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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 3 juin 2025 27 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeÉducation & rechercheSolidarités & famille

Julien Odoul : "Les racailles qui ont tout cassé sont des barbares !" (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:48OuverteRéponse partielle

    Quelles seront les suites judiciaires des 560 interpellations ?

  • 3:40OuverteRéponse directe

    Est-ce que le mot 'barbare' est approprié pour désigner les casseurs ?

  • 5:11OuverteÉludée

    Est-ce qu'une forme d'inégalité explique ce qui s'est passé ?

  • 15:36OuverteRéponse directe

    Reprenez-vous le mot 'barbare' employé par votre collègue ?

  • 21:40RelanceRéponse directe

    Donnez-moi une mesure de sanction mise en œuvre.

  • 21:53OuverteRéponse directe

    Prenons un cas d'école : comparution immédiate.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09Invité politiqueFait
    « Cette violence, elle explose depuis 8 ans. »
  • 1:28Invité politiqueFait
    « Tout ça se fait évidemment avec leur argent. »
  • 4:26Invité politiqueChiffre
    « Ça fait 40 ans qu'ils payent entre 100 milliards d'euros et 200 milliards d'euros, selon les rapports, pour la politique de la ville. »
  • 5:03Invité politiqueFait
    « C'est d'ailleurs la Cour des comptes qui le dit, c'est pas le Rassemblement national qui le dit. »
  • 18:10Invité politiquePromesse
    « nous souhaitons responsabiliser les familles de mineurs délinquants multirécidivistes, notamment par la suspension des allocations familiales. »
  • 18:45Invité politiqueFait
    « C'est une jeunesse qui pour la plupart n'a pas été assimilée. »
  • 19:41Invité politiqueChiffre
    « Je rappelle qu'il y a quand même 32 policiers et gendarmes qui ont été sévèrement touchés et frappés lors de ces émeutes. »
  • 21:58PrésentateurFait
    « Un exemple, c'est Aurélien P. Possession de mortier d'artifice, tir en direction des forces de l'ordre, écope d'une peine de 3 mois de sursis simple, donc il n'y aura pas de prison effective, mais une amende de 500 euros. »
  • 23:28PrésentateurFait
    « C'est de l'idéologie, voire de la croyance superstitieuse qui n'a aucune efficacité. »
  • 23:56PrésentateurFait
    « prenez le cas de Mohamed Amra, qui était un jeune avec un casier judiciaire pas aussi explosif qu'après son séjour en prison, et qui, quand il est sorti de son séjour en prison, est devenu d'une violence inouïe. »
  • 26:32PrésentateurFait
    « Il refusera de porter une telle réforme, et il n'exclut pas dans ces cas-là la démission. »

Temps de parole

  • Julien Odoul79 %
  • Invité6 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %
  • Présentateur3 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Julien Odoul

J'ai entendu la ministre du constat ou des constats s'exprimer, regretter, vouloir arrêter la violence. Malheureusement, cette violence, elle explose depuis 8 ans. Tous les événements sont propices à un déchaînement de haine, de violence, de casse, qu'il soit festif, qu'il soit sportif, qu'il soit des manifestations. On sent bien que le gouvernement ne contrôle plus rien.

Et ce à quoi nous avons assisté après cette finale, qui effectivement aurait dû être un moment de liesse, un moment de joie, a été nuit d'émeute, très clairement, avec des débordements inqualifiables, avec une seule victoire, celle d'un club, pas celle du Paris Saint-Germain malheureusement, mais celle du Racaille Football Club.

Et ce club qui malheureusement est connu de tous les Français, Tous les Français, qu'ils soient urbains, qu'ils soient ruraux, qu'ils soient, encore une fois, retraités, qu'ils soient jeunes, qu'ils soient étudiants, tous les Français subissent au quotidien le pourrissement d'une minorité impunie, une minorité qui peut se déchaîner à tout moment pour n'importe quelle raison et qui ne trouve en face d'elle rien d'autre que le constat. Donc nous, face à ça et face au discours, que ce soit celui de Mme la ministre ou celui de M. Rotaillot, parce que finalement ce sont les mêmes, c'est l'impuissance publique.

Et ça, les Français en ont ras-le-bol, parce que tout ça se fait évidemment avec leur argent. Moi, je suis intéressé de savoir quelles seront les suites judiciaires, notamment des 560 interpellations. Est-ce que, comme le disait l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, est-ce que ce fameux slogan « tu casses, tu payes » va se trouver vérifié ? Parce que très clairement, malheureusement, il n'y a aucune dissuasion de notre pays, qu'elle soit financière, qu'elle soit judiciaire, et on a l'accumulation des constats. Les suites judiciaires exactes.

Mais dans tous les cas où il y a de la casse, où il y a de la destruction, il y a évidemment des interpellations, on a une police judiciaire qui enquête, on a une capacité évidemment à prendre des mesures de sanction. Bien sûr, sur la sanction, il y a évidemment la rengaine habituelle du Rassemblement national, sanctionner, sanctionner, toujours sanctionner. La réalité, c'est que sanctionner, sanctionner, toujours sanctionner, ça n'a jamais réglé le problème, et c'est peut-être le seul point sur lequel il y a un constat d'impuissance sur comment on endigue la violence.

Mais manifestement, les politiques qui consistent systématiquement, comme le Rassemblement national, comme d'autres, à exacerber les différences, à jeter la suspicion et à semer la haine de l'autre sur des origines, n'ont pas compris qu'il y a une méthode qui est très efficace, mais qui n'a pas été assez mise en œuvre dans notre pays, et c'est celle à laquelle nous nous appliquons avec le Premier ministre. C'est une méthode qui consiste à investir massivement sur l'éducation, sur l'éducation. Donc, la limite, c'est-à-dire que savez-vous que pour bien éduquer, il faut apprendre les limites, il faut apprendre des cadres.

Et pour avoir des cadres, quand on grandit, que ce soit dans un quartier ou dans une zone rurale, il faut avoir des parents qui sont en situation de pouvoir vous élever, il faut avoir une école, il faut avoir un système de santé, il faut avoir ce qu'on appelle en France un État républicain, c'est-à-dire un État, qui met en mouvement un service public adapté, et surtout un État qui ne discrimine pas, selon les origines. Parce que moi, je constate aujourd'hui... Donc la France discrimine aujourd'hui ? Je constate aujourd'hui que le discours que vous teniez, qui est un discours assez pernicieux, qui consiste à mettre un signe égal... Et la France discrimine aujourd'hui ?

Madame la ministre, Alors finissez, Juliette Madel, et je voudrais bien répondre. Alors, finissez votre phrase et on entend. Un discours qui sème la violence, qui sème la haine, et qui précisément conduit à ce type de débordement. Alors, réponse de lien au doule. Réponse de lien au doule. Pas la sanction de l'éducation. Réponse de lien au doule. Plusieurs choses. Déjà, je vous rappelle que le Rassemblement National n'a aucune, mais aucune responsabilité... Laissez-moi terminer. N'a aucune responsabilité, parce que nous n'avons jamais été au gouvernement pour le moment. Donc les politiques qui ont été menées ne sont pas de notre fait.

Ce sont les majorités que vous avez soutenues, ou en tout cas les majorités auxquelles vous vous êtes ralliés. Ensuite, madame la ministre, j'aimerais qu'on soit un petit peu sérieux au regard des Français qui nous regardent, et qui depuis 40 ans, 40 ans, sont raquettés pour la politique de la ville. Ça fait 40 ans qu'ils payent entre 100 milliards d'euros et 200 milliards d'euros, selon les rapports, pour la politique de la ville, c'est-à-dire pour les banlieues. Laissez-moi terminer, s'il vous plaît. Laissez-moi terminer.

Ça fait 40 ans depuis la création de la politique de la ville que l'État républicain a investi 100 milliards ou 200 milliards d'euros, selon les études, dans le logement, dans l'éducation, dans le soutien associatif, tout ça pour des résultats proches de zéro. C'est d'ailleurs la Cour des comptes qui le dit, c'est pas le Rassemblement national qui le dit. Et ensuite... Pardon, Julien Audoul, si je peux me permettre, on ne va pas entrer dans un débat trop technique. La question que vous lancez, et qu'on soit d'accord ou non, c'est est-ce qu'une forme d'inégalité explique...

Excuse, personne ne dira qu'on excuse des violences, mais une forme d'inégalité ou de mauvaise intégration explique ce qui s'est passé ? Non, attendez, mais jamais. Tout ça, tout ça, c'est de la caricature. Pour nos téléspectateurs, qu'est-ce que c'est la politique de la ville ? C'est juste la présence de l'État partout. Moi, je suis une républicaine, et je ne veux pas que l'État cède un centimètre carré de territoire. Bon, là, on voit que c'est le cas. C'est le cas depuis 40 ans. Là, il y a des violences très graves. C'est de l'argent depuis 40 ans, et l'État a reculé depuis 40 ans. Pardon, pardon, pardon, ne soyons pas trop généros. Pardon, madame la ministre.

Le bilan de la mêlée de tout le monde du RN... Soyons vraiment sur ce qui s'est passé hier, c'est-à-dire des événements très graves, un maintien de l'ordre qui n'a pas été correct. Quand même, des morts, des morts, des centaines d'interpellations, pardon. Et les pillages, c'est-à-dire, ça n'est pas une situation normale. On peut dire ce qu'on veut, ça n'est pas normal. les causes de cette normalité et les conclusions qu'on doit en tirer. Pas sur 20 ans ou sur 30 ans, mais quand même de façon un peu plus resserrée.

Mais enfin, il n'y a aucun signe égal, pardonnez-moi, cher Darius Rochemin, il n'y a aucun signe égal aujourd'hui, sérieux, pour les gens qui ont envie de faire des constats sérieux et responsables, il n'y a aucun signe égal à établir entre ce qui s'est passé hier et les quartiers politiques de la ville. En fait, vous n'en savez strictement rien. Mais oui, bien sûr. Il n'y a aucun lien d'ailleurs aussi entre l'immigration et la sécurité. Vous êtes probablement mieux informé. Je vais juste finir ma phrase. Non, mais laissez finir. Je viens, je vais juste finir la phrase. Ce qui est très amusant, c'est que vous êtes quand même député.

Vous êtes probablement mieux informé que les services préfectoraux, que le préfet de police et que les services du ministère de l'Intérieur. Moi, ce que je vous dis, c'est que dans les quartiers où je vais souvent, vous avez à 80% une jeunesse formidablement dynamique, une jeunesse qui a envie de travailler, une jeunesse qui a envie de s'en sortir. Et donc dire qu'on ne doit pas... Et donc dire qu'on ne doit pas intervenir dans ces quartiers et dire qu'on doit les abandonner, parce que c'est juste abandonner la République. Julien Audoul, on va poursuivre la conversation et je vous laisserai répondre tout à fait.

Puis on va aller sur ce terme de barbare qui a été utilisé par votre collègue ministre et qui divise effectivement l'opinion, ce qu'il signifie en regard de la réalité, disons, sociale de la France aujourd'hui. Restez avec nous et vous pourrez tout à fait répondre et poursuivre. A tout de suite.

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Invité

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Présentateur

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Julien Odoul

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15:00
Julien Odoul

Merci d'être avec nous. Le ministre de l'Intérieur persiste et signe. Il a employé le mot de barbare et il l'assume pour désigner les pillards et les casseurs qui ont marqué deux nuits consécutives à Paris après la victoire du PSG. Première version, premier tweet. Les vrais supporters du PSG sont en train de s'enthousiasmer devant le magnifique match de leur équipe. Pendant ce temps-là, des barbares sont venus dans les rues de Paris pour commettre des délits et provoquer les forces de l'ordre. Ce soir, il assume ce mot « c'est bien, il s'agit bien de barbare » dit-il.

Nous sommes toujours avec Juliette Méhadel, ministre déléguée chargée de la ville et Julien Audoul, député, porte-parole du Rassemblement national. Est-ce que vous reprenez madame la ministre tel quel ce mot de barbare employé par votre collègue du gouvernement ? Non, je ne reprends pas ce mot de barbare. Ce n'est pas le mot que j'utilise, ce n'est pas mon vocabulaire. Je condamne. Je condamne cette violence. Parce qu'il y a d'autres façons de qualifier la réalité des faits.

Les faits, c'est que ce sont des gamins ou des adolescents qui se comportent comme des voyous, comme des casseurs qui n'ont pas été éduqués, qui ont manqué de cadre, quelle que soit d'ailleurs leur origine ou quel que soit leur territoire d'appartenance. Donc le problème, c'est que cette jeunesse manque de cadre. Et moi, ce à quoi je veux travailler et d'ailleurs dans le même gouvernement de Bruno Retailleau qui partage cette analyse, c'est que pour empêcher ça, il faut s'y prendre très tôt, il faut leur fixer des limites, des cadres et il faut commencer le plus vite possible et dans tous les quartiers de France et même en zone rurale. Et c'est à ça que je travaille.

C'est-à-dire que moi, je veux des résultats et donc nous réunissons, le Premier ministre réunit un conseil interministériel des villes vendredi où il y aura tout le gouvernement, notamment le ministre de l'Intérieur et nous allons dire la priorité, c'est d'empêcher ça et d'empêcher comment ? En prévenant, c'est-à-dire en mettant des cadres, de l'éducation, de l'État et surtout de l'encadrement à la fois psychique et éducatif. Sur le mot, barbare, non, dit la ministre qui là n'est pas d'accord avec son collègue de gouvernement. Et vous ? Moi, je n'ai aucun problème à appeler un chat un chat.

Ce sont des racailles, des barbares effectivement qui n'ont aucune limite dans la violence, dans le déchaînement de haine. On a aussi entendu des slogans antisémites dans ces manifestations de pseudo-supporters. Mais le problème, c'est que quand on a dit ça, on n'a rien dit. On peut évidemment être dans la surenchère sémantique permanente, ce qui est le propre de M. Retailleau. Mais à un moment donné, il faut agir. Qu'est-ce qu'il entend par là ? Si je peux me permettre, pardon de vous interrompre, mais on a pris la définition dictionnaire de l'Académie française. Je recommande le site d'ailleurs parce qu'il reprend tous les dictionnaires depuis 1694. Il ne parle pas notre langue.

Et ça, c'est la dernière version. C'est très intéressant parce que toutes les connotations que sans doute Bruno Retailleau, qui est un grand lecteur, a voulu faire exister. Première version, c'est qui est étranger au monde grec et greco-romain. C'est l'origine barbare. C'est la façon de parler de ceux qui n'étaient pas de la civilisation. Homme d'une ignorance grossière, incapable d'apprécier les richesses de la civilisation. Cruelle, inhumain, qui montre une impitoyable férocité. On voit bien ce que ça veut dire. Il y a la notion pas seulement de brutale, mais de brutale par ignorance et par impossibilité d'avoir été civilisé. C'est ça qu'on veut dire barbare. Par manque d'éducation.

Mais par manque d'éducation, il y a un vrai problème dans la cellule familiale. Effectivement, et c'est pour ça que nous, au Rassemblement national, nous souhaitons responsabiliser les familles de mineurs délinquants multirécidivistes, notamment par la suspension des allocations familiales. Et j'observe d'ailleurs que quand nous avons proposé cette proposition de loi il y a deux ans lors de notre niche parlementaire, elle a été rejetée par la Macronie. Mais c'est une mesure, encore une fois, de bon sens parce que ce n'est pas aux contribuables français de payer pour une éducation qui n'a pas été donnée, de payer pour une éducation nationale aussi qui a été déficiente.

Et encore une fois, il faut désigner le véritable souci. C'est une jeunesse qui pour la plupart n'a pas été assimilée. C'est l'échec total de l'intégration. C'est une jeunesse qui est originaire de contrées et très clairement qui quelquefois s'en revendique et qui aime plus d'ailleurs le pays de ses parents ou de ses grands-parents que notre pays. C'est une jeunesse qui vient principalement de banlieues. On exclut les zones rurales, on exclut évidemment les quartiers bourgeois. Ce sont des assertions sans fondement que vous faites. C'est principalement originaire de banlieues. Et c'est une jeunesse qui n'a pas de limite. Alors de l'appeler petit garnement de gamins, etc.

ne participe pas effectivement aux limites qu'il faut à un moment donné donner. Et le problème c'est que la justice encore une fois ne leur fait pas peur. La justice n'est pas dissuasie pour ces racailles qui à tout moment se disent qu'elles ne seront jamais rattrapées, qu'elles n'auront jamais rien à payer et qu'elles pourront à la fois s'adonner à leurs exactions favorites, agresser les forces de l'ordre. Je rappelle qu'il y a quand même 32 policiers et gendarmes qui ont été sévèrement touchés et frappés lors de ces émeutes. Je tiens à leur rendre un coup de chapeau parce qu'ils ont été eux exemplaires contrairement aux ministres de l'Intérieur qui étaient aux abonnés absents.

Si on veut être efficace parce que moi c'est mon objectif en tant que ministre c'est d'être efficace et d'avoir des résultats vite. Déjà il faut bien désigner les choses. Et donc bien désigner les choses c'est d'être capable de dire exactement de qui il s'agit. Or à l'heure où je vous parle on est incapable de dire s'il y a un peu plus des quartiers un peu moins des quartiers et on est incapable de dire par ailleurs quelle est leur nationalité. Allez dans la rue. La question de la nationalité est une question que je laisse au Rassemblement National.

Moi ce que je veux c'est que quelle que soit votre origine que vous soyez français ou pas français à partir du moment où vous êtes en situation régulière évidemment vous respectez les lois de la République. Et donc moi mon travail c'est de faire en sorte que dans toutes ces zones de France que ce soit des zones rurales ou des villes là où il y a du désordre là où il n'y a pas d'éducation là où il y a des parents qui ne peuvent pas s'occuper de leurs enfants là où il y a des mères seules qui ne peuvent pas et qui n'ont pas les moyens de s'occuper de leurs enfants la différence entre le Rassemblement National et nous c'est que nous nous sommes en train de prendre des décisions d'agir.

Par exemple nous allons investir massivement dans l'éducation dans l'enfance notamment des zéros parce que jusqu'à présent encore un petit peu aux bassines les Français qui vont payer une nouvelle fois ça ne marche pas d'efficacité plus vous mettez d'argent public Je vais vous dire une chose monsieur Moins il y a d'ordre public qui a un véritable problème Moins il y a de responsabilité Moins il y a de responsabilité Moins il y a de responsabilité Moins il y a de remplir nos prisons qui sont déjà pleines à ras bord précisément sa fabrique de la criminalité Vous parlez de faire payer faites payer les délinquants faites payer les familles de délinquants mineurs multirefistes Je vais vous dire quelque chose Juliette Merdelle C'est parfaitement moi je suis pour la sanction c'est une évidence mais la sanction ne suffit pas la preuve ça fait 40 ans qu'on est dans la surenchère de la sanction Votre mesure de conditionnement des allocations familiales, vous allez faire payer des gens qui sont déjà extrêmement pauvres.

Donnez-moi une mesure de sanction mise en œuvre. Alors, Julien Oudou, Julien Oudou, quand on est en prison, 75% des risques de récidive, vous allez fabriquer de la criminalité. Madame la ministre et Julien Oudou, prenons un cas d'école, c'est comparution immédiate, puisqu'il y a un certain nombre de comparutions immédiates déjà. Un exemple, c'est Aurélien P. Possession de mortier d'artifice, tir en direction des forces de l'ordre, écope d'une peine de 3 mois de sursis simple, donc il n'y aura pas de prison effective, mais une amende de 500 euros. Valérie Pécresse prenait la parole tout à l'heure, on ne va pas l'écouter, puisqu'on nous a un peu compté, mais je vous dis ce qu'elle proposait.

Elle dit qu'il faut oser des courtes peines de prison avec exécution immédiate. Aujourd'hui, on aménage les peines jusqu'à un an de prison ferme. Il y a la version telle qu'elle est pratiquée, comme avec sursis simple. Et la version de Mme Pécresse qui dit « courte peine de prison avec exécution immédiate ». Mais parce que, si vous voulez, Mme Pécresse reprend les propositions de Marine Le Pen, et nous nous sommes pour le modèle néerlandais, ça fabrique de la criminalité. Mais c'est faux, Julien Audoul, je vous donne la parole. Prenez exemple sur les Pays-Bas, ça fonctionne très bien, des très courtes peines pour les primo-délinquants. Pourquoi ?

Parce que quand vous donnez une très courte peine et rapide à un primo-délinquant, vous enrayez la spirale de la délinquance. Il n'y a pas cette marre d'impunité qui lui permet, encore une fois, de devenir de petits délinquants à grands criminels. Et aujourd'hui, il est récupérable. Si vous avez des peines très courtes, de 15 jours et de 1 mois, vous enrayez cette spirale et vous donnez un signal extrêmement clair à ce jeune, ou moins jeune. Nous, nous souhaitons effectivement, et c'est une proposition de Marine Le Pen reprise par les autres, mais tant mieux, mais très clairement, ça fait partie des mesures qui permettront d'endiguer la délinquance des jeunes.

C'est de l'idéologie, voire de la croyance superstitieuse qui n'a aucune efficacité. Pourquoi ? Parce que d'abord, les prisons sont surchargées. Deuxièmement, ce sont des fabriques à criminalité. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, quand vous mettez un jeune en prison, déjà quand la peine est exécutée, mais c'est aussi la raison pour laquelle les peines ne sont pas assez exécutées, quand vous mettez un jeune en prison, vous avez 75% de risque de récidive, voire la criminalité, la violence augmente, c'est hélas la situation actuelle. Et donc vous êtes complètement hors sol, parce que vous n'êtes pas sans savoir.

Par exemple, prenez le cas de Mohamed Amra, qui était un jeune avec un casier judiciaire pas aussi explosif qu'après son séjour en prison, et qui, quand il est sorti de son séjour en prison, est devenu d'une violence inouïe. Les prisons sont des fabriques à radicalisation islamiste et favorisent le trafic d'ordre. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'il faut remettre de l'ordre dans les prisons, et que la jeunesse, s'il faut l'envoyer quelque part à titre de sanction, parce que oui, bien sûr qu'il faut sanctionner la jeunesse criminelle et délinquante, il faut plutôt travailler du côté des centres éducatifs fermés.

Maintenant, moi je suis ministre de la Ville, et donc ce que je vous dis, c'est que la question de la sanction, c'est le travail du ministre de l'Intérieur et du ministre de la Justice, mais moi je veux enfin qu'on travaille sur la prévention. Parce qu'il vaut mieux quelqu'un qui ne le devienne, nous ne le faisons pas assez. L'insertion ? Non, on n'investit pratiquement pas sur l'enfance qui est l'enfance aujourd'hui en danger. On n'investit pas sur l'enfance précaire. Il y a un enfant sur deux... Mais c'est quoi l'enfance précaire ? Eh bien je vais vous le dire, un enfant sur deux qui ne mange pas à sa faim. On arrive au terme de ce débat. On arrive au terme de ce débat.

Vous savez que vous avez énormément de familles rurales précaires, dont les enfants ne deviendront jamais délinquants, parce qu'ils sont comme ça, et qu'il y a des valeurs qui sont inculquées, donc arrêtez de dire qu'il y a des problèmes de ressources, Madame Méhadelle, vous êtes dans l'idéologie. C'est vous qui êtes dans l'idéologie. La plus déconnectée. C'est vous qui êtes dans l'idéologie. Ce n'est pas un problème de moyens. C'est aussi un problème de moyens. Madame Méhadelle, j'ai été... Pas en même temps, pas en même temps, pas en même temps. Je ne suis pas tombé dans la drogue, je ne suis pas tombé dans la délinquance, parce qu'on m'a inculqué des valeurs et un cadre.

Ce qui manque aujourd'hui aux familles françaises, et à certaines notamment, c'est un cadre des limites, et quelquefois aussi une réparation par des sanctions, notamment la suspension des allocations familiales. Ce qui est fondamental, c'est un cadre, c'est exactement sur quoi je travaille avec le gouvernement. Un cadre, c'est quoi ? C'est une éducation, c'est des parents qui ne sont pas déficients, et c'est surtout une capacité à repérer les troubles psychiques. La précarité sociale, c'est ce qui produit le plus de troubles.

Donc, bien sûr qu'heureusement, il y en a qui s'en sortent, et heureusement, malgré tout en masse, quand vous regardez la réalité de la vie et la réalité des statistiques, vous allez retrouver beaucoup plus de jeunes qui viennent d'un milieu précaire, qui vont se retrouver ensuite à l'ASE, puis en déscolarisation, puis hélas dans la criminalité, dans la délinquance, parce qu'on ne s'est pas occupé. On arrive au terme du débat, merci beaucoup. Question politique encore, à l'un et à l'autre. Très bref, s'il vous plaît, c'est une prise de position. Bruno Retailleau, toujours lui, décidément, marque l'actualité. Il a été questionné sur la proportionnelle.

Est-il prêt à porter la réforme du mode de scrutin pour les législatives voulue par François Bayrou ? Réponse non. Il refusera de porter une telle réforme, et il n'exclut pas dans ces cas-là la démission. Il dit que toutes les options sont ouvertes. Le sens pour vous de cette réponse ? D'abord vous, c'est votre collègue. Oui, moi, je vais vous dire, je suis sur la position du Premier ministre là-dessus. C'est-à-dire que les Français veulent plus de représentativité. On a un problème sur la question démocratique. Donc je suis favorable à ce qu'on ait un débat. Maintenant, un peu plus, un peu moins, un peu de dosage. Je laisse ça à tous les champions du calcul.

Que Bruno Retailleau veut démissionner, ça vous émeut ? Écoutez, j'espère qu'il changera d'avis, ou que s'il le fait, il le fera en conscience. Ça n'a pas l'air de vous faire pleurer. Il y a un sourire, vous n'avez pas pleuré, j'ai l'impression. Monsieur Retailleau n'attend qu'un prétexte pour démissionner. Alors ça peut être la proportionnelle, ça peut être la couleur des rideaux. Demain, ce sera peut-être parce que François Bayrou ne lui a pas dit bonjour. Il n'attend qu'une chose, c'est quitter le gouvernement, la proportionnelle et le nouveau prétexte.