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InterviewLCI — L'événement du dimanche (sur Podcast)· 29 juin 2025 48 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

L'événement du dimanche du 29 juin 2025 : Olivier Faure

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 50 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Vous êtes à nouveau au centre du jeu avec cette motion de censure déposée avant même la prise de parole de François Bayrou.

  • 2:53OuverteRéponse directe

    François Hollande parle-t-il en son nom ou au nom du Parti Socialiste ? Êtes-vous sur la même ligne ?

  • 3:50RelanceRéponse directe

    Vous souhaitez donc que cette censure soit adoptée.

  • 5:41RelanceRéponse partielle

    Vous ne reconnaissez aucune avancée dans ce conclave ?

  • 5:52RelanceRéponse partielle

    Il y a quand même des avancées qui sont notables.

  • 8:23OuverteRéponse directe

    Si on revient à mardi, examen de cette motion de censure, vous l'avez vous-même dit, le RN ne s'y associera pas.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Locuteur non identifiéFait
    « nous considérons que le Premier ministre, qui s'était engagé au moment du vote du budget à organiser un conclave qui était censé remplacer la loi Borne, devait au final présenter un texte devant les parlementaires. »
  • 3:23Locuteur non identifiéFait
    « il ne tient pas ses engagements, où il se parjure »
  • 3:34Locuteur non identifiéFait
    « ce qui était pour le RN une ligne rouge, la retraite à 62 ans, est devenue en réalité une ligne en pointillé »
  • 6:04Locuteur non identifiéFait
    « dans un premier temps, il dit qu'il n'y aura pas de totem, pas de tabou, y compris l'âge légal. »
  • 6:15Locuteur non identifiéFait
    « on ne touchera pas à l'âge légal. »
  • 6:20Locuteur non identifiéFait
    « s'il n'y a pas de conclusion positive au conclave, on en restera à la loi Borne. »
  • 10:43Locuteur non identifiéFait
    « nous avons, au cours de l'hiver passé, été négociés sur le budget. »
  • 11:15Locuteur non identifiéFait
    « on nous a trahis »
  • 14:04Locuteur non identifiéFait
    « Cette réforme n'a jamais été adoptée par le Parlement. Ça a été adopté par la voie du 49.3 après 6 mois de manifestation. »
  • 14:24Locuteur non identifiéFait
    « le Parlement a une immense majorité à décider de revenir à 62 ans. »
  • 19:27Locuteur non identifiéFait
    « il n'y a pas d'équivalence entre la gauche radicale et l'extrême droite »
  • 20:00Locuteur non identifiéFait
    « Jordan Bardella c'est Trump miniature »
  • 23:34Locuteur non identifiéFait
    « nous sommes en effet à Bagneux vous vous rassemblez tous ensemble pour discuter des conditions d'une candidature commune en 2027 »
  • 25:12Locuteur non identifiéFait
    « le point de passage c'est le socialisme écologique »
  • 30:42Locuteur non identifiéFait
    « c'est l'année blanche, c'est à dire on gèle les crédits pour 2026 au niveau de 2025 »
  • 34:21Locuteur non identifiéChiffre
    « pendant ce double quinquennat d'Emmanuel Macron 60 milliards par an de cadeaux fiscaux qui ont été en fait accordés aux grandes fortunes »
  • 34:39Locuteur non identifiéChiffre
    « ils sont passés de 600 milliards à 1200 milliards »
  • 36:09Locuteur non identifiéFait
    « il ne s'agissait pas de prélever sur les français, il s'agissait de dire que pour les français les quelques français qui ont un patrimoine de plus de 100 millions d'euros »
  • 36:28Locuteur non identifiéChiffre
    « on leur prélève 2% un taux de 2% de leur patrimoine pour des patrimoines qui ont un rendement annuel en général de 7% »
  • 36:53Locuteur non identifiéChiffre
    « cette taxe elle rapporterait 25 milliards »
  • 38:37Locuteur non identifiéChiffre
    « il faudrait mettre 5% on était consacré à la défense »
  • 38:58Locuteur non identifiéChiffre
    « l'argent consacré à la défense c'est 130 milliards à trouver et non pas 40 »
  • 43:24Locuteur non identifiéFait
    « le droit international que nous avions mis tant de temps à construire après la seconde guerre mondiale est aujourd'hui consciencieusement démoli par Trump Netanyahou Poutine »
  • 45:00Locuteur non identifiéFait
    « nous assistons malheureusement sous nos yeux à un génocide qui est en cours »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié66 %
  • Présentateur18 %
  • Locuteur non identifié 212 %
  • Présentateur 24 %

2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

Il est 10h sur LCI, l'heure du rappel des titres et l'actualité de ce dimanche, c'est cette vague de chaleur étouffante qui touche la France. 73 départements ont été placés en vigilance orange, canicule par Météo France et le mercure va grimper jusqu'à 40 degrés à certains endroits. Cette chaleur va persister dans les prochains jours. Vous le voyez, une grande partie de la France est concernée. Et ce matin à 10h, il fait déjà très chaud, notamment à Marseille où il fait 30 degrés, 31 à Perpignan ou encore 29 à Mougins dans les Alpes-Maritimes. Et face à cette canicule, plusieurs municipalités ont décidé de fermer leurs écoles.

C'est le cas notamment à Tours où 58 établissements seront fermés demain, mais aussi dans le Vaucluse. Les écoles n'étant pas adaptées pour accueillir les enfants avec une telle chaleur, les parents d'élèves membres de la FCPE appellent Elisabeth Borne, la ministre de l'Éducation nationale, à prendre des mesures en ce sens sur tout le territoire. Dans l'actualité aussi, la France propose son aide pour sécuriser l'aide humanitaire dans la bande de Gaza. Jean-Noël Barraud était l'invité exceptionnel hier soir de LCI. Le ministre des Affaires étrangères propose que la France aide à la sécurité des distributions alimentaires.

Il évoque sa colère après les scènes meurtrières constatées lors des dernières distributions dans l'enclave palestinienne. Et sachez que la frappe israélienne sur la prison d'Evine à Téhéran lundi dernier a fait au moins 71 morts selon les autorités iraniennes. Parmi les victimes figurent du personnel, des soldats, des prisonniers mais aussi des proches, des détenus. Rappelons que c'est ici, dans cette prison, que sont retenus Jacques Paris et Cécile Collère, les deux otages français retenus en Iran. 10h01 sur LCI, l'heure de retrouver Marie Chantret pour l'événement du dimanche. Elle reçoit aujourd'hui Olivier Faure. Très belle journée. Bienvenue dans l'événement du dimanche.

LCI, ravi de vous retrouver. Bonjour Olivier Faure.

2:02
Locuteur non identifié

Bonjour à vous.

2:03
Présentateur

Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous le premier secrétaire du Parti Socialiste, nouvellement réélu. Beaucoup de sujets à aborder ensemble durant cette heure d'interview avec à mes côtés pour vous interroger. Arlette Chabot, bonjour. Bonjour Olivier Faure. Je le disais, beaucoup de sujets et on va évidemment revenir sur ce conclave des retraites. Pas d'accord, mais des avancées pour le Premier ministre, stratégie du verre à moitié plein ou déni de François Bayrou, on se posera la question.

Mais d'abord, vous êtes à nouveau au centre du jeu, Olivier Faure, avec cette motion de censure déposée avant même, la prise de parole de François Bayrou cette semaine, qui sera examinée ce mardi, 2 juillet, et cette prise de parole d'un certain François Hollande, que vous connaissez bien dans Le Parisien, qui le dit, il la votera, cette motion, dès lors, dès lors que le RN ne s'y associe pas. L'ancien président parle-t-il en son nom ou au nom du Parti Socialiste ? Êtes-vous sur la même ligne ?

2:54
Locuteur non identifié

Oui, il parle en son nom. La décision du PS, du groupe parlementaire, elle est assez simple. C'est que nous considérons que le Premier ministre, qui s'était engagé au moment du vote du budget à organiser un conclave qui était censé remplacer la loi Borne, devait au final présenter un texte devant les parlementaires. Le Parlement devait avoir le dernier mot. Ces mots sont du Premier ministre lui-même. À partir du moment où il ne le fait pas, où il ne tient pas ses engagements, où il se parjure, il y a une évidence au fait qu'il ne peut pas, pour nous, rester Premier ministre, et donc nous le censurons en espérant qu'il le soit.

Maintenant, ce que je vois aussi, c'est que ce qui était pour le RN une ligne rouge, la retraite à 62 ans, est devenue en réalité une ligne en pointillé, et visiblement, ils n'ont pas l'intention de le censurer. Donc François Hollande pourra voter en toute tranquillité, mais la réalité, c'est que nous, quand nous déposons une motion de censure, ce n'est pas simplement pour faire semblant...

3:50
Présentateur

Ce n'est pas juste une motion du symbole. Vous souhaitez donc...

3:52
Locuteur non identifié

Pas une motion en mousse.

3:53
Présentateur

Vous appelez le Rassemblement national à s'associer au vote de la gauche.

3:57
Locuteur non identifié

On n'appelle jamais le RN, simplement, ce que j'observe, c'est qu'après avoir longtemps expliqué qu'il était devenu un parti social, est un parti qui n'est pas d'accord pour augmenter le SMIC, ne veut pas toucher la réforme borne, ne veut pas être à l'origine d'une nouvelle fiscalité sur les grands patrimoines et les grandes entreprises. Bref, on voit bien qu'en réalité, ils ont, sur le plan économique, sur le plan social, rejoint le bloc libéral, ce qui ne tiendra personne. Arrête Chabot. Parce que c'est très important que vous disiez, oui, nous souhaitons que cette censure soit adoptée. Et donc, la conséquence, c'est pas de gouvernement Bayrou, le gouvernement est renversé.

Parce qu'on se dit quand même, la censure de confort, avec l'idée que ce n'est pas grave, parce que de toute façon, on veut éviter les conséquences de la chute d'un gouvernement, la possibilité, on l'évoquera tout à l'heure, d'une dissolution, c'est quand même un peu étrange. Je crois. Donc, c'est le sentiment qu'on avait. C'est la censure symbolique. Et vous dites vraiment, non, ça n'est pas le cas. Non, ça n'est pas le cas. Mais c'est ce que dit François Hollande aujourd'hui. Mais c'est ce qu'il dit. Ce n'est pas ce que je dis. Ce que je dis, c'est que quand on pose un acte comme celui-là, la censure, ça n'est pas n'importe quoi. Oui, justement.

Et d'ailleurs, vous remarquerez que nous n'avons pas ni déposé à tout bout de champ, ni même voté à n'importe quel moment des motions de censure. Censurer, ça veut dire vouloir faire tomber un gouvernement. Oui, vous voulez faire tomber le gouvernement de François Bayrou. L'idée, effectivement, est claire. C'est que nous souhaitons que le gouvernement de François Bayrou puisse être... Que François Bayrou ne soit plus Premier ministre et qu'il y ait un véritable changement. Que nous trouvions là un interlocuteur à Matignon. Parce que qu'est-ce qui se passe depuis, en fait, que Bayrou est à Matignon ? Il ne se passe rien. Moi, ce que j'aurais souhaité...

5:41
Présentateur

Vous ne reconnaissez aucune avancée dans ce conclave, dans les annonces qu'a faites le Premier ministre ? Et vous dites, il avait promis ce texte présenté au Parlement. Il le dit, ça sera des mesures, des dispositions. On y reviendra. Il y a quand même des avancées qui sont notables. Sur le travail des femmes, les carrières hachées. Intégrés au texte du financement de la protection.

5:58
Locuteur non identifié

Le conclave a échoué avec, en réalité, une responsabilité très lourde de François Bayrou. Pourquoi ? Parce que d'abord, dans un premier temps, il dit qu'il n'y aura pas de totem, pas de tabou, y compris l'âge légal. Au mois de mars, il revient à la télévision et il explique qu'en réalité, on ne touchera pas à l'âge légal. Et puis, une semaine avant la fin du conclave, il explique à l'Assemblée que s'il n'y a pas de conclusion positive au conclave, on en restera à la loi Borne. Alors, ça donne quoi ?

6:27
Présentateur

Mais là-dessus, il a bougé. Vous lui reconnaissez ça ?

6:29
Locuteur non identifié

Mais oui, mais en fait, si on voulait que le conclave aboutisse, il fallait expliquer au MEDEF qu'il avait effectivement le pistolet sur la tempe. Là, c'est exactement l'inverse. On leur dit, vous avez un droit de veto, vous pouvez ne rien faire, et de toute façon, on en reviendra à cette loi Borne que vous avez vous-même approuvée. Donc, comment voulez-vous que le conclave puisse aboutir à quoi que ce soit ? Et donc, il a été lui-même l'instigateur de l'échec. Et c'est la raison pour laquelle, aujourd'hui, il y a une vraie difficulté avec François Bayrou. Moi, ce que j'aurais souhaité, au moment où il est devenu Premier ministre, nous n'avons pas de majorité.

7:01
Présentateur

Et au moment où vous avez dealé, certains disent même, combiné avec lui.

7:05
Locuteur non identifié

Non, nous n'avons pas combiné. Nous avons cherché, dans l'intérêt du pays, à trouver des accords sur un certain nombre de sujets qui permettent au pays d'avancer, parce qu'on ne peut pas dire que pendant deux ans, on se satisfasse du fait qu'il ne se passe rien. Donc, moi, ce que j'aurais souhaité, c'est que nous puissions bâtir des compromis. Il n'a pas de majorité. Nous n'avons pas de majorité. Et les Français nous ont mis dans cette situation avec laquelle nous devons travailler. Ça suppose quoi ? Ça suppose qu'à certains moments, eh bien, on se dise, bon, je n'obtiendrai pas tout mon programme, rien que mon programme, ou tout mon bilan, rien que mon bilan.

Ça suppose que chacun fasse un pas et accepte l'idée qu'on ne peut pas se comporter comme si nous avions des majorités absolues. Or, qu'observe-t-on aujourd'hui ? Soit on est dans la procrastination, donc on renvoie au lendemain ce qu'on pourrait faire le jour même, soit, en fait, on se comporte, là, je parle du gouvernement, comme s'il avait toujours une majorité absolue. Et donc, on essaie de faire passer des textes et des budgets, comme s'il y avait une évidence au fait que rien n'avait bougé. Or, il y a eu deux élections l'an passé, une élection européenne et une élection législative.

Les deux ont marqué la défaite du bloc libéral et donc, il y avait une logique à ce que nous soyons dans une situation où il y ait des avancées, y compris sur le terrain que porte la gauche.

8:23
Présentateur

Si on revient à mardi, mardi 1er juillet, examen de cette motion de censure, vous l'avez vous-même dit, le RN ne s'y associera pas. On peut être... À moins d'une surprise, à moins d'une surprise. Arithmétiquement, pas de chance de faire tomber le gouvernement. Encore une fois, en sachant ça, vous le pressentiez peut-être. Vous voyez bien que peut-être que la volonté du RN aujourd'hui à date, ce n'est pas ça. Sans doute à la rentrée avec le budget, on aura l'occasion d'en reparler. Mais arithmétiquement, vous redonnez l'ascendant, encore une fois, aux parties de Marine Le Pen. Vous leur donnez les clés de choisir.

8:54
Locuteur non identifié

Mais je ne vois pas encore l'ascendant. On va au contraire faire une démonstration flagrante. Il y a tellement de Françaises et de Français, y compris des couches populaires, qui aujourd'hui s'imaginent que demain, avec l'extrême droite, leur destin personnel va changer. Eh bien, nous allons leur faire la démonstration que l'extrême droite est une imposture et que là où beaucoup, je pense notamment à ces terres qui furent autrefois à gauche, je pense au Pas-de-Calais, par exemple, au Nord, où l'extrême droite aujourd'hui est très dominante, eh bien, qu'allons-nous dire à ces ouvriers, à ces ouvrières ? Nous allons leur dire tout simplement que l'extrême droite, ça ne changera pas leur vie.

Parce que vous pensez

9:31
Présentateur

que ces électeurs veulent la chute du gouvernement ?

9:34
Locuteur non identifié

Je pense que ces gens, aujourd'hui, pour une part d'entre eux, une large part malheureusement, se sont illusionnés avec l'idée que l'extrême droite, si elle arrivait au pouvoir demain, eh bien, elle changerait leur destin, qu'elle changerait la vie de leurs enfants. Eh bien, la réalité, c'est que l'extrême droite, elle a, sur le terrain économique et social, la même politique qu'Emmanuel Macron et donc qu'elle ne veut rien changer. Et s'ils veulent, au contraire, le changement, eh bien, c'est à nous maintenant, à nous la gauche, eh bien, de faire la démonstration que nous pouvons, effectivement, être ceux qui leur apportent un autre avenir. Arlette ?

Ça marque une certaine rupture avec François Bayrou, un dialogue que vous ne souhaitez pas continuer, poursuivre avec le Premier ministre. C'est une étape importante parce que vous lui avez accordé, effectivement, un sursis. Il y a eu ces discussions. Probatoire. Pardon ? Probatoire. Oui, absolument. Bon, franchement, t'étais un tout petit peu naïf d'imaginer qu'il y aurait une réforme des retraites totalement différente qui serait discutée. Mais bon, au point, on en est aujourd'hui. l'indulgence à l'égard de François Bayrou, c'est fini. Ah, plus aucune indulgence. Plus aucune. Et je vais vous dire les choses très simplement.

C'est que nous avons, au cours de l'hiver passé, été négociés sur le budget. Oui. Il y a nombre de crédits qui avaient été réattribués, réaffectés et qui ont été depuis gelés par le gouvernement. Il faut quand même qu'au gouvernement, on comprenne qu'il n'y a pas les analfabètes aux groupes socialistes et que nous savons lire et que donc, il n'y aura pas deux fois la même main tendue quand on nous mord la main. la main...

11:13
Présentateur

On vous a mordu la main ?

11:14
Locuteur non identifié

Absolument. Moi, je considère qu'en fait, on nous a trahis et que ce que nous avons nous-mêmes cherché de bonne foi, nous n'avions aucun intérêt à ne pas censurer le gouvernement Bayrou. Aucun. Nous l'avons fait en prenant notre propre risque en sachant qu'une partie de la gauche ne comprendrait pas ce que nous faisions. Mais nous l'avons fait parce que nous considérions qu'il y avait un moment important et qu'un pays ne peut pas vivre sans budget et donc qu'il fallait faire un choix. Nous avons fait un choix courageux.

Mais ce choix, il supposait qu'en regard, il y ait le même courage de la part du gouvernement et qu'au moins, à minima, sur les sujets sur lesquels nous avions négocié, il ne bouge pas. Il a bougé. Eh bien, dans ces cas-là, nous ne pouvons pas le croiser la même confiance. Et donc, pour la prochaine négociation sur le prochain budget... Oui, vous êtes invité bientôt à Bercy à discuter. Vous dites non, vous n'irez pas. Nous poserons d'entrée de jeu les sujets sur lesquels nous ne négocierons pas davantage et à partir de là, on verra ce qu'ils font. S'ils ne bougent pas, nous ne bougerons pas.

12:12
Présentateur

François Béroux, on se pose la question. Qu'est-ce qui pourrait peut-être, parce que c'est une possibilité que vous changiez d'avis d'ici à mardi en retirant cette motion de censure ? Il s'exprime à la mi-journée. Est-ce que ce matin, sur notre antenne, s'il vous écoute, vous avez un message à lui faire passer ?

12:27
Locuteur non identifié

Mais non, nous ne changerons pas d'avis. La seule chose qui pourrait nous faire changer d'avis, c'est qu'il nous dise je déposerai un texte qui permettra, y compris, de parler de l'âge légal et donc de tous les financements alternatifs à celui du recul de l'âge légal et à partir de là, effectivement, sa promesse serait tenue et donc nous n'aurions aucune raison de le censurer. Mais comme je vois bien que ce qu'il essaye de faire n'est pas cela, il essaye de dire qu'il va reprendre une partie de ce à quoi le négociateur, donc M. Marrette, avait plutôt abouti et peut-être le proposer sous forme d'un projet de loi. Nous verrons bien.

13:01
Présentateur

Mais inclus dans celui de la sécurité sociale, il y a quand même des avancées. Est-ce que ça, vous saluez cela sur les carrières des femmes ? Je le disais, sur l'âge de la décote, reconnaissance de la pénibilité aussi, si, si, il y a beaucoup de si,

13:14
Locuteur non identifié

il y a encore beaucoup de si. Il faudrait aussi dire que sur la pénibilité, il n'y a toujours pas de réparation, c'est-à-dire qu'en fait, on reconnaîtrait trois critères de pénibilité qui avaient été supprimés en 2017, mais qui ne donneraient lieu qu'à des mesures de prévention ou de reconversion, mais qui ne permettraient pas de partir plus tôt à la retraite, que ce serait financé, en réalité, non pas par le patronat, ce serait financé par de l'argent qu'on enlèverait en fait sur les carrières longues, sur ceux qui ont commencé à travailler très tôt et donc une partie d'entre eux ne partirait plus aussi tôt que c'est le cas aujourd'hui.

Donc on voit bien que tout ça est un peu un marché de dupe et donc j'attends de voir ce que dira le Premier ministre mais tout ce qui relève des avancées, évidemment, nous y sommes favorables, nous ne sommes pas complètement fous mais ce que je vois c'est que malgré tout, tout le débat, c'est un débat quand même qui est un débat à la fois démocratique et débat social. Cette réforme n'a jamais été adoptée par le Parlement. Ça a été adopté par la voie du 49.3 après 6 mois de manifestation. Sous Elisabeth Borne.

Et depuis le seul vote intervenu à l'Assemblée, c'était il y a 3 semaines, à l'initiative du groupe GDR, il y avait une résolution, alors une résolution ça ne permet pas de changer quoi que ce soit mais ça dit quelle est l'intention du Parlement. Eh bien, le Parlement a une immense majorité à décider de revenir à 62 ans. Donc, il y a un moment aussi où il faut tenir compte de ce que dit le Parlement. On ne peut pas avoir une situation comme celle que nous connaissons aujourd'hui où personne n'a de majorité où quand le Parlement exprime une position très claire, elle n'est pas suivie. Vous connaissiez de toute façon effectivement la position de François Bayrou.

On peut regarder quand même vos amis effectivement, Jean-Luc Mélenchon il ne vous a pas raté. Après tout, échec annoncé du conclave, il dit Jean-Luc Mélenchon voilà, c'est le bilan des combines du Parti Socialiste pour sauver Bayrou on le voit avec un pacte de non-censure qui a détruit le nouveau Front Populaire. Voilà. Et le budget évidemment il parle de cette mascarade. Franchement, vous pensez que le dépôt d'une motion de censure mardi ça va vous réconcilier avec la gauche ou vous dites Jean-Luc Mélenchon avait raison ? Comme vous l'expliquez on a été un peu naïfs quoi. Ce n'est pas une question de naïveté.

C'est une question à un moment de prise de risque de capacité aussi à dépasser à penser parfois contre ses propres intérêts

15:32
Présentateur

au service de la France. Vous êtes un animal politique

15:35
Locuteur non identifié

sans aucune prise de risque.

15:37
Présentateur

Il y a une prise de risque. Vous connaissez François Béroux. On le décrit quand même depuis quelques années. On trace un portrait de l'homme.

15:42
Locuteur non identifié

Mais la réalité c'est que en fait nous voulions à un moment faire y compris un choix et peut-être une démonstration aussi. Moi je ne veux pas dans un moment comme celui-là à l'avance expliquer que rien n'est possible avec personne. vous auriez à cette époque-là dit mais comment se fait-il que vous ne soyez pas capable de sortir de vos propres lignes d'eau et que vous soyez toujours dans une forme de sectarisme. Nous avons fait la démonstration que nous pouvions sortir de nos propres habitudes de nos propres meubles.

16:12
Présentateur

Vos anciens alliés disaient de vous que vous étiez des traîtres. Voilà. Ce qu'ils vous répondaient en faisant ça.

16:17
Locuteur non identifié

Ça m'est égal. Ce que je dis c'est qu'à un moment il faut parler aussi aux Françaises et aux Français et leur dire voilà nous sommes dans une situation qui est une situation terrible. Nous avons aujourd'hui des enjeux qui sont gigantesques devant nous donc est-ce qu'on considère que ces enjeux-là ne méritent pas d'être traités ou est-ce qu'au contraire on essaye d'avancer ?

16:34
Présentateur

Et si on parle aux Français et aux Français Arlette Chabot les sondages montrent quand même que la motion de censure l'instabilité c'est pas vraiment à la bonne.

16:43
Locuteur non identifié

Oui c'est la différence à nouveau parce qu'en déposant une motion de censure même si pour l'instant il n'y a pas de risque a priori on n'est jamais à l'abri d'une surprise venant du Rassemblement National quand on interroge les Français on voit bien ils sont effectivement très partagés sur la censure et les conséquences aussi de la censure c'est-à-dire la dissolution on voit 48-51 ça veut dire que vous vous prenez le risque quand même d'une dissolution et donc d'une instabilité politique ce que ne veut pas d'ailleurs François Hollander il ne veut pas ajouter l'instabilité à la moelle Mais vous trouvez Arlette Chabot qu'aujourd'hui en fait on est dans une situation où on ne vit pas l'immobilisme où on n'a pas le sentiment que la stabilité la stabilité de qui ?

De François Bayrou oui mais est-ce qu'on a un pays stable est-ce qu'il n'est pas fracturé en tous sens ? Est-ce qu'on n'a pas le sentiment que cette incapacité à agir est une menace pour le pays ? Moi je crois que oui et je crois que nous avons besoin d'avancer moi j'aurais souhaité avoir un premier ministre même si ce n'était pas de ma famille politique qui soit un premier ministre avec lequel le dialogue soit possible et qu'on puisse se dire bon on ne peut pas avancer sur tous les sujets mais enfin voilà il y a 4 ou 5 sujets d'ici à la fin de la législature sur lesquels il faut avancer quels sont-ils ? Quelles sont les lignes rouges que chacun fixe ?

Et comment est-ce qu'on peut avancer dans l'intervalle ? Et faire en sorte que nous ne perdions pas ce temps qui est un temps précieux il y a des millions de femmes et d'hommes qui ont besoin de nous la politique ce n'est pas simplement un jeu entre quelques-uns la politique c'est d'abord la meilleure façon de faire vivre des françaises et des français Et ça veut dire que vous prenez le risque de une dissolution ? Ça veut dire que si le gouvernement est enversé vous prenez le risque de une dissolution ?

18:15
Présentateur

Bien sûr Quand vous entendez Marine Le Pen hier notamment dire à ses troupes il serait assez dangereux je crois de se convaincre qu'il n'y aura pas de dissolution vous partagez donc cette lecture ?

18:24
Locuteur non identifié

Bien sûr c'est un droit qui appartient au chef de l'Etat et il avait un an pendant lequel il ne pouvait plus dissoudre nous sommes à la fin de cette période donc désormais la dissolution est possible

18:34
Présentateur

Avec donc quoi ? Le retour du nouveau Front Populaire j'aimerais et on aimerait avec Arlette comprendre un peu la stratégie du parti socialiste l'alliance le NFP c'est terminé vous le dites Jean-Luc Mélenchon n'est pas le dirigeant naturel de toute la gauche très bien mais vous amendez cela du fait que peut-être peut-être des accords défensifs avec LFI aux législatives en cas de risque du rassemblement national est-ce qu'il y a besoin d'éclairage ? parce que c'est fini mais pas complètement c'est pas complètement clair

19:02
Locuteur non identifié

Vous avez tout dit en réalité la réalité quelle est-elle ? c'est que nous avons constitué au moment de la dernière élection législative un accord qui déjà faisait suite à une rupture après le 7 octobre avec la NUPES nous l'avons fait parce qu'il y avait une menace qui était une menace évidente tous les sondages indiquaient que l'extrême droite pouvait l'emporter et que Jordan Bardella pouvait devenir premier ministre et donc pour moi il n'y a pas d'équivalence entre la gauche radicale et l'extrême droite c'est le cas encore aujourd'hui Olivier Faure les sondages le montrent ce sont les mêmes

19:35
Présentateur

ils n'ont pas bougé voire même le rassemblement a encore exposé

19:38
Locuteur non identifié

contre l'extrême droite et donc s'il y a une menace d'extrême droite et que la seule façon d'interrompre la progression de l'extrême droite c'est de reconstituer un accord avec l'ensemble de la gauche je le ferai je le ferai parce que je crois que nous le devons nos concitoyens ce serait trop grave d'avoir aujourd'hui un Trump miniature à Matignon donc nous n'avons pas besoin de cela le monde Jordan Bardella c'est Trump miniature écoutez je n'ai pas l'impression qu'il ait d'autres références que celle-là donc je vois ce qui se fait et je vois qu'aujourd'hui la menace n'est pas la gauche radicale la gauche radicale elle n'a aucune chance de l'emporter et elle n'a pas dans les sondages dans les enquêtes qui sont réalisées de capacité à gagner une élection présidentielle l'extrême droite oui et donc ce que je vois c'est que nous sommes dans une situation où aujourd'hui vous avez les Etats-Unis vous avez l'Argentine vous avez la Hongrie hier il y avait un certain nombre de députés européens socialistes qui sont partis manifester à Budapest la marche des fiertés il y avait la marche des fiertés parce qu'aujourd'hui les droits de ces minorités et bien sont aujourd'hui menacés par la Hongrie de Orban vous avez l'Italie de Mélanie vous avez en réalité toute une série de pays où l'extrême droite est déjà arrivé en tête c'était le cas en Autriche c'était le cas aussi enfin c'était pas le cas pas en tête mais enfin si aux Pays-Bas en Pologne aussi c'était le cas en Pologne avec un nouveau président qui a été élu c'était aussi ils sont arrivés en tête dans un certain nombre de pays je pense à la Slovaquie je pense aussi à la progression faramineuse en Allemagne où ils sont à 20% au Portugal où ils sont passés en deux ans de 7% à 20% donc de quoi a-t-on peur aujourd'hui ?

est-ce que c'est vraiment de Jean-Luc Mélenchon dont on a peur ? de la gauche radicale ?

moi je crois que cette gauche radicale elle est effectivement instrumentalisée pour permettre aujourd'hui de dire que la gauche est plus dangereuse que l'extrême droite la vérité c'est que la menace aujourd'hui pour notre pays c'est l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir et donc je ferai tout ce que je peux pour l'empêcher juste précision la gauche radicale venez vous dire ne peut pas gagner une élection présidentielle ça veut dire que Jean-Luc Mélenchon ne peut pas gagner selon vous donc on est de toute façon en chemin il y a des candidats on a vu Raphaël Guzman qui se prépare par exemple avec lequel vous pouvez discuter ça veut dire que de toute façon pour vous il y aura vraiment deux gauches qui seront représentées à l'élection présidentielle qui aura lieu théoriquement en 2027 oui absolument absolument et au delà des qualités c'est à qui c'est acté quelles que soient les conséquences c'est à dire il y a quand même la difficulté d'arriver au second tour d'être qualifié pour le second tour oui je crois que la possibilité existe pour un candidat qui rassemblerait dans ce périmètre de Ruffin à Glucksmann de Hautin à Tondelier et les socialistes bien sûr et les communistes il y a la possibilité de permettre à un ou une candidate d'accéder au second tour pourquoi je dis que la gauche radicale ne peut pas l'emporter parce que la figure même de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui est devenue un problème pour nombre de français et qu'il est celui qui au deuxième tour permet la cristallisation des votes entre la droite et l'extrême droite et donc il y a effectivement un sujet c'est que d'ailleurs les enquêtes d'opinion le prouvent aussi mais qu'il arrive

22:49
Présentateur

au deuxième tour certains le prédisent seul

22:52
Locuteur non identifié

mais c'est une possibilité aussi si la gauche le reste de la gauche n'est pas capable n'a pas la maturité pour s'allier pour construire à la fois une plateforme commune et déterminer qui sera le candidat ou la candidate commun aux communes oui effectivement dans ces cas là on lui ouvre un boulevard et d'ailleurs c'est le pari qui le fait il est persuadé que nous ne serons pas capables d'y parvenir et que donc du coup il y aura lui comme candidat un candidat qui présentera la social-démocratie old school et que dans cette opposition entre deux gauches qu'il considère comme irréconciliables il y aura la possibilité d'un chemin pour lui voilà ce qu'il pose et moi ce que je dis ce matin devant vous et que je redirai le 2 juillet avec l'ensemble des partenaires qui s'y joindront c'est que nous sommes en effet

23:40
Présentateur

à Bagneux vous vous rassemblez tous ensemble pour discuter des conditions

23:44
Locuteur non identifié

d'une candidature commune en 2027 et nous allons fixer et faire la démonstration d'une volonté commune de parvenir à la fois à une plateforme et à un candidat commun et ce sera donc la possibilité de commencer à incarner collectivement une équipe et puis ensuite de déterminer qui dans cette équipe devra porter le maillot jaune pour pouvoir gagner l'élection présidentielle vous avez dit sociale démocratie old school old school dépassée vieille c'est pas un peu ça le problème des gauches vous citez l'arrivée de l'extrême droite un peu partout en Europe en tout cas la progression des partis qui incarnent cette extrême droite c'est à dire que vous avez du mal à exister peut-être que c'est le temps de la droite qui est arrivé alors qu'il y a quelques années il y a 20 ans c'était la gauche et la sociale démocratie la sociale démocratie n'est pas un peu dépassée aujourd'hui moi je crois que la sociale démocratie elle vit aujourd'hui une forme de paradoxe parce que ce qui est en crise la crise écologique la crise climatique la crise de la biodiversité elle n'est jamais que liée à cette sur-exploitation de la planète et donc c'est une crise en réalité du modèle libéral et que à chaque fois que la gauche sociale démocrate a fini par se fondre dans le néolibéralisme elle s'est perdue et donc personne n'en perçoit même la raison d'être et ce qu'il faut retrouver c'est une raison d'être qui permette d'opposer deux modèles un modèle qui pour moi est en plein échec et un modèle qui est celui du socialisme écologique qui doit permettre là de nouvelles avancées de permettre aussi de comprendre que ce qui a fait le succès de la sociale démocratie c'était quoi c'était une période de prospérité économique avec une croissance continue

25:23
Présentateur

période très très très lointaine accordez nous cela Olivier Faure et on en parlera avec le budget

25:29
Locuteur non identifié

bien sûr une période où on considérait aussi qu'il n'y avait pas de limite à l'exploitation de la planète nous n'étions pas encore conscients complètement malheureusement de ce qu'on appelle désormais l'anthropocène et donc nous n'avions pas conscience de la finitude du monde et puis il y avait un troisième élément c'est que nous avions aussi l'an soviétique la guerre froide et un patronat qui était plutôt disposé à négocier avec les sociodémocrates pour éviter la contagion communiste ce temps-là est terminé et donc aujourd'hui révolu absolument et donc aujourd'hui il faut se réinventer et pour moi le point de passage c'est le socialisme écologique avec cette capacité d'abord à réhumaniser les politiques publiques à faire en sorte que nous puissions aussi réconcilier un pays qui est aujourd'hui un pays fracturé dans tous les sens

26:15
Présentateur

on va faire juste une courte pause Olivier Faure et beaucoup d'autres sujets à aborder avec vous juste en un mot sur les conditions les conditions de désignation du candidat de la gauche en 2027 François Landy pas de procédure de parti ou d'une primaire c'est votre souhait également ?

26:30
Locuteur non identifié

je souhaite que nous accordions je ne sais pas quelle sera la procédure mais je souhaite qu'il n'y en ait qu'un ou une seule

26:34
Présentateur

qu'un ou une seule et c'est possible

26:36
Locuteur non identifié

mais je crois possible et je crois que d'autres en partagent la volonté et c'est pourquoi je suis plein d'espoir

26:41
Présentateur

Olivier Faure courte pause dans quelques instants on parlera mur du budget et puis la situation internationale on le voyait dans le journal cet appel du ministre des affaires étrangères à Gaza situation extrêmement préoccupante à tout de suite retour sur le plateau de l'événement du dimanche toujours avec notre invité le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure avant d'aborder un gros morceau celui du budget de l'Himalaya de difficultés des milliards d'économies à trouver une rapide question sur cette interview ces propositions de Vincent Jambrun député LR ou droite républicaine qui est député donc du Val-de-Marne qui propose son plan banlieue et au milieu de plein de mesures notamment concernant les logements sociaux concernant la police il propose d'élire les juges parlons visiblement de tous les magistrats il le dit beaucoup de français ne comprennent plus les décisions de justice censées être rendues au nom du peuple ce sont ces mots ce n'est pas possible d'avoir autant de français qui se disent que la justice fait n'importe quoi et donc il dit ça peut se faire par des intermédiaires des élus locaux nationaux des commissaires n'aurait aimé avoir votre sentiment quant à cette proposition sorti un peu de nulle part un peu à l'image en écho à ce qui se fait peut-être aux Etats-Unis mais qui n'est pas du tout le cas aujourd'hui chez nous en France

28:04
Locuteur non identifié

je pense qu'il a cherché effectivement à provoquer l'attention de tout le monde mais cette idée est une folie je vous explique pourquoi en fait demain si vous devez élire vos juges ils seront eux-mêmes la proie si on prend l'exemple du modèle américain qui est celui qui se fait élire celui qui a les propositions les plus outrancières celui qui est le plus financé et donc qui a le plus de soutien financier qui est éventuellement complètement corrompu par le narcotrafic parce que quand on doit chercher ensuite à savoir aujourd'hui vous nommez les juges sont des juges qui ne dépendent que de la chancellerie si demain ils devaient dépendre du vote de leurs concitoyens mais ils iraient chercher l'adhésion et pour chercher l'adhésion ils pourraient aussi se trouver confrontés au lobby confrontés aussi je le dis au narcotrafic et donc trouver aussi avantage à se compromettre et donc on aboutirait là à un système qui serait un système où on ne jugerait plus au nom du peuple français mais au nom d'une partie du peuple français celui qui a voté pour le juge bref cette idée me paraît complètement absurde

29:15
Présentateur

absurde populiste mais vous partagez le constat du fait qu'il y a un divorce entre les français et leur justice les derniers faits divers décisions l'ont peut-être acté aussi des remises en liberté qui peut-être ne sont pas comprises du grand public parfois

29:31
Locuteur non identifié

oui il y a des erreurs qui peuvent être commises mais ce que je vois surtout c'est qu'on a une justice qui manque considérablement de moyens je ne dis pas que rien ne s'est fait parce qu'en l'occurrence Dupond-Moretti a plutôt permis à la justice de retrouver un peu d'oxygène mais je dis bien un peu et qu'il en ferait bien davantage et qu'aujourd'hui vous avez une justice qui est à l'os et qui ne peut pas assumer les missions qui lui sont conférées et donc la réalité c'est qu'il faut donner au juge les moyens d'assumer cette oeuvre qui est une oeuvre indispensable dans une démocratie

30:02
Présentateur

Parlons à présent Arlette Chabot du budget de l'Himalaya à venir encore une fois pour le Premier ministre François Bayrou

30:09
Locuteur non identifié

Et autour du 15 juillet à peu près François Bayrou devrait rendre ses premiers arbitrages en tout cas donner quelques idées de ce qu'il veut faire le ministre en charge des relations avec le Parlement qui est un proche Patrick Mignola dit que le budget sera courageux le Premier ministre se prépare il s'agit toujours de trouver 40 milliards économiser 40 milliards donc un effort partagé par tous les français il y a une hypothèse qui court beaucoup il y a eu beaucoup d'idées lancées c'est l'année blanche c'est à dire on gèle les crédits pour 2026 au niveau de 2025 est-ce que c'est une idée que vous pouvez accepter ou que vous trouvez intéressante au moins on peut aussi dire que on n'a plus besoin de gouvernement parce que c'est une année blanche en fait à quoi savent-t-il est-ce qu'il y a des priorités encore à afficher est-ce qu'on a encore besoin finalement de s'intéresser aux projets qui doivent sortir de terre ou pas ou est-ce qu'on considère que désormais il suffit de mettre sur pilotage automatique et puis on s'en va et comment mieux dire que ce gouvernement s'apprête à ne rien faire en fait j'ai du mal à comprendre même le concept d'année blanche et donc non je trouve cette idée là aussi complètement inepte et donc elle est une solution un peu mécanique à un vrai travail qui devrait être accompli c'est comment est-ce qu'on trouve des ressources à mettre en face de besoins comment est-ce qu'on fait pour continuer on vient de parler de la justice mais on pourrait parler d'éducation on pourrait parler de la santé de la santé avec là aussi un hôpital qui est exsangue donc comment est-ce qu'on fait est-ce qu'on dit qu'on va renier encore sur les budgets des services publics ou est-ce qu'au contraire on dit comment est-ce qu'on trouve de l'argent pour le faire mais il y a toujours chez vous il n'y a jamais eu l'économie je suis d'accord pour les économies mais les économies on ne les pratique pas à la hache à la tronçonneuse on n'est pas chez Milley donc on doit être dans une situation où les économies on les réfléchit on les pense sur la durée et donc le problème c'est qu'à vouloir à chaque fois arriver en disant je vais se faire du spectacle et donc je vais faire moins 40 milliards mais comment est-ce que l'administration fait pour trouver 40 milliards à couper ils coupent dans les budgets directement et ça a des conséquences jusque sur nos territoires aujourd'hui ce sont les associations y compris celles qui parfois font du soutien scolaire font tout ce qui est nécessaire pour qu'on ne retrouve pas les jeunes dans les rues et ce sont eux qui aujourd'hui sont les premiers à trinquer et après on dit c'est quand même bizarre la délinquance y compris la petite délinquance augmente

32:38
Présentateur

mais pas façon Milley vous dites mais par exemple un exemple très concret Mme Morancet présidente de région on lui a attribué justement la tronçonneuse d'or parce qu'en tant que présidente de région elle a décidé de tailler dans beaucoup de dépenses publiques notamment au travers de certaines associations ça lui a été parfois reproché mais force est de constater que localement ça fonctionne la cour des comptes le dit il faut que les collectivités puissent faire des économies supplémentaires il y a des choses à faire est-ce que vous pensez là aussi que c'est une piste quand on sait encore une fois la cour des comptes le dit la dette au premier trimestre est alourdie de 40 milliards d'euros 114% du PIB environ 48 000 euros par français avec une méthode qui consiste à dire notamment dans les transports publics votre triquet que vous payez 2 euros coûte le triple voire beaucoup plus à la collectivité c'est une forme de je ne sais pas de mécanisme à mettre en place pour alerter un peu plus nos concitoyens sur cette problématique qu'est la dette

33:35
Locuteur non identifié

bien sûr et faire attention à nos biens communs vous parlez des transports publics à chaque fois qu'on a des gens qui dégradent les transports publics ils doivent savoir qu'en réalité ils dégradent ce qu'est notre bien commun et que heureusement qu'il y a des transports publics qui permettent de transporter les gens vous l'avez dit en réalité le ticket de métro le ticket de bus il vaut 3 fois plus mais c'est la collectivité qui le prend à sa charge pour permettre au plus grand nombre d'assurer sa propre mobilité pour aller travailler rencontrer ses amis sa famille bref pour pouvoir continuer à vivre et circuler librement bon revenons donc à notre problème qui est un problème aujourd'hui de dette cette dette elle ne vient pas de nulle part elle n'est pas tombée du ciel du jour au lendemain elle est venue parce qu'il y a eu notamment pendant ce double quinquennat d'Emmanuel Macron 60 milliards par an de cadeaux fiscaux qui ont été en fait accordés aux grandes fortunes grandes fortunes et songez que les 500 familles les plus riches de France ont vu leur patrimoine doubler alors pour vous doubler le patrimoine vous vous dites ils sont passés de 1 à 2 millions non non ils sont passés de 600 milliards à 1200 milliards et là on nous explique qu'il y a 40 milliards à trouver mais des gens qui ont gagné 600 milliards en 8 ans on ne peut pas leur trouver 40 milliards le contre-argument de dire il partirait si mais moi je crois au civisme de ces gens là je crois que quand on est français et quand on a tout reçu de ce pays et bien forcément on est prêt à payer et vous payez vos impôts je les paye aussi Arlette Chabot aussi et nous sommes parfois on a envie d'en payer moins c'est une évidence mais enfin quand vous êtes à votre dixième hors bord que vous avez déjà 5 hôtels particuliers que vous avez déjà fait le tour du monde 25 fois que vous êtes à faire qu'est-ce que vous voulez de plus en fait

35:20
Présentateur

et vous êtes rattrapé encore une fois comme vous le disait Arlette par votre fascination d'augmenter les impôts encore une fois où fait-on des économies

35:26
Locuteur non identifié

mais je veux bien qu'on fasse des économies là où elles sont constatées parce qu'il y a la gabegie parce qu'il y a des doublons parce que c'est vrai que quand je vois que sur certains projets on a toutes les collectivités locales qui viennent chacun mettre leur grain de sel ce qui veut dire que dans chaque collectivité il y a au moins un fonctionnaire qui s'est occupé du dossier je me dis que là parfois on pousse et que c'est pas utile donc ça je suis prêt à ce que ces économies là soient réalisées pas de problème mais ce que je dis aussi c'est que l'effort il doit être partagé et que ça ne peut pas être toujours la même chose c'est toujours les mêmes qui payent et ce sont toujours les mêmes qui s'enrichissent et donc il y a un moment où il faut quand même qu'on arrive là aussi il y a quelques semaines il y a eu un débat au Sénat qui est intervenu après le débat à l'Assemblée sur la taxe Zuckman de quoi s'agissait-il ?

Il ne s'agissait pas de prélever sur les français il s'agissait de dire que pour les français les quelques français qui ont un patrimoine de plus de 100 millions d'euros alors avant d'y arriver ils sont peu nombreux ils sont peu nombreux et vous et moi il nous fera quelques millénaires pour y arriver donc ces gens qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine on leur prélève 2% un taux de 2% de leur patrimoine pour des patrimoines qui ont un rendement annuel en général de 7% c'est-à-dire qu'ils garderaient en fait leur patrimoine continuerait d'augmenter de 5% chaque année plus que l'inflation et on en prendrait 2% et là le gouvernement la majorité dit c'est pas possible ben non c'est possible justement et c'est vraiment un problème parce que cette taxe elle rapporterait 25 milliards pour prendre cet exemple-là et moi je crois qu'il y a des solutions simplement à un moment quand on ne veut pas les trouver on ne les trouve pas vous n'êtes pas quand même un peu inquiet de la situation en France parce qu'on parlait de déficit avec effectivement qui s'est alourdi dit la Cour des comptes l'assurance maladie aussi alerte sur des dérapages on ne parle même pas du déficit du commerce extérieur des prévisions de croissance en baisse c'est une situation qui est quand même un peu grave certains peuvent s'alarmer à juste titre c'est votre cas ou pas ?

oui bien sûr bien sûr non mais la situation est alarmante c'est pour ça que je ne je ne retire rien d'un revers de la main je veux simplement que pour assurer la cohésion d'un pays rien n'est possible sans que l'effort soit un minima partagé et que ceux qui ont le plus soient ceux qui contribuent le plus aujourd'hui on a un système qui est exactement inversé c'est-à-dire que ce sont ceux qui ont le plus qui contribuent le moins vous savez très bien que dans notre pays les grandes fortunes ont en réalité un taux d'imposition réel qui est inférieur à celui de quelqu'un qui rentre dans l'impôt sur le revenu c'est-à-dire juste au-dessus du SMIC donc il y a quelque chose de complètement aberrant et ça n'est pas possible de continuer ainsi parce que si nous continuons ainsi ça crée en fait de la défiance ça crée de la distance par rapport même à l'état ça crée de la désadhésion à l'impôt or nous avons besoin de protéger nos biens communs que sont les services publics que sont aussi nos ressources naturelles et donc ça suppose de l'argent

38:20
Présentateur

sur avant d'arriver à la situation internationale

38:22
Locuteur non identifié

justement je vais faire la transition moi-même si vous me permettez c'est que vous avez vu aussi qu'au sommet de l'OTAN absolument on y vient en fait Donald Trump qui est venu exiger des Européens qu'ils consacrent 5% de leur budget donc ça veut dire qu'il faudrait mettre 5% on était consacré

38:40
Présentateur

à la défense

38:40
Locuteur non identifié

mais bien sûr et donc là ça veut dire qu'il faudrait que la France mette 90 milliards de plus dans sa défense ça veut dire qu'on serait donc dans un exercice qui est complètement impossible si vous mettez vos 40 milliards plus en fait donc l'argent consacré à la défense c'est 130 milliards à trouver et non pas 40 donc là on est dans un exercice qui est juste impossible et je vois que le seul qui a osé à un moment refuser l'humiliation de Donald Trump c'est un socialiste c'est le président du gouvernement espagnol c'est Sanchez

39:13
Présentateur

et on sait quel retour de bâton il a dû subir ensuite juste on va venir à la situation internationale juste sur la préparation de ce budget vous disiez que vous seriez reçu par le ministre de l'économie il y a des discussions le canal est ouvert vous faites des propositions vous êtes entendu vous faites des propositions bien sûr

39:30
Locuteur non identifié

pour l'instant nous n'avons pas encore reçu cette invitation mais j'imagine mais augmentation des impôts vous allez faire si on vous a bien entendu vous ferez effectivement des propositions d'augmentation des impôts il ne faut pas compter sur vos revenus avec des mesures d'économie ou de bonne gestion d'un certain nombre par exemple la sécurité sociale peut-être non mais moi je suis d'accord pour qu'on fasse des économies comme je vous ai dit tout à l'heure à chaque fois qu'on a des économies intelligentes à trouver je suis prêt à ce qu'on les prenne simplement une économie ce n'est pas une coupe claire sur un budget qui sert en réalité les plus vulnérables qui sert les services publics qui permet en fait de préserver aussi nos biens communs ça c'est non en revanche je suis bien convaincu que les sources d'économie elles existent donc je suis prêt à les étudier une par une mais pas des grands coups de rabot à la serpe en considérant que finalement on fait ça à l'aveugle

40:21
Présentateur

vous nous avez donné l'exemple la partie impôts vers les plus riches juste un exemple d'économie Olivier Faure est-ce qu'on va y arriver durant cette heure est-ce que vous avez un exemple concret d'économie que vous verriez appliqué possiblement dans le prochain budget

40:33
Locuteur non identifié

je vous ai donné cet exemple sur les collectivités moi je pense que quand on rénove un centre-ville je pense qu'il y a quelque chose qui n'est pas normal quand vous avez parfois jusqu'à 15 ou 17 structures qui viennent chacune mettre leur signature en bas du papier et dire on a contribué parce que je le répète quand vous avez 17 structures qui s'occupent du même projet ça veut dire que vous avez 17 fonctionnaires chacun de leur côté et quand je dis 17 c'est en fait

40:56
Présentateur

il faut à un certain moment

40:59
Locuteur non identifié

qu'effectivement on ramène de la rationalité et qu'on ne peut pas être dans un discours qui est du toujours plus ça je suis d'accord c'est l'organisation pardon l'organisation du fonctionnement mais l'organisation ça compte ça donnera pas tout de suite de l'argent il faut que ça se mette en place et ça prend des années donc là s'il y a une urgence en gros c'est on taxe les riches mais moi je suis pour qu'on fasse les choses dans l'ordre et qu'on les fasse proprement pour qu'on ne menace pas la vie des gens parce que en fait moi j'aime beaucoup ces gens qui vivent avec un tableur Excel et qui sont avec comme moi ce matin avec un costume et une cravate ils vivent bien et donc avec leur tableur ils se disent ah ben là hop ok là il y a 3% de trop j'enlève etc mais derrière ces 3% qu'on enlève il y a des vies et moi c'est ces vies là auxquelles je tiens et donc je veux qu'on s'occupe d'abord des vies avant de s'occuper du tableur Excel et dans cet ordre là on peut arriver à des choses et y compris faire des économies ça va de soi

41:53
Présentateur

vous parliez Olivier Faure du sommet de l'OTAN de cet engagement des pays européens à investir 5% de leur budget dans la défense injonction de Donald Trump du président américain considérez-vous à l'instar d'autres notamment je pense à François Hollande encore lui qu'on a été un peu humilié et peut-être dupé par le président américain il dit Emmanuel Macron pense que ses amiguités à l'égard de Donald Trump parfois même ses interpellations seront récompensées c'est méconnaître le personnage il ne respecte que ceux qui lui résistent Emmanuel Macron ne résiste pas assez face au président américain

42:28
Locuteur non identifié

vous voyez je suis d'accord avec François Hollande

42:29
Présentateur

ah pour une fois on pouvait vous mettre d'accord on s'est fait humilier la France s'est faite humilier

42:34
Locuteur non identifié

les Européens se sont fait humilier vous avez d'abord eu le secret général de l'OTAN qui s'est complu en courbette sur le réseau social X et ensuite des Européens qui n'ont pas su résister et qui sont dans une forme à la fois d'accablement mais qui sont aussi finalement disponibles pour leur propre soumission et ça ce n'est pas possible

42:58
Présentateur

ce n'est pas possible la situation à présent à Gaza

43:01
Locuteur non identifié

justement aujourd'hui les Européens devraient prendre à la fois conscience du fait qu'effectivement il faut une défense européenne mais mais pas comme ça mais pas comme ça et pas sous les ordres de Donald Trump qui lui-même se retire progressivement et qui lui-même n'est pas vraiment aidant en Ukraine c'est le moins qu'on puisse dire et qui lui-même ne respecte rien donc à vous entendre si aujourd'hui nous avons une situation qui est aussi compliquée sur le plan international c'est parce que le droit international que nous avions mis tant de temps à construire après la seconde guerre mondiale est aujourd'hui consciencieusement démoli par Trump Netanyahou Poutine qui les uns après les autres considèrent que la seule le seul droit qui reste c'est la force la force à supplanter le droit et donc oui c'est insupportable de voir que celui qui met en coupe réglée aujourd'hui le droit international et bien est celui aussi qui discipline les européens

43:53
Présentateur

donc à vous entendre on se demandait avec Arlette Chabot si Donald Trump méritait le prix Nobel de la paix vous n'êtes pas franchement sur cette ligne

44:00
Locuteur non identifié

je ne pense pas que Donald Trump soit mobilisable

44:03
Présentateur

alors Arlette Chabot la situation à Gaza et les mots du ministre des affaires étrangères hier soir sur notre antenne

44:09
Locuteur non identifié

il propose effectivement que la France participe à la sécurisation des distributions alimentaires à Gaza il dit qu'il est très en colère que c'est une honte de voir que des palestiniens des gazawis sont effectivement tués lors de ces distributions alimentaires est-ce que vous pensez que effectivement la France a raison de vouloir participer d'abord de dénoncer ce qui se passe aujourd'hui dans la bande de Gaza et puis de participer activement à la sécurisation de ces petites distributions comme vous le dites petites distributions et je ne peux que partager de ce qu'on a vu l'avis de Jean-Noël Barraud ce que je dis c'est que la France devrait aller beaucoup plus loin parce qu'aujourd'hui le problème c'est que la famine elle est organisée et qu'elle a un objet qui est un objet politique et que nous assistons malheureusement sous nos yeux à un génocide qui est en cours et donc que nous avons besoin non pas de le constater ex poste c'est-à-dire après qu'on découvre là quelques années plus tard que les historiens nous disent que c'était un génocide au sens de la Constitution 48 nous avons nous les démocraties ceux qui avons signé cet accord cette convention et bien nous avons un devoir c'est de prévenir les génocides et donc nous devons aujourd'hui être non pas simplement à dire qu'on voudrait participer à la sécurisation de cette faible aide alimentaire qui parvient pour partie aux Gazaouis mais organiser en réalité une pression suffisante sur Israël pour que le cessez-le-feu intervienne immédiatement bien sûr que les otages soient libérés mais que nous puissions aussi avoir une solution politique qu'on puisse entrevoir ce qui n'est pas du tout le cas aujourd'hui on voit bien que l'intention du gouvernement de Netanyahou est au contraire de rendre impossible une solution à deux états c'est la colonisation qui continue dans les territoires occupés c'est l'extinction enfin l'éradication des Gazaouis de la bande de Gaza et donc on est dans une situation où nous sommes témoins de ce qu'il se passe vous avez des ministres comme Benkvir comme Smotrich qui énoncent clairement l'intention du gouvernement et nous sommes là les bras ballants donc il faut que l'Europe suspende bien sûr qu'il faut maintenant la France devrait faire ce geste la France ce n'est pas n'importe quel pays

46:24
Présentateur

de manière individuelle vous dites mais même de manière

46:27
Locuteur non identifié

individuelle bien sûr

46:28
Présentateur

à l'instar d'autres pays

46:29
Locuteur non identifié

bien sûr comme l'ont fait les Irlandais comme l'ont fait les Espagnols comme l'ont fait d'autres pays il y a déjà plus de 150 pays dans le monde qui ont reconnu un état palestinien il faut que les Européens dans leur intégralité reconnaissent un état palestinien et forcent la main de l'état israélien et forcent la main de Netanyahou et lui fassent comprendre qu'il ne s'en sortira pas comme ça et que nous le regardons parce qu'il a vécu depuis de longs mois même de longues années maintenant avec ce sentiment d'une forme d'impunité il y avait bien sûr des communiqués de presse toujours plus sévères considérant que c'était impossible mais il ne s'est rien passé pas de reconnaissance de l'état palestinien pas de suspension de l'accord entre Lyon européenne et Israël pas non plus de sanctions pour ceux qui aujourd'hui combattent dans l'armée israélienne et reviennent ensuite en France sans être inquiétés pour les crimes de guerre qu'ils ont éventuellement commis pas de en réalité pas de sanctions contre la colonisation et donc tout ça ça suppose aujourd'hui qu'on prenne totalement la mesure de ce qu'il se passe et que ça aille plus vite et que ça aille plus vite

47:31
Présentateur

et une conférence qui à date on le sait n'est pas pas de nouvelle date annoncée après l'annulation du 18 merci infiniment Olivier Ford d'avoir été notre invité dans l'événement du dimanche merci Arlette on se retrouve dans quelques instants LCI et tous ses programmes avec les vérificateurs et Paola Puerari à tout à l'heure sur LCI