Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 27 octobre 2025 59 minContradictoireFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Budget des Armées : audition de Catherine Vautrin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous confirmer que votre cabinet travaille sur un horizon pluriannuel de 6 ans pour la LPM ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Quel est le calendrier de mise en œuvre de l'actualisation de la LPM ?

  • 6:00RelanceÉludée

    La LPM actuelle est-elle suffisante pour garantir la sécurité face à une guerre majeure ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les priorités capacitaires pour 2026 ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment comptez-vous renforcer la résilience de la société face aux menaces hybrides ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les projets pour la réserve opérationnelle en 2026 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00président_sénatPromesse
    « Le président de la République s'est engagé à doubler le budget consacré à notre défense par rapport à 2017, non pas à l'horizon 2030 mais 2027. »
  • 6:00président_sénatFait
    « La loi de programmation militaire ne constitue rien de plus qu'un absolu minimum. »
  • 10:00Catherine_VautrinChiffre
    « La mission défense qui vous est présentée est ainsi porteuse d'un budget à 57 milliards 100 millions d'euros soit une augmentation de 13 milliards comparé à la LFI 25. »
  • 12:00Catherine_VautrinChiffre
    « Les commandes de la DGA atteignaient 12 milliards 800 millions d'euros. Soit un niveau jamais atteint à cette période de l'année dans l'histoire récente. »
  • 16:00Catherine_VautrinFait
    « La Russie représente une menace durable aux frontières de l'Europe, pas seulement pour l'Ukraine, mais pour toute l'Europe. »
  • 0:00Fait
    « militaire ne répond pas qu'à la menace russe. Euh, elle répond en grande partie à l'accélération de la menace russe qui elle-même évolue et qui a toujours été non pas des chars uniquement effectivement et et heureusement la Russie n'a pas obtenu ses objectifs en Ukraine et et a des éléments de faiblesse puisqueeffectivement elle patine des éléments de faiblesse qu'on qu'on appuie en mettant en place des sanctions parce qu'on souhaite que la Russie ne gagne pas sur le champ de bataille. »
  • 2:00Fait
    « on sait que depuis le départ la guerre est hybride de la part de la Russie et on le vit en fait aujourd'hui. C'est c'est c'est matérialisable dans les attaques cybernes, dans les ingérances, dans notre vie démocratique en Europe. »
  • 4:00Fait
    « il y a aussi l'extraordinaire accélération militaire de la Chine. Il y a les menaces qui sont venues du sud. »
  • 6:00Fait
    « Retour de d'une guerre directe entre Israël et l'Iran, on peut pas ne pas voir ça. »
  • 8:00Fait
    « nos adversaires possèdent la totalité de la gamme de l'offensif et du défensif, y compris quand ce sont des puissances nucléaires. Et donc il faut que ce soit notre cas aussi. »
  • 10:00Fait
    « nous avons effectivement besoin de travailler avec l'ensemble de nos industriels et notamment sur la capacité de nos industriels à répondre avec agilité rapidement. »
  • 12:00Fait
    « R métal a une agressivité au sens anglais du terme extrêmement importante et qu'il y a à discuter avec notre BITD car nous n'avons pas au moment où nous parlons la même réactivité. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans 100 % Sénat. La France doit se préparer à un choc dans 3 ou 4 ans face à la Russie.

Ce sont les mots très forts du chef d'état-major des armées françaises. Et pour y parvenir, le budget de la défense va fortement augmenté face au sénateur en commission Catherine Vrin, la nouvelle ministre des armées et des anciens combattants, a proposé une augmentation de ce budget de 6,7 milliards d'euros entre 2025 et 2026. Mes chers collègues, nous accueillons aujourd'hui et pour la première fois madame Catherine Vautrin, ministre des armées des anciens combattants et madame Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre et je les remercie en votre nom de leur présence aujourd'hui.

Mesdames les ministres, je vous souhaite la bienvenue devant notre commission et je vous adresse au nom de l'ensemble des membres de cette commission tous nos vœux dans la tâche si lourde qui vous attend à l'heure de la montée des périls. Pour ouvrir cette audition, je propose une citation de Shakespeare qui me paraîtrait significative de ce qui vous attend et en réalité qui nous attend tous. Beaucoup peuvent supporter le mauvais temps qui n'ont pas le goût pour la tempête.

Madame la ministre, madame la ministre déléguée, vous allez être des capitaines de gros temps, peut-être au-delà de ce que l'on peut aujourd'hui imaginer. Car nous sommes à un point de bascule. Ces motsons du président de la République et ouvre l'actualisation de la revue nationale stratégique publiée le 14 juillet dernier.

Ce document qui fixe le cadre de nos travaux ces prochaines années. Il est avec lucidité alarmant et je cite encore il est désormais clair que nous entrons dans une nouvelle ère, celle d'un risque particulièrement élevé d'une guerre majeure de haute intensité en dehors du territoire national en Europe qui impliquerait la France et ses alliés, en particulier européens à l'horizon 2030 verrait notre territoire visé en même temps par des actions hybrides massives. Les défis qui s'imposent à nous sont immenses et nécessitent dès aujourd'hui des décisions difficiles, trop longtemps retardées ou délayées, aussi bien en matière militaire que budgétaire.

Ces défis rendent urgents de nous mettre immédiatement en ordre de marche. C'est de cela que vous êtes désormais toutes deux comptables devant la représentation nationale et devant nos concitoyens. Il va de soi dans notre esprit que l'augmentation des moyens qui sont alloués au minard suppose une augmentation du contrôle exercé par le Parlement.

On s'en est déjà euh échangé. C'est la condition pour que l'effort demandé à la nation soit accepté par nos concitoyens. Dans la perspective de l'actualisation à venir de la loi de programmation militaire, nous aurons besoin d'une vision claire de la 2m comme prévu dans la loi de programmation militaire.

Est-ce que vous pouvez nous confirmer, madame la ministre que votre cabinet et vos services travaillent bien toujours dans cette perspective d'un horizon pluriannuel sur 6 année glissante indépendamment même du travail d'actualisation de la loi de programmation militaire ? Pouvez-vous également nous préciser le calendrier de mise en œuvre de cette actualisation qui est important pour nous ? Nous devons aussi en lien avec notre commission des finances et je salue la présence de du rapporteur avoir une vision claire et sincère des de des conditions de la fin de gestion.

Le rapporteur spécial y reviendra sans doute. La défense de nos intérêts et de notre territoire n'est pas n'est plus une forme d'accessoire victime tout désignée des contingences budgétaires et de la recherche désespérée d'économie de court terme, faute d'avoir su faire les indispensables réformes de long terme. Après avoir perçu les dividendes de la paix, nous devons en assumer le coût.

Et ce coût est élevé. Je ne trahis aucun secret en disant que la loi de programmation militaire ne constitue rien de plus qu'un absolu minimum. loin de garantir notre sécurité si la situation internationale venait à se dégrader encore et de permettre aux armées françaises de mener une guerre de haute intensité.

Ce terme de haute intensité justement est finalement récent dans le débat public. Il figurait trois fois dans la RNS de 2017. Il est fait mention exactement 20 fois en 2025 signe qu'il était besoin d'un changement complet de cap.

Cette lucidité de la RNS de 2025 est cohérent du reste avec notre propre contribution à son élaboration. Lors de son intervention le 13 juillet, le président de la République s'est engagé à doubler le budget consacré à notre défense par rapport à 2017, non pas à l'horizon 2030 mais 2027. Le projet de loi de finance pour 2026 prévoit une donc une accélération de la montée en puissance budgétaire de 3,5 milliards pour 2026 et nous pouvons ne pouvons bien entendu qu'approuver cette pente.

Le chef de l'État annonce également une actualisation de la loi de programmation militaire. Nous souhaiterions que vous nous en précisiez le calendrier et que vous nous en donniez peut-être la priorité en la matière, vos priorités pardon en la matière. Cependant, la parole, même celle du chef de l'État, n'a pas de valeur performative.

Elle doit descendre jusqu'au dans les régiments, les bases et même les stocks de munition. Et pour l'instant, ayant dépit des engagements rituellement répétés, ce n'est tragiquement pas le cas. Vous pourrez la vérifier rapidement par vous-même lors de vos visites et vos déplacements dans les forces quel qu'elle soit.

En juillet, le président de la République exprimait, je reprends ses propres termes, la nécessité d'être craint pour être respecté. Les incursions répétées dans l'espace aérien de l'OTAN, de drones et d'avions russes montrent que notre posture n'est à minima perçue comme crédible par Poutine, ce qui paradoxalement renforce la probabilité de l'extension d'un conflit. Madame la ministre, vous connaissez le Sénat de longue date.

Vous savez que nous aurons à cœur, y compris en cette période politiquement instable, d'accompagner vos efforts pour que l'État remplisse le plus la plus essentielle et la première de ces missions qui est de protéger nos concitoyens. Vous trouverez donc avec nous des interlocuteurs exigeants et attentifs à ce que nos décisions aillent dans le sens du devoir qui pèse sur notre génération. Nous devons donner à nos soldats les moyens de mener à bien une mission qui met en jeu leur vie mais également l'avenir de nos enfants.

Mesdames les ministres, pour revenir à l'image de Shakespeare, le mauvais temps est déjà derrière nous et ce qui se profile à l'horizon, c'est la tempête et nous voulons croire que vous serez en mesure de barrer dans l'ouragan. Mesdames les ministres, vous ne rencontrerez dans cette commission ni piège sournois ni d'esprits partisan, quelle que soit leur sensibilité politique. Je pense tous les sénateurs de notre commission abordent ces questions dans un esprit républicain et pragmatique.

En revanche, soyez assurés que rien ne nous détournera de notre mission qui est de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que à l'heure du choc, si ce choc devait arriver, nous soyons prêts. Madame les ministres, le ministre, la ministre, je du mal. Je vous laisse la parole pour un exposé liiminaire à l'issue duquel nos rapporteurs budgétaires et le rapporteur spécial de la commission des finances vous poseront leurs questions suivies de celle de nos autres collègues.

Et je rappelle que cette audition est captée, qu'elle est diffusée sur le site internet du Sénat et sur les réseaux sociaux. Madame le ministre, je vous laisse donc la parole. Monsieur le président, mesdames et messieurs les rapporteurs, mesdames et messieurs les sénateurs.

Tout d'abord, monsieur le sénateur avec Alice Ruf, ministre délégué auprès de la ministre d'armée des anciens combattants, je voudrais vous dire combien nous mesurons la à la fois la responsabilité mais aussi le privilège qui sont les nôtres de vous présenter les programmes du PLF concernant le ministère des armées et des anciens combattants. cette lors de cette audition, je ferai seul le proposiminaire puisque je crois que vous aurez l'occasion d'auditionner la ministre déléguée pour parler plus particulièrement du sujet des anciens combattants lors d'une autre audition. Pour autant, j'ai souhaité qu'Alis soit à mes côtés puisque elle aura une délégation autant que de besoin et donc elle est doit être évidemment en capacité d'être sur la totalité des sujets et c'est comme cela que nous avons commencé à travailler.

Alors, je voudrais commencer, évidemment, vous l'avez fait vous-même, monsieur le président, par dire un mot du contexte international, ce qui d'ailleurs me conduit à reprendre le mot responsabilité, car ce contexte international, vous le savez mesdames et messieurs les sénateurs, il ne cesse de se complexifier engendrant un degré d'incertitude et de risque comme notre pays n'en a pas connu dans les décennies récentes. responsabilité parce que vous l'avez également dit, le contexte national demeure extrêmement volatile, ce qui n'est pas sans risque et je crois qu'il est important que nous le mesurions ensemble sur la dynamique du réarmement que ce gouvernement entend impulser. Enfin, vous comprendrez que je souhaite rendre hommage à mon prédécesseur, le Premier ministre Sébastien Lecnu, qui pendant 3 années a œuvré sans relâche à renforcer, moderniser et transformer notre outil de défense.

Évidemment, sans jamais oublier de veiller avec beaucoup d'attention sur un sujet d'importance pour la ministre déléguée et pour moi-même, le monde combattant à la mémoire qui soutiennent la résilience et les forces morales de la nation. J'entends évidemment suivre le CAP fixé par le président de la République le 13 juillet dernier et c'est tout l'objet de cette audition aujourd'hui. 26 sera la 3e année de mise en œuvre de la loi de programmation militaire et cette année 2026, c'est celle que le PLF vous est proposé, respecte la marche d'une augmentation de 3 milliards d'eux par rapport à 2025 à l'euro près et j'ose dire que cette année va même plus loin en ajoutant une seconde marche, celle que nous appelons la surmarche qui est une hausse de 3 milliards 500 millions d'euros.

C'est donc un total de 6 milliards 700 millions d'euros par rapport à la loi de finance initiale de 2025 en application des décisions du président de la République conduisant à augmenter la loi de programmation militaire de 10 milliards sur la période 2006-2027. C'est un quasi doublement du budget sur la période 2017-2027. La mission défense qui vous est présentée est ainsi porteuse d'un budget à 57 milliards 100 millions d'euros soit une augmentation de 13 milliards comparé à la LFI 25. dans ce contexte international préoccupant dans lequel nos partenaires comme nos compétiteurs réarment à un rythme au moins aussi élevé que le nôtre et je crois qu'il faut que nous l'ayons bien en tête.

Quelques mots sur le contexte international. Évidemment, l'Ukraine est de manière inséparable à sécurité de notre continent européen. 3 ans et demi après le début de la guerre d'agression que la Russie mène sur le sol ukrainien, le constat est indiscutable.

La Russie représente une menace durable aux frontières de l'Europe, pas seulement pour l'Ukraine, mais pour toute l'Europe. La Russie organise son armée, elle contraint sa société, elle oriente son économie de guerre. Bref, en un mot, elle augmente son effort de guerre.

Nous étions avec Alice Rufa à Bruxelles il y a exactement une semaine, mercredi dernier, à une réunion des ministres de la défense de l'OTAN. J'ai rencontré nombre de mes homologues et je peux vous dire que notre constat est partagé. Multiplication des incursions dans les espaces aériens des alliés.

Utilisation d'une flotte fantôme pour contourner les sanctions. Manœuvres hybride contre nos institutions démocratiques, campagnes d'ingérence et de désinformation. Autant de facettes d'une menace russe multiple, parfois invisible mais bien réelle.

J'ai évidemment échangé avec mon homologue ukrainien D Shimal qui et je lui ai redit évidemment combien la France et ses partenaires étaient durablement à côté de l'Ukraine parce que je crois que nous pouvons partager que l'Ukraine est en première ligne. Elle tient face aux assauts russes mais elle a incontestablement besoin d'un soutien durable. Le proche et Moyen-Orient, nous avons des intérêts de sécurité en jeu.

Une reprise de la guerre entre la République islamique d'Iran et Israël ne manquerait pas de nourrir une escalade régionale aux conséquences d'imprévisibles qui mettrait assurément en péril la sécurité de nos ressortissons et nos intérêts dans la région. En mer rouge, vous le savez, les outils continuent de faire peser une menace majeure sur le trafic maritime. À Gaza, on ne peut que saluer la réalisation de la première phase de l'accord de paix qui a permis un cesser le feu, la libération de l'ensemble des otages et une reprise progressive de l'aide humanitaire.

Mais nous l'avons vu dès ce weekend, ce cesser le feu est extrêmement fragile. Beaucoup restent à faire pour qu'une paix s'installe dans la durée. Je pourrais là sraîner tous les continents, lister les foyers d'instabilité en Afrique, en Amérique latine ou encore dans l'Indo- Pacifique.

Dans presque tous les cas, nos territoires d'outre mer sont au cœur de ces enjeux, c'est-à-dire en première ligne face à ces menaces et au cœur d'une compétition stratégique entre la Chine et les États-Unis d'Amérique. Cette année 2025 a vu une nouvelle accélération des bascules stratégiques. Je pense à l'affirmation de la puissance chinoise et au pivot américain vers l'Asie avec toutes leurs conséquences pour les Européens et leur sécurité.

Et si je n'avais besoin que d'une seule preuve, il suffisait d'entendre le secrétaire d'État à la défense américaine qui était à Bruxelles la semaine dernière. Ces propos furent d'une limpidité absolue sur le fait que l'Europe devait assurer elle-même sa sécurité. cette année euh 2020 et il y a évidemment pardon les autres menaces transnationales qui loin de disparaître s'accumulent.

Je pense notamment au terrorisme, à la criminalité organisée, au trafic, mais aussi à la combinaison d'enjeux climatiques, migratoires, énergétiques, commerciaux qui rendent notre environnement de sécurité plus instable et plus incertain. La conflictualité s'étend à des champs toujours plus vastes. L'espace, le cyber, la guerre informationnelle ou encore les fonds marins.

Vous avez monsieur le président citer la nouvelle revue stratégique qui pose ce regard lucide. Précisant que nous avons changé d'air. Et si je ne devais en retenir qu'une phrase, je mentionnerai son paragraphe 7.

Il est désormais clair que nous entrons dans une nouvelle ère, celle d'un risque particulièrement élevé d'une guerre majeure de haute intensité en dehors du territoire national en Europe qui impliquerait la France et ses alliés en particulier européens à l'horizon 2030 et verrait notre territoire visé en même temps par des actions hybrides massives. Nous devons donc mesdames et messieurs les sénateurs, en tirer toutes les leçons pour notre réarmement. Pendant près de trois décennies, l'Europe avait fait le choix de désarmer alors même que les périls montaient que le reste du monde continuait à s'armer.

Les conflits ont été marqués par l'utilisation croissante et massive des drones de tout type par la conduite de frappe dans la profondeur à partir des trois milieux terre, air mer. Depuis 2017, sous l'impulsion du président de la République, après des décennies de baisse de crédit, de suppression de poste, de fermeture de base et de régiment et de contraction des soutiens, la France se réarme. J'évoque maintenant ce réarmement, c'est-à-dire l'exécution de la LPM telle que vous m'y avez invité.

Et je dois dire qu'effectivement dès mes premiers déplacements, j'ai pu mesurer les tout premiers effets produits par la LPM. J'étais par exemple au 8e Airmat à Mourmelon. Les nouveaux camions logistes, j'ai pu voir les nouveaux camions logistiques blindés.

Dans ce régiment, comme pour toute la flotte logistique terrestre, la part des véhicules blindés va être multipliée par 3. Cela répond à un besoin critique pour faire face aux attaques de convoi comme on les voit à l'œuvre en Ukraine. 140 ateliers mobiles seront également livrés dans la brigade de maintenance. 120 portes engins seront livrés, donc 80 avec des cabines protégées.

Pour l'année 25, nous ne sommes pas encore à la fin de gestion. J'ai bien entendu votre question sur le sujet et bien évidemment je serais particulièrement attentif sur l'ensemble de ces éléments et je rappelle que les crédits de la mission défense votés dans la LFI pour 2025 sont conformes non seulement aux annuités 2430 soit une hausse de crédit de 7 % entre 24 et 25 pour atteindre 50 milliards 500 millions d'euros. La mission défense a été épargnée par les mesures de régulation budgétaire surgè et annulation de crédit mise en œuvre depuis le début de l'année et nous avons anticipé nous avons obtenu le dégel anticipé de 100 % de la réserve de précaution du programme 146.

C'est 1ARD 300 millions d'euros pour sécuriser au maximum le plan de commande des programmes d'armement tant conventionnel que de dissuasion. Et cela apporte des résultats concrets puisque'au 30 septembre, les commandes de la DGA atteignaient 12 milliards 800 millions d'euros. Soit un niveau jamais atteint à cette période de l'année dans l'histoire récente.

Les paiements dépassent 16 milliards. C'est plus que ce qui avait pu être réalisé les années passées. L'enjeu comme toujours étant que la base industrielle et technologique de défense puisse en bénéficier et je vous prie croire mesdames et messieurs les sénateurs que c'est une élue locale qui vous le dit.

Alors, vous le savez tous, une année normale pour le programme 146. C'est un premier temps où les équipes de la DGA vont principalement payer les fournisseurs et dans un second temps davantage de temps dédié à l'engagement des commandes nouvelles dont les contrats sont négociés tout au long de l'année. Il s'agit d'un rythme immuable qui ne doit surprendre personne même si je comprends les impatientes notamment lorsqu'elles prévient de tous les débats nés cet hiver autour de l'accélération de notre réarmement suite à la bascule stratégique que nous traversons.

Si les PME PMETI capte déjà 70 % des paiements réalisés par le ministère, nous avons renforcé notre vigilance sur l'accès au financement des entreprises de la défense. Mon prédécesseur avait initié un dialogue de place le 20 mars dernier. Nous voyons les premiers résultats.

Le rapprochement entre les entreprises de la défense et le monde financier a vu émerger différents fonds dotés de plusieurs centaines de millions d'euros. Et je salue le lancement la semaine dernière du fond BPI France défense qui permet aux Français désireux d'investir dans la défense de soutenir concrètement leur industrie. Le ministère se pose désormais en véritable tiers de confiance pour les entreprises de la défense.

Il y a encore 2 ans, nous avions peu de proximité avec les territoires. Désormais, vous le savez, neuf attachés d'industrie de défense en région ont été mis en place dans les préfectures. un nombre encore insuffisant mais qui révèle un changement d'état d'esprit et je vais les réunir prochainement de façon à augmenter la vigilance qui doit être la leure.

Notre Bit repose sur une articulation entre grand honneur d'ordre et leurs sous-traitants. serait particulièrement vigilante à ce que leur relation soi la plus équilibrée possible, à ce que les opportunités dans l'industrie de défense soient connues de l'industrie civile, à ce que nous puissions identifier l'ensemble des innovations sur le territoire. Notre vigilance en matière de sourcing, d'innovation est absolument majeure et incontestablement nous touchons là une évolution probablement des pratiques y compris celle de la DGA dans une recherche d'agilité dans une recherche également de rapidité quant au délai entre la commande la livraison et la capacité à répondre aux besoins de nos forces armées.

Comme certains ont pu le noter, nous avons des enjeux sur la trajectoire de ressources de la LPM, le dégel de la réserve de précaution et des couvertures des surcouts qui dépasserait de la provision, même s'il être sensiblement moins élevé que l'année dernière. Je reste donc plutôt confiante tout en étant vigilante jusqu'au dernier jour de cette année. Je veux redire évidemment mon attachement à ce que chaque euro soit bien dépensé.

C'est pourquoi je serais très attentive à ce que les transformations profondes amorcées dans les années passées non seulement délivrent leurs résultats mais éclairent la voie pour d'autres réformes. Entre 19 et 24, les paiements annuels pour l'équipement des forces ont augmenté de plus de 50 % avec une quasi stabilité des effectifs. Le commissariat au numérique de la défense créée l'été dernier engentre une simplification opérationnelle concernant 7500 personnels autrefois dispersés dans un maqui d'acteur.

C'est une efficacité primordiale au vu de l'effort important que la nation va consentir pour les armées à partir de 2026. L'objectif pour notre pays est extrêmement clair. Il est rappelé régulièrement par le SEMA préparer nos forces armées à court terme à ce changement d'époque stratégique.

Les grands enjeux, si je les résumé en quatre points, d'abord le socle, entraînement effectif soutien, la protection, défense solaire, DSA, lutte contre drone, défense NRBC, nucléaire radiologique, bactériologique et chimique. les capacités offensives, munition, frappe dans la profondeur, GCEM et enfin le renseignement et la communication, espace, drone, centre de commandement, connectivité. C'est tout le sens de ce PLF 26 qui constitue cette première année du futur projet de loi d'actualisation de la LPM 2430 que le président m'a chargé de présenter d'ici la fin de l'automne parce qu'effectivement ce projet d'actualisation vous sera proposé et évidemment devra aller jusqu'au terme de la LPM actuelle.

Le combat moderne combine des effets de masse et des effets de haute technologie. C'est ce qui fait la force de nos armées. On peut le voir sur l'un des bâtiments les plus complexes à construire au monde, le SNLE.

Comme dans les camps de Champagne, la rusticité, la force morale de nos soldats sont un facteur de succès. Comme aimé à le répéter mon prédécesseur, l'Ukraine nous a rappelé l'importance de la masse. Les récents conflits au Prochrient nous ont confirmé l'importance de la précision et c'est l'ensemble que nous devons être capable d'articuler.

Nous devons donc repenser au sein de nos armées l'équilibre entre équipement de technologie et équipement plus rustique. est particulièrement vrai dans le domaine des munitions. Notre capacité à pénétrer les défenses adverses passera probablement par un panachage entre munitions peu coûteuse capable de saturer et des munitions plus complexes capables de percer les défenses avec la plus grande précision.

Nous allons poursuivre l'effort dans ce domaine. Les munitions, c'est aussi ce qui permet à nos hommes de s'entraîner et c'est également un des retours d'expérience des conflits en cours. Il faut se préparer à des conflits durs.

Pour cela, il faut s'entraîner. Et pour s'entraîner, pardonnez-moi de d'enfoncer des portes ouvertes, il faut des moyens, donc des munitions, donc des équipements bien entretenus. Les conflits montrent que demain la victoire appartiendra à celui qui innovera le plus vite.

Les progrès observés sur les différents terrains de combat dans tous les types de drones sont écons. Ils modifient en profondeur les rapports de force, ont la capacité de figer la manœuvre qui e cru il y a encore 2 3 ans que les 3/4 des pertes infligées dans le conflit russo-écrainien serait le fait de drones et non plus de frappes de missile ou de canon. L'innovation c'est une culture, c'est un état d'esprit.

C'est ce que nous enseignent les guerres actuelles, c'est que pour aller vite, il faut savoir décentraliser la décision, faire confiance aux échelons subordonnés, déployer les énergies, responsabiliser, savoir faire passer à l'échelle les bonnes idées, les bonnes pratiques et nos régiments n'en manquent pas. Je veux que cet état d'esprit soit cultivé à tous les niveaux, aussi bien dans les États-majors que dans les forces. Une culture de la responsabilité.

J'étais dans l'armée de terre la marine la semaine dernière, je serai demain à Montemarsan et je mesure à quel point toutes celles et ceux qui s'engagent ont soif de servir, sont prêts à prendre des responsabilités. Dans tous ces conflits, il y a des capacités sur lesquelles nous devons particulièrement faire effort. Soit parce que nous avons quelque peu délaissé dans le monde hier, soit parce qu'elle constitue des game changer qu'il ne faut pas rater.

J'ai parlé des drones, mais je voudrais dire un mot, des frappes dans la profondeur. Au-delà des capacités nouvelles que nous observons déjà sur les champs de bataille, nous devons savoir tirer partie de l'expertise scientifique française de premier rang pour anticiper les ruptures technologiques de demain. au même titre que l'arme nucléaire ou l'accès à l'espace en leur temps.

Les intenses compétitions scientifiques actuelles dans les domaines de l'intelligence artificielle ou de la mécanique quantique recomposeront les rapports de force entre temps. La force dispose d'atouts scientifiques, industriels et militaires nécessaires pour jouer un rôle clé dans cette évolution. Il y a enfin l'équilibre de notre modèle entre active et réserve et peut-être demain volontaire.

Nous avons incontestablement besoin d'une réserve active qui permet de rester ancré dans nos territoires, qui permet d'ajouter des compétences techniques, qui permet de développer l'esprit défense dans la société civile et de donner à toutes ces jeunes qui veulent qui le veulent la possibilité de servir leur pays. Je souhaite maintenant détailler les composantes les plus dimensionnantes qui se dégagent de cette annuité budgétaire. La hausse inédite sera visible dans les unités.

Sur les grands programmes d'armement hors dissuasion, ce sontli 400 millions d'euros soit qui vont être mis pour les programmes à effet majeur, même pour la modernisation, le renouvellement des matériels des armées avec des livraisons d'équipement emblématiques. Un avion de renseignement, deux avions de transport des A400M, un avion de transport stratégique d'habitaillement à 330 MRT, quatre hélicoptères NH90, un sous-marin nucléaire d'attaque Barracuda, 362 véhicules Scorpion, 21 Charles Lecler rénové des infrastructures Barracuda et Scorpion, 8000 fusées d'assaut, des kits et des missiles exocètes, des moyens de lutte antidrone et un patrouilleur outre mer. Par ailleurs, 31 milliards de commandes seront passées en 2026.

Rien que pour les programmes d'armement hors dissuasion, c'est 55 % de plus que la LFI 25. 40 systèmes de drone tactique légers, une frégate FDI, deux rafales, deux successeurs de l'avion wax, quatre systèmes 100, 350 véhicules blindés cervales, des lots de munition à deux SM gros calibres, des lots de missiles antichar et des munitions téléopérées MTO. ou encore des bâtiments hydrographiques nouvelle génération et des systèmes de drone chauffent sur la préparation opérationnelle des forces 8 milliard 5 ce sont 656 millions qui viennent se rajouter à l'effort entrepris depuis 24 et c'est 1 milliard supplémentaire est poursuivi en 25 l'entretien programmé du matériel maintient aux conditions opérationnelles profite fortement de ce budget sur la disasion 500 millions supplémentaires pour la modernisation de deux composantes le SN le 3G et l'ance pas rénové et son successeur.

Sur la les infrastructures primordiales pour les unités, pour l'attractivité et la fidélisation, c'est 6 % d'augmentation pour la préparation et l'emploi des forces avec des infrastructures Barracuda, Scorpion, l'école navale des sous-officiers d'active et c'est aussi un élément important que sont les investissements pour le logement et l'hébergement des familles. Et enfin, les soutiens connaissent une hausse d'environ 200 millions par rapport à 2025 pour l'adaptation, la préparation des soutiens à l'hypothèse d'engagement majeur. Je le redis, c'est l'occasion de réaliser des acquisitions conjointes avec également nos partenaires de l'Union européenne.

Alors, si je prends l'exemple de la Bitd française, je peux citer par exemple les canons César avec ou les bombes de A2M chez Safran. Mais si je prends la B TDE à ce moment-là, je cite la 400M avec Airbus ou les avions de surveillance aérienne globale ACAB ou la défense solaire cent qui est une coopération franco-italienne. C'est aussi la possibilité d'accélérer de nouvelles coopérations comme le projet européen d'alerte avancé Jwell pour lequel j'ai signé un premier projet d'accord avec mon collègue allemand Boris Postéus la semaine dernière.

Les armées, ce n'est évidemment pas que du capacitaire. Le réarmement compte sur les ressources humaines. Ce constat a justifié l'ambition la fidélisation 360 mise en place par mon prédécesseur.

Plan qui produit des effets concrets que nous devons poursuivre. La mise en œuvre d'armes plus complètes, un niveau d'intégration plus élevé dans toutes les unités implique évidemment que les compétences suivent. Cet objectif est atteignable en renforçant la part de sous-officiers et d'officiers en dynamisant la promotion interne.

Les 14 milliards de masses salariales permettront de financer les hausses d'effectif. Une augmentation nette de 800 ETP au bénéfice du réarmement capacitaire. Je voudrais insister sur un point qui est que le ministère atteint enfin ses objectifs de recrutement et de fidélisation.

Les effets produits par les mesures de fidélisation combinées aux bonnes perspectives de recrutement ont permis l'atteinte du schéma d'emploi en 2024. Vous savez mieux que moi que ça n'était pas toujours le cas. J'ai en mémoire l'année 2023.

Je peux d'ors et déjà vous affirmer que la cible 25 sera atteinte avec 630 ETP supplémentaires et nous avons de bonnes raisons de penser qu'elle le sera avec les 800 ETP supplémentaires en 26. Les mesures de fidélisation consacrent un effort total de 159 millions supplémentaires avec des rattrapages de rémunération, la nouvelle protection sociale complémentaire. Enfin, l'évolution de la conflictualité démontre que la réserve opérationnelle est déterminante pour assurer dans la durée la résilience des forces et renforcer l'actif sur des segments critiques.

Et donc l'objectif, c'est que 2026 permettent d'avancer vers un modèle RH plus intégré et hybride pour répondre aux enjeux opérationnels. Parallèlement, vous le savez, le président de la République a annoncé son intention de donner à la jeunesse un nouveau cadre pour servir au sein de nos armées. Le projet de service militaire permettra de préparer des réservices plus nombreux, mieux entraînés, mieux équipés et mieux intégrés.

Enfin, en conclusion, je voudrais évoquer quelques effets concrets de l'application de la LPM. Accélérer les capacités les plus critiques pour faire face à un engagement majeur. Ce sont 2 milliard 4 pour les munitions, en particulier les livraisons de missiles de moyenne portée de de munition téléopéré de courte durée de missile Aster de missile Mica remotorisé de missile Mistral 3.

C'est ensuite 750 millions pour l'espace en 2026 pour accélérer dans le domaine de la connectivité et notamment la diversification des sources patrimoniales New Space. C'est aussi 600 millions pour les drones zéro bond 2026 au bénéfice en particulier des modules de lutte contre les mines sous-marines et les drones sous-marines surface. plus de 900 millions pour la défense solaire avec une modernisation de la DSA française contre les menaces de hausse du haut du spectre tout autant que pour la lutte antidrone avec notamment la livraison de neuf systèmes parades et de dos détecteurs laser.

La priorité est également donnée à l'innovation et au domaine de rupture avec plus de 400 millions d'euros pour la l'intelligence artificielle et 1 milliard3 pour l'innovation. Certains efforts prévus en LPM seront accentués. 1AR7 pour l'outre mer avec le remplacement des hélicoptères Pumain en Guyane par des Caracales, la poursuite de l'augmentation des effectifs, l'arrivée d'un patrouilleur outreem supplémentaire en Nouvelle-Calédonie et de deux sections d'infanterie en Polynésie.

Les développement de nouveaux points d'appui avec un accueil de A400M et de vecteur de renseignement. 600 millions pour le renseignement pour poursuivre la modernisation et la transformation de nos services de renseignement et c'est également 500 millions pour le cyber. Comme l'a dit le président de la République le 13 juillet, vous l'avez repris vous-même, monsieur le président, au fond, soyez simp soyons simples.

Pour être libre dans ce monde, il faut être craint. Pour être crain, il faut être puissant. Et j'ajoute la conviction qui est la mienne que nous n'avons plus le choix.

Je reviendrai devant vous pour présenter la copie complète 2630 sous forme du projet de loi actualisant la LPM 2430. Ce sera un second moment de débat parlementaire donc démocratique sur le ce qui fait la raison d'être de notre état, la défense de la nation, la défense de des Français et donc la défense de notre liberté. Je vous remercie monsieur le président.

Merci. Je voudrais simplement une précision. Nous avons une date butoire qui est le 30 novembre.

Donc ma question en fait était double. Vous avez répondu à la première partie et la deuxième partie je souhaiterais avoir des précisions quant au catalogue, on va l'appeler comme ça capacitaire que nous proposons pour justement bénéficier de ce programme safe, de cet emprunt oblige à des partenariats avec d'autres pays également. D'où la la première partie de ma question.

Non mais bien sûr, excusez-moi de pas avoir répondu à la à la deuxième partie tout simplement parce qu'on est en train de le faire. Ce que je voulais simplement dire, c'est que c'est cohérent avec ce que vient de présenter la ministère. Ça dépend aussi de ce que de ce qu'il fallait mettre dans la surmarche et dans le et dans les et dans la programmation future.

Bah oui, mais c'est une matière vivante. Donc en fait le fait est que pardon dans un mois. Oui, mais c'est enfin encore une fois l'exercice est cohérent.

L'exercice est cohérent et sans surprise madame la sénatrice juste ça sera dans des segments des secteurs qu'on appelaidé nous dans le livre blanc de la défense européenne au fond. Donc je veux pas spoiler ce qu'on va annoncer à l'Union européenne ici mais objectivement on a besoin de de faire plus dans le domaine de la défense aérienne et antimicile. On a besoin de faire plus dans la question des frappes dans la profondeur.

Et c'est pour ça que je disais qu'on a pris de l'avance puisqu'on a fait l'initiative Elsar en particulier. On a besoin de faire plus dans le domaine des des munitions de l'artillerie et cetera. On a besoin de faire plus dans le renseignement, dans le spatial.

Donc en fait, ce sont des éléments qui sont cohérents de bout en bout de ce qu'on a plaidé euh dans euh le livre blanc européen jusqu'à ce qu'on sollicitera en coopération dans Safe. Merci. Si on peut peut-être apporter une réponse à la question du Xoris sur les les munitions sur le calendrier.

Je vous ai je vous ai posé deux séries de questions. Une question sur les commandes de fin d'année. Vous m'avez répondu globalement mais sans alors que ma question était précise.

Peut-être vous pouvez-vous pas y répondre précisément. C'était sur le PNG, le T-Rex et le sous-marin nucléaire et le sous-marin nucléaire. Et puis j'avais posé une question sur l'évolution des stocks domiciles.

Mais les en fait les trois programmes sont euh en cours et comme je vous l'ai dit, l'idée c'est qu'on soit fidèle aux engagements qui ont été faits et qu'effectivement il soit bien programmé avant la fin de l'année. Et c'est la raison pour laquelle j'ai donné la somme de 30 milliards. Ils sont bien dans les dans les 30 milliards.

Très bien. Merci. Ensuite donc on passe au P178 avec Olivier Sigolotti.

Merci monsieur le président. Ma collègue Michel Gréant absente. Madame mesdames les ministres, je vais me permettre de vous poser les deux questions que nous avions préparées.

Le président Pin l'a rappelé dans son proposiminaire. Il est essentiel pour nos forces de pouvoir se préparer à la haute intensité. Vous en avez longuement évoqué l'importance et le général Pierrechill a également évoqué ce point la semaine dernière lors de sa présentation de de l'armée de terre.

Cela suppose à la fois des opérations d'entraînement pour nos trois composantes, pour nos trois armées, mais aussi la disponibilité des matériels. C'est notre sujet dans le cadre du programme 178. Mais aussi, et vous en avez évoqué également quelques quelques éléments, des munitions dédiées à prélever sur nos stocks.

La LPRM prévoit un palier pour la période 2427 et ensuite une remontée de ces stocks à partir de 28 jusqu'à l'échéance de 2030. Deux questions sur ces sur ces éléments. D'une part, dans chacune des trois armées, les cibles d'entraînement actuelles visées vous paraissent-elles suffisante ?

Bien sûr, sans donner publiquement des données couvertes par le secret des documents budgétaires, pouvez-vous nous dire s'il vous semble que les objectifs soient en passe d'être atteints ? Et deuxièmement, au niveau de l'emploi des matériels, nous pensons particulièrement au griffon. Euh le volume réservé aux entraînements vous paraît-il suffisant et de nature à garantir à nos forces un entraînement de haut degré de préparation et une familiarisation avec ces outils ?

Et puis deuxème question, mesdames les ministres, la LPM a érigé le numérique en priorité absolue. À cet effet, le commissariat numérique de défense, le CND a été créé le 1er septembre dernier. Placé sous votre autorité, le CND regroupera les missions exercées antérieurement par la direction générale du numérique et des systèmes d'information et de communication, des génumes, la direction interarmée des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information de défense, la DIRIS ainsi que l'agence du numérique de défense d'ici la fin de l'année 2026.

Euh deux questions sur le commissariat euh au numérique. Tout d'abord, qu'attendez-vous, madame la ministre de la mise en place du du CND en matière de cohérence du numérique de défense ? Ensuite, quelle stratégie est suivie pour éviter l'emprise des grandes entreprises technologiques américaines ?

On pense au GF femme avec des briques logiciels et des solutions de stockage et de traitement de l'information qui serait susceptible d'être fourni par des pays extraeuropéens. Et enfin, quelle action le CND va-t-il mettre en œuvre pour fournir aux armées des outils d'intelligence artificielle ? Merci.

Donc euh comment Olivier s'exprimé au nom des deux rapporteurs parce que Michel Gré n'est pas là, donc je vous propose de répondre. Merci. Merci monsieur le président.

Monsieur le Questur, effectivement plusieurs sujets sur les munitions, vous l'avez compris, c'est un effort de 7 milliard 3. un effort important parce que les stocks sont à un niveau trop faible et c'est clairement un des éléments majeurs de l'effort de de réarmement et je dois dire que on a là un enjeu qui est dou parce qu'il y a un enjeu financier mais il y a aussi l'enjeu de la capacité de production de nos entreprises de défense et c'est là où avec la DGA on a quelque chose de tout à fait important à travailler. Et donc très concrètement, je voudrais dire que l'effort sur les munitions touche l'ensemble du spectre des obus aux requêtes aux bombes à 2 SM au missiles les plus complexes et et évidemment c'est probablement les sujets d'ailleurs qui sont les les plus critiques. les missiles de défense aérienne solaire, les Aster et les aviations de combat météor Mika Exo 7 et que cet effort de munition et je crois que c'est important de vous le dire comporte un volet qui est tiré du retour d'expérience de l'Ukraine avec l'importance de munition téléopérée et c'est la raison pour laquelle il y a un effort tout particulier sur les charges et les drones et en fait en 26 27 nous aurons des A2M des drones lanceurs de charge et décharge.

C'est dire si vraiment on va entrer dans des choses extrêmement concrètes pour effectivement non seulement avoir des stocks mais également comme vous l'avez mentionné vous-même avoir une capacité d'entraînement. Et si euh je viens euh sur le programme Scorpion qui avait finalement pour objectif de renouveler, moderniser les capacités de de l'armée de terre, l'infovalorisation de Scorpion a transformé quelque part la manière de de vivre le le combat terrestre et la LPM 2430 a prévu l'augmentation de la cadence de production à un flux annuel de de 30 jaguars par an sur une période 24 puis à partir de 26 de 20 jaguars de 100 griff. fond et de 200 serves par an.

Donc on voit qu'il y a là quand même des éléments extrêmement importants. Et le PLF26 prévoit pour l'opération Scorpion la commande de 97 véhicules Servales, les développements d'équipement associés, l'amélioration et la gestion de configuration sur les véhicules existants. Et bien évidemment, les livraisons de griffon et de Jaguar continuent à se poursuivre.

Et au-delà des livraisons d'équipement et du niveau de technologie qui s'accroit, il faut également que les soldats puissent s'entraîner avec leurs équipements. Et c'est pour cela que nous avons voulu aller plus loin sur à la fois l'entretien et la fourniture du matériel. Pour aller maintenant sur les questions que vous avez bien voulu me poser sur le commissariat au numérique défense, il a pour objectif de rattraper un retard et de gagner en efficacité au quotidien.

Euh ces missions sont de soutenir les opérations à travers un appui numérique performant, de coconstruire le système de combat de demain avec la DGA et l'Étatmajor, de développer le numérique du quotidien, d'apporter un soutien sur tout le territoire, de conduire une politique numérique et de fournir les infrastructures permettant transporter, stocker, traiter les données pour comprendre, piloter et commander au quotidien les opérations. Et donc il y a plusieurs enjeux évidemment, le défi de l'attractivité avec la remontée des effectifs, la montée en compéten et l'articulation entre le numérique des systèmes d'armes et les infrastructures numériques du système. Et concernant la préparation opérationnelle, très concrètement, c'est une armée qui doit s'entraîner de façon intense et exigeante.

La LPM 2430 prévoyait déjà un premier effort avec une préparation opérationnelle qui devait progresser quantitativement et qualitativement jusqu'à rejoindre les normes d'activité permettant de maintenir les savoir-faires dans le temps. Et donc l'actualisation prévoit d'accélérer avec 2 milliards supplémentaires et l'idée c'est vraiment de densifier l'activité des trois armes aussi trois armées pardon aussi bien en quantité qu'en qualité. On parle d'équipement du commandant, de munition, d'acquisition de plastron pour gagner en réalisme lors de chacun des exercices.

Et comme vous le savez, en 26, si je devais prendre un exemple, nous aurons l'exercice Orion sur plusieurs mois qui va nous permettre de tester la capacité des armées à déployer ses forces en assumant un rôle de nation cadre puisque comme vous le savez, on aura euh évidemment une coalition internationale face à l'ennemi à parité. Et nous aurons également dans cet exercice aion à travailler sur des aspects civils et je pense notamment à tous les aspects concernant la santé. Merci beaucoup.

On passe ensuite au P212. Jean-Pierre Grand, ton micro Jean-Pierre, s'il te plaît. Euh merci monsieur le président.

Je vais présenter ma partie mais également celle de de ma collègue madame Carlouti qui comme vous avez pu le présenter est absente. Donc madame la ministre, madame la ministre déléguée madame la ministre, pouvez-vous nous faire part de vos projets en matière de renforcement de la résilience de la société ? C'est un aspect sur lequel insiste la revue nationale stratégique et dont le premier ministre a déjà dit un mot en actant la suppression du CNU.

Ça nous a pas fâché, hein. Pouvez-vous d'abord nous confirmer que les crédits de la réserve ont été préservés en 2025 et nous justifier le niveau budgétaire en 2026. Faire des crédits consacrés au réserviste, une variable d'ajustement en cours d'année est un classique qui est aujourd'hui qui est toujours préjudiciable au recrutement et à l'activité même des réservistes.

Pouvez-vous en nous dire comment vous envisagez vous la participation de chacun et des plus jeunes en particulier à la défense nationale ? J'ai participé au dernier déplacement de la commission en Suède. Son modèle n'est pas transportable tel quel, mais il donne à réfléchir.

En fait, madame pour madame Carlotti, elle vous interroge en disant que ça sa première question porte sur le les mesures d'attractivité parmi les plus attendues par les militaires et qui ont fait l'objet d'annonce des précédents gouvernements sans que le calendrier ou les modalités toujours été précisées. Les documents budgétaires annonçant une mise en œuvre de la grille des officiers en décembre de cette année et vous l'avez confirmé hier à l'Assemblée nationale. Mais quel est le périmètre de cette réforme ?

Tous les officiers à partir des aspirances sont-ils bien concernés ? L'intégration d'une partie des des primes dans l'assiette de calcul de la pension annoncé comme une mesure phare du plan de fidisation 360. Cette mesure a déjà été repoussée tel abandonnée.

L'ajournement ou la réalisation à minima de ces mesures de fisation risquerait d'avoir des conséquences sur le moral des troupes et donc sur leur maintien dans dans les cadres d'active. Je voudrais aussi vous vous poser la question sur la mise en disposition des militaires d'infrastructure salibbre. Les haut le haut comité d'évaluation de la condition militaire a fait état d'une situation parfois alarmante du parc immobilier.

Ça, on en parle souvent, on y revient. C'est un sujet récurrent. On avait eu quelques quelques avancées là-dessus précédemment.

Pouvez-vous nous préciser les efforts faits dans ce domaine en 2026 en décomposant les grandes masses qui s'imputent parfois sur plusieurs programmes ? Voilà nos deux questions. Merci monsieur le président, monsieur le sénateur grand.

Donc sur les différentes questions que vous m'avez posé sur le modèle suédois, j'aurais tendance à vous dire en première approche que je pense que le modèle suédois est un modèle là qui pourrait nous inspirer à bien des égards et que incontestablement on a aujourd'hui une volonté d'aller plus loin à la fois sur la réserve opérationnelle d'une part et d'autre part sur un service militaire volontaire. Comme vous l'avez remarqué, je l'ai dit dans mon propos introductif et le président de la République souhaite que d'ici la fin de l'année, nous soyons capacité de présenter euh des éléments sur le sujet et si d'aventure le euh projet de loi sur le la LPM nous pourrait intégrer ces éléments. C'est dire si nous souhaitons que cela vienne rapidement.

Sur la réserve opérationnelle, on a su répondre aux objectifs quantitatifs. Maintenant euh l'idée c'est d'aller sur le qualitatif parce que le réservice n'est pas un supplétif. Il est important que nous renforcions cette hybridité entre actif et réserve.

Et c'est la raison pour laquelle nous sommes en train de simplifier le parcours. Pardonnez-moi, je vais vous dire une chose que j'ai appris, ce qui m'a un peu interpellé. On est content d'enfin répondre aux demandes, c'est-à-dire que des gens écrivaient pour proposer d'être réservé s'il ne faisait pas l'objet d'une réponse.

On m'affirme que maintenant chacun a bien une réponse, que la seule des pays a 45 jours maintenant et euh que donc on semble avoir dépassé le problème de la gestion de la crise de croissance et qu'en matière de ressources humaines, nous entrerions dans quelque chose de plus fluide, ce qui me semble un élément tout à fait important. En 2026, ce sont 318 millions au PLF avec un objectif de 52000 contrats, c'est-à-dire 4400 de plus et une réserve opérationnelle augmentée avec une durée moyenne d'engagement portée à 45 jours pour être tout à fait précise. En ce qui concerne, je reste sur les sujets qui sont les sujets de rémunération pour vous dire que effectivement les grilles indicières des off des officiers l'ALPM prévoyait dans son article 7 le rattrapage des grilles indicières militaires du Rond été fait en 23 sous-officiers en 24.

Les officiers auront bien lieu en 25 et bien comme vous le demandez monsieur le sénateur des aspirant jusqu'au grade somitau. Donc cela concerne absolument tout le monde. En ce qui concerne maintenant les infrastructures au sens logement du terme, effectivement le haut comité d'évaluation à la condition militaire met en évidence l'état alarmant des infrastructures et le service de la défense en charge de la maintenance dans infrastructures se transforme.

Il y a effectivement un vrai rattrapage qui commence par la connaissance du parc, pardon, mais ça commence par ça avec une cartographie qui a été réalisée. Pour l'hébergement, en fait, nous avons précisément 122000 lits et il y en a pour être très concrète 20 % qui sont très dégradés. On me parle de bâtiments nommés champignonnière pas pour rien pour être très clair.

C'est dire si il y a du travail. Très concrètement, on me dit qu'il faut 3 LPM pour rattraper ce retard. Donc sur la période 1925, il y a 1,2 milliards qui sont prévus.

Donc je pense que c'est un travail qu'il faut que nous regardions de fond sur le fond. Euh je le dis avec vraiment le je vous prie de le croire, l'humilité de quelqu'un qui à la fois est là depuis 10 jours mais qui en même temps en présidé l'Agence nationale de rénovation urbaine et qui a été adjointe au logement dans sa ville et qui donc a quelques idées sur le sujet. Et je vois bien qu'il y a deux on a deux deux ou trois sujets.

On a évidemment le logement de nos militaires durant. On a le sujet de nos célibataires géographiques. C'est un enjeu absolument majeur dans l'armée comme ça l' de nombreux métiers.

Les célibataires géographiques sont de plus en plus nombreux. Nous devons être en capacité de leur offrir des des logements décents. Et troisièmement, nous avons le sujet du logement des familles.

Alors, il y a une partie du parc qui a été repris par Nové. Vous avez, vous qui êtes des spécialistes, vous avez suivi ce sujet et ce que l'on voit aujourd'hui, c'est que il y a une remise à niveau qui a été qui est en train de se faire par Nové. C'est un un contrat qui a été signé avec à la fois euh une remise à niveau, c'est-à-dire des investissements massifs qui prépont en famille d'être logés dans des logements de bonne qualité.

Il y a encore à mettre de la fluidité. Mais en tout cas, pour moi, ce sujet du logement est incontestablement un des éléments clés de l'attractivité et sur lequel nous devons continuer à nous pencher. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, j'ose dire que la loi de programmation militaire, elle est nativement sécurisée et que ce qui avait été fait était une approche.

Et vous pouvez d'ailleurs remarquer que, je l'ai dit au début de mon propos, ce qui a été voté, ce que vous avez voté est respecté et chaque année nous respectons. Ce qui veut donc dire que cette surmarche, elle a pour objectif d'aller plus loin. Et je vais vous donner h domaines dans lesquels nous souhaitons avancer parce que je crois que c'est important qu'on évoque ces éléments.

Tout en sachant qu'à partir du moment où on travaille sur un PJL, c'est bien parce qu'on aura à un moment l'occasion d'aller plus loin et d'en parler. Premier sujet, c'est l'alerte avancée parce que nous avons besoin d'avoir une capacité d'alerte avancée. On a un deuxième volet autour des munition de tout type et notamment des munitions téléopérées parce que nous voyons bien que nous aurons besoin de compléter par définition les munitions classiques.

On en a parlé depuis le début de cette audition. 3è élément, c'est aller favoriser une dronisation rapide de l'ensemble des unités opérationnelles des trois armées. Là aussi avec des capacités nouvelles. 4e élément, la défense surface et la lutte antitrone sur laquelle nous devons accélérer parce que là aussi nous voyons la nécessité de renforcement tant en opération que sur le territoire national.

Nous avons ensuite le sujet de la guerre dans le champ électromagnétique sur lequel nous devons équiper les armées et là encore besoin d'aller plus loin tant en moyen d'attaque élémentaire qu'en système de brouillage dans la profondeur. Sièmement, des sujets concernant l'espace pour combler un rectard effectif avec deux éléments, l'accélération dans le domaine de la connectivité par satellite et d'autre part le domaine du renseignement. Sepièmement, l'innovation opérationnelle avec là-dessus tous les sujets qui nous permettent de renforcer la supériorité informationnelle des forces et l'idée de démarrer des 26 et de gagner du temps d'aller plus vite sur le cloud de combat sur des sujets comme des convergences de réseaux secrets et d'approche d'ata santé et le 8e étant sur la préparation opérationnelle de nos forces de façon à aller plus loin sur la capacité à avoir des normes d'entraînement qui correspondent au standard.

Voilà des éléments très et pardon d'ailleurs je vous en donne, j'en ai plus que ça. J'ai également tout le sujet des frappes dans la profondeur pour remplacer le lance-roquette unitaire d'ici 2030. J'ai également le sujet des frégates de premier rang pour renforcer les moyens de défense aérienne des unités de premier rang et pour durcir la connectivité de nos frégates.

Et enfin des éléments concernant euh le recomplètement des deux rafales. Je rappelle qu'à en août 24 nous avons perdu deux rafales et que l'idée c'est de d'activer ce recomplèement des deux rafales et l'aviation de transport qui est la réception d'A400M. Voilà des éléments extrêmement concrets de sujets que nous pouvons évoquer et préparer parce que nous proposons ces surmarches qui n'auraient pas été possible sans ce complément de l'actualisation de la LPM.

Mais vous confirmez donc qu'on aura une baisse des des reports de charge. Oui, c'est ça. D'accord.

OK. Très bien. Je vais donner la parole à Bruno Sido.

Merci monsieur le président. Après tous ces chiffres importants, moi j'aimerais bien vous poser une question qui va un petit peu plus loin que les chiffres et les matériels et cetera et cetera. Parce que si on dépense tout cet argent là, c'est bel et bien parce qu'il y a une menace et ça a été dit.

Mauvais temps, tempête. Bon, est-ce que vous pouvez nous brosser ? J'ai posé la question à votre excellent DGA hier, mais il m'a pas répondu parce que c'est pas son boulot, c'était normal, enfin à moitié répondu.

Euh, il m'a dit "Mais adressez-vous au chef d'étatmajor des armées." Mais je vais Non, mais vous êtes vous êtes la ministre, madame la ministre. Alors, est-ce que vous pourriez nous brosser un tableau quand même de la menace russe ?

Bien entendu, je veux pas aller en Chine, je et cetera et et plus précisément de nous dire quelles sont les les capacités offensives des Russes, qu'est-ce qu'ils sont capables de faire parce que actuellement ils patogent en Ukraine et ils seront pas demain sur les Champs-Élysées, mais enfin qu'est-ce qu'il prépare ? Et voilà, c'est ça que j'aimerais bien savoir parce que tous ces chiffres et cetera, ces programmes de budget, bon c'est bien gentil mais la réalité de la menace, quelle est-elle ? Merci monsieur le président.

Alors je vous propose que nous le fassions à deux voix avec la ministre à distru. Moi, monsieur le président, je voudrais vous dire que d'abord il faut savoir que premier élément la Russie est totalement réarmée. Deux, elle est réarmée, y compris surtout les sujets cyber qui sont pour nous des menaces extrêmement importantes. 3è élément, vous pouvez remarquer que ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine, la Russie continue à avancer et surtout la Russie ne tient pas compte des mesures qui sont celles que nous que nous avions tenté de mettre en place.

Le meilleur exemple, c'est l'araisonnement récemment de la Darkfit, ce fameux cette fameuse frégate dont j'ai rencontré le commandant. Et nous avons bien vu que la Russie a capacité à utiliser des navires qui lui permettent de continuer à générer le cash dont elle a besoin, à savoir l'export de son de cette énergie et qui lui permet d'avoir des ressources. Donc on a clairement cette menace sur euh l'Europe et surtout des moyens qui sont euh des moyens d'agir qui existent au moment où nous nous parlons.

Nous avons un 2uxè sujet qui doit nous interpeller beaucoup, c'est que nous devons être conscients que notre défense aujourd'hui, c'est une défense que l'Europe doit assumer. En d'autres termes, aujourd'hui les États-Unis sont tournés vers la Chine et que les sujets des Américains ne sont pas l'Ukraine qui est coisasi un conflit régional pour eux. J'en diraiis pas autant sur le proche et Moyen-Orient, mais nous avons également cet élément et le portrait que j'ai brossé au début de cette audition avait pour objectif de mettre en avant oui le danger russe, monsieur le sénateur, mais également tout ce que nous rencontrons partout dans le monde et notamment parce que la France est encore au moment dont nous parlons une puissance internationale avec le front maritime qui est le nôtre et des menaces notamment sur nos outresem.

Et cette ce sujet-là est aussi un sujet qui nécessite que notre pays soit réarmé et soit prêt à répondre à l'ensemble de ces défis. Je laisse la ministre compléter. Vraiment, c'est pour c'est en complément.

Euh le le la loi de programmation militaire est présidée par des travaux stratégiques qui ont été actualisés eux-mêmes et il y a eu la RNS. La loi de programmation militaire ne répond pas qu'à la menace russe. Euh, elle répond en grande partie à l'accélération de la menace russe qui elle-même évolue et qui a toujours été non pas des chars uniquement effectivement et et heureusement la Russie n'a pas obtenu ses objectifs en Ukraine et et a des éléments de faiblesse puisqueeffectivement elle patine des éléments de faiblesse qu'on qu'on appuie en mettant en place des sanctions parce qu'on souhaite que la Russie ne gagne pas sur le champ de bataille.

En même temps, on sait que depuis le départ la guerre est hybride de la part de la Russie et on le vit en fait aujourd'hui. C'est c'est c'est matérialisable dans les attaques cybernes, dans les ingérances, dans notre vie démocratique en Europe. Donc en fait, c'est une guerre hybride d'où aussi les éléments d'innovation et les éléments un peu un peu et de résilience que vous avez cité dans la conversation.

Donc ça c'est le premier point. Deuxièmement, il y a pas que la Russie, il y a aussi l'extraordinaire accélération militaire de la Chine. Il y a les menaces qui sont venues du sud.

C'est pas exactement comme si dans notre environnement immédiat dans le sud, ça avait été très calme ces dernières années non plus. Retour de d'une guerre directe entre Israël et l'Iran, on peut pas ne pas voir ça. Donc la menace est est en effet global et j'ajoute que vous avez raison sur la à mon avis le fait que de regarder ce qui est offensif et ce qui est défensif, je peux vous dire que nos adversaires possèdent la totalité de la gamme de l'offensif et du défensif, y compris quand ce sont des puissances nucléaires.

Et donc il faut que ce soit notre cas aussi. Je pense que nous avons effectivement besoin de travailler avec l'ensemble de nos industriels et notamment sur la capacité de nos industriels à répondre avec agilité rapidement. Et on voit aujourd'hui que R métal a une agressivité au sens anglais du terme extrêmement importante et qu'il y a à discuter avec notre BITD car nous n'avons pas au moment où nous parlons la même réactivité.

C'est incontestablement un sujet. Vous avez raison et c'est la raison pour laquelle le président de la République nous a demandé de rencontrer dans les meilleurs délais notre BITD, notamment les entreprises que vous citez car je pense que nous devons aller plus vite, gagner en agilité sauf à ne pas un être en capacité de livrer et deux à se faire dépasser. Vous l'avez entendu, la nouvelle ministre des armées va proposer une révision de la loi de programmation militaire avec pour but d'accélérer le réarmement national et de renforcer les armées dans un contexte international tendu.

Voilà, 100 % Sénat, c'est terminé. Quant à moi, je vous souhaite une très belle journée sur les chaînes parlementaires.