Bourdin Direct du 16 juin - 7h/8h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 29 %Attaque 17 %Défensif 54 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:29OuverteRéponse directe
Vous êtes malade au long cours du Covid, comment avez-vous développé les premiers symptômes ?
- 11:17FerméeRéponse directe
Vous ne vous êtes pas fait tester ?
- 12:16OuverteRéponse directe
Comment savez-vous que vous avez eu le Covid alors que les tests sont négatifs ?
- 14:06OuverteRéponse directe
Est-ce que ce sont des malades qui ont une hallucination collective ou des tests qui ne vont pas chercher le virus ?
- 18:19OuverteRéponse directe
Il est fondamental que ministères et autorités de santé publique prennent ce sujet en main ?
- 34:51OuverteRéponse directe
Professeur Adnet, les annonces faites par Emmanuel Macron sur la nouvelle phase de déconfinement vous semblent logiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:34InvitéChiffre
« Une centaine de personnes ont contracté le Covid-19 depuis la semaine dernière dans la capitale chinoise. »
- 2:24InvitéFait
« La clé d'étranglement finalement maintenue, en tout cas provisoirement, annonce du directeur général de la police hier soir. »
- 3:35InvitéPromesse
« Si les électeurs me font confiance, je serai de retour au Havre ou plus tard en mai 2022, mais peut-être beaucoup plus tôt. »
- 4:53InvitéFait
« Nous n'avons pas à rougir de notre bilan, nous pouvons être fiers, déclarait dimanche soir Emmanuel Macron. »
- 5:04InvitéChiffre
« Pourquoi la France, qui avait près de 2 millions de masques en 2009, a dû affronter le coronavirus avec un stock d'un peu moins de 100 millions de masques. »
- 6:31InvitéFait
« Ce test baptisé Isikov a été mis en place par un laboratoire de Montpellier et expérimenté avec succès par le CHU de la ville. »
- 6:51InvitéChiffre
« Pour l'instant, 200 000 kits de tests sont produits chaque semaine. »
- 8:36InvitéFait
« Les déclarations très inquiétantes ce matin du maire de la capitale chinoise. »
- 9:17PrésentateurFait
« On est dans une prison, dans une ville de 22 millions d'habitants, mais on est en prison. »
- 10:33PrésentateurFait
« Vous avez développé les premiers symptômes de la maladie au mois de mars, mi-mars, c'est ça ? »
- 12:31PrésentateurChiffre
« Aujourd'hui, parmi les malades au long cours, la moitié teste négatif. »
- 13:37PrésentateurChiffre
« 3 à 4% des malades auraient été hospitalisés, 0,7% sont malheureusement décédés. »
- 30:54InvitéFait
« La mise en œuvre des tests, la question des stocks de masques et plus globalement la gestion de la crise par le gouvernement. »
- 33:50PrésentateurFait
« tous nos signaux sont au vert, tous nos marqueurs, on a un certain nombre de marqueurs qui prédisent l'arrivée d'un rebond ou d'une deuxième vague »
- 34:34PrésentateurFait
« la Chine avait zéro nouveau cas depuis plusieurs semaines »
- 34:38PrésentateurFait
« on nous annonce une centaine de nouveaux cas à Pékin »
- 35:02InvitéFait
« Oui, oui. Déconfiner plus tout à coup accélérer le déconfinement c'est logique ? »
- 35:15InvitéFait
« pour l'instant on n'a pas d'inquiétude sur de nouveaux cas »
- 35:20InvitéFait
« il faut respecter les mesures barrières il faut respecter le masque »
- 35:31InvitéFait
« réouvrir largement les écoles je l'ai toujours prôné »
- 35:40InvitéFait
« on sait maintenant que le virus il se transmet surtout dans la famille et dans les transports en commun »
- 36:44InvitéFait
« on pense que le port du masque et la distanciation sont les mesures les plus efficaces pour ralentir la transmission du virus »
- 36:57InvitéFait
« notre objectif c'est de diminuer de ralentir sa progression pour que les capacités hospitalières soient en mesure d'absorber les nouveaux malades »
- 38:30InvitéFait
« en Seine-Saint-Denis le maillage de la médecine libérale est beaucoup trop large il y a très peu maintenant de médecins généralistes qui vont dans les familles »
- 39:20InvitéFait
« Exactement je ne voudrais pas pérenniser la crise mais j'ai vu fonctionner en tant que chef de service chef de pôle j'ai vu fonctionner un autre hôpital pendant la crise »
- 40:43InvitéFait
« il a dit qu'il allait investir massivement dans l'hôpital public il a dit aussi que l'hôpital public est un des piliers de notre république »
- 41:31InvitéChiffre
« 8 milliards d'euros d'aide pour l'automobile 15 milliards d'euros d'aide pour l'aéronautique il en faudrait au moins 8 ou 10 pour l'hôpital public »
Temps de parole
- Présentateur67 %
- Invité10 %
- Invité 28 %
- Invité 35 %
- Présentateur 24 %
- Invité 43 %
≈ 2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. Mardi 16 juin, l'info sur RMC. Il est 7h01, Céline Kalman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Quatrième soirée de tension hier à Dijon. Scène surréaliste de violence. Le calme est revenu vers 22h. Fini les applaudissements. Place au rassemblement, les soignants manifestent aujourd'hui partout en France. Ils réclament un plan de recrutement, une hausse des salaires et du meilleur matériel. Situation extrêmement grave, course contre la montre. Les termes très inquiétants ce matin du maire de Pékin. Une centaine de personnes ont contracté le Covid-19 depuis la semaine dernière dans la capitale chinoise. Bienvenue à tous sur RMC. Dijon se réveille encore fébrile ce matin. Nouvelle soirée de violence hier, ça fait quatre soirs que ça dure.
Les CRS, la BAC et le RAID ont dû intervenir pour ramener le calme vers 22h. Tout a commencé vendredi dernier. Affrontement entre des membres de la communauté tchétchène et des habitants du quartier sensible des Grésilles. Maxime Brandstatter, vous êtes l'envoyé spécial de RMC sur place hier soir. Les forces de l'ordre ont donc dû disperser des hommes cagoulés et armés. Presque tous les stigmates de la soirée d'hier ont été effacés. Les carcasses de voitures, les poubelles incendies ont été retirées. Des tas agostiles à la communauté tchétchène sont presque effacés.
En revanche, le rassemblement de 200 personnes équipées de ce qui semblait être des armes à feu n'est pas prêt, lui, d'être oublié par les habitants du quartier des Grésilles. Certains nous confiaient hier soir avoir eu peur de rentrer chez eux.
La soirée d'hier était la quatrième soirée d'incidents. Tout a commencé vendredi soir alors que 200 personnes issues de la communauté tchétchène se rendent dans ce quartier pour venger un adolescent de 16 ans victime de violence.
Ces expéditions punitives ont recommencé samedi soir puis dimanche soir.
Hier, c'était des hommes du quartier des Grésilles qui étaient là pour le défendre face au tchétchène selon eux. Ici, les CRS et gendarmes mobiles appuyés par le RAID ont ramené le calme vers 22h. En revanche, d'autres quartiers sensibles de Dijon ont connu des incidents. Presque une vingtaine de voitures ont été brûlées à la Chenove, une commune du sud de la ville.
Maxime Brandstatter avec Nicolas Trenot à Dijon pour RMC. Le maire de la ville, François Rapsamen, a dénoncé des faits inacceptables. Il sera votre invité, Jean-Jacques, à 8h10 sur RMC. La clé d'étranglement finalement maintenue, en tout cas provisoirement, annonce du directeur général de la police hier soir. Cette technique permet de maintenir au sol une personne qui résiste physiquement à l'interpellation. Lundi dernier, Christophe Castaner annonçait aux policiers qu'ils ne pourraient plus pratiquer d'arrestation de la sorte. Marche arrière, donc jusqu'à ce qu'une autre technique soit trouvée. Aurélia Manoli.
Les policiers s'étaient sentis abandonnés par leur ministre sur le terrain face à un individu qui résiste. Ils revendiquent cette technique qu'ils jugent nécessaire. La maintenir pour le moment relève du bon sens pour Yves Lefèvre, secrétaire général, unité SGP police FO. C'est une excellente chose. On a réussi à faire ce rétro-pédalage à Christophe Castaner. L'athlée d'étranglement, nous, on ne veut pas qu'il reste in vitem aeternam le seul moyen pour neutraliser un individu récalcitrant. Mais en attendant qu'on nous enseigne autre chose, il était impérativement nécessaire qu'on nous la maintienne.
La technique continuera à être utilisée avec mesure et discernement, mais seulement pour quelques mois. Un groupe de travail va être installé demain pour réfléchir à une autre méthode. Anne-Sophie Saint-Père, chargée de plaidoyer Liberté pour Amnesty International, s'interroge sur la composition de ce groupe. Nous, on appelle le ministère de l'Intérieur à être beaucoup plus ouvert sur les violences policières. Il faudrait qu'il y ait un travail avec les institutions et les ONG de défense des droits humains, avec les populations concernées. Il faut avoir une réflexion plus large sur le rôle de la police. Les conclusions seront connues en septembre.
Si les électeurs me font confiance, je serai de retour au Havre ou plus tard en mai 2022, mais peut-être beaucoup plus tôt. C'est la déclaration d'Edouard Philippe dans un entretien au journal Paris-Normandie qui entre-ouvre donc la porte au scénario d'un remaniement. Le Premier ministre ajoute, si Emmanuel Macron pense que je dois continuer ma mission à Batignon, j'assumerai mes responsabilités. Fin de citation. RMC, 7h05, on saura se souvenir de leurs efforts, disait le gouvernement au plus fort de la crise du Covid-19. Des soignants qui se sentent abandonnés alors qu'une grande concertation est en cours.
Ils réclament un vrai changement dans la gestion des patients, la manière de travailler, les moyens déployés. Une dizaine d'organisations syndicales appellent au rassemblement. Rémi, jeune brancardier, regrette que l'élan de solidarité exprimé pendant le confinement ne se transforme pas aujourd'hui en soutien concret.
Ça fait mal parce que pendant deux mois, on a pu croire qu'enfin on avait été entendus ou on commençait à être entendus.
Depuis le déconfinement, il n'y a plus rien. Ça a cessé aussi comme ça a commencé. Voilà, il y avait un élan de solidarité qui nous a fait plaisir.
Mais maintenant, on attend beaucoup plus d'eux. On a vraiment besoin qu'eux viennent avec nous montrer au gouvernement que nous, par contre, ce qu'on réclame, ce n'est pas un effet de mode, ce n'est pas des applaudissements, ce n'est pas tout ça. C'est vraiment du concret.
Et déjà à l'heure des comptes, la crise du Covid-19 a-t-elle été bien gérée ? Nous n'avons pas à rougir de notre bilan, nous pouvons être fiers, déclarait dimanche soir Emmanuel Macron. Sauf qu'il va falloir s'expliquer sur la gestion de cette pandémie. La commission d'enquête de l'Assemblée nationale entame ses travaux. Aujourd'hui, il va notamment être question de comprendre pourquoi la France, qui avait près de 2 millions de masques en 2009, a dû affronter le coronavirus avec un stock d'un peu moins de 100 millions de masques. Boris Vallaud, député des Landes et vice-président de la commission d'enquête parlementaire.
C'est un gouvernement qui est là depuis 3 ans, qui n'est pas là depuis 3 mois. Ce n'est pas après la crise que l'on dit « voilà ce qu'il fallait faire ». Non, non, dans la crise, on a entendu l'OMS dire « tester, tester, tester ». On ne le dit pas maintenant. C'était dit par l'OMS à l'époque et le gouvernement n'avait manifestement pas les moyens de les faire et de les mettre en œuvre. Pareil sur les masques, en réalité, la communication accompagnait les stocks. Il n'y avait pas de stock, donc les masques n'étaient pas utiles. Il faut évidemment comprendre tout ça.
Cette commission d'enquête, elle a aussi vocation à restaurer la confiance, à tirer des conclusions utiles et positives de ce qui a fonctionné et de ce qui n'a pas fonctionné.
Et c'est le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, qui débutera ses auditions à 17h. Un nouveau test pour dépister le Covid, bientôt disponible. On connaît le test PCR avec un écouvillon inséré dans le nez, le test sérologique avec une piqûre au bout du doigt. Romain Cluzel, des scientifiques de Montpellier, ont mis au point une nouvelle technique où cette fois, c'est la salive qui est utilisée. Une languette qui prélève de la salive et après une heure de traitement, le résultat, si le réactif passe du rose au jaune, le patient est atteint du coronavirus. Ce test baptisé Isikov a été mis en place par un laboratoire de Montpellier et expérimenté avec succès par le CHU de la ville.
Selon ces développeurs, le test est indolore, simple et plus rapide que les tests PCR où l'on prélève par le nez. Attention, il ne s'agit pas d'un autotest. Les chercheurs prévoient qu'il soit prescrit et réalisé par un médecin. Le test devrait être commercialisé d'ici la fin de la semaine et plusieurs secteurs sont déjà intéressés. Les aéroports se sont manifestés, mais aussi les ligues de football et de rugby pour tester les joueurs. Pour l'instant, 200 000 kits de tests sont produits chaque semaine. Pas encore remboursés par la Sécurité sociale, ce test pourrait coûter entre 30 et 40 euros.
La testation employeure n'est plus obligatoire dans les transports en Ile-de-France à partir d'aujourd'hui. L'école pour tous est obligatoire dès lundi prochain avec des mesures sanitaires allégées. Le nouveau protocole sera donc dévoilé ce soir. Les établissements auront trois jours pour préparer à la rentrée de lundi prochain. Mais une mesure fait déjà tiquer certains. Celle de la distance de un mètre nécessaire entre chaque élève. Impossible à appliquer dans ce groupe scolaire privé de Toulouse-Sainte-Marie-des-Ursulines. Jean-Wilfrid Forkess.
Dans cette classe de collège, en respectant la règle des 4 mètres carrés par élève, il y est actuellement 13 adolescents. La chef d'établissement, Dominique Belloc, estime qu'il ne sera pas possible d'accueillir la totalité de la classe dès lundi.
Regardez la distance qu'il y a entre deux élèves aujourd'hui. Il y a bien un mètre, mais on ne pourra pas en rajouter beaucoup plus. On ne pourra pas mettre 28 élèves, par exemple, dans cette classe, en faisant attention à la distanciation sociale.
C'est pour cela qu'ici, en attendant un retour à la normale en septembre, l'établissement va privilégier durant deux semaines les cours à distance pour une partie de la classe. L'allègement du protocole sanitaire dans la cour de récréation soulage sa collègue de l'école primaire, Aurélie Leblon.
Pour nous, évidemment, ce ne sont pas des conditions habituelles et normales de travail. On travaille avec de jeunes personnes qui ont besoin de pouvoir bouger et courir. Évidemment que toutes ces modifications et ces assouplissements vont être accueillis de façon très positive par les équipes.
Dans ce groupe scolaire toulousain, le port du masque et le lavage des mains seront maintenus jusqu'à la fin de l'année scolaire.
Pékin engagé dans une course contre la montre, contre le nouveau coronavirus. La situation est extrêmement grave. Les déclarations très inquiétantes ce matin du maire de la capitale chinoise. Les autorités ont déclenché des tests massifs et reconfiné plusieurs quartiers après l'apparition de plusieurs dizaines de cas. Victor Jouannin. De l'aveu d'Olivier installé à Pékin depuis six ans, ce retour des mesures sanitaires est encore plus dur à vivre que la première vague en janvier.
Ils ont remis en place des filtrages pour rentrer ne serait-ce que dans nos résidences. Ils nous contrôlent la température lorsque l'on rentre, lorsque l'on sort. C'est d'autant plus difficile à accepter qu'il y a à peine deux semaines, on commençait à revivre normalement.
L'épidémie serait repartie d'un marché alimentaire au sud de Pékin. Il est désormais très difficile de quitter la capitale.
Le moral de Stéphane est au plus bas. Cela fait plus de six mois qu'il n'a pas vu sa famille rester en France. Depuis samedi, c'est la douche froide et il y a les vols intérieurs qui s'annulent les uns après les autres. Tout est annulé parce que les autres villes n'autorisent plus les habitants de Pékin de venir. On est dans une prison, dans une ville de 22 millions d'habitants, mais on est en prison. Ces expatriés craignent maintenant de subir un confinement total avec interdiction de sortir de chez soi, comme c'est déjà le cas dans plusieurs quartiers de la ville.
Aux Etats-Unis, les autorités sanitaires ont retiré l'autorisation d'utiliser en urgence deux traitements contre le Covid-19, la chloroquine et l'hydroxychloroquine.
Bien, merci. C'est 11 minutes. Le professeur Combe sera mon invité tout à l'heure. Eric Combe, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à la Pitié-Salpétaillère à Paris. Cela a été l'une des grandes voix de la crise sanitaire. Cela l'est toujours. L'un des médecins que vous avez beaucoup entendu pendant la crise sanitaire. Il y a des patients du coronavirus, du Covid-19, qui ne guérissent pas. Oui, je dis bien qu'ils ne guérissent pas. Caroline Haddac, bonjour.
Bonjour.
Merci d'être venue nous voir ce matin. Merci à vous. Vous êtes malade au long cours du Covid. Caroline Haddac, vous avez développé les premiers symptômes de la maladie au mois de mars, mi-mars, c'est ça ? Le mois de mars, des symptômes, somme toute, extrêmement légers, maux de tête, nausées, douleurs musculaires et énormes fatigues. Et je me suis rendu compte, entre le 12 et le 15-16 mars, en discutant avec des amis, nos fils partaient ensemble. Enfin, peu importe, mais manifestement, leur école était un cluster. Et ils avaient eu des rhumes, etc.
Et en discutant entre nous, on se rend compte que, sur quatre familles, trois d'entre nous, dont une partait à l'hôpital, d'autres avaient une fièvre très élevée et semblait atteint. Du coup, je me suis dit, c'est bon, je l'ai eu, version légère. Donc, vous ne vous êtes pas fait tester ? Pas du tout. Mais non, mais parce qu'en fait, moi, en fait, je l'ai peut-être eu, bon, ce n'est pas grave. Le truc que tout le monde avait dans sa femme, ma copée, à ce moment-là, c'était l'idoliprane. En revanche, moi, ce qui a été déterminant, c'est que le 18 mars, j'ai une inflammation aux pieds, le pied qui gonfle, qui devient rouge. Je n'ai jamais eu ça.
Je pensais que je faisais une allergie à des chaussettes. Et c'est un mois plus tard que je comprends qu'en fait, j'avais eu des engelures. Et c'est déterminant parce qu'en ce qui me concerne, c'est le signe clinique qui fait que, alors qu'aujourd'hui, j'ai été testée deux fois en sérologie, je n'ai pas eu officiellement, selon sérologie, je n'ai pas eu le Covid. Je teste négatif en virologie. En sérologie et en virologie aussi. Virologie négative et anticorps négatif. Donc, du coup, typiquement... Mais comment savez-vous que vous avez eu le Covid, alors ? À cause des signes cliniques. Et là, on touche une problématique cruciale aujourd'hui.
C'est que, et ce sont les grands professeurs de nos hôpitaux qui le disent, le professeur Davido, le professeur Deray, et d'autres. Et vous pourrez voir ça avec le professeur Com. Aujourd'hui, parmi les malades au long cours, la moitié teste négatif. Typiquement, le professeur Toubiana, à la pitié, qui a ouvert une consultation post-Covid le 1er juin, et que j'avais eu en ligne lundi 1er juin, le soir, justement, lui-même, à la salle pétrière, ne traite pas les Covid négatifs. Qu'il y a eu des malades du Covid, qui ont été testés négatifs, qui ont été parfois gravement malades, qui sont toujours malades, parce que vous avez toujours des conséquences de la maladie ?
Parce qu'on estime à 200 à 300 000 patients, comme vous, en France, ce qui est énorme. On estime. Là aussi, c'est un vrai sujet. Qui estime ? C'est-à-dire que, dans un article que j'ai publié dans la revue quotidienne AOC, le 20 mai, je fais les calculs moi-même. Personne, aujourd'hui, ni au ministère, ni à Santé publique France, n'évoque ces chiffres. Ce sont certains médecins, j'ai cité des noms tout à l'heure, qui, eux-mêmes, infectiologues, épidémiologistes, font ces conjectures sur la base des chiffres de l'Inserm et de l'Institut Pasteur.
3 à 4% des malades auraient été hospitalisés, 0,7% sont malheureusement décédés, reste que le professeur Davido, il y a 3 semaines, disait que 5% des malades étaient des malades au long cours. Et depuis 10 jours, on dit 10 à 15% sont des malades au long cours. Sur ces 10 à 15%, donc si on fait les calculs, on arrive à 200 ou 300 000 malades au long cours. Parmi ces 200 à 300 000, 50% test négatif. C'est un sujet. Est-ce que ce sont ces malades qui ont une hallucination collective de San Francisco à Vladivostok en passant par Madrid et Berlin ? Ou est-ce qu'on a des tests qui ne vont pas chercher le virus ?
Et nous, pour répondre à votre question, pardonnez-moi, aujourd'hui, c'est assez normal qu'on teste au négatif, puisque le virus est censé s'être évaporé ou dilué dans nos organismes. En revanche, nous subissons les conséquences. Typiquement, moi, ce qui me concerne, c'est ce qu'on appelle une réaction immunitaire vasculaire inflammatoire. Donc, c'est qualifié, c'est clinique. On est obligé... Quelles conséquences ? Alors, les conséquences, elles sont assez intéressantes. Et là aussi, le ministère... Vous, par exemple, vous souffrez de quoi aujourd'hui ?
Alors, moi, de ce qu'on appelle les acro-syndromes de micro-caillot, où là, j'ai une tâche sur la joue, justement, qui est consécutive à ce qu'on appelle une micro-angiopathie, micro-thrombotique, qui corrobore les engelures, c'est-à-dire les problèmes vasculaires. Ce sont des problèmes vasculaires. Je n'ai jamais de pièvre, je n'ai jamais de pièvre. Je n'ai jamais de pièvre, non. Problèmes vasculaires consécutifs à ce Covid. Exactement. Donc, c'est une... C'est-à-dire que vous avez peut-être encore une charge virale, mais qui est toute faible, infime. Éventuellement, là, je ne suis pas médecin ni professeur, je ne sais pas qualifier, mais on ne va pas le chercher chez moi.
Et c'est bien ça, le problème. C'est-à-dire qu'on a une sémiologie médicale. Entre symptômes, signes et pathologies, où en fait, les médecins, en fonction des symptômes exprimés par les patients, devaient explorer pour savoir. Quand on a une sérologie, ok. Aucun signe majeur. En radiologie, ok. Mais que, typiquement chez moi, c'est assez simple, puisque les réactions vasculaires étaient ostensibles. Donc, du coup, c'est facilement qualifiable. Je suis suivie à Saint-Joseph en vasculaire depuis plusieurs semaines. Et eux-mêmes me reconvoquent pour un suivi
parce que, oui, on ne sait pas dans quelle mesure il n'y a pas des conséquences et des séquelles.
Il est fondamental que ministères et autorités de santé publique, alors même que les enquêtes s'ouvrent aujourd'hui, prennent ce sujet en main, car on ne sait pas quelles sont les conséquences. Alors, il faut savoir qu'il y a aussi des patients qui ont subi le Covid-19 d'une manière très rude, qui se sont retrouvés en réanimation, qui se sont retrouvés à l'hôpital, des patients qui souffrent toujours, qui n'ont pas pu se remettre de la maladie. Mais qui en ont pour des mois, c'est-à-dire. Et qui en ont pour des mois qui souffrent de bourdonnements d'oreilles, de, je ne sais pas moi, d'engelures, de problèmes vasculaires ou autres problèmes. Il y en a énormément en France.
Alors, les Canadiens... D'essoufflements, de problèmes cardiaques, qui n'arrivent pas à retrouver... Les biches proboses. Voilà, qui n'arrivent pas à retrouver une vie normale.
Alors, typiquement, dans le petit cluster dont je vous parlais, dans une famille, enfin bref, l'un des protagonistes, en réa, hospitalisé, sorti au bout de 14 jours en hospitalisation,
un mois pour se remettre du cœur, trois à quatre mois pour les poumons, six mois pour les yeux. Parce qu'en fait, ça engendre une vision. Elle a passé juste deux jours en réa. Puisqu'en fait, en l'occurrence, c'est une femme. Donc, du coup, on voit bien là que c'est un arrêt de travail de six mois minimum. Et quand les médecins vous font ce genre de pronostic en amont, c'est pas rien. Oui, donc on ne se remet pas facilement du Covid-19. Mais parfois, on ne se remet pas du tout même. Alors, si on tient compte qu'en 2016, il y avait 170 à 180 000 personnes infectées par le sida. Si on sait qu'en 2018, 382 000 personnes sont atteintes du cancer.
Et qu'aujourd'hui, nous, patients subissant les conséquences du Covid, nous sommes 200 à 300 000 longs cours,
pas grave, les malades à la maison, et plus de 100 000 hospitalisés qui vivent les conséquences. Ça signifie que nous sommes entre 300 et 400 000 minimums atteints par cela. Sur Facebook, Twitter,
des groupes se sont constitués de malades qui cherchent à partager des informations. Pour autant, on a là une partie immergée de l'iceberg, c'est-à-dire 3, 4, 5 000 personnes, mais à l'échelle nationale. Donc, il est fondamental qu'on se saisisse de cette question parce que si on n'aide pas les patients, voilà pourquoi après, eux-mêmes se sentent fragilisés.
Bien sûr.
Il faut identifier les patients, il faut faire des études coordonnées, et c'est fondamental que les autorités mettent un nom et mettent des mots sur ces mots, en l'occurrence, M-A-U-X. Bien, merci Caroline Audac. Merci à vous. Merci d'être venue nous voir. Il est 7h19, et j'en reparlerai au professeur Éric Aum tout à l'heure à 8h35 sur RMC et BFM TV. Il est 7h20, nous sommes avec Marie Dupin dans deux minutes, Mathieu. Ça repart, secteur par secteur, et ça va repartir enfin pour les autocars avec un protocole sanitaire, évidemment. Dupin Quotidien dans un instant sur RMC. RMC. RMC. Dupin Quotidien. Avec Marie Dupin. Bonjour Marie. Bonjour.
Après les trains, ce sont les autocars qui reprennent du service. Nous avons beaucoup parlé ici des autocaristes parce qu'ils étaient, personne ne parlait jamais d'eux, les pauvres autocaristes.
Ils étaient à l'arrêt complet.
Ils étaient à l'arrêt complet. Complets. Après 3 mois d'arrêt complet.
Oui, vous savez, c'est ce qu'on appelle l'écart Macron depuis la libéralisation du secteur. Il n'y a pas que l'écart Macron. Oui, mais c'est comme ça qu'on les appelle un peu.
Oui, mais non, il y a aussi tous les autocars qui transportent des groupes de personnes âgées, ou qui transportent des enfants, ou qui nous permettent, et qui permettent à beaucoup de partir en vacances.
Exactement. Et tous, effectivement, étaient totalement immobilisés depuis la mi-mars et ils reprennent progressivement à partir de jeudi. C'est la compagnie Flixbus qui ouvre le bal avec 70 liaisons, principalement entre des villes françaises avec des trajets comme Paris-Rouen, Clermont-Ferrand-Grenoble, mais aussi Paris-Amsterdam, Paris-Bruxelles. 70 destinations, c'est beaucoup, beaucoup moins qu'avant le confinement puisque la compagnie desservait plus de 200 destinations. Après Flixbus, ce sera Blabla Car qui reprendra à partir du 24 juin.
Pour desservir 60 villes françaises, quand même, 60 villes. Le port du masque sera évidemment obligatoire, mais pas la distanciation physique comme dans un avion.
Exactement. En tout cas, chez Flixbus, port du masque obligatoire pour les plus de 11 ans, pas pour les moins de 11 ans, du joli hydroalcoolique, évidemment, des véhicules désinfectés à chaque voyage, évidemment, et les toilettes fermées. Donc, il y aura des pauses un petit peu plus souvent pour faire des pauses pipi. Les autocars rouleront sans climatisation et les fenêtres ouvertes si la météo le permet. Et si vraiment, il fait très très chaud, c'est la canicule qui a besoin de clim, les compagnies pourront mettre de la climatisation, mais en circuit ouvert, c'est-à-dire avec de l'air frais qui vient de l'extérieur.
Et puis, Flixbus va vendre tous les sièges à bord, mais pas Blabla Car qui vendra 15 sièges sur deux.
Les entreprises du secteur prévoient une reprise lente.
Oui, il faut imaginer qu'en temps normal, Flixbus, c'est 10 millions de passagers transportés par an. La direction n'entend pas retrouver plus de 10% de son trafic habituel, en tout cas au démarrage.
Bien, il est 7h25. Avant de prendre Charles Magnin, Magali est à Paris dans le 17ème. Bonjour Magali.
Bonjour.
Je vous sens en colère Magali.
Oui, tout à fait. Je viens de bien par rapport à la souffrance animale.
Oui, oui. Vous avez entendu ces chats qui ont été torturés et tués à Vezoul. Oui, j'ai entendu, oui. Prisons avec sursis.
Exactement. Et je trouve que la justice, effectivement, en France, elle n'est pas assez dure, quoi, par rapport à ce qu'on voit. Bon, les Etats-Unis sont ce qu'ils sont, mais aux Etats-Unis, les animaux, enfin, dès que vous faites quelque chose à un animal, voilà, c'est limite la prison, quoi, tout de suite. En France, on est trop laxistes, quoi.
Bon. Vous êtes, Magali, nous reviendrons sur la souffrance animale, d'ailleurs, parce que, comme je le disais, il y a une proposition de loi qui va être discutée, là, d'Ombreval, je crois, le député des Alpes-Maritimes. Magali, vous êtes agent de voyage, ça a repris ou pas ?
Ça reprend, mais timidement.
Timidement, ouais.
Ouais.
Timidement, bah oui.
Mais on sent quand même que les gens veulent partir, après le confinement, on sent vraiment...
En France ? Essentiellement en France ?
Non, pas forcément. Pas forcément. Non, non, non, on fait beaucoup de voyages de neufs, et les gens ont vraiment envie de partir loin, quoi.
Ouais.
De changer l'idée, de changer la tête. Bon. C'est un peu comme la chanson de la Reine des Neiges, libérée, délivrée. Voilà. Merci Magali,
bonne journée.
A bientôt.
A bientôt Magali. L'actu des réseaux sociaux.
RMC. RMC. Hashtag mania.
Une formule médiatique, Charles, énerve de plus en plus de militantes féministes sur Twitter, l'expression une femme. Expression particulièrement utilisée dans les titres d'articles sur Internet. Une femme élu mère de telle commune. Une femme à la tête du FMI. La Belgique choisit une femme pour première ministre. Une femme sacrée cuisinier de l'année. Tous ces titres d'articles existent bel et bien et sont problématiques aux yeux de ces militantes. On n'écrirait pas « Un homme devient maire de telle commune ». On écrit son nom « Jean-Pierre Bidu, l'élu dans telle ville ».
Alors bien souvent, cette formule « Une femme » est utilisée pour souligner qu'il s'agit d'une première et donc d'un progrès. Mais pour les militantes, c'est aussi la preuve d'une forme de sexisme dans le traitement médiatique des femmes. Alors en réaction, elles ont créé la page Wikipédia d'une femme. À partir de tous ces titres d'articles, elles ont rédigé une longue biographie. On y apprend ainsi qu'en 67, « Une femme devient arbitre de football ». Cette même année, elle participe au Marathon de Boston en 2009. Elle est ensuite élue à la présidence de la Lituanie et remporte pour la première fois le prix Nobel d'économie.
En 2018, elle remporte le titre de meilleur ouvrier de France en soudure alors qu'elle prend simultanément ses fonctions de directrice générale d'Air France. Bref, « Une femme » sait tout faire si l'on en croit à cette biographie et tous ces titres d'articles. Tout sauf avoir un nom et un prénom quand on parle d'elle. Bien ! Allez, Nicolas Poincaré. Bonjour Nicolas. Bonjour Jean-Jacques. Vous allez nous emmener aux Etats-Unis ce matin, Nicolas. Le démocrate Joe Biden qui est en tête des sondages pour l'élection américaine qui approche dans quelques semaines loin devant Trump doit faire un choix important. Très attendu. Le choix de sa vice-présidence. De sa vice-présidente. Une femme.
Une femme. Mais oui, on peut dire une femme parce qu'on ne sait pas laquelle. Il va choisir une femme. Il l'a dit, il s'est engagé et maintenant il ne va plus pouvoir revenir en arrière mais on ne sait pas encore laquelle. On le presse en ce moment de choisir une femme noire parce que à cause de l'actualité... Alors, le choix est très important. Il a 78 ans, Joe Biden. Ira-t-il au bout de... S'il est élu, ira-t-il au bout de son mandat ? On le lui souhaite mais bon, on ne sait pas.
Mais cette femme qui sera choisie a de très bonnes chances effectivement d'être la candidate dans 4 ans parce que Joe Biden aura 82 ans et qu'il ne se présentera pas pour un deuxième mandat s'il en fait un premier. Donc, cette femme dont on ne connaît pas encore le nom a tout pour devenir une femme très très salive. Mais vous avez quelques pistes. Bien sûr. Vous allez nous en parler tout à l'heure. Il est 7h29. Merci Nicolas. À suivre. Fini les applaudissements.
Place au rassemblement. Mot d'ordre des soignants. 240 rassemblements partout en France. Le professeur Frédéric Adnet, chef des urgences de l'hôpital Avicenne à Bobigny, est avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC.
Il est 7h30. C'est Pierrick Bonneau qui est là
pour les dernières informations. Pierrick, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Une amende de 200 euros. Si vous êtes surpris par les forces de l'ordre en train de fumer, un joint dans la rue. Un dispositif pour simplifier la procédure pénale en cas de consommation de drogue est en test à partir de ce matin dans plusieurs villes de France. Retour au calme à Dijon après une nouvelle soirée agitée. Des renforts sont toujours sur place pour éviter de nouveaux affrontements entre communautés et puis les soignants dans la rue. Aujourd'hui, mobilisation d'ampleur partout en France pour demander des moyens dans les hôpitaux au gouvernement trois mois après le début de la crise.
Bon réveil, bienvenue à tous. Plus besoin donc de passer devant un tribunal si les forces de l'ordre vous surprennent en train de consommer de la drogue. A partir d'aujourd'hui, fumer du cannabis ou prendre de la cocaïne est puni d'une amende de 200 euros seulement dans quelques villes. Le dispositif est en test à Créteil, à Reims, à Rennes avant d'être élargi. Objectif, Gadis Laffitte, alléger les tribunaux et simplifier la procédure pénale.
Dès aujourd'hui, les policiers de Créteil peuvent infliger une amende forfaitaire de 200 euros, 150 si elle est réglée dans les 15 jours. A toute personne étant prise en flagrant délit de consommation de cannabis en dessous de 20 grammes, Blaise Lechevalier, commissaire divisionnaire. Pour des petites quantités et des personnes qui ne sont pas connues ou peu connues de nos services, là, on a un outil de verbalisation électronique qui nous permet d'infliger une amende rapidement et efficacement. Moins de dossiers au tribunal et moins de procédures au commissariat, un grand pain en avant pour Blaise Lechevalier.
L'idée, c'est de traiter rapidement les petites affaires et de pouvoir se concentrer sur des surveillances pour essayer d'établir de manière plus efficace des trafics de stupéfiants. La consommation de stupéfiants est toujours punie d'un an de prison et de 3 750 euros d'amende. Une peine trop peu prononcée pour les petites quantités, explique Éric Pouillat, co-rapporteur d'une mission parlementaire sur le sujet. La réponse pénale était très souvent un simple rappel à la loi. Donc, il y avait une difficulté à appliquer une réponse pénale ferme et réelle.
Une simplification testée dès aujourd'hui à Créteil, Reims et Rennes, puis à Marseille et Lille courant juillet avant d'être généralisée partout à la rentrée. Un rétro-pédalage sur la question très controversée de la clé d'étranglement. Cette technique d'interpellation des policiers dont le ministre de l'Intérieur disait la semaine dernière qu'elle allait être abandonnée. Eh bien, pas tout de suite. Dans un courrier rendu public hier soir, le directeur de la police nationale affirme que cette technique est finalement maintenue faute de mieux. Une nouvelle soirée agitée à Dijon pour le quatrième jour consécutif.
Les forces de l'ordre ont dû disperser un groupe d'hommes cagoulés et armés de barres de fer notamment. Tous venus défendre leur quartier après trois expéditions punitives menées par les Tchétchènes au cours du week-end. Le calme est revenu dans le quartier des Grésilles aux alentours de 22h hier soir mais les habitants n'avaient jamais vu ça. Thomas Chupin.
Trois jours de violence et hier encore des rassemblements dans ce quartier des Grésilles. En rentrant du travail, Alain faisait l'état des lieux hier soir. Il vit ici depuis trois ans. J'ai vu du feu partout, des voitures brûlées, des gens un peu sur-excités et je ne reconnais pas mon quartier. C'est du dépit, oui parce que je trouve que les gens du quartier ne méritent pas ça. Tout est donc parti il y a une semaine avec l'agression d'un jeune d'origine tchétchène. Ses proches ont voulu le venger et ça a pris des proportions énormes, explique cet habitant du quartier. C'est un peu
la communauté tchétchène contre la communauté maghrébine. C'est dommage. Ce qui crée les conflits, c'est surtout l'argent. Tous les quartiers pourront dire pareil. Et la communauté maghrébine qui hier soir a voulu aussi appeler au calme.
On veut que ça s'arrête. On ne veut pas faire la guerre. On ne veut pas de soucis avec eux. On a des parents, des enfants, des frères et sœurs. Même appel au calme du maire François Rebsemen, l'un de ses adversaires au municipal. Emmanuel Bichaud, lui, n'est pas surpris. Ce que nous déplorons, nous, c'est qu'en fait, ce terreau communautaire des trafics et du trafic de drogue, je dirais, il a pu se développer avec trop de facilité, trop de complaisance jusqu'à aujourd'hui. Et on en arrive effectivement ensuite à des guerres de territoire. Hier soir, le vaste déploiement policier a permis un retour au calme que les Dijonais n'avaient finalement plus connu depuis trois jours.
Oui, et le maire de Dijon, François Rebsemen, sera mon invité tout à l'heure en direct à 8h10.
À 12 jours du second tour des municipales, Edouard Philippe confirme ce matin dans les colonnes du journal Paris-Normandie qu'il restera à Matignon même s'il est élu maire du Havre mais qu'il pourrait être de retour dans son fief beaucoup plus tôt que la fin du quinquennat. Ce sont ses mots alors que se profile un remaniement. À Marseille, ces élections municipales sont décidément très agitées. Après plusieurs plaintes déposées au premier tour, une enquête préliminaire a été ouverte pour des soupçons de fraude à la procuration avant un second tour qui s'annonce très serré.
En ligne de mire des enquêteurs, le camp de Martine Vassa, la candidate Les Républicains qui souhaite prendre la succession de Jean-Claude Godin. Lionel Dian s'est procuré un enregistrement qui accuse très clairement l'une de ses colistières. C'est un document RMC. Dans cet enregistrement téléphonique, cette colistière de la candidate LR, Martine Vassal propose à une électrice de remplir pour elle une procuration et de voter à sa place pour Martine Vassal. Le tout sans passer par le commissariat ni même signer cette procuration, ce qui est clairement illégal.
Je la remplis et après on la donne à un militant qui va voter pour vous. Vous n'avez qu'à m'envoyer votre carte d'identité recto verso, c'est tout et je m'occupe du reste. Vous n'avez pas de démarche à faire. Moi, j'ai déjà tous les papiers préimprimés. J'ai une dizaine de photocopies qui sont déjà là chez moi.
Une pratique qui scandalise les adversaires de Martine Vassal, notamment Yannick Oanesion, candidat sur la liste menée par Michel Rubirola pour le printemps marseillais. C'est scandaleux et en même temps, moi, je suis à moitié surpris sur ce secteur. Nous, au premier tour, par constat d'huissier, nous avions fait constater déjà un certain nombre d'anomalies concernant précisément ce problème de procuration. De son côté, Martine Vassal a affirmé qu'elle n'était pas informée de telles pratiques mais que si les faits étaient avérés, elle prendrait ses responsabilités avec les personnes qui les ont commis.
La mise en œuvre des tests, la question des stocks de masques et plus globalement la gestion de la crise par le gouvernement. C'est le début de la première commission d'enquête parlementaire consacrée au Covid-19, celle des députés. Première audition à 17h ce soir, celle du directeur général de la santé, Jérôme Salomon. Pendant ce temps et trois mois après le début de la crise sanitaire, les soignants seront dans la rue. Une intersyndicale et des collectifs hospitaliers appellent à la mobilisation pour demander plus de moyens dans les hôpitaux. A Paris, le cortège s'élancera 14 heures du ministère de la Santé.
Une mobilisation inédite par son ampleur, 240 rassemblements prévus sur l'ensemble du territoire pour demander au gouvernement de passer aux actes. Car trois semaines après son lancement, le Ségur de la Santé en est toujours au point mort. Caroline Philippe.
Ça patauge un peu, cause toujours, ces trois premières semaines d'échange ne semblent pas avoir convaincu les soignants conviés. Rien de concret n'a pour l'instant été acté. Seules les négociations sur les salaires et les carrières ont débuté vendredi dernier. Jusqu'alors, il s'agissait uniquement de concertation. Si les collectifs et syndicats partagent les mêmes revendications, leurs craintes sont également unanimes. Aucune enveloppe budgétaire ne leur a été présentée. Aucun arbitrage politique n'a été rendu. Pour l'instant, nous construisons sans avoir l'assurance que cette construction voit le jour, s'inquiète une centrale syndicale.
Le plus dur sera, selon eux, non pas de tomber d'accord, mais de se confronter au ministre de la Santé, Olivier Véran. Unique certitude, si ce Ségur n'aboutit pas, la colère des soignants sera immense et elle est déjà présente. En témoignent les dizaines de manifestations prévues un peu partout en France aujourd'hui.
Et puis en Chine, les propos alarmistes de la mairie de Pékin. Un porte-parole estime ce matin que la situation épidémique dans la capitale est extrêmement grave. Plus d'une centaine de personnes ont été contaminées par le virus depuis la semaine dernière à Pékin. Selon ce porte-parole de la mairie, Pékin est engagé dans une course contre la montre pour éviter une deuxième vague du coronavirus. Oui, je vous interromps
Pierrick, nous allons parler de tout cela avec le professeur Adnet qui est chef du service des urgences de l'hôpital Avicenne à Bobigny, directeur médical du SAMU de la Seine-Saint-Denis qui est notre invité qui est avec nous dans 2-3 minutes. 7h38, oui. On a des courses
à Dieppe cet après-midi M. Rouraud. 13h50 et à vivre en direct comme tous les jours désormais sur RMC Découverte Canal 24 de la TNT. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC, favori numéro 4 postoir, outsider,
c'est LAS, Simply Striking. Le 4, hélas. Il est 7h38 donc. Professeur Adnet, bonjour Frédéric Adnet. Merci d'être avec nous. Je rappelle que vous êtes donc chef du service des urgences de l'hôpital Avicenne à Bobigny et directeur médical du SAMU de la Seine-Saint-Denis. SAMU de la Seine-Saint-Denis, est-ce que de nouveaux cas de Covid-19 sont constatés ou pas ? Non, pour l'instant la situation est extrêmement calme en Seine-Saint-Denis.
Comme vous le savez, c'était le département le plus impacté par le Covid-19 sur toute l'Île-de-France et pour l'instant tous nos signaux sont au vert, tous nos marqueurs, on a un certain nombre de marqueurs qui prédisent l'arrivée d'un rebond ou d'une deuxième vague et pour l'instant non, tout est au vert, on n'a pas de nouveaux cas aux urgences ni au SAMU. Bon, ça c'est rassurant parce que des informations venues d'ailleurs dans le monde de Chine commencent à inquiéter la communauté médicale, c'est vrai ? C'est toujours une source d'inquiétude cette fameuse deuxième vague ou plutôt ce rebond parce qu'on ne croit pas beaucoup à une grande deuxième vague qui vient de nous submerger.
Et à des rebonds comme ça, des clusters qui s'installent dans certains endroits. Alors qu'il y ait des clusters en France, c'est normal puisqu'on a entamé une campagne de dépistage massif et quand on cherche on trouve donc ça c'est normal. Par contre, ce qui se passe en Chine nous inquiète un petit peu parce que la Chine avait zéro nouveau cas depuis plusieurs semaines et là tout d'un coup on nous annonce une centaine de nouveaux cas à Pékin alors qu'on sait qu'il faut se méfier quand même des bilans importés de Chine puisque pour la mortalité on sait qu'ils ont sous-évalué. Donc c'est une source d'inquiétude effectivement sur un éventuel rebond.
Oui, professeur Adnet les annonces faites par Emmanuel Macron sur la nouvelle phase de déconfinement vous semble logique ? Oui, oui. Déconfiner plus tout à coup accélérer le déconfinement c'est logique ?
On n'arrête pas les mesures barrières on a une nouvelle étape dans le déconfinement moi ça me paraît parfaitement en adéquation avec nos marqueurs pour l'instant on n'a pas d'inquiétude sur de nouveaux cas par contre il faut respecter les mesures barrières il faut respecter le masque il faut que le port du masque devienne une habitude d'un nouveau mode de vie en attendant éventuellement le vaccin mais de réouvrir largement les écoles je l'ai toujours prôné et ça me semble logique je pense que c'est même un peu tard de réouvrir les restaurants ça me semble logique on sait maintenant que le virus il se transmet surtout dans la famille et dans les transports en commun donc c'est les deux points de vigilance à apporter Bien, professeur Adnet vous restez avec nous je vais vous parler de l'hôpital des urgences évidemment puisque les urgences c'est le cœur le cœur l'un des soucis majeurs de l'hôpital public en France il est 7h41 vous êtes sur RMC RMC 6h-9h Vos dans l'indirect Le professeur Adnet chef du service des urgences de l'hôpital Avicenne à Bobigny directeur médical du SAMUD de Seine-Saint-Denis est avec nous ce matin une information en provenance d'Allemagne et qu'en t'inviner à propos du Covid une hausse des nouvelles infections en Allemagne l'Allemagne un pays qui teste beaucoup il y avait 192 nouveaux cas hier il y en a 378 ce matin j'ai d'autres chiffres à l'étranger si vous voulez la Turquie appelle à ne pas se laisser aller le nombre de cas a doublé par rapport au début du mois et dernier chiffre en Nouvelle-Zélande après 25 jours sans aucune nouvelle contamination il y a de nouveaux cas ce matin des personnes qui arrivaient du Royaume-Uni voilà professeur Adnet le virus est toujours là et il se transmet dès que l'on n'observe plus de gestes barrières tout à fait à l'heure actuelle on pense que le port du masque et la distanciation sont les mesures les plus efficaces pour ralentir la transmission du virus mais il faut bien savoir que le confinement les mesures barrières ne tuent pas le virus le virus va toujours être là notre objectif c'est de diminuer de ralentir sa progression pour que les capacités hospitalières soient en mesure d'absorber les nouveaux malades donc à l'heure actuelle les capacités hospitalières sont de nouveau aptes à recevoir de nouveaux malades et il faut être vigilant il ne faut pas affoler les gens il faut être vigilant voilà on n'affole personne mais on reste vigilant professeur Adnet tout n'est pas terminé bien les urgences alors d'abord est-ce que vous avez retrouvé aux urgences les patients qui venaient aux urgences avant le Covid parfois certains doivent être là et d'autres ne devraient pas y être je regardais un reportage hier alors aux urgences est arrivée une personne qui souffrait de bourdonnement d'oreille aux urgences je crois que c'est à Vicenne d'ailleurs chez vous dans votre service une autre personne qui avait un oeil rouge puis d'autres personnes qui souffraient de constipation d'un abcès sur la fesse de plaies à l'index d'ivresse de retard des règles enfin bon etc etc dire qu'on vient aux urgences dès qu'on souffre du moindre petit truc si j'ai bien compris c'est un peu la rançon de notre succès c'est la rançon un petit peu de la facilité avec laquelle on peut aller à l'hôpital on peut aller aux urgences mais je ne jetterai pas la pierre au patient ce qu'on appelle une urgence ressentie qui ne correspond pas une urgence avérée qu'on la conçoit mais c'est pas ça qui nous gêne réellement bien sûr c'est quelque chose de palpable de visible le patient va aux urgences parce qu'il ne sait pas où s'adresser exactement il va aux urgences parce que d'abord en Seine-Saint-Denis le maillage de la médecine libérale est beaucoup trop large il y a très peu maintenant de médecins généralistes qui vont dans les familles qui ont des cabinets il y a très très peu de spécialistes et donc les patients viennent aux urgences mais on peut s'occuper de ces patients-là il faut bien comprendre ça le seul problème c'est qu'on dépense la majorité de notre temps à essayer de placer des patients qui méritent une hospitalisation et à chercher un lit à trouver un lit s'il n'y avait pas ce blocage en aval des urgences il n'y aurait pas ce blocage en amont si vous voulez on perd notre temps à chercher des places et donc on ne peut pas s'occuper des petites urgences qui ne nous prennent finalement pas beaucoup de temps c'est la raison pour laquelle vous attendez beaucoup mais alors beaucoup de cette réforme de l'hôpital on en a connu des réformes de l'hôpital mais là pendant trois mois vous avez vécu un autre hôpital avec la crise du Covid-19 et cet autre hôpital vous voulez qu'il soit pérennisé Exactement je ne voudrais pas pérenniser la crise mais j'ai vu fonctionner en tant que chef de service chef de pôle j'ai vu fonctionner un autre hôpital pendant la crise un hôpital qui n'était plus du tout centré sur des problèmes de rentabilité sur une gestion comptable dans la crise tout d'un coup la gouvernance de l'hôpital s'est médicalisée les médecins ont repris si vous voulez un peu de pouvoir de décision et un hôpital qui tout d'un coup bien sûr en faveur de la crise s'est concentré orienté sur le soin le patient et non pas sur une gestion comptable alors c'était assez facile puisque c'était un peu open bar on avait des crédits facilement puisque effectivement il y avait une crise sanitaire majeure mais je crois que ce mode de fonctionnement il faut en garder quand même certaines leçons et moi je prône bien sûr il faut rendre l'hôpital plus attractif mais je prône aussi pour une nouvelle gouvernance une nouvelle gouvernance hospitalière qui ne soit plus centrée simplement sur une gestion comptable mais qui doit être médicalisée et se réorienter vers le patient professeur vous irez participer au rassemblement aujourd'hui oui bien sûr j'ai entendu les promesses de notre président de la république oui moi je me souviens des promesses les héros en blouse blanche se souviennent de la promesse d'Emmanuel Macron un plan massif pour l'hôpital public je l'ai entendu c'était à Mulhouse oui je l'ai entendu et ça a suscité quoi qu'il en coûte voilà ça a suscité beaucoup d'espoir oui et pour moi énormément d'espoir il a dit qu'il allait investir massivement dans l'hôpital public il a dit aussi que l'hôpital public est un des piliers de notre république je crois profondément parce que je me suis orienté vers une carrière publique et j'ai beaucoup d'espoir sur ces annonces qui a été faits par le président de la république et donc il faut revaloriser il faut rendre attractif l'hôpital public c'est son problème numéro un j'ai vu partir de mon service des soignants de mon hôpital j'ai vu fermer des services je vois fermer des petits hôpitaux je crois qu'il faut réinvestir dans l'hôpital public c'est un vrai et on l'a vu au travers de cette crise c'est un vrai pilier de notre république il faut investir massivement et il faut rendre attractif cet hôpital public et il faut changer la gouvernance donc il y a deux axes si vous voulez et c'est pour ça qu'il faut maintenir une pression pour que les promesses qui nous ont été annoncées soient tenues je vais donner juste deux trois chiffres qui vont nous servir de repère 8 milliards d'euros d'aide pour l'automobile 15 milliards d'euros d'aide pour l'aéronautique il en faudrait au moins 8 ou 10 pour l'hôpital public ça serait pas mal non ?
ça serait non seulement pas mal et pourquoi pas ? et pourquoi pas ?
je pose la question merci merci professeur Adnet je serai tout à l'heure avec un autre médecin le professeur Eric Com qui sera avec moi on va parler de l'infectiologie tout à l'heure à 8h35 merci beaucoup merci professeur Adnet vous êtes sur RMC RMC découverte il est 7h51 c'est l'heure des explications RMC expliquez-nous avec Nicolas Poincaré Nicolas partons pour les Etats-Unis où l'épidémie est toujours là aux Etats-Unis là encore elle n'a pas disparu vous nous donnerez vous avez quelques chiffres j'en ai suivi bilan inférieur à 400 morts en 24h aux Etats-Unis pour le deuxième jour de suite ce sont les bilans journaliers les plus bas depuis la fin du mois de mars bien alors 7h52 aux Etats-Unis on parle maintenant on s'est tourné vers la présidentielle le démocrate Joe Biden qui est l'adversaire de Donald Trump est en tête des sondages largement pour l'instant pour la présidentielle de novembre prochain il est très attendu maintenant sur un choix celui de sa candidate je dis bien sa sa candidate pour le poste de vice-président pour la vice-présidence effectivement et je vais donc vous parler ce matin d'une femme que vous ne connaissez pas encore mais qui va bientôt devenir très très célèbre alors pourquoi une femme vous l'avez dit parce que lors de son dernier débat télévisé en mars Joe Biden s'était engagé à faire ce choix choisir une femme et il ne peut plus revenir en arrière maintenant alors pourquoi célèbre et bien parce que cette femme si Joe Biden est élu deviendra la première vice-présidente de l'histoire des Etats-Unis mais comme Joe Biden est très âgé s'il est élu il aura 78 ans lors de sa prestation de serment 82 ans à la fin de son mandat il est donc tout à fait vraisemblable qu'il ne se représente pas et que sa vice-présidente puisse devenir candidate en 2024 donc on se résume rien n'est écrit d'avance Trump peut très bien être réélu mais cette femme que vous ne connaissez pas encore a des chances sérieuses d'être vice-présidente dans quelques mois des chances sérieuses d'être candidate dans 4 ans des chances non nulles d'être la première femme vice-présidente des Etats-Unis dans 4 ans voilà le scénario de politique fiction que je vous propose c'est absolument pas certain mais c'est absolument possible alors nous parlons d'une femme nous ne donnons pas son nom parce que nous ne le connaissons pas et non et oui c'est ça le problème Joe Biden a une liste on dit qu'elle est maintenant réduite à 6 ou 8 noms et parmi ces 6 à 8 femmes et bien 4 sont noires parce que tout le monde conseille à Joe Biden de choisir une africaine-américaine pour deux raisons la première c'est la crise raciale actuelle qui a suivi la mort de George Floyd choisir une colissière noire c'est montrer sa volonté de rassembler une Amérique qui est déchirée la seconde raison c'est que Joe Biden il faut s'en souvenir était très mal parti dans cette course à l'investiture démocrate il avait été humilié lors des premières primaires n'arrivant qu'en 4ème position et il a réussi un comeback incroyable avec les Etats du Sud et notamment avec l'électorat noir par exemple en Caroline du Sud c'est le moment où ça s'était retourné la logique serait donc qu'il tienne compte de ce qui s'est passé et qu'il montre aux Noirs qu'il sait ce qu'il leur doit alors il est donc à la recherche d'une femme noire expérimentée la favorite s'appelle Kamala Harris voilà et bien il faut retenir son nom parce que c'est peut-être elle la future femme très très célèbre Kamala Harris elle est sénatrice de Californie elle a 55 ans elle a fait toute sa carrière comme procureure en Californie elle ne s'est pas vraiment une gauchiste elle n'est pas opposée à la peine de mort dans les affaires de violence policière il y en a eu souvent lorsqu'elle était procureure en Californie et bien dans ses affaires de violence policière elle a toujours pris le parti des policiers ses deux parents n'étaient pas américains son père est jamaïcain prof d'écho sa mère vient d'Inde elle est médecin cancérologue elle a passé une partie de son enfance à Montréal au Canada donc on peut supposer qu'elle parle français Joe Biden la connait bien parce que c'était une amie et une collègue de son fils adoré Beau Biden qui est mort à 46 ans d'un cancer du cerveau mais en même temps justement parce qu'elle était proche de la famille Biden a très mal vécu qu'elle le critique en disant qu'il n'avait aucune sensibilité sur la question raciale depuis ils se sont apparemment réconciliés voilà donc le portrait de celle dont on parle le plus en ce moment Kamala Harris oui elle est favorite mais elle n'est pas seule sur la liste et voilà que ressurgit un nom dont on a beaucoup parlé qu'on connait bien oui elle s'appelle Condolissa Rice donc elle est noire aussi elle a été victime du racisme dans son enfance elle a 65 ans elle a un parcours assez extraordinaire puisqu'elle a été conseillère à la sécurité nationale de George Bush on se souvient ensuite secrétaire d'état c'est-à-dire ministre des affaires étrangères puis ambassadrice aux Nations Unies elle est spécialiste de la Russie mais elle est aussi une virtueuse au piano son handicap c'est qu'elle n'a jamais été élue nulle part et puis qu'elle a fait quelques allers-retours puisqu'elle a été démocrate puis républicaine et la voilà qui est de nouveau démocrate et puis sur les rangs également la maire d'Atlanta la capitale de la Géorgie Kaisha Lance Bottom elle a 50 ans elle vient de faire parler d'elle en réagissant très vite et en virant sa chef de la police après la mort d'un homme noir désarmé tué par un policier blanc la maire d'Atlanta pourrait donc être vice-présidente très en vue aussi Val Demings elle a 63 ans Val c'est le diminutif de Valérie elle a été policière pendant 24 ans chef de la police d'Orlando en Floride c'est la première noire à avoir occupé ce poste et c'est pas une rigolote le taux de criminalité a baissé de 44% grâce à elle mais on lui reproche des méthodes brutales elle est la fille d'une femme de ménage et d'un concierge elle a 63 ans voilà donc les 4 femmes noires en lice pour devenir vice-présidente on a donc une procureure une diplomate la maire d'une grande ville et une ancienne policière ce sont 4 dames de fer sinon sont aussi en lice Elisabeth Warren oui alors elle est plus connue c'était une des principales opposantes à Biden dans la course à l'investiture elle est très très à gauche elle a 70 ans on a aussi une élue de l'Illinois qui est d'origine asiatique Duckworth Tani une élue du Wisconsin Tani Baldwin qui est la première sénatrice ouvertement homosexuelle on a encore une sénatrice du Nevada Catherine Cortez Masto qui elle est latino voilà les 8 femmes qui sont envisagées quant à Trump lui et bien il repart à la bataille avec son actuel vice-président Mike Pence qui a 61 ans et qui est blanc il est 7h57 merci Nicolas Poincaré à suivre
nouvelle soirée de violence hier au Grésil quartier de Dijon que se passe-t-il exactement là-bas M. le maire de Dijon François Rebsamen en direct juste après le journal de 8h sur RMC
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