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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 11 avril 2025 11 min

Bétharram : "les auditions révèlent que le Premier ministre a menti"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Stéphane Pe. Bonjour. Alors, on a appris hier la date de convocation de François Beou par la commission d'enquête qu'on appelle Betara mais plus largement sur les violences scolaires et les contrôles des établissements privés sous contrat.

C'est donc le 14 mai prochain. Qu'est-ce que vous attendez de cette audition ? bah que il décide enfin à dire la vérité parce que jusqu'à présent et et c'est quand même grave pour un premier ministre euh il se les auditions de cette commission d'enquête révellent quand même que le Premier ministre a beaucoup euh beaucoup menti euh sur le sujet, soit par omission, soit en disant devant la représentation nationale des contrevérités.

Je crois que les témoignages hier lors de la commission d'enquête à la fois du de l'ancien juge d'instruction et de l'office l'ancien gendarme enquêteur et de l'ancien gendarme enquêteur qui ont sous serrement confirmé ce que jusqu'à présent le premier ministre ni, c'est-à-dire qu'il est intervenu dans ce dans ce dossier. Jusqu'à quel point son intervention a été influente dans le traitement du dossier ça est-ce qu'elle a gêné l'instruction ? Est-ce qu'on peut poser cette questionl ?

Est-ce gêner l'instruction sûrement ? Est-ce qu'elle a été euh efficace au point d'obtenir la libération du père Caricar pour lui permettre ensuite voilà et mis en cause gravement pour des viols sur sur mineur. Est-ce qu'elle a permis sa libération anticipée son sa fuite et son extradition à Rome qui a quand même ensuite beaucoup gêné l'enquête ?

Enfin, tout ça, ce sont des des choses extrêmement graves. Je rappelle que le premier ministre avait dit devant la représentation nationale à deux reprises en février, je n'ai jamais été averti des faits qui ont donné lieu à des plaintes ou des signalements. On peut s'attendre à ce qu'il renouvelle ces proposlà devant la commission d'enquête.

Bah s'il le s'il le renouvelle et ce sera en contradiction avec ce qu'on dit hier, le gendarme et le et et le magistrat sous serment, je le répète et le 14 mai lorsque François Berrou sera devant la commission, il sera toujours sous serment. Et donc là on est c'est grave si s'il s'enferme dans dans ses approximations et et ses mensonge ça posera un un grave problème et et la question de son maintien à son poste sera posé. Ça peut être un moment de vérité politique et un moment de vérité tout court selon vous.

Ouais, je je l'espère. Il y a quand même aujourd'hui 200 plaintes. Euh il faut que euh d'abord l'attention soit vis-à-vis de de ces personnes qui ont subi des violences, des violences sexuelles, des viols euh et qui doivent être reconnus dans dans dans leur souffrance et justice doit leur être rendue.

C'est quand même ça la priorité, c'est pas de de sauver la carrière politique de telle ou telle, mais c'est de rendre justice à toutes ces personnes victimes. Alors, un mode social, on a appris hier que Vancorc serait repris par un groupe chinois oneois euh qui sauverait seulement 50 emplois sur les 450. On parlait de cette entreprise comme un fleuron euh de la de la chimie.

Euh au-delà de la reprise, hein, euh définie par le Tribunal de Commerce, c'est quoi pour vous ? C'est il y a une responsabilité du gouvernement, un abandon de souveraineté ou c'est simplement hélas un triste sort social pour les 400 salariés qui ne seront pas repris ? Non, je vais vous dire, c'est pire que ça.

C'est un scandale, un vrai scandale. Le Vancorex, c'est d'abord euh une usine de la chimie qui nous permet par ces productions, notamment par les les selles euh pour euh pour le nucléaire civil et le nucléaire militaire, c'est un un un outil indispensable de la souveraineté militaire et énergétique de la France. Donc euh premer scandale, abandon de souveraineté.

Deuxème scandale, laisser une entreprise chinoise venir reprendre 54 enfin une toute petite partie de l'activité, non pas pour sauver 54 emplois mais pour récupérer les brevets qui sont dans cette dans dans cette partie de de l'entreprise. Donc c'est un dépouillement en règle de notre souveraineté dans des domaines où on a su dans le passé être excellent. Qu'aurait dû faire le gouvernement alors ?

Parce que c'est pas toujours de son ressort. les salariés ont pris la la responsabilité avec les élus locaux, avec les syndicats de proposer une société coopérative de reprise de l'activité. Il fallait que l'État le soutienne notamment par les outils qu'il a à sa disposition, la banque publique d'investissement, la caisse des dépôts éventuellement euh la Poste, enfin la Banque Postale.

Il y avait il y a il y avait une possibilité euh les salariés ont juste demandé un mois de délai supplémentaire pour essayer de finaliser leur tour de leur tour de table. On a d'autres expériences où en dépit euh de de de la du dogmatisme du gouvernement, nous avons un ministre, monsieur Ferat, qui n'a rien fait pour essayer de donner un peu de de de chance à cette reprise par une société coopérative. C'est le le le plus un des plus ultra libéral euh qui reste au gouvernement.

Ça reste un un homme qui est complètement focalisé sur une vieille une vieille lune de la mondialisation. heureuse du libéralisme à tout crain et de la du grand déménagement de de notre industrie ailleurs dans le monde. Euh bon, je pense qu'il est qu'il porte une responsabilité majeure.

Nous voulons que l'État reprenne la main. Nous voulons que le délai d'un mois qui est demandé par les salariés pour montrer leur coopérative soit euh euh tenu et nous allons au côté des salariés mais je rappelle aussi au côté des élus locaux parce que derrière Vancorex c'est notre souveraineté dans le domaine du nucléaire civil et militaire mais derrière Vancorex c'est 400 emplois c'est toute une vallée qui tourne autour de cette activité économique mais au-delà de ça c'est quand même toute la chimie française qui est menacée. Alors, on revient en France, mais c'est à la fois très international.

Le président de la République a déclaré qu'il était favorable à la reconnaissance de l'État palestinien a priori en juin à l'occasion d'une conférence qui aura lieu à New York, coprésidée par l'Arabie Saoudite. Votre première réaction à à cette déclaration ? Alors, on verra bien évidemment si elle est suivie des faits, mais est-ce que vous vous êtes euh satisfait que le président de la République aille sur ce terrain-là et en ce moment, alors que rien n'est réglé entre israélien et Palestinien ?

Ma première réaction, c'est de dire enfin enfin, vous savez que l'Assemblée nationale en 2014 a voté une résolution à majoritaire de la représentation nationale française pour que la France reconnaisse de l'État de Palestine. Il y a 147 pays dans le monde qui ont reconnu l'état de Palestine. En Europe, il y a la Norvège, l'Espagne, l'Irlande et la Slovénie en juin récemment.

Voilà. Donc pourquoi enfin ? Parce que la reconnaissance par la France et je l'espère ensuite par l'Union européenne de l'État palestinien, c'est la reconnaissance que la solution dans cette région du monde si compliquée après le drame que l'on vient les drames que l'on vient de connaître à la fois celui du 7 octobre et puis la la politique génocidaire de Netaniaou en Palestine avec des milliers des milliers de morts dont environ 20000 enfants selon les estimations.

La seule solution, c'est la solution à deux États. Deux États qui puissent vivre en sécurité, la sécurité de l'État israélien bien sûr, mais aussi la la sécurité des Palestiniens et arrêter la politique folle meurtrière de du gouvernement des d'extrême droite de Netaniaou qui actuellement est à tr de non seulement de continuer de faire la guerre à Gaza qui a rompu les accords de paix mais qui ensuite aussi soutient les colons en 6 Jordanique. Oui, mais il y a un double obstacle et vous venez de le rappeler.

Il y a euh le comportement du gouvernement israélien, mais il y a aussi le fait que avec qui on peut négocier ces deux états, certainement pas avec les terroristes du Hamas. Donc c'est c'est il faudrait la la paix avant euh cette reconnaissance. Comment c'est possible aujourd'hui ? le président de la République l'a l'a dit, euh c'est sous l'égorité palestinienne.

Bon, de toute façon, vous savez quand vous faites vous essayez de trouver un chemin de paix, en principe euh vous essayez de trouver un chemin de paix avec les les personnes qui sont en capacité euh de de le construire. Le le gros problème bien sûr ce sera euh sans doute exclu, enfin c'est exclu avec le Hamas, mais c'est difficile aussi avec Netaniaahu. Vous savez, on connaît tous l'histoire des accords d'ostaux.

Il a fallu à un moment donné que des personnes de bonne volonté des deux côtés, Arafat et Begin, puissent sous le sous l'égies se rencontrer et signer. Bon là euh il y a de de part et d'autre des interlocuteurs à trouver. Mais moi je crois de ce que j'en sais que la société civile israélienne euh si s'il y a cette espérance, s'il y a cette solution qui est ouverte par la communauté internationale et les Nations Unies d'enfin pouvoir trouver un chemin pour que les deux États se construisent, se respectent et en tout cas cohabitent en paix.

Je pense que la société civile israélienne euh rappellera ses gouvernements à à l'ordre et essaiera de de peser pour qu'on cesse euh cette guerre euh à à euh en à la fois terrible, meurtrière et sans issue. Alors, je le disais en début d'entretien, vous êtes le président du groupe gauche démocrate et républicaine, coprésident avec une députée de la Réunion. Vous avez pris cette place il y a peu de temps parce que vous remplacez l'un des entre guillemets monuments de l'Assemblée nationale, André Chassign que beaucoup surnommé DD.

Il est devenu adjoint au maire dans le puit de Dô. C'est difficile de prendre la place d'un élu depuis je crois l'assemblée depuis 2002. Un petit mot pour Laurent.

Non, d'abord d'abord je vais juste vous reprendre. Je ne remplace pas André Chasseng parce queon ne remplace pas André Chassenga dit. C'était à la fois un un monument physique intellectuel de de l'Assemblée de l'Assemblée nationale.

J'essaie de de le succéder. Les les députés de mon groupe m'ont m'ont fait cette confiance. Euh et donc euh je vais essayer de trouver euh euh l'espace pour que notre groupe et les députés communistes à l'Assemblée nationale euh expriment leur singularité euh à la fois au sein de l'Assemblée mais aussi au sein du Nouveau Front Populaire avec la volonté de de d'unir, de rassembler et puis notre notre particularité, c'est-à-dire notre ancrage territorial, notre ancrage dans les mobilisations sociale, notre histoire histoire euh propre et je pense qu'on peut apporter beaucoup et continuer d'apporter beaucoup et à l'Assemblée nationale et à notre pays et à la gauche.

Je vous remercie beaucoup Stéphane 2, merci d'être passé par France Info.