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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 25 août 2026 18 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesRetraites

Présidentielle 2027 : Édouard Philippe appelle à un rassemblement de la droite et du centre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Édouard Philippe est-il le seul candidat de droite/centre capable d'éviter un second tour extrême ?

  • 1:30RelanceRéponse partielle

    Comment expliquer le changement d'Édouard Philippe sur les 80 km/h et les gilets jaunes ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quel autre pays au monde fait de l'abaissement de vitesse un sujet présidentiel ?

  • 4:30FerméeÉludée

    Les gilets jaunes : vous cautionnez la casse de l'Arc de Triomphe ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Les cahiers de doléances des gilets jaunes ont-ils été suivis d'effets ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi Édouard Philippe a choisi Mayotte pour lancer sa campagne sur l'immigration ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Arnaud PéricardFait
    « les 80 km/h, il s'en est expliqué euh au mois de juin euh devant plusieurs milliers de de personnes en expliquant que peut-être cette approche-là avait été trop prescriptive »
  • 3:00Arnaud PéricardFait
    « quel autre pays au monde fait de l'abaissement d'une vitesse de circulation un sujet essentiel et un sujet présidentiel ? »
  • 4:30Arnaud PéricardFait
    « les gilets jaunes est-ce que vous cautionnez en disant ça le fait que l'on est cassé l'arc de triomphe »
  • 10:30Arnaud PéricardFait
    « un projet présidentiel c'est un projet de rassemblement de la droite et du centre »
  • 12:30Arnaud PéricardFait
    « il a été premier ministre et moi je l'ai côtoyé en proximité sur ce moment qui était un moment de crise »
  • 13:30Arnaud PéricardFait
    « il faut le voter, il faut faire des il faut d'abord le regarder, il faut l'examiner, il faut le travailler, il faut l'amender »
  • 15:30Arnaud PéricardChiffre
    « 25 % de la dette publique, hein, 420 ou 430 milliards d'euros, c'est la dette publique relative aux retraites »
  • 16:30Arnaud PéricardFait
    « il est temps quelque part non pas de faire un bing bank mais de proposer autre chose, un effort collectif. Il y a une certitude et une vérité. On va tous devoir travailler davantage »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Anthony Martin Smith et c'est l'heure du face à face sur Sud Radio avec notre invité Arnaud Péricard Clément Barguin qui est arrivé en plateau. Arnaud Péricard, porte-parole d'horizon, maire de Saint-Germain Henlet. Bonjour.

Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous ce midi.

Vous êtes donc porte-parole d'horizon. Partie d'Édouard Philippe. Édouard Philippe qui est en embuscade dans les derniers sondages.

En embuscade, je sais pas. En tout cas, Édouard Philippe, il a démontré à travers son entrée en campagne présidentielle et peut-être les les derniers sondages qu'il était le seul candidat possible de la droite et du centre à être en mesure d'être au second tour de l'élection présentielle. et nous n'allons pas nous résoudre à avoir un débat où en tout cas un deuxième tour est réduit aux deux candidats des extrêmes.

Donc c'est un chemin présentiel qui est compliqué. Une campagne c'est quelque chose qui est long. Il faut gérer les temps longs.

Faut avoir du calme et de la sérénité. C'est ce que l'on essaie de démontrer depuis cette entrée en campagne depuis le mois de juillet. Je vais mettre les deux pieds dans le plat.

C'est aussi le premier ministre des gilets jaunes, le premier ministre des 80 km/h. Comment vous allez faire pour expliquer à la population que il a changé ? Déjà, il ne vous aura pas vous n'avez pas oublié qu'Edouard Philippe, il n'est plus en responsabilité depuis 6 ans.

Oui, mais il été si jamais il était Non, mais d'accord, il a il l'a été. Mais l'année prochaine, ça fera 7 ans qu'il n'est plus en responsabilité gouvernementale. Certes, il a été premier ministre et moi je l'ai côtoyé en proximité sur ce moment qui était un moment de crise mais pour l'intégralité du pays et peut-être sur des causes qui dépassaient la simple gestion gouvernementale de cette époque-là. les 80 km/h, il s'en est expliqué euh au mois de juin euh devant plusieurs milliers de de personnes en expliquant que peut-être cette approche-là avait été trop prescriptive et peut-être pas assez euh en tout cas laissée à l'appréciation des départements euh dans le cadre des compétences qui sont les siennes.

Je me permets juste une petite précision, je sais que c'est pas très politiquement correct de le dire, mais quel autre pays au monde fait de l'abaissement d'une vitesse de circulation un sujet essentiel et un sujet présidentiel ? Je n'ai pas vu ça dans un vous vous décidez de réduire la vitesse de circulation en Allemagne qui un peu particulier au Royaume-Uni, aux États-Unis. Est-ce que ça suscite les réactions que ça a suscité en France ?

Il y a quand même un atypisme français sur le sujet. On sent bien que l'automobile c'est aussi adossé à la liberté mais ça sauve des vies d'abaisser aussi les vitesses de cette revenus sur cette décision dans de nombreux départements. On a remis la vitesse à 90 km.

Je pense ce qui aurait dû être fait dès le départ de laisser ce choix au département d'abaisser s'il le souhaitait. C'est ce qu'il a reconnu après. Vous savez bien les Françaises, les Français, on en a un peu rien à faire d'être comparé à d'autres pays.

Ils veulent être comparés à eux-mêmes avec leur modèle. Et donc cette notion de 80 km/h avait été très mal reçue, très mal comprise probablement. En tout cas, c'est ce que vous nous dites si je comprends bien.

Euh et en tout cas Édouard Philippe là-dessus s'en explique et dit voilà il s'y prendrait différemment aujourd'hui. Mais je crois qu'il faut savoir reconnaître quand une mesure a été impopulaire et qu'elle n'a pas été suffisamment explicitée ou expliquée avec pédagogie. Il faut savoir le reconnaître.

C'est ce qui va Mais les gilets jaunes. Les gilets Oui, mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise sur les gilets jaunes ? quelque chose qui je pense a pris l'intégralité mais les gilets jaunes est-ce que vous cautionnez en disant ça le fait que l'on est cassé l'arc de triomphe parce que les gilets jaunes c'est aussi cela moi je suis journaliste donc je je ne cautionne rien je parle de ce que pensent les françaises et les français dans ce qu'il nous écrivent si vous voulez dans les gilets jaunes je pense qu'il y avait des revendications qui étaient légitimes.

Il y a eu aussi eu un choc de société, un choc du pouvoir d'achat et ça je pense que il était important de l'écouter. Un certain nombre de mesures d'ailleurs ont été pris de manière à réhausser ou à redresser le pouvoir d'achat de nos concitoyens. Mais il y a aussi des choses qui ont été inacceptables.

Il y a eu des cassage il y a eu la préfecture depuis Envelet qui a été incendie, il y a eu l'Arc de Triomphe qui a été cassé. Donc il y a aussi eu des débordements que l'on peut pas été forcé pardon la porte d'un ministère aussi d'un ministère qui a été forcé. Euh je pense que ce sont des choses que l'on ne peut pas consulerence indépendamment de la légitimité.

La violence ne s'excuse pas. La violence ne s'excuse pas bien évidemment mais le ralbol collectif ressenti par les gilets jaunes à l'époque avait quand même été euh un drame national. Oui, je pense que c'était une ça a été je pense un épisode qui a été compliqué et puis il en est sorti du bon.

Vous savez, moi je suis maire du d'une commune d'un peu moins de 50000 habitants. On a fait des réunions, il y a eu des cahiers de doléances qui ont été faits dans les dans les villes. Comment on a retenu de ces cahiers de doléance ?

Un besoin déjà un besoin d'écoute, un besoin important, un besoin d'entrée en communication. Moi j'avais retenu qu'il y les gens ont l'impression d'être écoutés et qu'en fait derrière ça ne se produit d'aucun effet. Mais c'est vrai mais c'est c'est vous écoutez d'un côté que vous tendez l'oreille mais que de l'autre avec votre main vous ne faites rien.

Les français au bout d'un moment ils se disent "Arrêtez une réalité." Donc c'est important et c'est pour ça que les les élus locaux et c'est pour ça que nous sommes un certain nombre de maires à être allés voir le président de la République à l'époque avec mon collègue Carles Olive à être allé voir le premier ministre pour dire que les maires étaient une partie de la réponse justement parce que cet échelon du terrain, cet échelon de la proximité pouvait peut-être palier à cette absence d'écoute que les concitoyens en tout cas à l'époque avaient senti. Édouard Philippe qui a lancé sa campagne à Mayotte avec un discours notamment sur l'immigration très ferme.

Discours qui a suscité d'énormes réactions, enfin beaucoup de réactions notamment à gauche. C'était quoi la stratégie là d'édouard Philippe ? Bah la stratégie en venant à Mayotte, c'est déjà d'adresser une situation particulière, une situation spécifique.

Je crois qu'il l'a très bien résumé en disant qu'il mettait au défi n'importe lequel des candidats, quelle que soit son étiquette politique, de venir à Mayotte sans adresser la question de l'immigration. pas de l'immigration légale, l'immigration illégale Mayot, vous avez 50 % de la population qui aujourd'hui est en situation irrégulière. Vous avez des enfants euh aujourd'hui français, des Français maoré qui ne peuvent plus aller à l'école ou qui ne peuvent y aller que un à de jours par semaine du fait de cette tension migratoire avec important de commencer cette campagne sur ce sujet-là précisément sur ce territoire.

C'est important. C'est important d'aller sur ce territoire qui est un territoire, rappelez-vous, il y a quelques mois, il y a quelques années, qui a fait l'actualité parce qu'il y a eu un certain nombre de violences qui a nécessité l'envoi de moyens de sécurité, de force de l'ordre spécifique. La CRS 8 de mémoire, je crois, sur place.

Donc c'est un territoire qui est en tension. C'est un territoire qui appelle à un certain nombre de mesures exceptionnelles et résoudre la question migratoire à Mayotte est une question essentielle pour la France. Il y avait pas une pardon, il y avait pas une volonté de jouer aussi sur les plat de bandes de Marine Le Pen sur ce sujet-là ?

Mais on fait pas une campagne en voulant jouer sur les plat bandes, en parlant d'éducation nationale, en parlant d'immigration. On fait une campagne présidentielle en adressant les vrais sujets, tous les sujets sont tabou. À la fois, il se dit qu'il a envie de ratisser large sur le centre comme sur la droite.

On le voit notamment sur des propositions, des contre-propositions aussi qui ont été faites. Édouard Philippe, j'en veux, sur la question de l'éducation est favorable à une augmentation de 20 % de la rémunération des enseignants. Il est aussi favorable à l'instauration d'une amende pour les parents d'enfants qui poseraient problème à l'école.

Ça a été le sujet de notre débat tout à l'heure sur l'antenne de Sud Radio. Et puis vous avez Gabriel Atal qui le lendemain publie ce matin, si tu te dépêches à FP qui nous donne cette information qui lui est favorable à la réinstauration d'un certificat d'étude à l'entrée du collège individualisé mais à l'augmentation du des salaires des enseignants. Est-ce que là il y a pas déjà une tentative de rapprochement implicite non avoué mais où ces prochains mois on va voir Gabriel Atal rejoindre Édouard Philippe et puis Édouard Philippe aller chercher à la droite peut-être Bruno Rotaillot.

Bah il ne vous aura pas échappé qu'un projet présidentiel c'est un projet de rassemblement de la droite et du centre. qu'il faut d'abord rassembler les siens, faut rassembler son camp et donc on appelle évidemment dans cet esprit de responsabilité collective à ce très large rassemblement et on sera évidemment ravi de rassembler autour de nous Gabriel Atal et toutes les compétences évidemment qu'il peut incarner y compris sur les questions éducatives et pédagogiques. Il fait il nous fait de la Macronie finalement.

Qui ça ? Ben Édouard Philippe, il fait pas de la macronie, il fait du Édouard Philippe, c'est-à-dire qu'il propose un projet de rassemblement autour de ses valeurs. Et il l'a toujours dit et rappelez-vous peut-être euh cette phrase qu'il a prononcé lors de son discours lors de son meeting du 5 juillet dernier.

Il vient de la droite, c'est un homme de droite qui a vocation évidemment à travailler avec des socio-démocrates, avec le centre, avec des gens de de droite. Moi, je viens de la droite, je viens du RPR, je n'en ai pas honte. Au contrairecl pas de son côté un deuxième tour la France insoumise rassemblement national le fait de le prononcer ainsi c'est chercher quoi la peur des françaises et des français pour éviter que les extrêmes s'affrontent c'est d'appeler d'abord à l'esprit de responsabilité de celles et ceux qui pensent qu'il y a un espace et une candidature pour la droite et le centre et qui n'ont pas envie de se résoudre à une candidature des extrêmes. candidature dont nous attendons avec impatience les propositions.

Moi, j'ai envie de débattre. J'ai envie de débattre sur le fond. J'ai envie de parler d'éducation avec la France insoumise, avec le Rassemblement national, queles que soient les personnes qui incardent ces projets et que je respecte très honnêtement.

Mais j'ai envie de parler du fond et je pense qu'une campagne présidentielle c'est fait pour ça. Et moi je n'ai pas entendu. J'ai écouté Jean-Luc Mélenchon dimanche matin.

Je vous promets que le dimanche matin, il y a des choses plus sympathiques à faire que d'écouter Jean-Luc Mélenchon au saut du réveil. Mais je n'ai pas entendu un seul mot sur les enseignants. Je n'ai pas entendu une seule phrase sur l'éducation nationale.

Je l'ai entendu parler de son opéa sur les écologistes mais je n'ai pas entendu parler d'autre chose. H mais vous parlez pour en revenir à ce rassemblement du centre et de la droite, David Lissenard, lui aussi se dit ce matin favorable à une grande primaire du centre et de la droite. Est-ce que la primaire là ça pourrait être la solution ?

Je pense que cette primaire-là euh il est déjà trop tard euh pour l'organiser euh au mois de septembre et une primaire de toutes les vot candidat n'en veut pas de cette primaire. Non mais mais écoutez il y a d'autres manières de partage. Euh les socialistes organisent une primaire mais ils le font dans leur famille politique au sein de leur formation politique.

D'autres ne l'ont pas fait Marine Le Pen n'a pas fait de primaire. Il me semble que Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas non plus proposé au suffrage euh de ses adhérents ou de ces sympathisant. Chaque formation, nous avons nous horizons, une formation politique qui a un candidat et ça a été clair depuis le départ, un candidat l'élection présentielle.

Donc déjà pour délimiter le champ d'application ou le périmètre d'une primaire, je pense que les uns les autres ne sont pas d'accord. Mais vous n'avez pas peur d'un rejet massif de la part des Françaises et des Français qui ont ralbol de 2 ans de mandat d'Emmanuel Macron quand Géraldmanin rejoint les troupes de votre candidat, vos troupes quand Gabriel Latal fait, je le pense que en regardant cette réponse ce matin peut-être des appels du pied à Édouard Philippe, vous pensez pas qu'au bout d'un moment les gens vont se dire "Bah on reprend les mêmes et on recommence ?" Je crois pas.

Je pense que c'est important de marquer aussi nos différences. Je je vous l'ai dit tout à l'heure, ça fait 6 ans que nous ne sommes pas en responsabilité. Voilà.

Donc nous avons des choses à proposer. Je pense qu'il y a pardon 6 ans, mais quand Gérald Armanin vous apporte votre soutien, Gérald Armanin, ministre de gouvernement, vous avez vous avez quand même dans votre équipe des des personnes issues du gouvernement et d'un doute Gérald de Darmanin, il est populaire ou il est impopulaire aux yeux des Français ? J'ai plutôt l'impression qu'il est populaire.

J'ai plutôt l'impression que les Français apprécient le travail qu'il a fait quand il était ministre de la Ça veut dire quoi ? Il y a une partie du bilan qu'on assume pas et puis qu'on gomét je vous dire j'ai pas la macronie honteuse. Voilà moi je viens d'une famille politique qui je me suis retrouvé en déshérence politique à un moment donné parce que je ne me suis pas retrouvé au moment de l'élection présidentielle de 2017 de 2017. [rires] à ce moment-là, vous vous n'aviez plus de réponse sur les chiquers politiques.

C'est pour ça que vous je n'avais plus parce que j'ai été quelque part un petit peu perturbé par ce qui s'est passé dans ma famille politique. La droit de Trocadéro très peu pour moi. Moi, je suis issu d'un territoire.

Donc, vous avez cru en Emmanuel Macron ? Oui, bien sûr. Et aujourd'hui c'est la question, je pense que nous sommes passés à côté d'un quinquena, son 2è quinquena qui est je trouve un terrible gâ euh malheureusement euh déjà par son inaction politique euh il ne s'est rien passé et on l'a dit, on l'a diagnostiqué euh très en amont de ce qui s'est passé à partir du moment où alors certes on aurait pu continuer à gouverner avec une majorité relative comme c'était le cas après 2022 mais à partir après cette dissolution qui a été un acte politique et les discussions budgétaires, vous allez avoir des débats sur les questions budgétaires, on va avoir ça pendant les semaines vont vous démontrer justement l'incroyable difficulté qu'il y aura à adopter un budget et les taux dans lequel le pays s'est placé depuis quelques années.

Je trouve que quelle sera la position d'horizon par rapport à à ce budget 2027 ? Il faut le voter, il faut faire des il faut d'abord le regarder, il faut l'examiner, il faut le travailler, il faut l'amender. Vous voyez le l'ampleur des économies budgétaires qu'il faut réaliser dans un contexte d'appréciation des taux d'intérêt qui ont dépassé les 4 % il y a il y a quelques jours.

Donc c'est une équation quasi impossible et je pense que nous avons en tout cas à dire la vérité aux Français sur l'incroyable difficulté budgétaire et financière par la suite qui s'annonce devant nous. Qu'est-ce que vous pardon ? Qu'est-ce que vous dites aux français ?

Il faut se serrer la ceinture. Le quel est le message porté par Édouard Philippe ? Je dis simplement et c'est ce que dit Édouard Philippe qu'il y a un chemin.

Il a de l'espoir. Je pense que le les deux maîtres mots de la campagne d'Edouard Philippe, c'est la lucidité sur l'état du pays et c'est l'espoir que l'on doit donner à nos concitoyens. Il y a un chemin euh qui n'est pas facile, qui n'est pas évident, mais je pense qu'on peut indiquer sans aller forcément sur un parcours de souffrance ou une trajectoire de souffrance euh pour nos habitants.

La souffrance c'est la guerre, euh c'est les épidémies, c'est la peste, c'est les décès. C'est pas ça que nous proposons en français. Une question centrale du pouvoir d'achat et davantage de travail.

Vous avez mis le doigt sur le taux d'emprunt plus de 4 % qui aujourd'hui nous fait emprunter plus cher que la Grèce ou plus cher que l'Italie. L'Italie. La prime de risque est plus élevée.

Oui. Comment on va sortir de ça ? Parce que on demande là par exemple Roland l'escur dit il faut un effort collectif qui va payer la note les Français ralbol si vous voulez que systématiquement ce soit sur eux alors même que ils attendraient plus d'exemplarité de la part de leurs élus.

Mais dans une situation d'inertie politique, je ne vois pas de solution à très court terme. Il faut un nouvel élan présidentiel, un nouvel élan gouvernemental, un nouvel élan législatif qui vont donner des marges de manœuvre justement pour prendre les mesures qui vont s'imposer. Et pourquoi ?

Pour instaurer une trajectoire de crédibilité. nos créanciers, ceux qui achètent la dette auprès de de l'agence euh France Trésor ou ceux qui l'achètent pour financer nos retraites, je rappelle que 25 % de la dette publique, hein, 420 ou 430 milliards d'euros, c'est la dette publique relative aux retraites, hein, et que cette part de dette va continuer à s'accroître euh si on ne fait rien sur les sur les années à venir. Donc il faut d'abord être sérieux, il faut être crédible et il faut non pas ce que j'ai entendu de la part de Jean-Luc Mélenchon ou de Mathieu Pigas, mais quand on a une dette, ça s'onore et ça se rembourse.

Oui, mais vous l'avez vu, c'était aussi le premier ministre de la réforme des retraites. On a vu à quel point ça avait été problématique parce que ça a été totémisé en France et on sent bien que la question des retraites dans un climat parfois d'irresponsabilité politique. J'ai le sentiment queonarrive pas à régler ce sujet de la retraite parce que systématiquement il y a les mêmes qui sortent dans la rue, il y a les mêmes qui s'opposent mais surtout parce que on a systématiquement les mêmes propositions sur la table.

Oui, je pense que vous avez raison. Je pense que il est temps quelque part non pas de faire un bing bank mais de proposer autre chose, un effort collectif. Il y a une certitude et une vérité.

On va tous devoir travailler davantage. 67 ans, je ne sais pas si c'est l'âge, mais le taux d'emploi en fait, je prenais [raclement de gorge] l'image l'autre jour sur un autre média, c'est une armoire IKEA, pardonnez-moi pour la publicité déguisée en pas tout à fait déguisé d'ailleurs des armoires chez Conforama ou vous le souhaitez. En tout cas, on est en période de rentrée. [rires] Donc c'est une armoire voilà qui est complètement fragilisée.

Il faut revisser un petit peu partout. Donc il faut revisser et il faut revisser euh sur des tas de paramètres. C'est l'âge, c'est le taux d'emploi et des jeunes et des seigneurs parce qu'il faut plus de quotisans, il faut plus de retraite.

Évidemment, c'est la capitalisation, c'est une réponse, c'est une autre manière de gérer la dette. C'est l'interdiction d'être euh dans une situation déficite pour couvrir cette dette. C'est d'en confier peut-être la responsabilité aux partenaires sociaux.

Il y a plein de paramètres qui peuvent être mis en place simultanément pour résoudre cette questionl. Merci beaucoup Arnaud Pericard. Je le rappelle, vous êtes porte-parole auprès d'Edouard Philippe pour d'horizon, maire également de Saint-Germain dans les Yvelines.

Merci d'avoir été avec beaucoup. Merci Clément Bargain de m'avoir accompagné sur ce midi 13h. Les débats de l'été 10h 13h comme tous les jours continuent dès demain.

On vous attend nombreuses et nombreux au 0826 300. Vous nous appelez, vous continuez à retrouver les vraies voix à partir de 17h présenté par Frédéric Brindel. Je veux remercier l'équipe qui m'accompagne pour préparer cette émission.

Clément Bargain, Albin Texera, Louis Randazo, Alexandre Saint-Étienne, Antoine Dizy et puis Julien Delmas à la réalisation et Manu au standard. Je vous souhaite une très belle suite de journée sur Sud Radio. [musique]