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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 17 décembre 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalSécuritéNumérique

Crise agricole : Lecornu peut-il calmer la colère ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:30RelanceRéponse partielle

    Le gouvernement politiquement n'arrive pas à endiguer cette colère ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France aura une minorité de blocage demain pour reporter la signature du Mercosur ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron doit clarifier sa position sur le Mercosur ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Quelles mesures concrètes pour Marseille après l'exécution de Medy Kessassi ?

  • 9:30RelanceRéponse partielle

    Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans est-il réaliste ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Sébastien LecornuFait
    « Les éleveurs qui peuvent légitimement et démocratiquement contester les décisions qui sont prises mais qui n'ont rien à voir avec ces militants de l'ultra gauche »
  • 4:30Chiffre
    « 113 foyers de dermatose nodulaire contagieuse ont été recensés en France depuis l'apparition de la maladie en juin en Savoie »
  • 9:00Emmanuel MacronPromesse
    « Interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Réunion de crise hier soir à Matignon. Pour tenter d'enrayer la colère, Annie Jeunev, la ministre de l'agriculture, promet de faire vacciner 750000 beauovins dans les semaines qui viennent et d'acheminer 400000 doses supplémentaires de vaccin dès demain sans oublier l'indemnisation. place.

Le gouvernement a décidé d'un fond de soutien de plus de 10 millions d'euros qui sera destiné au soutien direct aux petits élevages des zones touchées à la fois des exonérations de charge social et fiscale. De son côté, le Premier ministre Sébastien Lecnu est revenu sur les violences de la semaine dernière. Il dénonce des militants violents venus de l'ultra gauche.

Les éleveurs qui peuvent légitimement et démocratiquement contester les décisions qui sont prises mais qui n'ont rien à voir avec ces militants de l'ultra gauche que vous devez dénoncer. Mesdames et messieurs, députés de la France insoumise sur le terrain. Les agriculteurs restent mobilisés.

La stratégie d'abattage systématique dès la détection d'un cas de dermatose nodulaire contagieuse reste fortement contesté. Puis aujourd'hui qu'on abatte la vache qui est réellement malade, on est d'accord mais le troupeau après qu'on le mette en quarantaine, on fusille pas un troupeau comme ça se fait aujourd'hui. Au total, 113 foyers de dermatose nodulaire contagieuse ont été recensés en France depuis l'apparition de la maladie en juin en Savoie.

Plus de 3300 beauvins ont été abattus sur un cheptel national de 16 millions de têtes. Et on va en parler avec nos éditorialistes. Bonjour Françoise de Go.

Bonjour ma chère. Ça va très très bien. Bonjour Hbert Couurier.

Bonjour. Ça va directeur de l'information du télégramme et on va donc revenir sur cette crise agricole et les blocages qui continuent malgré des annonces hier soir du gouvernement. Ça veut dire que le gouvernement politiquement politiquement n'arrive pas à endiguer cette colère ?

Alors le gouvernement comme beaucoup de gouvernements n'arrivent pas à endiguer la colère. On voit on voit bien quand même une dégradation comment dirais-je de la psyché et j'ai envie de dire de tout ce monde rural qui paraît aujourd'hui en fait au bout du rouleau. Je vous rappelle que l'an dernier à la même époque vous aviez une crise.

Vous aviez Gabriel Atal nouveau premier ministre à peu près décembre-janvier qui venait faire des annonces sur des bottes de paille avec les faits qu'on a eu. un salon de l'agriculture désastreux pour Emmanuel Macron et et on a bien compris que cette crise en fait, elle est latente, elle revient et cetera, elle est sous l'ombre portée du mercour. C'est pour ça que j'espère vraiment euh véritablement que la signature sera reportée et que la France aura une minorité de blocage demain pour reporter la signature.

Parce que imaginez si le Mercosour se rajoute sur ce moment français, ce moment agricole français où on voit on voit très bien qu'on a une une profession qui est qui est au bout en fait du rouleau. Je suis pas en train de faire du misérabilisme, il y a il y a non, il y a des agriculteurs qui vont bien et qui le disent. Mais la réalité, si vous voulez, commencez pas à attaquer sur le sud-ouest parce que je vais mordre la réalité, si vous voulez.

Euh la réalité, il y a une erreur, pardon, qui a été commise dès le début, la semaine dernière en Ariège pour abattre des troupeaux. Euh c'est un jeune préfet qui venait d'être nommé qui a fait du zel. On n'envoie pas les gendarmes mobiles, on n'envoie pas les lacrimeaux, on nenvoie pas les hélicos, on ne parle pas comme ça en fait avec le monde rural.

Et je ne leur passe pas tout. Je dis juste que quand on a quand on a rien réglé depuis le début du commencement à la fin, quand on a ou quand on a saoudré, on fait les choses autrement. Et d'ailleurs oui, mais enfin le problème de de l'agriculture, c'est qu'il y a une grande disparité euh géographique, territoriale et par secteur.

Euh quand on a commencé à battre des bêtes en Savoie, donc on en parlait tout à l'heure, il y a il y a pas eu de de résistance. Nous en Bretagne, il a il y a pas de cas de dermatose constaté. Ensuite, le temps d'incubation est lent donc ça oblige aussi à prendre des mesures un peu drastiques.

Par ailleurs, il y a 20 % de la population paysane qui qui vit mal et et et qui est en souffrance. Et donc tout ça finalement se percute et finit par aboutir aux manifestations paysanes avec les maladresses que vous dénoncez à juste titrecord mais qui soit en même temps euh imposé par des réglementations ou des exigences sanitaires. Et aujourd'hui, bah tout ça avec les chaînes d'information qui font l'agenda politico-médiatique maintenant, tout ça finit par faire une crise ou l'hystérie totale et c'est très attendant et c'est et c'est là où on voit aussi les limites de Sébastien Lecornu qui est pas forcément le meilleur pour désamorcer ce genre de crise.

était plus réactif. Et et Sébastien le Cornu, il est pour l'instant il est il est pas mal en raminagrobis à l'Assemblée pour essayer de faire ses arrangements mais sur une crise à chaud comme ça il a du mal à exister mais je suis pas d'accord parce que la vie c'est pas la communication je me soutiens très bien de Gabriel jeune non ça n'est plus la communication c'est strictement ce que les Français ne peuvent plus supporter c'est exactement ce que Gabriel a dire et bard c'est quoi alors mais mais vous verrez que ça s'effondrera de la même manière je suis désolé C'est pas parce que vous avez des sondages que vous avez à la fin une élection. Je vous assure que le délire TikTok et la com, les gens ne peuvent plus le supporter.

Gabriel Atal sur ses bottes de paille. Mais regardez ce que ça a donné. Et ce ce premier ministre qui évidemment est éjecté par la Non mais il y a rien qui impacte du tout.

Ça n'a rien fait. C'est pas lui qui a fait se lever les barrages. Il y a eu des mesures.

Moi, je crois au contraire que le cornu alors je vais pas plaider, c'est pas mon camp entre guillemets, mais enfin je pense que Sébastien le cornu il est beaucoup plus comment dirais-je ? Non, mais il y a des secteurs agricoles qui vont bien même si même nous par exemple nous en Bretagne on n pas de problème sur la viande bine problème mais vous avez vos problèmes avec le port, on connaît ça par cœur donc c'est pas le sujet. Oui mais le problème c'est de tout globaliser à un moment donné on narrive plus à avir les problèmes sur Sébastien le Cornu au contraire d'abord c'est un élu d'un département alors là à l'étant c'est un élu de l'heure donc il connaît parfaitement les produits agricoles les les problèmes agricoles justement ce premier ministre n'est pas dans la com à tout craint je vous le dis que les gens ne peuvent plus supporter regardez toutes toutes les enquêtes et toutes les études sociologiques.

Les Français peuvent plus supporter leur politique quel qu'ils soit. Donc je vous dis juste que Sébastien Lecnu, il a compris le truc hier quand il a dit il y a une maladresse qui a été commise. C'est le premier qui reconnaît que Oui mais d'accord mais en attendant qui l'a fait ?

Est-ce qu'Emmanuel Macron l'a fait ? Est-ce que Annique Genev l'a fait ? Non écoutez moi je veux bien tout ce qu'on veut les gouvernements.

Mais qu'est-ce que vous avez à défendre Sébastien Lecornu ? Je sais bien que c'est un code de popularité plus élevé que celle d'Emmanuel Macron. Arrêtez est-ce que je suis làdedans ?

Je défends juste, je casse surtout votre idée générale, ces baisse de fascination que vous semblez tous encore avoir pour Gabriel Atal qui s'effondre dans les sondage qui a en gros tous les défauts d'Emmanuel Macron sans avoir ses qualités. Ça ça m'ennuie de que vous m'expliquiez que l'an dernier, il a réglé la crise en se mettant sur une botte de paille. Franchement, c'est pas non mais j'essaie de vous expliquer un peu aujourd'hui effectivement à quel point on est dans la politique spectacle et à quel point ce genre de crise qui est complexe et qui met en scène des gens qui effectivement sont en réelle souffrance, c'est difficile à désamorcer et c'est difficile de segmenter les problèmes.

On arrive à être d'accord. Oh là là mais alors on va parler du mercour là, vous allez peut-être être moins moins d'accord et on va écouter ce qu'en pense Bruno Retail. Emmanuel Macron, quel est son choix ?

Qu'est-ce qu'attendent les agriculteurs de sa part de la part du chef de l'État ? Parce que quand il est au Brésil, il dit oui et quand il est à Paris, il dit non. On est dans le en même temps, on est dans le pur macronisme.

Ce que je veux redire, je ne suis pas du tout moi contre a priori les accords de libre échange. À une condition, c'est qu'il préserve nos intérêts. À une condition aussi, c'est que on n'importe pas par ces produits-là des pratiques des produits qu'on interdit sur le sol national.

Hubert, est-ce que Bruno Rag raison de dire que Emmanuel Macron doit clarifier sa position sur le Mercosour ou est-ce que désormais vous paraît clair ? Non, mais le problème c'est qu'on est plus en 65. De Gaul a dit on peut pratiquer la politique de la chaise vide.

À l'époque, il y avait six pays adhérents de la communauté. La la France dominait l'Allemagne. Vous avez bien vu que puisque l'Allemagne était pas réunifiée, vous avez bien vu que là le petit recul sur l'interdiction des véhicules thermiques par la Commission européenne, c'est sous la pression de l'Allemagne.

Ça c'est fait. Donc aujourd'hui, on est noyé dilué dans un ensemble à 27. Ça veut pas dire qu'on a pas encore des marges de manœuvre, des marches de négociation, des capacités à faire des coalitions.

Donc on va en parler. Mais malgré tout euh bon euh Emmanuel Macron effectivement il a tenu un discours parfois contradictoire là-dessus et c'est une négociation qui a été lancée il y a 15 ans aussi et donc on se réveille un peu au dernier moment. Oui.

Alors moi je je je suis absolument d'accord avec ce que dit Hubert, mais justement c'est un moment clé le vote de demain au Conseil de l'Europe. C'est un moment clé parce que la France reste quand même, on est d'accord, la plus grande puissance agricole de l'Union européenne. La France pèse quelque chose avec l'agriculture.

La France effectivement a reculé sous l'impression industrielle de l'Allemagne. Aujourd'hui, est-ce qu'on peut faire un état des troupes si vous voulez ? On va rappeler aux gens qui est-ce qui est pour le mercosour ?

Évidemment l'Allemagne parce que limousine bagnole et machine outil. C'est une vraie question sur l'agriculture. Quand est-ce qu'on va la sortir des traités internationaux ?

C'està-dire en gros mon entrecôte contre ta limousine à un moment donné ça peut plus marcher. Donc en gros la France, l'Espagne, l'Allemagne, l'Espagne, les pays scandinaves évidemment sont pour cet accord et puis la France mais la France n'est pas seule. Donc Emmanuel Macron, il zigza comme toujours.

Il est au Brésil, à Rome fait comme les Romains, au Brésil fait comme les Brésiliens. C'est-à-dire que il est au Brésil mois et demi, il dit "Oh, finalement cet accord est pas mal, il est chez Loulin." Bon euh il aurait pu s'en passer.

Bref, là il alors certains disent que c'est pas si mal que ça permet d'exporter. C'est pas si mal quand vous faites des inconvénients pour c'est pas si mal quand vous faites l'addition globale. C'est pour ça que je vous dis que sur l'addition globale peut-être qu'on a un petit gain mais encore une fois est-ce qu'on peut mélanger les limousines les machines outils et l'agriculture ?

Ça me paraît impossible et imposer des clauses de sauvegarde. Donc nous aujourd'hui on a la France et Emmanuel Macron est assez clair. Il veut repousser le Mercosour.

Il sait très bien si le mercour est signé dans un contexte actuel français, ça va être l'explosion générale. Donc il est-ce qu'il peut le faire ? parce qu'on avait le ministre Nicolas Forier qui disait que pour le moment il y avait pas de réponse.

Bon écoutez et qu'en plus ils avaient pas la minorité de blocage. C'est mais écoutez ça dépendra de Georgia Méloni. Alors c'est quand même malheureux que quelle revanche pour les italiens.

Itens ce pays méprisé qui nous fait la leçon et qui a compris que les Français regardaient avec une certaine condescendance et qui aujourd'hui nous disent "Ah bah dites donc chez vous c'est très instable comme" alors que même pendant ils ont eu des des décennies d'instabilité politique. D'accord. Enfin, moi je regarde pas du tout l'Italie.

Vous savez ce que disait Jean Cocto, hein ? Les Italiens sont des c'est sont des Français de bonne humeur et c'est tout à fait exact. Donc je dire Georgia Meloni avec son poids, avec la la pondération, vous savez que la minotrité de blocage, ça dépend du nombre d'habitants que vous regroupez et cetera.

C'est elle qui va faire la différence. Vous savez le succès de Georja Méloni, c'est d'abord il est lié au fait qu'elle a reçu négocier extrêmement habilement grâce à Mario Dragui et elle a obtenu 200 milliards d'euros qui ont remis son économie à flot et même aujourd'hui quand vous voyez Victor Orban qui essaie de faire du blocage par rapport aux institutions européennes, il arrive un moment où la communauté dit bah si c'est comme ça, vous n'aurez pas d'argent. Et donc si vous voulez tout est une négociation financière.

C'est pour ça que Georgia Méloni avec la France, la France, elle a elle a la Pologne, elle a l'Autriche, elle a l'Irlande. Mais ça ne suffit pas si l'Italie bascule comme le laisse entendre Georgia Mélonier, comme le laisse entendre son ministre de l'agriculture Frances Cololo Brigida, oui, c'est le neveu de Gina Lobrigida, je préfère le préciser pour les gens qui écoutent. Et bien si elle va jusqu'au bout euh ça c'est vrai si elle va et c'est en plus le beau-frère de George Méloni il a épousé sa sœur italienne [rires] chez c'est frat d'Italien c'est surtout ça s'appelle du népotisme ça s'appelle l'extrême droite.

Donc en tout cas, non, je l'ai passé. Si d'aventure, comment dirais-je, demain au vote, non mais c'est important pour les gens qui écoutent, si l'Italie se range avec la France, le traité, la signature serait reportée de quelques mois et c'est je pense ce dont la France aou c'est une fuite en avant et c'est une volonté de gagner du temps par rapport à quelque chose qui est un peu inéluctable et c'est clair qu'aujourd'hui l'Europe a besoin de mieux se protéger mais on est on a un train de retard. Ouais. continue à parler de Macron mais sur un autre sujet puisque le chef de l'État était hier en déplacement à Marseille et on va aller dans la cité faocéenne.

Bonjour Olivier Bisky, merci beaucoup d'être avec nous Olivier, directeur de la rédaction du journal La Provence Olivier. Emmanuel Macron a donc passé la journée d'hier à Marseille. Qu'est-ce qu'il faut retenir de cette visite ?

D'abord une rencontre, une rencontre avec Amine Kessassi qui est le frère de Medy Kessassi exécuté il y a un mois à Marseille. Vous le savez, il s'est recueilli sur la tombe de Medy Kessassi. C'était une rencontre attendue, une visite attendue et très symbolique.

Vous l'imaginez, le président de la République avait s'était engagé auprès de d'Amine Kessassi euh à être là auprès de lui un mois après cette exécution. Beaucoup de familles évidemment auraient voulu le rencontrer, ce président de la République, pour évoquer euh les dérives euh du narcotrafic, les mafias et les effets euh de la mafia sur le terrain. Beaucoup de conseillers ont rencontré euh ces familles-là, mais euh hier soir, il y avait un peu de frustration chez les euh et beaucoup d'attentes encore chez les familles des victimes du narcotrafic. une rencontre, des visites également puisque le président de la République est allé à la fois au commissariat, au Beomettes et à la gare centrale autour d'une thématique que l'Élysée appelé régalienne évidemment montré que Marseille en grand lancé il y a 4 ans en 2021 avait des effets positifs à Marseille 5 milliards d'euros qui se traduisent euh sur la sécurité les beaumettes 3 l'extension de la prison et puis ce commissariat dans le 13 14 avec le renforcement des policiers en tout Pour l'Élysée, c'était majeur de montrer que là encore un mois après l'exécution médicale SSI, l'État régalien est là très présent.

Puis montrer aussi que Marseill en Grand qui est parfois décrié par une partie de l'opposition a eu des effets positifs tout au long de ces quatre dernières années. Et puis une mesure qu'il faut retenir liée là encore au narcotrafic. Le président de la République a annoncé le passage de 200 à 500 € l'amende euh contre les consommateurs de drogue.

Là aussi fil conducteur tout au long de la journée de de la visite du président de la République qu'il avait annoncé il y a un mois après l'exécution venir à Marseille et montrer que l'État est présent ne reculera pas face à son narcotrafic l'a répété tout au long de la journée. Emmanuel Macron qui a également rencontré vos lecteurs, les lecteurs de la Provence. Comment s'est passé ce face au lecteur que vous avez animé ? près de 300 lecteurs.

En effet, alors vous le savez, le président a entamé il y a quelques semaines maintenant un tour des presses quotidiennes régionales. La Provence avait choisi de l'inviter, de l'accueillir pour parler réseaux sociaux, démocratie, jeunesse évidemment et également d'ingérences étrangères. 300 lecteurs qui l'ont interrogé sur tous ces sujets.

Le président de la République a rappelé combien il fallait probablement interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans et des lecteurs qui voulaient l'entendre également sur cette place des réseaux sociaux à l'école euh dans les établissements scolaires et puis au sein des quartiers puisqu'une des thématiques évoquées pendant cet entretien porté sur le recrutement des jeunes sur les réseaux sociaux, les violences et les bandes criminelles organisées qui utilisent les réseaux sociaux dans les quartiers et qui utilisent ces des réseaux sociaux pour recruter des jeunes. Donc un face au lecteur de 2 heures qui a permis d'aller un peu plus loin sur le sujet. Il restera évidemment maintenant, vous le savez, aller un peu plus loin dans le concret des propositions de loi en janvier.

En tout cas, le président s'est engagé à aller très loin sur ce sujet. Merci beaucoup Olivier Biscille d'avoir été avec nous, directeur de la rédaction de la Provence et on voit votre une, c'était Emmanuel Macron, réseaux sociaux les interdire au moins de 15 ans à la une de votre journal. Merci beaucoup Olivier Bisky d'avoir été avec nous.

Un mot sur ce Tour de France Hubert puisque vous représentez ici la presse quotidienne régionale. C'est un impact ce Tour de France qu'a entamé Emmanuel Macron avec l'électeur de la PQR. Écoutez, nous on s'y est pas associé parce qu'on n'est pas la voiture balée de la communication élyséenne et qu'on considère que dur avec vos collègues.

Non mais on considère si vous voulez que bon alors si le président vient à Brest, on l'accueillera évidemment mais ça avait commencé avec les gilets jaunes et donc on considère que c'est pas non plus notre rôle de se prêter à ce genre d'opération de communication. Pour le reste, c'est vrai que les problématiques qui sont posées sur les l'interdictions des réseaux sociaux, les algorithmes, les fake news sont des des vrais problèmes. Oui, on ne on ne le conteste pas.

C'est important de parler via les lecteurs de la de la presse régionale aussi. Tout à fait. Mais euh bon, vous savez qu'on n'est pas non plus sur le numérique et les réseaux sociaux.

Euh on a une culture nous traditionnelle, on n pas les meilleurs là-dessus, hein. Oui, honnêtement, moi je comprends. Emmanuel Macron veut se réinventer, hein.

C'est évident, il veut finir le quinquena avec quelque chose. Le problème, si vous voulez, c'est que c'est un vrai sujet mais qui est déjà porté. Je vois la une de la Provence.

J'aime beaucoup, j'apprécie énormément Olivier Bisky que je connais depuis très longtemps. J'aime beaucoup ce journaliste et ce directeur de journal. Euh mais la réalité, si je voulais faire la une sur les interdire au moins de 15 ans, j'ai juste envie de pleurer.

C'est ce qu'a fait l'Australie il y a une semaine. C'est-à-dire que Emmanuel Macron qui veut se réinventer va piquer de là des idées ou des choses qui sont en train d'être faites aux États-Unis. On réfléchit par exemple dans certains états à la responsabilité pénale des patrons de plateforme en cas de stress et même de suicide d'adolescents.

Donc on va très loin. Donc là il picore euh il en fait civiler son sujet pour essayer de remonter et de se réinventer dans ces européen là c'est la capacité mais l'enté jeis tellement qu' qu'il se mette en scène pour se battre sur le mercour et sur les sujets véritablement sur lequel on l'attend et sur lequel il a été assez peu présent. la lutte sur le narcotrafic Marseille en grand.

Oui, écoutez, il y a des choses qui ont été faites, mais la réalité c'est que Marseille en grand euh qu'est-ce que qu'est-ce qui s'est passé depuis Marseille en Marseille en plan ? Ouais. Marseille Marseille en RF en réalité, je suis d'accord avec Françoise, il y a des choses qui ont été faites, on peut pas le contester.

Même si entre les annonces de chiffres et la réalité, il y a aussi tout le problème de la technocratie française et de la capacité à dépenser et à investir au bon endroit au bon moment. Mais le problème c'est l'immensité des problèmes. Le narcotrafic c'est une guerre sans fin.

On l'a vu au on le voit aux États-Unis et pourtant très répressif. Bon euh là on a annoncé qu'il a un certain nombre de choses commissariat, extension des baumettes, gargév jusqu'à Nice. Bon c'est bien mais cette ville il y a un/art de la population qui vit sous le seuil de pauvreté qui évidemment fournit fournit des des chouffes et des des de la main de la main d'œuvre de pour pour les narcotrafiquants.

Bon, plus largement, on a quand même intérêt euh collectivement, si vous voulez, à ce que Emmanuel Macron ne sombre pas plus encore euh euh dans les dans les dans les dans les GN et dans l'enfer euh des sondages. Emmanuel Macron, que on l'aime ou pas, c'est la clé de puisque c'est le président de la République. Donc euh je ne sais pas je ne sais pas comment on va passer l'année 2026 hein, franchement vu comme on est parti.

Mais on ne pourra pas la passer si on a un président de la République qui continue à chuter chuter cher et devient tellement inaudible. Il pourrait évidemment même annoncer une augmentation du SMIC à 2000 €. Il pourrait se faire oublier un peu.

Il communique trop. Euh les problèmes sont énormes. La la France est à un tournant.

Elle a besoin d'une reprise en main dans notamment en terme de réindustrialisation. Elle veut plus l'entendre sur les problèmes français. Non, mais il faut faire moins de com et travailler plus sur le fond et juste sur la lutte contre la guerre he lancé contre le narcotrafic.

On va écouter le ministre de l'intérieur de rendre Nunes. C'était puis 2017 il a complètement révolutionné le trafic de de la lutte contre le trafic de stup. C'est lui qui suffisamment bien sûr, il nous a demandé de créer l'ha C'est ce qui a été fait.

On a décloisonné, on démantelle de plus en plus de réseaux. On a des moyens juridiques, des moyens budgétaires. Avec le projet de loi de 2026 budgétaire qui j'espère sera voté, on aura 700 emplois supplémentaires, dont 300 qui rend sur la criminalité organisée.

Donc on ne ly pour l'investigation, on attaque la pieuvre et on essaie de l'attaquer à la tête. On aura avec la loi narco la possibilité de geler administrativement desirs. C'està-dire que les préfets pourront prendre des décisions de gel d'avoir contre les narcotrafiquants.

Donc on s'attaque évidemment à la pieuvre. Je peux pas. On Benois Payant la pensée qu'on s'attaque au consommateurs.

Les consommateurs oui c'est un problème. C'est un problème. S'il y avait pas de consommateur, il y aurait pas il y aurait pas de trafic.

C'est juste ce qui est dit. Les mesures de la loi narcotrafic et il y a ce que disent Mise intérieure et Emmanuel Macron responsabilité des consommateurs. Est-ce qu'il faut s'attaquer ?

Je ne crois pas du tout à ça. C'est comme quand on a voulu pénaliser les clients de la prostitution, ça fait pas baisser la prostitution. Au contraire, ça ça met encore plus les prostituées dans des réseaux encore plus sauvages.

Je pense que tout ça c'est de la démago. On vous tape au portefeuille. Par contre, ce qu'a dit Laurent Nugèz avant, c'est très bien.

Gle des avoirs, gel des biens, attaque directe là où ça leur fait mal au portefeuille. Je redis l'Italie a vraiment réussi hein. L'Italie a réussi à venir en l'italie a eu les les la décennie de plomb aussi.

Je suis d'accord avec vous. Et sur les consommateurs Hubert, les consommateurs, est-ce qu'il a raison d'augmenter l'armand de faère ? Est-ce qu'il faut s'attaquer plus au consommateur ?

Oui, c'est c'est mais c'est pas la c'est pas la solution. Et puis derrière tout ça, il y a un enjeu politique, hein. C'est-à-dire que en réalité l'alliance entre Franck Alisio, le candidat du RN et Stéphane Ravier, le le sénateur RN fait que ils ont une petite chance de faire tomber Marseille de dans leur escarcel à moins que ça soit Martine Vassal.

Non mais ils peuvent s'aler Martine Vassal et Franck Aligio a laissé entendre. Donc vous savez il y a un combat de renaissance. Ça c'est un enjeu.

Alors le RN est très prudent. Ils veulent pas non plus faire ils font l'inverse de ce qu'ils ont fait la dernière fois avec le blanc Matignan là le bien sûr c'està-dire qu'ils sont beaucoup plus modestes he ils font faron moins mais il y a un enjeu sur Marseille. Je suis d'accord.

Évidemment on suivra ça. On termine par l'histoire du jour et regardez l'histoire du jour. On va en Bretagne et qui dit Bretagne dit dit crêpe galette quoi ?

Et ça on va pas en parler dans le pays de Guingan. Et dans le pays de Guingan vous pouvez déguster. Je vais y arriver les crêpes en avant guingan.

Ouais. En libre service aussi dans un distributeur de crêpes et de galettes à emporter. Installer 7 jours sur 7, les produits sont préparés le matin.

La machine est rechargée à 14h et une fois sortie du distributeur, vous pouvez les consommer pendant 7 jours. C'est à tester quand même partout dans le monde qui des crêpes en livre service partout. Non mais on est à l'autre bout du monde, on tombe sur des bretons.

Notre arme atomique la crêpe. [rires] Vous en avez déjà mangé en libre service ? Oui oui moi j'ai tout fait.

Bon ben super et depuis lundi, il y a une classe par jour à 1 centime. C'est-à-dire que hop si vous avez de la chance, vous tombez sur la crêpe à 1 centime en avant et vive mon Greenwood. Allez l'OM.

Ça vous alliez pl je peux pas [rires] je peux pas finir une émission sans dire c'est les deux seules nous sommes les deux seules supportrices de l'OM sur l'ensemble de la place de Paris. Donc j'en profite le sud, l'appel du sud. Merci.

Merci Françoise. Passez de bonnes fêtes. On se retrouve l'année prochaine.

Merci à tous et on se retrouve demain. Très bonne journée. [musique] [musique]

Crise agricole : Lecornu peut-il calmer la colère ? — Emmanuel Macron · Pourquijevote