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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 29 janvier 2026 11 min

Municipales 2026 : Emmanuel Grégoire (PS) est l'invité politique de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Emmanuel Grégoire, vous êtes le candidat de l'Union de la gauche à Paris. Dans à peu près toutes les enquêtes d'opinion, vous remportez aux alentours de 32 33 % des suffrages. Vous devancez donc de plusieurs points, 4 points au moins à Rachi Adati.

Mais depuis sa défaite au municipal de 2020, elle est de fait devenir la devenue la première opposante à Indalgo. Elle est connue des Français, elle est connue des des Parisiens, elle incarne l'alternance. Et vous qui avez été premier adjoint longtemps plutôt la continuité, comment vous pouvez apparaître finalement comme un homme neuf ?

D'abord parce que je suis un homme neuf. Moi je suis élu pour la première fois depuis 2014. J'ai pas 30 ans de vie politique, 30 ans de mandat dans à peu près toutes les fonctions de la République euh comme madame Datto, j'ai une grande expérience de la ville de Paris.

C'est vrai, je crois que c'est utile voire indispensable pour être maire de Paris. On a aussi un nouveau projet avec de nouvelles priorités qui correspondent, je le crois, à ce qu'attendent les Parisiennes et les Parisiens. Anidalgo, c'était pas pareil que Bertrand de la Noé, mais le Grégoire, ce ne sera pas pareil qu'Anidalgo.

Donc, vous n'êtes pas l'homme de la reconduction. Non, je suis l'homme de la gauche. Je suis celui qui est à la tête de la plus large union de la gauche avec un projet qui est en adéquation avec les nouveaux enjeux du moment et avec des méthodes différentes, avec un style différent, avec un caractère différent. et j'entends faire valoir mais à travers moi aussi tout le collectif qui me soutient.

Euh si on rentre dans le projet, Paris semble de plus en plus devenu une capitale réservée au plus aisé aux touristes. Comment est-ce qu'on vous faites vous pour qu'elles redevienneent accessibles aux classes moyennes qui ont complètement déserté Paris à cause des loyers trop chers ? Alors ils n'ont pas déserté du tout Paris hein puisque je rappelle que le revenu moyen à Paris il est à peine supérieur au revenu moyen national.

Il est un peu supérieur mais pas beaucoup plus. Donc des classes moyennes et des classes populaires à Paris, il y en a beaucoup. C'est même unique au monde he dans un cœur de capitale mondial de la taille de Paris.

Ce qu'il faut, c'est évidemment continuer la politique de soutien en faveur du logement. Ce qui pèse sur les classes moyennes, sur les classes populaires, c'est la question du pouvoir d'achat, le logement, l'alimentation, l'énergie et puis tout ce qui peut permettre de profiter de de la ville. La gauche à Paris, c'est 130000 logements sociaux.

C'est 600 à 700000 personnes qui probablement n'habiteraient plus Paris s'il avait la gauche avait pas été là pour les protéger. Et donc nous allons continuer ça à travers une ambition maintenue intacte pour le logement social mais aussi à travers le développement du logement locatif pour les classes moyennes. Ce seront de nouveaux outils que nous mettrons en place pour les protéger.

Paris, c'est une ville de mixité sociale. C'est la richesse de ses quartiers. C'est la richesse de son histoire.

Et j'ai bien l'intention que nous puissions continuer à protéger ça. Protéger les Parisiens contre la spéculation, contre ceux qui veulent les chasser. Vous parlez de protéger les Parisiens.

Rachid Adati fait une campagne très offensive sur la sécurité et c'est justement la première préoccupation des Français pour ces municipales. Elle fait aussi une campagne sur la propreté et l'ordre. Est-ce que ce n'est pas la veu que la gauche parisienne a a échoué sur ces sujets du quotidien ?

Non. parce que d'abord elle a une vision caricaturale de la ville. Est-ce que Paris peut être plus propre ?

La réponse est oui. Et nous avons proposé plein de choses pour y parvenir en matière d'investissement, en matière de répartition et en matière de de répartition des forces de travail et en matière de lutte contre les incivilités. Mais c'est pas non plus le visage absolument désrastreux qu'elle veut en donner.

Et moi, j'en ai un peu assez de ce bashing de Paris sur les sujets de propreté qui est en fait en réalité un process sur les classes populaires. C'est gens qui n'acceptent pas que Paris ne soit pas à l'image de ces quartiers très riches dans lequel il y a pas de problème puisqu'il y a personne. Donc nous, on défend cette vision de Paris.

On a un slogan qui est Paris est à vous. Paris est à vous. C'est dire que chacun a le droit à Paris et que les la puissance publique, elle est là pour aider les gens à profiter de cette ville, à rester vivre dans cette ville et les accompagner dans les moments un peu difficiles qui peuvent générer justement un sentiment d'exclusion.

Mais sur la sécurité euh par exemple Sarah Knafoel propose des réverbaires dotés de capteur intelligence artificielle capable de repérer d'éventuelles agressions. Donc ce sera un dispositif qui permet le déclenchement d'un éclairage massif et prévient les forces de l'ovre de l'ordre. Est-ce que c'est une bonne idée ?

Vous avez réussi à prononcer cette phrase sans rire ? J'ai moi-même beaucoup de mal à le faire mais non c'est ridicule et honnêtement n'importe quel spécialiste vous dirait c'est c'est ridicule. Et d'ailleurs, je vais pas moins passer mon temps à commenter les propositions des autres.

A priori quand c'est dans dans entre guillemets dans la hiérarchie du fantasque et la la courte échelle au n'importe quoi. D'abord la sécurité d'abord plein de choses, on s'est déjà exprimé. D'abord la sécurité c'est le rôle de l'État et Rachida Adati ne peut pas s'exonérer de cela.

Elle est ministre du gouvernement. Aujourd'hui, la compétence de la sécurité à Paris, c'est celle de la préfecture de police, c'est celle de l'État. Euh deuxièmement, je ne peux pas rester sourd à la demande de sécurité qui monte des quartiers partout dans Paris.

Et donc, on a annoncé plusieurs choses. La première, c'est qu'on renforcerait les objectifs de police municipale. Deuxièmement, qu'on créerait une de police 1000 postes supplémentaires de policiers municipaux.

Deuxièmement, on va orienter totalement cette police municipale vers une police municipale de proximité qui sera en marude et en circulation dans l'ensemble des quartiers, en particulier ceux qui en ont besoin. On a dit qu'on allait installer des kiosques de police municipales de façon à incarner la présence sur le terrain dans les endroits qui le nécessitent à porte de clin en cours sur le secteur Châel Léal à la Chapelle dans les quartiers populaires qui ont besoin de présence policière plus soutenue. Je demande également que les moyens supplémentaires que nous mettrons ne se traduisent pas par un désengagement supplémentaire de l'État.

Il y a de moins en moins de policiers nationaux à Paris et ben ça se voit sur le terrain et donc nous on veut bien faire plus mais à condition que l'État ne fasse pas moins. Au second tour, on se dirige vers une possible cadre angulaire he qui opposerait Rachid Adati, Pierrive Bournael qui est le candidat horizon soutenu par Renaissance, l'insoumise Sopia Chikirou. Est-ce que vous pouvez nous assurer ce matin qu'il n'y aura euh pas d'alliance avec Sopia Chikirou ?

Oui, parce qu'on me demande à chaque fois, je répète à chaque fois, oui. Euh mais surtout, on va être concentré sur le premier tour. C'est une bataille de premier tour qui est essentielle, je le dis.

Il faut donner la force à la gauche unie, la gauche sociale, la gauche écologiste de ce large rassemblement que je porte avec tous ceux qui m'accompagne du Parti socialiste, des communistes, des écologistes, de place publique et de bien des mouvements qui participent et de la société civile. Il faut nous donner de la force parce que c'est la force du premier tour qui nous permettra de gagner au deuxème tour face à Rashidati. Ça va se jouer entre moi, notre liste et Rashidati.

Et donc si vous voulez faire en sorte de battre Rachidati, il faut voter pour notre liste dès le premier tour. Sauf que les candidatures et euh de euh de ce de madame Knafo et de Sopia Chikirou ne sont pas juste des témoignages. Euh ça veut dire que Sopia Chikirou qui est aujourd'hui est aux alentours de 11 % ne pas appeler à l'Union ensuite c'est risqué de faire par perdre votre camp au nom de cette division.

L'important c'est dans la vie, c'est d'abord un choix de conviction, un choix d'engagement et un choix de valeur. On n'est pas en démocratie pour gagner coûte que coûte. Moi je pas Rachidati, je porte un socle de valeur, un socle d'engagement.

C'est la démocratie. Il y a des gens qui se présentent, ils ont le droit et donc après c'est aux électeurs de faire le tri. Mais l'important c'est d'être cohérent.

C'est de savoir pourquoi on veut agir et avec qui on veut agir. Et donc je suis très clair là-dessus et maintenant j'ai besoin que les Parisiens et les Parisiens nous donnent de la force. Je le fais dans la clarté.

J'ai répondu à ces questions à de très nombreuses reprises et maintenant je veux faire la pédagogie sur le projet. Aller regarder ce que nous faisons sur le logement, sur la sécurité, sur l'école publique, sur la santé, sur la propreté, sur la la question de la construction du Grand Paris, sur comment on va se déplacer demain, faire en sorte que tout le monde respecte un peu plus les règles et cetera. C'est on a construit un magnifique projet qui est un projet de gauche extrêmement ambitieux sur le plan social et sur le plan environnemental.

On le fait et on l'incarne par une idée qui est que Paris est à vous, c'est-à-dire que chacun doit pouvoir profiter de cette ville. Chacun a le droit d'être protégé contre les menaces qui pèsent sur lui. Et donc on va porter ce chemin d'espérance qui est un beau projet pour construire l'avenir parce que c'est un projet qui emmène tout le monde et qui n'exclut pas.

Un dernier mot sur Sopia Chikirou. Elle vous a accusé récemment d'avoir émis des sous-entendus racistes en disant que qu'elle avait des accointances avec Rachidati. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

J'imagine qu'elle sait que ce qu'elle a dit est faux. C'est pas le sujet. Moi, je commande pas ce que disent les autres.

On a un projet à construire. On a un tr expliquer sur ce qu'on a fait, ce qu'on a fait de bien, ce qu'on va faire mieux. Je vais pas faire les commentaires des petites phrases.

J'ai des adversaires qui sont coutume de cela et je ne me laisserai pas aller. Moi, j'ai autre chose à faire, c'est de m'adresser aux Parisiens et aux Parisiens et de les convaincre que nous avons un projet qui est utile pour notre ville, utile pour eux-mêmes, utile pour nos enfants pour préparer l'avenir. Deux petites dernières questions justement sur le le projet.

Les voitures berges sont interdites aux voitures, mais c'est vrai que dans l'ensemble, elles ont pas vraiment été aménagées. Il y a beaucoup de bétons, rive droite, il y a même un tunnel qui est en désérance. Vous vous faites quoi ?

Alors, on a proposé la création d'une grande promenade sur les deux rives de 25 km dans lequel il y aura des chemins piétonniers et aussi par exemple une course pour une piste pour courir et cetera. c'est de faire le grand parc des deux rives. C'est un immense parc urbain de 25 km de long dans lequel il y aura évidemment de la végétalisation mais aussi dans lequel il y aura de la culture, dans lequel il y aura des loisirs pour les enfants.

Évidemment tout cela sera principalement et d'abord pensé pour les piétons. Euh l'idée d'y faire des revenir des voitures est une double faute. D'abord parce que toutes les Parisiennes et les Parisiens et le monde entier apprécient cette nouvelle promenade urbaine.

Et la deuxième raison, c'est quand on a réussi à faire diminuer la pollution, ce qui sauve des vies, il ne faut pas avoir l'incongru d'y faire revenir des voitures au risque de refaire courir des risques pour la santé des Rivrins. Et un tout petit dernier mot sur bah le comment est-ce que tout le monde peut cohabiter scooter, vélo, marcheur, voiture. On sent quand même pas mal d'agressivité dans les rues de la capitale.

Comment vous faites baisser cette tension là ? Alors c'est ça a toujours été un peu une ville un peu en tension là-dessus. Paris, il faut du respect.

Il faut du respect. Et dans notre société moderne, la question du respect, elle est essentielle. Elle est fondée sur deux choses.

La première, c'est l'idée que on peut organiser les choses de façon plus favorable en matière d'organisation de l'espace public et cetera pour faire en sorte de faire baisser ces tensions. Et la deuxième, c'est que quand il y a des comportements qui sont dangereux, je pense aux violences routières, je pense aux incivilités en général, et bien il faut de la police municipale pour faire des sanctions. Merci beaucoup Emmanuel Grégoard.

Bonne journée à vous. Merci Emmanuel Grégoire. Bonne journée.

On continuera évidemment de suivre ces élections municipales et notamment à Paris beaucoup sur France info Alix. On vous retrouve à 8h20 pour toutes et politiques. On parlera justement de cet enjeu municipal à la fois local et national pour l'ensemble des partis.

Yeah.

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