immigration, l'immigration, les immigrés, au moment où ils peuvent défendre leurs convictions dans l'hémicycle, au moment où ils peuvent peut-être faire voter des dispositions qui leur paraissent pertinentes, disent non, on ne veut pas voter. Donc vous n'avez pas la responsabilité. Mais écoutez, en tout cas, je ne sais pas s'ils l'entendent mais je leur dis ce qu'est la réalité du comportement et du travail des Rassemblements national à l'Assemblée nationale.
Et finalement, c'est la philosophie qu'on dénonce les problèmes, on crie au loup et quand il s'agit de résoudre les problèmes concrètement, avec pragmatisme, avec détermination, avec efficacité, il n'y a plus personne. Pourquoi il n'y a plus personne ? Parce que si on règle les problèmes, ils ne peuvent plus aller sur ce terreau-là. Et c'est d'ailleurs la même chose, on en parlera peut-être tout à l'heure en Europe. En Europe, M. Bardella...
Franck Resser, un instant, pardon, parce qu'on va parler de la situation en Europe. Mais juste une question. Si jamais la commission mixte paritaire est conclusive lundi, le texte donc devra encore être voté au Parlement mardi, ce qui est loin d'être gagné. Et Emmanuel Macron a d'ores et déjà exclu tout 49.3 sur ce texte. Ça veut dire que si vous n'avez pas de majorité, ce texte qui a été présenté comme essentiel et qui est réclamé par une partie des Français, il ira à la poubelle.
Écoutez, je ne vais pas commenter les résultats négatifs potentiels, je me bats pour avoir...
Emmanuel Macron anticipe un 49.3 possible et dit qu'il n'en veut pas. Je ne vais pas me dire
que le Président de la République sur ces questions-là. Ce que je veux dire, c'est que là, on se mobilise pour trouver un accord en CMP et ensuite que cet accord puisse être voté à l'Assemblée nationale et au Sénat. C'est ça qui mobilise, c'est ça qui mobilise la Première Ministre, c'est ça qui mobilise Gérald Darmanin, c'est ça qui mobilise le gouvernement, la majorité. Parce que c'est l'intérêt du pays. Ce n'est pas l'intérêt du gouvernement, ce n'est pas l'intérêt d'Emmanuel Macron, c'est l'intérêt du pays.
C'est l'intérêt du pays qu'on puisse donner à nos policiers, à nos gendarmes, à nos magistrats, à toutes celles et ceux qui au quotidien luttent contre l'immigration illégale, veulent protéger les Français contre des étrangers délinquants, puissent avoir davantage de moyens et puissent aussi permettre de mieux intégrer ceux que nous voulons intégrer de la meilleure façon possible.
Franck Christophe, vous ne remettez pas en cause le fait que dès le début vous avez essayé de faire un texte en même temps avec une jambe gauche, une jambe droite et que finalement ça aurait été peut-être plus stratégiquement, politiquement payant de faire un texte plutôt répressif d'un côté et un texte plus social de l'autre. On n'est pas au moment de l'analyse
de ce qu'on aurait dû mieux faire. Vous n'avez pas majorité
donc il faut prendre en compte cette donnée de juin 2022.
On analysera toute la séquence quand ce sera le moment de l'analyse. Là on est dans le moment de l'action et encore une fois nous sommes mobilisés pour trouver un accord. Et je leur dis, vous avez évoqué je n'ai pas eu le temps de développer mais c'est important pour moi. Vous disiez est-ce que j'ai confiance dans les LR ? Moi je peux vous dire en tant que ministre en charge des relations avec le Parlement que depuis le début du quinquennat on a voté comme je vous l'ai dit 56 textes 149.3 et beaucoup dans ces textes-là ont été votés grâce au soutien ou à la bienveillante abstention des Républicains.
Et Olivier Marlex le président du groupe Éric Ciotti le président du parti et les différents députés LR nous disent la vérité quand ils nous s'adressent à nous. Ils ne nous mentent pas sur ce qu'ils font.
Ils vous ont menti sur la réforme des retraites et aujourd'hui vous n'avez pas fait venir la motion de ranger. Mais on ne me rend pas du tout non mais pardon non mais regarde l'en vrai
c'est un point très important non ils n'ont pas menti non ils n'ont pas menti en tout cas ils vous ont
d'une certaine façon en traite vous comptiez sur eux sur la réforme des retraites
sur eux on peut reprocher que certains députés LR au moment du vote des retraites ne soient pas engagés à voter le texte enfin c'est grâce au LR si la motion de censure par exemple n'a pas été votée c'est parce qu'il y a des députés LR qui n'ont pas voté la motion de censure et Olivier Marnex quand il me dit quelque chose c'est la réalité ça peut être une réalité qui me déplaît c'est peut-être tout le groupe tout son groupe ne vote peut-être pas de la même façon que je le souhaiterais ou qu'il le souhaiterait mais il ne ment pas et donc nous avons instauré un climat de confiance de travail de confiance avec les LR et d'ailleurs pas qu'avec les LR avec d'autres oppositions constructives mais spécifiquement
avec les LR On va passer à autre chose dans un instant mais juste une dernière question là-dessus on a l'impression effectivement vous citiez les dizaines de textes qui ont été votés 149.3 et en même temps personne ne s'en vante comme si le dialogue était un peu honteux dans le parlement tel qu'il existe aujourd'hui à Paris Je le regrette je pense que c'est important Vous le voyez un peu quand même si vous le regrettez c'est que vous le voyez ce dialogue honteux Personne n'a envie de toper dans la main des macronistes manifestement
Écoutez je ne suis pas d'accord c'est à la vue de tout le monde on n'est pas en train de négocier en cachette tous les français voient bien ils le savent qu'on discute avec les LR qu'avec Eric Ciotti avec Bruno Retailleau parce qu'on parle beaucoup de l'Assemblée mais il y a eu un gros travail et on travaille très bien aussi avec le Sénat avec Gérard Larcher avec Bruno Retailleau avec Hervé Marseille avec les différents présidents de groupe avec bien sûr François Patriac ou Claude Maluret qui sont les présidents des groupes qui sont dans la majorité et donc ça s'essue de tout le monde et ils n'ont pas la négociation honteuse ils ont leurs convictions ils les gardent dans leur poche ils ne les perdent pas ils sont c'est des gens qui sont très fiers de leur conviction c'est des gens qui sont dans l'opposition mais qui essayent de défendre leur conviction et de trouver des accords quand c'est nécessaire pour le pays j'ai la conviction qu'on peut trouver un accord là il y a encore beaucoup de travail jusqu'à cet accord mais les choses s'engagent positivement laissons maintenant ce travail se faire la commission mixte paritaire se tenir et ensuite les députés tranchés
le 830 France Info Agathe Lambret Jean-Rémy Baudot toujours avec Franck Rester ministre chargé des Relations avec le Parlement en savez-vous plus sur le rendez-vous avec la Nation annoncé par le Président pour début 2024 ?
Écoutez non je n'en sais pas plus le Président aura en début d'année dire présenter un certain nombre vraisemblablement d'éléments ce qui est certain c'est que nous travaillons en tout cas nous avec la Première Ministre avec le gouvernement au calendrier parlementaire et au plan d'action du début d'année
ce que l'on vit aujourd'hui ce n'est pas une crise politique majeure vous vous pensez que vous allez pouvoir continuer comme avant et que vous pouvez vous pencher sur le calendrier du premier trimestre comme si d'un été ?
Non mais il s'est passé des choses assez importantes au Parlement bien évidemment à l'Assemblée Nationale c'est rare qu'une motion de rejet soit votée et donc on en tire les conséquences on est mobilisé pour avoir un accord sur ce texte on espère que le texte soit voté pour autant on n'est pas dans une crise politique encore une fois on a une majorité unie soudée on a des partenaires avec lesquels on discute pour trouver les voies de passage pour régler les problèmes de nos compatriotes et le Président de la République dans ce contexte géopolitique particulier dans ce début d'année 2024 aura les mots et fixera le cap comme il le fait régulièrement
Pardon nous sommes le 15 décembre dans 6 mois ce sont les élections européennes et vous n'avez toujours pas je dis vous Renaissance toujours pas annoncer officiellement votre tête de liste est-ce que le secret de Polichinelle que ce serait Stéphane Séjourné votre tête de liste et pourquoi attendre enfin on a du mal à comprendre parce qu'il faut jamais
vous savez pour préparer une élection il faut jamais mélanger vitesse et précipitation les autres ont déjà commencé depuis c'est les autres nous on a on a notre calendrier on se prépare on se mobilise les militants se mobilisent on travaille au projet on travaille avec nos partenaires puisque vous savez que c'est pas simplement Renaissance qui souhaite présenter une liste c'est la majorité présidentielle et peut-être au-delà de la majorité présidentielle donc on discute avec nos partenaires vous disiez pourquoi Renaissance n'a pas annoncé sa tête de liste c'est pas simplement une tête de liste Renaissance on souhaite que ça soit une tête de liste de la majorité et du rassemblement autour de cette liste de la majorité
donc Stéphane Céjourné n'est pas le bon profil
alors Stéphane Céjourné a toutes les qualités pour ça c'est quelqu'un de compétent c'est quelqu'un qui fait un travail exceptionnel depuis maintenant plusieurs années à Bruxelles en tant que responsable de la délégation française de la majorité présidentielle du groupe Renew mais aussi qui est président européen du groupe Renew qui est un groupe charnière au niveau du parlement européen et sur toutes les avancées qu'il y a eu depuis maintenant plusieurs années au parlement européen en lien avec le chef de l'état et le gouvernement français et c'est d'ailleurs une de nos grandes forces aujourd'hui ce qui nous permet de bouger les lignes en Europe c'est que la vision le cap fixé par le président de la république et l'action que son gouvernement mène au niveau de Bruxelles est accompagnée poussée par la délégation française par Stéphane Céjourné au parlement européen
vous n'avez ni candidat ni programme pour l'instant vous êtes le parti le plus pro-européen et vous n'avez ni candidat vous pensez pouvoir éviter que le rassemblement national soit en tête
comme aux dernières européennes
vous pensez pouvoir éviter cette fois que le rassemblement national soit en tête comme aux dernières européennes
on va se mobiliser pour ça parce qu'on pense que contrairement au rassemblement national l'Europe est une chance pour la France et qu'on a besoin d'une Europe puissante pour que la France soit forte parce que beaucoup des grands enjeux de notre pays se relèvent au niveau européen les questions d'immigration on en parlait tout à l'heure en ce moment il y a un pacte asile-immigration qui est en train d'être négocié et qui va changer radicalement la donne en protégeant mieux nos frontières et en faisant preuve d'une solidarité plus forte entre Européens pour lutter contre l'immigration irrégulière
un match progressiste contre populiste est-ce que ce match c'est toujours d'actualité la dernière fois ça a marché à la marge puisque le RN est quand même arrivé en tête on a fait un bon score
la dernière fois on veut faire un bon score parce que c'est important encore une fois qu'on ait beaucoup de députés de la majorité qui soient au Parlement pour conforter l'action du président de la République et du gouvernement pour que la France soit influente en Europe pour changer l'Europe dans le sens que nous souhaitons c'est-à-dire une Europe plus souveraine une Europe plus forte qui relève les défis de l'immigration de la nouvelle technologie bien sûr du dérèglement climatique et de la lutte contre le réchauffement climatique les questions de défense en étant plus forte plus souveraine c'est ça notre enjeu c'est ça notre projet et c'est la grande différence avec ce que propose le Rassemblement National qui une nouvelle fois pense que la France sera plus forte en étant raboudrie sur elle-même chacun chez soi chacun pour soi alors que nous pensons l'inverse
Il nous reste quelques secondes une loi était très attendue celle de la fin de vie qui devrait être présentée en Conseil des ministres qui devait être présentée en Conseil des ministres en décembre elle est pour l'instant reportée il y a une voix qu'on a entendue ces dernières heures ces derniers jours c'est Françoise Hardy qui se dit elle est atteinte d'un grave cancer elle se dit en faveur d'une légalisation de l'euthanasie pardon regrette que le gouvernement ne suive pas hélas cette question votre réaction quand une voix aussi importante dans le coeur des français s'exprime sur ce sujet là
c'est une voix forte et c'est quelque chose évidemment qui touche tout le monde on est tous touchés personnellement par ces sujets là c'est donc quelque chose de très sensible sur lequel on veut prendre le temps pour ça que le Président de la République a souhaité qu'il y ait une convention citoyenne c'est pour ça qu'il a demandé à Agnès Fermin-Lobodo de prendre le temps de discuter d'échanger pour préparer un texte le texte est préparé à chaque fois
se repousser toujours un petit peu plus
mais vous savez là pour le coup aller trop vite sur un sujet comme celui là ça serait ravageur c'est sensible donc on va prendre le temps de la préparation du texte et une fois que le texte sera présenté le temps du débat parlementaire il y aura des lectures à l'Assemblée Nationale des lectures au Sénat ça va prendre 18 mois à 2 ans c'est long mais c'est tellement important que ce débat ait lieu avec le temps qu'il faut pour aborder toutes les questions avec calme sérénité et respect Merci beaucoup Franck Riester ministre délégué des relations avec le Parlement
Franck Riester