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Podcast / conversationLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 9 février 2026 14 minComplaisantPortrait personnelCulture, médias & sportInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Jérémie Patrier-Leitus, député "Horizons & Indépendants" du Calvados | La politique et moi

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Bonjour Jérémy Patrier-Lettus, bonjour.

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Vous avez côtoyé la sphère politique assez jeune, on va en parler.

  • 0:31OuverteRéponse directe

    Mais vous l'avez aussi fait de façon plus indirecte, on va dire, dans votre vie professionnelle.

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Votre première expérience, c'était à New York et j'en ai retrouvé une trace qui date de 2016.

  • 1:04OuverteRéponse directe

    Donc c'était 2016, je disais New York à l'époque, vous étiez au French Institute de l'Alliance française.

  • 1:10OuverteRéponse directe

    Et alors, vous faisiez découvrir les vins, les fromages, les pâtisseries françaises aux New Yorkais.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:52Invité politiqueFait
    « Promouvoir la culture et la langue française, c'est politique, au sens noble du terme. »
  • 2:07Invité politiqueFait
    « On avait créé, j'en suis assez fier, le premier festival du film d'animation française aux Etats-Unis. »
  • 2:36Invité politiqueFait
    « J'ai commencé stagiaire et j'ai fini comme directeur de cette institution en quelques années. »
  • 3:35Invité politiqueFait
    « Il m'a fait confiance. Et j'ai pu mener avec lui des projets formidables et remarquables. »
  • 4:11Invité politiqueFait
    « J'ai aussi géré la communication. Parce qu'il y avait le chantier. Et puis, il y avait cet objet politique, médiatique, dont tout le monde parlait. »
  • 4:14Invité politiqueChiffre
    « 840 millions d'euros de dons. Le plus grand élan de générosité. »
  • 4:21Invité politiqueChiffre
    « 340 000 donateurs de quasiment tous les pays du monde. »
  • 4:41Invité politiqueFait
    « En 2011, il me prend comme stagiaire au sein de son cabinet. »
  • 5:07Invité politiqueFait
    « Et j'étais au cœur de cette actualité internationale brûlante. »
  • 5:37Invité politiqueFait
    « Je pense que la France est passée à côté de ce grand homme d'État. »
  • 5:58Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai toujours été loyal et fidèle à mes idées politiques. »
  • 6:19Invité politiquePromesse
    « Et je souhaite qu'il soit président de la République en espérant qu'il connaisse un destin plus favorable que celui d'Alain Juppé. »
  • 9:00Invité politiqueFait
    « Ce que je voulais dire, sans doute, c'est qu'il y a un décalage, c'est vrai, entre notre capacité d'agir dans ce contexte politique particulier. »
  • 10:47Invité politiqueFait
    « Je crois qu'il faut revoir complètement les règles de fonctionnement des commissions d'enquête. »

Temps de parole

  • Jérémie Patrier-Leitus64 %
  • Présentateur34 %
  • Invité3 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il a défendu les plus beaux joyaux de la France, croissant, cognac et même cathédrale. Mais mon invité a tout laissé tomber pour devenir député. Un mandat qu'il exerce depuis 2022 sous les couleurs d'horizon. Bonjour Jérémy Patrier-Lettus, bonjour. Vous avez côtoyé la sphère politique assez jeune, on va en parler. Mais vous l'avez aussi fait de façon plus indirecte, on va dire, dans votre vie professionnelle. Votre première expérience, c'était à New York et j'en ai retrouvé une trace qui date de 2016.

0:41
Invité

If you want to champagne, join our exciting chocolate and champagne testing. A unique combination of the best chocolate from France and the most sought after champagne. We have two sessions, one at 12 and one at 3. So please join us for this exciting event if you want to make the most of your afternoon with us. Et bon appétit ! A bientôt !

1:02
Présentateur

Pas mal l'accent déjà ! Donc c'était 2016, je disais New York à l'époque, vous étiez au French Institute de l'Alliance française. Et alors, vous faisiez découvrir les vins, les fromages, les pâtisseries françaises aux New Yorkais. C'est plutôt sympa comme job.

1:17
Jérémie Patrier-Leitus

Oui, j'ai eu la chance dans ma vie d'avoir des mentors, de rencontrer des mentors. Et une femme remarquable, Marie-Monique Steckel, qui dirigeait cette institution, qui promeut la langue et la culture française aux Etats-Unis, qui est le plus grand centre culturel français dans le monde. Et j'ai été le bras droit de cette femme remarquable, qui vit toujours, qui a aujourd'hui près de 90 ans. Et ce lieu est un lieu remarquable en plein cœur de New York, on la voit à l'écran, et qui permet de promouvoir notre langue et notre culture auprès des Américains francophiles. Et j'ai eu la chance d'y travailler plusieurs années.

1:44
Présentateur

Alors on va parler de Marie-Monique Steckel, mais d'abord sur le boulot que vous faisiez. Il y avait une dimension un peu politique quand même dedans ? Où ce n'était pas que vendre des croissants, entre guillemets ?

1:52
Jérémie Patrier-Leitus

Promouvoir la culture et la langue française, c'est politique, au sens noble du terme. C'est de la diplomatie culturelle, c'est faire vivre nos savoir-faire, nos artistes. C'est un lieu où il y a un cinéma, qui met en lumière les cinéastes, les réalisateurs français, où on promeut la gastronomie française, la culture. On avait créé, j'en suis assez fier, le premier festival du film d'animation française aux Etats-Unis. Et on mettait en avant ce savoir-faire unique en France de l'animation.

2:16
Présentateur

Alors vous avez évoqué votre mentor, Marie-Monique Steckel. Vous lui devez quoi exactement ?

2:22
Jérémie Patrier-Leitus

Beaucoup. Je lui dois de m'avoir fait venir à New York. Je lui dois de m'avoir fait rencontrer les grands artistes français et américains, les grands chefs d'entreprise. Elle m'a ouvert son réseau, elle m'a ouvert les portes de New York. Et puis elle m'a fait confiance, elle m'a permis de travailler. J'ai commencé stagiaire et j'ai fini comme directeur de cette institution en quelques années. Et donc elle m'a fait confiance. Et j'ai eu la chance dans ma vie et dans mon parcours de rencontrer des mentors qui m'ont fait confiance et qui m'ont permis de me former et d'apprendre.

2:49
Présentateur

On va en parler de vos mentors. En 2019, vous étiez sur le point de prendre la direction du French Institute. Quand l'incendie de Notre-Dame a bousculé vos plans, en quelque sorte, vous avez intégré l'équipe qui était chargée de reconstruire la cathédrale. Ça aussi, sur le papier, en tout cas, c'est un job de rêve, on a envie de dire.

3:06
Jérémie Patrier-Leitus

Là encore, j'ai été ému comme l'ensemble des Français en voyant la flèche de Notre-Dame brûler. Mais à ce moment-là, je partais à New York avec ma femme. Et puis, je rencontre le général Georges Lain. D'abord, le ministre de la Culture, Franck Riester, qui me propose de le rejoindre. Et puis, très vite, le général Georges Lain. Et on a eu une rencontre assez formidable. Et lui aussi a été un mentor remarquable. Il m'a fait confiance. J'avais 30 ans. Je n'avais pas fait l'ENA. Et il m'a confié une direction importante de l'établissement public qui était chargé de la reconstruction.

Il m'a, pendant quelques mois, éprouvé pour vérifier si Patrie et l'étude, c'est comme ça qu'il m'appelait, était à la hauteur et capable de remplir la mission. Et puis, il m'a fait confiance. Et j'ai pu mener avec lui des projets formidables et remarquables. Ça consistait en quoi, exactement, votre travail ? Notamment de valoriser les métiers et les savoir-faire de ce chantier. Les métiers du patrimoine et les métiers d'art. On a organisé un grand village des métiers où on mettait en avant tous les savoir-faire. On a créé un magazine dédié au chantier. On a fait des expositions en France et partout dans le monde. J'ai aussi géré la communication. Parce qu'il y avait le chantier.

Et puis, il y avait cet objet politique, médiatique, dont tout le monde parlait. Et donc, mon rôle, c'était aussi de gérer ces aspects-là. Et puis, j'ai géré les dons. 840 millions d'euros de dons. Le plus grand élan de générosité. Informer les donateurs de ce que vous faisiez. Il fallait informer les donateurs. Les grands, comme les plus petits. 340 000 donateurs de quasiment tous les pays du monde. Mais ça a été une mission unique dans une vie. Et de travailler avec le général, ça a été une expérience, je dois dire, assez inoubliable quand même.

4:32
Présentateur

Alors, on a cité deux personnalités que vous considérez comme vos mentors. Il y en a une troisième. Ça fait beaucoup de mentors, décidément. C'est Alain Juppé. Pourquoi Alain Juppé ?

4:40
Jérémie Patrier-Leitus

Je le connaissais d'avant. Et puis, en 2011, il me prend comme stagiaire au sein de son cabinet. Il est ministre des Affaires étrangères.

4:47
Présentateur

Vous aviez 22 ans à l'époque.

4:49
Jérémie Patrier-Leitus

J'étais très jeune. J'étais stagiaire.

4:50
Présentateur

Vous arrivez au cabinet d'Alain Juppé au ministère des Affaires étrangères.

4:53
Jérémie Patrier-Leitus

Un très grand ministre des Affaires étrangères, un très grand homme d'État. Et en plus, c'était le moment où il y avait une conjugaison de crise, la Corne de l'Afrique, la Libye. Et j'étais au cœur de cette actualité internationale brûlante. Et à ce moment-là, je découvre un homme dont je considère qu'il est un grand homme d'État et qui doit concourir à la plus haute fonction et être président de la République.

5:15
Présentateur

Et vous l'accompagnez dans sa campagne. Là, on vous voit avec le t-shirt « I love Péju ». C'était la campagne pour la primaire de la droite qui n'a pas remporté.

5:23
Jérémie Patrier-Leitus

Qui n'a pas remporté. On y a mis beaucoup de cœur, beaucoup d'énergie. On avait fédéré un groupe de jeunes. Il y a encore des liens aujourd'hui très forts entre nous. Et on pensait qu'il aurait été un président de la République remarquable. Et c'est un grand homme d'État. Je pense que la France est passée à côté de ce grand homme d'État. En tout cas, pour la fonction la plus éminente qui soit, c'est-à-dire celle de président de la République.

5:44
Présentateur

Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, vous êtes membre du parti Horizon. C'est cette filiation entre Alain Juppé et Édouard Philippe qui vous a amené à adhérer ce parti ?

5:50
Jérémie Patrier-Leitus

Oui, je sais qu'il y a des gens qui changent d'idée par rapport au parti auquel ils appartiennent. Moi, j'ai toujours été loyal et fidèle à mes idées politiques. Je suis un homme du centre-droit. Et Édouard Philippe, je l'ai rencontré dans la primaire d'Alain Juppé, dans la primaire du centre et de la droite. Et on a une filiation politique. On a tous les deux Alain Juppé comme mentor. Et aujourd'hui, c'est Édouard Philippe qui porte ces idées-là. Ces idées du centre-droit, humaniste, libéral. On pourra peut-être en reparler. Et donc, je me suis naturellement engagé derrière lui.

Et je souhaite qu'il soit président de la République en espérant qu'il connaisse un destin plus favorable que celui d'Alain Juppé.

6:24
Présentateur

On a parlé de ce que vous devez à vos mentors. On n'a pas parlé de vos parents. Or, en préparant l'émission, j'ai cru comprendre que vous aviez des parents extraordinaires au sens propre du terme. Un père qui faisait rire toute la famille avec qui vous discutiez pendant des nuits entières. Et puis, une mère journaliste passionnée de politique qui a profondément marqué tous ceux qui l'ont connue dans leur vie. Ce ne sont pas eux, vos premiers mentors, finalement ?

6:47
Jérémie Patrier-Leitus

Si, je pense que ma mère et mon père, ce sont les mentors d'une vie. Ils sont morts assez jeunes. J'étais orphelin assez jeune. J'ai deux petits frères. Mais ils m'ont transmis à la fois cette liberté. Et quand vous êtes aimé autant que je l'ai été par une mère et un père qu'on voit à l'écran, ça vous donne une grande confiance. Et j'ai souvent dit qu'ils nous avaient préparé, finalement, à leur départ prématuré. Parce qu'ils nous ont tellement aimé, donné d'amour et donné une telle confiance en eux que, finalement, quand ils ne sont plus là, on les garde très attachés au cœur. Et ils vivent bien au chaud dans nos cœurs de vivants.

7:28
Présentateur

Et c'est une force qui m'accompagne, en fait. Votre mère, elle était passionnée de politique. Et vous racontez que le soir du 21 avril 2002, elle a fondu en larmes quand Lionel Jospin a été éliminé de la présidentielle, au profit de Jean-Marie Le Pen. Elle vous a transmis sa passion pour la politique ? Ça vient de bien ?

7:44
Jérémie Patrier-Leitus

La mère, c'était déjà une grande journaliste qui ne cherchait pas les accessoires et les poussières de gloire, qui ne cherchait pas à se pousser du col. Elle était très modeste, très humble, à la tâche, tous les soirs. Elle pouvait passer des heures avec un article, à chercher un angle, un chapeau. J'ai appris ce que c'était le travail minutieux, laborieux, tous les soirs à sa table de travail. Et puis elle m'a transmis, oui, ce goût de la politique. Et pas forcément des idées de gauche. Parce qu'elle était plutôt de gauche. Moi, j'ai grandi dans une famille éclectique. J'avais un père de droite, une mère de gauche. Et j'ai grandi dans ce milieu universaliste.

Ils avaient en commun, mes parents, quelles que soient leurs orientations politiques, la défense des valeurs républicaines, universelle. Et c'est pour ça que je porte ce combat contre les extrêmes. Aujourd'hui, peut-être qu'on en reparlera, j'ai manifesté à 13 ans avec ma mère et mes frères, contre Jean-Marie Le Pen. Et c'est des souvenirs qui forgent aussi des convictions politiques.

8:31
Présentateur

Alors, on va revenir à votre parcours politique. En 2022, vous avez quitté vos fonctions qui étaient liées au chantier de Notre-Dame pour vous présenter aux législatives. Vous avez été élu, donc. Et alors, au bout de deux ans et demi, vous avez eu cette phrase qui m'a interpellé. En circonscription, les gens nous pensent comme surpuissants. En fait, ici, on se rend compte que nos marges de manœuvre sont limitées. C'est-à-dire que député, c'est pas tant un job de rêve que ça, finalement ? C'est pas exactement ce que j'ai dit.

8:53
Jérémie Patrier-Leitus

C'est un privilège rare et c'est une fonction éminente et importante. Ce que je voulais dire, sans doute, c'est qu'il y a un décalage, c'est vrai, entre notre capacité d'agir dans ce contexte politique particulier. C'est aussi la fracture politique actuelle, cette polarisation et cette fracture de l'Assemblée qui expliquent notre impuissance politique. Et c'est vrai que les gens, en circonscription, pensent qu'on a la capacité de tout changer, de tout révolutionner. Et on rencontre parfois une petite frustration parce qu'on aimerait que ça aille plus vite.

9:24
Présentateur

Vous êtes un peu sur tous les fronts. On peut citer la lutte contre les déserts médicaux, la protection du patrimoine, l'audiovisuel public, la natalité, la protection de l'enfance. Vous multipliez les commissions d'enquête, les rapports parlementaires. Il y a même une mission d'information à laquelle vous avez dû renoncer, finalement. Mais est-ce qu'à un moment, on ne risque pas le burn-out quand on est comme ça sur tous les fronts à la fois ?

9:45
Jérémie Patrier-Leitus

Vous avez raison. Mais il faut différencier le travail qu'on fait dans l'ombre et puis le moment où ils rencontrent un écho médiatique. Il se trouve que je travaille depuis plus de trois ans sur la natalité, sur les déserts médicaux, sur le patrimoine, mais que les médias s'y intéressent aujourd'hui parce qu'il y a une commission d'enquête, parce qu'il y a une mission d'information. Mais c'est plutôt, j'allais dire, la visibilité médiatique qui est donnée à ces travaux que leur conjugaison en même temps. C'est des sujets sur lesquels je travaille depuis des années.

Je suis très heureux qu'aujourd'hui, les médias en parlent, notamment la question de la natalité qui est un sujet majeur et qui est un défi majeur pour le pays.

10:20
Présentateur

Sur l'audiovisuel public, vous êtes donc retrouvé à la tête d'une commission d'enquête où le rapporteur, l'UDR Charles Aloncle, a des objectifs politiques clairs. En tout cas, c'est ce qui ressort de ces interventions dans les auditions. Et tous vos efforts n'y ont rien changé. Il y a plusieurs auditions où ça s'est un peu transformé en tribunal politique. Et ce n'est pas la première fois que ça se passe dans une commission d'enquête. Est-ce qu'on ne touche pas aux limites de l'exercice ?

10:47
Jérémie Patrier-Leitus

Vous avez raison. Je crois qu'il faut revoir complètement les règles de fonctionnement des commissions d'enquête. Je l'ai dit à la présence de l'Assemblée nationale, je crois qu'elle a engagé aussi un travail de rationalisation du travail parlementaire. Mais il faut aujourd'hui, dans ce contexte politique particulier, qu'on en tire des leçons et des enseignements. Et je pense qu'il est temps de revoir le fonctionnement de ces commissions d'enquête. Elles sont importantes. J'y suis attaché. Moi, je trouve que c'est essentiel d'avoir des lieux où on peut contrôler l'État, contrôler les entreprises publiques, les services publics.

Mais il faut que ça se fasse avec des règles uniformes, universelles, qui permettent aux présidents de ces commissions d'enquête de pouvoir cadrer les débats, organiser les travaux. Et aujourd'hui, les règles, elles ne sont pas tout à fait claires. Et donc, c'est important, je pense, effectivement, d'en tirer les leçons.

11:33
Présentateur

On va passer à notre quiz, à présent, le quiz de la politique et moi. Donc, je vais vous proposer des phrases que vous allez devoir compléter. Mes instituts en primaire me voyaient ministre car...

11:42
Jérémie Patrier-Leitus

Car j'adorais la politique, mais je vais vous faire le confident. J'avais la même institutrice que Pierre Ninet, et qui, elle, on l'a vu il n'y a pas longtemps à la télévision, le voyait artiste. Ah ben, elle avait du flair. Elle ne me voyait pas comédien.

11:55
Présentateur

Vous n'êtes pas encore ministre, mais bon, peut-être un jour. Je ne suis pas comédien, c'est mon plus grand regret. Quand je siégeais au conseil d'administration du lycée Henri IV, vous étiez élève et vous avez siégé, c'est ça ?

12:05
Jérémie Patrier-Leitus

Oui, je représentais les élèves au conseil d'administration du lycée Henri IV et je représentais les élèves au conseil d'administration de l'université de Paris-Dauphine. J'ai toujours aimé l'engagement.

12:12
Présentateur

En fait, ça a été présent tout au long de... L'engagement, oui. Toujours. Enfin, le Livaro doit son surnom A. A. Est-ce que vous connaissez déjà le surnom du Livaro ? Dites-le-moi. Je dis ça parce que c'est le fromage de votre circonscription. Oui, je le connais bien, il y a beaucoup de fromage et il y a beaucoup de... Il a une caractéristique, on va voir peut-être une photo du fromage. Il y a une sorte de liseré autour. Bien sûr. Il y a cinq liserés. Bien sûr, et vous avez raison. Cinq galons dans l'armée. On le surnomme le colonel. Non, vous ne savez pas ?

12:41
Jérémie Patrier-Leitus

Là, vous me mettez une colle. Je vais faire disputer par les producteurs de Livaro, mais ça me permet de dire une chose, c'est qu'au-delà de ce Livaro, parce que je pensais à ça en même temps que vous me posiez la question, il y a un combat qui est important en ce moment parce que le Livaro, il est mis dans des boîtes à fromage fabriquées en bois. Et aujourd'hui, le groupe Lactalis vient de fermer cette usine dans ma circonscription à Saint-Pierre qui fabrique les boîtes en bois dans lesquelles sont mis les fromages. Pas que le Livaro, j'imagine. Pas que le Livaro. Et c'est pour ça que j'ai été déconcentré au moment de votre question, mais c'est un vrai combat.

Et c'est ça aussi les savoir-faire de ma circonscription et c'est aussi ça le rôle du député.

13:13
Présentateur

Donc vous vous battez pour les fromages à New York, mais pas que le colonel et en même temps pour les boîtes à fromage dans le Calvados. Merci beaucoup, Jérémy Patrier, quelle étude d'être venue dans la politique et moi ? Merci.